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Nom série  Moerell  posté le 29/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moerell est un auteur qui joue systématiquement sur un humour absurde, mais alors totalement. Les situations bien sûr, ses histoires partant dans un gros délire à partir de rien, n’hésitant pas (comme le font d’autres auteurs Fluide) à aller jusqu’au bout du n’importe quoi.

Mais cet humour absurde ne joue pas que sur les situations, et il se distingue du travail de Raynal, Thiriet, Goossens ou Gotlib (pour ne citer que quelques-uns des amateurs du genre dans ce magazine), car il joue surtout sur les mots. En effet, les commentaires en off, les dialogues, sont emplis de phrases contradictoires, déconstruites, comme si Moerell souhaitait ne fonctionner qu’avec des oxymores !

Si cet aspect ajoute au délire et à l’humour des situations, il faut dire que c’est aussi un peu lassant au bout d’un moment. Aussi, même si c’est un auteur que j’aime plutôt, je ne peux que vous conseiller une lecture à petite dose.

Quant au dessin, c’est un trait classique, réaliste (le décalage avec le loufoque des situations et des dialogues n’en est que plus accentué).

A réserver aux amateurs d’absurde et de textes loufoques.

Nom série  Ailefroide  posté le 29/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La montagne, je l’aime bien l’été, pour les balades, les paysages (et le fait qu’il n’y a pas forcément beaucoup de monde). Mais je regarde plutôt les paysages d’en bas. Car j’ai un terrible vertige. C’est dire si l’alpinisme est quelque chose qui ne m’attire pas du tout. Et donc, je n’achèterai sans doute jamais cet album, qui ne parle quasiment que de ça.

Oui, mais voilà, j’en conseille pourtant l’achat. C’est que l’on peut aussi ne le lire que comme une déclaration d’amour, plutôt la mise en lumière d’une passion, celle de Jean-Marc Rochette pour la montagne, l’alpinisme, la conquête de ces « voies », au nom aussi poétique que terrible. L’éclairage d’une passion, pour laquelle il a brûlé en partie ses ailes, et qui au final n’est plus pour lui qu’un amour presque platonique, une fois les blessures cicatrisées.

Nous suivons donc Rochette, de sa jeunesse à son entrée dans le monde de la BD, et il nous fait très bien comprendre – par le texte et par le dessin (franchement réussi) – combien cette montagne, cette roche, cette glace, pouvaient lui apporter. Et ce qu’elles ont failli lui coûter.

Même ceux qui, comme moi, ne sont pas forcément réceptifs à cette activité, peuvent reconnaître la réussite de cet album, qui se lit vite, malgré l’importante pagination. Nous suivons la construction d’un homme, par-delà les montagnes. Et, accessoirement, nous apprenons aussi comment Rochette en est venu à la BD…

Un chouette album, à recommander évidemment à tous les fanas d’alpinisme, mais sans doute pas que.

Nom série  Voleurs d'Empires  posté le 28/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série utilise comme toile de fond, comme décor et même presque comme acteur une courte période historique, c’est-à-dire la fin du Second Empire et la Commune de Paris. C’est assez bien documenté, mais je pense que cela aurait gagné à être encore davantage utilisé, plus développé, avec au cœur les personnages créés par Dufaux. Le fantastique est ici superflu je trouve.

Encore que les premières planches m’ont fait craindre que Dufaux ne cède à l’un de ses péchés mignons et qu’il n’abuse de ce côté fantastique. Même s’il est clairement présent, avec le personnage de la Mort et les femmes qui le servent, cela reste quand même atténué.

Pour ce qui est du cœur de l’intrigue, elle aurait gagné à être resserrée, raccourcie, quelques longueurs ralentissant inutilement la lecture. Le personnage de Victor Hugo est maladroitement utilisé (il ne sert pas à grand-chose ici), alors que les auteurs l’ont introduit à Paris en une période où il était en Belgique…

C’est donc une série que l’on peut emprunter, mais qui ne m’a pas non plus passionné plus que ça (alors que l’arrière-plan historique lui m’intéresse). La fin est aussi un peu trop abrupte et guimauve, mais bon.

Nom série  Chat mange pas d'pain  posté le 27/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album relativement épais (près de 100 pages) regroupe plus d’une vingtaine d’histoires parues dans Fluide Glacial entre mars 1987 et août 1989. C’est d’ailleurs étonnant que Fluide ne les aient pas éditées à l’époque, alors qu’ils l’avaient fait pour Contes d'à-côté, ou Histoires peu crédibles, regroupant déjà des histoires du même genre.

On est là dans un concentré d’humour absurde, parfois loufoque et nonsensique (un peu de poésie surnage de ce délire), Thiriet ne se refusant rien, et allant vraiment au bout de ses idées, fussent-elles les plus improbables.

Ce n’est pas forcément hilarant, mais cet humour doux dingue est intéressant, parfois vraiment drôle (on le lit en tout cas le sourire aux lèvres). En tout cas j’aime bien les ambiances absurdes développées par un auteur à l’humour reconnaissable et assez atypique. Le dessin, encore assez hésitant, n'est pas extraordinaire, mais ceci est secondaire ici.

Les amateurs de Thiriet se doivent de connaître cet album, pas très courant, mais qui est dans la lignée et du même niveau des albums publiés par Fluide.

Nom série  Hé les mecs !  posté le 27/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai connu le nom de Kurtzman par le biais de Goscinny, qui a toujours reconnu la dette qu’il avait envers lui, et qui a été son ami lorsqu’ils se sont connus aux Etats-Unis. Pilote doit beaucoup à ce qu’a fait Kurtzman avec Mad. Gotlib est aussi un auteur qui a beaucoup dit son admiration pour cet auteur américain adepte d’un humour décalé qui ne pouvait que lui plaire.

On comprend pourquoi les premiers Fluide Glacial ont publié des gags de Kurtzman, et pourquoi celui-ci a eu les honneurs d’une des premières publications des éditions Audie, avec cet album donc, qui reprend des histoires courtes et strips publiés initialement dans de petits magazines à la fin des années 1940. Une première réédition avait existé aux USA avec une préface/déclaration d’amour/hommage de Crumb, ici reprise.

Si je peux déplorer quelque retenue dans l’humour – époque oblige ! – le travail de Kurtzman est étonnamment moderne pour des bandes ayant près de 80 ans. On voit déjà bien le côté déjanté, assez corrosif et parfois nonsensique de ces histoires, dont certaines sont assez proches du travail du génial Tex Avery.

A noter que dans les deux histoires mettant en scène, de manière totalement absurde, le sherrif Pot-Shot Pete, son cheval (qui parle) s’appelle Jumpy Joller. Je ne sais si c’est le traducteur français qui lui a donné ce nom, ou si c’est celui de la version originale : on aurait alors là l’origine du nom du cheval de Lucky Luke (ce qui ne serait pas étonnant, Morris ayant lui aussi, comme son ami Goscinny, connu Kurtzman aux Etats-Unis dans les années 1950).

Les amateurs d’humour décalé peuvent sans problème jeter un œil à cet album, peu courant, mais dont les gags ne font vraiment pas leur grand âge.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Clark Gaybeul  posté le 26/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Clark en question – qui avait déjà eu droit à au moins une couverture (« Orteils coincés » je crois) des albums « ordinaires » d’Edika, dépasse ici son statut de sideman, pour prétendre à celui de héros à part entière.

Mais c’est vraiment à l’arrache. En effet, il n’est réellement le personnage principal que dans les deux premières histoires (la première en faisant une sorte de souffre-douleur de toute la famille, la seconde le voyant martyriser la femme de ménage). Dans les six autres histoires, il n’est au mieux qu’une partie du décor !

Pour le reste, le dessin est du Edika classique, et les scénarios aussi, le tout partant rapidement vers le n’importe quoi, avec un texte parfois abondant lui aussi en roue libre. C’est juste que – à l’instar de la série principale – je trouve que l’inspiration d’Edika s’épuise quelque peu, et que le niveau baisse quand même par rapport à la douzaine de premiers albums

A noter qu’une histoire voit intervenir le couple Bidochon.

Un album à réserver aux fans du roi du n’importe quoi à gros nez et gros seins.

Nom série  Tom Carbone  posté le 26/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce duo flamand est assez atypique dans l’écurie Dupuis – où l’humour joue rarement à ce point sur l’absurde et le nonsensique.

Si j’avoue une préférence pour leur autre série Plunk, qui développe des histoires souvent plus courtes et un humour plus percutant – même si les deux séries jouent sur le même registre – j’ai aussi bien aimé les aventures de ce Tom Carbone, qui tournent souvent au déliré absurde et se jouent franchement du rationnel, en ne cherchant pas forcément à retomber sur ses pattes.

Cela reste chez Dupuis, donc on ne sombre jamais dans le trash, et l’absurde reste quand même quelque peu canalisé, mais c’est quand même pas mal et souvent drôle, parfois poétique.

Une série qui mérite le détour, de toute façon.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Ca sent la connerie ici  posté le 23/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C’est le genre d’album et d’auteur inconnus (en tout cas de moi) que je « teste » à l’occasion d’achats bradés – à la seule vue du titre (je suis généralement très friand d’humour con et débile !).

Donc voilà, j’ai testé, et ce n’est vraiment pas concluant. En effet, si l’on a bien là quelque chose de « con », je n’ai pas trouvé cela suffisamment drôle.
Les histoires les plus intéressantes sont celles qui jouent sur un absurde débile – qui en devient presque poétique parfois. Mais l’ensemble est trop décevant pour que mon ressenti soit positif.

Le dessin est assez laid et fait un peu « amateur » (mais dans ce genre d’album ce n’est pas important), les décors sont quasi absents. Tout est misé sur les textes, ces dialogues justement que je n’ai pas appréciés.

La plupart des « gags » regroupés dans cet album ont été au préalable publiés dans « Hara-Kiri ». Et ils devaient sans doute mieux passer ainsi, mélangés avec d’autres « conneries », et à petite dose.
Hélas ici, c’est un peu indigeste.

Nom série  Lob de la jungle  posté le 22/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La couverture de l’album donne le la et des indications sur son contenu. Ce sera très éclectique. D’abord pour l’aspect graphique, vu le casting, mais aussi pour ce qui est des histoires, étant donnée l’imagination de Lob.

C’est un album relativement imposant (plus de 100 pages), qui regroupe une quinzaine d’histoires ou de collaborations, qui ont sans doute été publiées pour la plupart en revue dans les années 1970 (je n’ai pas fait de recherches pour préciser tout ça).

A chaque fois Lob est au scénario, rédige les textes et dialogues. S’il est parfois seul maître à bord (c’est le cas deux fois, en particulier pour l’histoire qui donne son titre au recueil – et qui doit être très autobiographique et donc par là même très intéressante pour connaître le bonhomme), c’est généralement un dessinateur différent qui officie pour l’accompagner.

On y retrouve la plupart des dessinateurs travaillant pour les Humanos – et bien sûr son ami et complice Gotlib (ils réalisent ici une rubrique pseudo scientifique dont Gotlib est friand, plutôt réussie dans le genre).

Je ne sais pas si Lob écrivait en fonction du dessinateur, ou si le choix du collaborateur se faisait après. En tout cas, chaque histoire colle très bien à l’univers du dessinateur (et c’est ainsi sans surprise que c’est le travail de Goetzinger qui m’a le moins plu, du moins la première des deux collaborations).
Différents types d’humour côtoient de l’aventure, de la Science-Fiction, du polar : là aussi c’est éclectique.

Même s’il est inégal et n’est pas un chef d’œuvre, cet album est une curiosité, et est vraiment à découvrir, voire à posséder, pour les amateurs de Lob (les autres se contenteront d’un emprunt). Lob est un auteur que je trouve sous coté.

Nom série  Jean-Louis (et son encyclopédie)  posté le 21/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, c'est symptomatique, le seul Fabcaro que je n'avais pas encore avisé (alors que je l'ai lu il y a pas mal de temps maintenant), est sans doute celui qui m'a le moins accroché. C'est d'ailleurs pour ça que c'est peut-être le seul album de cet auteur que je ne possède pas, moi qui en suis pourtant un grand fan.

Je l'ai relu récemment, et cette relecture a confirmé mes réticences.
Rien de rédhibitoire, mais ici l'humour fonctionne un peu moins qu'ailleurs, c'est un peu trop lourd et moins surprenant.

Les histoires de ce prof nouvellement nommé dans un établissement, qui est maladroit avec les femmes (et les autres aussi !) et qui étale débilement et là aussi maladroitement sa pseudo science à propos de l'encyclopédie qu'il est en train de rédiger (et qui est à la fois sans intérêt et débile) m'ont fait rigoler ou sourire quelques fois, certes, mais trop souvent cela n'a pas été le cas.

Un Fabcaro mineur je pense.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Iceberg  posté le 21/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce petit album à l’italienne est la réédition revue d’une première sortie confidentielle. Si tant est que celle-ci le soit beaucoup moins, pourtant chez un excellent éditeur québécois, L’Oie de Cravan, plutôt « spécialiste » de poésie.

« Iceberg » traite, de façon originale, d’un scandale étouffé (je n’en avais jamais entendu parler), à savoir l’accident d’un bombardier américain en Arctique en 1968, au moins l’une de ses bombes nucléaires ayant été perdue, avec les dégâts et autres conséquences potentiels sur l’environnement. Le tout évidemment savamment occulté, encore aujourd'hui.

Si je parle de travail original, c’est que Michel Hellman – que je ne connaissais pas – n’utilise que du papier déchiré, et que l’ensemble est totalement muet. Ses papiers déchirés donnent un rendu très beau, et renforcent le côté « froid » (du milieu arctique, mais aussi et surtout de la menace plus ou moins latente que fait peser l’accident sur la région). Et son travail rend palpable le moment où tout bascule, avec cette bombe qui se perd dans l'immensité arctique.

Cela se lit très vite (moins d’une minute), mais le travail est très bon, et il donne à réfléchir. Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à ce petit album.

Nom série  Abel Dopeulapeul  posté le 20/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je possède le premier tome, que j’ai acheté bradé, après un feuilletage rapide. Je suis plutôt friand d’humour déconne et de parodies, donc je me suis dit que cela pouvait tout à fait me convenir.

Si je ne regrette pas forcément mon achat, je dois dire que je ne sais pas si j’irais chercher les autres albums de la série. En effet, il manque quelque chose aux scénarios pour aller vers l’éclat de rire. Seuls quelques sourires ont été au rendez-vous.

Le personnage principal est une sorte de caricature de privé. Aviné, tenant – mal – sa petite boutique (les affaires qu’on lui confie sont improbables et ne sont qu’un prétexte pour caser jeux de mots et situations débiles), il est embarqué dans des affaires abracadabrantesques, et s’en sort à chaque fois par miracle, sauvé par l’intervention des flics le plus souvent.

Alors qu’il est moche, con et pas dynamique, il n’est entouré que de bombasses plus ou moins lascives. Mais là aussi, ses aventures ne poursuivent sans qu’il ne dirige grand-chose.

C’est amusant, mais cela ne se renouvèle pas assez, et il manque quand même un bon détonateur à l’humour, malgré les efforts de Loro pour créer une ambiance parodique. Quant au dessin, c’est du classique franco-belge, plutôt bien fichu.

A emprunter à l’occasion.

Nom série  Aria  posté le 20/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai emprunté les quatre premiers albums dans une médiathèque, mais la lecture des deux premiers m’a suffi pour me convaincre que je n’accrocherai pas à cette série.

En effet, j’ai trouvé lourdingue et souvent ridicules un grand nombre de passages, de dialogues, les effets d’humour tombant à plat, et les situations empilant les invraisemblances. Tout sonne faux dans les deux albums que j’ai lus.

Cette série d’aventures, se déroulant dans une sorte de haut moyen-âge, avec une femme comme héroïne, auraient pu user de cette originalité pour captiver le lecteur. Mais passée cette idée de départ, rien ne tient la route.

Quant au dessin, rien à dire de spécial. Il fait son âge, et est dans la moyenne des productions du genre et de l’époque (mais souffre de la comparaison avec le trait de Rosinski sur Thorgal).

Bref, c’est une série que j’ai découverte sur le tard, mais que je vais tranquillement laisser retomber dans l’oubli.

Nom série  Kochka  posté le 13/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tiens, voilà une série western pas trop connue, mais qui mérite plutôt le détour, et qui possède de réelles qualités.

D’abord le dessin de Duhamel est vraiment très chouette, très dynamique, avec un style semi-réaliste qui m’a bien plu. C’est en particulier visible dans la version que je possède, c’est-à-dire avec une version des albums en simple crayonné. Pas mal du tout ! J'ai pris beaucoup de plaisir avec ce coup de crayon.

Quant au scénario de Brrémaud, il est lui aussi intéressant.
L’histoire se déroule au cœur de la guerre de Sécession, en Louisiane, au cœur du Bayou (le culte du vaudou, les espoirs des Noirs émancipés complètent le décor). La guerre, même si elle est omniprésente, en dramatisant certaines scènes (et l’un des principaux protagonistes est un déserteur), n’est elle-même qu’une partie du décor.

Car l’essentiel est ailleurs. Dans les échanges entre les personnages, assez truculents, quelques bons mots fusent, les échanges de bons mots s’accompagnant d’échanges de coups de feu et de coups foireux, qui éclaircissent les rangs des personnages que nous suivons.

Le seul petit bémol que je relèverais dans cette intrigue, c’est que je n’ai pas complètement compris les liens qui unissent le photographe avec Michka. Le scénario jouant sur le bordel, la confusion totale de la région après les combats de la guerre de sécession, n'est pas non plus exempt de confusion parfois.

En tout cas, ce diptyque offre vraiment un bon moment de lecture, et je vous recommande d’y jeter plus qu’un coup d’œil.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Peter Pan  posté le 13/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La version de Disney – que tout le monde a sans doute en tête (et qui n’est clairement pas la pire adaptation réalisée par ces studios) a été en grande partie recouverte dans mon esprit après que avoir lu cette série de Loisel, au fur et à mesure de la sortie des albums, il y a maintenant pas mal de temps. On a là une version un peu plus « adulte », en tout cas une belle réussite.

J’ai bien aimé cette histoire, dans laquelle certains aspects plutôt « gentils », à la limite parfois de la mièvrerie (mais sans jamais l’atteindre) sont contrebalancés par d’autres plus durs (tous les passages sordides dans le Londres de Jack l’Eventreur, les relations entre Peter et sa mère, la mort de Rose, etc.).

Le personnage du capitaine des pirates – et ses échanges avec Mouche ou ses relations avec le crocodile ajoutent une touche d’humour : c’est un faux dur assez réussi.
Je regrette juste quelques longueurs, quelques passages inutiles ou trop dilués, entre les gamins et les nouveaux amis de Peter sur l’île. Loisel aurait sans doute gagné à raccourcir d’un tome l’ensemble.

Quant au dessin de Loisel, il est lui aussi réussi, avec une colorisation un peu datée (proche de celle de La Quête de l'Oiseau du Temps.
C’est une série que j’ai plaisir à relire.

Nom série  Ar-Men, l'Enfer des enfers  posté le 12/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme je m’y attendais, j’ai été bluffé par le dessin d’Emmanuel Lepage, qui a su retranscrire la violence et la beauté des rivages bretons, de la mer déchaînée. Beaucoup de planches sont, de ce point de vue, vraiment superbes ! Et justifient à elles seules un avis favorable.

Mais si je ne vais pas au-delà des trois étoiles, c’est que le récit sensé s’ancrer dans cet univers de fin du monde m’a paru un chouia léger, et en tous les cas moins captivant que le côté purement visuel.

Car ce qui ressort de ma lecture, c’est la même chose que si j’avais feuilleté un album de photos (de Yann Arthus-Bertrand par exemple). Même si Lepage a cherché à « romancer » cet hommage à ce phare et à ceux qui l’ont construit (cette partie est la plus intéressante de mon point de vue, révélant le travail et la volonté colossaux nécessaires pour essayer d’amadouer la mer) et qui en ont été les gardiens, j’ai trouvé qu’il réussissait là moins bien que dans d’autres de ses « reportages » réalisés dans d’autres bouts du monde (à Tchernobyl ou dans les TAAF).

Un très beau livre d’images donc. Sans plus serais-je tenté de dire, hélas.

Nom série  Sphinx song  posté le 12/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, je mets trois étoiles parce que j’aime plutôt bien les délires, plus ou moins poétiques – et celui-ci en est un ! Mais j’avoue n’avoir pas tout saisi de ce petit album, très vite lu, sans que je puisse m’accrocher à quelque aspérité.

En effet, cela ressemble plutôt à un projet expérimental, à un collage d’idées, d'univers des deux auteurs et d’images, et l’on peine à savoir s’il faut aller au-delà. Certains passages font aussi penser aux détournements et aux collages situationnistes.

Reste que je suis assez circonspect après ma lecture, et que je vous recommande de feuilleter ce petit album avant d’envisager l’achat – même si, avec la collection Patte de Mouche, l’investissement est relativement faible.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Les Compagnons du Crépuscule  posté le 12/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Bourgeon a réalisé en solo trois séries superbes, que j’adore, et que j’ai relues de multiples fois. Et ce dans des univers très différents, avec la SF pour Le Cycle de Cyann, l’aventure maritime du XVIIIème siècle avec Les Passagers du vent, et donc du médiéval fantastique avec « Les compagnons du crépuscule ».

De ces trois séries, « Les compagnons du crépuscule » est sans conteste celle qui est la moins facile à appréhender, qui nécessite le plus d’efforts pour entrer – et rester ! – dedans. D’abord parce que le texte est très abondant, très riche et dense, mais aussi parce que certaines parties de l’intrigue sont un peu plus obscures : c’est avant tout le cas du deuxième album, clairement le plus complexe, avec certains passages peut-être moins fluides – et jouant davantage sur le fantastique, la poésie, l’imaginaire.
Mais, si vous vous accrochez, vous découvrirez une histoire à la fois riche et belle, prenante, que j’aime en tout cas beaucoup.

Comme pour toutes ses productions, Bourgeon s’est documenté, et cela se voit. Dans les dialogues d’abord, abondants et riches, comme signalé plus haut, mais aussi remplis de termes moyenâgeux (cette force est aussi une des difficultés déjà signalées).
En plus des dialogues, ce sont les décors qui font « que l’on s’y croit ». En effet, que ce soit les habits, les habitations (ville et châteaux), mais aussi les paysages, le dessin de Bourgeon est très bon et très beau, et en plus est très crédible. C’est une belle reconstitution de l’Europe de ces temps troublés.
En cela le dernier tome (deux fois plus épais que les précédents avec près de 130 pages !) est vraiment superbe, alliant un scénario aux petits oignons à un dessin franchement très bon.

Ajoutons que, fidèle à son habitude, Bourgeon a su créer des personnages féminins très forts - et très beau (dans tous les sens du terme d'ailleurs), comme Mariotte.

C'est une série exigeante, mais que je vous encourage à découvrir si ce n’est pas déjà fait !

Nom série  Gilgamesh (Harder)  posté le 10/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Jens Harder est un habitué des projets atypiques, pour lesquels il mène un long travail de recherche, et qui l’amènent à traiter d’une période ancienne (voir "Alpha… directions"). Une nouvelle fois Actes Sud recueille le fruit de son travail.

Même si ce n’est pas absolument nécessaire, je vous recommande de commencer par la fin, c’est-à-dire l’important (dans tous les sens du terme) dossier de fin de volume. En plus d’une iconographie très riche, d’un lexique et d’un index des noms cités, Jens Harder y explique comment lui est venu l’idée de traiter de ce sujet, ses questionnements, et les réflexions que son travail a entrainées. Très riche, instructif, et intéressant !

L’épopée de Gilgamesh est un texte fondateur et, par-delà ses qualités « littéraires », c’est aussi une mine de renseignements sur la pensée des peuples mésopotamiens d’il y a quelques millénaires.
Jens Harder a pris le parti dans son traitement graphique, de coller au maximum au niveau du rendu à ce que l’on peut voir sur les sculptures, fresques que nous connaissons de cette époque (vues au Louvre par exemple), en particulier en représentant la plupart du temps les personnages de profil, avec un rendu proche de la sculpture : c’est vraiment original et très réussi !

Pour ce qui est de « l’histoire » en elle-même, il suit celle que les études des 12 tablettes aujourd’hui découvertes et analysées nous ont livrée (il signale juste par des pointillés lorsque le texte est lacunaire) : mais la narration ne souffre pas de cette volonté d’être fidèle à un texte assez éloigné de prime abord des canons narratifs contemporains.

Toujours est-il que les aventures du roi Gilgamesh et de son compagnon Enkidu, au milieu des dieux et des hommes, avec un Gilgamesh qui pourrait prétendre – bien avant Héraclès ! – à être le premier super-héros, se laissent lire très agréablement. Il faut juste être réceptif à ce genre de texte – mais c’est mon cas. Et je trouve que le traitement de Harder est très adapté au sujet, en ne sacrifiant pas le texte et son cheminement à une réécriture artificielle. Harder garde bien la naïveté, et la force du texte d’origine, ses « adaptations » se faisant de manière très discrète. C’est en tout cas une belle transcription de ce grand texte en BD !

Nom série  L'Homme au chapeau mou  posté le 10/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est par sa collaboration avec Bourgeon sur la superbe série Le Cycle de Cyann que j’avais découvert le nom de Lacroix (sans trop savoir à l'époque reconnaître sa part dans ce travail collectif).

Je m’étais donc ensuite plongé dans l’œuvre du bonhomme, et c’est par cette série que je découvre son travail.
Eh bien, force m’est de reconnaître que c’est vraiment chouette et original ! Certes, c'est très marqué par une époque (fin des années 1970 dans Pilote), mais il y a là un univers assez personnel.

Le personnage principal – coiffé d’un chapeau donc – n’est pas des plus agréables, c'est le moins que l'on puisse dire. Il ronchonne, râle, proteste, critique, avec un cynisme, une mauvaise foi et un sale caractère assumés. Les petites phrases qui accompagnent le titre de ces histoires courtes – jouant sur la notion du « pire » - ajoutent du négatif à l’ambiance déjà plombée par le triste bonhomme. Ce type a quelques accointances avec le Julius de MAM.

Les histoires sont assez courtes donc, et développent une ambiance souvent loufoque, parfois totalement absurde, avec un peu d’humour noir. C’est assez inclassable, mais j’ai bien aimé ces petits délires, qui partent d’observations du quotidien (plus ou moins distordu ensuite, avec quelques touches surréalistes). Quant au dessin de Lacroix, il est simple et efficace, s’affranchit généralement des décors.

Une série clairement recommandable.

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