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Les derniers avis (96621 avis)

Couverture de la série Robin & Batman
Robin & Batman

Ce n’est pas l’univers de Batman qui m’a fait aller vers cet album mais le nom des auteurs (et les talents de vendeur de mon libraire). Des auteurs qui m’ont déjà bien souvent séduit grâce à leurs approches respectives : Jeff Lemire a l’art de construire des personnages brisés, proches de la rupture, Dustin Nguyen dispose d’une palette graphique très personnelle et chacune de ses planches ressemble à une peinture sans perdre de vue la lisibilité d’ensemble. Ceci dit, je ne suis pas du tout un spécialiste de Batman (soyons clairs : je n’y connais rien) et je craignais de tomber sur un album trop référencé. Heureusement, il n’en est rien. Ce récit se centre presqu’exclusivement sur les rapports difficiles qui unissent un très jeune Robin et un Batman extrêmement exigeant vis-à-vis de celui-ci. Bien sûr, il y a une histoire de superméchant à mettre hors d’état de nuire (un superméchant qui a de bonnes raisons d’en vouloir à Robin comme à Batman) mais la thématique centrale du livre tourne bien autour de la personnalité de Robin et de ses rapports difficiles avec son père adoptif. L’ensemble tient en trois chapitres. Ça se laisse lire sans m’émouvoir plus que ça. L’histoire tient la route, les personnages ont des comportements logiques. Les auteurs parviennent même à expliquer pourquoi le costume de Robin est aussi coloré ! Au final, cet album m’aura distrait, m’aura convaincu que j’ai décidément bien ces deux auteurs, mais ne sera pas parvenu à me donner l’envie d’explorer plus en profondeur l’univers de Batman.

27/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Sermilik - Là où naissent les glaces
Sermilik - Là où naissent les glaces

Cet album est extraordinaire. Extraordinaire car il nous relate la vie d’un personnage ordinaire animé par un rêve peu banal. Extraordinaire car il nous relate la vie d’un peuple ordinaire confronté depuis toujours à une nature extraordinairement inhospitalière. Extraordinaire car il nous relate la fin d’une civilisation, d’une culture, et la disparition de savoirs ancestraux au nom de la mondialisation et de l’uniformisation des modes de vie. Cet album est extraordinaire car il m’a ému comme peu y parviennent. Et puis il y a l’inventivité de Simon Hureau pour nous conter la destinée de Max, usant de narrateurs peu banals, employant un ton léger pour nous parler de choses parfois extrêmement sombres, dramatiques, déprimantes. Et puis il y a le fait que cet album nous présente un peuple extrêmement écologiste mais d’une écologie de terrain si éloignée de notre vision souvent trop idéalisée de l’écologie. Leur rapport à la chasse, les liens qui les unissent à leurs chiens, la violence de certains rapports de force choquent autant que la solidarité qui unit les membres de cette communauté, le respect et l’écoute de la nature dont ils font preuve fascinent. Et puis il y a ce personnage de Max, qui est allé au bout de son rêve et qui aujourd’hui transmet à son tour le savoir qui lui a été transmis à son arrivée. Enfin il y a le fait que cette histoire est réelle, qu’il ne s’agit en rien d’une fiction et qu’elle constitue un extraordinaire témoignage d’une culture appelée à disparaître mais pour laquelle certains se battent avec l’énergie du désespoir. Dois-je vraiment vous préciser que j’ai adoré ?

27/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Rasta
Rasta

Je découvre ces auteurs avec cet album, dont la couverture m’a fait penser à celle de Contrapunktiques (Tot / In Vitro) de Marc Caro. Je pensais donc y trouver un travail à la carte à gratter, mais pas du tout ! Le dessin intérieur est même très différent de celui de la couverture. C’est un dessin en Noir et Blanc usant de hachures, d’un trait rageur (un peu de Buzzelli parfois), assez fin, mais globalement inégal et pas toujours réussi. Les courtes histoires regroupées dans cet album se déroulent dans un décor urbain, à Marseille, où nous suivons Rasta, jeune homme vivant un peu en marge. Les personnages que nous croisons, blousons noirs, dealers, usent de combines pour vivre, alors que les beaux quartiers – entre aperçus lors d’une fête dans laquelle Rasta et quelques amis tentent de s’incruster, sont très éloignés (dans tous les sens du terme). Cela ressemble à ce que les Humanos pouvaient publier, du moins pour l’ambiance et le cadre général, mais j’ai trouvé que cela manquait de dynamisme, cela ronronnait trop. Rasta lui-même n’a pas une personnalité suffisamment forte pour captiver les lecteurs. Une lecture pas inintéressante, mais loin d’être indispensable. Note réelle 2,5/5.

27/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Reste-t-il du miel pour le thé ?
Reste-t-il du miel pour le thé ?

J’ai eu du mal à entrer dans cette histoire. Je crois même n’y être jamais totalement entré. La faute d’abord au dessin de Patrick Lesueur. Je ne dirais pas qu’il est mauvais, mais ce n’est pas vraiment mon truc. Je l’ai trouvé un peu statique, et les têtes de ses personnages ma paraissaient parfois bizarres ». Mais l’histoire elle-même ne m’a pas captivé d’entrée. Dans les premières scènes, il y a une véritable cacophonie, plusieurs dialogues s’entremêlent, et je crois que je suis resté sur cette impression, peinant à comprendre ce qui se passait. Et, lorsque cela s’est éclairci, eh bien j’ai trouvé l’intrigue un peu quelconque, avec un rythme lent et une histoire pas si fouillée que ça. C'est un polar qui se déroule dans la Californie des milieux littéraires et cinématographique des années 1950, avec un petit chantage autour d’un film coquin. Du déjà-vu donc. Et surtout, sur ce canevas de départ, Ellroy a fait des choses bien meilleures ! Bref, je suis resté sur ma faim. Note réelle 2,5/5.

27/06/2022 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Cadres noirs
Cadres noirs

Un bon premier album, l'inconvénient des séries est qu'il faille attendre des plombes pour en avoir la suite. Je n'ai pas lu le roman de Lemaitre mais j'ai vu la série avec Cantona donc je suis un peu familier de la vie de cadre en ressources humaines au chômage du personnage de Delambre qui sombre dans une spirale pour trouver un emploi. Il finit par accepter des emplois bien peu qualifiés par rapport à son profil. Il va tout faire pour décrocher un job à sa hauteur répondant à une annonce bizarre où on lui propose une simulation de prise d'otages. Et il se prépare à l'entretien d'une bien étrange façon. L'album est composé par flashbacks car on sait dès le début que ses actions l'ont conduit en prison. Ce qu'on veut savoir c'est le cheminement qui l'a conduit à en arriver là. Le dessin est assez conventionnel et sans surprise. Ensemble pas mal en attendant l'histoire complète.

27/06/2022 (modifier)
Par Titanick
Note: 3/5
Couverture de la série Puisqu'il faut des hommes
Puisqu'il faut des hommes

Les séquelles de guerre, ici celle d’Algérie, sont un sujet difficile. Séquelles pour les combattants, vaincus ou vainqueurs d’ailleurs, mais ce ne semble curieusement pas le propos principal ici. Comme une impression que c’est pour ceux qui sont restés dans leur village que les esprits ont le plus souffert. Tant de gars du village ne reviennent pas de la guerre, mais Joseph est revenu, intact, planqué qu’il était en poste dans les bureaux des états-majors. Alors ça fait grincer des dents, même au coeur de sa famille. Surtout que c’est son frère qui a dû assumer la charge de l’exploitation, et, ironie du sort c’est ce dernier qui se retrouve handicapé à cause d’un accident de tracteur. Sincèrement, le pitch de départ était des plus intéressants, mais j’ai à peu près le même ressenti que Ro et j’ai trouvé trop de défauts dans cette histoire… l’impression que c’était maladroitement raconté. Le Joseph en question n’est pas crédible. Trop parfait de bout en bout, il subit les pires affronts stoïquement, on dirait presque qu’il en redemande. On a envie de le secouer pour le faire réagir. Et les circonstances sont curieuses aussi. L’histoire des courriers perdus, ne paraît pas imaginable non plus. J’ai du mal à croire qu’il n’y avait aucune communication entre sa fiancée et lui, même par le biais des échanges avec sa famille. Il n’empêche que ça devait refléter une certaine réalité, pas seulement pour cette guerre d’ailleurs. Parmi les « héros » revenant du front, suivant comment leur engagement a été perçu de leurs proches restés au village, certains devaient faire l’objet de rancune ou de jalousie. Le retour à la vie normale devait être semé d’embûches. L’histoire se laisse lire quand même. C’est juste que c’est à la fois trop et trop peu. C’est dommage, parce que vraiment avec ce point de départ, traité autrement, pour moi ça aurait pu être bien mieux. Surtout que le dessin n’est pas désagréable et pouvait apporter beaucoup à l’ambiance. Entre deux et trois étoiles.

27/06/2022 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Noir burlesque
Noir burlesque

Cela fait un bail que je n'avais pas lu d'album dessiné par Marini. Je dois dire que ça en jette, très belle ambiance de film noir, USA années 1950. Seule la couleur rouge dont la chevelure rousse de l'héroïne, Caprice, dénote dans ces planches en noir et blanc. Tous les poncifs du polar sont là, la femme fatale, le gang de malfrats, le héros cambrioleur et vrai tombeur qui a disparu plusieurs années et a une dette à rembourser, l'ami d'enfance devenu flic. Hommage manifeste à ce genre, ce premier tome n'a pas de grande surprise et pose les personnages. Mais la fin laisse augurer de certains rebondissements, en tout cas elle est suffisamment alléchante pour donner envie de s'y pencher malgré le classicisme de prime abord de ce scénario.

27/06/2022 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Fumier !
Fumier !

Un album assez drôle de M. Lécroart. Il - on suppose que c'est lui - est interviewé par une journaliste - qu'on espère fictive - pour savoir comment fait-il pour produire et vivre de ces merdes, le mot est de lui. Un Patte de Mouche qui a pas mal de dialogues et d'une bonne densité, même si j'ai eu une petite impression que ça tournait en rond pour meubler les 24 pages sur cette idée simple. L'auteur aimant bien les contraintes, il redessine planche après planche la même scène avec les deux protagonistes, dégradant de plus en plus en plus son dessin. Jusqu'à finir à quelque chose évoqué dans le titre, qui prend alors un double sens, et boucle la boucle. Bien vu.

26/06/2022 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série L'Œuvre-piège
L'Œuvre-piège

Encore une fois un album de la collection Patte de Mouche qui doit composer avec la contrainte de ce format très petit et seulement 24 pages. Et ici une page sur deux est du texte quand l'autre est dessinée, toujours fort bien si on adhère au style de M. Mathieu. C'est un écrivain qui réalise son grand œuvre, et tous ces livres sont vendus. Incroyable, jusqu'à ce qu'une séance de dédicace lui révèle la vérité. A réserver aux fans avant tout, de l'auteur et de cette collection. 1 minute de lecture.

26/06/2022 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Pointillés dans la nuit
Pointillés dans la nuit

Voici un petit album de Patte de Mouche dessiné par Baladi et accompagné de Carola Caggiano que je ne connais pas mais dont cela semble la première incursion dans le domaine de la bande dessinée. Cela commence par deux personnages admirant la voûte étoilée, jusqu'à ce qu'une ligne de points lumineux formant des pointillés bien trop réguliers pour être naturels s'immisce dans le champ visuel. Et là Elon Musk débarque. J'ai trouvé ça assez inattendu de voir surgir cet homme qui est après tout devenu un symbole de la pop culture avec tous ses projets fous dont celui de Starlink pour donner accès au monde entier à Internet. Va-t-il arrêter de polluer notre rêverie astrale avec ces satellites et voitures lancées sur des fusées ? Au-delà de cet effet de surprise c'est une lecture assez anecdotique dont on retient pas grand chose et souvent le travers de ces petits albums.

26/06/2022 (modifier)