Les derniers avis (99385 avis)

Couverture de la série Mortelle Adèle
Mortelle Adèle

Quand j'ai découvert le contenu de "Mortelle Adèle" je suis un peu tombé de ma chaise. Le succès commercial de cette série est tellement imposant que je suis très déçu de ce que proposent les auteurs-rices. J'ai beau être très loin de la cible, j'ai tout de même un avis sur ce que lisent mes enfants. Je n'ai rien aimé de la proposition des auteurs. Nous avons une succession d'histoires de quatre à cinq cases remplies de méchanceté et de dialogues style punch lines . Cela réduit le développement de la pensée à un degré zéro. C'est probablement d'une efficacité redoutable , fait pour être retenu sans effort et très vite reservi en cours de récré . Les valeurs proposées sont tellement négatives à mon goût que j'ai subi la lecture comme du harcélement de méchanceté et de stupidité. Le graphisme est à peine meilleur. Des décors inexistants, des gestuelles théâtrales, figées et qui se répètent à l'envie. La mise en couleur va dans le même sens d'économie de moyens. Pour moi cette série est un sommet de médiocrité qui a atteint le somment des ventes.

07/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Ariol
Ariol

Je ne connaissais pas cette série pour enfant et c'est par hasard que j'ai emprunté quelques exemplaires à ma bibliothèque. J'ai cru à la vue des couvertures à une histoire style "Peppa Pig" pour des enfants assez jeunes. En effet le graphisme animalier que propose Marc Boutavant me rappelle beaucoup l'univers de la famille Pig. Mais la comparaison s'arrête là car les scénarii des histoires courtes d'Ariol sont d'un humour et de thématiques d'un âge plus avancé. C'est même tout à fait lisible pour des adultes. Ce n'est pas forcément ma lecture Jeunesse préférée mais je trouve cette série d'un bon niveau de dialogue et thèmes. Le graphisme est simple et efficace. Les exteérieurs me rappellent un peu l'univers Tom Tom et Nana et les personnages animaliers sont vraiment sympathiques, bien travaillés et variés. Les histoires courtes ont du rythme et pas mal de diversité. Une lecturejeunesse vraiment agréable. 3.5

07/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Carnets de Cerise
Les Carnets de Cerise

J'ai découvert cet immense succès de Joris Chamblain et Aurélie Neyret après la lecture de leur excellente série Lulu et Nelson. En toute confiance j'ai acheté les cinq tomes et au départ j'ai été un peu déçu. À tel point que j'ai interrompu ma lecture pour ne la reprendre que plusieurs mois plus tard. Avec le premier tome j'avais l'impression de retrouver les codes de Lou avec moins d'humour et une psychologie plus sommaire. Quant au tome 2 , il m'a rendu le personnage de Cerise vraiment antipathique: petite fouineuse, menteuse et presque manipulatrice . C'est tout ce que je déteste dans la personnalité d'une personne. Heureusement Joris propose un scénario qui joue avec les défauts de Cerise en les mettant en évidence et souvent en confrontation avec les points de vue de sa maman ou de ses copines. C'est à partir du tome 3 que je trouve le scénario vraiment très bon. L'introduction des blessures d'enfance qui expliquent les comportements et les conflits Cerise/maman et qui sont distillés avec intelligence et justesse au file des tomes 3 et 4. C'est vraiment très bien pensé. Le tome 5 donne la clé du personnage de Cerise que je pourrais relire d'un autre oeil. Autant dire que si chaque opus se présente comme un one shot, la série est subtilement construite sur une progression psychologique qu'il est bon de suivre. Le scénario met en avant des relations inter générationnelles fortes , ce qui est un autre atout de la série. C'est le graphisme d'Aurélie Neyret qui m'a permis de surmonter ma réticence du tome 2. J'aime son trait rond, ses expressions fortes et la vie qu'elle donne aux enfants. Ses extérieurs et ambiances sont vraiment bien travaillés et j'ai beaucoup aimé me retrouver dans le zoo ou le manoir. C'est original, coloré et pittoresque . Le découpage est moderne et les grandes planches apportent un surcroi de poésie à la série. En conclusion mon intérêt pour la série a été crescendo au fil des tomes avec un trou sur le 2. Cette très bonne série nécessite une vue globale de la personnalité des personnages pour être appréciée à sa juste valeur. Le scénario est donc franchement bon très bien soutenu par un beau graphisme qui plaira aux enfants et à leurs parents.

07/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Cartland
Cartland

Je n’ai lu que les 8 premiers tomes mais j’en garde un très bon souvenir de jeunesse. Sans atteindre les sommets du genre, cette série n’en reste pas moins agréable à suivre et mérite le coup d’œil pour les gros amateurs de western. A mes yeux, Jonathan Cartland se place comme un alternative heureuse à Blueberry ou Buddy Longway, les auteurs s’en inspirant pas mal pour leur création. Nous aurons droit à des aventures en un tome menées par un dessin (et couleurs) qui ne cessera de s’améliorer au fil des parutions. Le ton et le fond des histoires vont vers la tolérance et le héros m’est apparu fort attachant (avec sa moustache blonde), il doutera et évoluera, un côté humain appréciable. Chaque album lu m’aura bien marqué, je trouve que la série prend son envol à compter du 3ème. Une série tout à fait recommandable et injustement méconnue, elle fait son âge mais elle n’a pas à rougir honteusement face à d’autres classiques comme Comanche ou Durango. Et je la préférais grandement à Mac Coy ou Nevada Hill qui partageaient la même collection.

07/02/2023 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Thorgal Saga
Thorgal Saga

La série Thorgal est celle qui m'a fait découvrir un nouvel aspect de la bande dessinée. Habitué aux Tintin, Astérix et Gil Jourdan, je crois avoir dévoré les 15 premiers volumes de la série chez ma sœur au début des années 90. Depuis, j'ai acheté régulièrement les albums jusqu'à "Aniel" qui , après beaucoup d'albums faibles voire très faibles, m'avait déçu. Finalement, on m'a offert les suivants et j'ai donc continué cette série (le dernier "Tupilaks" étant particulièrement indigeste). Alors quand j'ai vu que Robin Recht nous proposait son propre Thorgal, je n'ai pas hésité. J'avais adoré son style dans "le troisième testament-Julius". Évidemment je me suis précipité sur l'édition augmentée qui présente au lecteur un double avantage: un grand format et un papier de qualité supérieur (je passe sous silence les "bonus" assez décevants hormis la reprise de la superbe couverture de l'édition courante). Le dessin de Recht est tout simplement magnifique. Quant au scénario, un voyage dans le temps grâce à l'anneau d'Ouroboros, il nous permet de voir la confrontation entre un Thorgal vieillissant et un Thorgal jeune et fougueux, En empruntant des éléments à "l'enfant des étoiles" et "Alinoë", Robin Recht nous a concocté le meilleur des albums de la série depuis des années (bien que cette aventure doit être considérée comme un album à part de la série). Pourtant, j'ai quelques regrets sur cet album. Avec 108 pages, je pense que le récit aurait gagné en intensité en réduisant la longue marche à la recherche d'Aarica (un peu trop longue à mon goût), qui a comme principal intérêt de nous faire découvrir un Thorgal diminué physiquement, et j'ai un peu tiqué sur la violence des combats, qui n'entre pas dans l'univers de Thorgal (Dorison s'y était frotté avec "le feu écarlate", mais ça n'avait pas pris à mon goût). Et puis pourquoi ne pas avoir conservé la superbe couverture de l'édition courante qui nous rappelait celle de "l'enfant des étoiles". Sinon, c'est un sans faute pour Robin Recht, avec un album qui mêle à la fois de l'action, de la réflexion et une forte dose de nostalgie et d'émotion, une fois le livre fini. Le final est en effet surprenant, mais quelle conclusion!

07/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Blanc autour
Blanc autour

Comme pour Le Singe de Hartlepool, Lupano s’empare ici d’une affaire réelle, la remet sous la lumière, pour en stigmatiser les aspects les plus révoltants, pour dénoncer une forme absurde de la bêtise humaine – là aussi le racisme. L’album nous permet de redécouvrir ce racisme enraciné dans la société américaine, y compris comme ici dans ce « Nord » pourtant abolitionniste – la fin de l’esclavage ne signifiant pas du tout l’égalité réelle des droits, on l’a bien compris. L’album m’a surtout permis de découvrir une femme (et son père) à la personnalité très forte, une enseignante qui va se battre pour faire entrer dans son école des jeunes femmes noires (le sexisme s’ajoutant alors au racisme pour choquer la bonne société locale). S’ensuit un long et violent combat, opinion publique, justice et « gros bras » s’entendant pour faire pression sur cette femme, Prudence Crandall, dont l’attitude courageuse et digne préfigure quelques autres figures de la lutte pour l’égalité des droits – lutte qui, hélas, aux États-Unis mais pas que, est encore à poursuivre. La narration est assez simple, mais efficace, ça se lit facilement. Et ce d’autant plus que le dessin de Fert apporte une touche presque enfantine, féérique, en tout cas « enchante » presque la noirceur du propos. J’avais au départ peur que ce dessin – très beau au demeurant – ne soit pas adapté à ce genre de récit, mais finalement ça passe. On peut juste regretter une fin un peu abrupte. Mais le dossier final complète bien la lecture, il est instructif et bien fichu. Une lecture recommandable en tout cas.

07/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Presque maintenant
Presque maintenant

Cyril Bonin nous présente là un énième triangle amoureux. Une jeune violoniste rencontre par hasard deux jeunes étudiants colocataires (un chercheur en biomédical, et un étudiant en lettre). La suite est assez classique, trop dans ce domaine, Bonin ne renouvèle rien. Par contre, ce récit qui sent le déjà vu en sort pour deux raisons. D’abord le dessin et la colorisation, qui sont – comme la plupart du temps avec cet auteur – très beaux. En tout cas j’aime bien ce travail. Ensuite, parce que Bonin double son intrigue avec un autre sujet, qui prend peu à peu le pas sur les relations entre les trois jeunes gens. Notre étudiant en médecine a développé des nano pilules, qui permettent de mieux surveiller sa santé, de mieux maîtriser ses « données », voire de mieux gérer son « espérance de vie ». Il va peu à peu devenir maniaque, ne pensant plus qu’à ça, ne vivant plus en voulant vivre plus vieux et mieux. Cela va envenimer ses relations avec sa femme… Du coup l’histoire est un peu déséquilibrée, et je pense que Bonin aurait pu centrer l’intrigue uniquement sur ce second aspect, en le développant, le reste étant finalement inutile. Plusieurs trucs m’ont aussi chiffonné. L’insolente et facile réussite des trois jeunes gens dans leurs domaines respectifs. Et la rapidité de la conclusion – une sorte de happy end un peu bancal. Mais ça reste quand même une lecture agréable.

07/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Le grand A
Le grand A

Les auteurs brossent le portrait d’une région, en même temps qu’ils expliquent le développement d’une grande surface, dans le Nord de la France, en en présentant les causes, mais aussi les conséquences, économiques, sociales et politiques (cette région est devenue un des fiefs du FN/RN). C'est aussi l'occasion de petites leçons d’économie pas trop rébarbatives. Si l’album prend parfois des airs de réquisitoires – on sent bien les opinions des auteurs, et l’enquête pourrait paraitre à charge – j’ai bien aimé cette lecture. Qui ne m’apprend pas grand-chose sur les grandes lignes, mais qui est intéressante pour la sociologie locale. Les auteurs connaissent leur sujet, on sent le travail de préparation, de recherche (travail confirmé par le dossier final. On devine aussi pas mal de choses vécues, autobiographique (Loyer est originaire de la région, peut-être Bétaucourt, je ne sais pas). Les auteurs ont pas mal publié – ensemble ou séparément – des albums engagés, plein d’empathie pour les ouvriers, et très critiques contre ceux qui les exploitent. On n’est donc pas étonné du sujet et du ton employés ici. La lecture de ce documentaire est fluidifiée par une narration agréable, autour de quelques personnages récurrents, de scènes dialoguées. Et le dessin de Loyer, très simple, est aussi très efficace. Bref, un documentaire bien fichu, une lecture recommandée si le sujet vous intéresse. Note réelle 3,5/5.

07/02/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série L'Amour est une haine comme les autres
L'Amour est une haine comme les autres

Une lecture pas désagréable. L'amitié impossible entre deux hommes, un blanc et un noir dans les années 30/40 dans l'Etat de Louisiane où la ségrégation fait toujours rage. Un thème fort pour un résultat en demi-teinte, l'histoire n'est pas innovante et les personnages sont stéréotypés, et manquent de charisme. La narration ne fait pas dans le mielleux mais les nombreux clichés et les invraisemblances ne rendent pas service au récit. De plus l'histoire manque de profondeur et on en devine facilement la fin. Dommage, il y avait pourtant du potentiel. Le style semi-réaliste de Marty est efficace mais il ne m'a pas transporté dans cette Louisiane de la première partie du XX° siècle. La mise en forme reste classique, par contre un bon point pour les couleurs 'chaudes'. En conclusion, un album qui se laisse lire, mais qui sera vite oublié. Note réelle : 2,5.

07/02/2023 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série La Légende des nuées écarlates - Izunas
La Légende des nuées écarlates - Izunas

J'avais lu il y a longtemps La Légende des nuées écarlates et en avait gardé un bon souvenir, l'an passé dans notre festival du Pellerin j'ai eu l'occasion de rencontrer la dessinatrice d'Izunas, Carita Lupattellli qui s'est collée au dessin en remplacement de Saverio Tenuta. Et quel remplacement! Haut la main!, elle ne déchoit en rien, tout au contraire, son trait et ses couleurs sont tout simplement magnifiques. J'avais trouvé le dessin de Tenuta un poil figé, mais alors ici que ce soit dans les scènes de combat où celles plus oniriques qui mettent en scène les peuples des kamis, c'est du grand art. Profondeur de champ, mouvement tout est un régal pour les yeux. En ce qui concerne le scénario j'avoue qu'au départ il m'a un peu perdu, il a fallu que je fasse un peu de gymnastique mentale pour retenir tous ces noms à consonances japonaises et à deux ou trois reprises j'ai du faire un retour en arrière pour bien tout comprendre. Ce mélange d'aventures dans un Japon médiéval fantastique est de très hautes tenues avec un scénario un poil alambiqué au démarrage que fait très vite oublier le dynamisme de l'histoire magnifiée par un dessin plus que talentueux. PS pour Spooky; Carita Lupattelli n'est pas la compagne de Saverio Tenuta, j'ai demandé à la demoiselle, elle était en février 2022 célibataire.

07/02/2023 (modifier)