John Watercolor et sa redingote qui tue !!

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Recueil des premières histoires courtes de Moebius.


Giraud-Moebius Péchés de jeunesse

Moebius use ici de beaucoup de styles différents. Il tâtonne, mais il n'y a pas encore ce qui fera reconnaître son trait plus tard. Une curiosité.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1976
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série John Watercolor et sa redingote qui tue !!
Les notes (1)
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25/04/2018 | Noirdésir
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C’est probablement le premier album dans lequel Moebius a recueilli ses travaux (plus d’une vingtaine d’histoires, le plus souvent très courtes), dispersés dans diverses revues (principalement ici Métal Hurlant, Hara-Kiri ou l’Echo des Savanes, mêmes s’il y a quelques inédits). En cela il complète assez bien "Cauchemar blanc", recueil un peu postérieur. Les histoires datent des années 1960 pour les deux tiers, et du tout début de la décennie suivante pour les autres. On y voit donc le maître dans ses tâtonnements, mais on n’y voit pas encore ce qui caractérisera son style ultérieur. La première chose qui saute aux yeux, c’est bien sûr le talent fou de Moebius/ Giraud pour le dessin ! Mais ce que cet album permet de découvrir, c’est qu’il est à l’aise dans tous les styles. En effet, c’est probablement l’album de Moebius dans lequel la diversité de styles est la plus grande ! Son dessin gras et épuré SF, mais aussi de l’ultra réalisme, et même (c’est rare chez lui, du franco-belge plus classique, proche de Gotlib – en particulier les histoires mettant en scène un molosse au visage simiesque !). C’est très inégal et souvent brouillon (à cet égard l’histoire courte qui a été choisie pour illustrer la couverture n’est pas vraiment la meilleure, que ce soit pour la narration ou le dessin !, ce choix n’est vraiment pas bon. D’ailleurs, contrairement à cette couverture, tout l’album est en Noir et Blanc). Quant au titre assez hermétique de l’album, aux allures loufoques, c’est celui de la dernière histoire, effectivement absurde, mais plutôt réussie elle. Quasiment aucune Science-Fiction ici (à juste un peu dans deux histoires vers la fin), c’est donc une réelle curiosité, puisqu’on n’y retrouve rien qui ressemble au travail de Giraud (sur Blueberry par exemple) ou Moebius (sa SF épurée avec un dessin au trait gras).

25/04/2018 (modifier)