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Nom série  Nerval l'inconsolé  posté le 11/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Gérard de Nerval est un poète et écrivain que je ne connais pas, si ce n'est de nom évidemment. J'ai donc totalement découvert sa vie et une partie de son oeuvre avec cet album.

Cela commence plutôt bien, en mettant en scène un Gérard Labrunie (son véritable nom) jeune et vivant au milieu de sa bande d'amis artistes dont certains qu'il a connus dès le collège dont notamment son ami Théophile Gautier. Très jeune il s'était déjà fait connaître par sa traduction du Faust de Goethe. C'est ainsi qu'on suit ce groupe d'amis souvent turbulents dans leurs pérégrinations artistiques, ponctuées de soutiens à Victor Hugo, de beuveries et d'émulations mutuelles. Même si à ce stade, le futur Nerval n'est qu'un de ces jeunes artistes parmi les autres, la bande est sympathique à suivre.

Mais peu à peu le récit se focalise sur le seul Nerval et notamment sur sa folie, des hallucinations peut-être schizophréniques et son alcoolisme de plus en plus présent. Et je dois dire que ce récit ne m'a pas rendu le personnage attachant. On le voit errer, sujets à ses crises et à ses moments d'égarements. Il voyage de manière un peu hallucinée et dilapide son argent.
Le rythme narratif est un peu décousu, les scènes et les faits historiques se succédant de manière hachée et pas toujours prenante.
Et si le dessin de Casanave n'est pas désagréable, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé et certains visages et personnages finissent par se confondre.

Bref, malgré un certain intérêt initial en début de lecture, j'ai fini par m'ennuyer. Et ne connaissant pas l'oeuvre de Nerval, je ne l'ai pas vraiment découverte ici et je n'ai pas ressenti l'envie d'en savoir plus.

Nom série  Give peace a change : Londres 1963-75  posté le 10/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Give peace a chance fait suite à l'album Une si jolie petite guerre : Saïgon 1961-63. Nous y découvrons les années suivantes de la jeunesse de l'auteur dans ce nouveau récit autobiographique. Mais là où le premier livre focalisait son attention sur le Vietnam en guerre et la façon dont des enfants vivaient leur jeunesse dans ce cadre, celui-ci parle bien davantage de la vie quotidienne des héros dans leur pré-adolescence puis adolescence à Londres, et ne garde qu'en trame de fond bien plus distante la situation au Vietnam et la guerre qui durera jusqu'en 1975.

C'est donc avant tout à l'ambiance des sixties à Londres que s'intéresse le récit et à comment des enfants franco-vietnamiens vont s'intégrer à cet univers. En parallèle, les troubles maniaco-dépressifs de leur mère vont s'accentuer et entraîner des réactions de rejet parfois viscéral de la part des enfants en pleine adolescence. Récit plus intimiste et chronique familiale composent donc cet album.
Mais il comporte tout de même encore une bonne part d'information sur comment se déroulait pendant ce temps là la guerre au Vietnam, avec une critique de la façon dont les Etats-Unis menaient leurs actions et en même temps une profonde dénonciation des exactions des Viet-Congs et de l'aveuglement des populations occidentales branchées, hippies et autres gauchistes, qui soutenaient la cause des communistes sans savoir de quoi il retournait sur le terrain. C'est bien d'avoir ici un avis équilibré qui sort des sentiers balisés, ni pro-communistes ni pro-USA. Et c'est intéressant de voir les jeunes de la famille Truong se retrouver en porte à faux à Londres puis à Paris quand on leur parle Flower Power, Give Peace a chance et US Go Home et qu'ils se font traiter de réactionnaires parce qu'ils ne soutiennent pas les Viet-Congs.

Le fond familial de cet album est un peu moins original que le cadre géo-historique d'Une si jolie petite guerre, mais la narration est ici un peu plus maîtrisée, rythmée et prenante. Le dessin est toujours sympathique, avec une ligne claire et élégante encore à mi-chemin entre celles de Loustal et Juillard à mes yeux.
On sort de cet album comme d'une bonne lecture, en ayant une vision plus claire du conflit Vietnamien et de comment des jeunes franco-vietnamiens ont pu grandir en Europe en mêlant cet héritage natal à la difficulté de devoir gérer une mère bipolaire.

Nom série  Une si jolie petite guerre : Saïgon 1961-63  posté le 10/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Récit autobiographique sur la jeunesse de l'auteur, franco-vietnamien, lors des 3 années qu'il a passées à Saïgon entre la fin de la guerre d'Indochine et l'entrée en masse des USA dans la guerre du Vietnam. On y découvre de purs souvenirs d'enfance avec l'originalité de leur cadre historique et une vision de l'intérieur de ce que les civils de Saïgon pouvaient vivre pendant que s'affrontaient Viet-Congs et armée de la République du Vietnam, soutenus encore timidement par les Américains. A cela s'ajoute une situation familiale un peu particulière pour le héros, avec son père diplomate pour le gouvernement vietnamien, et sa mère femme au foyer française souffrant de troubles maniaco-dépressifs légers.

C'est une BD instructive et plutôt agréable.
Le dessin est sympathique, avec un encrage épais et élégant. J'ai trouvé au graphisme parfois quelques accents de celui de Loustal, notamment dans les grands dessins en une planche et leur colorisation, et d'autres fois un peu de celui de Juillard par la clarté de sa ligne.
L'histoire est intéressante. Malgré mes cours d'Histoire, j'avais une vision très vague de cette période entre la guerre d'Indochine et le plus fort de la guerre du Vietnam. Et comme le fait remarquer l'auteur, le sens de l'Histoire et la communication américaine ont véritablement fait oublier qu'avant d'être un conflit entre Américains et Nord-Vietnamiens, c'était surtout un conflit entre Sud-Vietnamiens et Nord-Vietnamiens pour deux visions de la politique qui s'opposaient et que l'un cherchait à imposer à l'autre. Et si les deux camps n'étaient pas tout blanc ou tout noir, l'implication américaine a souvent eu des effets désastreux, de même que le comportement du gouvernement sud-vietnamien alors en place, la "Diệmocratie".

La lecture est enrichissante mais le rythme un peu lent et il peut parfois peiner à vraiment captiver le lecteur. J'ai quand même appris pas mal de choses et c'est un album que je conseillerais pour mieux comprendre la situation à l'époque.

Nom série  La Fille de l'Exposition Universelle  posté le 07/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le concept de cette série est de mettre en scène Julie Petit Clou, une voyante romanichelle dans ses aventures entre enquêtes policières, récits historiques et touche de fantastique, au cours des différentes expositions universelles de 1855 à 1937.

Le premier tome se déroule donc en 1855, quand Julie est encore une gamine de 12 ans, vivant dans une roulotte avec sa mère, fausse voyante, charmeuse et enceinte jusqu'au cou, et son petit frère gentil mais turbulent. Mais c'est Julie qui a les vrais dons de voyance et ce sont d'eux que va se servir un colonel de Napoléon III pour retrouver sa femme Kabyle enlevée et lui permettre de ne pas être forcé d'assassiner l'Empereur.
Le récit mettra ainsi en scène un cadre historique original et complexe, avec un Napoléon III qui essaie d'asseoir son pouvoir en faisant réaliser la première Exposition Universelle en France, un Paris en plein bouleversement Haussmannien et une Algérie devenue française dont les colons sont en conflit avec les idées de l'Empereur.

Le dessin de Willem met tout cela en image de très belle manière. Son trait est soigné et détaillé. Il réalise de beaux décors dans lesquels il fait se mouvoir ses personnages vivants et dynamiques, sur lesquels on ressent encore agréablement la touche Disney dont il avait fait preuve dans L'Épée d'Ardenois. A l'exception d'un ou deux gros plans un peu moins réussis que les autres, j'ai trouvé le graphisme excellent. C'est un beau bouquin qui donne envie d'être lu.

Et le scénario n'est pas en reste.
Pour commencer, j'ai beaucoup aimé ce cadre historique intéressant qui sort des sentiers battus et qui est parfaitement rendu.
Les personnages sont également bons, sympathiques et attachants.
Et l'intrigue est bien menée. Parfois rude, parfois légère, elle donne l'impression de se diriger vers une fin un peu convenue avant de révéler une surprise finale qui tient plutôt bien la route.

Bref, c'est une très bonne série qui s'entame ici. J'espère que la suite sera du même tonneau, qu'on y découvrira des époques intéressantes au fil des expositions universelles, que l'héroïne restera charismatique et ses aventures prenantes.

Nom série  Les Enquêtes Polar de Philippine Lomar  posté le 07/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Philippine Lomar est une détective privé de 13 ans et demie. Une détective qui cause comme Audiard et rime comme une rappeuse. Une gamine qui n'a pas froid aux yeux et n'a pas peur d'affronter des criminels adultes. Le tout avec une narration rappelant les polars noirs avec Humphrey Bogart si ce n'est que le décor est bien moderne et banlieusard.

Le cocktail surprend un peu. C'est étonnant de voir une jeune fille aussi sûre d'elle et prête à affronter le danger malgré un cadre plutôt réaliste. C'est étonnant aussi de voir sa gouaille et comment elle tient tête à n'importe qui, même aux plus dangereux. Le ton entre polar noir et série pour jeunes de nos jours est un peu déroutant. Et ses proches aussi sortent du lot, entre sa mère sourde-muette mais très fine d'esprit, son ami caïd de banlieue au grand coeur, ou encore son autre complice, un grand gaillard qui tient une casse.
Une bonne dose d'originalité donc dans cette série s'adressant aux jeunes ados et une mise en scène sympathique.

Le dessin lui aussi est agréable. J'apprécie ses personnages globalement, l'héroïne notamment. Certains méchants sont par contre un peu trop caricaturaux à mon goût, comme ceux du premier tome par exemple qui auraient pu tout aussi bien trimbaler une pancarte "c'est nous les méchants" vu leur look. Les décors sont aussi un peu vides, je trouve. Mais la mise en page est bonne et dynamique et la lecture fluide.

Les intrigues sont plutôt prenantes et l'héroïne s'en sort assez bien. Les conclusions des enquêtes sont parfois un petit peu convenues à mes yeux, ceci dit. Et la petite Philippine Lomar se la pète parfois un peu trop dans ses actes et paroles, quand finalement c'est bien parce qu'elle a des amis bien plus costauds qu'elle qu'elle réussit à venir à bout de ses adversaires.
Mais ces reproches sont très légers car c'est une lecture sympathique que je conseille sans hésiter aux jeunes comme aux moins jeunes. De bonnes enquêtes policières pour ados.

Nom série  La Véritable Histoire vraie (Les Méchants de l'Histoire)  posté le 05/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Deux albums sont parus à ce jour dans cette série, et s'ils partagent tous deux le même scénariste, c'est pourtant bien à cause du scénario que l'un des deux m'a déçu par rapport à l'autre.

Il s'agit d'y raconter la vie de personnages qui sont restés célèbres dans l'Histoire pour leurs exactions et les meurtres qu'ils ont commis en étant au pouvoir.
Nous avons d'abord droit au fameux Dracula, le vrai personnage historique, prince de Valachie au XVe siècle connu aussi sous le surnom de Vlad L'Empaleur, puis ensuite à Caligula, empereur romain qui a révélé sa folie meurtrière après avoir pris le pouvoir. L'un a tué et fait empaler des milliers de militaires et civils, femmes et enfants. L'autre a fait régner la terreur dans l'Empire Romain par ses comportements extravagants et déments, décidant de la mort et de la torture de ceux qui le côtoyaient au gré de ses caprices et idées folles.
Bref, de purs méchants.

Pour le premier album sur Dracula, c'est Juien Solé qui est au dessin, tandis que pour celui sur Caligula, c'est Fredman qui s'en charge. Même si leurs styles sont très différents, ils sont tous les deux bons et agréables. Leur trait est léger et convient bien pour des récits où l'humour pointe régulièrement le nez, tant dans la mise en scène que dans les dialogues.

Le contenu de ces albums est authentique, détaillé et vérifié par de vrais historiens. On y découvre la vie de ces personnages de leur naissance à leur mort avec toute la complexité qui les compose. Il est en outre rendu plus sympathique par de régulières touches d'humour.
Et pourtant je n'ai pas pris le même plaisir à les lire.

L'album sur Dracula n'est pas mauvais. J'ai beaucoup aimé ce que j'ai appris en le lisant et, autant la vie de Vlad Tépès est incontestablement édifiante, autant on pouvait presque comprendre son comportement férocement sanguinaire compte tenu du dangereux chaos politique et militaire qui régnait dans cette région d'Europe à l'époque. Pourtant la narration n'est pas très engageante. Les faits se succèdent, sans réelles explications, et un lecteur non averti risque de ne pas bien comprendre tous les passages, de s'y perdre dans les tours et détours de la vie du personnage principal. C'est un peu embrouillé et aussi légèrement trop dense en informations, ne permettant pas une lecture fluide et claire. En outre, l'humour ne m'a pas vraiment amusé. Il permet quand même d'alléger un récit qui autrement aurait été probablement trop noir et sanglant.

Mais c'est l'album sur Caligula qui m'a déçu. Il est trop confus et raconté d'une manière qui noie le lecteur sous les informations et les successions de faits sans fournir d'explications d'ensemble. Les noms des innombrables centurions, préfets et autres sénateurs s'y mélangent ou apparaissent le temps d'une planche avant de disparaître, et on s'y perd dès les premières pages. Tant et si bien que la lecture devient pénible et qu'il faut s'accrocher pour bien saisir les tenants et aboutissants de la vie édifiante de cet empereur romain.
J'avais lu récemment une biographie en 5 pages du personnage dans le recueil Le Grand Livre des Barjos et j'avais déjà pu y découvrir à quel point il était effectivement mortellement dingue. Cette biographie était fonctionnelle car elle allait à l'essentiel. A l'inverse, dans cet album, l'accumulation de détails et d'informations casse la fluidité de la lecture et brise son message. C'est bien dommage.

Nom série  Talentless  posté le 05/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Talentless s'entame comme un énième version d'un thème qui est devenu trop déjà-vu dans le domaine du manga, celui d'une école très spéciale où tous les gens sont dotés de pouvoirs sauf le héros qui n'en dispose pas ou du moins pas de pouvoirs classiques. Dès les premières pages, on y suit en effet un jeune garçon moqué par ses camarades de classe car il est seul à ne pas afficher ses super-pouvoirs dans cette école destinée à former les élus qui combattront les créatures mystérieuses nommées "ennemis de l'humanité". Et un jour arrive une nouvelle dans la classe, une jeune fille charmante et un peu extravagante, annonçant aussitôt disposer d'un pouvoir de télépathie.
On sent donc venir le scénario classique de l'amourette entre ces deux personnages, du héros qui va révéler peu à peu qu'il dispose du talent qui semblait lui manquer et qui va sauver la situation quand il faudra réellement affronter ces fameux ennemis de l'humanité...

Sauf qu'à la fin du premier chapitre, le scénariste prend les lecteurs par surprise en retournant complètement la situation !
Le thème du récit prend alors une tournure radicalement différente, nettement plus originale. On se retrouve soudain dans un thriller psychologique mâtiné de fantastique avec des allures de mind-game à la manière d'un Death Note.
Le scénario est donc intéressant, plutôt intelligent, et le dessin n'est pas en reste. On est donc là dans le cadre d'un bon shonen qui donne envie de lire la suite.

Nom série  Quino - 60 ans d'humour  posté le 05/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
S'il y a un dessinateur qui peut rivaliser à mes yeux avec Sempé dans le domaine de l'illustration d'humour et de poésie, c'est bien Quino. Je trouve énormément de ses gags en une image ou en quelques strips très bien trouvés, très drôles, bien amenés et dégageant une belle vision du monde. Ils sont à la fois amusants et judicieux, doux et grinçants.
Mais jusqu'à présent, les planches de Quino n'ont été publiées qu'en un ensemble disparate d'albums de différents formats, chacun sur des thèmes différents. J'étais donc encore à la recherche d'un recueil ultime des plus belles œuvres de l'auteur, si possible dans un beau bouquin de collection.

Cet album fêtant les 60 ans de carrière de Quino aurait peut-être pu faire l'affaire. Même si son format est plutôt petit et sa couverture souple, il contient environ 140 pages de gags issus de nombreuses époques de la vie de Quino et regroupés en une dizaine de chapitres abordant chacun un thème différent, allant de la nourriture à la politique en passant par les femmes ou la médecine. Certains de ces gags sont déjà présents dans d'autres albums parus en France, tandis que d'autres sont inédits.

Quand je l'ai entamé, j'ai cru que ce serait le jackpot. J'ai retrouvé dans les premières pages tout ce que j'aimais chez Quino : son humour, sa sensibilité, sa maîtrise de la mise en scène. Touchant et drôle à la fois.
Mais sur la longueur de l'album, j'ai finalement été légèrement déçu. D'abord parce qu'il ne s'agit pas d'une intégrale et que de très bons dessins et gags de l'auteur que je connaissais par ailleurs n'y sont pas présents. Mais aussi parce que tout dans cet album n'est pas excellent. Certains gags tombent à plat ou leur chute m'a un peu échappé. D'autres ont un peu vieilli et ne sont plus si drôles, comme ceux parlant de la pollution par exemple qui sont symptomatiques du message politique des années 70 et 80 et ne sont plus vraiment adaptés à la pollution moderne devenue plus insidieuse.
Alors ne nous y trompons pas, ce n'est pas un mauvais album. Il contient beaucoup de très bons gags, et de très belles illustrations d'humour. Mais disons que j'espérais mieux d'un recueil anniversaire de Quino, et j'attends donc encore le recueil ultime de ses plus belles réalisations.

Nom série  Le Monde selon Zach  posté le 05/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le Monde selon Zach est une bande dessinée qui a un bon fond mais se révèle décevante car un peu trop sirupeuse et convenue.
Elle met en scène Zach, un jeune homme qui occulte un traumatisme de jeunesse en vivant dans un monde rose et idéalisé qu'il concrétise par sa passion pour les lumières colorées et les ampoules qu'il vend. Dans ce monde merveilleux et fantasmé, quand il croise la route d'une actrice porno célèbre, il l'idéalise comme une danseuse classique. Et celle-ci, charmée d'être vue différemment de l'image que tout le monde a d'elle d'ordinaire, se laisse embarquer avec lui dans un périple incongru à dos de scooter.

Sur le papier, c'est sympathique. C'est une histoire dans la veine des scénarios de Zidrou, pleine de bons sentiments. Un petit conte moderne qui doit amener le sourire. Le dessin est plaisant, plutôt réussi, avec des couleurs agréables.
Mais l'intrigue se révèle creuse et trop fleur bleue. Elle manque de finesse, appuyant lourdement son propos pour montrer qu'avec une belle âme, on peut voir la vie en rose et échapper à un quotidien abject. Il ne se passe finalement pas grand chose en près de 80 planches car la mise en page est très aérée et l'histoire manque de densité. Et surtout, on reste dans le convenu, le bien pensant sans surprise du début à la fin.

Dommage. Il y avait du potentiel dans le graphisme et dans le postulat de départ mais le scénario ne parvient pas à prendre son essor, à étonner ou à transmettre de vraies émotions.

Nom série  Tess  posté le 23/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD jeunesse pour les moins de 10 ans mettant en scène une fillette aux cheveux longs qui découvre que, peut-être suite à un cocktail de produits de beauté qu'elle s'est mise sur la tête, sa chevelure est soudain dotée de pouvoirs et qu'elle peut les diriger comme le fait Raiponce dans le dessin animé Disney.
Récit et dessin sont mignons. J'aime bien ce trait rond qui ressemble un peu à un trait au stylo, tandis que les couleurs ressemblent à un dessin au feutre.
La narration et le rythme sont bons, ça se lit très bien. C'est assez amusant.
Mais j'ai trouvé la lecture trop légère. La mise en page est très aérée, les pages se lisent très vite. Et le récit ne prend pas assez d'envergure, développant peu les possibilités offertes par le super-pouvoir de l'héroïne. Au final, il se passez assez peu de chose.

Nom série  Les Seignors  posté le 22/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Seignors est une BD d'humour sur le thème des seniors, voire même plutôt de la maison de retraite. Sauf que celle-là est une maison de retraite auto-gérée, une grande demeure achetée en copropriété par plusieurs seniors qui ont décidé de se débrouiller eux-mêmes (à l'exception près d'une aide-soignante qu'ils ont embauchée) et de vivre tranquillement leur nouvelle jeunesse... si possible...

Comme la majorité des BD d'humour à thème, le résultat est un peu inégal. On sent quelques gags assez poussifs, légèrement forcés. Mais d'autres sont vraiment amusants. Et surtout la brochette de personnages mis ici en scène est très attachante et pleine de personnalité. Elle dépoussière les clichés sur les vieux et nous montre ici des humains qui n'ont vieilli que dans leur corps et pas dans leur tête... à l'Alzheimer de certains près ceci dit... Il y a une bonne dose de tendresse et l'ensemble est harmonieux et pas trop hétéroclite.
A cela s'ajoute un dessin de bonne qualité, travaillé et qui ne se fiche pas des lecteurs.
C'est de la BD d'humour de bon niveau.

Nom série  Artemisia  posté le 20/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avoue mon ignorance ; je ne connaissais pas du tout cette Artemisia Gentileschi et j'ignorais totalement l'existence d'une femme peintre parmi les grands noms des artistes classiques italiens. Elle a vécu dans la première moitié du 17e siècle, époque où les femmes n'avaient pas le droit de peindre d’œuvres religieuses ou historiques, et n'avaient même pas le droit d'acheter de pigments ou de matériel de peinture.
Autant dire que sa force de caractère, sa carrière artistique et même sa vie intime font d'elle une figure incontestable du combat féministe. Et c'est ainsi qu'elle est présentée dans cet album, non pas comme une militante de la cause des femmes contre celle des hommes mais plutôt comme une artiste qui ne voit pas pourquoi son sexe devrait l'empêcher de faire preuve de son art de manière différente de celle des hommes. Et effectivement, sa vie est exemplaire sur ce plan là.
A noter aussi que plusieurs de ses œuvres la représentent elle en train de se venger d'un autre artiste qui l'a violée et trahie dans sa jeunesse, la mettant en scène sous le rôle de personnages mythologiques en train de le tuer ou retrouvant la tête décapitée de ce dernier dans un panier à légumes. Quand je vous dis qu'elle avait du caractère.

Maintenant, au-delà du contenu qui est instructif et intéressant, la forme m'a déçu. Le dessin est inégal mais le plus souvent très moyen. Les personnages surtout sont assez moches et régulièrement difficiles à identifier au premier coup d’œil. Et pourtant les couleurs et motifs des vêtements et des décors sont en général plutôt jolis. Et il y a aussi certaines cases ou planches entières qui paraissent nettement plus soignées et belles que les autres, notamment au niveau des costumes. Cela m'a marqué car autant j'ai trouvé beaucoup de planches assez laides, autant d'autres m'ont paru tellement meilleures que je me demandais si c'était la même dessinatrice ou s'il n'y avait pas au plusieurs mois de décalage entre le dessin des unes et des autres.

Je reste donc mitigé vis-à-vis de cet album qui présente une femme vraiment intéressante et son histoire marquante, mais dont la forme peut parfois rebuter et amoindrir le plaisir de lecture.

Nom série  Midi-Minuit  posté le 18/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Connaissez-vous le cinéma populaire italien ? La Cinecittà, vous en avez entendu parler. Le Western Spagetti, vous savez forcément ce que c'est. Fellini, Antonioni et autres Visconti, vous connaissez ces noms. Mais savez-vous ce qu'est le Giallo ? Il s'agit de films d'exploitation combinant policier, horreur et érotisme, et ayant connu leur heure de gloire en Italie dans les années 60 et 70. Issus du cinéma bis, ils sont pour beaucoup très fortement inspirés des films à succès américains. Certains d'entre eux sont même de vrais remakes de série B. Mais au delà de la simple reprise à petit budget et au-delà de l'aspect kitsch des affiches et de leurs titres, les réalisateurs italiens ont insufflé dans ces œuvres une vraie exubérance artistique et un traitement plein d'originalité et de personnalité.

C'est à ce cinéma là que rendent hommage les auteurs de Midi-Minuit - qui est d'ailleurs le nom d'une salle de cinéma parisienne qui diffusait ce type de films. Ils mettent en scène deux journalistes passionnés de cinéma bis italien qui vont avoir la chance de pouvoir interviewer un réalisateur qui s'est retiré du monde depuis vingt ans alors qu'il était au sommet de son art dans ce domaine si particulier. Mais en parallèle de leurs entretiens avec cet artiste excentrique, une série de meurtres de critiques de cinéma semble fortement liée à leur sujet.

Je ne connaissais pas du tout le Giallo, à l'exception de certains titres de films qui avaient su attirer ma curiosité par leurs thématiques surprenantes et les échos des cinéphiles qui étaient tombés sous leur charme. Avec cet album, c'est tout un univers cinématographique que j'ai pu apercevoir et pour lequel on sent autant la passion des protagonistes du récit que celle des auteurs eux-mêmes. Et sans connaître ce genre, j'ai pu apprécier cette lecture et en découvrir certains pans, notamment grâce à une narration claire, une présentation concise mais bien menée des films auxquels les personnages font référence, mais aussi grâce à l'intégration réussie dans les planches des affiches et de certaines photos extraites de ces fameux films.

L'ambiance spéciale de ces derniers déteint sur celle de la BD. Nous y sommes en effet dans un thriller qui ne se prend pas tout à fait au sérieux, avec quelques personnages et situations extravagantes. C'est à la fois noir avec quelques scènes cruelles et horribles, et aussi un peu ridicule et à la limite de la crédibilité et du caricatural, tout en gardant un ton pince-sans-rire comme dans un thriller classique. Il faut savoir à quoi s'attendre pour ne pas être pris au dépourvu. Un amateur de récits policiers classiques qui tiennent la route de bout en bout risque d'être surpris.

Lecture étonnante abordant et s'imprégnant d'un sujet bien particulier, pour en faire ressortir une partie de l'âme et la faire découvrir aux lecteurs. Bel hommage d'auteurs que l'on sent vraiment enthousiastes et désireux de partager leur passion.

Nom série  Le Premier Homme  posté le 14/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Premier Homme est la troisième adaptation en BD par Jacques Ferrandez d'un roman d'Albert Camus, après L'Etranger et L'Hôte. A chaque fois, c'est l'occasion pour lui de mettre en image l'Algérie qu'il aime tant et son passé de colonie française au 20e siècle.

C'est un art dans lequel il est très bon. Il l'avait prouvé initialement avec sa série Carnets d'Orient et répété dans ses autres albums se déroulant à Alger ou dans l'Algérie rurale. Avec le Premier Homme, il met de belle manière en scène la vie des enfants pieds noirs à Alger dans les années 20. Aussi pauvre soit son héros et aussi dure soit sa grand-mère, il mène une vie pleine de soleil et qui sent bon la joie de vivre. C'est une Algérie Française rêvée et pleine de nostalgie, et le dessin de Ferrandez lui est parfaitement adaptée.
C'est cette représentation qui m'a plu dans cet album, ainsi que la vision de la jeunesse du personnage principal.

Parce que le reste du récit m'a moins enthousiasmé.
Le héros devenu adulte est un écrivain, alter ego d'Albert Camus lui-même, et c'est en revenant en Algérie qu'il fouille ses souvenirs et interroge les témoins de son passé pour réfléchir à l'enfant qu'il était et à sa famille, en particulier à son père qu'il n'a pas connu et à sa mère handicapée par une surdité partielle. C'est donc un récit en partie autobiographique. Mais cet écrivain adulte m'a plutôt ennuyé. Il est présenté comme un homme beau et séducteur mais renfermé, un artiste torturé et complexe qui diffère trop avec l'enfant plein d'énergie qu'il était dans sa jeunesse. Ses dialogues sonnent artificiels, comme des diatribes littéraires trop réfléchies pour être naturelles. Ses obsessions me parlent assez mal, de même que sa position peu claire vis-à-vis du conflit d'indépendance Algérien.

Le récit au présent dans cet ouvrage m'a donc un peu barbé, alors que celui au passé, de l'enfance du héros, m'a été bien plus plaisante.

Nom série  Dans la combi de Thomas Pesquet  posté le 13/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec cet album aussi instructif que drôle et bien raconté, Marion Montaigne nous permet de découvrir de l'intérieur, avec beaucoup d'humour et plein de détails aussi intéressants que savoureux, la carrière d'astronaute de Thomas Pesquet.

Devenir astronaute a toujours été mon rêve de gosse, et je continue à le voir comme un but ultime si j'avais un jour la chance d'y parvenir (on en sait jamais, hein ?). Mais d'une part Thomas Pesquet nous apprend que ce n'est pas franchement de la chance mais surtout énormément de travail et de dévouement. Mais aussi et surtout il casse grandement le mythe. Car autant il y a du grandiose dans ce que vit un astronaute, autant c'est aussi visiblement souvent... dégradant. Car l'homme n'est naturellement pas fait, physiquement parlant, pour aller dans l'espace. Et du coup, la préparation, l'entrainement et le résultat une fois dans l'espace sont... nettement moins romantiques qu'on peut les imaginer ou que les films américains nous les dépeignent.

J'ai appris énormément de choses à la lecture de cet album. Le parcours long et difficile pour avoir l'honneur d'être choisi pour une mission spatiale. Les anecdotes et traditions parfois étranges et amusantes des agences spatiales de tous les pays. Ce que les astronautes doivent endurer pour de vrai et que leurs interviews souriantes ne nous montrent pas. Et moi qui croyais m'y connaitre pas si mal en matière de missions spatiales, j'en ai découvert des aspects qui ont changé la vision que j'en avais.
Par exemple, j'étais surpris d'apprendre les heures de préparation nécessaires avant de pouvoir réaliser une sortie EVA. Je n'en savais rien. Je pensais qu'il suffisait d'enfiler la combinaison et de passer par le sas. Et pourtant, quand Marion Montaigne et Thomas Pesquet nous expliquent pourquoi c'est si compliqué, ça parait évident et logique quand on y réfléchit.
Et des informations aussi intéressantes et surprenantes, cet album en est rempli.

En plus de cela, Marion Montaigne est une véritable professionnelle de l'humour. Elle parsème son récit d'une multitude de gags percutants, bien vus et très drôles. Elle a parfaitement assimilé les informations transmises par Thomas Pesquet et a su à chaque fois les présenter sous un regard truculent et bien trouvé. Cela ne dénature pas le côté instructif du récit tout en apportant en permanence une légèreté et un côté décalé qui font qu'on s'instruit avec un grand sourire et même pas mal de vrais bons rires.

C'est un excellent album que je conseille sans hésiter !

Nom série  Gustave Caillebotte  posté le 09/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme son nom l'indique, cet album est une biographie partielle du peintre Gustave Caillebotte. Partielle car elle nous présente seulement une portion de sa vie s'entamant au moment où il participe pour la première fois à l'exposition des Refusés de 1875 aux côtés de ceux qui se feront plus tard appeler les Impressionnistes puis nous montrant les quelques années suivantes et comment il a su s'intégrer avec eux et surtout ce qu'il leur a apporté.

Je connaissais Gustave Caillebotte sans le connaître. Je connaissais quelques-unes de ses peintures mais même si j'en trouvais certaines pas mal du tout, elles faisaient pâle figure à mes yeux comparées aux œuvres d'impressionnistes plus célèbres, mes préférences évidentes allant à Monet, qu'il a directement côtoyé, et à Van Gogh.
Mais sans doute aurais-je davantage respecté l'homme si j'avais su à quel point, en même temps qu'il était artiste, il était également un indispensable mécène pour ses confrères impressionnistes. Car c'est avec cet album que j'ai découvert que Gustave Caillebotte était très riche et qu'il a fortement aidé financièrement ses amis artistes moins fortunés, de même qu'il a permis leurs expositions quand les circonstances économiques les auraient autrement empêchés. C'était également un grand collectionneur qui a acheté des dizaines des plus grandes œuvres de ces fameux peintres pour ensuite léguer à sa mort sa collection à l'Etat Français avec la condition impérative qu'elle soit exposé dans des grands musées comme le Luxembourg ou le Louvre.
C'est donc en grande partie grâce à lui que les Impressionnistes ont pu vivre de leur art puis s'imposer plus rapidement aux yeux du grand public, même s'il a fallu quand même de longues années pour cela.
Tout ça pour dire que cet album est instructif et m'a ouvert les yeux sur un personnage important de l'histoire de l'Art, en plus d'être un artiste de valeur.

Maintenant sur la forme, j'ai un sentiment mi-figue mi-raisin.
Le graphisme notamment est pour moi à trois niveaux.
Le premier niveau, c'est celui des décors et des couleurs. Une grande partie des planches est directement inspirée des tableaux impressionnistes. Et quand elles ne le sont pas directement, elles le sont quand même souvent dans l'esprit car peintes à la manière impressionniste. C'est parfois tellement bien fait que je me suis demandé s'il s'agissait de copies retouchées de célèbres peintures. Je n'en ai pas la certitude mais j'ai l'impression que ce n'est pas le cas, ou en tout cas pas toujours, et dans ce cas là c'est vraiment de la belle ouvrage de la part de l'auteur. C'est joliment peint !
Le second niveau est l'encrage des décors, réalisé par dessus la peinture et la couleur. Même s'il est souvent réussi, j'en suis moins fan. A la limite, je trouve plus belles et plus évocatrices les quelques cases réalisées en peintures sans encrage. Ces dernières me faisaient en effet parfois penser aux œuvres récentes de Rosinski, quand il s'essaie avec succès à la couleur directe.
Puis vient le troisième niveau qui est le dessin et l'encrage des personnages et c'est là que le bât blesse à mes yeux. Les anatomies sont peu convaincantes, ce qui n'est que peu gênant, mais par contre les visages me semblent ratés. Ils donnent l'impression d'être en deux dimensions dans un décor en trois dimensions, avec des angles trop figés et récurrents, des nez bizarrement placés et très peu d'expressivité faciale. Pour ne rien arranger, avec tous ces artistes barbus et en costume, ce manque d'aisance technique dans la représentation des visages fait qu'on en vient à facilement les confondre et ne pas les reconnaître.

Il y a donc du bon et du moins bon dans cet album. Du bon sur le contenu documentaire et la peinture des décors, et du moins bon dans le dessin des personnages et dans une mise en scène légèrement rébarbative avec beaucoup de discours pas toujours passionnants de la part des différents protagonistes.

Nom série  Mei  posté le 09/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mei - L'Archipel sans étoiles est un bon album pour les jeunes de 8 à 13 ans.
L'histoire se déroule dans un royaume imaginaire inspiré par la Grèce Antique et la Mésopotamie où un usurpateur doté de quelques dons de sorcellerie a pris le pouvoir en faisant croire au peuple que les étoiles ont disparu à cause d'un barde amant de l'ancienne déesse-reine. Du coup, la musique est interdite dans le royaume alors qu'en réalité, celles-ci sont en réalité masqués aux yeux du monde par un sortilège du méchant. Et la petite Mei, descendante de bardes elle aussi, est bien décidée à faire en sorte de briser le sort et faire tomber l'usurpateur.

Ainsi résumé, le scénario a l'air bêta et gentillet, mais il est bien raconté et tient finalement suffisamment la route pour pouvoir plaire autant aux jeunes lecteurs qu'aux plus âgés. Le dessin est sympa, les personnages dotés de bons caractères, le méchant n'est pas mauvais, et l'univers imaginé est plutôt original, avec une idée pas mauvaise sur cette déesse-reine qui se réincarne au fil des temps.
C'est donc un bon divertissement, presque tous publics, bien mené, joliment dessiné et agréable à la lecture.

Nom série  Trik Trak  posté le 09/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Trik Trak est un album destiné aux très jeunes lecteurs. Muet, ils peuvent le lire sans savoir... lire.
Le concept est le même que dans le dessin animé Bob le Bricoleur et d'autres du même genre comme Robocar Poli où des véhicules anthropomorphiques (comme dans Cars aussi) vivent leur propre vie. Et comme dans Bob le Bricoleur, nous avons ici des véhicules de chantier dont le but dans la vie est... ben de réaliser des chantiers.
Le héros est un petit tractopelle mignon, pas costaud mais bien brave et qui a envie d'aller travailler lui aussi sur le chantier où les grands véhicules adultes bossent. Alors il y va, aide avec ses petits moyens mais gaffe un peu et risque la catastrophe, mais finalement il va pouvoir montrer les quelques qualités dont il peut faire preuve et sauver la situation et se faire accepter.

Le scénario n'a rien d'original mais il est mignon et marche assez bien. La mise en scène amène le sourire. L'album contient peu de pages mais l'intrigue reste suffisamment dense pour ne pas donner d'impression de vacuité. Le dessin est sympathique avec des véhicules anthropomorphes gentiment expressifs.
Bref, pour des lecteurs de 3 à 6 ans, c'est une bonne BD, et les parents prendront sûrement plaisir à la leur lire le soir ou à les regarder la relire d'eux-mêmes.

Nom série  Donald's Happiest Adventures  posté le 07/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme Mickey's Craziest Adventures des mêmes auteurs, Donald's Happiest Adventures est un bel album, tant physiquement avec son papier épais et sa couverture toilée, que graphiquement avec le dessin de Keramidas et le travail de vieillissement des planches. C'est aussi un engagement intéressant que de mettre en scène Donald, l'un de mes personnages préférés de l'univers Disney, dans une quête assez originale, pourtant lancée par l'oncle Picsou d'ordinaire bien plus vénal, celle de trouver ce qu'est le Bonheur.

Nous avons donc droit à une histoire à suivre sous la forme d'une succession de gags en une planche, exercice pour lequel Trondheim se débrouille plutôt bien. Il nous offre en même temps un soupçon de réflexions philosophiques sur les différentes formes de Bonheur et la possibilité ou non d'en trouver une source indubitable. L'album contient quelques bonnes idées sur le sujet, même si rien n'ira épater le moindre adepte de véritable philosophie au sens littéraire du genre. Et dans tous les cas, cela ne se prend bien heureusement pas du tout au sérieux.
Côté gags, rien de vraiment hilarant, mais des chutes plutôt sympathiques et qui amènent le sourire. J'ai trouvé Trondheim plus inspiré sur d'autres ouvrages mais l'humour tient assez bien la route est c'est une série qu'on lit avec plaisir et sans s'ennuyer.
Le dessin de Keramidas convient toujours très bien au style Disney, en évitant ici le côté un peu trop confus sur le plan visuel dont il avait fait preuve dans de précédentes séries.

Globalement, c'est une lecture qui fait passer un bon moment de divertissement. Rien de transcendant mais un bel album que je ne regrette pas d'avoir acheté.

Nom série  L'Empire des hauts murs  posté le 07/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un joli album mettant en scène des enfants vivant dans ce qui ressemble à un fantasme pour jeunes imaginaires.
Comme l'auteur, je pense, j'aurais adoré étant enfant pouvoir profiter d'une demeure aussi belle, alambiquée et pleine de fantaisies que celle que les deux héros vont baptiser l'Empire des Hauts Murs. J'aurais adoré pouvoir profiter de ces lieux comme d'une terre d'aventure et y vivre des équipées et des reveries avec d'autres enfants, en parfaite autarcie et loin du regard des adultes.
C'est une bouffée d'exotisme urbain et de fantasmes enfantins. Une sorte de Pays Imaginaire à la Peter Pan et ses enfants perdus au coeur même d'une ville. Et aussi un bâtiment ancien à l'architecture de toute beauté.
D'autant que le dessin de Simon Hureau rend à la perfection ces lieux, ces enfants et les cieux étoilés qu'ils contemplent la nuit.

C'est beau et divertissant. Mais en meme temps, le scénario n'est pas forcément captivant. Il manque une vraie intrigue qui donnerait du liant à ce très joli cadre et à ces aspirations enfantines. Et même si j'ai beaucoup aimé l'idée d'un tel lieu et de tels moments passés là-bas pour ces enfants, l'émotion n'est pas aussi bien passée qu'elle l'aurait pu. Si bien que j'ai fermé l'album avec un petit soupçon d'indifférence et pas la nostalgie de sortir d'un beau rêve qu'il aurait pu me transmettre.

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