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Yékini, le roi des arènes

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

Angoulême 2015 : Prix Révélation Au Sénégal, la lutte est encore plus populaire que le football. Ce livre raconte l'histoire de trois lutteurs de génie qui se partagent le titre de "roi des arènes".


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Au Sénégal, la lutte est encore plus populaire que le football. Ce livre raconte l'histoire de trois lutteurs de génie qui se partagent le titre de "roi des arènes". Originaire d'une petite île où la lutte puise ses racines, Yékini résiste au système médiatique, politique et financier. Mais pour combien de temps ? "Vous avez lu la biographie de Yékini ? Quel ennui, il passe son temps à s'entraîner ! Ce type a l'air d'un gros nounours qu'on a envie de câliner. Le problème, c'est qu'on ne vend pas des peluches, mais un sport de combat !"

Scénaristes
Dessinateurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 20 Février 2014
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Yékini, le roi des arènes
Les notes (3)
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21/05/2015 | Ro
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L'avatar du posteur Noirdésir

Sur un sujet qui ne me passionne pas a priori, et avec un dessin qui n’est pas forcément ma tasse de thé, les auteurs ont réussi à me rendre intéressant leur album. D’abord par ce qu’il apporte de rafraichissant – ou de déprimant –, mais surtout parce qu’il nous fait découvrir certains pans de la société sénégalaise très rarement traités par nos médias, qui s’écartent peu des chemins balisés. On découvre ainsi le monde de la lutte sénégalaise, et tout ce qui tourne autour, mélange de traditionalisme (les gris-gris, le jet de sorts) et de recherche de modernité (le sponsoring par Orange, l’omniprésence de la presse spécialisée). C’est original, exotique – pour moi en tout cas, et assez proche de ce que le catch peut représenter au Mexique. Mais, à bien y réfléchir, ce n’est pas si différent de ce que nous connaissons avec certains sports – le foot en tête –, nouvel opium du peuple, avec ces médias montant en épingle des anecdotes insignifiantes, faisant et défaisant idoles et champions, avec le monde politique qui tente de s’en servir (voir Chirac lors de la coupe du monde de foot 1998 ). En cela l’album est cruel pour le président Wade (même si la françafrique n’est pas trop évoquée, malgré l’omniprésence d’Orange dans ce jeu de communication) et au-delà de l’aspect social du sujet, montre une facette politique pas dénuée d’intérêt. Un album à découvrir.

29/09/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

Un peu comme Ro, cet album est une presque totale découverte pour moi. Je ne connais pas le Sénégal, et savais encore moins que la lutte était le sport national ou pas loin. Tout le long de l'album, et même à la fin, je me suis demandé quel en était réellement l'intérêt ; certes, la découverte est forte, et on sent un véritable coup de coeur des auteurs pour ce sport et surtout ses pratiquants... Mais. Mais 360 pages c'est trop long. Certains passages, et pas seulement les combats, sont redondants. L'intensité dans le récit est très inégale, il aurait nettement gagné à être réduit de moitié. Mais j'aurais plus apprécié le tout, je pense, si on avait pu en voir un peu plus de la société sénégalaise. Lorsqu'on sort de l'entourage des lutteurs-stars, on a seulement les promoteurs des combats, et un petit peu l'histoire du président en place, Abdoulaye Wade. Et c'est tout. C'est bien dommage. Quant au dessin, il fait quand même amateur. Comme le souligne Ro, il est relativement plaisant, et très lisible, mais on ne sent pas une grande progression au long de ces 360 pages, et là encore, c'est dommage. Bref, un bof qui joue sur le manque de mise en perspective du récit.

14/06/2015 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Je n'ai jamais vécu au Sénégal et je ne savais rien de l'existence d'un sport local de lutte traditionnelle ni rien de l'engouement des Sénégalais à son sujet. Et en entamant cet album, je ne savais pas non plus qu'il allait raconter, de manière un peu romancée, une histoire vraie s'étant déroulée dans les années 2000, jusqu'à 2012. On y suit en effet le parcours de trois authentiques stars de lutte sénégalaise, Tyson, Yékini et Balla Gaye 2. Avec eux et grâce aux auteurs, nous allons découvrir ce sport mais aussi sa dimension culturelle et folklorique et le conflit entre les mentalités de ces trois lutteurs. La mise en scène est originale car elle mélange les styles. Parfois de type documentaire avec une narration au présent qui m'a un peu étonné, elle suit le reste du temps les personnages de près comme un roman graphique classique. Et régulièrement, certaines pages présentent de véritables photos des protagonistes et des lieux sénégalais, pour donner à la fois une ambiance visuelle au récit mais aussi rappeler au lecteur qu'on parle là de véritables sportifs et d'événements ancrés dans l'histoire Sénégalaise, notamment lors du passage se déroulant durant les élections présidentielles de 2012. Graphiquement, le dessin ne m'a pas tellement convaincu. Il est appréciable la plupart du temps et permet une lecture fluide, mais il n'est pas toujours facile de bien comprendre les scènes de lutte en elles-mêmes car les personnages se ressemblent trop et se mélangent dans l'action. Ce fut pour moi une lecture instructive, mais je dois dire qu'elle ne m'a pas vraiment captivé. C'est intéressant mais pas palpitant. Je n'ai pas su m'attacher aux personnages et leur histoire ne m'a pas vraiment touché. J'ai appris des choses sur le Sénégal, sur la Lutte Sénégalaise et ses héros locaux, mais c'est un album que je ne conseillerai qu'aux lecteurs curieux et désireux de découvrir un sport et un pays dont on parle très peu en bande dessinée.

21/05/2015 (modifier)