Adam et Elle

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

L'histoire d'un homme en rivalité avec lui-même. L'histoire d'un el dorado féminin.


École européenne supérieure de l'image La Comédie Urbaine

Adam sort d’une rupture amoureuse difficile. Du coup, pas de prise de tête : il « profite », comme on dit. Il va de fille en fille, au gré des soirées. Parmi ces nanas avec qui Adam se comporte plus ou moins élégamment, il y a Juliette. Juliette est prête à laisser de l’espace à Adam, à ne pas trop lui en demander. D’abord circonspect, Adam se laisse embarquer dans une nouvelle relation amoureuse prometteuse. Pourtant, les peurs d’Adam finissent par prendre le dessus : peur d’être déçu, d’être trahi, peur de souffrir. Il imagine alors un plan un peu étrange : tenter de séduire Juliette en se faisant passer pour un autre... Gwen de Bonneval et Michaël Sterckeman font leur entrée dans la collection 1000 Feuilles avec Adam & Elle, diptyque sur les errements psychologiques et amoureux d'un jeune citadin.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Janvier 2013
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus

Couverture de la série Adam et Elle © Glénat 2013
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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29/06/2026 | Noirdésir
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La présentation de l’éditeur met en avant une proximité avec la Nouvelle vague cinématographique. Pourquoi pas ? On peut y retrouver certaines préoccupations de Rohmer, autour des relations amoureuses. Ou aussi une certaine vision cruelle du couple selon Chabrol. Toujours est-il que nous suivons – au milieu d’autres personnages, un couple nouvellement formé, sur des bases pas forcément fragiles, mais en tout cas parfois étonnantes. Adam, qui vient de rompre, est amoureux de Juliette (sentiment largement partagé). Alors que le couple semble se lancer dans une relation assez libre, mais classique, Adam se met en tête de « tester » la solidité des sentiments de Juliette et sous une fausse identité, lui tend des « pièges » en lui écrivant une lettre, puis des mails. Il pousse même le vice jusqu’à inciter un de ses potes à se faire passer pour son double, pour voir jusqu’où Juliette résisterait à une éventuelle tentation. Adam dévoile ainsi une personnalité paranoïaque et perverse, malsaine en tout cas. J’ai un temps cru à une mise en abimes. En effet, les principaux protagonistes masculins étant acteurs ou scénaristes, je me suis demandé si l’on n’avait pas ici une intrigue gigogne dans laquelle réalité et fiction n’auraient fait qu’une. Mais en fait non. Je n’ai pas trop aimé le procédé consistant parfois à avoir des commentaires de ce que font Juliette ou Adam. C’est artificiel et cela assèche et ralentit la narration. Cela fait bizarre. Et puis le dernier tiers du second album m’a laissé sur ma faim. Ou plutôt j’ai trouvé étrange cette fin, cette évolution d’un amour qui meure bizarrement. Reste que l’histoire se laisse globalement lire, et que Bonneval nous propose une comédie sentimentale à laquelle il manque peut-être quelque chose qui l’aurait fait sortir d’une certaine léthargie. Mais malgré mes remarques, la lecture n’est pas si désagréable. Le dessin de Sterckman n’est pas forcément mon truc, mais il est lisible, avec un trait à la fois moderne et classique, mais qui manque de détails. Qui est aussi parfois un chouia trop figé. Surtout, j’ai plusieurs fois eu du mal à distinguer plusieurs personnages masculin (le héros et un de ses potes), ce qui m’a forcé à quelques retours en arrière. Note réelle 2,5/5.

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