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Nom série  To your eternity  posté le 29/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est une histoire assez bizarre dans sa première moitié qui est emprunt d'une certaine mélancolie par rapport au sort de notre jeune héros. La seconde partie est plus classique avec une multiplication de personnages alors que l'extrême solitude et un rythme assez lent prévalait dans la première partie.

Il y a une certaine disproportion dans la construction de ce récit qui fait un peu de mal à la cohérence de l'ensemble. D'ailleurs, on notera également un changement complet de cadre entre le grand nord des esquimaux et les plaines des indiens.

Pour autant, on va laisser une chance à cette œuvre assez singulière avec ses personnages parfois attachants. On notera également que l'auteure de l'excellent manga A Silent voice change complètement de registre mais elle garde un trait assez somptueux et dans la délicatesse.

Nom série  Pepe Carvalho  posté le 29/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'avais aucun a priori négatif en commençant ma lecture. Cependant, celle-ci s'est très vite révélée assez pénible. Je n'ai pas aimé le graphisme ainsi que les personnages, puis le récit assez flou ce qui est parfois normal pour un polar. Le fait que notre héros soit un ex-marxiste n'a rien à y voir.

De la bd dit truculente pour certains lecteurs amateurs de ce classique du roman policier. Pour moi, c'est totalement dépassé par l'époque. Je n'y arrive pas même avec toute la plus bonne volonté du monde. Dois-je vraiment me forcer ?

Nom série  Ira Dei  posté le 29/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le déroulé de ce récit est parfois chaotique. Il n'y a pas d'enjeu véritable qui se dessine d'emblée. Cependant, le mystère se fait par l'intermédiaire de ce moinillon qui accompagne un mercenaire nommé Tancrède vers des contrées lointaines pour des aventures assez guerrières. La période choisie est peu connue puisqu'il s'agit de l'âge d'or de l'Empire byzantin qui a succédé à l'Empire romain d'occident qui s'est effondrée en 476 après Jésus-Christ marquant le début du Moyen-Age.

Bref, nous avons là une série purement médiévale qui nous entraîne du côté de la Sicile, une île fort convoitée. On assiste à une montée en puissance de ce récit aux contours très floues. La fin de ce premier tome marque une petite surprise qui rehausse le niveau général. Je n'ai pas tant accroché que cela mais c'est passable. Franchement, on a déjà vu mieux.

Nom série  Aller au ciel pour voir  posté le 27/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Personnellement, je préfère ne rien voir au ciel et rester sur terre le plus longtemps possible. Il faut sans doute avoir la foi pour y aller. Au temps des sacrifices humains, je pense que cela faisait sans doute recette.

Je n’ai pas aimé cette œuvre dramatique car le graphisme est très anguleux au niveau des personnages si on veut prendre un exemple. Par ailleurs, cette descente dans les bas-fonds avec ce langage plus qu’argotique n’est pas ma tasse de thé.

Quant à la pseudo-poésie et les passages en langue étrangère non traduit, cela m’a très vite gavé. Ce n’est plus comme cela qu’il faut faire de la bd. C’est totalement un concept dépassé qui n’attire plus l’attention. Mais bon, chacun fait comme il veut. Il ne faudra pas s’étonner après du résultat sur les ventes.

Nom série  Les oubliés de Prémontré  posté le 27/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand il y a une guerre ou une catastrophe de grande envergure, l’asile de fou n’est pas forcément la priorité des Autorités. Dans l’urgence, on évacue une bonne partie de la population en laissant le reste à la merci de l’ennemi. C’est ce qui s’est passé en 1914 dans le Nord de la France avec cette institution d’aliénés qu’il a fallu gérer malgré tout.

On voit le portrait d’un homme qui n’abandonne pas ses malades au contraire des médecins qui vont très vite s’enfuir. Il y a également cette jeune fille qui se fait passer pour un homme afin de retrouver sa jeune sœur.

Je pense qu’il est intéressant de voir cet aspect des choses quand une partie de la population française était passé sous le joug allemand pendant des années lors de la Première Guerre Mondiale. On pense souvent à la Seconde Guerre Mondiale mais on oublie vite que notre territoire a été durement touché durant la Première. D’ailleurs, il y a eu beaucoup plus de morts notamment chez les civils. Une génération entière a été durement sacrifiée.

C’est une bd terriblement humaine sur un épisode méconnu. On oubliera plus les oubliés de Prémontré.

Nom série  La Valise (Akileos)  posté le 27/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cela pourrait être le titre d’une chanson de la célèbre animatrice Dorothée ou de Linda de Suza pour les plus vieux lecteurs en mal de nostalgie. Qu’est ce qu’il y a donc dans la valise de cette étrange femme qui semble avoir une jeunesse éternelle. Il faut dire que la sorcière échange ses prestations de télétransfert par des unités de temps qu’elle prend.

Le tarif pour chaque personne est de 7 ans. Cependant, il n’y a qu’un seul débiteur. Si vous êtes trois, cela fait 21 ans pris instantanément à une personne. Ainsi un bébé de 1 an se retrouve avoir subitement 22 ans. Il ne vaut mieux pas être un grand groupe car quand c’est de l’ordre de la cinquantaine d’année à récupérer, on peut très vite prendre un sacré coup de vieux.

Le cadre est celui d’une dictature au croisement entre Hitler et Mussolini mais avec une touche de bâtiment et de statue austère à la soviétique. Le sujet est sérieux car il s’agit d’aider les rebelles qui luttent pour la liberté. Cela me rappelle singulièrement la saga Hunger Games où notre héroïne tire à la fin non pas contre le dictateur déchu mais contre la présidente. C’est également une réflexion sur le sens de l’histoire et la prise du pouvoir. On s’interrogera également sur la nature humaine.

J’ai beaucoup aimé le déroulé de ce récit qui réserve manifestement de bonnes surprises et des trouvailles assez astucieuses. Quant à la valise, elle est simplement magique dans la mesure où elle permet de se retrouver à un autre endroit ce qui est assez pratique quand on veut quitter une prison par exemple.

A noter également un graphisme plutôt somptueux avec des décors à faire frémir. C’est très gothique dans l’approche mais résolument moderne et authentique sur un autre plan plus philosophique ou politique. Pour une première des auteurs, je dois dire que c’est vraiment une réussite tel un pur joyau qu’il convient de ne pas cacher dans une valise diplomatique.

Nom série  Mémoires de Marie-Antoinette  posté le 27/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est intéressant de voir les mémoires de Marie-Antoinette qui fut reine de France mais guillotiné par les révolutionnaires assoiffés de sang. Elle a payé un lourd tribu sur l’autel des vanités et d’une certaine hypocrisie.

Sa vie nous est retracée par l’utilisation d’une narration à la première personne du singulier ce qui permet l’empathie et l’attachement. Il est vrai qu’elle ne cachera rien, ni même ses erreurs de jeunesse. On s’aperçoit qu’elle a fait de son mieux. L’histoire retiendra qu’elle a été d’une grande dignité lors de son jugement lors de la Révolution Française.

Quinzième enfant de l’empereur d’Autriche. Une absence d’éducation politique. Un mariage avec le futur dauphin a seulement 14 ans au milieu d’une étiquette très stricte à Versailles. Une aversion pour la comtesse du Barry maîtresse de Louis XV. Des difficultés à avoir un enfant car le roi n’était guère apte à ce genre de choses. Toujours considéré comme une étrangère dans la famille royale et aux yeux du peuple. Une vie insouciante au milieu des intrigues de la Cour et des fêtes somptueuses alors que le peuple meurt de faim. Une passion également pour les diamants avec l’affaire du collier. Un favori par mi un comte suédois. Et son exécution brutale le 16 octobre 1793 après un procès vide de toute pièce.

J’ai bien aimé cette œuvre qui réhabilite la mémoire d’une belle et jeune reine qui était digne avant tout. On retiendra non seulement qu’elle a introduit les croissants dans notre pays mais sa célèbre phrase : « Rien à présent ne peut me faire plus de mal » alors qu’on l’a arraché à ses pauvres enfants. De nos jours, on voit bien que le président de la République se comporte comme un roi de France car on regrette ce qu’on a fait à la monarchie. « Le premier crime de la Révolution fut la mort du Roi, mais le plus affreux fut la mort de la Reine » a dit Châteaubriand. Comme on le comprend.

En conclusion, une version bien réalisée et bien documentée sans chichi et extravagance. A noter également une certaine élégance du dessin à l’image de la beauté de Marie-Antoinette !

Nom série  Florida  posté le 21/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
S’il y avait un seul nom d’auteur à retenir pour moi, cela serait bien celui de Jean Dytar. Ce qu’il nous propose cette fois-ci après Le Sourire des Marionnettes et surtout La Vision de Bacchus est tout simplement extraordinaire aussi bien sur le fond que sur la forme. Il a d’ailleurs passé 4 ans sur cette oeuvre et cela se sent. C’est ma bd gros coup de cœur avec un achat indispensable. Dire que l’auteur a progressé serait un doux euphémisme. Cela va bien au-delà. Cela frôle même le chef d’œuvre ! Je suis si rarement enthousiaste.

Florida est une pure merveille dans la manière où le récit est construit avec une certaine virtuosité. Cela part d’une relation entre Eléonore la rêveuse et Jacques le cartographe qui ont dû fuir la France à cause des persécutions menées contre les protestants à la fin du XVIème siècle. Ils ont eu raison de se réfugier à Londres alors que la terrible journée de la Saint-Barthélemy est encore dans toutes les mémoires. Faut-il aller plus loin et se réfugier dans des contrées encore vierge comme la Floride ? Est-ce véritablement le paradis tant vanté ?

C’est stratégique pour les autres nations européennes qui veulent contrebalancer la toute-puissance espagnole sur le continent américain. Il y a encore de la marge et notamment au Nord. Cependant, il faudra faire face non seulement aux éléments de la nature mais également aux indiens dont les tributs varient du pacifisme à la hache de guerre. Il y a une véritable prise de conscience des enjeux politiques mais c’est expliqué de telle manière qu’on ne tombe pas dans le simplisme des situations.

C’est un récit qui est dense et riche mais l’immersion est totale dès le début. On est impressionné par le talent de l’auteur qui a sû si bien construire et mener son histoire. Par ailleurs, c’est un sujet qui est rarement évoqué et que l’on découvre avec un certain plaisir. Cette expédition est passionnante du tout au tout.

Comme l’auteur est complet, on a droit à une merveille au niveau du dessin même s’il est assez épuré. La couverture est véritablement magnifique avec ses couleurs tout en aquarelle. La sobriété mène à une parfaite lisibilité ce qui est le plus agréable. Somptueux sur la forme.

Florida est une œuvre qu’il faut absolument découvrir. C’est épique en plus d’être historique ainsi que d’une grande pureté émotionnelle. L’univers de la Floride à ses débuts n’aura plus aucun secret pour vous. Je dirai également que c’est également un véritable thriller psychologique qui nous conduit très très loin. Quand une œuvre est singulière, elle peut être également brillante. Bref, un immense électrochoc !

Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5

Nom série  Game - Entre nos corps  posté le 17/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cinquante nuances de Grey a enfin son manga sulfureux. C'est une façon de parler car il ne s'agit pas de la reprise du fameux roman moderne à l'eau de rose véritable succès planétaire. Nous avons droit à une relation un peu spéciale entre deux collègues de travail qui vont jouer avec leur corps un jeu très sensuel où la domination sera l'enjeu.

J'avoue avoir un peu succombé devant tant de charme et de grâce pour un récit enfin adulte. Nous sommes enfin loin des préoccupations de jeunes lycéennes en mal d'amour. Oui, tout cela n'existe pas dans ce manga. C'est tellement incroyable qu'il faut le souligner. Par ailleurs, les scènes de sexe ne sont ni vulgaires, ni choquantes. Rien ne sera montré mais suggéré.

L'héroïne est une femme très indépendante qui fait passer sa carrière avant tout dans le milieu de l'entreprise. Elle souffre malgré tout d'une solitude qui la ronge. Quand elle fait la connaissance d'un nouveau collègue très imbu de lui-même, rien ne se passe comme prévu.
Derrière cette relation, il y a également une critique sociétale qui se décèle.

Cerise sur le gâteau, le dessin est tout en finesse. Les personnages sont beaux. Il y a une véritable sensualité qui se dégage. Un jeu torride que l'on va poursuivre.

Nom série  Les 7 princes et le labyrinthe millénaire  posté le 17/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce titre est un peu spécial dans le genre des survival game car il se situe dans une époque médiévale dominé par un empire. Il y a de jolies costumes et une certaine élégance dans les personnages et les décors. L'ambiance est assez séduisante avec une bonne idée de départ également.

Il est dommage de retrouver parfois si peu de subtilité et de grosses lourdeurs. Le héros de ce manga est si candide et naïf que cela en devient parfois pathétique. Mais bon, il faut que jeunesse se passe.

Par ailleurs, c'est un titre qui réserve bien des surprises à mesure que l'histoire avance.

Nom série  Beauté noire et le groupe Prospéro  posté le 17/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avoue avoir moyennement apprécié mais tout n'est pas à jeter à commencer par le contexte historique de cette fin de XIXème siècle. Il est question de montée des nationalismes, du racisme et de l'antisémitisme. Le groupe Prospero est composé de quatre femmes de couleur qui vont jouer les vengeresses dans la France divisé par l'affaire Dreyfus.

Les méchants sont les nobles, les capitalistes, les racistes. Il y a de quoi faire pour ce groupe qui connait des succès et parfois des loupés. On espère qu'elles termineront le travail dans le second tome qui clôturera la série.

Dommage que cela soit si manichéen et si rectiligne. En plus, c'est de la ligne claire pur jus. Mais bon, il faut se faire une raison.

Nom série  Contes ordinaires d'une société résignée  posté le 17/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'attendais beaucoup de ce conte au vu des critiques assez élogieuses dans la presse. Je suis fort déçu car je n'ai pas ressenti quelque chose de fort. Certes, c'est assez bien dessiné et colorisé dans un format de qualité.

Cependant, ces petites histoires assez cyniques ne me parlent pas. Elles sont trop bizarres et loufoques. J'en perçois à peine le sens pour certaines d'entres-elles. Il est vrai que l'humour noir n'est pas ce que je préfère.

Pour autant, je conçois tout à fait que cela pourra plaire à un public plus avisé et sensible à ce genre.

Nom série  Royal City  posté le 17/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On peut dire que ce comics joue véritablement à fond la carte psychologique des personnages composant une famille désunie. C'est efficace mais parfois c'est un peu longuet. Il ne se passera pas grand chose suite à la crise cardiaque du patriarche.

On remarquera une excellente entrée en la matière puis une action au temps mort. On aura le temps de dresser le portrait de cette famille qui a jadis perdu un membre et qui en est toujours bouleversé.

J'aime beaucoup le style de cet auteur canadien. Il sait poser les choses de manière tout à fait correct et habile notamment dans sa narration. Par ailleurs, rien à redire sur son dessin avec cette colorisation en aquarelle du plus bel effet.

Il est certain que Royal City va réveiller de vieilles blessures et des secrets de famille assez douloureux.

Nom série  Barricades  posté le 17/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On pourrait penser avec ce titre que cela parle des barricades de la Commune de Paris ou plus près de notre époque le fameux mai 1968 dont nous venons de fêter le cinquantenaire. Il n'en sera absolument rien ! C'est plutôt une sorte de barricade psychologique intérieure. Certes, il en faut pour une gamine lycéenne qui était autrefois un garçon et qui désire tout simplement être une fille. Nous vivons une époque où ce genre de chose est tout à fait normal et qu'il faut accepter.

Cependant, les préjugés ont encore la vie dure d'où ce genre de protection pour ne pas se laisser aller au suicide. Bref, les auteurs nous ont habitué à ce genre de sujet. les mêmes ont produit l'année dernière Secret pour secret que j'ai eu l'occasion de poster et qui traitait de l'IVG chez les plus jeunes. Encore une fois, c'est traité avec beaucoup de d'intelligence.

Nous suivons donc une jeune très mal dans sa peau à cause du regard des autres. On a tout de suite de l'empathie pour Sam (autrefois Samuel) et une envie de la protéger pour peu que l'on soit doué d'une certaine ouverture d'esprit qui fait défaut à beaucoup. Oui, vous aurez compris que le thème principal est l'ouverture d'esprit et la lutte contre le rejet.

Nom série  XIII mystery  posté le 05/10/2008 (dernière MAJ le 16/06/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'étais pas vraiment emballé au début par ce nouveau spin-off d'une série aussi emblématique que XIII. Cela ne finira donc jamais ?... me suis-je dit avec un petit soupir.
Le scénario étant signé par Xavier Dorison, ma curiosité a été plus forte. Ce qui va être intéressant dans cette nouvelle série, c’est qu’il y aura à chaque fois des auteurs différents qui exploiteront à leur manière un personnage clé de la série mère. J’attends par exemple avec impatience celui que reprendra par exemple Luc Brunschwig. Le résultat pourrait s’avérer audacieux. En attendant, faisons le point sur les tomes déjà sortis:

Tome 1: La Mangouste
Xavier Dorison signe là l'une de meilleures prestations de sa carrière. La mangouste, ce tueur froid sans cesse à la recherche de XIII, nous est totalement dévoilé. Cela apporte même quelques éclairages assez intéressants sur la série-mère. Bref, nous voici avec un spin-off très utile et que vont apprécier très certainement les fans. Un dessin sobre et réaliste toujours aussi accessible signé Ralph Meyer connu pour son Berceuse assassine. On va voir ce que donnera le second tome tout en espérant comme l’indique Van Hamme dans la préface qu'il soit au même niveau.

Tome 2: Irina
Je confirme, après lecture de ce second tome signé par Eric Corbeyran au scénario où l'on s'interresse au personnage de la tueuse Irina, que la qualité est encore au rendez-vous. Pour l'instant, c'est un sans faute ! Cependant, il est dommage d'enchaîner encore sur un personnage de tueur de sang froid. Une alternance aurait été sans doute souhaitable. On va donc s'intéresser à la motivation d'Irina afin de comprendre sa psychologie profondément inhumaniste ! Philippe Berthet nous dessine d'ailleurs une Irina très proche de son personnage de Poison Ivy de la série des Pin-up.

Tome 3: Little Jones
L'auteur Yann va se focaliser sur la jeunesse du major Jones, l'héroïne black de la série XIII. C'est l'occasion d'en remettre une couche sur l'amérique ségrégationniste des années 60. On évolue au milieu des Black Panthers. On va croiser également des personnages de la série mère. Il y aura de nombreuses références historiques. Cependant, on voit mal ce que le meurtre de Sharon Tate, l'ex-épouse de Roman Polanski, vient faire là. On s'éloigne un peu de l'univers de XIII. L'intrigue de cet opus est un peu décousue. Par contre, rien à redire du dessin d'Henninot qui est très convaincant et qui colle bien à l'ambiance de la série.

Tome 4: Colonel Amos
C'est l'un de mes auteurs préférés qui prend en main de maître le scénario de ce 4ème volet consacré au fameux Colonel Amos. On va avoir droit à un véritable thriller d'espionnage qui nous fait découvrir le passé du directeur anti-terroriste américain. J'ai bien aimé car c'est judicieusement bien amené. Je n'en n'attendais pas moins d'Alcante qui confirme encore une fois tout son talent ! Un mot également pour Boucq pour dire qu'il a fait également du bon travail avec sa griffe résolument réaliste. Il donne véritablement vie au personnage du Colonel Amos.

Tome 5: Steve Rowland
Au début, j’ai trouvé curieux de s’intéresser à un personnage dont notre fameux héros XIII avait copié l’identité. Après lecture, je trouve que ce n’était pas une si mauvaise idée que cela car nous remontons réellement dans la partie clé de la saga. On découvre la réelle personnalité de Steve Rowland qu’il n’est pas aussi facile de cataloguer. Il aura été victime d’une enfance dominée par un père aux idées haineuses et par certains évènements tragiques qui le feront dévier du droit chemin. Bref, c’est l’un des titres les plus révélateurs de cette série dérivée. Pari réussi pour Fabien Nury.

Tome 6: Billy Stockton
C'était un pari audacieux que de mettre en lumière un personnage aussi secondaire que Billy Stockton. Notre héros XIII le croise dans la prison de Plain Rock et ce personnage meurt aussitôt après l'évasion. Bref, il ne va jouer aucun rôle dans la saga et il n'apparaît que sur quelques planches du fameux tome 3 : toutes les larmes de l'enfer. Et pourtant, les auteurs Laurent- Frédéric Bollée et Steve Cuzor ont réussi quelque chose d'intéressant. On entre dans la psychologie assez élaboré de ce personnage qui va disjoncter à cause d'une vie trop marqué par des événements tragiques. C'est un récit de qualité avec un travail de fond important et un scénario cohérent avec la série principale. LF.Bollée est pour moi l'auteur de l'année après Terra Australis et Deadline. Il signe là l'un des meilleurs spin-off.

Tome 7: Betty Barnowsky
C’est l’autre figure féminine de la série XIII avec le colonel Jones en premier lieu. Cette personnalité tranche un peu. On la découvre beaucoup plus vulnérable qu’il n’y parait. Dans la série, elle joue un rôle un peu léger qui confère toujours au sourire notamment sa relation privilégiée avec le maquis français.
Cette histoire intervient tout de suite après le cinquième tome de la série mère qu’il faudra se remémorer pour entrer dans le bain. Le président Wally n’est pas encore le conjuré que l’on connait mais un charmant président au service de son peuple. La surprise de ce tome sera de prêter un futur bébé Betty dont le père sera quelqu’un que l’on connait bien. Il y a de l’audace dans le scénario.
Au niveau des péripéties, cela se passera en pleine jungle où le général Carrington a encore des comptes à régler. On retrouvera par conséquent certains méchants de rouge total. J’ai également beaucoup apprécié le dessin. Il reste que l’intrigue sera plutôt mince en péripéties. Cela reste assez linéaire. Cela a quand même le mérite de nous faire découvrir plus en profondeur un personnage jusqu’ici assez léger.

Tome 8: Martha Shoebridge
Voici le tour d’un personnage réellement secondaire de faire la couverture. Il s’agit de la femme qui a soigné notre héros dans le premier tome lui révélant son amnésie avant d’être liquidée. Bientôt, nous aurons droit à toute l’histoire de celui qui lui a servi un verre sur une terrasse. Ceci dit, Frank Giroud prouve qu’il est l’un des meilleurs scénaristes car il arrive à lui donner une toute autre dimension grâce à sa love story avec l’un des frères Sheridan. Le personnage a une véritable épaisseur car complexe et au passé douloureux. On la plaint véritablement lors de sa descente aux enfers. On découvre les causes qui l’ont plongée dans l’alcoolisme. Cela fait un véritable lien avec le premier tome. Par ailleurs, le dessin dans le style de Vance s’inscrit parfaitement dans cette saga. Bref, mission réussie pour les deux auteurs.

Tome 9: Felicity Brown
On poursuit encore avec un personnage féminin qui ne m’a pas laissé une marque indélébile dans la série mère. Je ne me rappelle plus vraiment de son implication dans la trame générale. Qu’importe ! Il me fallait juger sur pièce. Je trouve que ce récit est en-deça des autres de cette série dérivée. En effet, il y a deux temps : la fuite et la poursuite à travers les Etats américain puis son séjour mouvementé au Costa Verde. Il y aura même un flash-back remontant sur 10 ans mais qui n’apporte pas grand-chose. On sent une femme vénale qui n’a rien à cirer de son prochain (voir l’épisode avec les paysans ou celui de la station-essence). On n’arrive même pas à éprouver un peu de compassion pour cette traînée tueuse. Non, on n’y arrive pas avec la plus belle volonté du monde. Même le dessin manque de charme. Je suis un peu déçu par cette vraie commande commerciale assez linéaire dans sa trame. Il manque singulièrement de punch et d’originalité au niveau du scénario.

Tome 10: Calvin Wax
Ce tome se concentre surtout sur la manipulation que le n°2 de la Conjuration avait sur le frère du président défunt. Il nous permet de comprendre comment ce dernier est devenu le fameux n°1 de la liste. C'est également une critique assez acerbe du pouvoir politique américain. Les frères et surtout le clan Kennedy semblent faire modèles de référence. On comprend également que Calvin déteste tout autant la mauvaise graine de démocrate que les républicains qui sont de faux durs. Il aimerait restaurer une Amérique suprême blanche en sortant du bipartisme traditionnel et de l'establishment. Quelquefois, les bds me font peur car elles rejoignent la réalité. Un scénario honnête mais sans réelle surprise qui réussit tout de même à apporter une pierre centrale à l'édifice général. A noter tout de même un beau travail graphique complété par un cahier en fin d'ouvrage.

Tome 11: Jonathan Fly
Les événements racontés dans ce récit sont ceux qui précédent la fameuse nuit du 3 août dont il est vrai je ne me rappelle plus trop ce qui s’est passé. Un petit rappel aurait été sans doute opportun pour me rafraîchir la mémoire. Il est bon de revoir notre héros à savoir XIII en petit garçon avec son meilleur ami de l’époque qu’on retrouvera au début de la seconde saison de la série mère. Les liens avec la saga sont véritablement bien assurés tout en respectant l’esprit.
Au niveau du scénario, le cahier de route est rempli convenablement. Il est question des droits civiques dans un contexte d’Amérique plus divisée que jamais et en proie au racisme. Il est également question de la probité du métier de journaliste. On voit ainsi par exemple comment le pouvoir fabrique de toutes pièces certaines légendes de manière tout à fait éhontée. Le FBI en prendra encore pour son grade.
On passe un agréable moment de lecture avec cet opus qui se situe dans la bonne moyenne de cette collection reprise par de grands noms de la bd actuelle. Même au niveau du dessin, c’est plutôt bien assuré également. Bref, la qualité est au rendez-vous.

Tome 12: Alan Smith
C'est l'un de mes titres les moins réussis de cette collection consacrée à des personnages secondaires de la galaxie XIII. Il faut dire que celui-là était à peine évoqué à savoir le fils disparu de Sally et Abe Smith qui ont recueilli notre XIII. Je n'ai pas aimé le fait qu'il va voyager sur la planète pour finalement se retrouver confronté à un méchant de la conspiration car c'est à peine croyable. C'est assez linéaire dans le récit et presque une compilation d'événements extraordinaires. La subtilité du scénario fait défaut car cela ne tient absolument pas la route. On passe tout de même un bon moment de lecture mais c'est vrai que c'est loin du niveau d'autres titres de la collection.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Retour sur Aldébaran  posté le 13/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce retour sur Aldébaran n’a pas été aussi déplaisant que cela. Il faut savoir que les quatre séries sur les mondes d’Aldébaran constituent l’une des épopées de science-fiction les plus abouties de ces deux dernières décennies.

Notre héroïne Kim a 26 ans mais elle a vécu déjà pas mal d’aventures. Et puis, il y a la dernière à savoir Manon qui fait partie des survivants ayant fait un bond de 100 ans dans le temps pour rejoindre l’époque de Kim. Elles ont incontestablement des points communs car ce sont des femmes fortes et très courageuses qui font honneur au genre.

Certes, ce premier tome est centré sur la rencontre de ces deux femmes semblables mais aux situations différentes puisque Kim est par exemple une mère de famille qui sera d’ailleurs victime d’un odieux attentat mené par une clique de religieux fanatiques et intolérants racistes. Oui au droit de s’accoupler avec des extra-terrestres !

Le rythme est lent mais l’auteur a pris la peine de prendre son temps pour un album dans un format plus long qu’à l’accoutumé. J’ai beaucoup apprécié cette mise en place malgré quelques petites maladresses dont on ne tiendra pas rigueur car le plaisir est bien là pour les fans de la série. Le retour sur le monde d’origine de Kim était attendu depuis bien longtemps.

Et puis, il y a une véritable relance de l’intrigue avec ce mystérieux cube ouvrant sur des mondes inconnus et le tout sur une coopération entre le peuple terrien et extraterrestre. La dimension diplomatique ne sera pas oubliée également. On pense nécessairement à des liens avec l’actualité existante.

Globalement, je trouve que c’est un très bon démarrage pour la suite des aventures avec une bonne idée de départ que la réunion de nos deux héroïnes. Gageons qu’elles vont faire des ravages ! Un nouveau cycle qui promet plein d’action et de mystère !

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Prométhée  posté le 15/01/2009 (dernière MAJ le 12/06/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup apprécié cette série qui nous entraîne dans une histoire fantastique aux consonances un peu apocalyptiques tout en renvoyant à la mythologie grecque. Prométhée a défié Zeus pour donner le feu aux hommes. Ce dernier lui a réservé un châtiment pour le moins cruel : avoir son foie dévoré par un aigle tout en étant enchainé sur un mont du Caucase. C’est une métaphore de l’apport de la connaissance aux hommes et de la folie de se mesurer aux Dieux pour s’élever de leur condition. Oui, il faut toujours payer le prix. Et il se comptera en millions de morts.

La scène d’introduction du premier tome avec les conquistadors dans la jungle est d’une formidable réussite. C’est vrai qu’il faut jongler sans cesse avec les nombreux retours en arrière. Il y a également une multiplication de personnages à l’image de films catastrophes où l’on suit les histoires personnelles de chacun tout en sentant qu’ils sont impliqués dans un tout. Parmi ces personnages, le héros prend les traits de Fred Ward, un acteur américain habitué aux seconds rôles dont l’évocation ne dit rien d’un premier abord mais qui a une gueule dont on se rappelle.

Au niveau du dessin, c’est très beau par moment. Je pense notamment à ces gros plans insérés sur deux pages qui donnent une dimension particulière. Cependant, quelquefois c’est moins bien dans le traitement graphique des visages des personnages. Cette irrégularité a d’ailleurs été soulevée par de nombreux lecteurs attentifs aux détails. Et puis, les planches aux couleurs informatisées restent tout de même assez froides. J’ai relevé que Bec a conçu tout seul ses premiers albums pour être rejoint par d’autres dessinateurs à partir du troisième volume dans le but d’augmenter le rythme de parution. Je ne suis pas contre.

Les deux premiers tomes restent purement introductifs. En effet, l’auteur pose à la fois le problème et met en scène les protagonistes. Néanmoins, il est dommage de se limiter aux 46 pages de rigueur. Cela aurait gagné en profondeur de dépasser ce quota absurde pour vraiment installer l’histoire. Maintenant, on va voir si cette série plutôt ambitieuse tiendra ses promesses. Si c’est le cas, cela sera sans nul doute un futur chef d’œuvre du genre.

Avec la lecture du second et du troisième tome, ma première bonne impression se poursuit fort agréablement. On voit que Bec maîtrise parfaitement son scénario. Les différents acteurs jouent leur rôle de composition comme dans un film hollywoodien. C'est d'ailleurs parfaitement assumé par l'auteur. Le suspense monte en créscendo. Pour autant, c'est également le temps des questions. En effet, on s’interroge sur le fait que l’action semble s’éterniser comme ses pendules qui s’arrêtent sur 13h13.

Il faut dire que le quatrième ainsi que le cinquième tome progressent beaucoup trop lentement. On a l’impression que ces chapitres ne servent finalement qu’à meubler l’espace en multipliant les mystères et choses insolites à travers le monde. J’apprends également que la série fera pas moins de 12 tomes et je me rends compte de la supercherie en tant qu’acheteur. Les scènes contemplatives sont légions et paraissent souvent inutiles. Les mini-intrigues morcelées rendent difficile la compréhension de l’ensemble. Cela gâche un peu la progression de l’histoire. Certes, on voit que la théorie des extra-terrestres ne tient pas la route pour expliquer les mystérieux phénomènes observés et que cela serait plutôt celle d’une expérience gouvernementale qui a mal tourné. Bref, la théorie du complot avec la fameuse zone 51 ou l’expérience Philadelphia: tous les clichés du genre réuni ! C’est dommage car le plaisir disparaît petit à petit. Le risque d’un énorme gâchis est réel à ce stade de l’aventure. On gagera que l’auteur puisse donner une nouvelle impulsion à une bonne idée de scénario.

Mon propos sera plus mesuré pour le 7ème tome qui avec la théorie du 100ème singe donne l’explication tant attendue ainsi que les enjeux. Cependant, cela ne veut pas dire pour autant que l’aventure est terminée. Il y a un compte à rebours qui se poursuit. L’avenir de l’humanité semble en jeu. On ne s’ennuie pas à la lecture. J’ai l’impression d’une véritable relance de l’histoire. Bec reste un très bon conteur d’histoire avec un mélange réussi entre science-fiction et fantastique. L’enjeu est de savoir comment va réagir l’homme face à une menace qui le dépasse.

Les auteurs nous disent en postface que le 12ème tome ne sera pas le dernier mais il clôt le récit amorcé dans le premier volume. Il y a une boucle qui se referme. La plupart des mini-intrigues trouvent leur dénouement. Et puis surtout, on a droit à un final apocalyptique qui ne fera pas dans la dentelle. Sur la longueur, j’ai apprécié ce récit de science-fiction qui pourra se révéler crédible dans le futur mais on ne l’espère pas. L’auteur est parvenu à nous rappeler les enjeux, puis la chronologie des faits avant de donner une explication. Il reste encore de nombreuses questions à résoudre. Je n’arrive pas à me satisfaire de l’hypothèse du test et du créateur destructeur. On verra que tout est de la faute des politiques. Le président français en fera les frais alors que le président américain totalement responsable de ce désastre se cachera bien sous un puissant abri antiatomique. La justice divine est très partiale.

Alors qu'on nous avait promis que le 13ème tome serait le dernier de la série, voilà un 14ème tome qui semble marquer un nouveau cycle ce que confirme d'ailleurs un tome 15 ainsi que les tomes suivants un peu plus constructif et moins passif. Je ne dis pas que c'est mauvais forcément. J'ai plutôt apprécié cette lecture qui semble remettre l'aventure sur d'autres rails. Il est vrai que je n'étais pas entièrement satisfait de la fin de cette saga tout comme de nombreux autres lecteurs. Christophe Bec a visiblement tenu compte des remarques qu'il avait reçues à ce sujet. On va vers la résolution de certains mystères et une progression du récit. Cependant, il faudra accepter un nombre de tomes conséquents ce qui fait assez feuilleton. C'est une série qui se vend autour de 35000 exemplaires chaque tome en moyenne. Bref, cela fonctionne parfaitement car la demande est présente. Pourquoi s'en priver alors ? Il faut sans doute préciser qu'il faut également savoir conclure car toute bonne chose a une fin.

Je me suis également aperçu que c’est une série qu’il faut lire d’un coup pour faire le lien. On ne comprend pas grand-chose si on lit les albums séparément à chaque fois qu’ils paraissent. Il faut tout reprendre depuis le début pour apprécier cette lecture. Au final, on se rend compte que c’est diablement efficace. Bec a beaucoup progressé, c’est incontestable. En ce qui me concerne, une des meilleures séries de science-fiction de l'époque moderne de la BD.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Bout d'homme  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 12/06/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bout d’homme est une BD assez méconnue en 4 tomes qui a pour cadre la Bretagne. J’ai beaucoup aimé la "dureté" de l’histoire entre la misère et l'injustice ainsi que toute cette haine qui se dégage dans la relation du héros Rémi avec ses parents. Il est question d’un enfant qui ne peut plus grandir et à 19 ans, il en parait 10. Il est dommage que le dernier tome vienne rompre subitement le ton plutôt sombre et triste de l’histoire. Le "happy end" ne s'imposait pas ! C'était à mon sens une erreur scénaristique qui a détruit la magie qui se dégageait des premiers volumes.

C’est l’une des premières bd véritablement adulte que j’ai commencé à lire. Je me rappelle que cette lecture m’avait beaucoup marqué à l’époque. Je trouverai sans doute cela dépassé aujourd’hui. Cependant, la nostalgie du début et la bonne impression m’est toujours resté.
Et alors que nous lecteur, on croyait que cette série était bel et bien terminée, voilà que l'auteur nous revient près de 14 ans après pour écrire un deuxième chapitre qui est censé se situer entre le 3ème tome et le dernier pour lever des voiles d'ombres sur le mystère autour de Bout d'Homme qui avait subitement grandi durant un voyage outre-Atlantique.

La ficelle paraît trop grosse pour expliquer cette démarche. Je ne crois pas que le lecteur voulait absolument une suite sous cette forme. Par ailleurs, l'auteur introduit beaucoup d'éléments lié à la religion qui faisait défaut dans l'œuvre originelle si bien que l'on se pose de sérieuses questions. La qualité de la colorisation s'est également nettement amélioré ce qui rompt avec les premiers tomes. Certes, au final, on a du plaisir à retrouver Rémi et à suivre ses pérégrinations.

Le tome 6 qui est le dernier tome de la série est sorti en 2018 soit près de 28 ans après le tome 1. Il a fallu également attendre 10 ans entre le dernier tome et l’avant dernier. Bref, le lecteur qui a suivi Rémy a dû faire preuve de beaucoup de patience. Au final, c’est assez crédible car cela explique le changement d’état d’esprit de Remy dans le tome 4. C’est comme si ce voyage était destinée à réparer ce que j’évoquais plus haut. Et puis, c’est toujours bien de terminer sur une note positive et pleine d’espoir. L’amour va triompher de la haine.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Les Louves  posté le 11/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore un récit se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale du côté des civils qui ont dû faire face aux terribles bombardements aussi bien de l’ennemi que des alliés par la suite. L’action ne se situe pas en France mais dans la Belgique également occupée par l’envahisseur représenté par des loups assoiffés de sang.

Cela ne se différencie pas tellement de tout ce que j’ai pu déjà lire sur la question. On peut tout de même trouver cela intéressant dans la mesure où on se focalise sur un autre pays voisin occupé également lors de l’offensive allemande de ce qu’on a appelé le blitzkrieg. Malgré les discours fanfarons du roi, ce pays est tombé en 18 jours. Il y a eu par la suite une administration militaire, une collaboration et également une résistance.

La famille que l’on suit ne va pas essuyer de grosses pertes mais il y aura des moments d’angoisse. On ne pourra en dire autant de l’institutrice qui semblait appeler à la collaboration mais qui va s’impliquer personnellement et autrement.

Je pense que ce genre de témoignage est salutaire dans la mesure où il rappelle à nos générations ce que fut la guerre en Europe et pourquoi il faut construire une communauté européenne forte sans céder au nationalisme et au repli sur soi. La paix, c’est quand même le plus important.

Nom série  Nick Fury - Le train des assassins  posté le 07/06/2018 (dernière MAJ le 11/06/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un ami m’a conseillé dernièrement de m’intéresser à une nouvelle série sur Netflix dénommé Nick Fury. Promis, je m’y attaquerais bientôt. En attendant, j’ai voulu faire connaissance avec ce personnage aux allures de Samuel Jackson avec cette bd. Je dois bien avouer que je n’ai guère été conquis.

On retrouve un agent du Shield qui combat l’organisation Hydra déjà omniprésente dans Captain America. Du coup, j’ai été un peu abasourdi par cette intrigue qui ne prend pas. Par ailleurs, au niveau du graphisme, j’ai remarqué que si le héros est black, il faut que l’ambiance soit un peu Black Panther période hippie. C’est trop colorié et flashy et la mise en forme part dans toutes les audaces de case à outrance. C’est trop chargé.

J’espère pouvoir me réconcilier un jour avec cet agent d’élite.

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