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Les Mains obscures de l'oubli

Note: 2.71/5
(2.71/5 pour 7 avis)

Polar sur fond politico-mafieux où l'on sera plongé dans les plus sombres années du terrorisme basque.


Auteurs espagnols Terrorisme

Toinou, un gangster marseillais qui vient de passer 30 ans en prison, se met en devoir de payer une dette d'honneur contractée avant son incarcération Il a promis à l'époque, de rechercher et d'éliminer l'assassin potentiel d'un restaurateur basque, un certain "Itzala", "ombre" en basque. Or, le restaurateur est assassiné et tout porte à croire que l'organisation terroriste basque ETA n'est pas étrangère à l'affaire. Toinou enquête auprès des proches des victimes de l'organisation. Très vite, il comprend que son enquête gène beaucoup de monde. Le conflit basque est en passe de se résoudre, et on n'a pas vraiment besoin qu'un petit truand marseillais viennent compromettre le processus...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 2014
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Les Mains obscures de l'oubli

27/05/2014 | Pacman
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Par Yann135
Note: 2/5
L'avatar du posteur Yann135

Je me suis procuré cet album chez un bouquiniste. Achat coup de cœur versus la couverture que je trouve particulièrement réussie. Le problème c’est que cela se gatte quand tu commences à découvrir le récit. Sur le fond il y a de la matière. Le sujet est intéressant. On plonge allégrement dans les rouages de l’ETA et de la mise en place de son impôt révolutionnaire auprès des entreprises du pays basque. Malheur à ceux qui ne veulent pas payer celui-ci. Mais que c’est lent. Il n’y a pas de rythme. La narration est ennuyeuse au point de devenir lassante au fil des pages. Il faut vraiment être costaux pour ne pas lâcher l’album. Je n’ai pris aucun plaisir à lire ce récit. En plus mon achat était lié à la couverture et je n’y ai trouvé aucun lien entre celle-ci et l’histoire. Désabusé le garçon sur ce coup-là. Si je rajoute un graphisme très moyen, vous comprendrez aisément que je ne vais pas être très généreux dans la distribution des étoiles. Je ne vais pas mettre 1 étoile cela serait trop sévère. Je vais être un peu indulgent en mettant 2 étoiles mais de justesse.

11/06/2021 (modifier)
Par McClure
Note: 3/5
L'avatar du posteur McClure

Je vais rejoindre les avis précédents et reprendre ni plus ni moins la même argumentation quant aux points forts et faibles. L'histoire part vraiment bien, j'aime cette ambiance "polar noir" un peu à l'ancienne, avec un Bruno Kremer dans le rôle de Toinou. C'est lent, mais cela ne me gêne pas particulièrement sur ce type de scénario, ça va dans le package. D'autant que j'ai trouvé intéressant le background sur l'Algérie, avec un vrai travail documenté, ainsi qu'une lecture assez fouillée des années noires du terrorisme basque. Le dessin sert bien le propos et est de bonne facture même si on ne peut pas dire qu'il est "joli". Par contre, l'introspection du personnage principal, les références des personnages secondaires, que ce soit Ramon ou Don Aurelio, le verbiage et la narration lourde et parfois superflue nuisent finalement au bouquin. J'ai pris plusieurs "tranches" de lecture pour arriver au bout. D'autant que d'une part l'enquête s'avère déboucher sur un final sans grand intérêt, que les références historiques sur les Colonies et l'Algérie Française ne sont là que pour servir de fil et lien à quelques personnages, sans lien avec la trame principale. J'ai un peu l'impression d'avoir lu un bouquin dogmatique sur une période particulière. Cette époque est foutrement intéressante du fait des liens particuliers entre terrorisme, politique, militaires, également sur la vision d'une immigration nouvelle et ses liens avec le banditisme mais c'est mal fait et cela tombe à plat. C'est vraiment dommageable parce qu'on sent que cela aurait pu être un super polar, avec Kremer dans le rôle de Toinou.

02/08/2020 (modifier)
Par Ju
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ju

"Les mains obscures de l'oubli" nous entraîne dans les pas de Toinou, bandit désabusé et sortant de prison, qui se retrouve embarqué dans une mission qui le dépasse, avec l'ETA en toile de fond. Pemier constat : c'est lent. Très lent. Le récit se met en place très progressivement, la narration prend énormément de place, et le propos est assez compliqué... bref difficile de s'accrocher. J'ai passé la majeure partie de ma lecture à attendre un tournant, de l'action, quelque chose qui fasse basculer le récit ... en vain. Au final peu de surprises. Et pour ne rien arranger, je n'ai pas été fan des dessins, même si cela reste une affaire de goût. Au final, comme vous vous en doutez, je ne recommande pas spécialement cette bd. Je mets quand même 2/5 car le sujet de fond reste assez intéressant (l'ETA) et je pense qu'un certain public pourra se retrouver dans cette histoire.

09/02/2018 (modifier)
Par Gypaète
Note: 3/5

Une narration qui prend effectivement beaucoup de place, destinant la BD à ceux qui apprécient la lecture et les références diverses (musicales, litéraires..). Ce n'est pas sans intérêt, dans la belle ambiance plutôt noire du scénario et au dessin bien adapté à ce type d'histoire. On s'accroche à ce personnage désabusé et on voyage agréablement dans l'univers proposé. Le fond du propos, son parti pris me questionne davantage. La colonisation et surtout la problématique basque est traitée du côté des victimes, en reprenant exclusivement les thèses antinationalistes de bases, sans pondération ni prise de hauteur critique à mon sens. Même du côté des victimes, il n'existe pas que cette posture. J'ai eu un certain malèse général parfois en ressentant une impression ''d'intolérance'', que ce soit envers les noirs des banlieues (décrit dans leur apparition ici comme des abrutis), les ex colonnies (la nostalgie domine), les immigrés (Marseille qui pourrait devenir la 1ère cité européenne à majorité musulmane : richesse ou problème ?!), les militants basques. Le propos n'est pas directement raciste, mais le parti pris des personnages a pu me déranger, pour une BD qui se veut explicative et réaliste. Les liens mafia marseillaise et antiterrorisme (terrorisme d'état s'agissant du GAL) sont développés de façon intéressante. A découvrir certainement malgré tout, avec un peu de recul ou en complément d'autres lectures.

11/02/2017 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Les Mains obscures de l'oubli est un polar à l'ancienne, mettant en scène un vieux truand tout juste sorti de prison. Cela se passe de nos jours, en 2013, mais ce dernier est hanté par son passé datant plus de la guerre d'Algérie et des années 60-70. Et il va se donner pour mission d'accomplir un accord passé 30 ans plus tôt, celui de retrouver l'assassin, probablement lié au terrorisme Basque, d'un industriel. Entre Marseille, l'Espagne, Paris et le Pays Basque, nous allons l'accompagner au long de son enquête tandis qu'il remue un dangereux passé et attire sur lui l'attention de personnes menaçantes. J'ai apprécié les décors et l'ambiance réaliste du récit. Le graphisme y est bien adapté, très soigné. J'ai un peu voyagé avec ce héros au long de ses pérégrinations. Et je trouve intéressant de voir se confronter ainsi le monde du banditisme à celui du terrorisme. Par contre, la narration est trop verbeuse. Cela ressemble à l'adaptation d'un roman trop bavard dont on a collé au forceps les monologues et pensées du héros dans des cases qui deviennent rébarbatives. J'ai décroché à plusieurs reprises tant le texte devenait ennuyeux et trop présent. Cela brise complètement le rythme et j'ai raté à au moins deux reprises les transitions expliquant l'étape suivante de l'enquête. C'est un one-shot qui a des qualités par le réalisme et la certaine originalité de son intrigue, mais il faut aimer les récits verbeux et proches du roman noir.

17/03/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Les mains obscures de l’oubli est un polar dans la plus grande tradition avec celui qui sort de taule après 20 ans pour un crime qu’il n’a pas commis en endossant la responsabilité du fils du chef de la mafia locale. Marseille sera encore à l’honneur. Quel bonheur que d’y vivre ! J’avoue avoir été ralenti par une narration assez bavarde. La fluidité du récit en prend un sacré coup. Cependant, c’est intelligent dans l’écriture et du coup, on arrive à se maintenir non sans effort. Il s’agit de savoir si notre gars va pouvoir honorer sa promesse faite à quelqu'un qui est mort assassiné par l'ETA. Il est en effet question de terrorisme mais également d’honneur. Autre reproche : la couverture ne reflète absolument pas le propos de cette BD. On a droit à un déguisement sorti du carnaval de Venise pour illustrer une société secrète. J’avoue ne pas avoir compris l’allusion ou le sens profond car je ne fais pas le lien. Au final, c’est pas mal mais ce n’est pas ce que je préfère. J’avoue également ne pas avoir d’admiration pour les chansons de Tino Rossi ou de Charles Aznavour. Cela reflète bien la vieille France pour une BD destinée à un public plus âgé.

29/09/2014 (modifier)
Par Pacman
Note: 3/5

J'ai lu avec plaisir ce polar, qui soulève de vraies questions, notamment sur le souvenir que l'on accorde aux victimes du terrorisme, quand des intérêts supérieurs sont en jeu. J'ai bien aimé aussi le personnage de Toinou, droit dans ses bottes, un petit peu aigri (on le comprend, 30 ans de taule pour un crime qu'il n'a pas commis!), mais qui lâche pas l'affaire. L'histoire d'ETA est aussi traitée sous un jour nouveau pour moi. Mais bon, je dois avouer que j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour terminer la lecture, en reprenant quelques pages de temps en temps pour bien tout comprendre. Il y a quelques longueurs... Au final, je ne conseille pas l'achat, mais je conseille la lecture.

27/05/2014 (modifier)