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Camille-le-camé contre mon beauf

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Le beauf vous connaissez. Cabu a créé là un personnage tellement vrai qu'il lui survivra et que les générations futures [...] diront "le beauf" en parlant du voisin. Jamais de soi, bien sûr. Alors il y a Camille le Camé. Ces dessins ont paru dans la plupart dans une rubrique d'(A SUIVRE) qu'on administrait Franquin et moi. J'admets la responsabilité du nom du personnage et même en partie, de ses caractéristiques. Cabu hésitait un peu à s'attaquer aux pauvres cons qui se shootent ou sniffent ou je ne sais ce qu'on dit


Ecole Estienne Paris Les années (A SUIVRE) Punk

Le beauf vous connaissez. Cabu a créé là un personnage tellement vrai qu'il lui survivra et que les générations futures [...] diront "le beauf" en parlant du voisin. Jamais de soi, bien sûr. Alors il y a Camille le Camé. Ces dessins ont paru dans la plupart dans une rubrique d'(A SUIVRE) qu'on administrait Franquin et moi. J'admets la responsabilité du nom du personnage et même en partie, de ses caractéristiques. Cabu hésitait un peu à s'attaquer aux pauvres cons qui se shootent ou sniffent ou je ne sais ce qu'on dit [...] [texte extrait du préambule d'Yvan Delporte] [texte extrait du préambule d'Yvan Delporte] Séries parallèles : "Etre ou ne pas être un beauf ?" "Mon beauf'"

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 1980
Statut histoire Strips - gags 1 tome paru
Couverture de la série Camille-le-camé contre mon beauf
Les notes (1)
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19/02/2013 | Superjé
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Par Superjé
Note: 2/5

Malgré le fait que je n'aime pas trop le boulot accompli par Cabu, je reconnais que grâce à lui et à ses dessins, on a un témoignage et un portrait brossé de la jeunesse française des années 60/70. J'étais aussi vraiment curieux de lire des gags centrés sur le personnage du "Beauf" (personnage vraiment inspiré du beau-frère de Cabu, qui était apparemment un beauf). Car même si la série "Mon beauf" est totalement oubliée aujourd'hui, le terme (comme l'avait si bien prédit Yvan Delporte dans son préambule de l'album) est resté dans le langage courant, et ça, c'est fort. Bon, dans l'ensemble, la BD ne marche pas bien fort, car Cabu est à l'origine un dessinateur de presse, bref, les gags (qui ne m'ont jamais fait rire) font référence à l'actualité de l'époque (dont je n'ai pas la moindre idée). Sur la première page, on voit le point de vue du beauf par rapport à l'évènement en question, et sur la seconde le point de vue opposé de Camille le Camé, jeune junkie punk des 80's, mais jamais ils n'intéractionnent entre eux (et même des fois, le lien entre les deux dessins est très tenu). Et finalement, on ne lit pas de vrai critique, ni de la population "beauf" française, ni de la jeunesse punk, et c'est dommage, l'album aurait pu gagner en intemporalité (grâce à l’œil acerbe de Cabu), au lui d'être un bête recueil (et bizarrement, Cabu, dans les années 80 était peut être déjà devenu un vieux beauf -comme ceux qu'il critique-, puisque selon lui, au contraire de la jeunesse des années 60 représentée par le légèrement beatnik et sympathique grand Duduche, le jeune des 80's est représenté comme un sale con drogué). Pour le dessin, vous connaissez le style "dessin de presse" de Cabu ? Nerveux, expressif et très brouillon comme beaucoup de ses confrères... Personnellement, je ne suis pas fan, on peut même dire que je trouve son dessin désagréable (plus qu'un Reiser par exemple).

19/02/2013 (modifier)