Phenomenum
Yann Kernan est orphelin de naissance et unique détenteur d'un fantastique pouvoir.
Super-pouvoirs Voyages dans le temps
Yann Kernan est orphelin de naissance et unique détenteur d'un fantastique pouvoir. A l'âge de 17 ans, il découvre qu'il possède le don d'accélérer ou de ralentir à volonté la vitesse de son propre métabolisme. Contrôlant ainsi la vitesse à laquelle fonctionne son organisme, Yann est alors capable de modifier sa perception du temps. Lorsqu'il accélère son métabolisme à l'extrême, il voit le temps ralentir jusqu'à l'arrêt complet, et peut ensuite évoluer librement dans un environnement figé, suspendu entre deux microsecondes. S'il le ralentit, il peut traverser les prochains millénaires sans vieillir d'une année. Mais pour Yann Kernan, tout voyage dans le futur serait sans espoir de retour, car sa fascinante spécificité biologique ne lui permet pas de remonter le temps. Lorsqu'il découvre son pouvoir, Yann cumule les expériences en tous genres, passant d'actes héroïques dignes d'un super héros à d'autres nettement moins altruistes comme le vol ou le voyeurisme. Parce qu'il utilise son pouvoir de manière intensive, Yann est percé à jour par le gouvernement. Les services de renseignement internationaux, effrayés par ses dons, décident de le supprimer. Yann doit faire face à un complot mondial et, fugitif insaisissable, combat le système sans relâche... Et comme si ça n'était pas suffisamment compliqué, c'est le moment qu'il choisit pour tomber amoureux...
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| Date de parution | Septembre 2002 |
| Statut histoire | Série terminée (ou premier cycle terminé) 3 tomes parus |
Les avis
Après des débuts prometteurs, cette série va virer au grand n’importe quoi à mon grand désappointement. Avec cette théorie du complot que les auteurs s’évertuent à intégrer dans l’histoire de l’humanité comme un bambin de six mois s’évertue à faire rentrer une forme carrée dans l’espace triangulaire de son puzzle, la série perd toute crédibilité à mes yeux. La narration est cependant assez agréable, tout comme le trait de Marc Védrines. L’ensemble se lit donc avec facilité pourvu que l’on ne s’attarde pas sur les incohérences du scénario. C’est d’autant plus regrettable que Jérémie Kaminka s’en sort très bien dans l’aspect fantastique de son intrigue. Ses explications et son exploitation de l’idée d’un homme qui a la faculté d’arrêter le temps me sont apparues cohérentes, et sa narration à la première personne, qui permet au lecteur de s’attacher au personnage central, est très bonne et permet de développer le profil psychologique dudit personnage. En fait, après ce départ accrocheur basé sur l’idée de ce personnage à l’étrange pouvoir, les auteurs semblent ne plus trop savoir quoi en faire. Ils me font d’abord craindre un remake de « Le Lièvre de Mars » avec une course poursuite qui peut durer éternellement, puis bifurquent vers cet improbable (et le mot est faible) complot mondial. Décevant …
Lorsqu’est paru le premier tome de "Phenomenum", je fus agréablement surpris par l’originalité du scénario et le fait que chaque lecteur pouvait s’identifier au héros. Hélas, à mon avis, les tomes suivants vont se révéler terriblement décevants… Au début du premier album « Opus 0 », Calec est un jeune homme comme tout le monde qui va découvrir un fantastique pouvoir à la suite d’une bavure heureusement sans conséquence pour lui. Bien plus tard, il deviendra la cible des services secrets de tous les pays… « Opus 0 » est une bd qui m’est apparu franchement enthousiasmante. Fascinante par sa façon de narrer cette histoire grâce à laquelle je me suis senti sensiblement proche de Calec, captivante par sa mise en page et son découpage qui m’ont rendu la lecture très plaisante. Bref, ce premier tome est, à mon avis, une réussite d’autant plus que le dessin assez personnel et dynamique de Védrines est parfaitement adapté à l’histoire. « Opus 0 » vaut à lui tout seul une note méritée de 4/5 ! Ensuite, vinrent les tomes suivants « Opus 1 : Futur antérieur » et « Opus 2 : Passé composé » qui, à mon avis, ont complètement ri-di-cu-li-sé la série ! Dès le début du deuxième album, le lecteur est invité à suivre un récit qui nous emmène au cœur d’un complot international au détriment des relations de Calec avec son entourage qui faisait l’intérêt principal du premier tome. Dans ces deux tomes, le scénariste n’hésite pas à balancer son opinion et à afficher ses préférences altermondialistes. Je n’ai rien contre le fait que les auteurs disent leurs opinions à condition que leurs dires soient cohérents et invitent les lecteurs à la réflexion, ce n’est pas du tout le cas dans cette bd… la vision du complot de Jérémie Kaminka est, à mon avis, trop simpliste et pas du tout crédible. Le gros conseil que je fais aux lecteurs qui veulent découvrir "Phenomenum", c’est de ne lire que le premier tome « Opus 0 » qui m’est apparu très plaisant et attachant. Il est, à mon avis, préférable de faire parler son imagination après la fin très ouverte du premier album que de suivre les péripéties de Calec dans les deux tomes suivants où le scénario est trop engagé et trop simpliste pour qu’on y croie. Je dis souvent qu’il vaut mieux laisser les lecteurs s’imaginer la fin d’un récit que de proposer un dénouement bâclé… "Phenomemun" en est, hélas, un bien mauvais exemple.
Une petite BD sympa, mais rien de transcendant. Les dessins ne sont pas assez aboutis, mais ils sont plutôt agréables. Le scénario est assez vide. Il ne se passe pas grand chose, on voit juste le héros user de son pouvoir à différentes fins (avec un pouvoir comme celui-là, les choses sont d'ailleurs un peu trop faciles). C'est de l'action comme on en voit souvent. Ceci dit, les auteurs ajoutent un côté psychologique qui, sans être original, nous rapproche du héros. On s'attache à lui. Il est à regretter que la narration soit faite au passé, et dans le deuxième tome par un autre personnage. Si c'était au présent, on vivrait plus les événements avec le héros. Ca se laisse lire, mais on s'en passe sans difficulté.
Je me retrouve parfaitement dans l'avis d'ArzaK. Bonne idée de départ, dessins maladroits, mais surtout... ces voix-off tout le temps !!! C'est proprement insupportable !!! Et c'est cet aspect là qui plombe ma note. En plus ç'aurait été plutôt facile à éviter :o/ Cela dit, à la fin du premier tome j'avais plutôt envie de lire le second. Faut voir s'ils s'améliorent par la suite...
Je m’en excuse auprès des auteurs et des fans. J’ai lu cet album une fois et je ne pense pas le relire, ni en lire la suite. Quoique commune, l’idée de base est intéressante. Il y avait moyen de faire quelque chose de porteur avec cette histoire de maîtrise du temps. Mais le résultat est franchement décevant. L’ensemble du scénario n’est qu’un assemblage des idées les plus communes qu’on puisse avoir concernant l'utilisation de ce pouvoir. Rien de surprenant, rien de transcendant. Mais tout cela ne serait pas encore si grave si cette bd ne souffrait pas de deux autres défauts majeurs. Tout d’abord, le dessin manque de finesse. Comme il s’agit d’un album de débutant, j’aurais tendance à dire que ce n’est pas trop mal et que les choses sont améliorables. Mais je ne peux pas cacher une réelle sensation de répulsion à la vision de certaines cases, c’est tape à l’œil, froid, pleins de traits tracés à la règle... Ca manque d’âme, tout simplement. Le deuxième hic est de taille : la narration est d’une lourdeur abyssale… Le scénariste était-il conscient qu’il écrivait un scénario de bd ? Tous ces texte-off remplis de lieux communs et de phrases toutes faites étaient-ils vraiment nécessaires ? Je n’ai rien de particulier contre le procédé et les texte-off en général mais ils doivent apporter quelque chose pour justifier leur utilité. Et surtout, ils doivent être crédibles ! Ce qui n’est pas du tout leur cas ici ! Il suffit de comparer une planche de la série « Le tueur », (autre série qui utilise abondamment le texte-off) et une planche de ce Phenomenum pour comprendre la différence qui existe entre le ton juste trouvé par Matz et le ton compassé utilisé ici. C’est mal écrit, lourdement démonstratif, plein de bons mots faciles et d’expressions toutes faites… Pratiquement chaque phrase se veut charnière, ultime… C’est d’un fatigant ! Des exemples ? Page 13, « Comme tu l’avais pressenti, nous étions condamnés dès nos tout premiers instants ». Page suivante : « Mais je ne faisais que retarder l’inévitable »… C’est bourré de phrase comme celles-là, qui te relancent toutes les trois cases et te disent quoi penser, qui t’annoncent toujours tout, qui ne te laissent interpréter l’histoire que d’une seule manière ! Moi, je dis STOP ! Je suis désolé, si l’on veut qu’un récit prenne un sens et une vraie ampleur, il faut laisser au lecteur la possibilité de jouer son rôle de lecteur, c'est-à-dire : interpréter, faire de l’histoire qu’il est en train de lire le terrain de son propre imaginaire. Et je vous passe les mélodramatiques « Grâce à toi, j’assumais enfin ce que j’étais » de la page 37 ou le « Pour la dernière fois nous faisions l’erreur de croire que nous étions libres de décider… »… C’est du surlignage mâtiné de psychologie de supermarché ! C’est par l’image qu’il faut faire passer ça ! Le faire passer par un texte facile, c’est prouver son incapacité à faire de la bd ! Dans cet album, tout étouffe : l’image, complètement enchaînée à ces phrases chocs, les personnages, enfermés dans un récit qui ressemble trop à un synopsis mal dégrossi… Et je ne parle même pas du personnage d’Emma qui n’a absolument aucune personnalité, juste une potiche… Dernière chose : la scène où Yann vient foutre le pistolet sous la tempe de Chirac est non seulement nauséabonde mais ridicule. Elle se voulait peut-être humoristique, mais ce n'est pas passé... Pourquoi je ne lui donne pas une seule étoile, me demanderez-vous? "Parce qu'apparement, t'as vraiment pas aimé...". Et bien, j'avoue que j'ai hésité, non sans sourire au fait que j'en aurais certainement fait crier plus d'un... Et bien, tout simplement parce qu'il y a pire comme bd et que je crois les auteurs sincères. Je ne laisse qu'une étoile qu'aux vraies daubes... Pour moi, "Phenomenum" est juste une bd ratée et maladroite comme il en existe beaucoup d'autres...
A mon tour de donner mon avis sur une des "révélations" de l'année dernière. Contrairement à beaucoup, le dessin ne me gêne pas des masses. C'est vrai que le trait est un peu anguleux, mais le cadrage est assez dynamique et intéressant avec des couleurs convenables. Non, là où j'ai été nettement moins convaincu, c'est par le récit. Pourtant l'idée de départ, être capable de réguler le rythme de son métabolisme afin de contrôler le temps qui s'écoule, est originale et pourrait donner quelque chose de vraiment bien. Oui mais le premier opus est un flash back extrêmement condensé du passé de Yann depuis qu’il a conscience de son pouvoir. En fait, trop de choses sont abordées sans être approfondies et c'est ce côté superficiel qui m'a empêché de rentrer pleinement dans cet album. Je pense que développer cette histoire sur 2 tomes aurait été préférable afin de donner du corps au récit. La fin de l’opus 0 n'a absolument rien de surprenant, ce n'est qu'une suite logique du "phénomène". Après un tome d’introduction en voix off un peu lourd, on se dit logiquement qu’on va rentrer dans le vif du sujet avec Futur antérieur. Détrompez-vous, on est reparti avec une petite voix off qui accompagne un récit des plus grotesques. En effet, il tourne à la pantalonnade : Yann recommence les erreurs commises dans son adolescence (pas très futé le gars) et devient, en l’espace de deux pages, un mélange de justicier des pauvres et de Largo Winch puissance 10. C’est tellement gros que le récit perd non seulement toute crédibilité mais également tout intérêt. En un mot : décevant !
J'aurais mis 3/5 à cette honnête série B si elle ne souffrait de deux défauts gênants : primo, elle est un poil trop bavarde (le héros s'écoute penser d'un bout à l'autre ; ça devient rapidement lassant), et secundo, le dessin oscille entre très moyen et moche. Dommage parce qu'à part ça, "Phenomenum" s'annonce pas trop mal ; disons au niveau d'une série télé américaine pas trop tarte (ça existe).
Cette bédé ne m'a vraiment pas convaincu. Tout d'abord, il y a le thème de la bédé, ce fameux phénomène. Effectivement, comme le dit si bien la page de garde, arrêter le temps (ne serait-ce que celui d'une Stella), c'est un fantasme que nous avons tous eu un jour. Du coup, la manière dont le héros se sert de ce pouvoir formidable paraît à tout le moins bien banale, voire carrément désolante, et assez frustrante pour le lecteur. L'histoire ne m'a réservé aucune surprise (avant même la première page, on connaît le pouvoir du héros), et tout ce qu'il fait ensuite est bien tristement téléphoné. D'autre part, la bédé regorge de clichés, et tous les sentiments sont exprimés d'une manière à ce point banale que cela devient irritant; voire carrément drôle de niaiserie, comme, par exemple, cette fantastique histoire d'amour: "– Comme deux morceaux d'un même objet cassé, nous étions faits pour nous assembler. – Solitaires, nous n'étions plus seuls. – Nous étions comme deux pièces d'un seul et même puzzle." Avouez quand même que plus cliché que ça, c'est difficile. Vient ensuite la fin, où, on ne sait ni trop comment ni pourquoi, le héros découvre une nouvelle facette de son pouvoir (les auteurs pensaient-ils avoir déjà épuisé toutes les possibilités de la première), celui d'accélérer le temps... Il me reste encore à parler du dessin, qui, s'il ne m'a pas déplu, n'a rien de subjuguant non plus. Bref, si Phenomenum est une bédé qui se laisse lire, son sujet est traité d'une manière bien trop superficielle que pour pouvoir m'intéresser.
En partant d'une idée assez farfelue et en la traitant avec une bonne mise en page et une "subtile" colorisation on obtient au final une bonne surprise ! Par contre, je n'aime pas trop les dessins, pas vraiment très harmonieux...L'idée de départ est donc plutôt sympa, mais j'ai du mal à voir comment ça va continuer, il me semble qu'on a fait le tour du sujet, non ? Non ? Ah bon...J'aurais pu concevoir qu'il n'y ait qu'un seul tome...
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