Sláine

Note: 4/5
(4/5 pour 10 avis)

Les exploits guerriers de Sláine Mac Roth, héros de la mythologie celtique connu comme le premier roi de l'Irlande.


2000 AD Auteurs et autrices britanniques Best of 1980-1989 Cimoc Dark Fantasy Les meilleurs comics Les petits éditeurs indépendants Mythologie celtique USA Magazine

Banni de sa tribu pour avoir goûté le premier à la jeune vierge qui était destinée au roi, Sláine Mac Roth revient parmi les siens quelques années plus tard pour revendiquer le titre de roi. Sláine a en effet été choisi par la Déesse-Terre Danu pour rétablir son pouvoir, contesté par les druides qui ne veulent pas d'une société matriarcale, et unifier le peuple celte face à la menace des Drunes menés par le Seigneur Étrange, un dieu mort-vivant, ancien serviteur de la Déesse-Terre. Pour accomplir son destin, Sláine doit devenir le nouveau Dieu Cornu, c'est-à-dire le roi des rois du peuple celte. Pour cela, il doit réunir les quatre Armes Sacrées des Celtes, chacune étant gardée par un roi différent. Plutôt que de les affronter pour leur prendre les Armes Sacrées, Sláine convainc les quatre rois de s'allier à sa tribu. Ainsi réunis, et bénéficiant des pouvoirs magiques conférés par la Déesse-Terre et de la force incroyable de Sláine (que son "spasme de furie" transforme en créature monstrueuse capable de faucher 50 hommes d'un seul coup de hache), les Celtes parviennent à vaincre les Drunes et l'ancien Dieu Cornu. Sous le règne de Sláine, le nouveau Dieu Cornu, les tribus celtes connaissent une période de paix et de plaisirs. Après 7 ans de règne, comme le veut la tradition celte, Sláine est mis à mort sous les yeux de son peuple lors d'un rituel. La Déesse-Terre ressuscite alors son champion pour l'envoyer vivre de nouvelles aventures à travers le temps. Pour Danu, Sláine va combattre les ennemis du peuple celte à différentes époques, prêtant main-forte à la reine Boudica contre les Romains ou à l'Écossais William Wallace contre les Anglais.

Scénario
Dessin
Couleurs
Traduction
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1989
Statut histoire Série terminée (Réédition en cours) 11 tomes parus

Couverture de la série Sláine © Nickel 1989
Les notes
Note: 4/5
(4/5 pour 10 avis)
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31/08/2002 | Cassidy
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Par Lodi
Note: 4/5

Dessins très inégaux, amenant une frustration assez semblable à la série Sandman pour les mêmes raisons. En revanche, les couleurs sont toujours intéressantes, très propres à faire sentir l'atmosphère… L'histoire est marquante et originale, mais délicate, comment le donner à entendre sans trop en dire voyons, voyons ? La vie et la mort, la guerre, la nature, la place du collectif, le rôle de la femme et le partage de nourriture sont à l'opposé du monde chrétien et romain dans la fiction, et sans doute dans une certaine mesure dans la réalité. Les apparitions de divinités et autres êtres féériques et monstrueux évitent le ridicule, les dialogues aussi, soit deux écueils des séries héroïques. Le nain sert à désenchanter, il est comique mais dégonfle quelque peu le discours tout en l'attestant puisqu'il écrit, ce qui est bien trouvé. Il est aussi l'autre, non humain, et à la logique non celte, plus romaine, chrétienne ou moderne ? Je dirais calculatrice. Tous les personnages sont intéressants, hommes et femmes, héros et non héros, humains et non humains. Le druide est assez complexe. La déesse qui fait du héros son champion bien plus encore.

05/11/2025 (modifier)
Par Dakhan
Note: 4/5

T1-T4 Visuellement c’est vraiment superbe, le dessin de Bisley est d’une qualité très rare pour cette saga celte revue à la sauce heroic fantasy. Mais le scénario est bien moins superficiel qu’on pourrait le croire à la vue de cette esthétique si alléchante. Il faut dire que ce n’est pas dans les habitudes de Mills. Son héros Slaine est une sorte d’incongruité, un roi barbare (qui porte bien son nom) avec des idées du 3ème millénaire APJC. Et de tout cela se dégagent des petites morales écologistes et féministes ; ou une tentative de faire réfléchir les hommes et de considérer les choses autrement. Il y a aussi une tentative d’humour, mais on ne peut pourtant pas dire qu’on se fende la poire, et cette série ne pourra jamais être classée dans la catégorie humour. Mais elle est tout de même à lire, rien que pour le plaisir des yeux. T5-T7 Slaine voyage dans l’espace et le temps pour se faire le héros de différentes causes celtes et continuer ses aventures ; sans se départir de son regard féministe, écologiste et critique envers les religions du livre (habilement comparées à celles qui les ont précédé). Au dessin, les successeurs de Simon Bisley reprennent le même style graphique, et nous gratifient même de quelques cases vraiment superbes à la perspective saisissante.

26/03/2006 (modifier)

La meilleure réalisation de Bisley à ce jour (je ne reconnais que les 4 premiers albums dans cette critique). Un style d'une grande audace graphique, allant du très léché modelé aux coups de pinceaux bruts en passant par des crayonnés apparents, et l'harmonie est au rendez-vous. Et le dessin, énergique, vivant, s'améliore sans cesse. Bien sûr la vision celte est interprétée à l'américaine, mais on sent le travail de fond, et les ambiances crépusculaires et rocailleuses de Bisley rendent les péripéties de Slaine crédibles quant à l'univers, rempli de magie, de divinités primales et de barbarisme. Un petit bémol: les personnages, bons ou mauvais, ont souvent un rictus "sarcastique" qui ne se justifie pas vraiment, sorte de tic gratuit du dessinateur.

01/01/2006 (modifier)
Par minsk
Note: 4/5

Tout à fait d'accord avec l'avis de Cassidy, j'ai même eu du mal à me retenir de la classer en culte, car "Slaine" est un des très rares travaux fignolés de Bisley en bd, avec quelques "Judge Dredd" et bien sûr "LOBO" (qui lui devient trop bâclé à la fin). Cette série n'existe d'ailleurs pour moi que par les quatre premiers volumes, le reste, même s'il est de bonne facture, perd de qualité en dessin et en qualité de scénario. Car l'histoire du premier roi celte offre un terrain rêvé à une belle histoire, et le traitement de Bisley en est époustouflant... J'ai du mal à trouver aussi beau en BD... Digne héritier des Corben et surtout, à mon avis, de Frazetta, son trait est réaliste tout en étant excessif, les femmes sont belles et ont des formes généreuses, les hommes sont musculeux et fiers, les méchants charismatiques (mention spéciale à Balor et son Oeil Mauvais). Franchement, vu le prix des albums, je ne conseille que les quatre premiers, même si je ne déteste pas Glenn Fabbry.

20/10/2003 (modifier)
Par Cassidy
Note: 4/5

Une série malheureusement épuisée, mais intéressante à plus d'un titre. D'abord, les dessins, signés par différents auteurs, sont très réussis. Ça commence fort avec Simon Bisley, sorte d'héritier (certaines mauvaises langues disent "pâle copieur") de Corben, pour les 4 premiers tomes. Puis Glenn Fabry prend le relais dans le volume 5. Aaaaaah, Glenn Fabry ! C'est le peintre qui a signé, entre autres, toutes les couvertures de Preacher. Il ne s'est que très très rarement attaqué à l'intérieur même des BD, et c'est dommage parce qu'il est doué, ce gars. Toujours est-il qu'il passe très rapidement la main à un autre illustrateur. Puis divers noms moins prestigieux se succèdent sur la série ; je vos avoue que je ne les aime pas tous autant, et que dans l'ensemble ils se contentent de copier, avec une certaine habileté, les styles très particuliers imposés par Bisley et Fabry, mais ça reste d'un bon niveau jusqu'au bout. Bref, graphiquement parlant, "Sláine" est beau et original. Autre atout de poids, le charismatique personnage de Sláine, qui est plus complexe qu'il n'y paraît. De prime abord, c'est un bon bourrin violent et macho, qui aime les belles gonzesses à gros seins et les bonnes bastons à grosse hache, mais c'est aussi un homme qui lutte au service d'une femme contre l'ordre établi, pour le rétablissement d'une société matriarcale (alors que les druides veulent reléguer les femmes et la Déesse-Terre au second plan), plus juste ("à partir de maintenant, c'est la loi qui sera au service des gens, et non l'inverse"), plus proche de la nature... Il préfère négocier avec ses rivaux pour obtenir leur soutien plutôt que d'unir les tribus par la force. Il ne veut pas devenir roi par simple soif de pouvoir, mais pour créer un monde de paix et de plaisirs. Bref, ce n'est pas le barbare-type des histoires d'heroic fantasy classiques, même si ses aventures sont pleines de grandes batailles épiques et très sanglantes. En troisième lieu, il y a l'humour. Je ne vous dis pas qu'on se bidonne comme un malade à longueur de pages, mais il y a quelques passages bien marrants, notamment grâce au personnage d'Ukko, le fidèle compagnon de Sláine, un nain pleutre, menteur, voleur et libidineux. L'humour est d'ailleurs une qualité très importante aux yeux de Danu, la Déesse-Terre, qui recommande aux siens de ne pas prendre la vie trop au sérieux. Et pour en finir avec les qualités de la série, "Sláine" constitue une introduction à la mythologie et à la culture celtiques plus fun que les discours du Dr. Gull dans From Hell ou qu'un gros bouquin sérieux sur le sujet. Évidemment, c'est adapté à la sauce "comic de divertissement", mais on apprend deux- trois p'tits trucs intéressants. Une petite critique, quand même : la seconde partie de la série, celle où Sláine traverses les âges pour combattre aux côtés d'autres héros légendaires comme William "Braveheart" Wallace est un peu moins intéressantes que les 4 premiers tomes. Ça reste une très chouette série.

31/08/2002 (modifier)