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... a posté 2118 avis et 354 séries (Note moyenne: 3.07)

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Nom série  Lola Cordova  posté le 12/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est plutôt original dans sa forme. En effet, il y a souvent une déconstruction des planches, avec absence de case, un peu comme le faisait Druillet. Et comme lui, Arthur Qwak multiplie les explosions de lumière – dans des couleurs et des tons plus froids et, disons le tout de suite, avec un dessin et une colorisation qui me touchent nettement moins.

C’est parfois dur à suivre, à lire, du fait du découpage donc, mais aussi parce que l’intrigue est un peu compliquée à suivre je trouve. J’ai une ou deux fois dû faire une pause et un retour en arrière pour ne pas perdre le fil de l’histoire.

L’histoire, donc. Elle est un peu alambiquée. Mais Qwak donne un rythme assez élevé, qu’accentue son découpage. Le personnage de Lola est assez complexe, comme l’est le monde dépeint parfois comme un baisodrome : ce qui fait que ce n’est pas forcément tout public !

Avis mitigé donc. Une histoire dynamique, un habillage original, mais aussi une lecture pas toujours fluide et un dessin et une colorisation qui ne m’accrochent pas trop.
A feuilleter avant d’envisager un achat.

Nom série  Coïncidence  posté le 11/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fabien Wehlmann a réalisé ici un album concept très intéressant, et pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’il fait se côtoyer une douzaine d’auteurs au style souvent très éloignés. C’est d’ailleurs ce qui m’a d’abord intrigué et incité à feuilleter cet album, puis à l’acheter. En effet, quoi de commun entre Batem, Trondheim, de Metter, Goossens ou Jason, pour ne prendre que les plus connus (Boucq ne faisant que la couverture) parmi les participants ?

L’autre intérêt est la réflexion sur le médium bande dessinée qu’il implique, et qu’explique bien Wehlmann en introduction. Le travail du scénariste, du dessinateur, leurs relations, et parfois la difficile cohabitation, l’un cherchant peut-être à dominer le sujet au détriment de l’autre.

Chaque auteur bénéficie d’une page de présentation, répond grosso modo aux mêmes questions (on a parfois des planches d’esquisses, de crayonnés intermédiaires avant le rendu final).
Puis douze pages donc, chaque dessinateur ayant illustré le scénario de Wehlmann. Une treizième page conclut cette partie, chaque dessinateur ayant réalisé une chute (la même – quoi que…).

Si cet album concept est intéressant et si je ne regrette pas du tout mon achat et vous incite à en faire autant, je dois dire que j’ai été un chouia déçu. En effet, le principe même de l’album impose un scénario resserré, très court – sinon bonjour la pagination !
Et donc l’histoire traitée en elle-même n’est pas des plus transcendantes. La lecture de la recette m’avait mis l’eau à la bouche, mais le plat n’est pas si « goûtu » que je l’aurais espéré.

La plupart des auteurs ont été trop respectueux des consignes de Wehlmann, et peu ont fait preuve d’originalité (même Trondheim, pourtant rompu à ce type d’exercice, courant au sein de l’oubapo, voire même Goossens, généralement prompt à s’écarter de la ligne droite en matière de scénario : mais il faut quand même dire à leur décharge qu’ils ont été quasiment les seuls à tenter un petit quelque chose d’original, Trondheim avec son robot, Goossens avec ses super héros).

Note réelle 3,5/5.

(Par curiosité, j’ai été voir ce qu’avait fait Pierig sur ce scénario [voir le lien dans son avis ci-dessous] : eh bien, c’est vraiment pas mal ! Avec une touche d’originalité, puisque la femme a été remplacée par un monsieur. Très chouette coup de crayon en tout cas !).

Nom série  Le Fluink  posté le 10/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme tous les albums du duo d’Enfin Libre que j’ai lus (trois à ce jour), « Le Fluink » est une œuvre originale, surprenante, et très différente des autres productions de ces deux auteurs qui méritent le détour et qui développent des albums très ambitieux.

Sur la forme tout d’abord. Cet album à l’italienne sort de l’ordinaire. Pas de case, mais deux bandes déroulantes parallèles, sur lesquelles se déroulent deux histoires s’entremêlant peu à peu. Deux mondes s’ignorent, se devinent, celui « du dessus » avec des patronymes en « az », celui « du dessous » avec des patronymes en « al ». Le premier s’interroge sur ce qui peut exister sous lui, le second cherche à monter des tours toujours plus hautes.

S’il m’a fallu quelque temps pour « régler la mire » et trouver mon rythme de lecture avec ces deux histoires superposées, une fois ce souci réglé, j’ai été captivé par l’histoire – car en fait ce n’en est qu’une – de ces deux mondes, dans lesquels les intrigues de pouvoir, quelques dingueries, vont faire se rencontrer ce qui devait rester solitaire. La chute – dans tous les sens du terme d’ailleurs, est assez savoureuse, dans un humour noir proche des Idées Noires de Franquin.

Ce qui rapproche aussi cet album de la série de Franquin, ce sont les dessins, qui jouent sur le Noir et Blanc (noir sur fond blanc en haut, blanc sur fond noir en bas). Des sortes d’ombres chinoises, parfois d’esquisses, mais le tout est très expressif ! Un dessin dynamique, qui suggère parfois, et qui fait la part belle à l’imagination – mais n’est-ce pas toute l’œuvre de Philippe Renaut et David Barou qui lui donne la parole ?

L’histoire – ou les histoires donc – se lisent très bien, parfois ponctuées de citations (comme celles mises en exergue en quatrième de couverture). D’autres allusions donnent une touche comique, comme des jeux de mots faisant allusion au « Seigneur des anneaux », ou alors un personnage de savant qui s’énerve et parodie une célèbre crise du professeur Tournesol.

Bref, un album à découvrir. Et dans la foulée, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil sur les autres productions des mêmes auteurs (comme le très beau Le Songe de Siwel ou l’étonnant Grumf), vous serez (agréablement) surpris !

Nom série  Undertaker  posté le 20/02/2015 (dernière MAJ le 09/05/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Dargaud a mis le paquet pour le lancement de cet album, avec de nombreuses previews dans des revues, et un sticker proclamant que c’était « meilleur western depuis Blueberry ».

J’avoue ne pas trop apprécier ce genre de lancement, et ces étiquettes qui prennent le lecteur pour un consommateur compulsif, voire con tout court. Surtout que je préfère faire mes propres comparaisons, et que celles qui s’autoproclament ainsi ne sont pas toujours justifiées. Et mettent inutilement la pression ! D’ailleurs, s’il faut établir une comparaison, je trouve le dessin de Meyer plus proche de celui de Boucq dans Bouncer, mais c’est une autre chose… Et je préfère celui de Giraud pour le western réaliste (encore qu’il faudrait préciser la période pour la comparaison…).

Pour finir sur le dessin, il est un tout cas franchement bon, Meyer a du talent, c’est évident. Le scénario de Dorison est lui aussi intéressant, cherchant à insuffler de l’originalité dans un genre un peu rebattu (ce qu’a réussi Oger avec son Buffalo Runner, contrairement à Hermann avec son décevant Sans Pardon, pour citer deux westerns sortis en même temps que ce « Undertaker »).

Ce tome d’introduction (combien vont suivre ?) présente bien le personnage principal (marrant avec ses citations pseudo bibliques et son vautour de compagnie) – dont le passé est brièvement éclairé en fin d’album, moins monolithique qu’il n’y paraissait de prime abord. Mais aussi laisse en suspens la personnalité de miss Prairie – l’inévitable beauté, et ses relations avec Crow. Même si je ne suis pas trop fan du suspens final, un peu trop brutal pour tenir le chaland en haleine (toujours les mêmes techniques « commerciales » évoquées et critiquées plus haut ?)…

Une série toutefois bien amenée, que j’ai pour l’instant envie de suivre.

********************************
MAJ après lecture du deuxième tome:

Je suis un peu déçu par ce deuxième tome, et si je maintiens les quatre étoiles, c'est plus à l'arrache.
En effet, je trouve qu'il n'apporte pas grand chose à la personnalité des héros (et surtout du bien nommé Crow) ni à l'intrigue. Certes, il conclut cette première histoire, mais de manière un peu brutale et un peu bâclée, avec un happy end pressenti mais lui aussi maladroit entre Crow et Rose.
De plus, ce deuxième tome est assez simpliste, avec une course poursuite très linéaire.
Reste le dessin de Meyer, qui est un réel plus.
Mais il faudra que Dorison enrichisse intrigue et casting pour dynamiser une série qui, je le crains, risque de s'écarter du modèle revendiqué (Blueberry): pour le moment, Dorison n'est pas Charlier !

Nom série  Les Chroniques de Chair et d'Acier  posté le 09/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cet album, Pixel Vengeur réussi une bonne caricature de la Fantasy, qu’elle soit médiévale, héroïque ou même n’importe quoi !

Une sorte de super héros des temps passés, répondant au patronyme improbable de Jérôme (fils de Crom) !, affronte mille – voire même plus – dangers, dans une ambiance totalement absurde, loufoque, le côté parodique étant accentué par des commentaires off qui surjouent la montée de tension ou mêlent réflexions sérieuses et commentaires décalés, quelques anachronismes achevant de convaincre le lecteur qu’on est là dans l’aventure « pour de rire ». A peu près tous les clichés du genre y passent, décalés, déformés, dans une surenchère de bêtise sûre d’elle et de ses muscles.

Beaucoup d’humour très con donc, au-delà du second degré, quelques parentés avec les parodies des Monthy Python (en particulier certains duels de « Sacré Graal », avec les lapins) : Pixel Vengeur assume ses conneries !

Mais, à côté de tout ce fatras de débilités et autres exploits improbables, le dessin est lui plutôt sérieux, quasi réaliste. Et en tout cas très bon !

A noter les nombreux clins d’œil : à Gotlib (apparitions de sa coccinelle, et reprises du magicien apparaissant dans Dans la joie jusqu'au cou qu’il avait commis avec Alexis), grand précurseur du quasi n’importe quoi parodique. Et Astérix et Obélix en gest stars ! Petit clin d’œil aussi d’Edika…

Bref, c’est vraiment un album recommandable, pour peu qu’on soit réceptif à ce genre d’humour – ce qui est mon cas.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  P38 et bas nylon  posté le 04/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Clarke nous livre ici une dizaine d’histoires courtes parodiant la série « Drôles de dames », avec, comme il se doit, trois femmes peu couvertes et plutôt sexy, et un Charly par contre assez improbable et éloigné de l’original, sorte de vieil homme habillé en Sherlock XIXème siècle !

Chaque histoire est le prétexte à une vague enquête, totalement loufoque et absurde – et de toute façon très peu développée, étant donné le peu de pages qui lui sont consacrées.

C’est de l’humour con, voire très con, totalement potache, une sorte de défouloir amusant. A lire à petite dose, mais aucune histoire n’est ratée. Elles offrent toutes un court, mais bon moment de détente.

Jamais vraiment hilarant certes, mais quand même drôle. Album à découvrir.

Nom série  Intermezzo (Miki)  posté le 03/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors voilà une série qu’il est préférable de feuilleter avant d’envisager un achat ! En effet, le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est à la fois atypique et surprenant !

Ce sont des strips de six cases occupant chaque page (rarement un gag pleine page), avec un dessin et des décors minimalistes.
Impossible de résumer les aventures de ce petit bonhomme au visage rondouillard, qu’elles soient réelles ou fantasmées.

Cela oscille entre le poétique pur, l’imagerie surréaliste (où se mêlent l’analogie et le choc visuel abscond) et un humour totalement absurde, parfois con et noir.

J’avoue avoir eu du mal avec certaines historiettes (alors que l’absurde ou la poésie ne me rebutent pas, bien au contraire !), certaines choses ont dû m’échapper. En tout cas, c’est original, et ne plaira pas à tout le monde, c’est clair (d’où mon conseil de départ).

Si je ne regrette pas mon achat (je ne possède et n’ai lu que le premier tome paru en France), je ne sais pas si je poursuivrai cette aventure en loufoquerie. Mais je suis prêt à lui reconnaître bien des qualités. A vous de voir…

Nom série  Fils du Soleil  posté le 02/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce "Fils du soleil" est un bon album d’aventure – normal, puisqu’inspiré par deux nouvelles de Jack London (que je n’ai pas lues), construit de manière assez classique, dans un univers des mers du Sud qui aurait pu être proche de celui de Corto Maltese, ou des grands romans de Conrad (Lord Jim en tête : c’est un peu vers cet exemple que le premier tiers de l’album semblait m’entraîner…).

Hélas, si j’ai bien aimé le début – classique donc, mais plutôt bien mené –, j’ai été relativement déçu par le dénouement, qui n’apporte pas grand-chose : « tout ça pour ça » serait-on tenté de dire ! Plus d’aventure ou de lyrisme, rien que du prévisible – dans les limites de l’invention romanesque quand même.

Comme pour l’intrigue, j’ai trouvé le dessin de Henninot assez « old school », mais il est plutôt bon, et raccord avec l’histoire.

Un album qu’on peut lire sans déplaisir, mais qui ne déclenche pas d’envie d’achat.

Nom série  Les Poilus  posté le 30/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le centenaire de la "Grande Guerre" voit fleurir les albums (originaux ou réédités) autour de cette grande boucherie. 1916 célébrant le centenaire de la bataille de Verdun, Bouzard nous pond de petites histoires de quelques pages chacune se déroulant dans les tranchées, où tentaient de survivre les "poilus".

Comme souvent avec Bouzard, ce n'est pas la franche rigolade, mais plutôt les sourires, que déclenchent ces historiettes. Mais il arrive quand même à nous amuser avec cette horreur, ce qui justifie les trois étoiles (pour l'achat, feuilletez l'album avant de vous lancer: je ne regrette pas d'avoir franchi le pas).

Plusieurs regrets toutefois. d'abord les petites histoires d'une page autour d'un poilu, qui écrit à Suzanne, qu'il a laissée à l'arrière n'apportent pas grand chose, et sont généralement peu intéressantes.
Ensuite, je trouve que Bouzard est resté trop conventionnel. Dans son approche, pas assez trash ou déconne à mon avis (ou à mon goût). Mais aussi dans les thèmes choisis, classiques pour l'univers des tranchées.

Je ne sais pas par contre s'il aura matière à poursuivre, puisque cet album est annoncé comme un tome 1 d'une série...

Nom série  Vaisseau spécial  posté le 22/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On est ici dans l’exploration spatiale pour de rire. En effet, la seule chose d’intersidérale dans cette histoire, c’est la connerie des trois membres de l’équipage de cette navette – stationnaire en plan fixe (celui de la couverture) pour commencer la quasi-totalité des pages.

Les trois membres de l’équipage n’ont rien compris à leur mission (et moi non plus, mais on s’en fout !), et la femme (qui va exacerber les obsessions érotiques du second d l’équipage) et l’extraterrestre qui les rejoignent au bout d’un moment ne font que renforcer le n’importe quoi qui domine largement.

Des gags en quasi huis clos (ça pourrait presque se passer ailleurs que dans l’espace ou dans une navette), qui fonctionnent généralement, pour peu qu’on soit réceptif à cet humour con, mâtiné d’absurde et de lourdeurs volontairement assumées (voir les passages assez « pipi caca prout »). Dans le même genre et le même univers, si vous avez aimé cet album, allez voir du côté de LFDU14.

Le dessin de Yann Rambaud est basique, quasi enfantin, mais ce n’est pas la priorité dans ce genre d’album. Et il arrive quand même à faire passer quelques mimiques amusantes.

Un bon moment de déconne que je vous recommande.

Nom série  LFDU14 - Les Fils de l'Univers  posté le 21/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément, en ce moment, la connerie décolle et prend de la hauteur, si j’en crois les récentes parutions plus ou moins absurdes ayant gagné l’espace, comme Lisa de la NASA ou Vaisseau spécial. Même Dickie va dans l’espace en ce mois d’avril 2016 !

Ici, Martin de Clerfaÿt, dont je découvre le travail, nous présente deux beaux crétins, accessoirement astronautes et responsables d’une mission dans la navette américaine, la mission « Les Fils De l’Univers 14 » (nous ne sommes informés en tout début d’album que du fiasco de la mission 13). En tout cas, le titre m’avait induit en erreur, et je pensais découvrir le quatorzième opus d’une série, mais c’est bien le premier et unique tome publié.

C’est une série de courts strips (d’une à trois cases généralement) baignant dans un univers absurde, d’humour crétin (comme pour le Mars ! de Fabcaro, autre album à ajouter à ceux précédemment cités pour ce thème de l’espace pour de rire).

C’est inégal et pas toujours très marrant, mais il y a quelques bons gags, et l’ensemble vous fait passer un agréable moment de lecture, à condition d’être adepte de cette franche déconne.

Nom série  Lisa de la NASA  posté le 21/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les éditions Flblb sont plutôt habituées à publier de petits formats (Flip Books, albums à l’italienne), mais elles produisent ici un album grand format, avec une importante pagination (près de 140 pages) d’un auteur que je découvre.

L’histoire en elle-même est assez loufoque, et sert avant tout de prétexte à développer un univers légèrement déjanté, à des années lumières – c’est le cas de le dire – de la réputation de sérieux et de rigueur de la célèbre agence spatiale américaine.

La NASA poursuit donc ses recherches et se lance dans des expéditions visant à « capturer » des astéroïdes. Rapidement tout part en vrille. Il est vrai que, des astronautes au personnel « terrestre » de la NASA, on a là une belle brochette d’imbéciles, qui vont le devenir de plus en plus (je vous laisse découvrir comment).

Graphiquement, c’est un dessin relativement simpliste, avec des décors minimalistes, et un jeu de couleurs emplissant les cases, variant selon les ambiances et les lieux.

C’est un album épais donc, mais qui se lit relativement vite, agréablement. Je ne regrette pas mon achat, et vous conseille même d’en faire autant. Mais j’avoue une petite déception. J’attendais un peu plus de délire – comme pour le Mars ! de Fabcaro. C’est en effet drôle, mais pas hilarant. Peut-être pas assez absurde à mon goût.

Nom série  Totendom  posté le 20/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui possède de réelles qualités – il est vrai surtout graphiques, mais qui est aussi un peu plombée par quelques défauts.

D’abord un troisième album de conclusion, qu’on attend depuis près de dix ans, et que je ne suis pas sûr de voir un jour…
Autre défaut, au niveau de la narration cette fois-ci. Souvent à la forme indirecte, ou en voix off, j’ai trouvé ces textes trop longs, parfois inutiles ou carrément trop « verbeux », hésitant entre plusieurs styles – poétique, prophétique… – pour finir par me lasser.

L’intrigue en elle-même n’est pas des plus palpitantes, autour du destin de deux enfants (une fille et un garçon) adoptés par un empereur, avec lequel ils entretiennent finalement une relation ambigüe, lui font de l’ombre – au point que ce dernier les sacrifie lors d’une bataille sanglante. L’histoire ne m’a pas enthousiasmé plus que ça.
Delmas s’est amusé à concentrer autour de cet empereur un maximum de références impériales, de diverses origines : il porte le nom d’un empereur perse, Darius, sa femme celui d’une impératrice romaine, Messaline, et la capitale impériale, Aachen porte elle le nom de la capitale de l’empire de Charlemagne…

Le dessin de Robin Recht est très beau je trouve. Souvent en esquisses, avec un découpage des planches très haché (il en abuse un peu). On sent l’influence d’Alice, revendiquée d’ailleurs (il s'est chargé des couvertures).
Il travaille uniquement dans des ambiances sombres (à l’unisson de l’histoire), jouant sur les nuances de rouge et de noir.
Un dessin très beau donc, mais hélas pas toujours très lisible.

Deux albums à emprunter, éventuellement, en espérant voir un jour une fin à cette histoire, dont la lecture n’est pour le moment pas indispensable.

Nom série  Je suis légion  posté le 19/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, voilà le type même de scénario qui, à vouloir bâtir une intrigue carabinée pour nous tenir en haleine, perd son lecteur en cours de route – en tout cas cela a été mon cas.

En effet, j’ai vraiment eu du mal à suivre l’histoire, et ce dès le premier tome. Fabien Nury a pourtant puisé dans plusieurs sources pour bâtir son scénario.

D’abord l’histoire quasi mythique de Dracula, déjà mise à toutes les sauces ailleurs. Ensuite dans le film « Quand les aigles attaquent » pour ce qui est de l’attaque de la forteresse pour éliminer Rudolf Heyzig. D’ailleurs, l’élimination d’Heyzig et pas mal d’épisodes (en particulier le refuge dans une crypte d’église) font furieusement penser au commando qui a éliminé le chef nazi Heydrich (voir à ce propos le récent et excellent bouquin de Laurent Binet « HHhH »), l’histoire originale se déroulant en Tchécoslovaquie et non en Roumanie comme ici. A tout cela s’ajoutent les inévitables luttes d’influence en Angleterre et en Allemagne (avec l’évocation du projet Walkyrie contre Hitler) : trop d’ingrédients qui empêchent la sauce de prendre !

En effet, à vouloir surcharger le scénario, Nury me l’a rendu un peu indigeste. Même si, à la fin, cela se simplifie – avec rebondissements plus prévisibles, j’ai trouvé l’ensemble excessivement obscur et vain.
Le dessin de Cassaday est bon, mais il n’est pas de ceux qui me touchent.

Bref, une série un peu bancale, que je vous recommande plutôt d’emprunter, pour vous faire une idée.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Bookhunter  posté le 18/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’idée de départ est un peu surprenante, mais aurait pu donner quelque chose de plus original, et drôle.

Dans un monde actuel, les livres sont devenus des objets de grande valeur, protégés comme le sont les pierres précieuses. L’action tourne autour d’un inspecteur et de son équipe de super enquêteurs – proches de ceux que les séries TV nous présentent à longueur de journée –, sauf qu’ils ne traquent que les censeurs (courte petite intro) ou les voleurs de livres (pour l’essentiel de l’album).
Cela crée un décalage, qui est renforcé par la bouille rondouillarde des personnages – un peu à la Dickie.

L’auteur aurait dû jouer sur ce décalage et renforcer le côté humoristique, parodique, mais hélas, l’enquête, et les techniques d’investigations employées sont trop développées, cela traine en longueur, et j’ai fini par me désintéresser un peu de l’intrigue, qui n’avançait pas.

Resserrée sur la moitié des pages, plus dynamique, et avec quelques trouvailles comiques, cela aurait pu être davantage intéressant. Mais cela reste décevant.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Major et les Extra-terrestres  posté le 15/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un petit album, peu épais, et qui ne paye pas de mine, mais qui, sous ses airs de Science-Fiction du pauvre, offre un court mais agréable moment de lecture.

L’album regroupe quatre histoires courtes, dans lesquelles les habitants de la Terre (des humains à tête d’animaux divers, dont le major a la charge) doivent faire face à la menace extra-terrestre.

Alors, certes, il est question de survie de l’espèce humaine, de racisme (espécisme plus particulièrement), bref, les grands sujets sont abordés !

Mais ils le sont de manière parodique, ce qui fait qu’on recherche surtout le second degré dans ces histoires à deux balles. C’est qu’Emmanuel Reuzé utilise le style roman photo, avec des collages ou montages vieillots, très kitsch. Sur un fond d’espace sidéral, les vaisseaux, les armes, sont en fait des ustensiles de cuisines, des appareils électroménagers !

On a clairement l’impression de maquettes bricolées (comme lorsque on regarde la série Cosmos 1999 avec les navettes alunissant), les personnages ont des allures de marionnettes du pauvre, avec des têtes animales et des costumes ressemblant à des sur-vêtements hospitaliers ou à ceux d’improbables personnages de séries Z japonaises.

Il n’y a pas la poésie des marionnettes d’Harryhausen ou de Svankmajer, mais cet univers kitsch, désuet et loufoque m’a bien plus (même si certains pourraient attendre davantage de non-sens ou de délire).

On a clairement l’impression de découvrir le travail de deux gosses, et de le redevenir aussi : c’est à lire au moins au troisième degré.

Nom série  La Gloire d'Albert  posté le 15/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Autant j’aime bien le travail de Davodeau dans ses albums documentaires, autant j’avoue avoir un peu de mal dans son travail plus « de fiction ».

Et ici, j’ai été franchement déçu.
On retrouve, certes, comme toujours chez Davodeau, un arrière-plan social, avec une attention portée sur les « petites gens » et leurs soucis. Mais cela ne rend pas forcément très intéressant cet album.

Autour d’un duo politique très droitier – dont l’un, créateur d’un spectacle historique qui lui permet de renforcer son image m’a fait penser à Philippe de Villiers et son « Puits du Fou » – et de quelques magouilles, de milices (le SAC ?) et d’un assassinat maquillé en accident, Davodeau a cherché à glisser une intrigue plus banale, avec un type ordinaire, figurant dans le spectacle, Albert donc, qui se trompe de rôle en essayant de se transformer en justicier (qui ne comprendra qu’à la fin qu’il s’est trompé autant qu’on l’a trompé).

Mais j’ai trouvé l’ensemble un peu creux, manquant de densité. Une réelle déception. Je vais peut-être m’abstenir des romans graphiques de Davodeau, pour ne me concentrer que sur ses documentaires.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Carton Jaune !  posté le 14/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
« Didier Daeninckx, Zola de l’ère numérique (…), scénario digne des plus grands drames antiques. »
« Assaf Hanouka (…) mélange avec aisance toutes les tendances de l’art graphique. »
Avec l’annonce d’une postface du ministre de la Jeunesse et des Sports de l’époque, Marie-George Buffet, voilà comment la quatrième de couverture présente, en toute simplicité, cet album.

Bon, autant le dire tout de suite, malgré cette présentation un peu tonitruante et moyennement modeste (voire franchement repoussante, puisque pas au énième degré), je n’ai pas vraiment été convaincu par cet album. Et pourtant le sujet est intéressant et le propos louable, puisque l’album – visiblement inspiré d’une histoire réelle, évoque la carrière brisée d’un footballeur tunisien, dans l’Europe et la France des années 30 puis de l’occupation allemande : il est juif et cela finit mal pour lui !

Mais l’intrigue n’est pas folichonne et le dessin m’a semblé trop statique. S’il n’y avait l’arrière-plan historique – qui maintient une certaine tension, il n’y aurait pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Edifiant peut-être, mais maladroit et un peu squelettique, pour un album qui se voulait plus roman graphique qu’historique. Les bons sentiments ne suffisent clairement pas !

Nom série  L'Homme qui tua Lucky Luke  posté le 13/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album relativement attendu. Du battage médiatique, un titre intrigant (allait-on vers le sacrilège suprême, la mort du héros imperturbable ?) et un auteur qui revient au western après son duo avec Trondheim sur Texas Cowboys, un buzz alléchant. Qu’en est-il finalement ?

Et bien c’est un album qui offre une lecture sympathique, mais qui n’est pas un chef d’œuvre. Un « pas mal » sans plus quoi.

Les Lucky Luke que je préfère ont tous été scénarisés par Goscinny. La comparaison avec le travail de Bonhomme n’est pas forcément à l’avantage de ce dernier. Il est vrai qu’il ne joue pas la carte de l’humour (mis à part ce running gag sur le manque de tabac : mais là aussi, Bonhomme n’a pas été au bout, j’aurais bien vu Lucky Luke revenir à ses amours tabagique, au lieu de finir avec son brin d’herbe).

Un hommage à la création de Morris plutôt (un clin d’œil lui est d’ailleurs adressé sur l’inscription ornant une tombe). Pourquoi pas ? Mais si on lit cet album sans cet arrière-plan, avec ses clins d’œil aux personnages historiques (Doc Wesnesday copiant Doc Holliday, Will Bill Hickock [avec une belle faute dans le nom d’ailleurs]) et ses ambiances et cadrages hollywoodiens parfois, Bonhomme réalise un album globalement réussi.

Mais qui me laisse quelque peu sur ma faim. Même si on oublie les Lucky Luke originaux, l’histoire de Bonhomme n’est pas très originale, et manque parfois de rythme.
A lire, oui, à acheter pourquoi pas ? Mais ce n’est pas l’album de l’année non plus. Je reste sur l’impression que Bonhomme n’a pas voulu, ou su développer un album personnel, tranchant avec le modèle, ce qui aurait pu justifier le titre…

Nom série  Talweg  posté le 13/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Décidément, l’univers développé par Clément Vuillier est de ceux qui me touchent. Proche de certains dessins de l’écrivain et artiste surréaliste Adrien Dax, avec une minutie et une poésie d’un lyrisme absolu, avec un dessin qui semble parfois automatique mais qu’on devine emporté par autre chose, la nécessité d’aller plus loin, mais vers où ?

Car il est ici comme ailleurs chez Vuillier question de voyage, de détours, de méandres. Un voyage immobile pour le lecteur, mais qui nous emporte loin. Un voyage bouche bée, mais muet. On y retourne le souffle coupé…

Petit album de forme oblongue et dépliant, dont l’accordéon des pages muettes nous fait suivre ce qui pourrait être un glacier, une coulée de boue ou un simple torrent, du fond d’une vallée au sommet d’une montagne.

Il faut être réceptif à cette ambiance, à ce travail, mais je suis une nouvelle fois émerveillé par le travail de Vuillier. Il n’y a rien et pourtant cela fourmille de détails. Il ne se passe rien et pourtant que de mouvement !

Un album totalement muet et sans personnage, destiné aux amoureux de la poésie. Un petit tirage pour quelques lecteurs, mais j’en suis sans réserve.

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