Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Pourquoi j'ai voulu détruire ce monde

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Deirdre quitte sa famille et le confort douillet de sa station spatiale, pour retrouver son amoureux avec qui elle entretient une relation à distance. Sa découverte de la Terre, berceau de l'humanité ne va pas se passer comme elle l'avait imaginé... Une histoire d'amour tragique sur fond de critique sociale, dans un style graphique rétrofuturiste inimitable signé Bicargo.


Deirdre quitte sa famille et le confort douillet de sa station spatiale, pour retrouver son amoureux avec qui elle entretient une relation à distance. Sa découverte de la Terre, berceau de l'humanité ne va pas se passer comme elle l'avait imaginé... Une histoire d'amour tragique sur fond de critique sociale, dans un style graphique rétrofuturiste inimitable signé Bicargo.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 19 Avril 2012
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Pourquoi j'ai voulu détruire ce monde
Les notes (2)
Cliquez pour lire les avis

14/05/2012 | Jetjet
Modifier


Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Je n'ai pas trop accroché à l'histoire et pourtant je trouve qu'il y a de bonnes idées dans cet album. J'aime bien les différentes couvertures éparpillées dans le récit et la société futuriste vue par l'auteur n'est pas dénuée d'intérêt, mais voilà malgré tous mes efforts je me suis ennuyé et je ne suis jamais rentré dans l'histoire. Je crois que le gros problème c'est que je ne trouve pas l'héroïne attachante et que son histoire d'amour m'a laissé complètement indifférent. De plus, si je ne trouve pas le dessin moche, j'ai un peu de difficulté avec ce style un peu trop particulier, mais c'est probablement parce que je ne suis pas habitué à ce genre de graphisme.

12/08/2013 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
L'avatar du posteur Jetjet

Peut être dans mon entourage un des seuls à avoir été épaté par ce fameux tome 0 de Metafukaz mis en scène en grande partie par Bicargo, nul doute que j’attendais sa véritable première œuvre avec impatience. Il va sans dire qu’avec un titre fleurant bon les films d’auteurs français plus la touche de folie habituelle des éditions Ankama, on ne sait pas réellement à quoi s’attendre avec les pérénigrations de Deirdre, charmante jeune fille vivant sur un satellite artificiel et curieuse de ce monde qu’on appelle La Terre où elle ne rêve que de rencontrer son contact virtuel Karl et de voir à quoi ressemble la mer… C’est sur un postulat aussi simple que naïf que Bicargo tente avec talent et tendresse de tisser une jolie odyssée sur un postulat de science-fiction qui n’est que prétexte à rêveries et espaces infinis… Car la terre décrite par Bicargo est étrangement très proche du monde que nous connaissons actuellement, loin des considérations technologiques fantasmées (les voitures ne volent toujours pas dans le ciel déplore l’héroïne) et le cout de la vie anéantit rapidement la touriste devenue pour le coup une immigrée en situation pratiquement irrégulière. Prétendre rencontrer son mystérieux amoureux va devenir un chemin de croix, il faut se lever, travailler pour financer un voyage qui la mènera de jolies rencontres au détour de la mer et d’une terre polluée et administrative pour lequel seul le fric règne et régit les lois, Bicargo aurait pu opter pour une méthode aussi cynique que sombre pour dresser une métaphore de notre société actuelle. A contrario, son esthétique lorgne pour l’espoir et la poésie sans écarter pour autant les sujets aussi graves que réalistes comme la fin inattendue qui demeure aussi apaisante que respectueuse. Pour ce faire, il utilise un graphisme très pop art rappelant autant Andy Warhol et ses Marylin qu’un esthétisme proche des années 50 mêlant graphismes carrés et kitsch mais toujours colorés et dépaysants. Diverses couvertures et couvertures régalent l’œil et rythment cette aventure légère aux couleurs délicieusement kitsch. Voici un excellent petit bouquin qui se lit peut être trop vite mais qui donne envie de croquer la vie à pleines dents et de profiter du moment présent sans négliger certaines étapes cruciales et cruelles. Bicargo a l’intelligence de ne pas juger ni de jouer aux moralistes ce qui donne encore plus de saveur au titre de ce joli album à posséder et à offrir. Merci.

14/05/2012 (modifier)