La Caverne du souvenir
Histoire basée sur les légendes bretonnes à la sauce Andréas
Andreas Auteurs allemands Bretagne Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles La Mort Signé Théâtre
L'un des acteurs d'une troupe de théâtre n'est pas la vedette et il se révèle jaloux de la star. Alors il part en Bretagne, avec un coffret mystérieux, où il entend parler de la légende d'un druide enterré dans une caverne. Il part alors à sa recherche et tombe dans un monde étrange...
| Scénario | |
| Dessin | |
| Couleurs | |
|
Editeur
/
Collection
|
|
|
Genre
/
Public
/
Type
|
|
| Date de parution | Mars 1985 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Il y a trois unités immenses : l’espace, le temps, la vie. - Ce tome contient une histoire complète, indépendante de toute autre. Sa première édition date de 1985, avec une réédition en 2015 dans la collection Signé. Il a été réalisé par Andreas (Andreas Martens) pour le scénario, les dessins et les couleurs. Il comprend cinquante pages de bande dessinée. Prologue. Il n’y a pas de dieu, sinon la vie, Barddas. À la nuit tombée, une voiture d’un modèle du début du vingtième siècle, roule à vive allure, tous phares allumés. Le conducteur, Cythraul, rumine ses pensées : Un meurtre. Il se dit que c’est étrange, il devrait se sentir coupable, mais non, rien. Il est persuadé qu’il a eu raison de le faire. Pour le moment, il lui faut trouver un lit pour la nuit, la police ne pensera jamais à le chercher ici. Il revient à l’instant présent : il a détecté quelque chose devant lui. Les phares une femme à cheval, suivi par un autre cavalier barbu et plus âgé. La dame interpelle le conducteur, lui souhaitant le bonsoir et observant qu’il semble chercher quelque chose. Il explique qu’avec tout ce brouillard il s’est égaré et s’il pouvait trouver un gîte pour la nuit… Elle répond qu’il est presque au bord de la mer ici, un peu plus loin sur la route, il tombera sur une maison, les gens accepteront de le loger, elle en est sûr. Il l a remercie. L’autre cavalier note le drôle de paquet sur le siège passager ; le conducteur répond vivement que cela ne le regarde pas. Cythraul continue sa route et pousse la porte de ladite maison, car les habitants l’ont laissé ouverte. À l’intérieur, la table est mise, le feu brûle dans l’âtre, et un couple avec un enfant tourne leur attention vers le voyageur. Ce dernier s’excuse s’il leur a fait peur, et explique qu’il s’est égaré. Le maître de céans explique leur effroi, car c’est la nuit de Samain. Son épouse invite Cythraul à s’assoir. Le mari reprend ses explications : C’est la nuit de Samain, on prépare à manger et on ouvre la porte d’entrée pour les morts qui reviennent cette nuit-là, et il invite leur hôte à donner son nom. L’invité répond : De Ville, Jean de Ville, et il leur demande s’ils auraient le journal du jour. Il se réjouit en son for intérieur de la réponse négative. Il leur demande qui étaient les trois personnes qu’il a rencontrées sur la route, drôle d’idée d’ailleurs de faire du cheval en pleine nuit. Le petit garçon lui demande ce qu’il a dans son paquet. La maîtresse de maison intervient lui demandant de laisser le monsieur manger en paix, et lui demande poliment ce qu’il est venu faire dans la région. Ce qui déclenche une réponse évasive : rien de spécial. Le mari reprend la parole : s’il veut visiter la côte, on se raconte une histoire qui pourrait l’intéresser. Cythraul ayant manifesté un minimum de curiosité, il commence : Il y a presque deux millénaires, paraît-il, vivait près d’ici un vieux druide infiniment riche… Après sa mort, on le conduisit à sa tombe au milieu de son trésor. Il fallut les habitants de tout un village pour porter or et pierres précieuses. Tout le monde avait les yeux bandés, afin que personne ne sache où furent enterrés le vieux sage et ses richesses. Seul, le prince Koadmoc’Han, le disciple le plus fidèle du druide, fut jugé capable de résister à toute tentation. Aussi le chargea-t-on de guider le long cortège vers la grotte que le druide lui-même avait choisie comme dernière demeure. Étrange, bizarre, déconcertant, déstabilisant, pas très clair… Voilà les premières sensations sous lesquelles tombe le lecteur. Une histoire qui se situe visiblement dans le passé, celui des aventures du début du vingtième siècle, avec le modèle de la voiture, l’aménagement de la maison et son feu de cheminée, la tenue vestimentaire de Cythraul, le lieu de répétition des acteurs, cette cassette ouvragée, etc. Mais aussi cette remarque incompréhensible : les dessins montrent clairement que l’automobiliste croise deux cavaliers, et il parle de trois personnes à ses hôtes, pourquoi ? Rien dans le dialogue ne vient justifier ou expliquer cette incohérence, ou permettre de savoir qu’il pourrait s’agir d’un mensonge intentionnel. Et puis le mari se met à raconter l’histoire d’un vieux druide infiniment riche et de son enterrement, évoquant un trésor perdu et caché. D’ailleurs l’illustration de la page portant le titre (en planche huit) montre Cythraul à bord d’un canot sur une mer démontée devant une falaise, comme s’il s’agissait d’un récit d’aventures. Les deux cavaliers refont une apparition, semblant toujours provenir du moyen-âge. Et que faire de l’existence de ce monde intérieur, sous l’enveloppe terrestre ? D’une version aménagée de l’histoire de Baldr ? Ou encore de ces citations attribuées à Triade, sans explication sur la signification de ce mot ? La narration visuelle apparaît tout aussi déroutante, surtout pour un lecteur n’ayant jamais lu une œuvre de cet artiste. La composition de l’illustration de couverture impressionne d’entrée de jeu : le tampon au motif celtique à demi effacé, la courbure et le gigantisme de la vague, la longueur de l’écharpe tendue par le vent, ainsi que les pans du manteau… Et en y regardant de plus près la longueur du nez du personnage. En effet en découvrant le visage de Cythraul, il est frappé par sa forme allongée de manière appuyée, la longueur exagérée de son nez très effilé, la dimension de ses sourcils, la taille trop grande de ses verres de lunettes. À bien y regarder, d’autres personnages présentent des caractéristiques de visage également appuyées : le long nez du druide, le menton en galoche de Baldr, la lèvre supérieure trop large de la druidesse, etc. Le lecteur peut ainsi relever d’autres formes d’accentuations graphiques qui sont la marque de fabrique de ce bédéaste : la voiture du voyageur entre véhicule authentique et vieux tacot, la brillance anormalement intense du feu dans l’âtre, la hauteur du mât pour un si petit esquif, la taille des onomatopées de bruit dans les cases de la planche onze, la longueur des cheveux filasses d’une sorcière, la grosseur du nez d’un druide, etc. Rapidement, le lecteur découvre le jeu de l’artiste avec le découpage des planches. Cela commence dès la première : sept cases de la largeur de la page, dont deux très fines. Pendant les cinq planches suivantes, le découpage présente une forme plus classique : des cases rectangulaires disposées en bande, avec des tailles variées. Puis la planche sept se compose de deux bandes : la première compte sept cases très étroites, la second une unique case. Cette dernière semble constituée de plusieurs petites formes géométriques, triangles et trapèzes de dimension différente. Le lecteur se rend compte qu’il s’agit d’une unique illustration, une vue de dessus de la chambre d’un vieillard, les gouttières en blanc correspondant aux poutres qui bloquent ainsi la vue du lecteur de ces portions. Au fil des pages suivantes, les compositions comprennent à nouveau des cases de la largeur de la page, et aussi des cases de la hauteur de la page, des cases en insert sur une illustration plus grande, des cases avec un cadre pour bordure indiquant qu’il s’agit d’une scène du passé, et… arrive l’histoire de Baldr des planches vingt-quatre à vingt-huit. Un découpage différent par planche, avec des cases en biais, des cases concentriques, d’une grande maîtrise formelle, avec un plan de prises de vue adapté à ce formalisme. Une leçon de narration visuelle. Peut-être chahuté par cette inventivité, totalement maîtrisée et dépourvue d’un tâtonnement expérimental, le lecteur prend conscience qu’il lui faut également accorder un peu d’attention à l’intrigue du fait de sa structure. Tout commence au début du vingtième siècle, dans ce qui semble être le temps présent du récit, avec ce voyageur qui a du mal à s’admettre qu’il est un meurtrier et qui cache la nature de l’objet qu’il transporte. Puis en planche cinq voici cette histoire d’enterrement d’un riche druide, et d’un trésor caché. La septième planche qui semble déconnectée également de l’intrigue principale avec un vieil homme sur son lit de mort. La découverte et l’exploration modeste d’un inframonde, au temps présent du récit. L’évocation de la répétition d’une troupe de théâtre composé de trois comédiens évoquant une pièce consacrée à Baldr, fils d’Odin de Frigg. Les cinq pages racontant la légende de cet Æsir. Le lecteur sent bien qu’il y a un jeu de correspondances, et même d’identifications entre les personnages d’une époque à une autre, jouant entre une forme d’aventure réaliste pour ce meurtrier découvrant un monde fantastique, les deux cavaliers (ou trois ?), et même une mise en perspective plus profonde dans le passé, avec le conte sur les quatre druides leur attribut et leur cité (Morfesa & la pierre de Fal & la ville de Falias, Esras & la lance de Lug & Gorias, Uiscias & l’épée Nuasu & Finsias, Semias & le chaudron Sagsad & Murias), et une ouverture sur la mythologie nordique avec Baldr. Le lecteur arrive à la dernière scène et celle-ci semble établir quelle est la réalité qui prévaut et dont découlent les autres. La dernière page est constituée d’une illustration en pleine planche, avec un cartouche en bas comportant une biographie recensant quatre ouvrages : Les traditions celtiques (R. Ambelain, 1977), Bretagne terre sacrée (S. le Scouëzec, 1977), The druids (S. Piggott, 1978), Celtic art (G. Bain, 1977). Cela donne une autre importance aux différentes citations attribuées à Triade qui rythment le récit. Pour exemple, En trois choses un homme ressemblera à un démon : En mettant des pièges sur la route, En craignant un petit enfant, En se plaisant au mal. Après s’être renseigné, il est possible que cette triade fasse référence aux Triades galloises, c’est-à-dire un recueil de fragments de culture galloise ancienne. Effectivement ces citations fonctionnent sur le chiffre trois : en trois choses un homme ressemblera à un démon, les trois principales propriétés de la connaissance (sensibilité, compréhension, activité), trois alternatives pour l’homme, trois unités immenses. Au travers de ce va et vient dans les niveaux de réalités, de façon de raconter le monde, de le comprendre, le lecteur peut y retrouver ses propres convictions, être plutôt terre à terre, ou convaincu d’une forme de destin qui tue dans l’œuf l’idée même de liberté de l’individu, ou autre. Il prend ainsi conscience de ce que sa perception dit de lui-même. Un conte étrange, d’une autre époque, quasi intemporel. Une narration visuelle usant de la liberté de l’exagération, ce qui accentue la sensation de conte, et jouant sur les formes et les structures de la composition aussi bien visuellement par le découpage que dans l’agencement du récit. Un effet tout d’abord totalement déroutant, donnant la sensation de plusieurs fils narratifs contigus, jouissant d’une trop grande indépendance. Une compréhension qui se fait jour progressivement des liens entre ces différentes représentations de la réalité, ces différentes manières de l’appréhender, très révélatrices de la disposition d’esprit du lecteur.
Ado, je l'avais effleuré avec quelques pages de Rork, dans Tintin puis, plus tard, "Le Cimetière Des Cathédrales", lors d'un voyage scolaire. Immédiatement séduit -presque malgré moi tant je préfère la courbe aux angles, dans le dessin !- mais, outre l'ambiance hyper graphique, le détail soigné -mais pas étouffant- et le récit mystérieux à souhaits, c'est le découpage qui a vraiment fait toute ma fascination instantanée pour l’œuvre de Andreas. ENFIN un artiste soucieux AUSSI de la dynamique de sa mise en page ! Habitué que j'étais aux Comics (réussie ou non, cette dynamique y est souvent présente), j'avais goûté cette nouveauté dans le paysage francophone de la BD de l'époque. Et "La Caverne Du Souvenir" est un exemple quasi parfait de ce que Andreas a de mieux à offrir, tant graphiquement que scénaristiquement. On s'étonne et on s'interroge (C'est QUI, ce gars ? Il va OÙ ?!), on s'émerveille (Woah : le souffle du vent sur le champs... Holàlàà ! La déesse et le règne du vivant...! L'EXPLICATION MÉTAPHORIQUE ?!?)... On arrive au bout avec la tête pleine de beauté ; et la dernière page nous en remet une couche : totale liberté graphique avec accès direct au subconscient. Andreas se fait du bien et c'est prodigieusement communicatif dans cet album. Rien que la couverture : raison initiale de mon achat de l'époque -avec deux Bilal, artiste bien plus connu et reconnu, mais dont j'ai refourgué les albums depuis lors... Album charnière, je veux bien (je ne suis pas un technicien, de l'art ou d'autre chose) mais, surtout, indispensable pour qui aime la grande poésie.
Ado, une lecture qui ne m’emballait pas outre mesure. Une œuvre mineure de son auteur, c’est d’ailleurs par elle que je l’ai découvert. En grandissant et connaissant dorénavant bien mieux Andreas, cet album possède bien des charmes. Comme le souligne Ro, c’est un moment un peu charnière dans la carrière d’Andreas, le début de la maturité graphique (se détachant des 2 premiers Rork et de l’école Eddy Paape) et scénaristique, nous sommes avant ses grandes sagas. A travers ce petit one shot, Andreas peaufine son style et montre son amour pour la Bretagne et ses légendes. Du coup, une chouette petite curiosité pour les amateurs de l’auteur ou d’ambiances bretonnes. Pas indispensable mais un récit avec son lot de mystères et d’interprétations agrémenté de belles mises en page dont Andreas a le secret.
Cet album fait partie des premières publications d’Andreas. Cela se ressent un peu et explique sans doute le relatif manque de profondeur – et parfois de clarté – de cette histoire, vaguement inspirée de légendes bretonnes. Même si certains passages sont un peu obscurs, l’ensemble se révèle finalement plus accessible que d’autres œuvres de cet auteur. L’histoire se laisse lire agréablement et rapidement (peu de texte, et beaucoup de planches – très belles au demeurant – sont quasi muettes). Mais ce n’est pas forcément un achat indispensable. Le côté graphique est très caractéristique de cet auteur (et la partie la plus intéressante ici). Auteur qui « déconstruit » les pages, avec un découpage refusant le gaufrier habituel, comme si les pages étaient découpées, lacérées dans tous les sens, les lambeaux ensuite collés pour reconstituer histoire et « page », puisqu'il faut finalement bien en passer par là. Tout ceci est renforcé par un trait quelque peu anguleux, des personnages aux longues jambes, etc. C’est parfois un peu touffu, mais ce dessin est vraiment bon (la colorisation, un peu terne je trouve, fait un peu « datée » par contre). A emprunter à l’occasion.
Un album mineur d'Andréas, parait-il. Oui c'est vrai que, comparé à ses Rork, Cyrrus / Mil et autres Capricorne, c'est assez mineur. Mais tout de même intéressant car rien n'est mineur avec Andréas. Encore faut-il être en forme car Andréas ne te facilite pas le travail de compréhension. Il te met des bâtons dans les roues. Mais c'est ça qui est agréable en quelque sorte. Déchiffrer le code... Il m'a fallu bien sûr 2 lectures (je viens de finir la 2ème lecture plusieurs mois après la 1ère) car je n'avais pas bien tout saisi comme d'habitude avec ses œuvres. Et souvent on est aussi obligé de revenir sur ses pas car la difficulté avec Andréas c'est le rapport entre les dessins, le scénario et le découpage. Je m'explique : dans une page par exemple, un personnage dessiné dans un coin d'une case de 2 cm de hauteur par exemple (distorsion habituelle des cases) aura autant d'importance dans le récit qu'un autre élément dessiné pleine page. De plus son trait extrêmement régulier (souvent la même épaisseur) est identique dans le tracé des paysages et des personnages. Donc il faut "fouiller" dans les cases, il y a souvent des choses, des personnages, des textes qu'on ne voit pas (comme s'ils se camouflaient volontairement tels des caméléons). Surtout que ces cases sont presque constamment étirées, avec des perspectives vertigineuses. Et puis le récit est éclaté, avec des flash-back qui arrivent sans prévenir, des sauts dans le temps, des minis récits qui arrivent également sans prévenir, des légers changements de style graphique... Bref un condensé de tout ce qu'il faut faire pour te perdre. Je pense que beaucoup de gens n'aiment pas. Moi au contraire j'aime beaucoup ce côté labyrinthique. Pour en revenir à cette "Caverne du souvenir", eh bien... c'est pas mal. Un homme fuit... on ne sait pourquoi (on le saura au fur et à mesure par la suite). Puis il arrive dans une contrée mystérieuse en Bretagne et entre sans le vouloir dans une grotte qui le fera passer dans un autre monde encore plus mystérieux où personne ne semble vouloir l'aider à retrouver son chemin... Bon ça aurait pu être beaucoup mieux mais c'est tout de même pas mal. De très jolies pages et d'autres un peu moins. J'aime beaucoup les scènes maritimes, les paysages de lande bretonne et puis bien entendu le travail sur les cadrages et les perspectives. J’aime un peu moins les dessins des pages sur la légende (la pièce de théâtre) qui est pourtant le pilier central de cette histoire. Mais à posséder quand même pour tout fan d'Andréas. Les autres passez votre chemin, vous serez déçus.
J’ai un aveu à vous confesser : j’ai parfois de curieuses manies. Tenez, par exemple : je lis le Spirou mag en commençant par la fin alors que j’ai eu du mal à me faire au sens original de lecture manga. Avec Andreas, j’ai abordé ses œuvres de manière sans doute peu orthodoxe. Je n’ai lu de lui que des ones shots : Aztèques, Cyrrus / Mil, Monster (Vonk/Delcourt), Raffington Event - Détective, Le Triangle Rouge et tout récemment "la caverne du souvenir". Ce fait curieux peut s’expliquer par ma préférence envers les tomes uniques plutôt que les séries, surtout celles à rallonge. Avec cet album, on retrouve la signature caractéristique d’Andréas, tant dans le trait que dans la trame ou encore dans la narration (et le découpage qui en découle). Il me semble toutefois plus abordable (surtout par rapport au très hermétique Cyrrus / Mil par lequel j’ai découvert cet auteur). Une seconde lecture se révèle opportune, surtout pour s’imprégner davantage des légendes bretonnes et de tenter de comprendre ce que contient le mystérieux coffre. Ce tome est donc un bon choix pour entrer dans l’univers particulier d’Andréas. A découvrir.
Avec Andreas, on a la garantie de lire une BD originale. "La Caverne du souvenir" est un récit à l'apparence complexe dans sa trame et sa forme, mais l'histoire est finalement linéaire et accessible. Andreas abuse de métaphores et puise son inspiration dans les légendes celtes. Le dessin est sublime malgré ses 24 ans. Les cadrages étaient déjà osés et acrobatiques. La mise en couleur est tout simplement excellente. Je ne m'attendais pas à un tel traitement graphique. Ce one shot est une vrai merveille. Comme beaucoup sur ce site, je suis devenu un fan d'Andreas, incontestablement un des auteurs les plus talentueux et complets. Remarque : sur le quatrième plat de couverture (de l'EO), il est indiqué qu'Andreas habite près de Saint-Brieuc sur la côte atlantique !!! Chacun corrigera l'erreur de lui même en apprenant que cette ville se trouve au nord de la Bretagne.
D’habitude, je préfère Andréas dans son noir et blanc. Je trouve cependant que sa colorisation est ici très bien réussie. Ses teintes de bleu sont particulièrement envoutantes selon moi. Le lettrage d’un des personnages (oui ! le lettrage diffère en fonction des acteurs !), par contre, m’aura souvent été assez pénible à déchiffrer. C’est le seul reproche que je peux formuler au niveau du graphisme de cet album. Car, pour le reste, Andréas officie toujours dans son style traditionnel très anguleux mais diantrement séduisant. L’histoire, par contre, lorsqu’on la débarrasse de son verni de mystère, est finalement assez simple, voire simpliste. L’auteur m’avait habitué à une plus grande complexité et j’ai donc, de ce point de vue, été quelque peu déçu. Mais, d’un autre côté, le caractère conventionnel de l’intrigue et la luminosité des couleurs rendent ce récit agréablement rafraichissant. Une œuvre mineure de l’artiste, mais qui reste d’un niveau tout à fait acceptable.
C'est pas mal comme one-shot, mais je le trouve un peu trop hermétique. Je n'ai aucun problème lorsqu'un artiste laisse le soin aux autres d'imaginer certaines choses (par exemple, ce que contient la valise dans Pulp Fiction), mais il y a tout de même des limites. Je n'ai pas du tout compris la fin et où Andreas voulait en venir avec cette histoire. Heureusement, hormis la fin, l'album est sympathique. Le personnage principal est intéressant et il est bien exploité. J'ai bien aimé aussi la légende celte qui est captivante et le dessin d'Andreas qui est très dynamique. Dommage que la fin gâche tout.
Le dessin d'Andreas est toujours aussi envoûtant, avec ses personnages aux visages anguleux si particuliers. Un découpage des planches que seul cet auteur possède et il est en joue ici encore et encore, avec des arrondis et des découpes en étoile et en biais où l'on doit parfois retourner la Bd, un vrai régal. Pour le scénario, sur une base de légendes celtiques et de théâtre il nous entraîne dans le royaume de la mort, avec sa manière si particulière de raconter, c'est ici l'histoire de cet homme qui est mort et qui ne le sait pas… Une histoire intéressante bien que peut-être un peu convenue.
Site réalisé avec CodeIgniter, jQuery, Bootstrap, fancyBox, Open Iconic, typeahead.js, Google Charts, Google Maps, echo
Copyright © 2001 - 2026 BDTheque | Contact | Les cookies sur le site | Les stats du site
© Le Lombard 1985