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... a posté 2118 avis et 354 séries (Note moyenne: 3.07)

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Nom série  TNT  posté le 10/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première chose qui saute aux yeux, pour tout lecteur habitué des productions de cet auteur autrichien, c’est que c’est un peu moins minimaliste que dans ses autres séries. C’est valable pour le dessin, mais aussi et surtout pour les textes, nettement plus abondants que la moyenne, pour ce grand taiseux.

L’histoire est celle d’un boxeur de seconde zone, une sorte de raté qui rumine, exploité par son agent, obligé de rentrer dans des « combines » (combat truqué) pour gagner sa croute. Mais il va défendre ce qui lui reste d’amour propre – même si, là aussi, cela ne va pas se passer comme prévu.

Une petite Patte de Mouche sympathique, qui se lit vite, bien sûr, mais agréablement. Si vous aimez les losers qui ruminent leurs échecs, cet album est fait pour vous !

Nom série  Paul a un empêchement  posté le 10/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est le deuxième opus réalisé par Dutreix pour l’éditeur galeriste nancéen La Parenthèse, dans sa série de petits albums parodiques. C’est peut-être le plus réussi des cinq albums déjà parus. C’est peut-être aussi celui dans lequel Dutreix réussit le mieux à s’affranchir de la contrainte du petit nombre de cases pour développer un semblant d’histoire.

Le principe de l’histoire est assez simple. Michel Rabagliati est désespéré, son « Paul » n’est pas disponible pour de nouvelles aventures. Et l’agence contactée pour lui trouver un remplaçant lui envoie un « Paul » quelque peu différent de l’original, puisque c’est un gros costaud, adepte du coup de poing et du dézingage (à coup de tronçonneuse, de fusil mitrailleur, etc).

Bref, là où le « Paul » original naviguait pépère, c’est une sorte de Rambo/Schwarzenegger survitaminé, plus héros de blockbuster que de roman graphique intimiste et donnant peu dans la psychologie qui le remplace, ceci donnant lieu à quelques scènes plutôt marrantes, les autres protagonistes ayant du mal à se mettre au diapason de ce nouveau « Paul ».

Un petit album pas forcément facile à trouver (le tirage de 500 exemplaires est depuis longtemps épuisé), mais qui vaut le détour.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Les Facéties du Sapeur Camember  posté le 10/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est la deuxième série de Christophe que j’ai eu l’occasion de lire, après la très récente et très agréable découverte de cet auteur avec L'Idée fixe du savant Cosinus.

Là aussi, je dois reconnaître que Christophe – du moins sa production, ne fait pas forcément son âge. En effet, une bonne partie de l’humour contenu dans les textes situés dessous les cases use de ficelles encore relativement efficaces de nos jours.

Par contre, si les mêmes défauts que pour Cosinus sont bien présents (un texte sans doute trop abondant, qui aurait mérité d’être élagué et dynamisé), j’ai en plus trouvé cet album moins intéressant que Cosinus, l’humour moins réussi (même si quelques saillies sont drôles).

En résumé, c’est plus que très bien pour son époque, mais c’est un petit peu juste pour la nôtre. Mais c’est clairement un auteur à connaître !

Nom série  Niourk - Les Origines  posté le 09/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est je crois avec cet album que Romain Dutreix a inauguré la petite série de parodies publiées chez La Parenthèse. Avec déjà un gros souci d’imiter la couverture d’origine (en format riquiqui), et les remerciements/excuses faux-derche assez drôles envoyés aux auteurs et éditeur de l’original ici singé.

Très rapidement, Dutreix s’éloigne de l’œuvre d’origine. Ce petit album est en fait bâti sur une succession de séquences où alternent les aventures d’un enfant noir (dans le monde proche du Niourk d’origine) et d’un sale garnement blanc, lui tout à fait contemporain : leurs actions se répondent, avec un décalage et des conséquences parfois drôles. Surtout qu’on se prend rapidement à anticiper ce que l’action du « Noir » peut devenir dans le monde du « Blanc ».

C’est plutôt amusant, mais la cadre de l’album (48 pages/cases) est étroit et ne permet pas à Dutreix de trop développer son histoire, et c’est dommage. Reste que la lecture est plutôt plaisante (et rapide donc).

Nom série  Félix le chat  posté le 09/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai lu le deuxième tome (regroupant les histoires de 1924-1925) des éditions Horay (dont on ne dira jamais assez combien leur travail de reprise d’ancêtres a été important pour faire connaître à de nouveaux lecteurs ce qui avait été publié « avant »).

Comme pour Betty Boop (dont j'ai lu récemment la version BD), j’avais de rares et vagues souvenirs de dessins animés en tête, et la lecture de ces petites histoires ne m’a pas forcément satisfait.

C’est clairement à réserver à un jeune lectorat, avec ces histoires toutes sur le même canevas : Félix réussit toujours à obtenir gain de cause, et à se venger de ceux qui l’ont embêté (qu’il ait été injustement persécuté ou que ce soit lui à l’origine qui ait voulu se moquer de sa victime).

Quelques gags sont vaguement amusants, mais ce n’est aujourd’hui pas assez original ou « punchy ». A lire éventuellement en empruntant un album…

Nom série  La Frontière  posté le 09/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Foerster a produit beaucoup d’albums mêlant Fantastique et humour chez Fluide Glacial, et a déjà participé (aux dessins seulement) à un western, avec Chiens de prairie. Avec cet album, on est clairement à la frontière de tous ces univers, et Foerster réussit plutôt bien son coup.

Le décor – que ce soit pour les grands espaces, le vent balayant les buissons, ou pour les décors plus « proches « (saloon, rue flanquée de deux rangées de baraques au milieu de rien du tout) – use de pas mal du clichés du genre western.

Mais Foerster va pervertir quelque peu le schéma classique.
D’abord en introduisant une héroïne plus qu’atypique ! Une gamine d’une douzaine d’années, courageuse et fière, se prétendant fille de Billy le Kid, qui descend sans frémir ceux qui se mettent sur sa route.

Ensuite en introduisant son fantastique habituel – dont il n’abuse pas trop (heureusement je pense, pour ne pas rompre l’équilibre, car l’histoire de base autour de la fille du Kid pouvait suffire à construire une histoire intéressante). Foerster arrive à retomber sur ses pattes, et la chute est amusante.

Pour le reste, comme souvent chez Foerster, les personnages sont élancés, le réalisme n’est pas toujours au rendez-vous. En tout cas j’aime bien son dessin, et la colorisation de l’album, assez tranchée. C’est d’ailleurs l’album dans son ensemble que j’ai apprécié. Foerster est un auteur qui de toute façon m’a rarement déçu.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  L'Air de rien  posté le 09/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album au très grand format, qui regroupe une centaine de strips publiés initialement dans Libération.

Aude Picault développe ici certaines observations du quotidien, certains archétypes. Comme Trondheim avec Les Petits Riens, ou Sattouf avec La Vie secrète des jeunes, elle met en avant des situations, des phrases, des réflexions prises sur le vifen les concluant d’une chute plus ou moins drôle.

C’est assez vif et cela se laisse lire facilement (pas de décor, des corps parfois à peine esquissés – la tête suffit –, seuls les dialogues comptent ici.

La majorité des personnages sont féminins, on peut penser qu’Aude Picault a glissé dans cet album – quitte à les modifier – en partie des choses vécues.

Mais si la lecture n’est pas désagréable, je suis quand même resté sur ma faim. C’est moins poétique que Sempé, et peut-être pas assez dans l’autodérision (comme peut le faire Fabcaro). Cela reste un peu trop superficiel et un chouia « parisiano-branchouille ».
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Voltaire amoureux  posté le 08/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le parti-pris de l’auteur dans ce premier tome est de nous présenter Voltaire avant Voltaire, c’est-à-dire au moment où la gloire de François-Marie Arouet va devenir son ombre.

Surtout, on nous montre un Voltaire bon vivant, déjà polémiste et « engagé », mais surtout, comme le titre de la série l’indique, ayant un sacré succès auprès de la gente féminine : ses bons mots, qui lui valent au début autant de déboires (il est embastillé et connait quelques soucis avec la censure royale) que de succès (au théâtre tout d’abord), lui permettent aussi de briller en société, et d’attirer dans son lit quelques dames plus ou moins bien nées.

L’album se lit agréablement, c’est vif et dynamique (quelques petits clins d'œil humoristiques pimentent le récit). Et le dessin, très moderne, ajoute à ce côté plaisant de la lecture.

Un premier tome engageant, qui donne pour le moment envie de suivre le travail de Clément Oubrerie.

Nom série  Groupies  posté le 07/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec la complicité de l’éditeur galeriste nancéen La Parenthèse, Romain Dutreix a publié plusieurs parodies de séries plus ou moins connues. Voici le troisième exercice de style, qui singe ici la série Zombies (Soleil). La mention de Tome 1 est purement fictive.

Dans une ambiance de fin du monde, les derniers auteurs de BD sont assaillis par des hordes de chasseurs de dédicaces, prêts à tout pour obtenir d’un auteur le précieux dessin.

Dutreix en profite pour balancer quelques piques sur certains types d’auteurs (auteurs faussement intellos, fabricants de succès aussi faciles que peu exigeants, etc).

C’est amusant, mais un peu court (au niveau de l’histoire ou de l’humour). Si je ne regrette pas forcément mon achat, je ne sais pas si tout le monde y trouvera son compte. A vous de voir. Si vous trouvez un de ces petits albums, au faible tirage (500 exemplaires).

Nom série  Le Journal d'Anne Frank  posté le 07/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le journal d’Anne Frank est devenu un classique de la littérature – maigre revanche posthume pour cette jeune fille pleine de vie. Et il est sûr qu’il faut absolument l’avoir lu, pour le témoignage bien sûr, mais aussi pour la connaissance d’une gamine qui mûrit sous nos yeux, et pour une certaine vision des conséquences du nazisme et de l’intolérance.

Cette adaptation est assez honnête. Elle alterne les extraits du Journal (uniquement du texte donc) avec des adaptations en BD. Les passages importants du journal sont traités, et un petit texte clôt l’album en dressant un bilan – très froid évidemment – de la déportation d’Anne et de ses compagnons d’infortune.

Mais si je reste sur une note relativement modeste, c’est que si l’adaptation ne trahit pas l’original, elle n’est pas non plus extraordinaire. Cela semble parfois ampoulé, même s’il ne démérite pas complètement.
A emprunter, à acheter éventuellement. Mais surtout, si ce n’est pas déjà fait, allez lire le journal d’Anne Frank.

Nom série  La Course du rat  posté le 07/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L’histoire – et son traitement par Lauzier – est vraiment intéressante, et très représentative de l’esprit des années 1970-1980, du moins dans certains milieux branchés, ou qui veulent se sentir membres des happy few qui profitent de la vie, affichant réussite sexuelle, sociale, etc.

Le film qui en a été tiré est assez fidèle à cet album, qui est clairement un des plus intéressants de l’auteur. Il a ici, comme dans Souvenirs d'un jeune homme, très bien su retranscrire l’esprit d’une époque. Et aussi raconter une histoire qui tient, celle d’un type (finalement tout ce qu'il y a de plus ordinaire), qui court après la réussite, après sa vie, qui est toujours un temps en retard – même s’il se stabilise sur la fin, avec une chute qui aurait sans doute pu être un peu plus cynique.

C’est vraiment un album réussi, qui dénonce très finement la superficialité de certaines attitudes – dans le milieu du show-biz et des paillettes en général entre autres.

Le dessin est très classique pour Lauzier (on aime ou pas), et surtout pas très important. En effet, de nombreuses cases sont remplies par des bulles très fournies, écrasant presque les personnages dont n’émergent que les têtes.
A redécouvrir !

Nom série  Luc Leroi  posté le 07/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que l’album » Des écureuils et des filles », qui peut de toute façon se lire comme un one shot.

C’est l’histoire d’un type – Luc Leroi donc – qui se retrouve embringué dans un tournage de téléfilm. De fil en aiguilles, avec l’aide d’une imagination débordante, il va commencer à s’imaginer au centre d’une sombre affaire, et craindre pour sa vie.

A mi-chemin entre le polar et le roman graphique de base, le scénario nous entraine gentiment sur un rythme un peu lent – même si les cartes sont un peu brouillées, Jean-Claude Denis distillant par petites touches les rebondissements.

Luc Leroi est un personnage que je ne connaissais pas. C’est une sorte d’anti-héros, qui n’est ni courageux ni spécialement futé, qui n’est pas un beau gosse : Denis mise sur des personnages ordinaires – et ce n’est pas plus mal !

Reste que l’intrigue est un peu mollassonne, que je ne me vois pas y retourner. Quant à lire les autres épisodes de cette série, peut-être, si l’occasion se présente, mais je n’en fais pas une priorité.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Cours tout nu  posté le 07/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etrange album que celui-ci, très daté, très marqué par certaines préoccupations, par certains thèmes des années 1970.

Le personnage principal tente de libérer les animaux d’un zoo, de vivre avec eux en liberté. Mais il doit faire face à de nombreuses embûches.

Par-delà le très grand nombre d’invraisemblances – son évasion avec sa nombreuse ménagerie, poursuivi par des voleurs, les propriétaires des animaux et la police, le gorille grimé en humain qui passe inaperçu dans un café – le scénario pêche par une grande naïveté, sans qu’un côté poétique ne compense réellement cet aspect.

Le dessin n’est pas non plus inoubliable.

Bref, Jean-Claude Denis fera des choses plus intéressantes ensuite, cet album étant franchement décevant.

Nom série  Santiagolf du Morbihan  posté le 06/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On reste avec cet album dans un registre bien connu des lecteurs de B-gnet, à savoir un humour à la fois con, débile, crétin totalement assumé – j’allais dire revendiqué.

B-gnet agrémente cette histoire d’une foultitude de références (Le Seigneur des anneaux, Astérix, les clichés sur les Celtes, Gaulois et autres Vikings, etc.) amalgamées, compressées, détournées, dans un délire de potache, tout en réussissant quand même à maintenir debout un semblant de scénario, au milieu de péripéties absurdes.

Santiagolf, le héros donc, est accompagné dans sa quête (il doit retrouver et libérer sa douce et tendre, enlevée alors qu’il était parti chercher du pain !) d’une parodie de Gandalf (mais version Père Fouras du pauvre), d’un « double nain » débile (accompagné de son bébé phoque !).

Certains passages sont jubilatoires, et l’amateur de ce genre d’humour y trouvera son compte. Mais si je compare avec l’album Santiago (et le titre nous pousse à faire le lien entre les deux), j’ai trouvé « Santiagolf du Morbihan » moins bon, moins homogène, avec plus de « temps morts », de baisses de régime, plus inégal. L’histoire dans sa globalité est elle aussi un chouia moins réussie.

Il n’en reste pas moins que c’est une histoire amusante et recommandable.

Nom série  Homme qui pleure et Walkyries  posté le 06/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le conseil d’achat ne vaut que si vous êtes vraiment fan du type d’humour développé par Monsieur Le Chien, à savoir un humour con, débile, crétin, parfois absurde. Comme c’est mon cas, j’y ai trouvé mon compte – même si tout n’est pas réussi, il y a quand même pas mal de situations marrantes.

L’intrigue en elle-même est aussi débile que les détails : Monsieur Le Chien, à la demande de deux walkyries, doit rédiger pour le dieu Wotan une sorte de guide de la drague, de la chope de meufs. Exemples à l’appui, et en une quinzaine de courts chapitres, il aborde toutes les possibilités, les explications dérivant rapidement vers du n’importe quoi.

Le dessin est correct (j’ai connu l’auteur meilleur dans ce domaine - je n'apprécie pas trop la tête carrée qu'il se fait), mais l’essentiel est ailleurs, dans les dialogues et les situations, souvent incongrus.

A noter que dans la récente réédition que je possède, une histoire relativement longue (et en Noir et Blanc) a été ajoutée : Retour à Vesoul.
Pour amateurs qui ne recherchent pas que la finesse !

Nom série  Les Frères Adamov  posté le 06/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais bof bof.
Cette lecture ne m’a clairement pas enthousiasmé.

A New-York, en 1936, les frères Adamov « contrôlent » tous les trafics d’un quartier. Ces « mafieux » ont parfois des bisbilles avec un homologue du quartier voisin, qui dégénèrent en batailles mortelles. Au milieu de tout ça, arrive une pépé, Ida Chance, fiancée d’un des deux frères, et dont tout le monde tombe amoureux, dont l’autre Adamov.

Voilà pour l’intrigue, pas très originale. Le problème est que Charyn, sur ce canevas déjà vu, n’a rien apporté de neuf, s’est contenté de dérouler, de façon nonchalante et sans surprise, un scénario qui ne casse pas des briques. Il aurait sans doute fallu accentuer le rôle de femme fatale d’Ida (surjouer la tragédie, le poids du destin), et développer et son rôle et sa personnalité. Faute de quoi la lecture a été quelque peu barbante – même s’il y a peu de dialogues et que c’est très vite lu.

Le dessin est du Loustal classique, très « Fernand Léger », on aime ou on n’aime pas. Mais le fait est que ce style assez figé ne fait qu’accentuer le manque de dynamisme de l’intrigue elle-même.

Nom série  La Femme du magicien  posté le 06/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, ben voilà un album qui va sans doute en rebuter plus d’un ! En effet, on est là assez loin de l’intrigue linéaire, cartésienne, et si le fantastique pointe régulièrement son museau, c’est avant tout une histoire inclassable.

Que dire de l’intrigue ? Que c’est une histoire d’amour malheureux, entre un magicien et sa muse. Mais le reste – c’est-à-dire l’essentiel, est difficilement résumable. Car, très rapidement, et ensuite de manière récurrente, une sorte d’onirisme, de fantastique, voire de surréalisme, transfigure l’histoire, même si certaines poses permettent de « faire le point ».

J’ai été étonné de voir Charyn au scénario. En effet, on est là beaucoup plus proche de l’univers de Boucq, tel qu’il l’a développé dans de multiples séries (dont l’inénarrable Jérôme Moucherot). Je n’aurais pas été surpris de le voir crédité en soliste sur cet album.

Reste que si j’ai lu cette histoire avec un certain plaisir, j’ai parfois trouvé bancal le lien entre les passages réalistes et ceux où le délire s’exprime plus ouvertement. En d’autres termes, j’aurais apprécié que le côté Boucq prédomine davantage.
Un album à emprunter quand même.

Nom série  Berlin 1931  posté le 05/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le scénariste, Cava, explique bien dans une longue introduction, les influences qui ont joué sur le dessin de son compère Raul. Il explique aussi que son histoire peut se lire au travers des événements contemporains, avec une montée des extrêmes et de l’intolérance – hélas il a de plus en plus raison !

L’histoire se déroule donc dans l’Allemagne de 1931, durement touchée par la crise venue des USA en 1929, avec la montée des frustrations et du chômage qui s’en sont suivis. C’est aussi le moment où le NSDAP d’Hitler prend son envol, qui le mènera un et demi plus tard au pouvoir, avec les conséquences que nous savons.

Voilà pour le décor. L’intrigue elle-même se déroule au sein d’un groupe de militants de gauche, communistes (certains juifs), qui espèrent un débarquement soviétique sur la Baltique (je ne sais ce qu’il y a de véridique dans cette histoire, en tout cas improbable quand on connait Staline, particulièrement à cette époque). Ils doivent lutter contre les SA et autres nervis nazis, qui les traquent. Le personnage principal (un agent anglais) joue un jeu difficile à cerner.

Le dessin de Raul est sans conteste original et beau, tenant le plus souvent plus de la peinture qu’autre chose (et clairement influencé par certains peintres allemands de l’époque – comme Grosz par exemple). Mais le trait n’est pas toujours suffisamment clair. De plus, les changements de style de Raul sont parfois déroutants.

Le principal reproche que je peux faire à cet album, c’est que, malgré le sujet sensible et très riche, l’intrigue est trop courte, manque de développement et d’aspérité, que ce soit dans les détails de l’intrigue elle-même, ou alors dans l’utilisation de la montée du nazisme et de la peur de la guerre civile entre Nazis et communistes.
Note réelle 2,5/5.

(Je précise que je n’ai lu que la version originale, et ne connais donc pas les deux récits ajoutés dans la réédition, qu’évoque l’avis précédent).

Nom série  Bonne année  posté le 05/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La plupart des séries de Baru ont pour cadre la banlieue, ses habitants, son décor de béton, et la vie, la violence qui l’agitent. C’est aussi un peu le cas ici, même si cet album donne à ces thèmes un éclairage plus original, puisque l’histoire se déroule dans une ambiance de Science-Fiction.

Dans une sorte de futur proche, une partie des habitants d’une ville (d’un pays, on ne sait pas ?) est enfermée dans un ghetto, entouré d’un mur, de miradors – les gardiens n’hésitant pas à tuer ceux qui s’en approchent. Les « enfermés » sont atteints ou sous la menace du Sida – et la moindre capote vaut de l’or et est recherchée et traitée comme telle. Au-delà du mur, la vie semble s’écouler normalement.

Il n’y a pas ici de critique sociale, ni de développement sur la société qui a donné naissance à cette apartheid. Baru se contente de décrire quelques moments de vie de certains des habitants de ce ghetto.

Cela se laisse lire, mais il manque de la profondeur à la personnalité des protagonistes, et à l’intrigue elle-même aussi. C’est bien dommage. Il aurait sans doute fallu développer le système fasciste qui domine (ce n’est pas le cas – et il n’y a d’ailleurs pas de trace d’une révolte contre le système, de réelle résistance). Surtout qu’aujourd’hui ces camps mettant à l’écart des réprouvés de la société dominée par un pouvoir d’extrême droite, ça a des résonnances !
Le Sida n’est pas non plus ici quelque chose de bien exploité.

Un décor pas inintéressant, mais pas forcément bien exploité.
A emprunter à l’occasion.

Nom série  L'Idée fixe du savant Cosinus  posté le 05/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Malgré les réserves que je vais signaler plus loin, je dois dire que je suis sorti de ma lecture avec l’envie de lire les autres productions de cet auteur. En effet, voilà un ancêtre qui ne fait pas son âge !

Christophe développe son intrigue en une suite de courtes histoires (de six cases à chaque fois) qui forment une histoire complète. Cela lui permet de présenter au fur et à mesure les protagonistes (dont le voisin, un dentiste, dont Cosinus va involontairement pourrir la vie), et d’enchainer sur les mésaventures de cet ahuri de Brioché, alias Cosinus (proche par certains aspect de monsieur Hulot, du professeur Tournesol ou de certains personnages d'Harold Lloyd).

Christophe use d’un humour mêlant le noir, le décalé, l’ironie ou le second, voire troisième degré parfois. C’est-à-dire qu’il est plus que moderne (rappelons que cela date de la fin du XIXème siècle !). Dès le début, j’ai bien aimé le ton, avec des titres et des commentaires qui, par leur côté exagéré et/ou décalé, complètent, enrichissent et surtout dynamisent l’histoire.

Alors, certes, les commentaires sis sous les cases (aucune bulle, tout est au style indirect) sont souvent un peu trop longs. Et l’humour – vraiment très bon pour l’époque, et passant quand même bien je trouve pour aujourd’hui, même s’il faut de l’indulgence et ne pas tout lire d’un coup, aurait gagné à être plus percutant, plus noir (mais là c’est sans doute affaire de goût).

En tout cas, ces strips soutiennent clairement la comparaison avec pas mal d’autres, produits depuis plus d’un siècle. Je vous encourage à jeter un œil sur cet album, et je vais de ce pas m’intéresser aux autres productions de Christophe.

Je regrette juste que l’éditeur n’ait pas eu l’idée de placer une introduction, un dossier éclairant et mettant en perspective le travail de Christophe (comme le feront plus tard avec d’autres très vieilles séries Futuropolis et Horay). J’ai lu l’édition de 1961, et je pense que la suivante, au format à l’italienne, est plus adapté (et peut-être que là un dossier a été ajouté ?).
Mais tout amateur de l’histoire du neuvième art se doit de connaître cet « ancêtre ».

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