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103e Escadrille de chasse (Hien dokuritsu sentoutai - 103rd. Indep. F. Co.)

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Le Sous-lieutenant Matsumoto, pilote de chasse de l’Armée impériale japonaise, affronte les forces aériennes alliées à bord de son Kawasaki Ki-61 «Hien» (Tony) au-dessus des Solomons, des Nouvelle-Guinée et des Philippines.


1939 - 1945 : La Seconde Guerre Mondiale Aviation L'Océan pacifique Paquet Seinen [Seconde Guerre mondiale] La Guerre du Pacifique et le conflit sino-japonais

Le Sous-lieutenant Matsumoto, pilote de chasse de l’Armée impériale japonaise, affronte les forces aériennes alliées à bord de son Kawasaki Ki-61 «Hien» (Tony) au-dessus des Solomons, des Nouvelle-Guinée et des Philippines Face aux adversaires, toujours supérieurs en nombre, il survit aux combats acharnés grâce à son intelligence ainsi qu’à l’aide du chef d’escadrille Ozawa et de son mécanicien Hino. Sa dernière mission sera d’escorter les avions Kamikaze au large des Philippines... Seiho Takizawa s'est inspiré des récits de M. Matsumoto, qui a réellement piloté le Ki-61 entre 1943 et 1945. Basé sur son expérience, il a écrit un roman historique avec M. Ikuse.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 25 Septembre 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série 103e Escadrille de chasse
Les notes (1)
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02/10/2013 | Mac Arthur
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Ce manga dispose de plusieurs qualités qui devraient séduire les amateurs d’aéronautisme, surtout s’ils sont passionnés par la seconde guerre mondiale et les tactiques de combat en vol. En effet, c’est là, je pense, le gros atout de cet album. L’auteur n’hésite pas à expliquer les manœuvres des escadrilles en pleine action, et les débriefings qui suivent chaque mission sont souvent des occasions de réexpliquer tel ou tel enchainement. C’est vraiment très pointu et très précis. Par conséquent, pourvu que le sujet vous intéresse, c’est très instructif. Et alors que l’on pouvait craindre qu’une telle abondance de précisions allait casser le rythme narratif de ces séquences, et bien il n’en est rien. Ces explications s’insèrent dans le récit avec fluidité et à propos. Mais les tactiques de combat aérien ne sont pas l’unique sujet de ce livre et une attention évidente a été portée sur tous les domaines techniques, depuis la fidèle représentation des divers modèles d’avions jusqu’à la présentation en détail de modifications subies par celui du héros de ces aventures. Enfin, j’ai trouvé assez intéressant d’avoir via ce manga, et pour une fois, la vision de l’autre camp. En effet, nous sommes habitués aux récits mettant en vedette les forces alliées mais c’est bien la première fois que je lis un récit dont le héros est un pilote japonais. Ceci dit, tout n’est pas parfait et la série souffre de ses qualités. Elle est tellement pointue que le lecteur lambda risque de décrocher lors de certaines explications techniques. De plus, l’auteur semble tenir pour acquis plus d’une donnée de base et donc, pour un lecteur novice, il n’est pas toujours évident de comprendre certains détails (il y a notamment une description des commandes d’un manche à balai, très intéressante en soi mais comme l’auteur ne précise pas sur ses croquis quel est le manche traditionnel et quel est le manche modifié, et que le sens de lecture m’incite à penser que le manche traditionnel est donc le premier (soit celui de droite, nous sommes dans un manga) et le manche modifié est celui de gauche, mais que les indications données me laissent croire que c’est l’inverse, j’en arrive à douter d’avoir compris). Enfin, ici, la technique prend clairement le dessus sur l’émotion. On s’attache bien à ce jeune pilote candide et instinctif et à son chef d’escadrille sévère et protecteur mais cela reste secondaire face à la description des faits historiques. Pour terminer, j’ai retrouvé dans ce récit un détail significatif de cette guerre aérienne : l’ennemi est une machine sans visage. Certes ces pilotes ont conscience qu’ils se battent face à d’autres pilotes mais le fait de ne pas les voir efface cette réalité et finalement, c’est l’avion ennemi qu’il faut abattre, bien plus que son pilote. Et lorsqu’enfin, l’ennemi américain apparait, il n’y a nulle agressivité. C’est sans doute pour cela que les combats aériens gardent une certaine noblesse, et cet aspect est très bien rendu dans cet album, avec une fin presque apaisée (et je choisis mes mots). Cet album ne doit pas être réservé qu’aux amateurs du genre mais il ravira certainement les plus éclairés d’entre eux (et les pilotes pratiquants en particulier).

02/10/2013 (modifier)