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... a posté 2118 avis et 354 séries (Note moyenne: 3.07)

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Nom série  J'ai pas tué de Gaulle  posté le 03/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album qui aborde un sujet peu souvent traité, c’est-à-dire les attentats de l’OAS, peu avant et peu après la fin de la « guerre » d’Algérie.

Le personnage principal se trouve recruté par l’OAS par l’intermédiaire d’une vieille connaissance d’adolescence, et suite à quelques déboires judiciaires. Subissant un chantage, il se trouve embarqué dans une aventure qui le dépasse, et dont il essayera de s’extirper.

Le titre (et le sous-titre) évoquent l’attentat du Petit Clamart, dans lequel le personnage principal jouera un rôle de héros malgré lui.

Cela se lit plutôt bien, mais ne m’a pas enthousiasmé. Je n’ai pas non plus trop accroché au dessin, pas mauvais et avec un petit côté rétro, mais qui n’est pas ma tasse de thé. A emprunter avant d’envisager un achat je trouve.

Nom série  Phantasmes  posté le 03/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, à part deux gags d’une page (sur les taupes et les grenouilles) un peu hors sujet, cet album relativement épais rassemble bien un plus ou moins large catalogue de fantasmes (prédilection pour la fellation, mais aussi sodomie, zoophilie…), que Reiser développe dans des histoires plus ou moins longues (d’un dessin pleine page à plusieurs pages pour une histoire complète).

Ici ne cherchez pas de poésie ou de romantisme, on est dans le brut de décoffrage, dans le rentre dedans, pour reprendre une expression ici adaptée.

Ce n’est pas forcément un chef d’œuvre, mais l’album se laisse lire agréablement, j’ai souvent souri et deux ou trois fois rigolé à la lecture de ces histoires et de ces gags cons. Quant au dessin, on ne lit pas Reiser pour admirer les courbes de ses donzelles, hein ?

Comme d’habitude chez Reiser, il y a une part de défouloir, la volonté de donner un bon coup de pied dans le cul dans ce que l’on n’appelait pas encore le « politiquement correct ». C’est donc un peu trash , carrément crade, mais assez drôle pour que l’on s’y intéresse !

Nom série  Le Garage hermétique (Major Fatal)  posté le 03/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon, ben voilà bien le genre d’œuvre qui ne mène pas au consensus, c’est sûr, et qui doit autant enthousiasmer les thuriféraires que déchaîner les critiques.

Au départ petites histoires de quelques planches publiées dans Métal Hurlant, le côté grandement improvisé ressort encore plus quand on les lit d’un trait en album. On est proche ici d’une certaine écriture automatique quasi surréaliste qui peut clairement rebuter ceux qui cherchent une histoire construite, linéaire, classique.

Ça part un peu dans tous les sens, et Moebius essaye tant bien que mal de créer du lien entre ces histoires et les personnages qui les habitent. C’est un peu foutraque, tout n’est pas expliqué et ne s’explique pas, mais j’ai été accroché par l’univers créé par Moebius. Un univers parfois proche par le dessin ou certains thèmes de celui que développait à l’époque Bilal. Un univers marqué par les années 1970 – sans que ce soit forcément « daté ». Si ça l’est, ce n’est en tout cas pas périmé !

Le dessin est évidemment éloigné de celui de son double Giraud (même si les premières planches et certaines ensuite se déroulent dans un univers western), et alterne un trait gras et volontairement imprécis avec un dessin ultra précis et réaliste.
Apparaissent donc tous les thèmes et styles moebiusiens, y compris les super-héros des comics américains (l’Archer entre autres).

A noter qu’en chapeau de la plupart des petites histoires, un bandeau plus ou moins important prétend faire office de résumé, de manière plus ou moins loufoque et humoristique. Il est vrai que résumer ces aventures se révèle impossible et n’est même pas souhaitable.

Une sorte de recueil de poèmes visuels, un recueil de ce que l’imagination foisonnante d’un grand auteur pouvait produire, lorsqu’elle s’éloignait des grands espaces de l’Ouest américain.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Paf et Hencule  posté le 03/11/2012 (dernière MAJ le 02/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans une belle adaptation d'un excellent roman de G. Darien, "Le voleur", Belmondo, qui joue le rôle titre du voleur affirme, en matière d'auto-justification: " Je fais un sale métier. Mais j'ai une excuse, je le fais salement !".

C'est un peu cette phrase qui me permet d'expliquer pourquoi je mets 4 étoiles à ce petit album plein de défauts, avec un dessin plutôt laid. C'est que justement, pour les horreurs sorties ici le plus froidement du monde, non seulement cela ne gêne pas, mais je trouve plutôt que cela enlève toute espèce d'excuse, de mauvaise interprétation...

Ici, on est d'emblée dans une série de strips très trash, qui prennent un malin plaisir à révulser tout lecteur ayant gardé souvenir de limites à ne pas franchir dans l'expression: plus une valeur est haut placée, plus elle sera piétinée, et le racisme, l'intolérance, pour ne pas parler de l'impolitesse sont incarnés par les deux héros dont on se demande quand on aura le temps de les juger, tant la surenchère d'humour noir nous empêche de "faire le point".

C'est souvent très con, mais c'est souvent très drôle. Pas toujours, bien sûr. D'abord parce que l'overdose guette. Aussi parce que les gags sont inégaux. Enfin, l'histoire plus longue en fin d'album ne m'a pas trop accroché. De trop pour moi, trop longue, moins drôle, peut-être parce que l’œuvre de démolition du bon goût entreprise par Paf et Hencule (on peut au moins dire qu'ils ne cachent pas leur jeu à l'acheteur/lecteur !) n'est assimilable que par petites touches, fussent-elles sismiques.

A noter que certains gags ne sont QUE de l'humour noir, sans être totalement trash (celui du drive-in au Macdo est pas mal !).

Bref, je sur-note peut-être, mais j'ai beaucoup ri, et le mauvais goût est ici tellement assumé jusqu'au bout, sans aucun alibi, fut-il esthétique, que je suis prêt à faire un effort pour les encourager !

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Bon, ben voilà, la suite de "Paf et Hencule" est enfin parue, après avoir été retardée par je ne sais quels soucis.
Le deuxième tome de cette série culturelle confirme qu'elle restera très clivante (on l'aime ou on la déteste, mais les sans opinions seront rares).

Si je ne change pas ma note d'origine, je trouve que cet album est un peu en deçà du premier. Je l'ai trouvé un peu moins trash. C'est peut-être aussi que l'effet de surprise ne joue plus, je ne sais pas.

Mais bon, je vous rassure, Paf et Hencule ne sont pas devenus moines, ils sont toujours extrêmement racistes, misogynes, s'attaquent aux enfants et aux animaux. Peut-être moins trash, mais la barre était placée haut, donc ça reste quand même pour amateur du genre. C'est donc toujours trash, con, absurde, et souvent drôle (là aussi un chouia moins que le précédent opus) !

Pas de longue histoire cette fois-ci pour contre balancer les strips de trois cases, mais des dessins pleine page (dont une parodie de Pif Gadget). Le dessin est encore hideux, mais on s'en fout ici (c'est même sûrement volontaire pour être raccord avec les propos).

Jamais deux sans trois j'espère !

Nom série  Fripons (collectif Humanos)  posté le 02/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, ben j’ai quasiment le même ressenti que Ro après la lecture des albums de cette série.

Elle dispose de quelques atouts. D’abord les couvertures de Beltran, que je trouve plutôt chouettes et réussies : elles attirent l’œil (en tout cas le mien…). Ensuite le casting, lui aussi alléchant, qui réunit, autour de quelques habitués de ce genre de production (Varenne en tête), de grands noms du Neuvième art, qui plus est assez éclectiques au niveau graphisme.
C’est donc assez divers au niveau du dessin, mais généralement la plupart sont bons.

Par contre, soit parce que ce n’est pas forcément leur tasse de thé et qu’ils n’ont pas su trouver l’inspiration, soit parce que le concept – en limitant la taille de leur intervention, les a bridé, force est de constater que le ramage n’est pas à la hauteur du plumage. Bref, c’est une série plus à regarder qu’à lire. Mais dans le genre, il y a nettement mieux ailleurs. En tout cas, c’est un « pas mal d’ensemble » à l’arrache (note réelle 2,5/5), et un achat pas vraiment indispensable.

Nom série  Cinéma  posté le 02/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce sont vraiment deux albums très chouettes, bourrés de qualités, et plutôt originaux je trouve.

D’abord, il faut dire que le coup de crayon de Barbe est franchement excellent. C’est un réel atout, et un réel plaisir pour les yeux (que ce soit pour profiter de ses jeux graphiques très inventifs, ou des courbes attirantes des jeunes femmes).

Ensuite ce talent graphique est ici au service d’une imagination très fertile. En effet, Barbe se livre à une série de jeux graphiques – généralement sur des thématiques érotiques, où les dessins s’enchaînent en se déformant peu à peu. Ce qui permet à Barbe de multiplier les retournements (de corps ou de situation), avec des chutes plus ou moins surprenantes, parfois drôles.

Parfois ce sont de grands dessins uniques, dans un style (graphique un peu, « narratif » aussi – même si les textes sont absents) qui m’a fait parfois penser à Sempé.

Exercice de style intéressant donc, dont je ne peux que vous recommander lecture et achat.

Nom série  Old Skull  posté le 01/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
B-gnet s’attaque ici à un univers assez codifié – et plutôt éloigné de celui de ses autres productions, à savoir le western. Encore que, comme le signale la quatrième de couverture, c’est « L’Ouest, le vrai… enfin, presque. »

Et en effet, si les ingrédients habituels sont tous présents, que ce soient les décors (saloon, bordel, vastes paysages montagneux) ou les personnages (Indiens, trappeurs, bandits, et autres cowboys), tout est ici dévié de sa trajectoire « normale », perverti par un humour alternant le con, l’absurde, voire le non-sens pur. Quelques images m’ont fait penser à Lincoln, mais en fait c’est très éloigné de cette autre série décalée (et qui s’éloigne du western d’ailleurs).

Il y a vaguement une histoire, avec des personnages qui se suivent, se croisent, mais le tout relève plus de la farce que d’un hommage aux mythes du Far-West.

En tout cas, j’ai plutôt aimé cet album décalé. Sympa. Sans plus ? Peut-être, mais sympa quand même, et donc un achat que je ne regrette pas !

Nom série  Tarzan contre la vie chère  posté le 29/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un peu comme le faisaient les situationnistes dans les années 1950-60 – mais c’est ici moins intellectualisé et corrosif (quoi que, parfois…), Stéphane Trapier s’amuse, et nous amuse à détourner des icônes médiatiques, voire carrément des scènes de films hollywoodiens d'antan.

Un seul dessin, occupant une ou deux pages, avec un phylactère (rarement deux lorsqu’un court dialogue s’installe) : c’est peu bavard et joue sur le décalage extrême existant entre les propos et l’image (en cela la couverture, montrant Lénine écoutant Tarzan hurler son cri de ralliement est un bon résumé du style employé par la suite, les propos en plus).

Voir ces chevaliers, cow-boys ou Jésus, tous ces anciens habitués de « La dernière séance », s’inquiéter du réchauffement climatique, des conséquences du mariage pour tous, tenir des propos politiques révolutionnaires ou réactionnaires, ou tout simplement délirer grave sur n’importe quoi et n’importe comment provoque immanquablement un effet de surprise et donc au minimum sourire – et, mais pas si souvent quand même, le rire.

C’est con, totalement absurde et assumé comme tel, et il faut donc aimer ce genre d’humour pour apprécier cet album.

Pour ce qui est du visuel, on a l’impression que Trapier a colorisé les images originelles qu’il détourne, en tout cas son dessin donne cette impression – peut-être fausse, mais qui renforce le côté « détournement » situationniste. Au passage, ce ne sont pas que les situations qui sont ridicules, ce sont aussi les discours placés dans des bouches aléatoires : peut-être finalement Trapier, avançant sous le masque de Guignol, n’en affirme pas moins une vision critique de notre société et de son langage, verbal ou visuel.

Nom série  Un malaise passager  posté le 29/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un riche vieillard organise en Afrique du Nord une fiesta sur le thème « années 45-85 ». Une dizaine d’amis restent finir la soirée en évoquant leur vie durant cette période, alors qu’en arrière-plan défilent les images marquantes de cette période.

L’album n’est pas inintéressant, mais il souffre je trouve des mêmes défauts que « Plus con on tue ! » que j’ai lu récemment.

D'abord un dessin qui n’est pas ma tasse de thé, pas très clair, et qu'une colorisation peu claire elle aussi et datée n’arrange pas.
Ensuite, c’est encore là aussi trop verbeux, les – longues – conversations s’enchevêtrent, gênant la fluidité de la lecture. J’avoue avoir été à la limite du décrochage plusieurs fois.

Une sorte de sociologie d'une époque, une auto-analyse d'individus plus forcément sur la même longueur d'onde. Mais ce n'est pas vraiment emballant.

Note réelle 2,5/5.

Nom série  Plus con on tue !  posté le 29/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà un album très daté, à la fois par l’ambiance d’une époque (le début des années 1980) évoquée, mais aussi par le dessin de Bignon.

Ce dessin justement, je n’ai pas trop accroché, je ne le trouve pas spécialement beau, et en plus la colorisation n’est pas extraordinaire et ne rend pas la lecture très fluide.

Le fil rouge de l’album est constitué par la préparation et l’exécution d’un attentat par des soldats perdus (proches des Brigades rouges ou de la bande à Baader on ne sait pas trop). Mais Guy Vidal a pris le parti de greffer la dessus un certain nombre de relations entre personnages à priori pas reliés à l’intrigue, le tout se rejoignant plus ou moins à la fin.
On trouve aussi évoquées les difficultés du travail journalistique, les interrogations existentielles de certains protagonistes…

Le problème, c’est que sur cette intrigue chorale (procédé qu’utilise souvent Lelouch dans ses films – et que je n’apprécie que rarement), Vidal a fait le choix d’ajouter toutes les conversations des personnages présents sur les scènes d’extérieur. Le résultat est souvent proche de la cacophonie je trouve, d’autant plus que c’est déjà globalement verbeux dans les dialogues principaux.

Bref, un album d’une lecture un peu laborieuse, qui ne me paraît pas forcément indispensable. Note réelle 2,5/5.

Nom série  Gilles la jungle  posté le 28/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album totalement déjanté qui m’a franchement plu !

Il est découpé en deux histoires : la première « Gilles la jungle contre Méchant-Man », la plus longue, a déjà été publiée en 1989, et se voit ici regroupée avec « Gilles la jungle contre les Vampires », dans une publication plutôt chouette de La Pastèque.

Les deux histoires sont très proches dans la manière de traiter les aventures totalement délirantes et parodiques de Gilles, vague pastiche imbécile et sûr de lui de Tarzan.

Ce sont des caricatures de roman-photo, avec aussi une influence « vieille BD ». Le dessin, tout en crayonnés, presque gribouillages pour le remplissage des corps, est assez réaliste pour le reste. C’est d’ailleurs l’une des rares choses un peu réalistes ici ! En tout cas j’ai trouvé l’aspect graphique en parfaite harmonie avec l’ensemble délirant et survitaminé de l’album.

L’action est commentée en voix off au-dessus des cases, de manière tout à fait absurde, voire débile, ceci étant accentué par le fait que les dialogues, eux-aussi généralement complètement crétins, sont souvent lourds et redondants par rapport aux commentaires.

C’est parfois un humour à la Monthy Python, voire proche des Nuls. En tout cas les amateurs d’humour con et absurde peuvent trouver là de quoi entretenir leurs zygomatiques. J’ai vraiment beaucoup aimé que Claude Cloutier assume jusqu’au bout son parti pris absurde. Bien sûr, mille pages de cette folie douce auraient été dures à ingurgiter, mais ces deux histoires fournissent un bon moment de connerie, sans risque de surdose.

Un défouloir de potache à découvrir !

Nom série  Le Petit Spirou  posté le 26/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les auteurs – par ailleurs un temps heureux « repreneurs » de la mythique série mère après un « trou d’air », ont eu la bonne idée de s’écarter dans cette série de l’exemple du Spirou adulte, auxquels juste quelques clins d’œil sont faits. Ils évitent ainsi les scénarios poussifs, voire totalement ridicules d’autres reprises sur la jeunesse d’un héros (de Kid Lucky à Gastoon pour ne parler que de quelques ratages récents – et prévisibles). Il faut dire que Tome et Janry ont quelques talents, contrairement à d’autres « repreneurs ».

Alors qu’en dire finalement ? Que ça se laisse lire, et que l’ensemble est plutôt drôle. Pas toujours, pas tout, et que je me suis lassé un peu au bout d’un moment (j’ai lu une dizaine d’albums et en possède trois, en « copropriété » avec mon fils, qui lui apprécie beaucoup cette série).

Même si elle est tous publics, je trouve qu’elle est nettement plus réservée en fait aux plus jeunes que la série mère. Et qu’en fait un emprunt chez un copain ou en bibliothèque me paraît peut-être suffisant. Je ne m’imagine pas acheter la série entière !

Nom série  La Nouvelle aux pis  posté le 25/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L’œuvre de Stéphane Blanquet est de celles qui fascinent, sans que l’on sache toujours en trouver les mots pour l’expliquer.

« La Nouvelle aux pis » est un roman graphique muet, qui accroche les yeux jusqu’à les rayer. D’abord parce que Cornélius – une nouvelle fois ! a fait un remarquable travail éditorial, qui met très bien en valeur les qualités graphiques du travail de Blanquet. Ensuite justement ce travail graphique, ces découpages d’ombres chinoises sont franchement superbes.

Un théâtre d’ombres conçu comme une forêt qui attire et dans laquelle on se perd, d’autant plus que Blanquet n’a construit son histoire que par fragments, comme un rêve que l’on essayerait de reconstituer au réveil. J’ai dit un rêve, mais je voulais plutôt dire un cauchemar. Car comme toujours chez Blanquet, c’est noir, très noir !

On retrouve donc l’univers habituel de l’auteur, fait d’échappées nocturnes, de corps mutilés : qu’on l’apprécie (ce qui est mon cas) ou pas, on ne sort pas indemne de cette plongée dans les fantasmes d’adultes et les peurs enfantines.

Merci encore à l’éditeur, Cornélius, de nous « donner à voir » de telles œuvres, et de le faire avec un tel souci de la « mise en œuvre ».

Nom série  Rouge comme la neige  posté le 24/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les albums de Christian de Metter que j’avais lus jusqu’ici étaient des polars ou des thrillers, et je vois qu’il est capable de très bien réussir à dépeindre d’autres ambiances (même si cet album peut aussi se lire comme un polar). Mais aussi qu’il est capable de passer des huis-clos et autres espaces confinés aux grands espaces des contreforts des Montagnes Rocheuses.

C’est vraiment une réussite graphique ! Un très beau dessin, de très beaux crayonnés, sur des tons sépia et gris surtout, le sang maculant de rouge ce fond sombre, tout en donnant un sens au titre de l’album.
Le travail de de Metter est aussi très bien mis en valeur par le travail éditorial : couverture et papier épais, un bel écrin pour cet album d’environ 110 pages (le prix s’en ressent d’ailleurs, mais faut-il compter quand on aime ?).

Quant au scénario, il mêle une trame policière (évasion d’un détenu, recherche d’un enfant disparu…) à un western assez classique quoique se situant dans une période tardive (l’action se déroule en 1896, à part quelques flash-back en 1890).

L’intrigue est bien menée, l’auteur prenant le temps de la développer. Du calme plus que de la lenteur, pour une histoire dont je vous recommande la lecture.

Petit bémol toutefois. Qualifier Wounded Knee de bataille (même si c’est ainsi que les journaux et l’histoire officielle l’ont classée) est plus qu’abusif. Il s’agit plus précisément d’un massacre, perpétré par le 7ème régiment de cavalerie revanchard (celui-là même qui avait été anéanti par les Lakotas et les Cheyennes une quinzaine d’années auparavant sur la Little Big Horn). Ce massacre plus ou moins prémédité (l’administration US et le Bureau des affaires indiennes redoutaient les débordements liés aux Ghost Dancers) ainsi que l’assassinat de Sitting Bull (présent à la Little Big Horn) au même moment mettent « officiellement » fin aux guerres indiennes et au mythe de la « frontier ». Bon, de toute façon, ce point n’est pas central dans l’album !

Ceci étant dit, c’est vraiment une belle réussite à saluer. En espérant qu’elle en appellera d’autres !

Nom série  Qu'elle crève, la charogne !  posté le 23/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon ce sont trois étoiles à l’arrache que j’accorde à cet album (note réelle 2,5/5), que je n’ai pas trouvé plus emballant que ça.

C’est une histoire qui se déroule sur un faux rythme, très lentement – même si les quelques retournements se laissent deviner rapidement. Un album d’ambiance, cette dernière étant plutôt noire.

L’histoire se laisse lire, mais a du mal à captiver le lecteur par le manque de rythme je trouve. Quant au dessin, je ne l’ai pas non plus beaucoup aimé. Il n’est pas mauvais, mais le parti pris d’utiliser un trait « brouillon » renforce ce côté sale, morne qui déjà ne m’accrochait pas dans le scénario.

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Louve  posté le 22/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’avoue ne pas être fan des séries qui s’allongent artificiellement, qui plus est dans des spins offs qui sont plus mercantiles qu’autre chose.

Pourtant, malgré ces appréhensions, et le fait que Thorgal ait perdu pas mal d’intérêt depuis quelques albums, la série mère reste globalement intéressante. J’ai donc dès sa sortie acheté le premier tome de l’histoire de Louve.

Hélas, ça a été une grosse déception. D’abord, il faut dire que, de tous les personnages ayant droit à leur série parallèle, c’est déjà celui qui a le potentiel le plus faible. Louve est beaucoup moins charismatique que Thorgal, bien sûr, mais aussi que Kriss de Valnor !
Partant avec ce handicap, Yann n’a pas su m’intéresser avec un scénario qui ne m’a pas accroché du tout : trop facile, naïf, pas crédible pour un sou (alors que le dessin de Surzhenko lui, est de qualité et ne subit pas trop durement la comparaison avec celui de Rosinski).

J’ai arrêté sur le champ de suivre cette série, et cela a failli me pousser à en faire de même pour les autres, mais j’ai été plus convaincu par les spins offs traitant de Thorgal ou et surtout de Kriss, que je suis plutôt avec plaisir, pour le moment.

Nom série  Le Temps est proche  posté le 21/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album paru chez un petit éditeur, et qui ne manque pas d’ambition ! Et qui je trouve est très réussi.

Christopher Hittinger traite l’histoire de l’Europe (même si c’est quand même pas mal centré sur le royaume de France) en s’imposant un cadre chronologique stricte, le XIVème siècle. Il reprend ensuite à l’intérieur de ce cadre les événements marquants en suivant la chronologie d’années en années.

Certaines années ne voient qu’un fait à peine évoqué en deux lignes, mais parfois plusieurs pages, voire dizaines de pages permettent à l’auteur de développer certains faits plus importants (comme le passage de la Peste noire qui tua le tiers des habitants de l’Europe au milieu du siècle).

Le dessin est assez varié, passant du trait réaliste au style minimaliste, sans que cela ne gêne la lecture : peu importe le style, j’ai trouvé ce Noir et Blanc très bon.

Pour ce qui est de la narration, on a la même volonté d’éclectisme, puisqu’alternent phrases lapidaires, citations de poète, passages humoristiques…

Le parti pris de Christopher Hittinger de traiter de manière exhaustive ce XIVème siècle est original et intéressant (y passent les événements politiques, sociaux, mais aussi les grands artistes et leurs œuvres fondatrices). Par contre il n’explique pas ce choix chronologique, qui par exemple ne correspond pas à la chronologie de la guerre de Cent ans, événement majeur de ces temps troublés. Si les débuts (mais pas forcément les causes) et une bonne partie sont traités ici, comme elle ne se termine qu’en 1453, on reste sur notre faim, puisque l’album se clôt avec l’année 1400.

Ceci étant dit, je trouve que cet album est une très belle réussite, et qu’il reste injustement méconnu (comme beaucoup de publications de The Hoochie Coochie d’ailleurs). N’hésitez pas à le lire ou l’acheter, si cette période vous intéresse, vous ne serez pas déçu !

Pour les passionnés d’histoire, mais pas seulement. En tout cas, un gros coup de cœur pour moi !

Nom série  RG  posté le 20/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
RG est sans conteste la meilleure série du genre que j’ai pu lire. Un ancien flic comme scénariste livrant son quotidien, le tout mis en image par un crayonneux. J’avais l’année dernière trouvé très décevante 22, conçue un peu sur le même modèle, mais là, c’est clairement un ou deux crans au dessus !

Le crayonneux en question est Frederik Peeters, dont j’adore les albums qu’il scénarise (en solo ou avec Ibn Al Rabin). Son dessin s’adapte parfaitement aux intrigues et à l’ambiance de la série.

Les intrigues des deux albums (deux enquêtes différentes, même si l’on suit dans la continuité les personnages principaux) se laissent lire agréablement. On est dans le quotidien de flics des R.G., dont la personnalité est privilégiée à l’action pure (un peu comme dans la série de Canal « Braquo » ou L.627 de Tavernier je trouve pour ce qui est du ton.

Un diptyque à découvrir. A noter qu’un troisième tome est annoncé en fin du second volume, mais il ne verra sans doute jamais le jour.

Note réelle 3,5/5.

Nom série  La Colonne  posté le 28/04/2014 (dernière MAJ le 19/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album bien réjouissant ! Alors que le sujet l’est pourtant beaucoup moins…

On y traite en effet d’un des derniers hauts faits de la colonisation française en Afrique à la fin du XIXème siècle, au moment où une colonne était censée faire la jonction avec d’autres pour renforcer l’empire colonial français face aux intérêts anglais ou allemands.

La colonne française en question va se comporter de manière ignoble, en procédant à force massacres – au nom d’une mission civilisatrice qui ne semblait pas incompatible avec ce comportement abjecte. La supériorité du Blanc sur le Noir (voir les discours de Jules Ferry à ce propos, ou les textes incroyables de Tocqueville expliquant la nécessité des massacres d’indigènes au moment de la conquête de l’Algérie) justifie alors l’injustifiable. Même si des gens comme Clémenceau avaient à juste titre dénoncé les idées de Ferry devant l’assemblée nationale.

L’épisode relaté dans cette série est l’un des plus abjects, mais aussi l’un des plus méconnus (on se demande bien pourquoi…), même si je me rappelle avoir vu un film ou téléfilm il y a quelques années à ce sujet.

C’est donc un sujet grave. Mais son traitement est très réussi ! D’abord la petite préface d’un auteur africain (et les références qu’il rappelle) est intéressante et importante. Ensuite Dabitch a su ne pas rester dans le rappel aride des faits, en ajoutant une touche humoristique (les militaires français surjouent parfois, fanfaronnent, et la présence de l’esprit jouant un peu le rôle du chœur antique ajoute aussi un tour comique aux actes et diatribes desdits militaires par ses commentaires décalés). Cela donne un air picaresque et grand guignolesque à cette colonne infernale.

Ensuite, il faut dire que le dessin de Dumontheuil est à la fois très bon et en complète harmonie avec le ton de l’album, qui est une vraie réussite. A découvrir, en espérant que le deuxième album de ce diptyque soit à la hauteur formellement (car pour ce qui est du dénouement, nous le connaissons déjà).
Pour finir, n’hésitez pas à jeter un œil à la série Africa Dreams qui, dans un style différent, critique aussi fortement la colonisation (ici belge) de l’Afrique au nom d’une prétendue mission civilisatrice.

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La lecture du deuxième tome qui clôt cette histoire confirme toutes les qualités entrevues dans le premier. Le traitement de l'intrigue et le dessin renforcent à la fois l'horreur de cette histoire et la folie douce ou furieuse qui s'est emparée des militaires français.

Lecture et achat fortement recommandés donc !

Nom série  Roy & Al  posté le 19/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est avec cet album que je découvre l’œuvre de Ralf König. Ma médiathèque en possède plusieurs, et j’en ai pris un au hasard.

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est assez original, König présentant de manière crue des scènes de relations sexuelles entre gays. Je ne suis pas un spécialiste, mais peu de séries traitent de ce sujet ? En tout cas, pour avoir vu les couvertures d’autres albums de König, c’est central dans son œuvre.

D’ailleurs, à propos de relations sexuelles, dès les premières pages, on a droit à des fellations et sodomies assez explicites, ce qui me fait dire – et écrire, que ce n’est pas forcément à mettre entre toutes les mains, ce qui me conduit à mettre cette série dans la catégorie adulte.

Ceci étant dit, ce n’est pas un album centré sur le sexe, c’est plutôt humoristique. Et dans cet album, les deux gays précités ne sont pas les héros, ce sont leurs chiens, donc Roy et Al. Et tout le sel de cet album repose sur les relations entre ces deux clébards, et leur vision des relations sexuelles entre leurs maîtres.

Il faut dire qu’Al n’est pas franchement réjoui des mœurs de son maître (il est carrément homophobe), et les propos tenus par Al et son nouveau copain Roy, commentant et critiquant la vie de leur maître joue sur l’ironie, et, dans l’ambiance homophobe qui a prévalu en France il y a quelques mois, cela ajoute au côté absurde et comique.

Les courtes histoires qui s’enchaînent sont inégales. Je n’ai que très rarement rigolé. Mais j’ai plusieurs fois souri. Une petite moyenne donc (note réelle 2,5/5). Pour l’achat, je vous conseille de feuilleter l’album avant.

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