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Les derniers avis (93785 avis)

Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Adelin et Irina
Adelin et Irina

Voila une série qui m'a surpris, et qui a quelque chose qui retient mon attention malgré les petits défauts que j'y ai notés. C'est un premier tome prometteur ! J'ai découvert en créant la fiche série que c'est un crowfounding sur Ulule qui a permis la publication de cette BD. Et j'en suis très content, parce que pouvoir laisser aux lecteurs le choix d'une BD avant sa publication et soutenir un auteur, c'est peut-être une nouvelle façon de publier qui permettra enfin de faire court-circuit aux grandes sociétés de publication, remises aujourd'hui en cause avec la crise que traverse la Bande-dessinée. Mais je m'égare ... La BD est un pur plaisir humoristique dans un univers de médiéval fantastique joyeusement léger. Mais la BD prend le temps de développer quelques petites pistes d'histoire, pas des plus passionnantes, mais permettant de lire avec un grand plaisir tout en rigolant un bon coup. Parce que oui, cette BD est avant tout humoristique, même si le ton oscille un peu avec l'aventure épique. Le personnages d'Adelin est un joli prétexte à dérouler une histoire où les surprises ne sont pas légions, mais dont le ton me plait. C'est avant tout une bonne manière de mettre en scène une inversion des codes : les femmes dominent (avec tout un jeu visuel sur le BDSM ou les codes de fantasy-héroïque détournée ...), elles sont complètement bourrin et absolument pas cérébrales, le barde qui chante faux et est esclave adore servir sa maîtresse ... C'est jouissif de voir le détournement parfois assez fin qui est organisé. Les personnages sont génialement campés pour le coup : entre la maître d'armes totalement dévouée, la noble duelliste hors pair, les méchants très méchants... C'est assez jouissif de voir cet ensemble très simple sans être simpliste et de suivre leurs évolutions. Les histoires sont assez courtes pour ne pas s'ennuyer, et bourrées de petites références amusantes. Ce n'est pas de la parodie, ni de la satire, mais on a quelques petites touches de références qui viennent se glisser, et qui ajoutent au plaisir de la lecture. Le double niveau apporte un intérêt pour les adultes, quand l'histoire semble plutôt faite pour la jeunesse. Le dessin est pas mal, dans le ton du récit. Ne vous attendez pas à quelque chose qui révolutionne le genre du médiéval fantastique, mais il a quelques petites trouvailles qui sont pas mal. En définitif, je suis assez sous le charme de cet opus très simple mais qui a de belles qualités. J'ai envie de découvrir la suite, et rien que pour cela je recommande la lecture. Mise à jour après lecture du tome 2 : Ma bonne impression reste, aucun doute ! Le deuxième tome est encore plus barré, j'ai l'impression que l'auteur s'est lâché pour l'histoire. On a le droit à une sacrée histoire, bien menée et sans temps mort, émaillée de nombreuse blagues parfois sorties de nulle part. C'est drôle, menée avec une certaine maitrise niveau histoire. J'ajouterais que le deuxième tome laisse entrevoir un certain détournement des codes du genre, entre hommes et femmes, et ça m'amuse beaucoup de voir comment cela est amené dans le récit. Bref, une bonne découverte que j'aime beaucoup !

17/02/2020 (MAJ le 28/10/2021) (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Udama chez ces gens-là
Udama chez ces gens-là

Encore une BD que j'avais oublié de commenter, mais qui m'a assez peu marqué au final. J'aime bien Zelba, que je connais depuis son blog-BD de la grande époque des blogs. Depuis, j'ai lu plusieurs de ses créations et j'aime beaucoup le trait qu'elle a. D'autre part, elle a une façon de parler de sujets assez originaux, souvent avec un point de vue que j'apprécie beaucoup puisqu'elle aime réfléchir et ne pas faire dans le manichéisme primaire. C'est un peu ce que nous avons ici : une histoire explorant un couple qui se sent déliter dans le temps. En engageant une nounou qui devrait simplement veiller sur leur fille, la famille va être perturbé jusqu'au point culminant. Mais, finalement, j'ai surtout retenu de cette BD une inversion des rôles de la victimes : les femmes sont mises en avant par rapport à leur travail ou leur actions, tandis que l'homme semble plus diminué dans sa position dominante. Sans être allé jusqu'à un pamphlet, on a un certain message sur les classes sociales, mais aussi sur les rapports hommes-femmes dans la modernité du couple, et la BD semble volontairement rester ambiguë sur le message. Est-ce bien ou mal ? Rien n'est dit, nous avons seulement l'histoire. Bref, l'intrigue a quelque chose d'intéressant à la lecture. Cependant, j'avoue n'avoir pas été plus conquis que cela. Peut-être parce que j'ai trouvé l'intrigue un peu trop linéaire et que je n'en ai pas gardé grand chose au final. Je ne sais pas trop, mais j'aime bien sans pouvoir en dire plus. Cela dit, je ne déconseille pas cette BD, elle a des atouts et je trouve que Zelba a quelque chose qui invite à découvrir ses autres volumes. Je m'en irais découvrir cela bientôt !

28/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Mitterrand et ses ombres
Mitterrand et ses ombres

Mitterrand est un personnage central de la cinquième République, et de l’histoire française de la seconde moitié du XXème siècle. Cet album tente de nous livrer quelques clés pour le comprendre, pour comprendre comment il s’est glissé dans le costume que nous lui connaissons. Mais ce qui fait l’originalité de cette histoire, c’est qu’elle se concentre sur une courte période, charnière dans la carrière politique de Mitterrand, mais aussi dans celle de notre Histoire et de nos institutions. En effet, c’est Mitterrand lui-même qui raconte à une jeune journaliste, sur sa « fin de vie politique », des événements s’étant déroulés dans les années 1950, entre la fin de la guerre d’Indochine (1954) et l’arrivée de de Gaulle au pouvoir. L’essentiel tourne autour de trois affaires. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le cynisme est ici utilisé à forte dose ! Que ce soit pour Mitterrand lui-même, que l’on voit carriériste, calculateur, plein d’ambition, dans une quatrième République qui, par les incessants changements d’alliance et de gouvernements qu’elle a connus, fut propice à toutes les magouilles et autres « arrangements », mais aussi pour les Gaullistes (mention spéciale à Debré qui, si les faits sont avérés, se révèle être un ignoble salaud). On retrouve ici, dans la plongée dans un panier de crabes, ce que Cher pays de notre enfance avait montré pour une période postérieure (justement sous les années de Gaulle). Au sortir de la lecture de cet album, on a la confirmation que Mitterrand est un animal politique, avec tous les défauts que cela comporte. Un homme à femme aussi, tant la fréquentation de ses maitresses semblait l’occuper. Par contre, l’idée de démocratie, d’idéal politique, ou même simplement de confiance en une parole publiquement énoncée n’en sort clairement pas renforcée. La narration est fluide, factuelle (même si une petite connaissance des arcanes politiques de l’époque aide à apprécier cette « histoire »). Il aurait aussi été judicieux de mettre en annexe une chronologie, et une bibliographie pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances des faits évoqués. Le dessin est lui aussi relativement efficace et fluide, mais il est plus inégal, en particulier pour la ressemblance des personnages avec ce que nous connaissons d’eux. Il est aussi un peu statique (mais l’abondance du texte ne lui laissait pas trop de marges).

28/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Moon Lake Trails
Moon Lake Trails

J’ai vraiment eu du mal à finir cet album, au point de survoler les dernières pages. Rien d’horrible ou de repoussant pourtant. Mais c’est juste que rien ne m’a captivé, je me suis ennuyé en le lisant. Le dessin est ultra simple, une sorte de trait enfantin, brouillon et maladroit. Pourquoi pas ? Mais là où d’autres albums indé arrivent à me faire passer outre un dessin disgracieux, ça n’a pas été le cas ici. En effet, les tranches de vie, les petites histoires, sortes de souvenirs d’enfance regroupés dans cet album m’ont paru creux. L’impression qu’il ne se passait rien. D’ailleurs je remarque que c’est la troisième fois que j’emploie le mot rien depuis le début de cet avis, ce qui n’est pas bon signe, et ce qui n’est sans doute pas un hasard, tant ce mot résume mon ressenti : cet album est vide, ou alors quelque chose m’a échappé.

28/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Montagnes russes
Montagnes russes

Nous suivons les déboires d’un couple, Jean et Aimée, qui essaye sans succès d’avoir un enfant, tandis qu’en parallèle Aimée, qui s’est liée dans la crèche où elle travaille avec Charlie, une jeune mère de trois enfants, semble reporter ses désirs d’enfants sur le plus jeune d’entre eux. L’intrigue alterne entre espoirs et déceptions face aux tentatives avortées d’avoir un enfant, et les relations ambigües entretenue entre Aimée et Charlie, qui menacent la vie de couple et professionnelle d’Aimée. Gwénola Morizur (que je découvre avec cet album) nous montre une histoire d’amour forte (le couple résiste aux frustrations aux allures de séisme des tentatives infructueuses pour avoir un bébé), histoire en partie inspirée par des amis de l’auteur. Mais aussi une amitié décalée, un peu toxique, entre Aimée et Charlie. Je mets trois étoiles, car c’est globalement bien fichu, la narration est fluide (un petit air de Zidrou je trouve d’ailleurs), comme le dessin, qui est agréable et efficace. Mais je ne suis pas forcément le cœur de cible de ce genre de roman graphique, peut-être un peu trop sirupeux à mon goût, je ne sais pas. Note réelle 2,5/5.

27/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Un certain climat
Un certain climat

Dargaud publie ici un recueil des dessins de Pétillon parus dans le Canard Enchainé, lui qui y a trainé quelques temps sa vision caustique de la société. Si l'ensemble est inégal et forcément un peu daté pour certains sujets, je l'ai trouvé intéressant, car l'humour de Pétillon, sans être hilarant, est globalement réussi. Il pointe très bien par sa dérision et son humour gentiment noir les travers des médias, de l'actualité et des dirigeants politiques. Surtout, au lieu d'apparaitre dans l'ordre chronologique de leur publication dans le journal, ils sont déclinés dans un ordre alphabétique. Si cela fait peut-être perdre une certaine cohérence, cela a le mérite d'éviter au lecteur toute lassitude, les sujets se succédant dans leur grande variété. Un dessin épuré et efficace (conditions nécessaires pour trouver sa place dans la presse, en particulier au Canard enchainé, qui s'est fait une spécialité de ce genre de choses), et une petite relecture de ces dernières années, voilà un album qui mérite un petit coup d'oeil, même si une lecture par petites tranches est à privilégier. Note réelle 3,5/5.

27/10/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Dernier souffle
Dernier souffle

Cette bd est née le 4 août 2018 avec le ressenti de Thierry Martin de lâcher prise. Pour cela il va publier un dessin par jour sur son Instagram et de fil en aiguille ses deux cents dessins vont former ce magnifique album. Nous avons là un bel objet au format italien, lequel vient se glisser dans un superbe étui et ainsi pouvoir se placer sans problème sur une étagère de la bibliothèque. Une narration faite d'un dessin par planche qui aide à s'imprégner de cette atmosphère pesante qui suinte tout le long du récit. Une narration muette qui accentue cette sensation de grand vide de la forêt enneigée. Scénario bâti au fil de l'eau mais qui tient la route. Une traque Impitoyable et violente sous forme de vengeance. Passons au point fort de ce one shot : le dessin. Un trait gras, tantôt fouillé tantôt minimaliste mais d'une beauté à couper le souffle. Un noir et blanc sublimé par des tons bleus/gris. Un noir crasseux. La forêt est lugubre et sauvage. Les visages semi-caricaturaux sont expressifs. Les personnages ont des gueules à faire peur. Bref, je suis là, caché derrière un arbre à regarder impuissant cette tragédie. Une lecture rapide mais j'en ai pris plein les yeux avec de nombreux arrêts sur images. Je ne peux que vous recommander ce voyage au fin fond d'une forêt où le silence règne

27/10/2021 (modifier)
Couverture de la série La Guerre de Catherine
La Guerre de Catherine

Une BD sans vice ni vertu, un 3/5 tout à fait mérité. Graphiquement c'est plutôt joli, avec un trait simple et des couleurs pastelles. Les images de Paris à la fin ont un bon rendu. Par contre je trouve que les phylactères prennent parfois beaucoup de place dans certaines petites cases. Un point négatif est que parfois, certains personnages enfantins ont des têtes trop grosses. Pour l'attrait global et le scénario, le déroulement de l'histoire, ça a un peu été les montagnes russes. J'ai commencé un peu froid: ah, encore une BD sur la guerre...(c'est difficile de faire original en la matière), et ah, encore de la pub pour le féminisme... Finalement, au gré des pages qui défilaient, je me suis attaché aux personnages et à leur devenir. Malheureusement, on sent, et on comprend après coup en lisant la postface et le 4e de couverture, que c'est un roman qu'on a essayé de condenser pour en faire une BD. Du coup, le rythme et les transitions sont parfois trop abrupts. A un moment, quand Catherine/Rachel arrive chez les résistants dans les pyrénées, je suis retourné en arrière pour voir si je n'avais pas loupé un passage! Mais non...Tout s'accélère et les relations entre les personnages deviennent superficielles et bâclées, on appuie sur avance rapide pour pouvoir boucler le tout et que l'album ait la taille convenue. De plus, cette histoire tend à devenir répétitive avec cette jeune fille qui doit fuir constamment. J'ai donc vu après lecture que c'est l'adaptation d'une histoire vraie. C'est sympathique de voir les photos des protagonistes à la fin, ça rajoute une dimension affective, c'est touchant. Malheureusement cette lecture ne me laissera pas un souvenir très marquant, pour les raisons citées plus haut.

27/10/2021 (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5
Couverture de la série Skybourne
Skybourne

L'univers des super héros ne m'est pas familier et ne m'attire a priori pas. Mais je suis tombée par hasard sur les avis précédents, émis par des personnes qui me semblent avoir très bon goût. En plus, la légende arthurienne s'immisce dans l'affaire. La couverture est jolie, au vu de la galerie la dame n'a pas l'air du genre docile, elle me plaît bien... Du coup, je me lance. Ehhh bien cet opus n'est pas mal du tout. On ne peut pas nier, il y a de l'action, ça décapite à tout va, ça saigne, ça gicle, c'est réussi. L'histoire ne déroge pas à la règle de l'antagonisme du bien et du mal mais est menée plutôt avec brio, avec l'action qui avance crescendo. J'aurais bien aimé quand même avoir un peu plus de détails sur les différentes créatures de l'histoire, comment elles en sont arrivées à se retrouver là. Ça m'a laissée un peu sur ma faim, j'aurais voulu que ce soit un peu plus développé, il y avait de quoi faire à mon avis. Moi qui ai toujours en tête le cliché du gars timoré en costume mais qui se dote d'yeux laser dès qu'il enfile son slip par dessus son collant, j'avoue que là, ça change et ça me donne un peu l'envie d'explorer un peu plus avant cet univers. J'espère que les auteurs en ont fait d'autres du même tonneau, j'aime bien le dessin en plus... J'hésite entre 3 et 4 étoiles. Allez, va pour 4.

27/10/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Commode aux tiroirs de couleurs
La Commode aux tiroirs de couleurs

La Commode aux tiroirs de couleurs est l'adaptation du roman éponyme d'Olivia Ruiz, inspiré de sa propre biographie familiale. C'est l'histoire de la grand-mère espagnole de la narratrice qui, avec ses deux sœurs, a été envoyée vivre en France à la fin des années 30 par leurs parents républicains au moment où les troupes de Franco ont pris définitivement le dessus. Décidée à devenir française et indépendante, elle conserve malgré tout des racines espagnoles fortes ainsi qu'un trouble besoin de vengeance envers les fascistes qui ont causé la mort de ses proches. C'est sa vie, depuis les années jusqu'aux années 70 que nous allons suivre, en plusieurs étapes clés qui sont comme autant de souvenirs tirés d'un tiroir de la fameuse commode qu'elle a léguée à sa petite fille. Je craignais que le récit s'attarde trop sur l'exode des républicains espagnols et leur difficile réinsertion en France, sujet que j'avais déjà vu traité bon nombre de fois dans plusieurs BD assez récentes : j'avais peur d'une redite. Mais cette thématique n'est abordée que durant le premier chapitre de l'album qui ensuite taille son propre chemin, ce chemin que la jeune héroïne indépendante va se choisir. C'est un parcours de vie intéressant qu'elle a eu, ainsi que ses proches. Il est composé de quelques drames ainsi que de décisions assez fortes. Sa relation avec sa fille et son mari notamment est assez particulière. De même que son retour temporaire en Espagne et les raisons qui l'ont amenée à le faire qui est un passage assez marquant au cœur de l'album. J'ai par contre été un peu surpris de ne voir absolument pas mentionnée la seconde guerre mondiale comme si l'Occupation n'avait eu absolument aucun impact sur la vie de l'héroïne. Le dessin est très agréable, avec des couleurs douces et chaudes. J'ai toutefois regretté la trop grande similitude entre les apparences des personnages féminins, m'amenant à les confondre facilement, d'autant plus quand les années passent et qu'on doit redécouvrir qui est qui. J'ai trouvé cette lecture plaisante. Je m'y suis pas ennuyé et j'ai découvert un personnage intéressant ainsi qu'un parcours familial assez notable pour mériter d'être raconté. Il m'a manqué toutefois un ressenti plus fort au niveau de l'émotion car le rythme narratif est un peu trop rapide pour bien s'attacher à l'héroïne. Il n'y a que le retournement de situation inattendu au moment de la naissance de la petite fille de l'héroïne qui m'a pris par surprise et m'a touché, comme il toucherait n'importe quel parent sensible. Et la fin est assez jolie également. Mon opinion envers cette BD oscille entre le Pas Mal et le Franchement Bien, mais je trouve après coup qu'elle a moins marqué ma mémoire qu'elle aurait pu le faire au vu du fond de son histoire. Je reste donc sur une note simplement moyenne.

27/10/2021 (modifier)