Les Feux d'Askell
Askell est un mode d'eau pourvu de très nombreuses îles. Des personnages très différents les uns des autres vont partager une aventure de tromperies, de massacres, d'idées et de trouillardises. Une aventure originale.
Christophe Arleston Séries hélas abandonnées Soleil Vieux gréements
Dans un mode où l'eau est omniprésente, Cybil, une danseuse sexy, et DaoX'ian le mercenaire, se rendent hors la loi grâce à la fois mauvaise fois d'un aubergiste et de, feux, ses hommes de main. ALors qu'ils sont à la recherche de l'onguent sur le port, crême dont la composition n'est connue que par les apariteurs (3 familles de l'île de vocable) et la propriété est d'accélérer le processus de cicatrisation des plaies, ils sont rejoints par Brumaire courte dague, voleur, dont le dernier exploit n'est rien d'autre que le vole du parchemin sur lequel est inscrit la composition de l'onguent des mains des pretres dont l'un d'eux a rencontré un poignard. Pour fuir ils ont besoin d'un bateau. C'est alors que surgit maître Keresquin de villoque, poête pédant et (il faut le dire) pas bien apprécié, ainsi que son mousse Tittle, jeune homme courageux. Cybil, Daox'ian et Brumaire proposent alors à Keresquin de payer leur voyage en contre-partie de leurs services : une danseuse et deux hommes de main. Dans un premier temps les personnages se rencontrent pour notre plus grand plaisir. Chacun nous montre un aperçu de ce qu'il sait faire (danser, tuer, voler, se faire siffler, se débrouiller comme un homme). Pendant ce temps la famille d'apariteurs qui avait demandé à Brumaire de voler le parchemin décide de le lâcher, ce dernier tue alors le premier fils de la famille. Au cours d'une représentation de Kerespin dont le public ne demande qu'à voir Cybil, Brumaire jongle avec ses poignards au second plan. Un milicien présent dans le public reconnait le type de couteau et notre équipée est obligée de quitter la ville sur les chapeaux de r...ames. En fin de parcours un petit problème tout de même : le bateau de maître Kerespin est arrêté par la milice du port. Le père de la famille des apariteurs apprenant la mort de son premier fils et la capture des aventuriers envoie son second fils récuperer les prisoniers auprés de la milice pour les tuer. Celui-ci n'étant pas très débrouillard se trouve victime d'un chantage que lui fait Brumaire. Nos amis passent alors en jugement devant les 3 familles d'apariteurs et une cour de pretres. La sentance tombe : les hommes vont s'embarquer sur un bateau chasseur de skorill (poisson gigantesque qui entre dans la composition de l'onguent) et Cybil va rentrer au service des pretres pour satisfaire leurs goûts pour les femmes. En montant sur le bateau le capitaine leur fait avaler un "compagnon", c'est un petit animal qui, s'il n'a pas sa dose de calmant, se met à manger son hôte de l'intérieur. Il a besoin de sa dose 2 fois par jour. Au moment du départ du bateau, arrive Cybil pour satisfaire l'équipage, les pretres ont oublier que les femmes ont des dents et qu'elle savent s'en servir ! Dans un second temps les compagnons essaient de s'enfuir du bateau, ils profitent du décarcassement d'un skorill et de l'attaque de ses congénères pour s'eclipser. Pour cela ils mmontent des animaux de mer domestiques. Ils arrivent tant bien que mal sur l'île de Vocable ou ils vont voir les pretres pour leur demander le remède. Une fois ce détail rêglé ils partent à bord du bateau de Kerespin qui était resté au port. Au cours de leur traversée survint une tempête. Le bateau est très endommagé et Cybil tombe à l'eau. Les 4 survivants sont recceuillis sur une atole oû le maître des lieux leur donne des soins, de la nourriture et effectue les réparations du bateau. En échange de ses services il leur annonce que tout ceci est payant et ils n'ont pas un sou. Pour rêgler leurs dettes ils vont chercher du corail dans les profondeurs de la mer. Esclaves de la malchance ils ont droit de temps en temps à la visite d'un bateau à périp...putes. Surprise Cybil a été retrouvée par le propriétaire de cette humble demeure et leur est présentée. DaoX'ian monte la voir dans sa chambre. Celle-ci ne comprend rien à ca que lui raconte le mercenaire car elle a été droguée.
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Editeur
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Genre
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Public
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Type
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| Date de parution | Juillet 1993 |
| Statut histoire | Série abandonnée (faut pas réver, on aura jamais le T4...) 3 tomes parus |
© Soleil 1993
02/10/2001
| Ottonegger
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Les avis
Une série que j’ai découvert sur le tard (fin 90s) et que je n’ai jamais possédée mais qui se laisse bien lire, même encore aujourd’hui. Je suis un peu ennuyé pour ma note, je trouve qu’on est sur du pas mal culte, du coup 4* pour faire une côte mal taillée. Seulement pas mal parce que bon, il faut pas se mentir, c’est détente mais loin d’être indispensable. Un univers Fantasy bien mis en place et qui plaira en priorité à la gente masculine, Cybil l’héroïne possède quelques atouts que les auteurs ne se privent pas de nous montrer. Autour d’elle gravitera un groupe limite caricaturale pour le genre : le guerrier, le voleur, le barde et le jeune pousse. Bref de l’aventure classique et pas prise de tête, c’est surtout superbement mis en images, mention pour les couleurs et les couvertures. Et enfin culte car si la série n’amène rien de novateur pour un lecteur de 2024, ça n’était pas le cas à l’époque de sa sortie. Comme le souligne Ro, nous sommes avant Lanfeust de Troy, Arlerston lance alors sa marque de fabrique qui fera son succès, de l’aventure humoristique un peu franchouillarde. Les 3 tomes parus se tiennent plutôt bien à ce niveau, il y a encore un côté frais qui s’en dégage, nous ne somme pas sur le sentiment d’overdose des dernières productions du scénariste. Et toujours culte car malgré l’abandon de la série (le dessinateur s’étant depuis tourné vers Trolls de Troy), cette série n’a pas cessé d’être rééditée sous forme d’intégrale et de continuer à exister (respect pour son bel âge). Le tome 4 est même devenu source de gags dans le milieu, je me rappelle encore de sa sortie annoncée ou couverture dans certains Lanfeust Mag d’avril. Donc voilà une série pas bien sérieuse et agréable, je suis déçu sans vraiment l’être de la voir abandonnée (même si au fond de moi, j’y crois toujours ;) vas-y J-L lâche un peu tes pinceaux des Trolls qui s’enlisent trop et reviens à tes premiers amours -^^ Dans ma petite tête, Les feux d’Askell continuera à jouir d’une belle aura, une sorte de légende dans le monde du 9eme Art, un peu comme « "Le dernier loup d’Oz" » mais ça c’est une autre histoire.
Quand j'ai lu cette série, j'étais un grand adolescent et je suis tombé immédiatement sous le charme de cet univers maritime, ces îles illuminées quand se couche le soleil, cette ambiance... Club Méditerrannée géant, un peu. J'étais transporté dans ce monde marin excellement mis en image par Mourier et ses couleurs directes intenses. Au bout de quelques pages, j'étais embarqué par les aventures mouvementées de la petite bande de héros et par le ton léger et humoristique avec lequel elles étaient narrées. A cette époque, Lanfeust de Troy n'était pas encore sorti et c'était donc un coup d'essai d'Arleston dans ce ton et ce type de fantasy légère qui n'existait pas vraiment encore. Et c'était un coup de maître car on était emporté par l'action tout en souriant et en riant régulièrement. Sans parler forcément du côté sexy de Cybil qui attirait forcément l'attention des lecteurs mâles adolescents. Les premiers pas d'une recette qui allait ensuite faire le succès d'Arleston et des productions Soleil et Delcourt de l'époque, mais aussi une série charmante, amusante et exotique dont j'ai amèrement regretté qu'elle soit abandonnée après trois tomes seulement.
Bien avant Lanfeust il y eut Les Feux d'Askell, avec cette série inachevée (mais pourquoi s'être arrêté en si bon chemin) un grand nombre de lecteurs découvraient un style d'Héroic-Fantasy décomplexé, qui ne se prenait pas la tête et qui sans les renier jouait avec les codes en utilisant l'humour. Et les dieux savent que l'humour ne fait pas franchement partie des codes du genre. Alors, si vous en avez un peu marre des jeux de mots un brin foireux de Lanfeust et autres Trolleries il est bon de se replonger ou de découvrir cette série. La troupe de héros est originale, composée de personnages emblématiques que depuis on a vu fleurir ici ou là pour le meilleur et parfois pour le pire. Cette série, même inachevée, est agréable à lire, le rythme est soutenu et si l'ensemble est assez convenu cela reste une référence dans le genre. En ce qui concerne le dessin, il est juste parfait et ne se résume pas qu'aux courbes de Cibyl. Notons également le soin apporté aux couleurs qui éclatent vraiment quelle que soit l'ambiance du récit. Un incontournable de l'Héroic-Fantasy à la française.
Ces aventures maritimes fantastiques et burlesques ont été publiées juste avant Lanfeust De Troy, utilisant de ce fait, quelques codes d'heroic fantasy pas encore trop usés en 1993, qui deviendront ensuite trop clichés à cause des séries de fantasy lancées dans le sillage de Lanfeust. Ici, l'équipe hétéroclite constituée par les héros principaux (un mercenaire trapu, une danseuse érotique, un filou habile au lancer de couteaux, un pédant rimailleur et un mousse astucieux) était donc suffisamment originale pour susciter l'intérêt du lecteur. Je ne sais pas si on peut qualifier vraiment ce récit de fantasy, c'est un peu inclassable comme genre, l'univers est riche, inventif, plein de bonnes idées, le monde d'Askell est un monde liquide entouré d'îles, et si on veut vraiment y voir de la fantasy, c'est une fantasy inhabituelle où l'eau joue un grand rôle, car la fantasy a bien plus souvent pour décor la forêt ou la montagne. Ici, le décor donne donc un aspect très original à cette aventure. Les personnages sont consistants et chacun joue son rôle, sauf peut-être Keresquin qui n'est parfois guère utile aux autres ; son personnage est souvent aussi insupportable que celui de Cybil est agréable à regarder, elle se dévoile sûrement un peu trop gratuitement, mais elle est active et ne se contente pas de jouer la potiche de service. L'humour qui pourrait gâcher toutes ces péripéties s'incruste parfaitement et ne déborde jamais, sans oublier quelques scènes bien saignantes dues à la grosse hache de Dao X'ian. Tout ça est bien distrayant, embelli par le dessin superbe et fluide de Mourier qui avec la couleur directe offre un rendu très esthétisant, bien plus joli que ce qu'il fait sur Trolls De Troy. Aussi, la frustration n'en est que plus grande lorsque les auteurs ne donnent pas suite après le tome 3, gâchant ainsi non seulement un potentiel assez riche, mais surtout en se foutant des lecteurs qui se sont engagés dans cette histoire, attendant de façon hypothétique un tome 4 annoncé qui ne viendra jamais ; c'est un mépris caractérisé du public.
Que diantre la couleur directe est belle ! Evidemment cette technique prend plus de temps et nécessite plus de précautions que les productions nombreuses de héroic fantasy que l’on voit aujourd’hui, mais j’ose espérer qu’un jour nous aurons la fin. Côté dessin c’est tout simplement sublime, je pense que c’est ce qu’il y a de plus réussi dans le style : personnages sublimes, décors riches et magnifiques, couleurs bien choisies que ce soit dans la lumière, l’ombre, l’eau ou la terre. Je pense que nous avons ici le plus beau en termes de dessin sur un scénario type heroic fantasy. Côté scénario justement, c’est là que le bas blesse un peu. Car honnêtement c’est très simpliste dans la mesure où toute situation critique va être sauvé soit par le dénudage de la jolie fille brune (jolie c’est un moindre qualificatif), soit par la grosse hache du gros aventurier (ou les couteaux de l’habile voleur ce qui revient au même). Tout se finit donc en baston tout le temps avec du sang partout, après avoir eu des poses explicites et où tout se voit de la part de l’héroïne du groupe (et quand je dis tout c’est tout !). Ceci dit on adhère au scenario, la constitution du groupe est bien les aventures sont rondement menées et bien scénarisées, même si tout çà est bien simpliste avec des personnages aux caractères caricaturaux. Au final le 5 pour le dessin et le 3 du scénario donne un 4 qui ne veut pas dire grand-chose : attendez vous à des dessin somptueux avec une histoire sympa, mais pas inoubliable. Côté achat, voyez si votre douce (/doux) verra Cybil (/les mâles) comme une concurrente déloyale ou pas !
Depuis tout le temps que j'en entendais parler de cette BD, j'ai fini par la lire. Mon verdict est sans appel: c'est franchement bien! Suis-je pour autant un adolescent attardé en mal d'amour parce qu'il y a une héroïne qui montre un peu trop ses attributs? Sincèrement, je ne le pense pas. Je dirai: enfin de la BD adulte loin des Atalante et autres compagnies... :8 Cette BD est superbe d'inventivité. On suit véritablement l'aventure avec un grand "A" plongé dans cet univers marin fascinant. C'est très bien dessiné et les cadrages sont plutôt judicieux. C'est du haut de gamme. Alors pourquoi je ne conseille tout de même pas l'achat? Parce qu'en qualité de collectionneur, je déteste tout ce qui est inachevé (déjà que je me suis un peu forcé pour la lire). Que les auteurs terminent cette histoire et je reviendrais conseiller l'achat! Quand on songe que Mourier a préféré dessiné Trolls De Troy, c'est vrai que j'avoue ne pas comprendre un tel choix artistique. Cette BD a bien plus de potentiel.
"Les Feux d’Askell", de l’heroic fantasy où le charme de l’héroïne vous laissera pantois. Arleston nous dépeint un univers aquatique où l’homme vit sur des archipels et se déplace d’île en île par bateau. Et c’est dans ce monde, qu’une danseuse exotique, accompagné d’un guerrier, d’un voleur, d’un troubadour et son valet, vivent des aventures mêlant humour, violence et érotisme (sans non plus tomber dans le graveleux et l’horreur). Le scénar est vraiment bien écrit, pour moi, c’est passé comme une lettre à la poste, j’ai tout lu d’une traite sans me forcer. Le dessin en couleurs directes de Mourier est tout bonnement magnifique. La mer est d’un bleu de toute beauté, les bateaux sont admirablement réalistes, et Cybill… Ah Cybilllllll !!!... :8... Ses formes sont tellement avenantes quelles font passer toutes les pins up de Playboy pour de vulgaire faire valoir. De plus le dessin ne cesse de s’améliorer au fil des trois tomes parus. Acheter les tomes 1 et 2 qui forment un cycle complet. Pour le 3 faites comme bon vous semble mais sachez que certains attendent une "pseudo hypothétique" suite depuis des lustres.
Excellent ! :D C'est de l'heroïc fantasy melant grosbillisme et érotisme, tout pour me plaire ^___^ hum ... Les dessins et couleurs directes de Mourier arrachent bien, ce type est vraiment un dessinateur de talent ! Cette BD c'est une des meilleures d'Arleston, après "Lanfeust de Troy". Vivement la suite, si suite il y a un jour !
Une très bonne série. Dommage qu'elle soit inachevée, sinon j'aurais sûrement mis 5 étoiles. Le dessin est superbe, beaucoup mieux que dans "Trolls de Troy" à mon avis. C'est dommage que les auteurs aient délaissé cette série au profit de Trolls. Même si on retrouve des éléments de la recette d'Arleston, cette série me semble destinée à un public plus adulte, de part certaines de ses scènes un peu crues.
C'est une série que je lis et relis régulièrement. Très chouette. :) Le scénario est sympa, l'héroïne est "mignone comme tout", les persos sont attachants et la mise en couleur est très réussie. Le seul bémol est que le premier volume est sorti en 93, suivi d'un volume par an (il y en a 3), et que depuis 95 on attend la suite intitulée "La Princesse sans mémoire"... Dommage, l'impatience a fait place à la résignation, encore dommage. :)
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