Do a powerbomb !

Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 3 avis)

Lona Steelrose n'a peut-être pas le talent de sa mère pour le catch, mais elle a hérité de son énergie.


Image Comics Le Catch Les coups de coeur des internautes

Malgré la réticence des entraîneurs à lui donner sa chance, et la désapprobation de son père qui considère cette carrière trop dangereuse, Lona parviendra-t-elle à reprendre le flambeau de la légendaire Yua Steelrose ? Si le combat semble perdu d'avance, son destin bascule quand elle croise le chemin d'un étrange nécromancien qui lui propose un pacte d'un autre monde...

Scénario
Dessin
Couleurs
Traduction
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 23 Mai 2023
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Do a powerbomb ! © Urban Comics 2023
Les notes
Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 3 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

06/08/2023 | Agent Flinx
Modifier


Par Hub
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
L'avatar du posteur Hub

Je pensais sincèrement que le catch ne pouvait plus rien provoquer chez moi. C’était un vieux souvenir d’enfance, un truc regardé plus jeune avec fascination avant de passer à autre chose. Et puis je suis tombé sur Do a Powerbomb!. Et là, je me suis pris une chaise émotionnelle en pleine tête. Je me foutais complètement du catch avant d’ouvrir ce livre. Enfin… du catch d’aujourd’hui. Pourtant, en lisant cette BD, j’ai retrouvé des sensations que je croyais enterrées depuis longtemps. Cette capacité à être happé par quelque chose de plus grand que nature, de bruyant, de spectaculaire, mais aussi d’étrangement humain. Ce qui me reste après la lecture, ce n’est même pas l’histoire en elle-même. Sur le papier, elle est presque simple : un être démoniaque propose une seconde chance, une résurrection sous condition, en échange d’un tournoi aussi absurde que brutal. Dit comme ça, presque rien de vraiment original. Mais entre les mains de Daniel Warren Johnson, cette idée devient une explosion d’émotions, de fureur et d’humanité. Il aborde des thèmes qui lui tienne à coeur, une histoire de transmission, de douleur, de famille, de deuil. Mais Daniel Warren Johnson transforme ça en quelque chose de viscéral. J’ai eu l’impression qu’il ne dessinait pas des scènes : il expulsait des émotions directement sur les pages. Rarement une BD m’a donné cette sensation de mouvement. Pas juste de l’action. Du mouvement vivant. Les corps explosent, les cordes vibrent, les impacts résonnent presque physiquement. Par moments, je ne lisais plus les combats : je les ressentais. Chaque coup semble avoir un poids absurde, chaque projection paraît capable de casser les cases elles-mêmes. Il y a des planches où j’avais l’impression que le livre allait trembler dans mes mains. Et pourtant, au milieu de cette violence spectaculaire, ce sont les détails qui m’ont le plus marqué. Un regard épuisé. Une posture qui s’effondre. Une expression cachée derrière un masque grotesque. Des mains crispées. Des visages déformés par l’effort ou la peine. DWJ dessine les émotions comme d’autres dessinent des explosions : avec excès, avec rage, avec sincérité. C’est probablement ça qui m’a autant touché : l’absence totale de cynisme. La BD ne cherche jamais à être “maligne” ou distante. Elle ose être excessive, mélodramatique, bruyante, émotive. Et moi, je me suis laissé embarquer sans résistance. Je crois même que ce que j’ai préféré, ce n’est pas le catch, ni les combats, ni même l’histoire. C’est cette énergie permanente. Cette impression qu’un auteur balance tout ce qu’il a dans chaque page, chaque trait, chaque impact. Comme s’il dessinait sans filtre, directement avec les tripes. Je lui mets un immense 5/5. Pas parce qu’elle révolutionne son récit, mais parce qu’elle m’a rappelé qu’une BD peut encore me frapper en plein ventre. Et honnêtement, ça fait du bien.

08/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Un one-shot qui ne m'a pas du tout captivé. Il faut dire que je ne suis pas un fan du catch, mais je pense que c'est surtout que ce type de récit ne m'intéresse plus trop. J'ai vraiment l'impression que ce comics a été fait sous l'influence des shonen de bastons parce qu'on retrouve des codes et des clichés de ce genre à commencé par le personnage principal marqué par la disparition d'un parent et qui veut reprendre son flambeau. Alors d'accord pour une fois cela concerne des personnages féminins, mais cela ne suffit pas à que je trouve cela orignal. Alors oui les scènes de combats son dynamique et très bien dessiné, sauf que comme je ne me suis attaché à aucun des personnages, cela a fait en sorte que je n'ai pas ressenti de tension parce qu'à aucun moment j'avais peur qu'il arrive quelque chose de mal à un personnage que j'aimais. C'est donc une suite de combats avec des personnages qui me laissaient indifférent et donc j'étais indifférent à ce qui se passait. En gros, c'est un délire de l'auteur et je ne pas rentré dedans malgré un bon dessin. C’était pas un album pour moi.

20/04/2026 (modifier)
L'avatar du posteur Agent Flinx

Let's get ready to rumble! En lisant Do a powerbomb, nous pourrions presque entendre Micheal Buffer lancer sa célèbre phrase ! Daniel Warren Johnson nous propulse dans l'univers viril et virevoltant du catch, où nous suivons la jeune Lona Steelrose marcher dans les pas de sa maman, Yua, célèbre catcheuse morte sur le ring. Vous n'êtes pas familier avec la fédération du catch ? Ça tombe bien, moi non plus. Johnson réussit pourtant à nous plonger dans la frénésie et la violence de ce sport, au travers des prouesses acrobatiques des protagonistes et des foules en délires. Le rythme et la construction des combats sont nerveux, et le tout superbement mis en couleur par Mark Spicer (un acolyte régulier de Warren Johnson). L'histoire, quant à elle, est profondément humaine en s'articulant autour du décès, des conséquences sur la famille et l'entourage. J'ai trouvé les personnages rencontrés intéressants et bien écrits, avançant la question de ce dont nous serions capables si une seconde chance nous était donnée face à la mort. Bref, Do a powerbomb a aussi des défauts (quelques rencontres discutables, des facilités de scénario ?) mais ses qualités font pardonner ces petites coquilles à son auteur tant l'album s'est lu avec un plaisir non dissimulé, accompagné d'une partie graphique qui m'a sauté dessus depuis la troisième corde. 1...2...3...KO (de bonheur) !

06/08/2023 (modifier)