Loup (Les enfants rouges)

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Pour leur première collaboration aux éditions Les Enfants Rouges, Amélie Sarn, Eric Moréno et Marc Moréno nous parlent de Louis, victime d ’un attentat et obsédé par une question : Être un homme nous oblige-t-il à endosser la cruauté inhérente au genre humain ?


Bordeaux Terrorisme

Pour leur première collaboration aux éditions Les Enfants Rouges, Amélie Sarn, Eric Moréno et Marc Moréno nous parlent de Louis, victime d ’un attentat et obsédé par une question : Être un homme nous oblige-t-il à endosser la cruauté inhérente au genre humain ?

Scénaristes
Dessinateurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Mai 2007
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Loup (Les enfants rouges)
Les notes (3)
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07/08/2012 | Pasukare
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Par PAco
Note: 3/5
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C'est avec la réédition de 2018 que je découvre cet album préalablement publié par le même éditeur en 2007. Seul changement notoire à priori, l'absence de la couleur, surtout les tons rouges qui semble-t-il était les seuls utilisés de la façon si reconnaissable des frères Moreno que j'avais découvert avec la série Le Régulateur. Je ne sais pas si cela change ou non l'impression que laisse cet album après sa lecture, mais en tout cas ça fonctionne très bien, de façon percutante. Louis, jeune artiste en pleine ascension est victime avec sa sœur d'un attentant. Pas blessés physiquement, c'est psychologiquement qu'il s'enfonce petit à petit dans son syndrome de stress post-traumatique, l'entrainant doucement mais irrémédiablement vers l'autre côté qu'il tente pourtant désespérément de fuir. La violence devient son lot ; lui devient loup. C'est bien conduit, et cette descente aux enfers inexorable est finement amenée. On comprend bien comment s'opère ce processus à travers les rencontres plus ou moins heureuses qu'il va faire. En tant que spectateur on reste figé face aux scènes de violences qui surgissent au détour d'une planche, tout comme l'entourage de Louis qui essaye malgré tout de le sortir de là. Car ce qui ressort de cet album c'est cette faculté que chacun de nous peut avoir à basculer dans la violence. Etre loup ou agneau voilà le choix binaire qui finit par s'imposer... A moins que... Un album coup de poing que je serais curieux de relire dans sa version colorisée (3.5/5)

25/10/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
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C’est une histoire bien étrange qui raconte les souffrances psychologiques d’une victime d’attentat. Pour une raison qu’on ignore, il se voit avec une tête de loup. Il est vrai que l’homme est un loup pour l’homme. C’est le pire ennemi de son semblable. Il sera question d’un dédoublement de personnalité à la manière du film Fight Club. Bref, un procédé qui n’est pas nouveau. Il y aura forcément de l’agressivité mais tout ceci ne dépassera pas le cadre psychologique. Il ne s’agit pas d’une enquête visant à savoir qui est l’auteur de l’attentant en question. On dirait que ceci n’était qu’un prétexte pour explorer le plus profond de l’âme humaine. On se perdra facilement dans les méandres de cette pensée. Les situations semblent irréelles et à la fin, on ne sait pas vraiment ce qui se passe, si cette scène était le fruit de l’imagination ou pas. C’est plutôt bien dessiné. Pour le reste, je n’ai pas été convaincu par cette démonstration qui triture les méninges.

03/02/2014 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5
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Cette BD ne fait pas dans la dentelle, elle retrace le difficile parcours psychologique d'un homme (Louis) qui a été victime d'un attentat terroriste quelques temps plus tôt. Lui et sa sœur n'ont pas été blessés physiquement mais le traumatisme mental est bien là et le ronge petit à petit, faisant naître en lui des émotions tellement fortes qu'il ne se reconnaît plus. Au cours de cette période de doute, il va faire une rencontre qui va l'aider à y voir plus clair tout en l'entraînant sur une pente très dangereuse. Cette histoire est un fiction, mais l'auteur l'a écrite après avoir lui-même été victime d'un attentat en 1991 et après avoir également traversé une période de doute. Il y a beaucoup de violence dans cet album, on peut dire que "ça sent le vécu". Les chapitres successifs nous font vivre cette période par les yeux des différents personnages : Louis, sa sœur, son agent (Louis est un peintre en pleine ascension à ce moment-là) ou encore le SDF d'origine Serbe dont Louis va faire la connaissance et qui lui révélera beaucoup de choses sur la (sa) nature humaine, sur les loups et les agneaux qui constituent l'humanité. Les scènes se recoupent et s'entrecroisent, nous permettant ainsi de les voir avec à chaque fois des yeux différents. Le procédé est efficace. Graphiquement c'est également très réussi : un trait réaliste dans un genre de bichromie teintée de rouge. C'est tout à fait en accord avec le thème, tout en étant très esthétique. Dégotée par hasard à ma bibliothèque, cette BD est une vraie belle surprise.

07/08/2012 (modifier)