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Nom série  Le Voyage (Baudoin)  posté le 21/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album assez déroutant, mais qui justifie son titre. Et mérite qu’on s’y attarde.

En effet, c’est l’histoire d’un homme, qui, du jour au lendemain, plaque femme et enfant, pour partir dans un « voyage », autant intérieur que tourné vers l’extérieur, qui le verra rencontrer des personnes attachantes – mais auxquelles il ne s’attache pas forcément.

Je ne suis pas persuadé que Baudoin savait toujours où il allait, et je subodore une bonne dose d’improvisation dans ce scénario, qui fait la part belle à la rêverie, à la dérive, voire au surréalisme. En particulier, pour ce dernier point, l’idée du crâne du héros, « à ciel ouvert », dont les idées ou l’imagination se voient prolongées comme des mots lancés au vol : images poétiques et verbales se rejoignent ici, même si j’ai eu au départ un peu de mal à m’y faire. Mais le procédé est intéressant.

Il faut clairement être réceptif à cette histoire où l’ambiance, la poésie, la fuite de la réalité, sont essentielles. Etre « embarqué », en faisant toute confiance aux images de Baudoin, et le suivre sur une voie qui s’invente au fur et à mesure que se développe l’histoire, entre liberté sans contrainte et réalité du moment.

Relativement épais, cet album se lit assez rapidement – les textes étant peu nombreux. Pour ce qui est du dessin, c’est du Baudoin assez classique, avec une utilisation du Noir et Blanc, et un trait très gras.
Note réelle 3,5/5.

Atypique, surprenant, c’est un album que j’ai apprécié, et que je vous recommande.

Nom série  Vieux fou !  posté le 21/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai bien aimé le premier tome, dans lequel un vieil anar, rescapé de la guerre d’Espagne, kidnappe un riche héritier pour arrondir sa retraite. Hélas, tout dérape, puisque le gamin s’avère le fils d’un roi de la pègre barcelonaise, et l’on se demande aussi rapidement qui du kidnappeur et du kidnappé mène la barque.

Amusant retournement de situation. Et personnages croustillant, puisque le « vieux fou » s’adjoint deux vieux potes de la lutte antifranquiste pour sécuriser ses négociations avec le père du kidnappé. Ces vieux bonhommes font en effet penser à ceux que Lupano a présenté récemment dans sa série « Les vieux fourneaux ». Même si l’action se dilue un peu en fin d’album et perd en crédibilité, la lecture de ce premier tome est plutôt sympa.

Hélas, la suite est moins intéressante. En effet, les travers entrevus en fin de premier tome deviennent dominant, puisque tout est dilué, moins crédible, et perd plus généralement en causticité. Le vieux fou n’est plus qu’un personnage parmi d’autres, dans une attaque de casino, des liens avec ETA qui se révèlent moins réussis.

Bref, si vous ne devez lire et/ou acheter cette histoire, seul le premier tome (qui peut se lire de manière indépendante) en vaut la peine, la suite est vraiment décevante.

Nom série  La Meute  posté le 21/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une petite histoire assez vite lue, l’album étant très peu épais, et les dialogues n’étant pas très fournies.

Mais j’ai plutôt apprécié cette histoire assez épurée, d’ambiance. Avec surtout un dessin exploitant très bien le Noir et Blanc (dessin très bon cela dit en passant).

Mon seul regret, c’est que j’aurais bien aimé voir l’histoire plus étoffée, avec la personnalité de certains moines, celle des druides ou celle de la mercenaire plus développées. Mais le mystère qui les entoure fait aussi partie du charme de cet album.

C’est plutôt une bonne pioche, dans cette collection du Cycliste qui a produit quelques albums vraiment intéressants.

Nom série  Richard Lenoir (Les Aventures de)  posté le 20/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais découvert le travail de Mr Picotto avec l’album Le Nuage noir, vraiment très intéressant. Au point que j’ai cherché à en connaître plus sur cet auteur, et ai acheté ce petit album, dans la collection il est vrai peu chère et propice aux découvertes de Futuropolis.

Alors ? Et bien je ressors déçu de cette lecture. Le dessin est sympa (ici en Noir et Blanc), mais l’univers est moins original que dans Le Nuage noir. C’est une intrigue mélangeant policier, espionnage, avec une sorte de complot/secret, auquel un journaliste – à la fois victime et acteur – est mêlé.

Hélas, cela manque de rebondissements, de mordant, et j’ai trouvé la fin quand même un peu bâclée, comme si cet album n’était qu’une ébauche inaboutie d’un projet plus long.
Une lecture décevante.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  La Grippe Coloniale  posté le 19/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n’ai pas eu à subir les désagréments de la longue attente entre les deux tomes de ce diptyque, que j’ai découverts il n’y a pas très longtemps. Et c’est plutôt une agréable découverte.

En effet, sans que ce soit hyper original, j’ai beaucoup aimé cette histoire, qui brasse un certain nombre de thèmes avec bonheur.
Le retour des anciens combattants de la Grande guerre d’abord, avec les désillusions qui l’accompagnent. Le racisme, les préventions de classes des élites européennes à l’égard des populations autochtones (nous sommes dans les dernières années de l’âge d’or de l’époque coloniale) se mêlent au brassage des populations (venues d’Asie et d’Afrique).

La grippe espagnole, qui frappe ici (l’histoire se déroule à La Réunion) comme en Europe, est un élément révélant les antagonistes, faisant monter la tension, tout en offrant quelques rares moments d’humour noir (lors de l’exode des populations vers l’intérieur des terres par exemple).

Beaucoup d’amertume, de grands élans du cœur, des personnages à la fois ordinaires et aux trajectoires atypiques, voilà une histoire dont je vous recommande la lecture, car c’est vraiment une chouette réussite. Et ce d’autant plus que le dessin – très moderne – est lui aussi très bon.

Nom série  Le Petit Bleu de la Côte Ouest  posté le 19/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre de l’album est intrigant, et ne dévoile pas grand-chose de son contenu, ne faisant référence qu’au style de musique de jazz écouté par le héros, Gerfaut, lors de ses virées en bagnoles.

C’est une adaptation de Manchette (un des auteurs favoris de Tardi avec Léo Malet), et on y retrouve son style. Manchette se disait éloigné du roman classique, de la grande littérature, et son style est assez froid, presque clinique.

L’essentiel de l’action est commenté en voix off, à la troisième personne, l’action elle-même se déroulant comme au ralentie, dans un long flash-back. On n’en sait pas beaucoup sur les personnages – alors même que certaines de leurs manies sont mises en avant, et Gerfaux, héros malgré lui de cette histoire, n’a pas la carrure de l’emploi.

L’histoire de cet homme qui cherche à échapper à des tueurs – et qui en devient un lui-même, dans une ambiance rejetant toute idée de morale, se laisse lire agréablement, pour peu qu’on soit réceptif au rythme de Manchette. Le dessin de Tardi est lui très classique, sans surprise.

Un album à recommander aux amateurs de polar.

Nom série  L'Aventure d'une BD  posté le 18/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sergio Garcia cherche avec cet album à présenter au lecteur de Bande Dessinée une étude complète et exhaustive sur les techniques de fabrications, les termes du médium : une vue interne d’un média qui vise l’externe.

Hélas, j’avoue m’être pas mal ennuyé, et avoir trouvé cet album passablement sec, voire ch…. . Rien ici n’est fait pour captiver le lecteur, que ce soit la narration (sorte de labyrinthe parfois pénible à suivre), ou les textes, eux-aussi pas franchement emballants.

C’est dommage, car Garcia semble vouloir faire bien et sérieux. Mais là, avec cet album, je pense qu’il n’a pas dû trouver son lectorat. Après avoir lu auparavant – et apprécié – les très bonnes études de Mac Cloud (L'Art Invisible), je ne peux qu’être sévère quant à ma notation de cet album. La version de Derib (L'aventure d'une BD (Derib)), si elle ne visait pas à être aussi complète (et était trop centrée sur l’œuvre de Derib), avait au moins le mérite d’être lisible et dynamique.

Ce n’est pas ce genre d’album qui peut donner envie d’en savoir plus sur la BD, malgré les bonnes intentions de l’auteur.

Nom série  L'Autre Monde  posté le 18/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me retrouve en grande partie dans l’avis de McClure, pour ce qui est des qualités et des défauts de ce diptyque, qui ne fait pas partie, pour moi, des « immanquables », comme cela semble être le cas pour la majorité des précédents lecteurs.

Les qualités sont essentiellement graphiques. Rodolphe a su créer un univers quasi féérique et intriguant. Dès les premières pages, les décors – comme étirés en hauteur, la taille vaguement démesurée des murs, fenêtres, etc, tout nous place en position d’attente, vis-à-vis d’une intrigue dont on nous distille quelques pincées au compte-goutte : qui est cet aviateur, où est-il « arrivé » ?

A cela s’ajoute un univers vaguement steampunk, pas franchement situé dans le temps (et d’ailleurs mélangeant parfois plusieurs époques pour ce qui est des habits ou instruments), mais avec des machines et un professeur eux-aussi intrigants. Et un personnage principal répondant au nom de Vern – ce qui accentue cette influence diffuse. Quelques chouettes trouvailles aussi : les régions de ce monde découpées en saisons, un mélange de certains contes, etc.

Bref, c’est relativement original, et la colorisation, très claire, pastelle parfois et un dessin un peu naïf ne font que renforcer l’attrait de ce diptyque.

Mais, hélas, comme l’écrit McClure, l’histoire elle-même, sa narration, ne sont pas au niveau et sont très – trop – « gentilles », lentes, sans que le merveilleux ne les dynamise. L’histoire d’amour de Vern et de son infirmière, les quelques péripéties, tout paraît trop gnan gnan, aucune aspérité ne vient perturber cette narration, au point qu’on a l’impression que les personnages ne sont que des robots.
Comme McClure aussi je trouve idiot et/ou frustrant de nous donner de vagues informations sur Vern, sans ensuite en tenir compte ni les exploiter.

Bref, un visuel entrainant, pour une histoire qui l’est moins. Je ressors déçu de ma lecture, après avoir vu cette série trôner au sommet des immanquables du genre. Sympa, mais sans plus serais-je tenté de dire.

Nom série  Trigs  posté le 18/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dans une ambiance Science-Fiction, on a là plutôt une sorte de thriller, avec un complot visant à éliminer une équipe de super-héros (les Trigs donc) ayant réussi à sauver les Terriens d’une récente menace alien. On ne sait qui cherche à liquider ces héros.

Et après, ben pas grand-chose d’original. On suit l’intrigue, sans passion (car elle n’est ni originale ni assez tortueuse). Cela se lit vite (peu de dialogues, et peu de case par page), mais je me suis quand même ennuyé à le faire, voulant tout de même aller au bout des trois albums empruntés.

Hélas, ce qui ajoute au manque d’entrain généré par l’intrigue, c’est le côté graphique, que je n’ai pas du tout aimé. C’est une sorte de dessin fait à l’ordinateur, franchement moche, avec une colorisation bâclée et des décors minimalistes. On a l’impression d’être dans un jeu vidéo des premières générations.

Ajoutons à tout ça une fin en eau de boudin (série abandonnée ?), et vous avez de bonnes raisons de vous abstenir, concernant cette série très décevante.

Nom série  Le Der des ders  posté le 17/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connais pas le roman d’origine de Daeninckx, mais je comprends facilement pourquoi Tardi a choisi de l’adapter.

En effet, on retrouve dans cette histoire ses deux sujets de prédilection : à savoir une enquête policière dans Paris et sa proche banlieue, avec pérégrinations et bons mots, mais aussi la Grande guerre (présentée dans sa version noire et désenchantée).

D’ailleurs, les mêmes auteurs reprendront le personnage de Varlot deux ans plus tard dans un court one shot chez L’Association, cette fois-ci uniquement concentré sur la sale guerre., et dans lequel l’antimilitarisme de Tardi sera encore plus affirmé.

Ici, on a une enquête aux faux airs de Nestor Burma, sans réelle surprise. Cela se laisse lire agréablement, mais il manque un peu d’originalité je trouve. Du sympa sans plus, dont l’achat est à réserver aux fans du genre et/ou de Tardi, qui souhaitent rester en terrain connu.

Nom série  Bienvenue à Boboland  posté le 17/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, j’avoue avoir souri à la lecture de quelques dialogues de cette gentille satire du bobo parisien, mais cela ne restera pas inoubliable.

Les auteurs abordent un certain nombre de travers de ces bourgeois faussement « ouverts » (sur le monde, les autres, les plus démunis ou les nouveautés en tous genres) et, si la critique est facile, elle est plutôt saine (même si évidemment, comme le beauf, le bobo est une tendance que l’on ne repère que chez les autres, alors que soi, bien sûr…). Les tics de langages, les postures branchouilles, les hypocrisies du quotidien sont évoquées.

Mais, hélas, cela reste un peu trop convenu. L’humour et les gags d’abord, pas aussi caustiques que je l’espérais. Mais surtout le bobo lui-même. J’attendais plus de méchanceté, de percussion dans le traitement de cette bonne conscience du bourgeois, qui peut se déclarer et/ou se voir rebelle et solidaire, alors qu’il n’est qu’hypocrite et casanier.

Rigolo parfois, mais pas assez « relevé » à mon goût.

Nom série  Ynfinis  posté le 17/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais, un gros bof, voilà ce que m’inspire cette histoire.

On a là une série de Science-Fiction qui s’inspire de Dune, de l’univers graphique de Lanfeust (ce qui n’est pas forcément un compliment venant de moi) et de Star Wars. Sans hélas prétendre à en égaler l’intérêt.

En effet, l’intrigue semble bricolée à la va-vite, et n’est ni très originale, ni bien menée (peu de surprises, de rebondissements, ni de coups de théâtre propre à la dynamiser). La lutte pour le contrôle de l’univers n’est pas captivante (et rappelle les plus pauvres des dessins animés japonais ou américains : inspiration que confirme hélas la grotesque figure du méchant dans les dernières pages du second tome), et la personnalité des personnages principaux n’est ni très fouillée ni très claire.

Enfin, je n’ai pas vraiment aimé le dessin, lui aussi souvent bâclé, et pas toujours lisible, alors que la colorisation n’est pas non plus folichonne.

Le deuxième tome, présenté en début comme la « fin du cycle » (ce qui sous-entendait une suite, jamais publiée ?), conclut très brutalement l’intrigue, laissant un arrière-goût de bâclé (décidément ce terme revient souvent dans cette critique…) au lecteur ayant suivi l’histoire jusque-là.

Bref, j’ai emprunté ce diptyque « pour voir », et ne saurait même pas vous encourager à en faire autant. Une série ratée et dispensable – à tous points de vue, je pense.

Nom série  Le Poilu  posté le 16/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh bien non, cet album n’est pas le énième surfant sur vague commémorative de la Grande guerre ! Même si ça y castagne, massacre et saigne dur.

L’intrigue se déroule dans un endroit et une époque indéterminés (une sorte d’Europe vaguement médiévale ?), dans une ambiance qui rappelle par certains côtés les violences et pillages perpétrés par les Grandes Compagnies aux XIIe et XIIIe siècles.

Traversée par des personnages picaresques, l’histoire est à la fois très violente et très noire, mêlant des effets fantastiques (tête qui vit et parle, ou rêveries de « l’Indien » par exemple) à un univers plus classique de guerre pour le pouvoir au milieu d’une société plutôt classique. J’ai en tout cas bien aimé l’ambiance de cet album – que je ne trouve pas proche de celle des Donjons, contrairement à ce que j’ai lu dans un avis précédent (même si le dessin peut faire penser au jeune Sfar ou à Trondheim, mais on peut y trouver du Gippi aussi).

Si l’histoire est parfois décousue, loufoque (quelques traits d’humour épars), c’est surtout le traitement graphique qui la distingue je trouve. Et qui peut clairement rebuter certains lecteurs. En effet, le trait est très simple, brouillon – même si certaines planches fourmillent de détails (les villes en particulier). C’est aussi très noir, et l’alliance de ce Noir et Blanc gras (avec des dégradés de gris) et de ce dessin presque « enfantin » parfois (tailles et proportions des animaux et personnages sont souvent atypiques) sont à la fois la force et la faiblesse de cet album très original dans son traitement.

Si vous êtes réticent à ce style, passez outre, car cet album en vaut la peine. Relativement épais (180 pages environ), il demande un certain investissement (temps, concentration) pour être savouré à sa juste valeur.
C’est une belle découverte, et je vous encourage à en faire autant !

Nom série  Comme des Lapins  posté le 16/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai été étonné au début, d’apprendre que cet album avait été primé à Angoulême, mais finalement, Ralf König a quand même réussi ici à nous conter une histoire très actuelle, très moderne, avec un langage et un imaginaire assez crus, naturels : cela détonne dans la production main stream, et c’est sans doute cela, en plus des qualités réelles du scénario, que le jury a sans doute voulu saluer.

J’ai en tout cas bien aimé cet album, dans lequel König a glissé ses thèmes habituels : l’homosexualité – et ses rapports plus ou moins tendus avec l’hétérosexualité, et plus généralement le rôle moteur du sexe dans la vie. Mais il a su créer un bon casting pour incarner ces questions : les deux voisins (un hétéro et un homo), tous deux plus ou moins largués par leur ex, sont à la croisée des chemins. Autour d’eux gravitent hommes et femmes à la personnalité typée, qui se croisent dans des moments parfois bien poilants.

En effet, comme toujours, il y a une bonne dose d’humour : le passage de l’émission de télé débile, et celui de la venue de la mère du voisin homo sont vraiment très drôles, dans des registres différents.

Pas forcément pour les plus jeunes (la couverture, à la fois marrante et rentre dedans, est révélatrice d’un « intérieur » assez cru, même si ce n’est pas à réserver aux adultes, il n’y a rien de pornographique ni de trop explicite), c’est une lecture que je vous recommande. Ralf König est un auteur atypique et intéressant. C’est en tout cas pour le moment probablement mon album préféré de cet auteur.

Nom série  Le Chant du Cygne  posté le 15/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dorison est un scénariste prolifique, éclectique, mais très inégal. Il a pourtant réussi avec ce diptyque à créer une série intéressante et qui sort des sentiers passablement battus par les productions surfant sur le centenaire de la Grande guerre.

L’action se situe dans un moment de rupture de cette guerre, en avril 1917, alors que les mutineries se succèdent suite aux massacres inutiles engendrés par les attaques aberrantes lancées par des chefs comme Nivelle. Voilà bien un type qui mériterait d’être jeté dans les poubelles de l’histoire, à l’heure où l’on parle de réhabiliter des mutins fusillés.

Toujours est-il que la boucherie (les assauts eux-mêmes, de tranchées à tranchées) et que les bouchers comme Nivelle sont quasi absents de cette histoire, même s’ils en forment le décor et le ressort principal.

La folle équipée de ces soldats, qui fuient l’horreur des tranchées pour porter une pétition à l’Assemblée, qui pourrait mettre fin à la carrière de Nivelle et aux attaques meurtrières est bien menée. Poursuivi par des « gendarmes », déjouant leur peur et leur destin, ils cherchent à mener à bien cette mission quasi sacrée.

Un diptyque d’aventure, mais aussi dans lequel les relations humaines (avec toutes les ambiguïtés qui peuvent faire se mouvoir et s’émouvoir des hommes) jouent un rôle important.
J’ajoute que j’ai plutôt bien aimé le dessin et la colorisation de Cédric Babouche.

Un diptyque que je vous recommande (note réelle 3,5/5).

Nom série  Et maintenant, allongez-vous !  posté le 15/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album nous présente quelques trentenaires/quadras – surtout une femme, psy cherchant un mec (sans engagement ni complication) et un provincial monté de sa cambrousse à Berlin : les deux, que tout oppose, vont se trouver un terrain d’entente (au lit essentiellement !).

Comme souvent chez König, c’est très cru (langage et scènes osés), et l’homosexualité (les potes de la psy le sont) à la fois affirmée et « normalisée ».

Entré un peu à reculons dans cet album, je l’ai finalement bien apprécié. König, sous couvert de crudité, nous a dépeint là des personnages crédibles, sensibles, et qui cherchent le bonheur pas forcément là où leur logique de vie aurait voulu qu’il se trouve. Un album dans lequel König joue moins les cartes de l’humour et de la provoc’ que dans certains de ses autres albums, mais qui finalement gagne en profondeur.

Je ne suis par contre pas trop fan de son dessin sur cet album – en particulier les bouches des personnages, sur le côté des visages de profil (à la manière du Picasso des années 1930).

Mais c’est une lecture sympa que je vous recommande toutefois.

Nom série  Nimona  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D’abord publié en feuilleton sur un blog, cet album d’une auteure américaine que je ne connaissais pas rassemble les aventures d’une jeune fille, Minoma, et de deux « chevaliers », que tout oppose et rapproche, anciens amis désormais ennemis malgré eux.

Même si je n’en fais pas une œuvre culte, loin de là, je m’étonne qu’il ait fallu plus de trois ans pour que cet album soit référencé sur ce site (publié chez Dargaud quand même !?). C’est peut-être dû au fait qu’il soit assez inclassable, du point de vue du genre (Science-Fiction ? Heroïc-Fantasy ? Même si, par défaut, je l’ai placé en Inclassable), mais aussi du public visé.

L’intrigue se déroule dans un royaume imaginaire, avec un roi en retrait et un Institut tout puissant pour « maintenir l’ordre » (la « chef » de cette organisation se voyant toute puissante et n’ayant que peu de scrupules). Si l’on ne sait pas grand-chose de cet « Institut », il sert de fixateur à une critique des dictatures et des techniques de communication utilisées par les Etats modernes.

Dans ce cadre relativement classique, un long combat oppose lord Ballister Blackheart, super méchant (mais pas tant que ça en fait) à sire Ambrosius Goldenloin, ancien ami désormais rival lié à l’Institut. Dès le départ – il n’y a pas de longue introduction des personnages – Blackheart est rejoint par la jeune Nimona.
Celle-ci est une « métamorphe » (elle se transforme en n’importe quel animal à volonté) et devient son assistante : c’est elle la vraie méchante, elle n’hésite pas à détruire, tuer.

Ce qui fait l’originalité de ces aventures, c’est qu’elles mélangent allègrement les époques. En effet, si Blackheart et Goldenloin sont des chevaliers – et de nombreux termes ou personnages renforcent cette référence au moyen-âge, une partie de l’univers est contemporain, voire clairement futuriste (des armes, des outils, les médias, etc.) : passé, présent et futur sont réunis, sans que cela ne gêne la lecture.

Le dessin est assez minimaliste, très coloré, on sent bien ici le « style blog », qui ne s’embarrasse pas de fioritures.

Pour le reste, si ces aventures se laissent lire rapidement (260 pages, mais plusieurs planches – surtout lors de combats – sont muettes), je reste un peu sur ma faim.
Et ne sait pas non plus quel était le public visé par ce Nimona (probablement les jeunes ados ?).

Nom série  Le Vagabond de Tokyo  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les mangas ne m’attirent a priori pas vraiment, mais je me suis quand même laissé tenter, pour aller à la découverte de cette série, eu égard aux côtés trash et anticonformistes soulignés par plusieurs personnes avant moi.

Bon, autant le dire tout de suite, je n’ai pas vraiment été conquis. Si le dessin est correct, je trouve toujours « bizarres » et hideux les visages des personnages dès lors qu’une émotion forte (colère ou autre) s’y dessine : ce côté du manga me rebute à chaque fois.

Je n’ai lu que le premier tome (déjà un petit pavé il est vrai), mais, si le ton employé pour décrire la vie de ce loser sort du politiquement correct, et si de nombreuses situations (érotique plus ou moins soft, gerbe, etc) peuvent l’assimiler à du trash, je n’y ai pas trouvé de quoi m’accrocher et aller au-delà de ce tome inaugural.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  La Faute au Midi  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un siècle après les événements, et alors qu’il est de plus en plus question de « réhabiliter » un grand nombre des fusillés pour l’exemple (mutinerie, « lâcheté devant l’ennemi », etc.), cet album rappelle un fait passé dans l’oubli. Dès les premiers jours de la guerre, la stratégie française est prise en défaut par les Allemands, et les défaites très coûteuses en vies humaines se succèdent : des « méridionaux » sont pris comme boucs émissaires et, contre toute justice et contre la vérité même, plusieurs sont condamnés à mort et exécutés.

L’album montre bien l’enchaînement des faits, qui mène de la stupeur des défaites, du refus des chefs d’admettre leurs erreurs, à la condamnation de pauvres bougres. Aujourd’hui lavés de toute accusation, ces morts – comme la plupart des autres fusillés (surtout après 1916-1917) attendent surtout que soient jugés (par l’histoire au moins !) les officiers supérieurs qui, par fierté mal placée, par bêtise ou tout simplement par nullité stratégique, ont envoyé à la mort des centaines de milliers de soldats, paysans et provinciaux pour la plupart. On peut attendre cette remise en question de Joffre ou Foch (et plus tard Nivelle) !

Si le sujet est intéressant, son traitement l’est moins je trouve. En effet, le scénario est trop basique, plat, au point parfois de desservir le propos. C’est trop « gentil ». Quant au dessin, pas foncièrement mauvais, je n’ai pas accroché.

Si je mets trois étoiles, c’est avant tout pour la valeur de témoignage de l’album – confortée par le petit dossier final, qui rappelle les faits (mais qui du coup est parfois redondant avec l’album lui-même).

Nom série  Litteul Kévin  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le petit Kevin dont il est question ici n’est le plus souvent qu’un faire-valoir de ses parents, qui sont les réels personnages centraux de cette série. Surtout le père je trouve, faux dur en simili cuir, et macho d’opérette.

L’histoire de ce couple de bikers et de son mioche amène quelques passages marrants, Coyotte parsemant dialogues et situations d’une petite dose de langage vulgaire, d’évocations sexy – sans que certaines limites ne soient dépassées.
Un peu comme le père, gros balèze qui se révèle souvent un gros nounours, une fois le décor planté, on est le plus souvent dans des histoires cocasses, mais finalement assez classiques, avec querelles de famille – le plus souvent de couple (ah, la belle-mère…).

Le dessin de Coyotte, dans un noir et blanc à la Maester, est plutôt bon – même si je n’aime pas le corps de madame (haut du corps disproportionné avec petite tête je trouve ?).

J’ai lu les albums 1, 2, 3, 4, 6 et 7, ai relativement apprécié les trois premiers cités, un peu moins les autres. Globalement d’ailleurs, je trouve que c’est très inégal, et que le filon semble s’épuiser au fil des tomes. Un emprunt (en priorité parmi les premiers tomes) me semble suffisant pour découvrir cette série.

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