Les Contes de Mortepierre

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 2 avis)

La jeunesse de Florie, héroïne de Mortepierre.


Les Roux ! Sorcières

Florie, une petite rouquine d'à peine 10 ans, est crainte dans son village de Mortepierre. Les gens l'appellent la renarde et lui prêtent maintes pouvoirs terrifiants. Mais ont-ils tort de se méfier? Et ne mériterait-elle finalement pas les bûchers de l'Inquisition? Ville de Mortepierre. Une bande de malfaiteurs est à la recherche d’un homme nommé Tanazol. Le mystérieux coffret qu’il détient semble être l’objet de toutes les convoitises. Curieusement, Florie décide de lui venir en aide. Ils s’aventurent alors au plus profond de la forêt où ils se retrouvent bientôt prisonniers d’un arbre gigantesque peuplé par des lutins belliqueux. Les pouvoirs de la jeune rouquine et l’aide providentielle de personnes extérieures leur seront heureusement d’un grand secours…

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 2004
Statut histoire Série abandonnée (Spin-off de Mortepierre) 2 tomes parus
Couverture de la série Les Contes de Mortepierre
Les notes (2)
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29/01/2005 | Glorf
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Mes amis vous le confirmeraient sans doute : il suffit qu’apparaisse dans mon champ de vision une jeune fille (ou, mieux encore, une jeune femme) rousse aux yeux verts pour que je perde une bonne part de mes capacités de jugement. Oui, mais, bon, il y a quand même des limites ! Les contes de Mortepierre illustrent la jeunesse imaginaire de Florie, une sorcière alors excessivement douée que l’on retrouvera « amoindrie » dans « Mortepierre ». Selon les auteurs, cet étrange phénomène est dû au fait que les sorcières perdent leurs pouvoirs pour les récupérer un peu plus tard. Mettons ça sur le compte d’une adolescence perturbée et n’en parlons plus. La série multiplie les raccourcis faciles et les incohérences. Pourtant, les albums se lisent sans peine. C’est principalement dû à l’élégance du trait de Christian Verhaeghe, un trait que je trouve très abouti quoique fort conventionnel dans le petit monde de l’Héroïc-Fantasy à l’européenne. L’artiste respecte les règles du genre lorsqu’il s’agit d’illustrer la chaumière d’une sorcière ou le délirant arbre refuge de lutins. Ses scènes d’action sont dynamiques et ses personnages sont joliment croqués. Tout cela manque peut-être de personnalité, mais on ne peut nier la qualité d’ensemble. Par contre, les scénarios, comme je l’ai dit, multiplient les maladresses. Pour exemple, au début du premier récit, Florie se réfugie en compagnie d’un brigand dans le socle d’une statue. Celle-ci s’enfonce du fait de l’apport pondéral des deux personnages, ce qui leur permet de se soustraire au regard de leurs poursuivants. Comment la statue remonte ensuite pour leur permettre de s’extraire de leur refuge demeure à ce jour un mystère … Le plus absurde reste cependant que Florie évite d’utiliser ses pouvoirs en public, alors que tout le monde semble être au courant de ses dons de sorcière. Brice Tarvel ne semble vraiment pas capable de jongler avec les contraintes causées par ses postulats initiaux, et patauge donc régulièrement dans l’incohérence la plus totale. Le problème, c’est que c’est le lecteur qui se ramasse le coup de massue. Dommage, car les intrigues, pour conventionnelles qu’elles fussent, n’en sont pas moins plaisantes et auraient pu donner naissance à des récits autrement prenants. Mais il aurait fallut pour cela éviter d’utiliser un personnage aussi défini que Florie, au profit d’une nouvelle héroïne vierge de ce si encombrant futur.

11/08/2009 (modifier)
Par Glorf
Note: 3/5

La mode des spin-off de séries à succès n'a pas épargné Mortepierre. On ne peut pas dire que celle-ci soit de mauvaise facture, mais il y a quand même un goût de facilité et de peu de créativité. On passera la pirouette vraiment trop facile qui consiste à dire : Ok, Florie n'était pas au courant de ses pouvoirs dans le tome 1 de Mortepierre, c'est-à-dire à l'âge adulte alors qu'elle s'en sert allègrement en étant enfant ! Mais ça c'est normal, il est bien connu que les sorcières perdent la mémoire de leurs pouvoirs magiques en devenant adultes... Bon si on veut... (Je ne suis quand même pas bien convaincu). Et comment une sorcière qui se sert de ses pouvoirs en public de façon si démonstrative ne finit-elle pas sur un bûcher? On la menace bien, on lui dit de pas le faire, mais au final tout le monde est au courant, mais personne ne semble l'être au final ?!? Ca doit encore être les effets de la perte de mémoire au moyen âge... En dehors de ces quelques pirouettes scénaristiques peu convaincantes, il s'agit d'un bon petit conte médiéval "sympathique". On regrettera les dessins de Momo mais Verhaeghe s'en sort quand même très bien. Reste à voir ce que deviendra cette série. Je regrette quand même que cette série soit inspirée de Mortepierre, elle aurait gagné en crédibilité à n'être qu'une nouvelle série anonyme racontant l'enfance d'une petite sorcière. Mais là où elle aurait gagné en crédibilité elle aurait perdu en publicité et en lecteurs... On ne peut pas tout avoir... :(

29/01/2005 (modifier)