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Nom série  Adieu Brindavoine  posté le 18/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu l'album Casterman de 1979 qui contient le court récit "la Fleur au fusil" non inclus dans l'édition initiale Dargaud. C'est une bonne idée car ce petit récit complète le récit principal à propos du personnage de Brindavoine, et met bien les pieds dans le plat au niveau guerre qui se révèle un gigantesque abattoir humain, et dont Brindavoine ne reviendra pas intact.

On peut considérer cette Bd comme une sorte de péchés de jeunesse de Tardi, puisqu'elle est créée en 1972 dans Pilote juste après Rumeurs sur le Rouergue, il en était donc encore à ses débuts 2 ans après son arrivée chez Pilote.
C'est une rocambolesque aventure au ton un peu surréaliste, autour d'un personnage pittoresque et étonnant en la personne de Lucien Brindavoine, où il se passe tellement de choses bizarres qu'on est un peu perdu à la première lecture ; Tardi balade le lecteur dans une suite d'actions un peu folles, et qui malgré les invraisemblances, contient la plupart des obsessions qu'on retrouvera chez cet auteur, notamment dans Adèle Blanc-Sec, univers qu'il fait rejoindre à Brindavoine en 1978 dans l'épisode Momies en folie.

Son univers propre se met donc en place avec ce Brindavoine : on y trouve des personnages à la fois banals et inquiétants, une irruption de l'horreur dans le quotidien, et surtout le charnier de la guerre de 14-18 qui se profile déjà et qui deviendra la grande obsession de Tardi dans ses autres Bd.

Le dessin est déjà proche de celui qu'on retrouvera sur Adèle, une sorte de Ligne Claire moderniste au trait épais. Je ne peux pas dire que j'ai vraiment aimé cet album, mais il ne m'a pas déplu complètement, notamment grâce au personnage sympathique et lunaire de Brindavoine ; je crois qu'il est plus réservé aux fans de Tardi..

Nom série  Griffu  posté le 18/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
un récit ancré dans l'actualité de la fin des années 70, que je viens de relire récemment, ça m'a rappelé le film Mort d'un pourri, sorti la même année en 1977, où Delon se débattait au sein d'un trafic d'influence pour essayer de blanchir un ami député assassiné.
Manchette pondait là un de ses premiers scénarios de BD ; en tant que père du néo-polar, il développait un thème qui deviendra ensuite juteux dans le roman et à l'écran : la pourriture des milieux politiques et leur collusion avec les truands.

Je me souviens quand j'avais lu l'album édité au Square en 1978 (réédité en 1982 par Dargaud, puis par Casterman en 1996), que j'avais trouvé le résultat vraiment bon ; à cette époque, j'étais en plein trip de roman policier, je dévorais tout. C'est un excellent récit politico-policier dans ces années 70 où le roman policier français était retombé dans une sorte de léthargie. Manchette bousculait tout ça par son écriture détachée, refusant l'émotion et appuyant le désenchantement dans le comportement des personnages ; on le constate dans "Griffu", ils sont tous de vraies crevures, et le héros est bien typé, on retrouve tous ces éléments dans cet album que Tardi illustre de façon superbe, dans un noir et blanc tout en grisé, avec son trait épais. C'est la première fois qu'il dessine un univers urbain contemporain, il y est sans doute moins à l'aise que dans le début de siècle propre à Adèle Blanc-Sec, mais il s'en sort pas si mal.

Un polar très noir et tragique, qui se termine par un bain de sang, et qui vaut le détour..

Nom série  Thamara & Juda  posté le 18/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Véritable maître du dessin hyperréaliste, Riverstone offre ici des pages qui sont un peu comme des peintures à l'huile, peuplées de filles splendides et très sexuées. J'ai toujours eu un petit faible pour cet auteur très secret qui se situe un peu à part dans la BD érotique, parce qu'il fait preuve d'un grand talent dans son rendu graphique et qu'il est assez doué pour transcender le fantastique et le surréalisme dans ses Bd.

Et j'aime particulièrement quand il aborde l'Antiquité qu'il rend torride, c'est l'univers qui lui correspond le mieux je trouve, au contraire de ses autres créations comme Chloé (ou "Trop plein d'écume"), Gomorrhe, "la Fugue infinie" ou "l'Ile des fantasmes"... qui sont plus tournées vers le fantastique onirique.

Dans cet album, il situe son décor dans un contexte biblique puisque son récit est inspiré d'un chapitre de la Genèse, avec les personnages de Thamar (ici Thamara), Juda et Onan. Riverstone se joue un peu de la Bible, mais reste néanmoins assez proche de cette histoire, et surtout la rend beaucoup plus lisible que Judith et Holopherne qui ne m'avait pas autant séduit par ses divagations et sa bestialité confuses. On sent clairement que l'auteur n'a pas fait du cul pour le cul, il y a certes quelques situations un peu outrées et surtout des dialogues parfois naïfs et idiots, mais pas autant que dans ses autres Bd ; son scénario intègre des scènes hard d'une très grande audace dans un récit mieux structuré, avec quelques gros plans de belle tenue.

Les femmes y sont sculpturales, avec des poitrines fières et triomphantes, des corps opulents aux cambrures hardies, et des visages d'ingénues ou de jeunes vierges. Les hommes sont très vigoureux, avec des braquemarts rarement au repos, et certaines séquences sont très bandantes, mais ça reste toujours esthétique et pas crade grâce au dessin et aux très belles couleurs qui mélangent ainsi la beauté, la force, la bestialité et la cruauté en un savant cocktail. Bref, c'est de l'art érotique dans ce qu'il a de meilleur..

Nom série  Le Coeur de Lion  posté le 15/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album et sa suite font partie d'une acquisition faite au festival de Rouans où j'ai pu avoir une discussion très enrichissante avec Eriamel, un véritable passionné d'Histoire médiévale, principalement l'Histoire de la Normandie. Et ça tombe bien ,je m'intéresse aussi à cette région qui fut l'un des plus importants duchés de France, avec ceux d'Aquitaine et de Bourgogne. Nous avons échangé pas mal d'idées, et je lui même fait part délicatement d'un petit défaut au sujet des Bd qu'il scénarise, à savoir que les sujets ne sont passionnants que pour les férus d'Histoire comme moi, et trop techniques. Aussi , le lecteur qui n'est pas versé dans le Moyen Age, risque d'être un peu distancé et perdu, il faut s'accrocher parfois pour tout suivre, et surtout s'intéresser vraiment au propos.

On retrouve donc ce défaut sur cette Bd, mais de façon moins appuyée que sur Normannia - L'Epte, des Vikings aux Plantagenêts. Cette fois, Eriamel s'intéresse aux Plantagenêts : Henri II et Aliénor, leurs fils Henri le Jeune, Geoffroy, Richard et le jeune Jean . Tout ce tome 1 est consacré à la jeunesse de Richard alternativement aux rôles de ses frères, il apprend le métier si l'on peut dire, car son père le désigne somme son successeur, mais la révolte du frère aîné Henri le Jeune, ou Henri Court-Mantel va sonner la cloche de la révolte des fils contre leur père. Tous ces épisodes sont un peu condensés, mais c'est inévitable, la période s'avérant très riche. Le dessinateur choisi ici par Eriamel est moins séduisant que ceux de ses autres Bd, le trait est un peu grossier mais assez bon pour m'intéresser à cette histoire où je n'ai pas appris grand chose que je ne savais déjà. La restitution de certains lieux connus est conforme, c'est donc du bon travail. L'album s'arrête avec la mort de Henri Court-Mantel à qui son père a pardonné. Tout est parfaitement conforme et documenté, rien à dire de ce côté.

Après 14 ans de silence, Eriamel a décidé de donner une suite à cet album avec un tome 2 entièrement centré sur la rivalité entre Richard et Philippe Auguste, roi de France. Je connais parfaitement tous les épisodes liés à cette lutte entre le Plantagenêt et le Capétien, mais il y a néanmoins un fait que j'avais zappé parce qu'il est très méconnu des historiens, c'est cette bataille de Freteval, ou devrait-on dire de cette non-bataille, car ici, aux pieds de cette forteresse (dont il ne reste aujourd'hui que de pauvres ruines que j'ai visitées), située au nord-est de Vendôme, Richard a pris son adversaire en traître en enfermant son armée dans un piège indigne des lois de la guerre. On comprend donc mieux que ce fait honteux ne soit jamais enseigné en classe.

Ici, le dessin ne me plait pas tellement ; Juliette Derenne m'a dessiné une belle tête de Richard, mais son trait n'est pas très esthétique, il oscille entre l'à-peu près et le pas mal, c'est assez déplaisant, alors que le dessin de Marivain est un peu plus esthétique. Sinon, ils ont bien respecté les armements et donné de belles images de sièges et de châteaux forts qui parsèment ce second album ; intéressant par exemple de voir le donjon de Loches avec son couronnement, la doc est donc excellente. Le seul défaut qu'on peut reprocher à ces 2 albums, c'est que le 1 condense trop une période trop large, et que le 2 s'intéresse trop à une période très courte puisqu'il s'agit des 2 années 1193 et 1194 après la libération de Richard de sa captivité en Allemagne.

Une bonne lecture qui s'adresse plutôt à des passionnés, mais les luttes entre Richard et Philippe sont loin d'être terminées, aussi peut-on espérer une suite, mais pas dans 14 ans...

Nom série  Caatinga  posté le 15/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette Bd a le mérite de présenter un environnement méconnu en Europe, qui est relayé en fin d'album par un petit dossier explicatif instructif. On peut comparer cette aventure à une sorte de western brésilien de par son sujet et son décor, malgré quelques éléments un peu différents, et tout en développant une histoire un peu éternelle et commune à plusieurs pays : l'injustice, l'impunité et la morgue insolente des gros propriétaires et des nantis protégés par un système corrompu.

Le traitement d'Hermann est bon, mais je n'arrive pas à accrocher complètement à cette histoire qui manque un peu de rythme, c'est un peu contemplatif et pas assez pêchu ; les héros, et surtout Diamantino, ne sont ni attachants, ni intéressants, on ne s'apitoie pas sur leur sort.
Sinon l'intention est bonne, et surtout j'admire le dessin qui est magistral, avec une lumière particulière, des contours de personnages bien tracés, des décors magnifiques et soignés, le tout procurant un très beau visuel.. bref du grand art graphique.

Une lecture agréable, mais pas mon album préféré de Hermann.

Nom série  Belles à Croquer  posté le 15/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un album devenu tellement rare que même si je conseille l'achat, il sera très difficile pour les découvreurs de Corben de le dégoter, même à Paris. Je n'ai pu le lire qu'à la bibliothèque d'Angoulême qui possède un fonds de Bd anciennes conséquent, parmi lesquelles figurent quelques Corben introuvables..

C'est un mélange de récits courts d'aspect gothique qui s'intéresse aux loups-garous et autres bêtes malfaisantes. Je crois que la lycanthropie a toujours fasciné Corben, on se souvient de Rolf et d'autres récits vus dans des recueils consacrés aux années Creepy, et il le démontre avec splendeur dans d'horrifiques dessins toujours aussi séduisants par la plastique de certains personnages, par ses couleurs saturées, et par des chutes souvent surprenantes, procédé repris plusieurs fois par l'artiste dans la plupart de ses histoires.

On pourrait résumer ce recueil par les 3 mots suivants : monstres, fesse, gore ... en effet, on y trouve de beaux spécimen de bestioles velues à faire frémir, des filles nues toujours très opulentes, comme souvent chez Corben, et des scènes par endroits peu ragoutantes. Mais même si cet album n'est pas considéré comme un Corben majeur, je ne me lasse pas de son style et des atmosphères uniques qu'il sait créer ; et ici, je me suis régalé !

Nom série  Les Aventures de Mado et Maildur  posté le 15/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir lancé La Terre de la bombe en 1974, le duo Ramaïoli/Durand crée en 1980 ce tandem de héros, Mado la femme et Maildur l'homme-chat, dont l'univers est très proche ; en effet, l'action évolue dans un monde post-apocalyptique, les éléments sont quasiment identiques, les héros errent sans but en devant affronter des créatures cruelles et bestiales ou des mutants féroces, il y a du sexe et une violence très crue avec des mutilations et autres atrocités... bref c'est très ressemblant à La Terre de la bombe qui visait à peu près le même public de jeunes adultes trentenaires.

Je ne saurais dire si "Mado et Maildur" était plus palpitante, pour moi, c'est quasiment pareil, sauf que le duo de héros est peut-être plus attachant, et je ne sais trop pourquoi les auteurs ont crée cette série un peu trop ressemblante à leur série précédente, plutôt que d'explorer un autre univers, mais elle est très sympa, je me souviens que j'en lisais des épisodes dans Ere comprimée au début des années 80, et comme c'était la mode des mondes déglingués suite à l'engouement de Mad Max 2, j'étais client de ce type de récit.

D'autant plus que Durand livrait des scénarios bien sanglants parfois, et que Ramaïoli dont j'ai toujours apprécié le dessin, offrait un trait un peu plus fin, bourré de détails dans des cases souvent bien chargées, dans un joli noir et blanc. Dommage que la série n'ait pas continué, mais Ramaïoli est parti sur tellement de projets qu'il ne savait plus où donner de la tête...

Une bonne série de SF, injustement méconnue, à découvrir..

Nom série  Jean le Long  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une petite perle très sympathique du duo Ortiz/Segura trouvée au petit festival de Gauriac ; de la Bd de pirates classique mais très bien tournée et bien écrite, qui utilise les composants de ce type de récits. Malgré une erreur sur le tome 1 qui indique dessins : Segura, texte : Ortiz, il ne faut pas s'y fier, d'ailleurs on remarquera aussi de nombreuses fautes d'orthographe dans cet album, dues sans aucun doute à la traduction. On y retrouve donc le trait nerveux de José Ortiz, de style réaliste mais parfois proche de la caricature, qu'il a rodé dans de nombreux petits formats pour l'Angleterre et l'Italie, il est ici moins peaufiné que dans Hombre, il donne une silhouette d'adolescent au début à son héros, qu'il rectifie ensuite en jeune homme plus aguerri. De même que ses décors sont assez poussés (la fortification de Cartagène sur la première planche qui reproduit la Tour de Belem au Portugal).

Cette série est née dans une revue espagnole sous le nom de "Juan el Largo" vers 1989, et publiée sous forme de chapitres courts de 8 planches ; elle n'est pas assez connue, c'est très injuste, car ses pirates sont très attachants, pas aussi sanguinaires que leur ennemi Olones, l'ambiance et le décor de mer des Antilles sont bien restitués, avec un peu d'humour et des personnages pittoresques. Moi qui avait lu tant d'histoires de pirates dans les petits formats de ma jeunesse et qui m'en étais un peu lassé, j'ai trouvé cette Bd très avenante. Si je parviens à trouver le tome 2, je prends les yeux fermés, tout en regrettant que la série n'ait pas été poursuivie plus longtemps.

Nom série  Frère Boudin  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il n'y avait qu'un seul bouquiniste au petit festival de Gauriac où je me suis rendu dernièrement, mais il possédait quelques perles dont ce tome 1 que je cherchais depuis un moment ; comme quoi certains festivals ou vide-grenier de campagne peuvent receler certains petits trésors.

C'est une petite bande très sympathique et amusante qui a paru en 1976 dans le Achille Talon Magazine, lors de 2 récits complets d'une douzaine de planches : le Tibia sacré, et Boudin et le troubadour triste. L'ensemble se révèle original et très plaisant, c'est une charmante Bd plutôt jeunesse, au ton humoristique, bien dans le style que Greg affichait au journal Tintin, de même que le dessin rond très agréable de Claude Marin est proche des dessinateurs de ce même journal, on y reconnait des influences de Mittéï, de Hugo, de Dupa, de Guilmard... c'est donc l'exemple parfait de la bande humoristique à l'ancienne (des années 60 et 70) que je défend souvent dans ces colonnes et qui avait une vraie personnalité et surtout un dessin soigné et agréable, au contraire des modernes actuelles qui sombrent souvent dans la facilité et l'à-peu près, le pas joli, le graphisme brouillon ni fait ni à faire...

Le journal mis en place par Greg sera on le sait éphémère, et entraine donc la disparition du jovial frère Boudin, comme les autres bandes qui voisinaient avec elle (Jo Nuage et Kay Mc Cloud ou Léonard qui elle connaitra un succès énorme en albums). Un regret pour les nostalgiques..

Nom série  Belloy  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai réussi à lire 3 albums de cette petite série, "le Chevalier sans armure" et "Princesse captive" chez Lefrancq, ainsi que "le Baron maudit" chez Deligne.. parce que j'avais entendu parler de ce personnage par Uderzo lui-même dans différentes interviewes, et dans le numéro des Cahiers de la bande dessinée qui lui fut consacré chez Glénat. Il fallait donc que j'ai un visu.

Ce personnage de Belloy est en réalité le descendant de Arys Buck, l'un des tout premiers héros du jeune Al Uderzo, création très éphémère 2 ans avant. "Belloy" est d'abord crée en 1948 par Uderzo seul dans l'hebdo O.K., puis reparait sur des scénarios de Charlier à partir de 1950 dans des journaux belges et français, comme Pistolin, la Libre Junior... et enfin repris entre 1962 et 64 dans Pilote pour 3 récits de 46 planches.

C'était l'un des héros costauds crées par Uderzo à une époque où il affectionnait ce type de personnages musclés et redresseurs de torts ; on peut y voir dans Astérix un rappel de ces personnages avec ceux de Tragicomix dans Astérix Légionnaire, ou Comix dans le Grand Fossé, qui sont dessinés dans le style beaux gosses athlétiques.
Cette fantaisie médiévale est sans doute de qualité, elle a permis à Charlier de signer une de ses rares créations humoristiques, et à Uderzo de peaufiner son trait par rapport à ses débuts sur Arys Buck. Il n'est pas encore abouti ni posé, mais on sent de-ci de-là que son style graphique est en train de se mettre doucement en place, notamment sur les personnages, les visages et quelques éléments de décor.

On reconnait aussi le style un peu ampoulé de Charlier qu 'il développera ensuite dans Tanguy et Laverdure ou Blueberry, certains aspects accusent un léger coup de vieux et une certaine naïveté, mais la bande possède le charme de ces Bd vintage au parfum suranné, et ça reste une petite surprise d'humour assez méconnue, un vrai péché de jeunesse prometteur pour ces 2 auteurs.

Nom série  Le Manu Manu et autres histoires naturelles et sociales  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Manu Manu est l'une des plus étonnantes créations rencontrées dans une Bd. Ce "monstre" aux réactions déroutantes est crée par Fred dans les premiers numéros de Hara-Kiri en 1960. Ce qui explique les premières pages du recueil , avec un dessin encore peu abouti, qui présente la "bête" dans un récit imagé, mais pas sous forme de bande dessinée. Ce récit s'avère tout de même original. Fred ressuscite le Manu Manu dans l'épisode de Philémon L'Ile des brigadiers en 1975 dans Pilote, et réutilise son potentiel.

C'est sans doute le recueil d'histoires de Fred le moins intéressant, avec souvent un dessin grossier et des idées très inégales ; Fred y cultive l'absurde, mais j'ai l'impression qu'il cherche la bonne formule, je n'ai vraiment apprécié que 2 petits récits : "la Vie quotidienne des espions" (en 2 planches) qui est assez drôle, et "la Chandeleur des mauvais garçons" (en 1 planche).
Vraie note : 2,5/5.

Nom série  Y'a plus d'saison  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme le signale Gaston dans sa fiche de présentation : "Tous les inconditionnels doivent lire cet album". Oui sans doute, j'en fais pourtant partie, mais encore une fois, comme Le Fond de l'air est frais..., celui-ci se révèle inégal. D'emblée, le premier récit " l'immortel " qui joue sur le mot con, n'est pas terrible ; j'ai l'impression que Fred s'est inspiré de Cavanna qui avait rédigé un article sur "l'Eloge du Con" dans Hara-Kiri... Les dessins colorés aux fusains de couleurs donnent cependant une originalité.

Le rire n'est pas forcément au rendez-vous partout, mais tout part de situations absurdes, y compris dans les pages qui utilisent des images d'autrefois, genre images d'Epinal ou de vieux journaux, ce procédé était souvent employé chez Pilote par d'autres auteurs.

Globalement, j'ai trouvé cet album un peu mieux par la qualité subtile de ses petites histoires comme "la Frontière est dans l'escalier", "Il était une fois une fève" ou "Troublons le guide" (qui sont du pur Fred insolite), alors que "les Paris stupides" se révèle très moyenne. L'ensemble du dessin est de l'époque Philémon, c'est à dire du style Fred qu'on lui connaît, bien abouti.

Nom série  Le Fond de l'Air est Fred  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce recueil de récits courts et même très courts pour certains qui ne tiennent qu'en 1 planche ou quelques cases, m'a rappelé plein de souvenirs car je les lisais dans le journal Pilote entre la fin des années 60 et 1972, année où j'ai délaissé plus ou moins ce magazine qui avait changé de formule. Fred était entré chez Pilote en 1965 et avait d'abord livré ses scénarios pour les confrères, avant de se lancer seul, entre 2 Philémon dans ces petits récits qui à l'époque me ravissaient.

Relus aujourd'hui, plus de 40 ans après, je suis plus mesuré. C'est une sorte de bric à brac qu'on peut trouver soit génial, soit très moyen. Disons que pour moi, ça se situe entre les deux, c'est quand même très inégal, surtout dans les petits métiers insolites où certains d'entre eux sont peu drôles, mais toujours avec des situations absurdes, car le plus important dans cet album, c'est l'absurde qui est poussé au maximum. Ce qui entraine des chutes un peu molles. D'autres sont franchement bons comme "le Tueur de ramasseurs d'épingles", ou "le Tailleur d'ombres"... et j'ai bien aimé aussi "Interférence", avec les personnages qui évoluent dans des cases s'imbriquant les unes dans les autres, un procédé graphique et narratif qui a été utilisé dans certains comics humoristiques. Le dessin après la page-titre, qui ouvre l'album (Tir à l'homme vivant) a été vu ailleurs dans la presse, car ici, ce n'est pas un récit mais un dessin d'humour noir sous forme de panel.

Quant au dessin, je prends toujours plaisir à retrouver ce graphisme si particulier, mais certaines pages sont bien dessinées avec le trait qu'on connait de Fred, alors que d'autres sont comme ébauchées, avec un dessin plus grossier qui paraît peu soigné ; c'est dû sans doute aux périodes de parution, mais je n'aime pas trop cette allure.

Dans l'ensemble, j'ai plutôt souri, mais sans exagération, guidé aussi par la nostalgie..

Nom série  Gilgamesh (Soleil)  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J'ai lu rapidement cet album chez un de mes bouquinistes, parce que quand j'ai vu la tournure que ça prenait, j'ai lu les 10 dernières pages en diagonale.
Franchement, je ne sais pas ce qui est passé dans la tête de Mitton pour qu'il invente une histoire pareille, aussi fantoche...

Je m'attendais à trouver la véritable histoire de Gilgamesh qui est une grande épopée antique, mais ici, le sieur Mitton mêle sa légende qui a lieu dans l'antique Mésopotamie au VIIIème siècle avant J.C. à de la science-fiction inintéressante, car c'est censé se dérouler pendant la première guerre du Golfe : un mix aléatoire et improbable, mal élaboré par Mitton qui a fait bien mieux en tant que scénariste (notamment sur Attila... mon amour). Ce héros sumérien qui est l'un des principaux personnages de la mythologie assyro-babylonienne, aurait mérité mieux comme traitement, il faut donc se rabattre sur L'Epopée de Gilgamesh dessinée par Brion, qui reprend la légende intacte.

Là-dessus, je n'aime pas ce dessin qui semble plutôt approximatif par endroits, voire fébrile alors qu'ailleurs, il est plus agréable, c'est donc inégal et peu joli.
Un abandon logique, qui ne sera pas regretté, un de plus...

Nom série  La Conjuration d'Opale  posté le 11/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aille ! aille ! aille ! quelle belle occasion à demi-gâchée encore avec cette série qui aurait pu se hisser très haut. Mais encore une fois, Corbeyran se prend les pieds dans le tapis en compliquant inutilement une intrigue qui n'en a pas besoin, et surtout en jetant une sorte d'embrouillamini dans cette histoire ; un peu comme s'il ne savait que faire de son sujet, alors qu'il dispose d'un contexte historique très riche. Il aurait mieux fait de conter carrément le siège de La Rochelle, épisode resté fameux dans notre Histoire, ce qui n'a jamais été fait en BD je crois... au lieu de s'atteler à une intrigue aussi tortueuse et mal foutue, où plane l'ésotérisme.

J'attendais beaucoup mieux de cette série quand mon bibliothécaire me l'a conseillée, et effectivement, en feuilletant un album, et que j'y vois des costumes XVIIème et le dessin de Grun, je me réjouissais à l'avance.. Surtout dès le tome 1 où l'on assiste à une reconstitution du siège de La Rochelle (avec Richelieu sur sa digue), j'aime toujours voir ma vieille cité d'enfance en bandes dessinées. Et en plus, Grun opte pour le choix des 2 tours reliées par la fameuse arche qui divise les historiens. A-t-elle existé ou est-elle hypothétique ? Les avis sont partagés, on peut le supposer, et le dessin de Grun est assez plausible.

Sa documentation semble plutôt bonne pour les autres décors de ville, sauf pour Bordeaux où sans doute emporté par son élan, il commet l'erreur en dessinant les façades des quais en style XVIIIème ; l'action se situe vers 1628-1632, or à cette époque, Bordeaux avait encore sa ceinture de remparts médiévaux face à la Garonne, ces façades étant construites par l'intendant Tourny un siècle plus tard. Je ne comprends pas comment Corbeyran qui vit à Bordeaux depuis des années, a pu laisser passer ce détail...

Malgré cet écart, je n'en veux pas à Grun, car je suis littéralement séduit par la splendeur de son dessin qui reproduit des détails, qui remplit bien les cases et qui restitue parfaitement l'armement, les costumes, les bateaux et les décors de maisons de cette époque. J'aime beaucoup le dessin hyperréaliste quand il est bien utilisé, et là le visuel est vraiment superbe, supporté par une colorisation appropriée. Il ne cède qu'aux sirènes commerciales et racoleuses en dessinant Walaya un peu trop souvent à poil sans réelle justification.

Dommage que Corbeyran et son acolyte ne se montrent pas à la hauteur de cette qualité graphique, car en utilisant des personnages célèbres comme Nostradamus et ses fameuses prédictions, Richelieu, Wallenstein et Galilée, il y avait un potentiel énorme qui n'est exploité que maladroitement. On se rabat alors sur le dessin bien-sûr, mais aussi sur les personnages, le contexte historique, l'aspect un peu fantastique et quelques scènes d'action qui feront oublier tout ça, ainsi qu'un final pas assez marquant.

Une belle série, un peu décevante au niveau scénario, qui aurait mérité un traitement beaucoup plus sérieux.

Nom série  La Guerre des Orcs  posté le 11/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ces récits indépendants par album, mais conservant une connexion, sont très séduisants dans leur démarche, car Peru développe un postulat beaucoup plus nuancé sur les orcs, un peu comme l'a fait Chauvel dans Wollodrïn, c'est à dire en s'attachant de plus près à ces guerriers brutaux qu'aux autres races humaines, elfiques ou naines. A première vue, il y a un aspect bourrin qui est supposé, c'est ce que laisse paraître la couverture du tome 1, faut s'y attendre, mais le tout est soigné et bien élaboré.

Bien sûr, il y a encore du Tolkien dans tout ça. On y retrouve quasiment tous les composants, y compris des araignées géantes, mais quelques détails parviennent à séduire et à intéresser le lecteur ; le scénario du tome 1 est le plus réussi car l'ascension de Kil'Tyrson et la résistance de son peuple face aux autres races sont très bien développées par les auteurs, tellement bien qu'on en arrive presque à prendre parti pour les orcs contre leurs ennemis.

Les lecteurs puristes préféreront sans doute des orcs plus conformes à l'image qu'on connaît d'eux, c'est à dire des lourdauds sanguinaires et hideux ; ici, leur look est bien-sûr très athlétique mais aussi assez policé, ils sont presque beaux, on voit clairement que ce sont des elfes qui ont mal tourné. Finalement, j'aime bien cette option, elle ne me choque pas, et c'est bien de bousculer un peu les composants de ce type de bandes.

Le dessin est puissant, chargé, appliqué, avec une seule pleine page grandiose dans le tome 1, ça donne un beau visuel musclé, avec de belles séquences de batailles et pas mal de sang, c'est conforme au genre fantasy ; les dragons sont également très réussis. J'ai peut-être une petite préférence pour le dessin de Lorusso sur le tome 2, qui est plus léché, plus élégant, mais les 2 sont proches graphiquement, ça ne dépare donc pas la série.

Mon seul regret, c'est que les auteurs ne développent pas l'organisation sociale des orcs, leur vie en dehors de la guerre, on ne voit pas de femelles orcs, rien que des guerriers.. c'est peut-être ce côté qu'il faudra décrire dans les albums qui suivront. Pour l'instant, c'est une lecture très agréable, une Bd typiquement fantasy par son univers et son graphisme.

Nom série  14-18  posté le 10/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En substance, cette série semble bien, et elle l'est, elle l'est même trop ; c'est un peu ironique d'affirmer ça , mais c'est un peu mon excuse pour ne pas la poursuivre au-dela des 3 albums existants. Je ne voulais pas au départ me lancer encore dans une série sur la guerre de 14-18, surtout quand on voit le nombre d'albums prévus, j'en ai marre des séries longues, et c'est pourquoi je ne recommande pas l'achat, c'est trop onéreux, il vaut mieux la lire en biblio. Mais bon, j'ai quand même craqué et lu le premier album pour voir, puis les 2 suivants... et ce que j'imaginais se produisit : je perçais tout de suite la qualité du propos, le sérieux des auteurs, et l'excellence du dessin.

Mais surtout, je me retrouvai avec 8 braves types, des copains qui quittent leur petit village de campagne et leurs femmes pour aller se frotter au gigantesque abattoir humain de cette Grande Guerre, décidée par de bedonnants politiques à barbiches, incapables de régler leurs problèmes autrement que dans le sang de millions d'innocents qui n'ont rien demandé et qui n'en ont rien à foutre de leur connerie.

Déjà, le prologue laisse percevoir l'horreur qui va se jouer, "les gueules cassées" vont être légion. Les portraits de ces 8 copains et de leurs compagnes sont si attachants que je n'ai pas envie de les voir souffrir ou mourir dans les tranchées puantes et les champs de bataille de Verdun ou de la Somme. Tout le début lors de la fête au village qui présente les personnages, permet d'apprécier des gens sympathiques, même si c'est pas évident de bien les identifier, et le contraste est plutôt violent dès le premier coup de feu dans ce village allemand où la mort est déjà de sortie (dans son plus simple appareil, comme dirait une chanson célèbre). Cette hécatombe est rendue encore plus horrible par l'excellent dessin de Le Roux.

Le premier contact aussi des 8 gars avec leur hiérarchie toujours aussi bornée et détestable, est aussi très significatif, c'est pour eux à l'évidence un ennemi aussi néfaste que le Boche en casque à pointe.
Tout ceci me rappelle trop de souvenirs de lecture ou de films assez douloureux et que je n'ai pas trop envie de revivre, et surtout j'aime trop ces braves types pour les voir réduits en chair à canon, comme dans les Bd de Tardi... aussi, j'ai décidé d'arrêter là, c'est très dommage, j'aurais aimé continuer car je sens bien que la série est forte, qu'elle va être passionnante et instructive, l'intérêt grandit, mais dans la tristesse et l'amertume, car combien reviendront ?

Une belle série qui donne déjà le ton, mais qui risque de lasser le lecteur par sa longueur ; je lui souhaite en tout cas de réussir ; déjà avec L'Ambulance 13, j'ai eu ma dose de douleur en 14-18..

Nom série  La Princesse du Sang  posté le 10/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J.P. Manchette a été un temps l'enfant terrible de la Série Noire car il a indiqué une direction qui si elle avait été suivie, aurait permis au roman d'espionnage français de sortir d'une routine qui a souvent fait sombrer le genre sous une étiquette ordinaire et méprisable. C'est par le biais de la politique-fiction et du thriller politique que Manchette se lance dans le roman policier, et de ce fait, ses romans auront souvent des implications politiques, traités de manière très personnelle et assez percutante grâce à une narration sèche et rapide.

Ses romans mélangent donc souvent un certain espionnage, le polar noir et l'aventure rythmée, c'est exactement ce qu'on retrouve dans cette Bd qui démarre fort par un gunfight sanglant, avec un ton plutôt Série Noire au début, qui s'atténue ensuite pour dériver vers des manoeuvres de services secrets, et enfin adopter un côté beaucoup plus aventure, tout en étant bien documenté pour recréer un fond de géopolitique fifties très crédible et même réel, puisque le récit intègre la guerre d'Algérie, la révolution hongroise ou les premiers "exploits" de Castro à Cuba en 1956.

Le scénario est donc fort bien goupillé, avec une ambiance d'époque bien reconstituée. Le tome 2 est une chasse à l'homme en jungle hostile assez passionnante qui succède à un tome 1 qui doit poser les personnages et les faits, et d'où résulte parfois un aspect légèrement complexe ou embrouillé avec tous ces personnages et ces scènes qui se succèdent sans trop de lien, dont quelques flashbacks. Ce n'est qu'au fur et à mesure de la narration qu'on s'aperçoit que tout se tient, et que tout ce qui était un peu nébuleux s'illumine.

Le tome 2 remplace donc ces scènes un peu statiques et pas très claires par une action soutenue remplie de rebondissements, et contrairement à certains posteurs, je n'ai pas trouvé la partie poursuite en jungle cubaine ennuyeuse, au contraire, ça booste le récit et redonne du rythme.

Les seuls bémols de cette histoire, sont la fusillade dans l'hôtel où règne une certaine confusion, à cause d'un tas de types qui se dégomment, faut bien suivre pour savoir qui tire sur qui... Il y a aussi le Guido qui malgré une perte de sang abondante, une main et une gorge tranchées, devrait être mort 10 fois, mais il s'en sort et ressurgit tel un Deus ex-machina ; je veux bien que parfois on puisse réutiliser un personnage mis de côté pour surprendre le lecteur, mais là, c'est un peu gros ! Et enfin, j'ai trouvé le final un peu plat, ça dessert un peu un récit qui a été si intense.

Graphiquement, le dessin est très bon, je n'avais jamais trop lu de Bd de Cabanes, et peu fait attention à son style, j'ai bien aimé ce trait pas trop léché, une sorte de négligé travaillé et esthétique qui donne une ambiance parfaite à cette aventure tortueuse.

Nom série  Mary Kingsley  posté le 09/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette collection Explora semble jusqu'à présent très intéressante, la lecture de Burton et de Tenzing m'ayant déjà donné satisfaction. D'autant plus qu'elle aborde des personnages d'explorateurs moins connus, et ici avec cette Mary Kingsley, c'est encore plus étonnant de suivre son parcours africain en cette fin de XIXème siècle, où les femmes (anglaises de surcroît) étaient reléguées dans un rôle social très confiné.

Son exploration n'est ici montrée que partiellement, mais de façon suffisante pour faire ressentir au lecteur la difficulté d'affronter une nature hostile remplie de dangers, qui plus est pour une femme, car dans cette Bd, elle n'est pas passive à l'image des Anglaises qu'on voyait dans certains films d'aventure exotiques (je pense notamment à la version 1950 des Mines du roi Salomon) ; elle affronte les périls et la nature seule ou presque.

Ce qui est très intéressant, c'est le dossier de fin d'album qui est même hyper instructif au sujet de l'Angleterre impérialiste et colonialiste, du contexte historique d'époque et des colonies britanniques, de la condition des femmes, et bien-sûr de Mary Kingsley, personnage dont j'ignorais l'existence.

Un bon album donc, qui cerne bien le sujet, aidé par un très solide dessin au trait très épais et chargé ; j'aime bien ce style qui donne un côté oppressant à la jungle.

Nom série  Doppelgänger, le Double Maléfique  posté le 08/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Déjà, les couvertures des 2 tomes forment une fresque, je me dis que ça annonçait quelque chose d'original. D'emblée, on est plongé dans quelque chose d'insolite et d'étrange ; avec Bec qui aime ce genre d'ambiances (et en plus Corbeyran), il faut s'attendre à ça... Et puis très vite, tout s'enraye, et l'espoir de lire un récit mystérieux et un peu flippant, disparaît, ça retombe comme un soufflé...

Tous ces intersignes (les murs qui saignent, les animaux morts, les bris de vitres...) me semblent complètement inutiles et un peu racoleurs pour détourner l'attention du lecteur et pour masquer l'essentiel : l'absence d'un scénario solide. C'est quand même un comble qu'avec un duo d'auteurs comme Corbeyran et Bec (puisque l'idée de départ est de lui), on se retrouve avec un résultat aussi décevant.

D'autre part, cette éruption volcanique qui détruit le manoir est totalement stupide et n'apporte strictement rien à l'histoire ; comme si ce genre de phénomène se produisait couramment en Aveyron ! non, faut arrêter, c'est franchement pas crédible, d'autant plus que les personnages se repointent dans les ruines qui logiquement devraient être recouvertes de lave fondue... non vraiment c'est trop !
Je ne compterai pas non plus les anomalies graphiques, comme la voiture de Maltret dans le tome 1 qui est une Peugeot 106, et qui étrangement dans le tome 2, a muté en Renault Mégane.

Et pourtant, j'avais oublié comment Bec pouvait dessiner ; à force d'écrire des scénarios, j'avais oublié la qualité de son trait fluide qui illumine cette Bd, ce qui aurait pu être un atout.
Au final, je me retrouve avec une Bd au ton morbide, pas convaincante, du fantastique de pacotille, avec des personnages pas assez creusés ou inintéressants, et avec un final un peu stupide..

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