Tranche-Trognes

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Les (més)aventures humoristiques d'un bourreau au Moyen-Age


Albums jeunesse : 6 à 10 ans La BD au féminin

En plein Moyen Âge, Tranche-Trognes exerce dans un petit village la profession de bourreau. Avec un nom pareil, ça tombe bien. Seulement cet artisan zélé joue de malchance et n'a toujours pas coupé une tête! Il faut dire que la belle sorcière Abigaëlle s'arrange pour saboter chacune de ses exécutions et faire de ce bourreau le dindon de la farce. Une comédie burlesque à l'humour tranchant, une incursion fantaisiste dans le folklore du Moyen Âge.

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2012
Statut histoire Histoires courtes 2 tomes parus

Couverture de la série Tranche-Trognes © Gallimard 2012
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)
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12/10/2012 | PAco
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Par Ro
Note: 3/5
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Tranche-Trognes est un bourreau médiéval persuadé d'exercer le plus noble des métiers, mais dont les maladresses et les échecs répétés font davantage de lui un personnage attachant et comique qu'une figure inquiétante. J'ai du mal à cerner le public cible de cette série. Le dessin, très aéré, rond et caricatural, donne l'impression de s'adresser aux enfants de moins de dix ans, tandis que le texte, certains jeux de mots et quelques gags plus caustiques semblent plutôt destinés à des lecteurs un peu plus âgés. On y trouve même par moments un humour qui parlera davantage aux adultes. Malgré ce positionnement un peu flou, j'ai trouvé l'ensemble plutôt plaisant. Le principal atout de la série est son ambiance. Bien que le héros soit un bourreau, il n'y a jamais de véritable torture ni de mort à l'écran. Tout est constamment désamorcé par l'humour, souvent contre la volonté du principal intéressé d'ailleurs. Tranche-Trognes est un personnage assez attachant : fier de son métier et convaincu de son importance, il accumule pourtant les maladresses avec une bonne humeur inaltérable. Il ne devient jamais ronchon ou amer malgré ses échecs répétés et conserve en permanence un enthousiasme communicatif. La série est construite sous la forme de chapitres courts, proches de petites histoires indépendantes, tout en conservant une certaine continuité d'un épisode à l'autre. Ce format fonctionne bien et rend la lecture légère et très fluide. J'ai souvent souri devant les situations, les personnages ou les dialogues. En revanche, j'ai rarement ri devant les chutes elles-mêmes. Les conclusions des histoires me paraissent souvent assez prévisibles ou basiques. À mes yeux, l'humour fonctionne davantage dans le déroulement des récits que dans leur punchline finale. Ce n'est donc pas une série hilarante, mais plutôt une lecture chaleureuse et sympathique qui entretient constamment une bonne humeur communicative.

08/06/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
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Marrant ce p'tit bourreau un peu concon :) Je caricature, mais bon, ici bourreau et bouffon ne sont pas loin. C'est d'ailleurs comme tel qu'il est perçu lors de son arrivée dans cette nouvelle ville où il s'installe pour officier... Ce n'est pas l'image rêvée, quand on cherche la reconnaissance et à inspirer la crainte, et ce n'est hélas que le début de ses déboires. Vous l'aurez compris, rien ne se passe comme prévu pour ce cher Tranche-Trognes. Et ces péripéties découpées en scénettes plus ou moins courtes sont assez sympathiques, même si elles ne m'ont pas fait franchement marrer. Après, je ne suis pas non plus le cœur de cible de ce genre de BD humoristique jeunesse, mais ça reste agréable à lire et découvrir. Car j'ai trouvé à ce premier tome du caractère, tant graphiquement que dans les personnages qui s'imposent petit à petit au fil des pages. Le Tranche-Trognes vaut à lui tout seul le détour. Tout de rouge vêtu, hyper expressif, il assure le spectacle à lui tout seul. Surtout que le découpage et le trait de Joëlle Passeron accentue ce côté hystérique du bonhomme. Si les autres n'ont pas son charisme, sa sorcière de dulcinée est quand même intéressante. Le trait simple et minimaliste rehaussé de couleurs en aplat contrastées et parfois acidulées, donne du rythme à tout cela de façon convaincante. Finalement, on s'y attache à ce bourreau !

12/10/2012 (modifier)