Les Longues Traversées

Note: 3.17/5
(3.17/5 pour 6 avis)

Diego, le matelot à quai, et Théo, l'ancien marin apprenti écrivain, nous entraînent sur les quais du port de Lisbonne, à la poursuite de leurs rêves d'enfance, préservés dans leur mémoire ou abîmés par la vie.


Aire Libre Marine moderne Portugal

Diego, le matelot à quai, et Théo, l'ancien marin apprenti écrivain, nous entraînent sur les quais du port de Lisbonne, à la poursuite de leurs rêves d'enfance, préservés dans leur mémoire ou abîmés par la vie. Aux récits de voyages de Diego se mêlent les fantasmes d'écrivain de Théo, tous deux obsédés par le fantôme de femmes réelles, imaginaires ou disparues dont ils réveillent le souvenir au gré de leur conversations. De rêves chimériques en vraies blessures, Diego et Théo réinventent leur vie, dans l'attente d'un départ qui n'a jamais lieu. C'est le deuxième album de Bernard Giraudeau et Christian Cailleaux. Traversé par les thématiques chères à Giraudeau - la marine, le voyage, l'amour - cet album allie structure narrative solide, élan poétique et subtilité graphique.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 20 Mai 2011
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Les Longues Traversées
Les notes (6)
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15/05/2011 | Ro
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L'avatar du posteur Noirdésir

Mouais. Je ne ressors pas vraiment convaincu par ma lecture, première des œuvres de Giraudeau. J’ai même fini assez laborieusement l’album, décidé à voir où menait cette histoire, et si quelque chose allait la dynamiser, ou développer un aspect poétique, toutes choses qui manquent à cette histoire. Mais non, rien n’est advenu pour me faire changer d’avis. Rien de honteux, certes, mais j’ai trouvé l’ensemble ennuyeux. C’est un peu trop « littéraire », trop froid, on a du mal à entrer dans l’histoire. Une déception donc, mais qui ne tient peut-être qu’à mes goûts. A vous de voir. Ce n’est pas fait pour moi en tout cas.

05/05/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
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Homme libre toujours tu chériras la mer Ben voila je viens de fermer cette BD et pendant un peu plus d'une demie heure j'ai voyagé. Sa qualité première un texte ciselé emprunt de nostalgie, d'espoir , de rêves perdus, je ne peux m'empêcher de vous citer une phrase piochée au hasard mais qui à mon sens résume bien l'ambiance générale de ce récit: " La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent ". Mon seul regret le graphisme de C. Cailleaux qui bien que très propre manque d'un peu de souffle ce qui est un comble tant l'histoire notamment celle de Ines de Florès aurait mérité un traitement plus épique. Plus que sur la vie de marin c'est sur les ports que se concentrent les récits.Il est vrai que ces lieux sont souvent magiques, ils incarnent le voyage, l’ailleurs avec tout ce que cela sous entend. Une belle histoire qui fait voyager, à conseiller.

06/11/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

C'est vraiment le genre de roman graphique qui ne m'attire pas. Le dessin est pas mal quoique je ne sois pas un grand fan de ce style, mais le scénario ne m'a pas du tout intéressé. Je ne me suis pas attaché au personnage principal et ce qui se passe m'a semblé incroyablement banal et sans intérêt. Le pire est le coté poétique de l'ouvrage. Cela ne m'a pas du tout captivé alors que habituellement j'aime bien la poésie et pire j'ai trouvé que c'était même franchement lourd et ennuyeux.

28/01/2013 (modifier)
Par js
Note: 3/5

C'est indéniable, c'est une BD de qualité ! Les auteurs (dont le regretté Giraudeau) nous font voyager d'une façon très élégante et poétique. Je n'ai pas d'attirance particulière pour le milieu marin, mais ici, ce thème est bien amené et nous montre à travers une narration subtile et profonde, non seulement l'aspect voyageur du marin (partir d'un point A pour aller au point B en parcourant des eaux parfois tumultueuses), mais également l'aspect nostalgique d'un marin sur la terre ferme, ses attentes, ses envies, ses regrets, ses pensées... Notre personnage principal est attachant et humain. Les autres protagonistes apportent chacun une note personnelle agréable au récit. L'histoire mêle plusieurs récits, de façon habile et distrayante. Et au final, on peut dire que toutes ces histoires ont des points communs intéressants et l'ensemble ancre le lecteur dans un univers mêlant bateaux, amour, révolte, espérance, amitié, découvertes.... Cependant, certains passages m'ont lassés et j'avoue que la fin approchant, je n'ai pas réellement su tirer quelque chose de ce récit. La narration est surprenante et plaisante, mais à la fin de la BD, cela ne m'a pas suffit ; je m'attendais à autre chose peut-être.... Le dessin n'a rien d'exceptionnel au premier abord. Mais plus les pages tournent, plus chaque trait a son importance. Les décors sont réussis et chaque planche se laisse découvrir tranquillement. Les couleurs sont très variées et le rendu met parfaitement en valeur l'histoire. J'ai trouvé que Cailleaux a fourni un gros travail pour donner des planches simples mais intelligemment coupées et dessinées. Les Longues Traversées, un récit sincère, poétique et tout simplement beau ! Un dessin de qualité qui agrémente ce récit maritime. Cependant, une fois la lecture finie, le bon moment passé, pas plus.... Une BD à découvrir, peut-être pas à acheter...

23/11/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
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Moi qui partais avec un apriori assez négatif sur cet album, j'avoue avoir été séduit. Je ne suis pas vraiment fan des récits de marins, mais il faut reconnaître que Bernard Giraudeau avait du style. Car ce qui m'a marqué dans cet album, c'est la qualité de l'écriture. C'est ce qui m'a fait véritablement rentrer dans cette histoire et apprécier petit à petit le talent de Christian Cailleaux. Et si finalement, tout est plutôt planté aux abords des ports, que ce soit La Rochelle ou Lisbonne, l'ambiance si particulière de ces lieux et de sa ''faune'' finit par nous envouter. Personnages singuliers évoluant dans un écosystème particulier : les ports de Giraudeau sont chargés des sentiments qui composent l'âme humaine et sa destinée ; de l'amour à la haine, le raccourci est parfois sanglant. Une lecture plus qu'agréable et que je conseille fortement !

31/08/2011 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Note : 3.5/5 Contrairement à ce que laisse penser son titre, les Longues Traversées n'est pas un récit de marine et de voyages. C'est un récit sur les hommes revenus à terre, errant sur les quais, imaginant sans cesse un hypothétique retour sur les flots et rêvant de la femme idéale immanquablement inatteignable. Les voyages sont donc imaginaires mais la poésie n'en est pas moins présente. Théo est né à La Rochelle. Engagé dans la Royale à 16 ans, il quitte la marine quelques années plus tard et vivote de quelques écrits journalistiques. Jusqu'au jour où il décide de s'installer à Lisbonne pour écrire un livre sur une femme pirate portugaise ayant combattu par vengeance les autorités brésiliennes au XIXe siècle. Il y fait la rencontre de Diego, marin angolais désormais échoué sur les quais du port, et dans l'attente d'un lointain appareillage en tant qu'officier mécano. Une belle amitié se forgera entre les deux hommes, faite d’histoires de femmes et de marins, certaines réelles d’autres purement fictives, la limite entre les deux n’étant jamais bien nette. Un peu difficile à appréhender au premier abord, ce récit révèle son lot de force poétique et de beauté mélancolique. Le texte lyrique de Bernard Giraudeau accompagne chaque planche. Il le fait parfois par le biais de dialogues concis mais ayant du sens au-delà des simples mots utilisés. Et il le fait d’autres fois par de longues envolées lyriques joliment écrites quoiqu’un peu fastidieuses dans le contexte d’une bande dessinée. A ses côtés, le dessin de Christian Cailleaux sait se faire discret et en même temps charmer par l’esthétique de certaines cases et la force de grandes images de mers, de bateaux et de ports dans la nuit. Sur un rythme un peu inégal, parfois désenchanté, les auteurs nous livrent un blues de la mer et des hommes à terre. Malgré quelques légers décrochages, j’ai été touché par certains moments emplis de poésie. J’ai aimé la relation entre ces deux hommes et les femmes qui les entourent, cette ambiance de torpeur mélancolique, leurs récits d’aventure à la frontière du réel et de l’imaginaire. J’ai aussi aimé cette idée de la femme rêvée par les marins qui feront d’eux des hommes en permanence en instance de départ pour l’ailleurs. « Les hommes de mer aiment les filles de passage en rêvant à l’inconnue, la seule, l’unique, celle qui attend. Elle est la femme des nuits de quart, des longues traversées. C’est une compagne pour la mer. Sur terre, elle n’existe pas. On la devine. On ne voit que son ombre. Elle s’évanouit sans cesse. Elle n’est concrète que dans l’imaginaire. » Concrètement, cette bande dessinée ne plaira probablement pas à tout le monde car son rythme est lent et donne l’impression à la fois qu’il ne se passe rien et qu’il se raconte pourtant trop de choses différentes, comme si l’on ne savait pas où les auteurs voulaient en venir. Et effectivement, la fin laisse légèrement sur sa faim. Mais entre-temps les auteurs nous emmènent pour un voyage touchant dans l’imaginaire des hommes à quai et pour peu que vous y soyez sensibles, vous aurez peut-être la chance d’être emmené vers cet ailleurs idéal des marins.

15/05/2011 (modifier)