3 Secondes (3'')
3 secondes, le temps pour la lumière de parcourir 900 000 kilomètres, le temps d'un coup de feu, d'une larme, d'un SMS, d'une explosion... Observer les détails, enquêter d'une scène à l'autre permet de reconstituer les angles morts et de récolter les indices sur ce qui relie les personnages et les motive. Affaires, crimes, complot... À chacun de se faire sa propre idée. Bonne investigation.
BD en réalité augmentée BD muette Format carré Marc-Antoine Mathieu OuBaPo
3 secondes, le temps pour la lumière de parcourir 900 000 kilomètres, le temps d'un coup de feu, d'une larme, d'un SMS, d'une explosion... Observer les détails, enquêter d'une scène à l'autre permet de reconstituer les angles morts et de récolter les indices sur ce qui relie les personnages et les motive. Affaires, crimes, complot... À chacun de se faire sa propre idée. Bonne investigation.
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Editeur
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Genre
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Public
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Type
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| Date de parution | 07 Septembre 2011 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Une belle découverte! Développer une intrigue sur 3 secondes grâce au jeu de lumière et l'effet miroir, c'est techniquement bien trouvé. Je salue tout de suite le N&B qui m'a beaucoup plu. Ces aller et retour dans la pièce du coup de feu ont fait quand même monter la pression chez moi et ont même suscité un retournement de situation qui a réveillé mon intérêt pour l'histoire. Et l'intrigue autour du foot est bienvenue, même si le thème choisi est complètement accessoire. Joli travail, novateur, qui doit permettre à tout dessinateur de s'inspirer d'une manière ou d'une autre. Par contre, je me pose quand même la question du nombre d'images par planche... Certaines cases sont remplies mais nous pouvons les sauter qu'on ne loupera vraiment pas grand chose (attention aux indices quand même!). Mais je dois avouer que la répétition m'a fait remarquer cela. J'aurais préféré avoir une division moins forte par planche. On pourrait en avoir 6 au lieu de 9, ainsi chaque case "servirait" plus souvent à quelque chose. C'est une oeuvre anecdotique qui suscite la curiosité, qui m'a plu et je dois reconnaître que l'auteur force le respect pour avoir eu cette idée et la mettre en pratique à travers une intrigue bien ficelée, loin d'être facile à élucider (oui, parce-que c'est à nous de nous démerder, c'est pas mal!) Avec cet auteur, j'ai déjà été convaincu par l'Origine (1er tome de Julius Corentin Acquefacques). Tout m'indique qu'il faut continuer à partir à la découverte de ses créations.
Wouaw!! Que dire ? Un exercice de style ? Assurément, doublé d'une maitrise assez grandiose des effets de miroir, ajoutons y un noir et blanc exceptionnel . Mais alors pourquoi au delà de la performance artistique évidente ne suis je pas plus touché que cela ? Justement en "lisant" cette BD mais en set ce encore une ? une partie se déroule devant ce qui semble être une galerie ou a lieu un happening. Je ne suis pas un grand connaisseur de l’œuvre de MAM, je ne connais de lui que Les Sous-sols du Révolu et Dieu en personne, autant j'avais apprécié le premier, autant le second m'avait paru abscons pour ne pas dire imbuvable. Alors oui j'irais sans doute à l'occasion voir d'autres productions de cet auteur mais je crois définitivement qu'il ne nous livre pas des BD mais qu'il réalise des happening picturaux. Alors oui c'est magistralement conçu mais un peu vain à mon goût, pour les fans de cet auteur.
2.5 Un exercice de style intéressant, mais qui est un peu raté pour moi car je n'ai résolu l'énigme qu'à moitié et ce n'est pas parce que c'est trop dur pour moi, mais parce que l'histoire (ou au moins les parties de l'histoire que je comprends) ne me captive pas trop et me semble même banale donc je n'ai pas envie de continuer à trouver des indices si ce n'est pas un truc exceptionnel. Enfin, peut-être que je me trompe et que si j'avais tout deviné, l'histoire m'aurait semblé géniale, mais comme l'auteur ne m'a pas donné envie de continuer, je conclus que l'album est un peu raté. Sinon, le dessin de Marc-Antoine Mathieu est toujours aussi bon.
Surprenante BD ! Marc-Antoine Mathieu démontre une fois de plus son génie conceptuel. L’album est incroyablement original. A travers le parcours de 3 secondes d’une particule lumineuse, nous découvrons les dessous d’une intrigue policière. Graphiquement, c’est d’une grande qualité, avec un travail superbe sur les cadrages et les angles de vue. Par contre, je suis plus mitigé sur le plaisir de lecture que j’ai pu avoir. La compréhension est assez ardue, voire fatigante et hachée à cause du déchiffrage des éléments écrits à l’envers, nécessitant parfois l’usage d’un miroir. Paradoxalement, je reprocherais à l’auteur d’avoir trop privilégier la forme sur le fonds. Objet rare, cette BD doit être découverte.
Du MAM, ça ne se refuse pas. Et l’exercice oubapien proposé ici est des plus prometteurs. La prouesse de MAM impressionne clairement. Ce jeu de miroirs pour séquencer une même scène sur trois secondes force le respect. Et on prend pleinement conscience de la fluidité de ce séquençage sur la vidéo disponible sur le site de l’éditeur. Par contre, l’enquête se révèle décevante et n’est pas si "complexe" qu’annoncée. Elle n’est qu’un prétexte pour la bonne réalisation de cet exercice. A noter que c’est la première fois que j’utilise un miroir pour déchiffrer les propos d’une bd. Bref, c’est une bd qui est excellente sur la forme mais qui pèche sur le fond. A conseiller uniquement pour les lecteurs curieux et avides d’exercices de style.
J'aime les essais oubapiens de M-A. Mathieu et j'aime la façon avec laquelle l'élégance de son dessin noir et blanc très contrasté s'y marie. Ici, l'idée de suivre le trajet d'une particule lumineuse durant trois secondes et de découvrir par son biais une situation complexe à déduire des nombreux éléments rencontrés attisait ma curiosité et mon intérêt. J'aime en effet ces petits jeux de déductions comme sait en offrir par exemple un auteur comme Andreas. J'aime aussi ce type d'exercice technique où le dessinateur doit tout prendre en compte dans son dessin et son contenu, réfléchissant à tous les angles de vue, aux reflets, etc. Techniquement, le rendu de cet ouvrage est impeccable. Le dessin est beau, très classe. L'exercice est parfaitement réussi, quoique certains angles de réflexions m'ont un peu fait tiqué, de même que le fait que la lumière semblait souvent assez courbe pour atteindre un point de réflexion qui n'était pas dès le départ au centre de sa direction. Il y a aussi le fait que ce ne soit pas techniquement parlant "par les yeux d'un photon" qu'on suit la scène mais plutôt comme un zoom sur une image comme on le voit quand on peut à la fois avancer dans la scène et voir certains objets en gros plan alors qu'on aurait dû déjà les avoir dépassés (je pense par exemple aux billets d'avion). Par contre, j'avoue que l'exercice de déduction et de recherche de tous les indices, notamment par la lecture des textes inversés par effet miroir, m'a été un petit peu pénible, un peu fatiguante. Et surtout, le sujet ne m'a franchement pas enthousiasmé. Le domaine du foot et des magouilles est loin de mes centres d'intérêt et découvrir les clés de cette intrigue précise ne m'a pas captivé. Je ressors donc de ma lecture à la fois convaincu par la capacité narrative et le talent technique et graphique de M-A. Mathieu et en même temps un peu ennuyé par une histoire peu passionnante.
L’expérimentateur Marc-Antoine Mathieu a relevé une fois encore un nouveau défi : réaliser une BD (presque) aussi rapide que la lumière… Sur ce plan, c’est réussi et on reste complètement fasciné par ce jeu de ricochet de miroir en miroir, véritable performance de dessinateur. A ce niveau, Mathieu n’a plus rien à prouver, mais l’homme n’est pas du genre à se reposer sur ses lauriers de maître de la BD. Il est d’ailleurs possible de retrouver l’œuvre sur le site de l’éditeur, laquelle semble incontestablement plus adaptée à la fluidité du format numérique. Mais à ce stade, peut-on encore parler de BD ? Quoi qu’il en soit, je dois avouer que je n’ai été séduit que partiellement par ce nouvel opus. Est-ce parce que je n’ai jamais été vraiment fan d’enquêtes policières ? En tous cas, je suis resté à côté de la plaque même après une seconde lecture, incapable de résoudre les énigmes de l’introduction. Certes M-A Mathieu place toujours la barre assez haut et tient ses lecteurs en haute estime, en sollicitant leur participation… mais cette fois, j’ai quelque peu décroché, néanmoins fasciné par ce faisceau lumineux décomposé en cases que je n’ai pu que contempler à la manière d’une vache regardant un train passer. D’après moi, la forme a totalement éclipsé le fond et là, contrairement aux autres productions de l’auteur, je ne suis pas passé de l’autre côté du miroir… Désolé, Marc-Antoine !
Moi, je trouve la forme plus réussie que le fond... En effet, que ça soit dans la forme numérique ou papier, j'ai trouvé l'exercice de style sympa et pas raté, mais le scénario bien nébuleux. Malgré avoir vu/lu 3 fois l'histoire (dans les deux formes), j'ai juste compris le thème du complot/scandale autour duquel se base l'histoire. En effet, même si j'aime bien qu'une BD me fasse réfléchir, je n'aime pas qu'elle nous laisse tout chercher et recoller les informations entre elles (et se crever les yeux à lire les textes à l'envers, déchiffrer des articles de journaux où chercher la moindre information complémentaire partout, ça m'énerve assez vite, je n'ai même pas pris le temps de le refaire dans la version numérique). Du coup, je n'ai pas pris de plaisir à découvrir l'histoire. C'est comme le dessin, il est recherché et relativement bien fait (c'est le style de MAM auquel j'adhère), mais tout ce travail de zoom et d'incrustation de la case suivante n'est pas des plus joli (on voit trop souvent où sera le reflet trop vite, et à force d'être agrandi, certaines cases sont moins jolies, ce qui est normal). Mais par contre j'ai aimé la forme de l'exercice de style. Je trouve que l'idée originelle (faire un zoom dans les reflets pour balayer tous les angles morts d'un endroit), combinée à un film (même si dans ce cas là, il est moins réussi que la bd) est excellente, et j'espère que ce genre de révolution sera réitéré avec des scénarios plus accessibles (au lecteur un peu simple (?) que je suis). A tester et à vous de juger si vous adhérez...
3 secondes, ce n'est pas le temps qu'il faut pour "lire" ce tome. C'est le temps pendant lequel la lumière parcourt toute l'action de ce livre. Et elle en fait des kilomètres allant jusque dans l'espace pour mieux revenir au service de l'épanadiplose de son auteur. Marc-Antoine Mathieu qui indiquait d'ailleurs en interview dans le DBD n°56 du mois de septembre que ce projet né d'une simple idée de zoom dans l'image était à l'origine plutôt destiné au numérique. C'est vrai qu'après avoir lu l'album, de manière un peu fastidieuse, et comparé ensuite avec la version numérique où tout coule naturellement, on ne peut que préférer cette dernière. C'est pourquoi au delà de l'objet concept, du travail énorme qu'il y a derrière j'ai du mal à mieux goûter la forme papier de cette œuvre.
Voilà un album de MAM qui pose pas mal de questions, dont une qui n'est pas la moindre : c'est quoi une bande dessinée ??? C'est, en gros, l'intérêt majeur que j'ai retiré de cet album, au delà du jeu de piste et d'enquête qu'il nous propose en 33 rebonds de miroirs. On savait que MAM aimait réfléchir... Nous voilà servi. Le hic, car il en faut ici un, c'est qu'autant la version numérique est pour moi un petit bijou conceptuel qui finalise une idée démentielle, autant la version papier est assez fade et parfois même un peu pénible à lire. Je n'ai rien contre le conceptuel, au contraire, mais là, certaines planches m'ont un peu refroidi. Si une planche de Shaun Tan composée de petites cases ne représentant que des nuages peu me faire voyager, ou une case noire amenée avec talent (je pense à Petites éclipses) peut aussi nous transporter, la planche de MAM en gaufrier de cases noires m'a un peu laissé de marbre... Si ce passage a du sens dans la version numérique, je trouve que le rendu de ce moment dans la version papier est lourde et maladroite. J'en suis arrivé à la conclusion, comme plusieurs d'ailleurs, que la version papier n'était peut-être pas le support idéal pour ce faramineux projet développé par Marc Antoine Mathieu. La version numérique bien plus efficace et originale se suffisait à elle même. Reste alors cette question en suspens : est-ce encore de la bande dessinée ? Je ne prétendrai pas répondre à cette question. Alors, ce nouvel OVNI créé par Marc Antoine Mathieu marquera encore l'histoire de la BD et prouve à nouveau sa capacité à innover et sa persévérance dans son travail de recherche. 3 secondes, une histoire unique, qui à mon sens ne devrait s'apprécier que dans sa version numérique, d'où ma notation mitigée qui se veut le reflet de mon interrogation quant à la nature même de cette production. Chapeau tout de même !
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