Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Peut-on encore rire de tout ?

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 2 avis)

On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde...


Ecole Estienne Paris

Peut-on rire des religions et des Eglises... des abrutis et des forts en gueules ou en armes ? OUI !

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 2012
Statut histoire Strips - gags 1 tome paru
Couverture de la série Peut-on encore rire de tout ?
Les notes (2)
Cliquez pour lire les avis

21/03/2015 | Noirdésir
Modifier


Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Peut-on encore rire de tout ? La réponse à cette question sera négative. Le pauvre auteur a payé de sa vie à coup de balles de kalachnikov son droit à la liberté d’expression. Il considérait que ce droit était au-dessus du respect des religions. Avait-il raison ? Je le pense sincèrement. Prenons deux hypothèses bien distinctes: Dans la première, il n’y a pas de véritable Dieu. La création n’a pas besoin de Dieu selon l’homme le plus intelligent du monde à savoir Stephen Hawking. En effet, c’est un des théoriciens majeurs depuis Albert Einstein dans les domaines de l'astrophysique et de la cosmologie. Il nous explique que l’univers s’est formé sans la main d’un créateur mais selon les lois de la physique. L'univers le peut et il se créé lui-même de rien. La création spontanée est la raison pour laquelle il y a quelque chose plutôt que rien, pour laquelle l'univers existe, pour laquelle nous existons. Il est nul besoin d’invoquer Dieu pour qu’il allume la mèche et fasse naître l’univers. Les hommes ont créé Dieu car ils n’avaient pas toutes les réponses à leurs inquiétudes. Les religions engendrent guerre et communautarisme et elles nous empêchent de voir la vérité. Si tel est le cas, le pauvre Cabu serait réellement mort pour rien. Mais bon, la célèbre chanteuse Diams semble justifier les actes d’assassinat par le blasphème à la religion. Cela ne semble d'ailleurs pas émouvoir les pouvoirs publics qui ont la main généralement plus lourde. La lutte contre l’humour, on croit rêver !!! Seconde hypothèse : Dieu existe réellement. Inch Allah ou alleluya ! Cabu par ses dessins a déshonoré très sévèremment la fonction divine. Oui, mais encore faut ’il un Dieu qui n’ait pas le sens de l’humour. La barbarie au nom de la religion doit ‘elle prévaloir sur l’humour déplacé ? Certainement pas. Dieu est amour et Dieu pardonne. Les hommes ne devraient-ils pas en faire autant et accorder la miséricorde ? Visiblement pas pour toutes les religions ! Combien de morts au fil des siècles au nom de la religion faudra t'il encore? Tout ceci n’incite pas à croire en tout cas. Dans les deux cas, ce pauvre Cabu est mort pour rien. Certes, ce titre était prémonitoire et posait les bases d’une bonne réflexion. L’époque a changé. On ne doit plus rire sur les blagues consacrés aux belges ou aux blondes et encore moins sur les minorités car ce n’est pas politiquement correct. Conclusion : on ne peut pas rire de tout avec tout le monde sinon c’est le tribunal des flagrants des rires ! Sur la bd, j’ai toujours aimé les caricatures de Cabu depuis le club Dorothée. J’ai bien aimé ce concept qui s’attaque à tout sans discernement. Il le fait très intelligemment sans cautionner la mort du rire. PS: Excusez-moi si vous n'êtes pas d'accord avec mes propos qui n'engage que moi. J'assume ce que je dis. C'est en tout cas tout ce que cette petite bd m'inspire. Il faut savoir élever le débat au-dessus des cases, de la couleur, du trait graphique !

02/06/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Le titre et la couverture – sur laquelle tous les champions de la censure (représentants des Eglises et des armées en tête) répondent non à la question posée par Cabu, sont hélas presque prémonitoires, puisqu’à peine deux ans après la publication de cet album, Cabu a fait partie des victimes de la folie meurtrière qui a frappé Charlie Hebdo. Comme le disait Desproges, on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui ! En tout cas, Cabu tenait à répondre par l’affirmatif à sa question. Chaque page posait donc cette question, peut-on rire de … Et là tout ce que Cabu moquait depuis longtemps y passe, des Eglises aux militaires, en passant par certains politiques, dans une approche humoristique s’attaquant à ceux qui font l’actualité. Une page, généralement un dessin (parfois une très courte histoire) et de courts dialogues, Cabu se veut incisif. Je ne l’ai moi pas forcément trouvé très drôle. Bien sûr, je me sens en adéquation avec les idées qu’il diffuse, sur la liberté d’expression et le droit de Guignol, mais je n’ai trouvé amusants que quelques gags. C’est typiquement le genre de gags qui passent mieux au milieu d’autres, par petite dose, dans un journal (Canard Enchaîné ou Charlie Hebdo, pour prendre ceux dans lesquels Cabu publiait), mais qui ici, souffrent de redite. Oui, on peut rire de tout ! Et les assassins de Cabu ajoutent leur manque d’humour à leurs nombreux défauts. Mais l’humour doit être drôle…

21/03/2015 (modifier)