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Le Spirou de Schwartz et Yann

Note: 3.14/5
(3.14/5 pour 7 avis)

1942. Bruxelles est occupé. Spirou, groom au Moustic Hôtel qui a été réquisitionné par les Allemands, et Fantasio, journaliste au quotidien LE SOIR "volé", se reprochent mutuellement leur trop grande proximité avec l'Occupant.


1939 - 1945 : La Seconde Guerre Mondiale 1946 - 1960 : L'Après-Guerre et le début de la Guerre Froide Congo belge L'univers de Spirou et Fantasio La Résistance Style Atome Yann

Mais ce que Fantasio ignore, c'est que Spirou, sous le nom de code d'écureuil wallon, est en fait un membre très actif de la Résistance. Le colonel Von Knochen, principal locataire du Moustic Hôtel, s'apprête justement à piéger un des plus importants réseaux de la résistance belge. Spirou parviendra-t-il à empêcher ce diabolique coup de filet ? Et réussira-t-il à échapper aux soupçons du colonel et aux griffes des Nazis ?

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 07 Mai 2009
Statut histoire Série terminée (1 histoire en tome + 1 diptyque) 3 tomes parus
Couverture de la série Le Spirou de Schwartz et Yann
Les notes (7)
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13/01/2021 | Ro
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Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

3.5 Pour l'anecdote, le premier tome était un vieux projet des années 80 de Chaland et Yann pour les 50 ans de Spirou qui est tombé à l'eau. Ce qui explique pourquoi Yann a fini par collaboré avec Schwartz dont le style est influencé par Chaland. Le premier tome est selon moi le meilleur de cette collection pour le moment, avec le premier Bravo. On retrouve certes les tics de Yann (trop d'argots, trop de références), mais le récit est prenant, l'humour fonctionne bien et j'adore le dessin. Les deux tomes suivants qui forment une même histoire m'a semblé inégale. La Femme Léopard est surtout une grosse introduction et l'action avance un peu trop lentement à mon gout. J'ai bien accroché au tome suivant même si comme souvent avec Yann le scénario est décousu. En faites, c'est clairement des tomes où on accroche ou non si on aime le style de Yann. Si vous n'aimez pas ce scénariste, je doute fortement que vous allez aimer ses albums. Moi qui aime bien globalement Yann, j'ai retrouvé ce que j'aime chez lui: des bonnes idées, de l'humour noir et une galerie de personnages mémorables.

14/01/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

A nouveau, Yann se retrouve au scénario d'un album de la collection "Le Spirou de...". Je ne peux m’empêcher de trouver Le Groom Vert-de-gris opportuniste, car l’époque choisie suit chronologiquement celle du Journal d'un ingénu, qui pour la première fois avait réussi à convaincre un large public. Les clins d’yeux (d’yeux au pluriel, car ils sont tellement nombreux qu’il faut plus d’un œil pour cligner autant !) sont très amusants à repérer et rendent hommage à toute la bande dessinée belge de l’époque (de Bob et Bobette à Blondin et Cirage, en passant par Quick et Flupke et tant d’autres). Malheureusement, le scénario est très décousu et je me suis plus d’une fois égaré dans ma lecture, plus à la recherche d’une amusante référence qu’attentif au développement de l’intrigue. Le dessin, en ligne claire, est d’une belle qualité et permet l’intégration des multiples personnages annexes (issus d’autres séries et donc parfois d’un autre style graphique) sans dénaturer l’ensemble. Un album plus agréable à regarder qu’à lire.

13/01/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Le Groom vert-de-gris est un album assez divertissant, mais pas le meilleur de la collection "Le Spirou de...". Olivier Schwartz étant un héritier de la ligne claire, c'est assez légitime qu'il participe à cette série. On retrouve peu ou prou le style graphique des débuts de Franquin, et cela colle bien avec l'ambiance de la seconde guerre mondiale. Le scénario de Yann est trépidant, un peu trop parfois, et on rejoint là les reproches que l'on faisait à Morvan dans la série principale, mais comme c'est dans un spin-off, cela passe sans doute mieux. Il glisse beaucoup de clins d'oeil dans son tome, en rapport avec Tintin, avec d'autres séries de Hergé, de la ligne claire, et de tous les auteurs de Spirou et Fantasio. La femme léopard : Revoilà le duo dynamique que forment Yann et Schwartz avec -et c'est une première dans la série- un diptyque, qui fait presque directement suite au Groom vert-de-gris. La mécanique narrative et de découpage est bien huilée entre les deux compères, qui nous proposent une nouvelle histoire échevelée, avec de nombreux tiroirs, et le découpage en deux gros albums n'est pas de trop pour démêler l'écheveau... Car je l'avoue, c'est un peu confus entre cet ancien savant nazi, ces robots-gorilles, cette femme léopard et les amours diverses et variées de nos deux héros. Car oui, ils semblent avoir une vie sexuelle... Bref, j'attends la deuxième partie du diptyque pour en dire plus. Le Maître des Hosties noires Pas grand-chose à retenir de ce second volume du diptyque entamé avec La Femme-Léopard. J'ai un peu eu l'impression d'un soufflé qui retombe, pour une sorte de vaste blague de Yann au sujet de la religion et de la façon dont la Belgique traitait alors sa colonie africaine... L'occasion pour le scénariste de lancer pas mal de piques, et pour le dessinateur, Olivier Schwartz, de bien s'amuser en rendant hommage à certains albums de Franquin. Ca reste très distrayant, avec aussi quelques pistes pour de futures histoires sentimentales de nos deux héros...

13/01/2021 (modifier)

Note : 3.5/5 Une BD agréable à lire, avec une trame de fond intéressante, qui sert d’hommage à la Belgique et à la BD franco-belge (notamment en défendant le rôle qu’a joué Hergé pendant cette période), et de pamphlet contre les nazis (s’il en fallait un de plus). Le ton est parfois violent (Spip et Spirou se moquant de soldats allemands SS qui meurent brûlés, Fantasio près d’assassiner Glu-Glu), mais après tout, cette époque était non moins cruelle... Cet album a réussi à me faire voyager dans la Belgique de l'occupation, l’ambiance qui régnait à cette époque transparait très bien. Il faut souligner qu'il existe aussi des références à des faits réels comme par exemple l'attaque du siège de la Gestapo par Jean de Selys Longchamps. J'ai donc pu apprendre pas mal de choses sur l'histoire de Bruxelles pendant la guerre de 39-45. Le dessin est très bon, clair, net et précis, il m'a fait penser aux premiers tomes de Spirou par Franquin. De plus, il y a plein de petits détails qui rendent les relectures intéressantes. Les dialogues comportent beaucoup d’expression et de patois Bruxellois, que je n'ai pas toujours bien compris. Les personnages sont très nombreux, avec beaucoup de références à des personnages réels : Jean Doisy, Raymond Leblanc, Jean de Selys Longchamps, Violette Morris, Helmut Knochen... ...mais aussi à des personnages de BD (pas moins de 8 références différentes !) ...et enfin, au roman de Boris Vian « Vercoquin et le Plancton », que je ne connaissais pas avant de lire cette BD. Beaucoup de ces personnages figurent à titre de détail dans les cases et sont à rechercher comme dans une aventure de « Où est Charlie ? » Pour le côté négatif, je trouve que les personnages sont justement trop nombreux, et par exemple, Vercoquin et le Plancton débarquent un peu comme un cheveu sur la soupe. De plus, je n'ai pas vraiment apprécié le fait que Violette Morris soit dessinée sous les traits d’un homme. Ca nuit à la compréhension du récit. Il parait évident que le but recherché est la conspuation de cette collabo, mais là on part carrément pour moi sur du mensonge, s’agissant d’un personnage qui a réellement existé. Enfin, l'intrigue s’essouffle un peu à la fin...L'album perd un peu sa fonction de divertir en racontant une histoire, au profit d’une humiliation des nazis et des collabos, et d'une présentation d'un échantillon du florilège de la BD franco-belge.

13/01/2021 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

« Le groom vert-de-gris » s’inscrit dans la continuité du Journal d’un ingénu à la différence près que ce n’est pas Emile Bravo qui l’a conçue mais le tandem Yann (au scénario) et Schwartz (au dessin). « Le groom vert-de-gris » se déroule pendant la seconde guerre mondiale. Spirou et Fantasio sont désormais amis et -surprise !- le journaliste est devenu aussi un inventeur ! Bruxelles (et bien entendu toute la Belgique) est occupée par les Nazis… Après, je vous laisse découvrir ce récit parce que le scénario de Yann m’est apparu très farfelu et assez difficile à suivre ! En effet, de nombreux péripéties jalonnent cet album, au point qu’il n’est pas toujours évident de se laisser guider par cette histoire. « Le groom vert-de-gris » aurait bien pu être classée dans le genre bd satirique. Les allemands y sont exhibés comme très stéréotypés, c'est-à-dire méchants et bêtes. Personnellement, je n’aime pas ce genre d’idées reçues. L’humour employé est –à mon avis- inégal. Par exemple, je ne vois pas ce qu’il y a de drôle à montrer une scène où des soldats allemands sont en train de mourir brûler (mettez-y des compatriotes à la place des soldats allemands, vous vous marrerez ?). Je suis conscient que Yann a cherché à faire de la provocation mais je pense qu’il y a parfois des limites à ne pas franchir… J’ai été assez déconcerté d’y trouver des dialogues faisant référence au parler belge. (Est-ce vraiment comme ça que les bruxellois parlent ?) « Le groom vert-de-gris » est truffée aussi de clins d’œil sur la bd franco-belge. Au début de ma lecture, je trouvais ça très sympas parce que c’est discret et ça se passe en arrière-plan. Mais, vers la fin, ces clins d’œil y sont montrés d’une façon très nette et d’une manière pas très élégante (les allusions à Tintin se font sur des albums assez polémiques, je parle bien entendu de « Tintin au Congo » et « Tintin en Amérique » entre-autres). Le dénouement m’est apparu assez original et loufoque (lecteurs sérieux s’abstenir !) à défaut d’être réaliste (je veux dire par-là que cette fin est –à mon avis- tirée par les cheveux !). Graphiquement, c’est vraiment du très bon boulot ! En fait, j’ai énormément apprécié les décors fouillés où j’ai ressenti l’ambiance urbaine de Bruxelles (la foule dans le marché par exemple) et où, parfois, des petites scènes de la vie s’y déroulent parallèlement aux péripéties de nos héros. Mention spéciale à la scène de course-poursuites sur les toits de Bruxelles ! Le coup de patte de Schwartz ressemble beaucoup à celui de Chaland (appelé la « ligne claire »). Au fait, « Le groom vert-de-gris » m’est apparu comme un album extrêmement déconcertant : il y a vraiment des choses très biens dans cette bd comme l’excellent coup de crayon de Schwartz, les clins d’œil sur la bd franco-belge au début du livre et le fait que je ne suis pas du tout ennuyé en la lisant… et d’autres choses nettement moins biens comme un humour à la limite de la méchanceté, un dénouement farfelu et irréaliste, ainsi que des personnages très stéréotypés (sur les allemands notamment). A lire avec curiosité (lecteurs très sérieux s’abstenir !)…

13/01/2021 (modifier)

Note : 2.5/5 Le Groom Vert-de-Gris, album lu en plusieurs fois, car je l'ai trouvé un poil laborieux. La narration n'est guère fluide et même plutôt vieillotte, il a semble-t-il plein de références de ci de là mais qui me passent pour la plupart au dessus de la tête (des cases semblent même n'être présente que pour ça, et je n'en saisis pas trop l'intérêt), et cet argot belge à longueur de pages est relativement casse-pied à mes yeux. Bref, je n'accroche pas plus que ça. Le dessin est quand à lui très joli, bien que curieux : ce style à l'ancienne avec des couleurs Photoshop, ça fait bizarre. Je lui préfère la colorisation du Journal d'un ingénu précédent. Dommage, car j'en attendais vraiment beaucoup ! Cet album prend la suite directe du Journal d'un ingénupendant la 2nde guerre mondiale mais trop de références tuent un peu l'histoire.

13/01/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

J'étais un peu inquiet vis-à-vis du Groom Vert-de-gris, et ce pour plusieurs raisons. La première était que, alors même que j'adore les anciennes oeuvres irrévérencieuses de Yann (notamment Les Innommables), j'ai bien du mal à apprécier pleinement ses scénarios les plus récents, à commencer par "Le Tombeau des Champignac", autre reprise de Spirou et Fantasio. Je craignais de voir dans cet album un récit artificiel destiné uniquement à la provocation, mettant Spirou et Fantasio dans des situations de collaboration ou de résistance violente vis-à-vis des Nazis qui dénatureraient les personnages. Je craignais également un abus de belgicismes, mais il faut avouer sur ce dernier point que ma crainte provenait du fait que j'avais parcouru sans le savoir quelques planches de la version Bruxelloise de cet album. Et je craignais enfin une trop grande profusion de clins d'oeil à l'univers de la BD. Finalement, mes craintes n'étaient pas fondées. De toutes ces appréhensions, il reste de nombreuses traces mais elles sont bien moins rédhibitoires que je le redoutais. De la provocation, il y en a : un Spirou qui fait brûler des soldats allemands en parlant de "cornet de fritz", plusieurs relations amoureuses avec embrassades pour Spirou et même passage à l'acte avec une belle allemande pour Fantasio, un Spirou en partie responsable de la défaite de résistants belges et d'un enlisement des alliés, et j'en passe... Des belgicismes, il y en a aussi beaucoup, mais les dialogues restent naturels. Des clins d'oeil, il y en a énormément et les citer tous serait fastidieux. Je craignais qu'ils soient intrusifs, artificiellement amenés et qu'ils gâchent la fluidité de la lecture. Mais au final, à part deux cases précises (celle de la brocante page 29 où les personnages d'autres BD sont partout et celle où Joe, Zette et le gamin du match de boxe de Spirou jettent une tomate sur Fantasio), je n'ai pas trouvé ces références dérangeantes et j'ai trouvé la majorité assez plaisantes. Et pour finir, le scénario tient bien la route, original même si pas exempt de défauts. Il est surtout joliment mis en valeur par un dessin très agréable. Le trait de Schwartz rappellera immanquablement celui de Chaland. Ce style rétro est très appréciable. Je regrette juste des compositions manquant parfois un peu de finesse et de clarté. S'il fallait faire un reproche à cette BD, hélas, ce serait le manque de rythme et la confusion de son intrigue. L'album est dense et j'apprécie ce fait, mais le scénario donne l'impression de partir dans tous les sens, avec des changements de rythme un peu pénibles qui m'ont empêché d'y accrocher pour de bon. Plusieurs fois, sur la fin, j'ai cru que l'histoire arrivait à sa conclusion avant d'être relancée puis ralentie de nouveau puis relancée... Même la provocation voulue par Yann n'y a pas la saveur d'une vraie claque donnée à des personnages mythiques. Elle passe presque inaperçue dans la somme d'évènements et de personnages de ce récit. Tant et si bien qu'il reste en mémoire davantage un gros ensemble de saynètes un peu confuses plutôt qu'un scénario mené avec brio de bout en bout. Les 2 albums suivants, La Femme-Léopard et Le Maître des Hosties noires" reprennent les mêmes et recommencent une paire d'années plus tard. Le premier tome est l'occasion pour les auteurs de faire une critique douce-amère de la Belgique d'après-guerre, avec l'influence dominante des américains et le souffle de la libération, mais c'est aussi l'occasion ici et surtout dans le second tome de confronter la Belgique à son passé colonialiste. Là encore le dessin de Schwartz est tout à fait appréciable, et le scénario n'est pas mauvais. Il présente plusieurs saillies percutantes et des critiques bien vues. Mais comme dans le Groom vert-de-gris, j'ai trouvé l'intrigue globale et sa narration un peu trop confuse. Il se passe trop de choses et on perd assez facilement le fil rouge du récit au point d'en venir à avoir du mal à résumer le souvenir qu'il laisse en mémoire une fois terminé. Mon avis est donc mitigé pour ces trois albums, quoique globalement positif car j'ai passé un moment de lecture pas désagréable.

13/01/2021 (modifier)