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Blue note

Note: 3.75/5
(3.75/5 pour 8 avis)

Blue Note, une BD signée Mathieu Mariolle et Mickaël Bourgouin, nous entraîne, à quelques jours de la fin de la Prohibition, dans une ville gangrenée par l'alcool et la Mafia – là où un boxeur et un jazzman ont rendez-vous avec leur destin...


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Futurs immanquables Jazz La Boxe Les meilleures séries terminées en 2014 Les Meilleurs Diptyques Musique New York Points de vue

Prohibition, J - 30. Jack Doyle l'a juré : il ne mettra plus les pieds sur un ring et ne se battra plus pour de l'argent. L'alcool, les gangsters, la « gangrène » comme il appelle tout ça, c'est fini ! Pourtant, le passé lui colle à la peau. Et pour un combat, un seul, Jack replonge dans les entrailles d'une ville qu'il aime autant qu'il la déteste. Car New York possède ce charme puissant des « speakeasies » où l'on peut trinquer jusqu'à l'aube et courtiser les jolies femmes. Où l'on s'enivre au rythme des airs de jazz joués par les meilleurs musiciens du moment...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 06 Septembre 2013
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Blue note

11/09/2013 | pol
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Par Yann135
Note: 4/5
L'avatar du posteur Yann135

Belle surprise cette série surtout que je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Nous sommes à New York, à quelques mois de la fin de la prohibition … Entre matchs de boxe truqués, les paris clandestins, une ville gangrénée par la pègre, les effluves de l’alcool de contre bande et quelques notes furieuses de blues et de jazz, je me suis régalé ! Le scénario bien sombre est excellement bien écrit. Un peu en mode cinématographique façon puzzle. Il y a du contenu. Les personnages sont travaillés. Ils ont de l’épaisseur. La lecture est fluide et agréable. Visuellement c’est très bon également. Un ravissement pour les yeux avec notamment un jeu de lumières particulièrement séduisant. La mixité ombres et lumières est une vraie réussite. Et que dire de la colorisation en mode passéiste. Un vrai bonheur visuel. C’est original cette dualité boxe et musique. Le premier album suit un boxeur. Le deuxième quant à lui suit un musicien. Ils s’entrecroisent à peine pourtant nous sommes sur la même temporalité. C’est inattendu et bien mené. Bravo à Mariolle et Bourgouin pour ces deux atmosphères. Une deuxième lecture avec les deux albums ouverts s’imposera naturellement à vous. C’est juste génial ! oui oui ça va bousculer vos habitudes. Laissez-vous glisser dans ce New-York bien particulier qui vit ses dernières heures de la prohibition. Uppercut au foie et sonorités jazzy vont agrémenter votre lecture.

15/04/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Je n'attendais rien de cette BD en l'entamant et j'ai aimé la manière dont elle m'a amené vers des sentiers peu battus et imprévisibles. Le cadre est celui des Etats-Unis et plus particulièrement New York en 1933, dans les derniers jours de la Prohibition. C'est un contexte de fin d'un monde, celui des mafieux qui s'enrichissaient par la corruption, le trafic et la vente illégale d'alcool dans des clubs privés réservés à la Jet-Set. Ces derniers se voient menacés par de nouveaux gangsters qui n'attendent que la fin de la Prohibition pour les remplacer avec des combines et des marchés différents. Dans ce cadre, nous allons suivre un ancien boxeur aigri qui se fait convaincre de revenir sur les rings pour un dernier combat. Il va se retrouver empêtré dans une embrouille dont il se serait fort bien passé et son mauvais caractère va être mis à rude épreuve par les vicissitudes dangereuses de la cité et de ses malfrats. C'est lui qu'on suivra tout au long du premier tome dans une intrigue assez complexe dont on ne verra qu'une facette. Car l'autre facette ne nous sera offerte que dans le second tome quand, cette fois, nous suivrons un guitariste de jazz noir qui viendra lui aussi à New York et vivra en grande partie les mêmes événements mais de son propre point de vue, avec une intrigue où le thème de la musique remplace celui de la boxe. Et là encore son histoire sera dense et complexe, ajoutant au passage de la profondeur au récit lu précédemment. J'aime beaucoup l'originalité et la personnalité de ce scénario à deux faces. Les personnages sont bons et on les suit avec plaisir. Et j'ai vraiment apprécié cette plongée dans la ville de New York à cette époque troublée qu'on connait bien peu. Le dessin a su aussi me séduire. Je n'étais pas très enthousiasmé au départ car les personnages ont un aspect un peu grimaçant dans la manière dont ils sont représentés, mais le graphisme a une vraie âme qui finit par s'imposer. Et il y a une poignée de mises en scène de la ville de New York que j'ai trouvées vraiment très belles, avec une excellente composition, le genre d'images sur lesquelles on apprécie de s'attarder pour la contempler en constatant à quel point elles ont été visiblement réfléchies par l'auteur. Un diptyque dont je n'attendais rien et qui pourtant vaut vraiment la lecture.

29/12/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

D'aucuns trouverons certainement que j'abuse un peu mais pour moi il y a du M. Scorcèse dans cette série et bien évidement dans le tome consacré au boxeur Jack Doyle. Les auteurs arrivent à insuffler un souffle, une ambiance véritablement noire et poisseuse. Le sentiment d'inéluctable est évident et on attend le dénouement comme dans une tragédie grecque. Que dire du dessin sinon qu'il a de la gueule, la colorisation un brin sépia n'y est pas étrangère, j'ai beaucoup aimé les ambiances sous la pluie à mon sens très bien rendues. A lire bien sur, puis revoir Raging Bull.

11/10/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Chacun des deux tomes raconte peu ou prou la même histoire, en centrant à chaque fois le zoom sur un personnage différent (un boxeur dans le premier tome, un guitariste de jazz dans le second), les protagonistes se croisant (du coup la lecture du second tome a aussi un côté ludique). L’intrigue se déroule sur une trentaine de jours – les derniers de la prohibition, aux Etats-Unis : un boxeur et un musicien donc, qui cherchent tous deux à faire le point (sur le passé pour Doyle le boxeur), sur l’avenir pour RJ le guitariste. Ce sont deux personnalités attachantes, « entières » et qui ne veulent pas faire de compromis, dans un milieu dominé par la pègre. Au milieu d’autres personnages, les deux « méchants » sont très différents. Théo est le vrai salaud, tandis que le mafieux sicilien qui tient le club de Jazz, s’il est bien un gangster sans scrupules aux méthodes violentes, il a aussi une personnalité moins monolithique que celle de Théo, qui veut lui prendre la place : on sent qu’il « aime » la musique – pas autant que l’argent, mais presque… Une histoire qui se laisse lire facilement, très agréablement. Mais c’est aussi que le dessin de Bourgouin est vraiment aux petits oignons. Dans des tons noirs et cuivrés (tout à fait adaptés aux atmosphères enfumées des clubs de jazz), il rend très bien le fourmillement des hommes, des sentiments. Un beau diptyque que je vous encourage à découvrir !

09/05/2017 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
L'avatar du posteur Canarde

après lecture des deux tomes je persiste! J'ai beaucoup apprécié d'abord le dessin qui réussit le tour de force d'être aussi précis que somptueux : peu de couleur, un trait multiple à la fois subtil et contrasté, qui occupe la page avec élégance, et nous fait imaginer beaucoup dans l'obscurité, comme dans la lumière. Une sorte de liberté qui finit par exprimer la recherche musicale du héros dans le tome 2. Alors que dans le tome 1 un peu plus classique, la bonne bouille du boxeur semble tout justifier. Deux scénarios très "noir américain" qui se déroulent juste avant la fin de la prohibition : 1. Un Boxeur blanc qui se fait embobiner par un marlou pour des combats qui promettent de le détruire à plus ou moins long terme. Le bon gros se met en tête une histoire d'amour qui a toutes les chances d'échouer, mais qui sait, au son de la musique des nègres, tout semble possible... 2 Un guitariste noir de la campagne qui vient tenter sa chance en ville, dans les cabarets florissants des dernières heures de la prohibition. Un monde de ritals enrichis qui font boire des américains au son de la musique des noirs. L'ambiance est très bien traduite, même si elle est moins originale que le dessin. Bref, une autre BD (je viens de lire Tourne-disque) qui parle de musique sans pouvoir évidemment nous en montrer quoi que ce soit et la transposition dessinée réussit là aussi fort bien: Au mystère lumineux de l'Afrique succède l'excitante pénombre de la prohibition.

15/04/2015 (MAJ le 03/05/2015) (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Et bien, pour ma part, j'ai franchement bien apprécié ce premier tome. Je ne m'attendais pas à tomber sur ce type de récit, le titre me laissant penser que la musique allait y jouer un rôle plus important (ce qui sera certainement le cas dans le second tome). Mais force m'est de reconnaitre qu'avec Jack Doyle, les auteurs nous offrent une forte personnalité très attachante. Ce boxeur assoiffé d'honnêteté et pourtant manipulé du début à la fin de ce récit est des plus réussis. Tout aussi réussie, l'ambiance de cette fin de prohibition avec ces bars qui n'ont plus de clandestins que le nom, ces mafieux et autres magouilleurs influents, et ces ruelles humides et dégoulinantes de misère. Le récit est copieux, tant en nombre de pages qu'en événements. On n'a pas le temps de s'ennuyer même si le souci d'installer l'ambiance est bien présent et si le rythme narratif est relativement lent. Je me méfiais du dessin, qui me semblait bien plus brouillon que ce que la couverture laissait croire. A la lecture, j'ai finalement trouvé un style en accord total avec l'esprit de la bd mais aussi très riche dans ses détails. La colorisation limite volontairement la palette des couleurs et opte pour un style "passé". Ce n'est pas mon style préféré mais, dans le cas présent, cela marche plutôt bien. Au final, et bien je me réjouis de lire le second tome pour découvrir l'autre face de cette pièce en deux actes. Ce premier récit, qui à la limite peut se lire comme un one-shot, m'a mis plus que l'eau à la bouche !!


Le deuxième tome nous offre l’autre face de la pièce, avec un autre personnage mis en avant pour la circonstance. Il sera donc question de musique et non plus de boxe, même si les deux histoires sont étroitement liées (il y a unité de temps et souvent de lieux). J’ai trouvé cette partie un peu moins prenante. J’avais un peu le sentiment que les auteurs devaient tellement consacrer d’énergie à imbriquer les deux histoires sans laisser place à la moindre incohérence (et c’est, je pense, très réussi de ce point de vue) qu’ils n’ont plus su construire un récit aussi prenant pour R.J., guitariste talentueux et naïf, que pour Jack Doyle, le boxeur désabusé. J’ai tout de même apprécié le fait que tout se tient et que chaque pan de ce diptyque nourrit finalement l’autre. Le scénario est bien pensé et bien construit et comme le premier tome m’avait vraiment bien plu, je conserve cette note de 4/5.

13/10/2013 (MAJ le 18/11/2014) (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Blue note nous entraîne dans une Amérique qui vit les dernières heures de la prohibition. Les politiques ont compris qu'il y avait plus à perdre d'interdire que d'autoriser l'alcool. Cela va modifier la donne dans le milieu des gangsters. C'est dans ce contexte qu'un boxeur un peu désabusé par autant de corruption joue son va-tout en essayant de renouer avec son passé glorieux. Le trait est sobre et violent à l'image de ce polar noir. Il y a certes quelques touches de jazz qui donnent un peu d'espoir telle une note bleue. Le scénario demeure un peu imprévisible ce qui fait la force de l'oeuvre. On verra bien qui gagnera le deuxième round. Pour autant, ce n'est pas une de ces lectures que je retiens.

17/11/2013 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

On plonge dans une ville sombre, gangrenée par la mafia à quelques jours de la fin de la prohibition. On suit Jack, un boxeur. Son histoire à lui c'est le ring et les combats. Mais les paris étant truqués, l'issue est malheureusement trop souvent dictée par la mafia. Ça, il a du mal. La personnalité de ce personnage est travaillée et bien développée. L'ambiance noire de la ville avec ses clubs, ses bars clandestins et ses matchs de boxe est réussie. Par contre tous les événements de l'histoire ne m'ont pas convaincus de la même manière. Lorsque Jack est "obligé" de remonter sur le ring contre sa volonté, pour s'acquitter d'une soit disant dette, j'ai eu un peu de mal. Déjà pour moi, c'est pas lui qui à la dette, mais Théo. Et puis cela ne lui correspond pas d'accepter si facilement. Il avait déjà disparu du circuit une première fois, ça aurait été plus simple de disparaître à nouveau, mais non. Par contre ce diptyque promet de mettre en scène 2 personnages. Le second est un musicien dont on ne sait absolument rien dans le premier tome, et j'avoue que cela a bien titillé ma curiosité. J'ai hâte de voir comment l'auteur va introduire tout cela, comment la vie de ce second personnage va croiser celle de Jack et je m'attends à quelques bonnes surprises pour la suite de l'histoire.

11/09/2013 (modifier)