L'Aigle et la Salamandre

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Rome en 64 après J-C, sous le règne de Néron. Le grand incendie de Rome lui a pris son père, et telle une salamandre, Gaius Atius Mus survit aux flammes. Pour ce noble fils d'assureur dont la fortune s'est bâtie sur des contrats incendie dans une ville qui en compte trois par jour, c'est la ruine.


Au temps de Rome et de l'Empire Romain Auteurs italiens Quadrants Rome

Pourra-t-il survivre aux sourdes manigances du préfet du prétoire, et à la folie ravageuse de l'Aigle de Rome ? Le grand incendie de Rome + la folie meurtrière de Néron + la chasse aux premiers Chrétiens = Un cadre historique haut en couleurs pour ce polar antique plein d’esprit.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 20 Janvier 2016
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus

Couverture de la série L'Aigle et la Salamandre © Soleil 2016
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)
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15/03/2016 | Ro
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L'avatar du posteur Noirdésir

Piatzszek situe son intrigue durant le règne de Néron, juste au moment du grand incendie qui a en partie ravagé Rome. Un cadre relativement original, proposant naturellement une tension dramatique intéressante. Si le personnage de Néron est finalement en retrait (tout en impulsant, directement ou indirectement certaines actions essentielles, il n’apparait que dans les dernières cases du second tome), l’incendie, et les persécutions contre les Chrétiens sont bien là pour dynamiser l’action. Mais surtout, nous avons surtout droit à un polar antique, puisque le personnage principal se lance dans une enquête (commanditée par l’un des favoris de l’empereur, mais aussi pour son propre compte), tout en cherchant à comprendre qui était réellement son père, mort dans l’incendie, mais qui semblait jouer un rôle important dans les complots qui agitaient les hautes sphères du pouvoir. Un polar qui dynamise l’action donc, qui est globalement bien fichu, même si la résolution finale m’est apparu un peu trop facile et expédiée. Le second tome paru conclut globalement le récit, mais la fin est quelque peu ouverte, les auteurs ayant peut-être eu l’intention de poursuivre l’aventure, ce qui n’a semble-t-il pas été le cas. Le dessin, réaliste et classique, est plutôt bon. Mais le rendu surprend un peu : on a presque des crayonnés plus ou moins colorisés, pas forcément désagréable (même si certaines cases, du fait d’un trait gras mal dégrossi à la colorisation, ne sont pas du plus bel effet), mais parfois pas suffisamment lisible, et le sentiment de lire une ébauche, un story-board amélioré. Le second tome est toutefois mieux travaillé et le rendu plus clair, avec un encrage qui reste très gras.

01/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

L'intrigue s'entame là où d'autres finissent, par le grand incendie de Rome plus tard attribué à Néron. Le père de Gaius Atius Mus y trouve la mort et ce dernier se retrouve quasiment ruiné et à la rue. Mais le préfet du prétoire lui impose une mission : enquêter sur les origines du feu et trouver les incendiaires. Ce faisant, Gaius pourrait bien mettre le doigt dans une sombre machination mettant en scène des manigances politiques, les persécutions des premiers Chrétiens et probablement l'ombre de Néron derrière tout cela. Le contexte historique est intéressant et rendu de manière assez vivante par les auteurs. Le dessin est plutôt bon mais il est parfois inégal. Je n'aime pas trop son encrage, peu affirmé, presque esquissé et quelques fois assez embrouillé. Certaines perspectives sont également étranges. Et la mise en scène fait preuve d'un rythme un peu décousu. Certaines scènes d'action par exemple semblent comme suspendues, avec des cases muettes d'aspect figé, et même si les choses sont compréhensibles, il m'a parfois fallu y revenir à deux fois pour bien en comprendre l’enchaînement. L'intrigue est séduisante et on est rapidement plongé dans la Rome Antique. L'enquête est bien menée et crédible même si là encore j'ai dû revenir une fois quelques pages en arrière pour comprendre qui était la femme que le héros interrogeait à un moment donné. La fin du premier tome est également légèrement embrouillée mais cela vient de la façon dont les choses sont racontées car après réflexion tout se tient correctement. Ce sont donc des faiblesses narratives qui plombent légèrement le récit de cette BD mais quand on passe outre, l'histoire est bonne et la mise en image de la Rome de Néron est enthousiasmante. Je suis curieux de lire la suite.

15/03/2016 (modifier)