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... a posté 2118 avis et 354 séries (Note moyenne: 3.07)

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Nom série  Moins qu'hier (plus que demain)  posté le 09/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fabcaro ne serait-il pas en train de s’embourgeoiser ? On est loin en tout cas de l’auteur maniant l’autodérision chez de « petits éditeurs » et publiant On n'est pas là pour réussir, inconnu et transparent lors des signatures en festival.

S’il publie encore chez ces petits éditeurs, les plus grands lui font des yeux doux, chacun d’entre eux cherchant à l’avoir dans son catalogue. Le dernier en date est donc Glénat, qui inaugure ici une nouvelle collection (GlénAAARG!), issu de feue la revue AAARG!. Glénat était visiblement tellement pressé qu’il a semble-t-il oublié – du moins dans mon exemplaire – de faire un massicotage correct !
En tout cas, foin de couverture souple, mais de l’épais, du sérieux. Et même – mais cela ne me plait guère car frôlant le ridicule, un bandeau (« par l’auteur de Zaï Zaï Zaï Zaï »).

Pour revenir à cet album, il est effectivement dans la lignée de Zaï Zaï Zaï Zaï ou de Et si l'amour c'était aimer ?, avec une même utilisation d’un dessin figé (trait du visage presque effacés, peu expressif, réutilisation d’une même image plusieurs fois, bichromie terne, etc.). C’est une suite de petites saynètes d’une page (entre 2 et 6 cases) éclairant les dialogues de divers personnages (un seul – le plus crétin – est récurrent).

Tout est donc misé sur les dialogues. Et force est de reconnaître que Fabcaro s’y connaît pour mettre en avant les petits renoncements, les misères du quotidien : ces phrases échangées pour meubler, ces malentendus qui s’éternisent. Couples au bord de l’ennui, dialogues décalés, répliques affreusement hors-sujet, etc. Voilà le matériau avec lequel Fabcaro concocte un album plutôt sympa et drôle (moins réussi que Zaï Zaï Zaï Zaï, puisqu’il faut les comparer), mais quand même amusant, pour une vie de couple passée au vitriol.

Note réelle 3,5/5.

Nom série  Le Monstre (Serpieri)  posté le 09/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mosquito poursuit la publication des œuvres western de Serpieri (hélas toujours sans préciser les précédentes publications en revue ou album de celles-ci !), nous en sommes donc au cinquième tome (on approche de la fin je pense).

Cet album regroupe 4 histoires. Je connaissais au moins la première (« Trois femmes »), déjà parue chez Bagheera dans l’album « Femmes de l’Ouest » je crois. Deux autres histoires suivent, assez classiques (dont une en couleur), puis la dernière, qui donne son titre à l’album, et qui se démarque un peu des autres par le côté fantastique distillé – il est vrai au compte-goutte, à la fin.

Le talent de dessinateur de Serpieri sautent une nouvelle fois aux yeux ! C’est vraiment superbe. Je suis par contre davantage circonspect en ce qui concerne les intrigues, qui sont soi quelconques, soit desservies par la faible pagination (c’est le cas de la dernière, qui aurait sans doute mérité un développement plus important).

Les fans de l’auteur peuvent envisager l’achat, les autres se contenter d’un emprunt. Mais le coup d’œil est encore une fois recommandé pour tous les amoureux du western et/ou du beau dessin !

Nom série  Bleu  posté le 09/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Paru dans la collection Patte de Mouche, ce petit album vient d'avoir droit à une réédition, dans la nouvelle collection Patte d'eph. Je ne sais pas si c'était nécessaire - de changer de collection, et donc de prix. Et de le rééditer aussi, en fait.

C'est que c'est typiquement le genre de production qui amène débat ou indifférence. Alors que, au départ, je trouve plutôt intéressant cet essai, et la volonté de Trondheim de le publier. Cela pourrait provoquer le même genre de critique que certains tableaux de Miro (comme la superbe série "Bleu" pour rester dans le thème !). Mais je trouve stérile les débats sur le dessin, le "truc que même un gamin pourrait faire" ou autres inepties.

Intéressant dans l'absolu, cet essai n'est pas non plus ce que l'on relit (d'où un achat pas forcément recommandé). Est-ce encore de la Bande Dessinée d'ailleurs ? Toujours est-il que Trondheim aurait tout aussi bien pu laisser s'épuiser le premier tirage, de ce qui ne devait être pour lui qu'un amusement, à mi-chemin de l'oubapo et d'un délire de potache.

A vous de voir - puisqu'il n'est pas question ici de lire...
Note réelle 2,5/5

Nom série  Tyler Cross  posté le 01/02/2014 (dernière MAJ le 08/06/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai eu à peu près la même difficulté à entrer dans cet album que pour Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle, la précédente collaboration du duo Nury/Brüno. La faute au dessin de Brüno, qui nécessite un temps d’adaptation (pour moi en tout cas).
Puis, une fois habitué, je lui trouve des qualités (même s’il ne fait pas partie de mes préférés). Il faut dire qu’il colle plutôt bien à cette histoire finalement assez épurée.

L’histoire justement. Le scénario de Nury est bon, utilisant à bon escient certains flash-back pour créer des effets de surprise. Pour ce qui est des dialogues et de la construction, on est assez proche je trouve de Tarantino, violence teintée d’humour y compris d’ailleurs.

Alors, c’est sûr que Tyler Cross fait le ménage autour de lui, et qu’il ne fait pas bon se trouver au travers de son chemin. Voire même sur le bord… et qu’il vise bien (et que son chargeur est bien rempli...) ! Enfin bon, les quelques invraisemblances sont habillement escamotées par un rythme haletant, et nous suivons – en essayant de les précéder en imagination – les péripéties menant Tyler à traverser le Rio Bravo.

Une bonne histoire de gangsters, avec un personnage principal aussi froid que Chéri, son éphémère compagnon de cellule de crotale. A découvrir. Et à suivre, puisque les deux auteurs annoncent une suite (même si cet album se suffit à lui-même et pourrait très bien rester un one shot).

******************************************************************************

Bon, ben voilà, la "suite" est sortie. Encore que, de suite il n'y en a pas vraiment, puisque chaque album se lit tout à fait indépendamment de l'autre.

On y retrouve donc le dessin de Brüno, qui n'est toujours pas ce que je préfère, mais auquel je vais finir par m'habituer. En tout cas il colle bien au parti pris de Nury, c'est à dire de "raconter" une histoire sans fioriture, avec des coups de poings scénaristiques, et une voix off omniprésente.

C'est toujours violent, froid, visant l'épure au niveau des émotions et de la personnalité des personnages (Tyler y compris). Simplicité aussi dans les thèmes abordés: rien que du classique. Au point qu'on pourrait croire que Nury souhaite faire le tour de tous les clichés du polar noir, dans une sorte d'anthologie rendue vivante par l'implacable Tyler Cross.

Cet album est sans doute mieux réussi que le premier. Je ne change pas ma note, mais si vous ne devez en lire qu'un, choisissez cet album, dense, prenant (le découpage, très haché et cinématographique est vraiment bien fait). Pour amateur d'action, un très bon "album de genre"...
Note réelle 3,5/5 (3 pour le premier, 4 pour le second)...

**************************
Les auteurs continuent sur la même lancée avec ce troisième tome, Miami, en jouant encore la carte de l'album de genre, avec un dessin épuré, des cadrages et un Montage très cinématographique. Et des dialogues eux-aussi minimalistes, à la fois brutaux et teintés d'humour noir.

L'album se laisse lire rapidement, il n'y a pas trop de temps morts, ni de circonvolutions au niveau du scénario: comme Tyler, on va à l'essentiel. Si j'avais préféré le tome précédent, celui-ci ne dépare pas par rapport aux autres (note réelle 3,5/5).

Je profite de cette mise à jour pour monter aux quatre étoiles. Cette série sans prétention n'est pas un chef d'œuvre, mais elle est un très bon divertissement, jouant sur les clichés, les codes du polar, et dynamisant les classiques par un traitement tarentinesque.

Nom série  La Horde du contrevent  posté le 08/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
De Damasio, je n’ai lu qu’un recueil de ses nouvelles, « Aucun souvenir assez solide ». J’y avais découvert un univers original, et une écriture précise. Même si finalement cela ne m’avais pas poussé à aller plus loin avec cet auteur – dont je ne connaissais que de nom ce roman, « La horde de contrevent » donc.

C’est donc par le biais de la Bande dessinée que j’y reviens. Je ne sais pas ce que Henninot a adapté, modifié du texte original. Je suppose juste – pour ce que je sais de l’écriture de Damasio – qu’il n’est pas facile de la transposer dans un autre médium, que ce soit la BD ou le cinéma. Je pense que, comme pour « Dune » par exemple, il y a toute une partie du texte que l’imagination complète très bien, et que les médias plus « visuels » peinent à transmettre.

Toujours est-il que Henninot s’en sort ici très bien. Pas pour l’adaptation, que je ne saurais juger donc, mais pour le rendu. Les décors sont à la fois grandioses et épurés, comme l’est l’intrigue, comme le sont les personnalités des membres de la Horde – ou les liens qui les unissent.

En définitive plus affaire d’ambiance que d’action, la quête interminable, improbable et quasi infinie de cette dizaine de personnes est plutôt bien rendue. On s’attache à des bouts d’intrigue ou de personnes. Rien d’extraordinaire là, mais en tout cas un album introductif qui donne envie de suivre le pack, face à ce vent lancinant ou frappeur. Et le dessin de Henninot est lui aussi bien fait pour fluidifier la lecture.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Dieu point zéro  posté le 07/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais.
Voilà deux auteurs qui ont pondu quelques albums vraiment sympas et réussis, mais que je trouve quelque peu en perte de vitesse – ou d’inspiration – depuis quelques temps.

En tout cas, je n’ai pas été convaincu par cet album, qui reprend les courts chapitres/histoires courtes déjà publiées en partie dans le magazine Fluide Glacial.

Comme le titre et la couverture l’indiquent, Dieu, des cieux d’où il surveille le bon fonctionnement de sa création, se voit contraint de rejoindre le monde moderne. Avec l’aide d’anges et d’autres négociateurs (son fils Jésus par exemple), il doit tenir compte des nouvelles concurrences (religieuses, économiques) et s’adapter à certaines réalités – le marché, l’incrédulité, voire l’athéisme.

Comme on le suppose, des anachronismes, la rencontre de plusieurs réalités a priori éloignées, sont des sources de gags importantes. Mais cela fait quand même pas mal de temps – et cela s’amplifie ces dernières années je trouve – que la Bible, le personnage de Dieu ou la religion (chrétienne surtout) sont l’objet de parodies, de détournements. Plus ou moins réussis, certes, mais en tout cas le sujet a déjà été sacrément balayé, et il faut donc faire preuve d’originalité pour sortir du lot. Ce qui n'est pas suffisamment le cas ici.

Il faut aussi, en plus, que l’humour – puisque c’est sur ce registre que joue James – soit drôle. Et c’est là que le bât blesse le plus. En effet, si quelques gags, quelques réparties sont plutôt bien vus, l’ensemble est globalement mollasson, pas assez percutant à mon goût. Cela se laisse lire, mais ce n’est clairement pas cet album que je me vois relire prochainement.

Au final, c’est plutôt une déception donc.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Traquemarge  posté le 06/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme pour Le Relou des Mers, la Librairie Galerie nancéenne La Parenthèse offre un écrin sympathique au délire parodique et déconne de Romain Dutreix. La couverture et l’habillage intérieur pastichent habilement « Traquemage » de Lupano.

Par contre, l’histoire s’en écarte largement. Dutreix la fait rapidement bifurquer vers une analyse/critique du milieu de l’édition de Bande Dessinée (à mi-chemin entre le sérieux et la déconne). Quelques trucs sont bien vus, mais ce tout petit format (genre Patte de Mouche en plus épais) ne permet évidemment pas d’en faire un pendant des bouquins de Scott McCloud !

Au final, c’est un album sympa à lire, mais qui manque quand même un peu de consistance. J’aurais assez apprécié quelque chose de plus caustique, de plus corrosif, ou alors plus délirant.

Nom série  Le Relou des Mers  posté le 06/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Romain Dutreix s’est déjà fait une spécialité des pastiches de personnages célèbres du neuvième Art (voir sa série Impostures, ou certaines de ses collaborations aux productions Fluide Glacial). La Librairie-Galerie nancéenne La Parenthèse lui permet de publier une série de petits albums assez bien fichus.

C’est un petit format (style Patte de Mouche, mais en plus épais), dans lequel Dutreix s’inspire vaguement de l'album Le Loup des Mers de Riff Reb’s (de certaines scènes ou de certains personnages – voire la couverture déjà ! – plus que de l’histoire elle-même d’ailleurs).

Sans être extraordinaire, cela se laisse lire, avec quelques passages amusants – et aussi quelques piques lancées contre Chris Ware.
Un album sympathique.

Nom série  La Saga de Grimr  posté le 05/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai je crois découvert le travail de Jérémie Moreau par sa collaboration avec Lupano sur Le Singe de Hartlepool. J’avais eu du mal à me faire à son trait – pourtant original est beau. C’est encore le cas ici. J’apprécie son travail, réellement, mais je crois que ce n’est pas ce qui m’accroche le plus.

Quant à l’histoire proprement dite, j’avoue avoir ressenti une légère déception en la parcourant. En effet, les très bonnes critiques recueillies par cet album depuis sa sortie – et son prix récolté à Angoulême – me l’avaient sans doute placé plus haut qu’il n’aurait fallu.

En effet, si l’histoire se laisse lire, agréablement et relativement rapidement – eu égard à la pagination importante – je ne l’ai pas trouvée suffisamment captivante, et je ne sais pas si j’y reviendrais. Une localisation géographique et temporelle peu commune (l'Islande du XVIIIème siècle), avec des Îliens maltraités par les occupants Danois comme le seront plus tard les Irlandais par les Anglais.

Un album sympa, mais sans plus, serais-je tenté de dire.

Nom série  L'Homme gribouillé  posté le 04/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est un album très épais (plus de 330 pages !), mais qui se lit relativement vite. Car plusieurs pages quasi muettes, relativement peu de dialogues. Mais aussi et surtout car c'est une histoire rondement menée et captivante.

L’intrigue, qui démarre doucement, avec une histoire familiale semblant banale, bascule doucement – même si la violence donne quelques bons coups d’accélérateur ! – vers le fantastique. En tout cas, Lehman équilibre assez bien son histoire, ne jouant pas trop sur la corde facile et souvent casse gueule d’un fantastique grand guignolesque.

Même si le final – sans forcément apporter toutes les réponses attendues – est peut-être un peu brutal, je trouve cette histoire bien fichue, et en tout cas je vous en conseille la lecture.

Surtout qu’en plus le dessin de Peeters – auteur que j’aime vraiment beaucoup – est franchement réussi. Dynamique, très bon et beau, que ce soit pour les différents cadrages, le travail sur la pluie ou l’obscurité. Il n’y a vraiment que quelques cases de combats, vers la fin, qui sont plus floues, dont la lecture est moins facile (mais cela n’était-il pas volontaire ?).

Note réelle 3,5/5.

Nom série  Professeur Stigmatus  posté le 04/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le dessin de Lynel est sans doute ce qu’il y a de plus original dans cet album, avec ces personnages dégingandés (un peu à la Dumontheil, mais avec des traits beaucoup plus anguleux, plus proches eux de Bézian). Même si ces traits anguleux ne sont pas trop ce que j’apprécie.

Par contre l’histoire concoctée par Tarek ne m’a pas du tout intéressé. Menée sur un rythme un peu nonchalant, manquant de profondeur, je l’ai suivie comme certains personnages traversent la brume dans certains passages de l’album.
Ce qui fait office de rythme, ce sont en fait les bastons, durant lesquelles nos héros « s’occupent » de sorcières et autres zombis.

Bref, un scénario digne d’un mauvais jeu vidéo, qui ne m’a pas passionné, c’est le moins que l’on puisse dire.

Nom série  Les Damnés de la Commune  posté le 03/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Raphaël Meyssan s’attaque ici à un beau sujet – injustement occulté par l’histoire officielle, quand il n’est pas travesti – à savoir la Commune de Paris. Il le fait de façon originale et très ambitieuse. En effet, il se lance dans ce premier tome à la poursuite d’un leader communard, qui aurait vécu dans son quartier.

Mais ce qui fait toute l’originalité de son travail, c’est qu’il ne dessine pas, il ne fait qu’utiliser des documents d’époque : journaux, livres, documents officiels (rapports de police par exemple). Au milieu des gravures d’époques, se glissent des encadrés (commentaires off) et des bulles pour faire dialoguer ces personnages de papier.

Le travail préparatoire, de recherche, a dû être énorme, ce que le dossier final confirme. Chaque illustration utilisée – gravure essentiellement – y est référencée.

Si le rendu peut paraître aride, moi qui aime bien la gravure – y compris dans les collages surréalistes (de Max Ernst ou d’autres), ça me convient très bien.

Reste le déroulé de l’intrigue qui, comme pour le titre de la collection dans laquelle il est publié chez Delcourt, mêle Histoire et histoires. Ce premier tome s’étend du début de l’année 1870 à la prise de pouvoir dans Paris de la Commune (après l’échec du gouvernement versaillais de s’emparer des canons parisiens).

On sent bien l’empathie de l’auteur pour les idées communardes, et plus encore pour ceux qui les ont incarnées, jusqu’au bout de la souffrance. En cela le personnage de Victorine, parisienne mêlée aux événements, à la tragédie surtout, est une sorte de relais pour l’auteur, rendant plus vivant ce récit, lui donnant chair et palpitations.

Et l’enquête menée par le narrateur pour retracer la trajectoire de ce communard presque voisin – à un siècle et demi d’intervalle, la vie de Victorine, tout cela est très bien lié aux événements parisiens, Raphaël Meyssan éclairant bien les tenants et aboutissants des décisions des Républicains, mais aussi des Bonapartistes, des monarchistes, et de Thiers et sa clique, prêts à tout pour éviter une révolution populaire, pourtant portée par les idéaux d’une République qu’il était censé diriger (il est vrai élu après une parodie d’élection, entouré d’élus absolument pas représentatifs de la population).

Le tome suivant (et dernier je pense ?) verra l’affrontement entre Communards et Versaillais, et je l’attends en tout cas avec impatience.

Nom série  Coincoin l'homme manchot empereur  posté le 03/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On doit bien reconnaitre à Bouzard d’avoir une bonne imagination, d’aimer les délires, et de tout faire pour aller au bout du bout de ces délires.

Dès le départ, le décor est planté, et le lecteur sait – mais le titre lui avait quand même mis la puce à l’oreille – qu’il va être embarqué dans une histoire loufoque et improbable. Le fait est que l’absurde et le grotesque dominent largement.

Mais, alors que je craignais que Bouzard ne tourne rapidement en rond sur la banquise, il arrive à prolonger son histoire, par une pirouette scénaristique, hors de l’antarctique, pour amener Coincoin (improbable humain élevé par des manchots en Antarctique) et son pote Robby Kennedy le manchot au milieu des humains.

Ce n’est pas fin, mais ça se laisse lire facilement – avec une chute aussi amusante. Un petit album adapté à ce genre de collections sans prétention, qui permettent de découvrir des auteurs (même si ce n’était pas mon cas) à peu de frais.

Nom série  Le Pays des Elfes (Elfquest)  posté le 03/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais.

Ma bibliothèque municipale possède une grosse dizaine d’albums de cette série. J’ai emprunté les deux premiers (aux éditions Vent d’Ouest), « pour voir », et je n’en suis pas sorti véritablement convaincu.

Il faut dire que ça s’adresse essentiellement à un jeune public (ma note est donc volontairement au-dessus de mon ressenti personnel d’adulte), et que certains aspects simplistes et naïfs des personnages et de l’intrigue ne sont pas très folichons.

Relativement courts (une trentaine de pages chacun), ces albums peinent vraiment à développer intrigue et personnalités des elfes. Cela manque de surprise, d’aspérités, dans tous les domaines. Et le dessin, mais surtout la colorisation, font assez datés je trouve.

Bon, cela dit, certains, parmi les plus jeunes lecteurs, sont peut-être moins regardant, et pourront s’attacher aux aventures de ces elfes. Mais cela passe difficilement la barrière de l’âge.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Little Nemo (Marchand)  posté le 03/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce diptyque est un hommage – d’ailleurs ouvertement revendiqué en tête du second album – à la création très originale de Winsor Mc Cay, Little Nemo in Slumberland. Le personnage principal, Nemo, mais aussi d’autres (Flip par exemple), certaines scènes aussi, les auteurs multiplient les clins d’œil à l’univers de ce créateur avant-gardiste.

C’est aussi une curiosité pour moi de voir Moebius s’aventurer dans une publication franchement axée sur un jeune lectorat. Je n’ai d'ailleurs pas forcément été convaincu.

Cela se laisse lire, certes, mais, même si l’on se laisse aller aux rêveries, que l’on accepte les partis-pris poétique et improbables, cela reste quand même trop convenu, « gentil », et relativement sans surprise.

Une petite curiosité à réserver aux plus jeunes, qui ne connaîtraient pas le Nemo d’origine. Un hommage sympathique, sans plus.

Nom série  La Chasse Galerie  posté le 02/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une œuvre pas très connue de Vanoli, publiée chez les Québécois de La Pastèque – ce qui est assez logique, puisque c’est l’adaptation d’un conte canadien.

Le dessin de Vanoli – très reconnaissable, usant d’un Noir et Blanc assez gras, mais aussi le diluant dans les nuances du gris, est assez expressionniste, expressif. En tout cas je l'aime bien.

L’histoire se lit vite (une trentaine de pages seulement, et pas beaucoup de dialogues) mais agréablement. Toutefois, cette lecture n’est pas marquante. Le côté fantastique, certains aspects humoristiques ne suffisent pas à dynamiser ce récit.

L’achat me paraît à réserver aux fans de l’auteur.

Nom série  Diablotus  posté le 02/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un énième opus de Lewis Trondheim, qui est parfaitement formaté pour la collection Patte de Mouche, avec sa petite histoire muette et au dessin minimaliste.

Elle se laisse lire, on suit les gesticulations d’une sorte de chat/diablotin, ses démêlés avec d’autres personnages, tout aussi minimalistes et muets que lui, sans que l’on sache vraiment ce qui les meut, le pourquoi de leurs bagarres, les raisons qui les pousse à se jeter des rochers à la figure.

Mais voilà, une fois finie, cette histoire ne laisse pas trop de souvenirs. Alors, certes, le prix n’est pas dissuasif, vous pouvez vous laisser tenter, mais son achat n’est pas indispensable non plus.

Nom série  Sanguine  posté le 02/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La lecture de l’avant-propos m’avait bien intéressé, et donné envie de me plonger dans la lecture de cet album au sujet assez original, car se déroulant durant la Guerre de Trente ans, dans laquelle se retrouvaient imbriqués – comme le prologue le rappelle très bien d’ailleurs – conflits religieux, intérêts dynastiques, archaïsmes et modernité, ambitions diverses et aspirations nationales. Bref, un arrière-plan très riche – en tout cas qui m’intéresse (j’avais particulièrement étudié ce sujet à la fac).

Hélas, la promesse de cette introduction n’est pas tenue par la suite, et c’est la déception qui domine, pour tous les aspects de cette histoire.

Le dessin de Sokal tout d’abord, que j’ai trouvé assez figé, se rapprochant là de quelques albums de la collection Vécu.
Mais c’est surtout l’histoire, l’intrigue en elle-même qui peine à être à la hauteur du décor historique. Même le personnage de Wallenstein n’est ici qu’un fanfaron grand guignolesque et peu employé.
L’histoire s’écoule sans réels rebondissements, sans trop de dynamisme non plus. Elle se laisse lire, mais sans plus.

Bref, je ressors de ma lecture avec le sentiment que le sujet, pourtant riche, n’a donné qu’une petite histoire insipide. Une déception donc.

Nom série  Zorro Bolero  posté le 30/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Oui, mais non.
Je suis plutôt curieux et réceptif à ce qui peut être original ou à ce qui pourrait sortir du lot commun. Mais encore faut-il que j’y trouve un intérêt minimal. Et ici, rien pour m’accrocher !

Lorsque l’on ouvre cet épais album, c’est le dessin qui tout d’abord saute aux yeux – méchamment j’allais dire ! Je ne sais si c’est un choix esthétique ou des limites techniques, mais c’est assez hideux. Les têtes des personnages (quelques accointances parfois, de profil, avec les gros pifs d’Edika – l’humour en moins, un aspect de saurien de face, avec groin de porc en plus parfois) sont peu engageantes.

Mais j’ai déjà passé outre ce genre de détail sur d’autres séries. Mais pas avec celle-ci. C’est que l’histoire, ou ce qui en tient lieu, est des plus obscures – et de toute façon, les bribes que j’en ai compris ne m’ont pas franchement passionné. De plus, les petits textes en tout petits caractères qui sont disséminés sous certaines cases (traductions, commentaires divers) ajoutent plutôt de la difficulté à la lecture – alors même que la plupart de ces textes sont dispensables et n’apportent pas grand-chose à l’intrigue.

Bref, j’ai vraiment fait des efforts, mais aux deux tiers de l’album, j’ai fini par ne plus faire que le survoler, finalement content que la lecture s’arrête. Cet album et cet auteur restent donc un mystère, que je ne chercherai de toute façon pas à éclaircir. Il n’est pas courant, mais cela peut s’expliquer.

Nom série  Time is Money (Timoléon)  posté le 30/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La rencontre de deux noms de la BD des années 70-80, deux auteurs que j’apprécie beaucoup, et dont on pouvait se demander ce que leur collaboration pouvait donner. En effet, les univers d’Alexis et de Fred ne coïncident pas forcément.

Le résultat est plutôt bon. En tout cas j’ai trouvé que la mayonnaise prenait bien. Quelques passages où la rêverie l’emporte, forcément avec Fred, mais l’humour d’Alexis se combine bien avec ça, et son dessin – d’aspect un peu brouillon parfois – est comme toujours très réussi.

En tout cas, s’il est un domaine où ces deux auteurs se rejoignent, c’est bien dans l’humour absurde, et certains passages en sont emplis, pour le plus grand bonheur des lecteurs.

Le résultat de la rencontre entre ces deux auteurs est en tout cas une réussite (même sans atteindre les sommets de certaines de leurs productions propres). Une lecture recommandable évidemment.
Note réelle 3,5/5.

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