Solo (Delcourt)

Note: 3.41/5
(3.41/5 pour 17 avis)

Un récit de survie dans un monde post-apocalyptique quelque part entre Blacksad, Gladiator et Mad Max.


Après l'apocalypse... Baston

Ravagée par les armes nucléaires et chimiques, la Terre a muté et de nombreuses espèces animales ont développé une taille et une intelligence semblables à celle des humains. Pour faciliter la vie de sa famille, Solo, un jeune rat, décide de prendre la route. Dans ce monde hostile fait de prédateurs, de cannibales, de monstres ou de pirates, Solo va devoir devenir le meilleur guerrier pour survivre. (texte: Delcourt)

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 10 Septembre 2014
Statut histoire Série en cours - cycle(s) terminé(s) (un cycle de 3 tomes terminé) 4 tomes parus
Couverture de la série Solo (Delcourt)
Les notes (17)
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11/09/2014 | ArzaK
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Par Gaendoul
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaendoul

J'ai bien apprécié la lecture de cette BD (je n'ai pas encore lu le 4ème tome mais le cycle principal est sur les 3 premiers). Les dessins sont bons et le scénario tient la route, toutefois certaines situations sont un peu abusées et le héros souffre un peu du syndrome du héros increvable. Ca manque également un peu d'originalité. Malgré tout, la lecture s'avère plaisante et on s'attache à ce rat qui vit des (més)aventures dans ce monde post-apocalyptique où la vie est non seulement difficile mais surtout courte. Le héros réagit parfois d'une façon un peu étrange mais il est comme il est et c'est aussi ce qui rend son aventure intéressante. La fin est inattendue et remonterait presque la note d'une étoile mais j'ai voulu rester cohérent par rapport aux soucis de la série (petites longueurs, des incohérences et le héros qui est un peu trop invulnérable). Bref, un bon moment de lecture malgré les quelques défauts dont j'ai parlé plus haut.

04/10/2019 (modifier)
Par Lany
Note: 2/5

J'ai été très intrigu par cette série qui avait mal combien de potentiel, qui a malheureusement été complètement gâché. Le dessin est superbe, et l'univers post-apocalyptique intriguant, mais il semble que l'auteur de savait pas quoi en faire et les clichés s'enchainent pendant 3 tomes. - Le gladiateur invincible qui gagne sa liberté - Le triangle amoureux - Les retrouvailles sorties de nulle part (bis) - La famille arrachée au héros - La quête de vengence - La "corporation" qui exploite les faibles Si au moins le titulaire Solo était intéressant, mais non, il s'entête à incarner son nom et la moitié du dialogue un dialogue intérieur adressé au lecteur, qui se veut profond et chercher à nous faire réfléchir sur la vie, mais qui n'apporte aucune profodeur au personnage. C'est un gros tas de muscle qui est seul et qui tue, il n'y a pas grand chose d'autre. Ce n'est guerre mieux pour les quelques autres personnages. La conception de quelques races ne va pas avec le narratif. Il n'y a aucun humour dans la série, mais certains monstres sont présentés comme grotesque au point d'être loufoques au lieu de menaçants. Le premier tôme est bien même si prévisible, mais la suite ne rajoute pas grand chose sur le personnage et à peine sur l'univers, c'est hautement répétitif.

17/07/2019 (modifier)
Par Puma
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

C'est cru (l'hémoglobine gicle à tout va). C'est séquentiel (l'on passe successivement d'aventures en aventures sans qu'il y ait vraiment une arche entre-elles dans le récit). C'est binaire (bouffer son prochain ou être bouffé par son prochain, telle est la question ... de survie). Et pourtant, l'histoire est paradoxalement humaniste (éloge des liens familiaux, du dévouement dans l'amour filial et matrimonial, le rejet de situations de dominance, de l'injustice, et du racisme, ode à la liberté individuelle et au travail d'équipe, etc...). Je suis directement totalement entré dans l'histoire. Et me suis très vite puissamment attaché au personnage principal, tant c'est bien narré. Et quelle claque graphiquement ! Une oeuvre qui détonne, un feu d'artifice haut en couleurs, cruel, tribal, et à la fois humaniste (c'est particulier d'employer ce vocable pour des personnages animaliers), magnifiquement croqué sur le papier, qui part dans tous les sens, et dont moi lecteur, ai été immédiatement enchaîné au récit, ... et été bien triste quand il s'est achevé au troisième tome. Une expérience !

05/08/2018 (modifier)
Par Jérem
Note: 3/5

Après la lecture de la trilogie, je me retrouve complètement dans l’avis précédent, celui de Gaston. Le premier volume est aussi passionnant qu’enthousiasmant : un monde post-apocalyptique original, des dessins superbes, de nombreuses scènes d’action particulièrement dynamiques et une intrigue, certes classique mais diablement efficace. Malheureusement la suite m’a pas mal déçu par rapport aux grandes attentes suscitées par le premier tome. L’univers graphique reste impeccable et immersif mais comme le souligne Gaston, l’auteur n’a pu su exploiter dans son scénario le potentiel et la richesse du monde qu’il a lui-même créé. Beaucoup d’éléments sont survolés et Oscar Martin se perd dans une certaine contemplation des réflexions de Solo, souvent longues et redondantes. Le travail sur la psychologie du héros est louable mais sur ce coup-là, cet aspect est mal exploité. L’histoire générale en pâtit, d’autant que l’auteur multiplie inutilement les scènes de combat. Malgré ma déception du résultat final, je dois bien reconnaitre que Solo est une bonne série de SF, agréable à lire, originale et à réalisation soignée. J’en recommande la lecture car la saga a de nombreuses qualités.

24/01/2018 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Une autre série que je n'aurais sans doute jamais lue sans ce merveilleux site. L'univers créé par l'auteur est intéressant : un monde post-apocalyptique avec des humains et des animaux mutants. Le dessin est efficace et dynamique. Les pages informatives en forme d'encyclopédie sont passionnantes à lire et au final c'est aussi un des défauts de cette série car ces pages m'ont donné l'impression que l'auteur aurait pu faire mieux. Je m'explique. Les différentes espèces de ce monde sont bien pensées, mais on ne voit la plupart d'entre elles que durant quelques pages par album. Je pense que j'aurais plus aimé une histoire mettant en vedette des personnages venant de différentes espèces. De plus, si ce monde est intéressant le scénario se révèle au final peu original. Tout ça pour dire que même si j'ai passé un bon moment de lecture (quoique en lisant le dernier tome je commençais à en avoir un peu marre de voir Solo tuer tout le monde tout le temps), je ne dirais pas que j'ai aimé au point de trouver cela génial et en refermant le dernier tome je n'ai pu m’empêcher de trouver que ce monde avait beaucoup plus de potentiel et qu'il aurait pu être mieux utilisé.

15/01/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

À la lecture de Solo je n’ai pas pu m’empêcher de penser à une série animée que je regardais très jeune : Biker Mice from Mars, l’histoire de trois souris anthropomorphes vétérans d’une guerre futuriste qui leur a laissée des séquelles psychologiques et physiques et se déroulant dans un décor post-apocalyptique. De bons souvenirs donc, sauf que les aventures de Solo n’ont rien du conte pour enfant, le ton y est résolument plus adulte et pessimiste. Certains y ont vu volontiers des références à Gladiator, Mad Max. Pour ma part j’y ai énormément perçu l’influence d’un Robert E. Howard et de son personnage phare, Conan. Je veux dire, regardez le quatrième de couverture : Solo au sommet d’un tas de détritus, de crânes, l’épée dégainée et la main posée sur le pommeau, ça ne vous rappelle rien ? Du pur Frank Frazetta tout craché. L’auteur Oscar Martin affiche et assume ses références, j’ai aussi vu certaines illustrations avec Solo cape au vent, le poing fermé sur le sol, il y a du Berserk là-dedans. Même au niveau de l’approche psychologique que du parcours initiatique je trouve que Solo se rapproche beaucoup de Conan. On ne le dit pas assez mais Conan tout comme chez Solo, derrière la première facette du personnage bourrin qui fait parler les armes, il y a pas mal de psychologie voire parfois de philosophie, se sont des personnages qui portent un regard nihiliste, dépité, mais qui cache aussi une grande sensibilité. Ces premières aventures sont très divertissantes mais on attend évidemment plus dans la suite à venir car pour l’instant nous avons eu droit à trois histoires qui ont chacune leur intérêt, mais pour que le récit gagne en épaisseur il faudrait que Solo vive quelque chose d’un peu plus épique et qui explore d’avantage les facettes de ce monde. J’aimerai bien connaître le pourquoi de ce monde post-apocalyptique où certaines espèces animales se sont hissées au rang des hommes dans la chaîne alimentaire. Parce que la voix off de Solo présente durant l’intégralité du récit, j’ai aussi tendance à penser comme d’autres qu’elle est un brin pompeuse. Ou plutôt, Solo semble un peu gâteux, il radote toujours la même chose ; « manger ou être mangé, tuer ou se faire tuer… », C’est un peu lourd à la longue et ça fait un peu psychologie de bas étage. Mais ce n’est pas bien grave car certaines faiblesses du scénario sont compensées par un dessin brillant de maîtrise. Oscar Martin tout comme son compatriote Juanjo Guarnido vient du monde de l’animation, et ça se ressent dans son trait un peu épais mais lisse qui rappelle certains Disney. Les cadrages dans les scènes d’action sont dynamiques et la taille des cases est grande pour nous en mettre plein la vue. Il y a des dessins en pleine page qui sont contemplatifs, c’est très impressionnant mais ça demande aussi un peu de variance pour les 2 albums à venir. Certes le fait d’encrer l’histoire sur une Terre ravagée impose une certaine uniformité dans les décors et les couleurs, mais un peu de diversité serait aussi la bienvenue. Une lecture à recommander pour les amateurs du genre et une suite à surveiller. Mise à jour 05/01/2018 Je ne pensais pas devoir faire une mise à jour quand j’ai commencé la lecture du T3, même une petite. Ce que j’ai écrit précédemment était toujours valable pour le T2 mais il me faut bien reconnaître que j’ai abordé cet ultime tome de manière un peu paresseuse, ne m’attendant pas à de grands bouleversements. Je ne pouvais plus mal me tromper. Une conclusion d’une noirceur stupéfiante. Le doute est permanent sur la façon dont les choses vont se terminer pour Solo et sa famille. Même si la tonalité de la série tire vers le pessimisme, il y a aussi des moments heureux, notamment sur le T2 où les choses se concluent en bien. Là c’est vraiment « noir c’est noir il n’y a plus d’espoir ». Certes cela à beau s’achever sur un épilogue étrangement, pas « optimiste » mais disons que la lutte continue ; tout de même, je ne parviens pas à me réjouir. Un peu sous le choc. Le ton ampoulé du monologue en voix off de Solo m’a parfois exaspéré et pourtant on s’y attache à ce Conan anthropomorphe post-apocalyptique. Le voir en chier comme ça, lui et sa famille, on sait vu l’ambiance générale que ça peut virer au vinaigre mais on espère néanmoins un classique happy end. Et pour que cela se termine ainsi… c’est un Gladiator/Mad Max scénarisé par Martin Scorsese le truc. Dur à encaisser. Au final c’est plutôt une série prenante à suivre, avec certes des défauts, des répétitions, mais avec une histoire et un message qui tiennent debout : une vie d’un survivant dans un monde hostile. Avec en prime de très chouettes graphismes dans la lignée des auteurs à personnages anthropomorphes tels Etienne Willem et Juanjo Guarnido.

22/12/2014 (MAJ le 05/01/2018) (modifier)
Par pol
Note: 4/5
L'avatar du posteur pol

Le début Solo est assurément une BD qui sort des sentiers battus. L'action prend place dans un univers post apocalyptique, met en scène des personnages animaliers et fait la part belle à la violence. Tuer pour manger, tuer pour ne pas être mangé telle est la philosophie ici. Clairement ça ne plaira pas à tout le monde mais cette série mérite malgré tout un coup d'oeil. D'abord pour son graphisme qui est vraiment excellent. Les personnages sont expressifs dans un style légèrement cartoon des plus agréable. Le trait est dynamique et très lisible, l'encrage et les couleurs sont au diapason, on se régale les yeux au fil des pages. Le choix de faire des personnages animaliers est judicieux car non seulement le dessinateur s'est éclaté à les mettre en images mais en plus cela fonctionne très bien avec l'histoire. Le personnage de Solo est assez remarquable. On a un vrai héros charismatique à la personnalité complexe. A la fois réfléchi et violent, on découvre progressivement toutes les facettes de son caractère. Ses doutes et ses pensées rythment le récit. Le début de son histoire est touchant, et il devient vite attachant. C'est un héros qu'on prend plaisir à suivre. Son parcours pour survivre dans ce monde hostile est semé d’embûches, de violence et de combats. Sur la longueur ça fait pas mal de coups d'épées, de balles tirées et d'hémoglobine qui coule. De quoi sans doute en rebuter certains. Il y a parfois aussi des passages où je ressentais des longueurs, j'aurais voulu voir l'intrigue avancer plus rapidement, avoir peut être moins d'états d’âmes en voix off et plus de péripéties. Mais au final je m’aperçois qu'on a besoin de ces variations de rythmes pour équilibrer le récit et pour pouvoir cerner notre héros. J'ai souvent tendance à décrocher rapidement avec les histoires de survival post apocalyptique car je trouve qu'elles se ressemblent trop. Ce n'est pas du tout le cas ici, ce qui est très bon signe. Le tome 2 enfonce le clou. C'est toujours aussi excellent. On est dans le même univers où survivre est le mot d'ordre principal. Mais on a ici un opus moins orienté vers l'action, le récit prend le temps de se tourner vers les sentiments des personnages. Enfin de ceux de Solo évidemment. Et quelle justesse de ton ! L'amour, les doutes, le sens de la vie, autant de questions existentielles que se posent le héros, qui trouvent tout à fait leur place dans ce récit, et qui sont loin d'être dénuées de sens. Ces questionnements sont bien écrits, crédible et touchants. Mais au final Les tomes sont assez longs, plus de 100 pages, et le problème de la série c'est qu'elle ne tient pas la longueur sur 3 tomes. Snif. Autant j'ai adoré au début, autant pour être honnête il faut bien reconnaître que le 3e tome est assez longuet. Beaucoup de voie off, et surtout toujours le même schéma qui se répète : Solo fait une rencontre hostile, il y a baston, et il finit par découper son adversaire. Au début c'était pas gênant car on découvrait l'univers et on ressentait vraiment cette tension : manger ou être mangé. Mais après 300 pages ça manque vraiment de surprise. Graphiquement, rien à ajouter de plus, Oscar Martin est un dessinateur très talentueux : c'est magnifique et je me suis régalé du début à la fin. Solo, c'est presque un sans faute, vraiment dommage que l'histoire n'arrive pas à se renouveler et à nous surprendre sur la durée. J'hésite entre 3 et 4 étoiles au final. 3,5/5.

21/09/2014 (MAJ le 30/12/2017) (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Quelque fois, il faut passer par des échecs pour mieux renaître. C’est ce qui est arrivé à notre auteur qui avait réalisé la Guilde dans les années 2006-2008 qui avait été abandonnée par l’éditeur faute de succès. En 2014, voici Solo dont le titre est déjà occupé par moins de 4 séries dont le fameux Solo (Dargaud) que j’avais moi-même avisé. Là encore, il aurait fallu sans doute trouver un autre titre pour ne pas appeler à la confusion chez les lecteurs. On me répondra que c’est un pur hasard et qu’on ne savait pas pour les séries déjà existantes. Cela n’empêche pas de faire des recherches auparavant afin d’éviter des erreurs de marketing. Mais bon, on ne va pas leur apprendre leur métier ! Je lis toujours dans la préface les remerciements que font généralement les auteurs à des gens qui comptent pour eux. On n’oublie pas de remercier ceux qui ont collaboré à la réalisation de la bd, au patron de la maison d’édition si on est un bon fayot et aux lecteurs acheteurs. C’est la première fois que je vois une bd réalisée pour un animal de compagnie à savoir une chienne dont on verra la photo. Ce qui m’a ému, c’est le fait qu’elle soit disparue depuis plusieurs années et que le souvenir demeure. Je vis actuellement pour la première fois de ma vie une véritable passion pour un chien que j’ai acquis il y a un an et que j’aime profondément. Je suis arrivé à comprendre parfaitement l’auteur. Il y a des animaux qu’on préfère nettement aux êtres humains. Oui, j’ai approuvé ce genre de démarche et cela m’a même touché. Après, il est question d’animaux mutants dans un monde qui a été ravagé par les armes nucléaires et chimiques. Il est dommage que le héros soit un rat. Mais bon, je m’en contenterai. Après tout, Ratatouille est mon dessin animé préféré. On va vite s’attacher à ce personnage qui est obligé de quitter sa famille pour survivre. Là encore, je trouve que le choix de partir n’est pas judicieux. Dans un tel monde, il faut se regrouper pour pouvoir lutter contre les hordes sauvages. C’est la division qui peut entraîner la mort. Le dessin est plutôt agréable car il fourmille de détails et installe un véritable univers. Il y a également une dynamique de cases assez impressionnante au départ avec ce combat acharné. J’avais peur d’une narration pesante mais il n’en n’est rien. Les mots pour une fois ne sont pas dénués de sens. On sent une véritable montée en puissance avec une histoire assez prenante. C’est une série zoomorphique qui a beaucoup de potentiel. On espère qu’il y aura une suite de même acabit. Bref, comme je le disais au départ, c’est un auteur à découvrir. Je ne suis pas de ceux qui vont laisser un 4 étoiles et qui ne poursuivront pas la lecture pour voir si la note tient toujours. Quand une œuvre mérite mon attention, j’y retourne volontiers. En effet, il y a seulement une œuvre sur 5 qui obtient une bonne note. La proportion est tout de même assez basse dans la masse de production actuelle qui n’est pas forcément synonyme de qualité. Du coup, l’effort peut être allègrement réalisé. Quand j’aime, cela me déçoit assez rarement par la suite. Certes, cela peut arriver mais cela ne sera pas le cas pour ce second tome de Solo qui arrive à nous propulser dans un stade supérieur. J’ai rarement vu une narration aussi maîtrisé et un dessin à tomber par terre. Ce rat éprouve des sentiments d’amour qu’on peut humainement comprendre. Et puis, pour une fois, on a réellement peur pour notre héros des menaces qui rodent dans ce monde hostile. Il y a de réelles questions de société qui sont posées comme l’extermination d’une race pour en sauver une autre. Oui, la qualité est toujours là et l’excellent niveau est bien au rendez-vous. Solo est un rat à la Mad Max qu’on n’oubliera pas aussitôt !

30/07/2015 (MAJ le 29/11/2016) (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà une série de Science-Fiction qui ne paye pas de mine, mais qui réussit le pari de captiver le lecteur en sortant quelque peu des sentiers battus. Il faut dire que Martin sait rendre dynamique son intrigue, avec des scènes de baston violentes et sans trop de préliminaires. Et que son dessin est plutôt bon. Maintenant, si je ne vais pas au-delà des trois étoiles pour cette série d’aventures post-apocalyptiques, c’est qu’il y a quand même quelques défauts qui me gênent un peu. D’abord les états d’âme récurrents de Solo, en voix off, un peu lourds, longuets et qui vont à l’encontre parfois de ce dynamisme dont je parlais plus haut. Ensuite, les petits passages en fin de deuxième album, en couleur, petites histoires qui n’apportent pas grand-chose, hormis le fait de rompre (à tort à mon avis) avec le ton général de gris, marron, de poussière. Par contre, les informations sur les différentes races, placées en fin d'album, comme une sorte d’encyclopédie du monde dans lequel se déroulent les aventures, sont plutôt bien faites et intéressantes. Une série inégale donc, mais qui mérite qu’on s’y attarde. Note réelle 3,5/5.

07/03/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Solo c'est l'histoire musclée d'un homme-rat expert dans l'art du combat rapproché sur une Terre d'apocalypse. La vie étant très rude dans ce monde et ne permettant pas de nourrir une bouche supplémentaire, il doit quitter à regret sa famille parentale qu'il aime pour vivre sa vie de nouvel adulte. Malgré la difficulté, il s'en sort bien jusqu'au jour où ses talents martiaux attirent l'attention du maître humain d'une arène qui le fait capturer pour qu'il se batte pour son compte. Cette série vaut avant tout par son graphisme qui est très bon. Très influencé par l'école Disney italienne, il excelle dans la narration dynamique et les personnages animaliers. Cela convient parfaitement pour le contenu de ce récit et les nombreux combats qu'il offre. Je regrette par contre les expressions de visage un peu trop récurrentes, avec trop souvent des sourcils froncés et le héros qui fait la gueule tandis que les méchants ont un sourire narquois. L'histoire quant à elle est rythmée et bien racontée mais son scénario se révèle un peu vide au final. Ça se lit comme un bon divertissement, l'action mène le bal mais elle ne me contente pas vraiment. Et puis il y a les monologues intérieurs du héros qui sont assez lourdingues à se la jouer tragédie romantique. La fin du tome 1 change le cadre et nous permet de sortir enfin de cette suite de bastons qui ont émaillé tout le reste de l'album. Apparaît alors une incompréhension pour moi de pourquoi le héros a oublié son passé et son bonheur de jeunesse, même s'il finit par s'en souvenir pour conclure l'album sur une touche optimiste. Malgré de belles qualités graphiques et un récit dynamique et bien mené, je n'ai pas été totalement convaincu par l'ensemble car je trouve que l'intrigue manque un peu de consistance. Mais c'est quand même une bonne lecture.

01/12/2015 (modifier)