L'Ascension sociale de Monsieur Lambert

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Débats au sein du petit microcosme du café du coin.


Sempé est un observateur, qui hume l'air du temps. Il reconstitue ici les discussions sans importance entre les habitués d'un café. Une certaine vision des années 70 transparaît dans les dialogues.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 1975
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série L'Ascension sociale de Monsieur Lambert
Les notes (1)
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18/02/2019 | Noirdésir
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Je suis tombé par hasard sur l’album « L’ascension sociale de monsieur Lambert », que je ne connaissais pas du tout. Mais c’est un album de Sempé, donc a priori ça peut m’intéresser. Donc le voilà lu. Sempé a dédié cet album en première page à pas mal d’auteurs, dont Cavanna, Wolinski, Goscinny (et d’autres que je ne connais pas). Assez éclectique et a priori assez éloigné de l’univers « habituel » de cet auteur. Cet album à l’italienne d’une centaine de pages allie – comme souvent chez Sempé – un dessin simple, parfois en simples esquisses crayonnées, des dialogues entre personnages (une sorte de bande dessinée sans gaufrier ni cases) et un texte éclairant ou commentant, de façon parfois distancié, « l’action » se déroulant au-dessus. C’est un quasi huis-clos, dans un café/brasserie, Le Picard, où nous suivons les dialogues – souvent style « débats de comptoir » entre une vingtaine d’habitués, la plupart travaillant dans une boîte quelconque, la SAMEMU. Ragots d’entreprise (et en particulier autour de la promotion interne et du petit succès médiatique vécu un temps par monsieur Lambert donc), commentaires plus ou moins inspirés sur le foot ou analyses politiques à deux balles emplissent les phylactères. On pourrait sous-titrer cet album « coup de microscope sur le microcosme », tant Sempé, comme à son habitude, nourrit son histoire de petites mises au point, de prises sur le vif. Mais voilà, si c’est assez léger, comme toujours, et la plupart du temps bien vu – avec un humour léger qui se met en place, autour de certains fiers à bras, de certaines déclarations à l’emporte-pièce, je n’ai pas accroché ici autant que j’ai pu le faire avec d’autres séries de Sempé. C’est qu’il y manque la poésie qui souvent embellit l’anodin. Ici, certains passages sont un peu longs, parfois indigestes. Reste que c’est un album empli d’une ambiance années 1970 (normal me direz-vous, hein ?). Les débats (creux) entre habitués du café, l’aménagement du quartier (sa modernisation), fleurent bon les années Giscard. Note réelle 2,5/5.

18/02/2019 (modifier)