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La Nouvelle Orléans après le Déluge, A.D. (A.D.: New Orleans After the Deluge)

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

A.D. retrace l’itinéraire de sept personnes ayant survécu à Katrina.


Catastrophes naturelles Documentaires La Boite à Bulles Webcomics [USA] - Dixie, le Sud-Est des USA

A.D. retrace l’itinéraire de sept personnes ayant survécu à Katrina, le terrible ouragan qui a frappé la ville de La Nouvelle Orléans le 28 août 2005 et a laissé dans le sillage de ses vagues de 11m, de ses vents de 280km/h, pas moins de 1836 morts ainsi que des dizaines de milliers de sans abris. Si Denise, Léo, Michelle, Abbas, Darnell, Kwane et le Docteur ont donc survécu au drame, ils ont connu des fortunes diverses, sur place ou à l’extérieur… Mais aucun d’eux n’est sorti indemne de la catastrophe. Venu sur place en tant que volontaire de la Croix Rouge, le dessinateur Josh Neufeld a pris le soin de les écouter, a recueilli leur témoignage et en a tiré un roman graphique d’abord diffusé sur internet avant d’être publié en livre. Texte : Editeur.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 01 Décembre 2011
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Nouvelle Orléans après le Déluge, A.D.
Les notes (3)
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25/11/2011 | Alix
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Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

L'ouragan Katrina, je l'avais suivi à distance, sur internet, depuis la France. Je me souviens des digues qui avaient lâché, du Superdome qui abritait des réfugiés, des ravages sur la ville, des images satellite avant-pendant-après et de la polémique sur la gestion de la crise par l'administration Bush junior que je détestais presque autant que celle de Trump de nos jours. Mais en réalité, je n'avais qu'une vague idée de comment ça s'était passé. Ce comics nous permet de découvrir ces faits de l'intérieur en suivant le parcours d'une poignée d'habitants de la ville à l'époque, aux parcours variés. Certains ont fui la ville sans savoir ce qu'il allait advenir des biens qu'ils laissaient derrière eux, certains sont restés dans des quartiers sûrs pour simplement profiter ensemble d'un moment exceptionnel même si un peu dangereux, d'autres sont restés dans des quartiers plus risqués pour veiller sur leur propriété, à savoir ici une petite supérette, et enfin d'autres n'avaient pas d'autre choix que de rester chez eux car sans moyen d'aller ailleurs. Le premier chapitre est celui de la préparation tandis que l'ouragan se rapproche. J'ai aimé la tension qui y règne et cette impression de petite fin du monde. Le second est celui de la tempête elle-même et des effets immédiats du vent : impressionnant mais gérable pour la ville. Les choses sérieuses commenceront seulement ensuite, une fois l'ouragan passé, quand les digues vont finir par lâcher et par inonder la majorité de la ville. Et c'est là que le récit devient le plus édifiant et instructif. J'ai particulièrement été choqué de la manière dont les choses se sont passées au Superdome et je comprends franchement la réaction de colère et d'indignation qu'a pu subir la population face à la manière dont les choses ont été gérées par les autorités et l'armée. J'ai été un peu déçu ceci dit que le récit ne s'attarde pas davantage sur le sujet et indique comment les choses se sont terminées sur place. Car on saute ensuite au récit post-catastrophe des protagonistes une fois qu'ils ont finalement été évacués et les conséquences pour leur vie d'après : le retour sur les lieux de la catastrophe, la nouvelle installation sur place ou ailleurs, le traumatisme, etc... Cette partie là m'a moins intéressé. Dans l'ensemble un récit très instructif et bien raconté.

16/07/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Katrina a été l'une des pires catastrophes naturelles que les Etats-Unis ont connu ces dernières années. C'est l'une des plus belles villes américaine aux origines françaises qui a été sévèrement touchée. Ce one-shot est un témoignage qui retrace l'itinéraire de 5 familles qui ont connu des sorts différents. En effet, il y a ceux qui ont fuit la ville comme 90% de la population. Il y a également les 10% restants parmi les plus pauvres qui n'avaient pas les moyens de partir. C'est clair que des pays comme le Bangladesh connaissent des moussons et des inondations qui font plusieurs milliers de victimes et cela passe dans l'indifférence générale. Quand il s'agit des USA, tout le monde a le regard tourné. Il y a des injustices dans le traitement des médias et de l'attention qu'on ne pourra changer. J'ai su que l'administration Bush avait plutôt assez mal gérer les conséquences de cette catastrophe humanitaire. Je ne savais concrètement que c'était à ce point et que cela a entraîné la mort de rescapés qui n'avaient pas même pas de bouteille d'eau alors que l'armée circulait mitraillette à la main. Bref, cet ouvrage apportera un éclairage sans concession et sans parti pris sur ce nouveau déluge des temps modernes. Le style graphique proche de celui de Daniel Clowes ne m'a pas trop séduit. La narration est parfois indécise et beaucoup trop anecdotique. La colorisation manque. Malgré ces défauts, on sent que l'auteur a voulu retranscrire de manière honnête la réalité. Pour autant, j'espérais sans doute autre chose qu'un traitement documentaire sur le sujet.

11/11/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
L'avatar du posteur Alix

Un témoignage intéressant et accablant sur une des pires catastrophes naturelles de ces dernières années : l’ouragan Katrina. L’histoire est constituée de témoignages recueillis par un volontaire de la croix rouge présent sur les lieux. Le ton se veut neutre, les témoignages nous sont racontés sans embellissement ou dramatisation, mais comment ne pas accabler les autorités en voyant ces populations abandonnées et laissées pour mortes, sans rien à manger ni boire, au point de dépendre des vivres distribuées par les pilleurs, présentés ici comme sauveurs. Le dessin ne brille pas par son élégance, et la mise en couleur est complètement ratée selon moi. J’aurais largement préféré du noir et blanc, plutôt que ces aplats uniformes et criards. Un récit un peu trop académique dans sa construction, et manquant un peu de passion selon moi, mais qui accomplit parfaitement son rôle journalistique. Avis aux amateurs.

25/11/2011 (modifier)