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Fenêtres sur rue

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Trois coups retentissent... Une pièce sans paroles en dix matinées, dix soirées et un décor... Le rideau se lève sur un petit théâtre de papier, brillant hommage ludique et insolite au film d'Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour.


Dans mon immeuble... Etage par étage Les leporellos OuBaPo Théâtre

Trois coups retentissent... Une pièce sans paroles en dix matinées, dix soirées et un décor... Le rideau se lève sur un petit théâtre de papier, brillant hommage ludique et insolite au film d'Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour. Si une fenêtre est une ouverture qui permet d'assurer l'aération et la lumière... elle permet aussi d'assurer la vue... vue sur d'autres fenêtres derrière lesquelles se déroulent des histoires de couples, des histoires d'amour, de séparation, de tromperie, et pourquoi pas des histoires de meurtre. C'est un travail à plein temps de regarder à la fenêtre, de surveiller, de guetter... D'ailleurs, retournons-y... il ne faudrait pas rater quelque chose...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 21 Août 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Fenêtres sur rue

05/09/2013 | Ro
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Par Jetjet
Note: 3/5
L'avatar du posteur Jetjet

Effectivement Fenêtre sur rue est un ouvrage bien particulier. S’apparentant davantage au livre-jeu qu’à la bande dessinée véritablement, il s’agit en fait d’un livre accordéon proposant la vue d’un immeuble et ses riverains ou locataires à diverses heures de la journée ET de la nuit. Il n’y a aucune parole, simplement des postures différentes qui demandent d’être analysées l’une après l’autre afin de se reconstituer l’histoire tel le voyeur James Stewart dans le chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock « Fenêtre sur cour » dont ce film fait directement hommage et référence. Bon outre le fait que la manipulation n’est pas si aisée (il faut déplier et retourner le bouquin sans cesse comme une carte autoroutière), c’est plutôt assez agréable de noter les différences et de se reconstituer une histoire au fur et à mesure des « informations », on a effectivement comme l’explique Ro la sensation d’assister à une pièce de théatre avec tous les personnages se tenant par la main en guise d’adieu final ce qui détache un peu l’implication du lecteur. Les dessins sont effectivement assez jolis avec effets pastel mais il n’y a pas non plus le petit détail qui tue et ferait toute la différence afin de rendre l’expérience inoubliable et je pense que cet ovni ludique réussi mais superficiel contentera surtout les fans de Rabaté davantage que les amateurs d’insolite qui en auront rapidement fait le tour sans avoir l’ambition d’y retourner de sitôt. Agréable à l’œil avec de plus jolies variations sur le coté « nuit » mais exercice finalement assez vain, voici un bel ouvrage qui pourra passer de mains en mains mais fera davantage partie des beaux objets à offrir plutôt que des beaux objets à conserver pour soi ! A noter que l’illustration utilisée ici-même donne une bonne idée de l’objet !

09/09/2013 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Fenêtre sur rue est un ouvrage bien particulier. Dans la forme pour commencer, car il s'agit d'une BD "accordéon". En fait, les couvertures ne servent qu'à encadrer un long accordéon de pages en papier cartonné qui se déplie tout en longueur. Chacune de ses doubles pages représente le même décor et les mêmes personnages, à différents moments. D'un côté, les scènes ont lieu de jour, de l'autre elles ont lieu de nuit, pour un total de 20 scènes en tout et donc 20 double pages. Dans le contenu ensuite, car il faut comprendre que cet ouvrage est un hommage au célèbre film d'Alfred Hitchcock, Fenêtre sur Cour, film durant lequel un homme passait son temps à observer l'ensemble de ses voisins jusqu'à déceler quelque chose de très louche chez l'un d'entre eux. Nous avons donc droit au même décor répété 20 fois, avec la vision simultanée de ce que font tous les habitants d'une petite rue par leurs fenêtres et dans la rue. La narration est muette. Chaque double page représente un jour donné, ou une nuit donnée. Et outre cet hommage à Hitchcock, Pascal Rabaté fait aussi de gros clins d'oeil à Jacques Tati, Maigret et au monde du théâtre, considérant sa rue comme un grand décor et ses personnages comme des acteurs. Le graphisme est à base de peinture, à priori à la gouache, dans un style relativement peu détaillé mais très agréable à l’œil et avec quelques sympathiques effets de lumière. Ayant commencé ma lecture par le côté jour, "matinées", j'ai été très circonspect quand j'en suis venu au bout. Aucune intrigue évidente ne se mettait en place, les personnages avaient l'air d’apparaître à un endroit ou à un autre sans continuité ni franchement de logique qu'on puisse capter. Puis j'ai ensuite lu le côté nuit, "soirées", pour découvrir que les nuits en question s'intercalaient entre chacun des jours et apportaient de véritables explications aux événements des jours et au comportement des personnages. Cette fois, quelques intrigues parallèles prenaient véritablement forme, avec parfois un peu d'humour, un peu de grivoiserie et aussi une histoire policière. Rien de très surprenant ni d'original dans le fond, mais des histoires sympathiques qu'on s'amuse à déchiffrer d'une planche à l'autre, tandis qu'on fouille le décor à la recherche des personnages clés que l'on suit. Je reste cependant un peu circonspect sur la séparation jour/nuit de la structure de l'album qui oblige à passer d'un côté à l'autre de l'accordéon de manière pas toujours très pratique. Un album concept assez amusant et joli qu'on lit avec plaisir et qu'on garde comme un bel objet.

05/09/2013 (modifier)