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Solo (Delcourt)

Note: 3.52/5
(3.52/5 pour 21 avis)

Un récit de survie dans un monde post-apocalyptique quelque part entre Blacksad, Gladiator et Mad Max.


Après l'apocalypse... Auteurs espagnols Baston Sociétés animales

Ravagée par les armes nucléaires et chimiques, la Terre a muté et de nombreuses espèces animales ont développé une taille et une intelligence semblables à celle des humains. Pour faciliter la vie de sa famille, Solo, un jeune rat, décide de prendre la route. Dans ce monde hostile fait de prédateurs, de cannibales, de monstres ou de pirates, Solo va devoir devenir le meilleur guerrier pour survivre. (texte: Delcourt)

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 10 Septembre 2014
Statut histoire Série en cours - cycle(s) terminé(s) (un cycle de 3 tomes terminé) 5 tomes parus

Couverture de la série Solo (Delcourt) © Delcourt 2014
Les notes
Note: 3.52/5
(3.52/5 pour 21 avis)
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11/09/2014 | ArzaK
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L'avatar du posteur Agecanonix

Quand la Bd était sortie en 2014, je ne pensais pas m'y intéresser, et puis finalement au vu des dessins en feuilletant par curiosité en bibli, je me suis lancé dans cette aventure, et j'ai bien fait. On est quasiment immergé dans cet univers animalier post-apocalyptique, sombre, chaotique, impitoyable et dangereux grâce à un scénario parfaitement conduit à défaut d'une grande originalité. Car en fait, j'y ai retrouvé un ton, des situations et un univers assez semblable à celui de Conan, lorsqu'il erre en quête de gloire et de richesses ; la différence ici c'est que Solo et la plupart des autres espèces animalières errent dans ce monde détruit à la recherche de nourriture, sinon on se fait bouffer. Je vois à droite à gauche que c'est un Mad Max animalier, un univers à la Mad Max... je dirais oui et non, il n'y a pas ici de quête pour l'essence, c'est seulement pour bouffer, de plus dans les Mad Max, du moins dans le 1er film, il n'y a que des humains d'une part, et le monde ne semble pas encore complètement détruit d'autre part, il est sauvage mais il y a encore une once de civilisation, c'est dans l'opus 2 que ça devient plus sauvage et plus apocalyptique, on sent que les hommes ont fait péter la planète. Chez Solo, il y a aussi des humains, mais les animaux anthropoïdes sont plutôt dominants et ne cessent de se battre, soit pour assurer leur survie, soit en arène comme des gladiateurs. A cela s'ajoute une petit côté fantasy dans cet univers, surtout marqué par les silhouettes de gros bourrins des personnages, les armes blanches qu'ils emploient, et leurs techniques de combat, même le décor dévasté et désertique rappelle un peu le genre fantasy. En tout cas, ce monde a beau être désertique, il est très riche et dense au niveau background. Le héros a beau être un personnage badass, il est très attachant, et c'est pourquoi on ressort triste et un peu dépité je l'avoue à la lecture du tome 3 car l'auteur n'hésite pas à le tuer, clôturant un cycle exceptionnel nourri d'un mélange d'action et de réflexion, soutenu par un dessin hors norme d'un dynamisme rare. Parlons-en de ce dessin justement : Oscar Martin est un dessinateur très talentueux, décidément ces dessinateurs espagnols ne cesseront de m'émerveiller. Sa technique anthropomorphique est poussée au maximum avec un grand brio, comme chez son compatriote Guarnido, croquant des personnages hyper musclés et très expressifs, on les reconnait tous ; son trait est rugueux, épais, puissant, et possède en même temps un petit air disneyen, la colorisation dans des tons de beige, de gris et de couleurs approchantes est bien dosée, ses cadrages et ses dessins en pleine-page ont aussi un impact énorme, dommage que le format d'album choisi soit petit, ces dessins se seraient peut-être senti moins à l'étroit dans un format d'album normal, je sais pas ; l'auteur compense le format par le nombre de pages qui est conséquent. En tout cas, j'adore ce dessin, c'est une belle claque graphique. J'en viens à présent au gros défaut qui m'empêche de noter 5/5 : la voix off qui permet à Solo d'exprimer ses pensées sur la difficulté de construire son identité quand on doit tuer pour exister ; l'idée est bonne, mais ça aurait été cent fois mieux à petite dose, là on a un dialogue intérieur en texte narratif trop envahissant, trop verbeux, qui tend à ralentir la lecture et qui devient vite pénible. C'est dommage. Maintenant, est-ce que la série aurait dû s'en tenir à ce cycle de 3 albums qui se termine par la mort stupide de Solo ? Je répond oui, pour moi ça aurait pu rentrer parmi les Bd exceptionnelles par sa dimension rare. Vouloir continuer est certes concevable, je le comprend, d'autant que le nouveau cycle qui démarre avec Legatus, fils spirituel de Solo, se révèle plus psychologique, renouvelant le concept tout en gardant un lien avec le premier cycle car l'ombre de Solo plane dessus, tout au moins avec le tome 4 qui est encore d'un bon niveau. Le premier cycle était sans doute plus brut de décoffrage, avec une succession de bastons, de massacres et d'étripages qui revenaient un peu trop souvent, mais le fond était d'une richesse inouïe ; on y décelait même de l'amour et de l'humanisme, un vrai paradoxe avec ces personnages animaliers. Dans ce second cycle, il y a un peu moins d'action, plus d'introspection, mais au final, ça finit par répéter un peu le premier cycle, je l'ai trouvé moins attractif, sans trop de renouvellement, d'ailleurs je n'ai pas vraiment apprécié le tome 5. Je garde quand même un excellent moment de lecture, la série (et surtout son premier cycle) est une totale réussite.

01/11/2022 (modifier)
Par Loupgris
Note: 4/5

On m'avait conseillé cette série et donc quand je l'ai vue à la bibliothèque je n'ai pas hésité. On est dans une série d'action et franchement elle fait très bien le travail de ce côté là. Le style de dessin est beau, propre, dynamique, il y a du rythme (aussi bien dans le dessin que dans le scénario) et cela se lit très bien. Le premier cycle est sur 3 tomes et malgré cela il n'en fallait pas plus car dans le tome 3 certains passages sont un peu longs. Je trouve cette 1ère conclusion un poil décevante, tout ça pour ça j'ai envie de dire. Ensuite, on repart sur un autre cycle, on est moins dans l'action et plus dans la trame de fond. Le rythme est donc différent et s'éloigne un peu du premier cycle mais pourquoi pas. Rester sur le principe de l'action à tout va du début aurait certainement lassé. Globalement, Solo est une (très) bonne série, ça envoie et on ne s'ennuie pas. La série évolue (positivement) au fil des tomes et reste bonne (mais pas sensationnelle non plus). La question est : aurait il fallu se contenter de trois premiers tomes hyper action pour avoir un titre culte plutôt que d'orienter le scénario vers une trame plus poussée mais plus longue ?

22/12/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Ubrald

Après lecture des 4 premiers tomes. Le style narratif de l’auteur arrive à faire passer des émotions sur la famille, le couple, l’amour, la fratrie, la communauté, la solitude, l’asservissement, la cruauté, la perte d’êtres chers, la transmission, la nécessité d’apprendre à se battre dans un monde hostile, la souffrance, la tristesse, la mort etc. Cette série est étonnante, parce que très prosaïque, bien écrite, même philosophique par moment pour une histoire à finalement 95% d’actions et de bastons. Il s’agit de survivre dans monde apocalyptique rempli de prédateurs, hommes, animaux & monstres mutants ou génétiquement modifiés, qui essaient tous de se bouffer les uns les autres vu que les humains ont détruit la planète et qu’il n’y a plus de nourriture naturelle disponible. C’est un univers qui m’a rappelé Mad Max mais en version animalière. Les héros Solo (3 premiers tomes) et surtout Legatus (tome 4) très messianique, de par leur état d’esprit et leur comportement me font penser à des guerriers obéissant au code du bushido, un peu comme des maîtres en arts martiaux. Dans sa première partie de vie, le parcours initiatique de Solo a des similitudes sympathiques avec celui de Conan le Cimmérien. Le tome 4 Legatus a parfaitement renouvelé la série tout en conservant l'héritage du premier tryptique Solo. J’aime bien le dessin leste, dynamique, tout en rondeur et les camaïeux de beige et gris. Bref, agréablement surpris, je pensais que ce n’était qu’un comics de baston, au final c’est plus que ça et c’est plaisant à lire, les pages se tournent facilement, du coup même si ma note est plutôt 3.7, j’ai vraiment envie de lui mettre 4. J’ai hâte de lire le tome 5.

13/05/2021 (modifier)
Par Matagot
Note: 4/5

Déjà une note maximale pour les dessins, violent sans être gerbant, lisse sans être ennuyeux, il sait me transporter dans ces mondes cannibales ou herbivores. Les bons sentiments de certains personnages sont parfois un peux trop dégoulinants, naïfs... Les méchants sont clairs dans leur tête de méchants caricaturaux, trop prévisibles pour être intéressants. La série devient mois forte au fil des épisodes, mais est sauvée cependant par la mort de son premier hero. Au final, ma note composite de 4 entre un 5 pour le dessin et un 3.5 du scénario, reflète aussi et surtout l’attachement que j’ai aux défi que représente la création de ce monde, que je trouve réussie avec tous ces détails anthropologiques de fin d’albums que je trouve souvent fascinants.

21/02/2021 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaendoul

J'ai bien apprécié la lecture de cette BD (je n'ai pas encore lu le 4ème tome mais le cycle principal est sur les 3 premiers). Les dessins sont bons et le scénario tient la route, toutefois certaines situations sont un peu abusées et le héros souffre un peu du syndrome du héros increvable. Ca manque également un peu d'originalité. Malgré tout, la lecture s'avère plaisante et on s'attache à ce rat qui vit des (més)aventures dans ce monde post-apocalyptique où la vie est non seulement difficile mais surtout courte. Le héros réagit parfois d'une façon un peu étrange mais il est comme il est et c'est aussi ce qui rend son aventure intéressante. La fin est inattendue et remonterait presque la note d'une étoile mais j'ai voulu rester cohérent par rapport aux soucis de la série (petites longueurs, des incohérences et le héros qui est un peu trop invulnérable). Bref, un bon moment de lecture malgré les quelques défauts dont j'ai parlé plus haut.

04/10/2019 (modifier)
Par Lany
Note: 2/5

J'ai été très intrigu par cette série qui avait mal combien de potentiel, qui a malheureusement été complètement gâché. Le dessin est superbe, et l'univers post-apocalyptique intriguant, mais il semble que l'auteur de savait pas quoi en faire et les clichés s'enchainent pendant 3 tomes. - Le gladiateur invincible qui gagne sa liberté - Le triangle amoureux - Les retrouvailles sorties de nulle part (bis) - La famille arrachée au héros - La quête de vengence - La "corporation" qui exploite les faibles Si au moins le titulaire Solo était intéressant, mais non, il s'entête à incarner son nom et la moitié du dialogue un dialogue intérieur adressé au lecteur, qui se veut profond et chercher à nous faire réfléchir sur la vie, mais qui n'apporte aucune profodeur au personnage. C'est un gros tas de muscle qui est seul et qui tue, il n'y a pas grand chose d'autre. Ce n'est guerre mieux pour les quelques autres personnages. La conception de quelques races ne va pas avec le narratif. Il n'y a aucun humour dans la série, mais certains monstres sont présentés comme grotesque au point d'être loufoques au lieu de menaçants. Le premier tôme est bien même si prévisible, mais la suite ne rajoute pas grand chose sur le personnage et à peine sur l'univers, c'est hautement répétitif.

17/07/2019 (modifier)
Par Puma
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

C'est cru (l'hémoglobine gicle à tout va). C'est séquentiel (l'on passe successivement d'aventures en aventures sans qu'il y ait vraiment une arche entre-elles dans le récit). C'est binaire (bouffer son prochain ou être bouffé par son prochain, telle est la question ... de survie). Et pourtant, l'histoire est paradoxalement humaniste (éloge des liens familiaux, du dévouement dans l'amour filial et matrimonial, le rejet de situations de dominance, de l'injustice, et du racisme, ode à la liberté individuelle et au travail d'équipe, etc...). Je suis directement totalement entré dans l'histoire. Et me suis très vite puissamment attaché au personnage principal, tant c'est bien narré. Et quelle claque graphiquement ! Une oeuvre qui détonne, un feu d'artifice haut en couleurs, cruel, tribal, et à la fois humaniste (c'est particulier d'employer ce vocable pour des personnages animaliers), magnifiquement croqué sur le papier, qui part dans tous les sens, et dont moi lecteur, ai été immédiatement enchaîné au récit, ... et été bien triste quand il s'est achevé au troisième tome. Une expérience !

05/08/2018 (modifier)
Par Jérem
Note: 3/5

Après la lecture de la trilogie, je me retrouve complètement dans l’avis précédent, celui de Gaston. Le premier volume est aussi passionnant qu’enthousiasmant : un monde post-apocalyptique original, des dessins superbes, de nombreuses scènes d’action particulièrement dynamiques et une intrigue, certes classique mais diablement efficace. Malheureusement la suite m’a pas mal déçu par rapport aux grandes attentes suscitées par le premier tome. L’univers graphique reste impeccable et immersif mais comme le souligne Gaston, l’auteur n’a pu su exploiter dans son scénario le potentiel et la richesse du monde qu’il a lui-même créé. Beaucoup d’éléments sont survolés et Oscar Martin se perd dans une certaine contemplation des réflexions de Solo, souvent longues et redondantes. Le travail sur la psychologie du héros est louable mais sur ce coup-là, cet aspect est mal exploité. L’histoire générale en pâtit, d’autant que l’auteur multiplie inutilement les scènes de combat. Malgré ma déception du résultat final, je dois bien reconnaitre que Solo est une bonne série de SF, agréable à lire, originale et à réalisation soignée. J’en recommande la lecture car la saga a de nombreuses qualités.

24/01/2018 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Une autre série que je n'aurais sans doute jamais lue sans ce merveilleux site. L'univers créé par l'auteur est intéressant : un monde post-apocalyptique avec des humains et des animaux mutants. Le dessin est efficace et dynamique. Les pages informatives en forme d'encyclopédie sont passionnantes à lire et au final c'est aussi un des défauts de cette série car ces pages m'ont donné l'impression que l'auteur aurait pu faire mieux. Je m'explique. Les différentes espèces de ce monde sont bien pensées, mais on ne voit la plupart d'entre elles que durant quelques pages par album. Je pense que j'aurais plus aimé une histoire mettant en vedette des personnages venant de différentes espèces. De plus, si ce monde est intéressant le scénario se révèle au final peu original. Tout ça pour dire que même si j'ai passé un bon moment de lecture (quoique en lisant le dernier tome je commençais à en avoir un peu marre de voir Solo tuer tout le monde tout le temps), je ne dirais pas que j'ai aimé au point de trouver cela génial et en refermant le dernier tome je n'ai pu m’empêcher de trouver que ce monde avait beaucoup plus de potentiel et qu'il aurait pu être mieux utilisé.

15/01/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

À la lecture de Solo je n’ai pas pu m’empêcher de penser à une série animée que je regardais très jeune : Biker Mice from Mars, l’histoire de trois souris anthropomorphes vétérans d’une guerre futuriste qui leur a laissée des séquelles psychologiques et physiques et se déroulant dans un décor post-apocalyptique. De bons souvenirs donc, sauf que les aventures de Solo n’ont rien du conte pour enfant, le ton y est résolument plus adulte et pessimiste. Certains y ont vu volontiers des références à Gladiator, Mad Max. Pour ma part j’y ai énormément perçu l’influence d’un Robert E. Howard et de son personnage phare, Conan. Je veux dire, regardez le quatrième de couverture : Solo au sommet d’un tas de détritus, de crânes, l’épée dégainée et la main posée sur le pommeau, ça ne vous rappelle rien ? Du pur Frank Frazetta tout craché. L’auteur Oscar Martin affiche et assume ses références, j’ai aussi vu certaines illustrations avec Solo cape au vent, le poing fermé sur le sol, il y a du Berserk là-dedans. Même au niveau de l’approche psychologique que du parcours initiatique je trouve que Solo se rapproche beaucoup de Conan. On ne le dit pas assez mais Conan tout comme chez Solo, derrière la première facette du personnage bourrin qui fait parler les armes, il y a pas mal de psychologie voire parfois de philosophie, se sont des personnages qui portent un regard nihiliste, dépité, mais qui cache aussi une grande sensibilité. Ces premières aventures sont très divertissantes mais on attend évidemment plus dans la suite à venir car pour l’instant nous avons eu droit à trois histoires qui ont chacune leur intérêt, mais pour que le récit gagne en épaisseur il faudrait que Solo vive quelque chose d’un peu plus épique et qui explore d’avantage les facettes de ce monde. J’aimerai bien connaître le pourquoi de ce monde post-apocalyptique où certaines espèces animales se sont hissées au rang des hommes dans la chaîne alimentaire. Parce que la voix off de Solo présente durant l’intégralité du récit, j’ai aussi tendance à penser comme d’autres qu’elle est un brin pompeuse. Ou plutôt, Solo semble un peu gâteux, il radote toujours la même chose ; « manger ou être mangé, tuer ou se faire tuer… », C’est un peu lourd à la longue et ça fait un peu psychologie de bas étage. Mais ce n’est pas bien grave car certaines faiblesses du scénario sont compensées par un dessin brillant de maîtrise. Oscar Martin tout comme son compatriote Juanjo Guarnido vient du monde de l’animation, et ça se ressent dans son trait un peu épais mais lisse qui rappelle certains Disney. Les cadrages dans les scènes d’action sont dynamiques et la taille des cases est grande pour nous en mettre plein la vue. Il y a des dessins en pleine page qui sont contemplatifs, c’est très impressionnant mais ça demande aussi un peu de variance pour les 2 albums à venir. Certes le fait d’encrer l’histoire sur une Terre ravagée impose une certaine uniformité dans les décors et les couleurs, mais un peu de diversité serait aussi la bienvenue. Une lecture à recommander pour les amateurs du genre et une suite à surveiller. Mise à jour 05/01/2018 Je ne pensais pas devoir faire une mise à jour quand j’ai commencé la lecture du T3, même une petite. Ce que j’ai écrit précédemment était toujours valable pour le T2 mais il me faut bien reconnaître que j’ai abordé cet ultime tome de manière un peu paresseuse, ne m’attendant pas à de grands bouleversements. Je ne pouvais plus mal me tromper. Une conclusion d’une noirceur stupéfiante. Le doute est permanent sur la façon dont les choses vont se terminer pour Solo et sa famille. Même si la tonalité de la série tire vers le pessimisme, il y a aussi des moments heureux, notamment sur le T2 où les choses se concluent en bien. Là c’est vraiment « noir c’est noir il n’y a plus d’espoir ». Certes cela à beau s’achever sur un épilogue étrangement, pas « optimiste » mais disons que la lutte continue ; tout de même, je ne parviens pas à me réjouir. Un peu sous le choc. Le ton ampoulé du monologue en voix off de Solo m’a parfois exaspéré et pourtant on s’y attache à ce Conan anthropomorphe post-apocalyptique. Le voir en chier comme ça, lui et sa famille, on sait vu l’ambiance générale que ça peut virer au vinaigre mais on espère néanmoins un classique happy end. Et pour que cela se termine ainsi… c’est un Gladiator/Mad Max scénarisé par Martin Scorsese le truc. Dur à encaisser. Au final c’est plutôt une série prenante à suivre, avec certes des défauts, des répétitions, mais avec une histoire et un message qui tiennent debout : une vie d’un survivant dans un monde hostile. Avec en prime de très chouettes graphismes dans la lignée des auteurs à personnages anthropomorphes tels Etienne Willem et Juanjo Guarnido.

22/12/2014 (MAJ le 05/01/2018) (modifier)