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Nom série  Le Condottiere  posté le 07/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Barbe est un auteur que j’aime beaucoup. Et d’abord, puisque son talent dans ce domaine saute aux yeux, c’est son dessin que j’apprécie.
Et c’est ici surtout – pour ne pas dire uniquement dans ce domaine – qu’il s’illustre (admirez le jeu de mots vaseux !).

L’album est joli. Mais avec son très grand format à l’italienne, il n’est pas franchement aisé de lui trouver une place dans sa bibliothèque !

Il se lit très très rapidement, car entièrement muet, chaque page (et il n’y en a pas beaucoup) n’étant occupée que par un seul dessin. Pour faire simple, cela « raconte » l’histoire d’un condottière donc, qui se lance à l’assaut d’une ville. Barbe joue ensuite, avec son trait délié, sur les images – il utilise souvent des transformations progressives des images (voir son Cinéma), ajoutant ici quelques notes purement artistiques ou poétiques.

C’est une curiosité en tout cas.

Nom série  La Dernière Séance  posté le 07/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’Association a récemment publié ou republié plusieurs œuvres de Francis Masse, et celui-ci s’est retrouvé sur le stand de l’éditeur au festival d’Angoulême, à dédicacer – ce qui n’est visiblement pas sa tasse de thé.

Cet album, publié dans la collection Patte de Mouche, reprend certaines de ces dédicaces, Masse ajoutant son côté caustique pour les habiller. Sur chaque page de gauche, Masse représente des lecteurs demandant une dédicace (avec des questions parfois surprenante, de – courts – dialogues où Masse se retient, même si l’ironie perce parfois). Sur chaque page de droite, une sélection des dessins réalisés par l’auteur durant la séance de dédicace.

C’est amusant à lire (et cela se fait vite, comme toujours dans cette collection). L’achat est sans doute à réserver aux inconditionnels de cet auteur, clairement en marge du « mainstream », mais qui a développé une œuvre très intéressante.

Nom série  Acqua Alta  posté le 07/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
François Schuiten se fend d’un petit texte en quatrième de couverture du premier tome, et il est vrai que les premières planches montrent bien que l’inspiration de Daria Schmitt puise aux mêmes sources que l’auteur de la très belle série Les Cités obscures. Même si, rapidement, elle s’affranchit de cette influence, et développe un univers relativement original.

Visuellement, c’est beau et intriguant. Cela se déroule dans une ville imaginaire, Ultréquinoxe, sorte de Venise futuriste, fantastique et fantasmée, avec une architecture très géométrique (et des dédales que ne renierait pas Marc-Antoine Mathieu). Toutes les couleurs sont comme atténuées, ces deux albums étant comme traversés par un brouillard.

Hélas, le scénario aussi. En effet, si le début, lui aussi intriguant, m’avait accroché, j’ai souvent du mal à suivre les déambulations de Mathieu et Luc, et je me suis comme eux perdu – moi dans l’histoire. Car c’est à la fois obscur (les personnages manquant tous de personnalité, le scénario de clarté) et trop nonchalant.

Résultat, même après une nouvelle lecture pour l’aviser, ce diptyque me laisse un arrière-goût d’inachevé. Je reste sur ma faim, alors que les promesses étaient quand même alléchantes. J’ai l’impression qu’un scénario retravaillé, plus dense et dynamique, mais aussi plus clair, aurait hissé cette série assez haut.

Nom série  Bad job  posté le 07/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les amateurs de cet auteur autrichien retrouveront dans cet album ce qui caractérise son œuvre : Mahler est un auteur minimaliste, qui construit une œuvre sur le fil du rasoir et qui, par ses partis pris esthétiques et narratifs, rebute sans doute pas mal de monde.

Ce petit album vite lu – et pour cause ! – narre les mésaventures d’un type inconnu, affublé d’un costume étrange (genre celui du KKK mais en vert), et qui distribue des prospectus (dont on ne nous donne aucune idée de la teneur).
Il erre, ne sait quoi faire, personne ne s’intéressant à lui et à ses prospectus. On peut lire pas mal de chose dans cette histoire, comme on peut ne rien y voir, c’est sûr.

Ce n’est en tout cas pas l’album de Mahler que j’ai préféré. Il est intéressant, sans plus.

A noter que cette histoire sera reprise quelques années plus tard chez le même éditeur dans l'album Bagatelles (avec Désir et des inédits).

Nom série  Forbidden Zone  posté le 06/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme toujours avec Mo-CDM, on est ici dans une veine d’humour crétin, très con, un humour dont je suis a priori friand.

Comme toujours aussi chez cet auteur, c’est inégal et pas toujours très drôle. Mais j’ai quand même bien rigolé sur certaines histoires (j’ai lu les deux premiers albums), franchement débiles, mais qui fonctionnent bien. Je pense par contre que Mo-CDM aurait dû parfois raccourcir un certain nombres d'histoires avant d’arriver à la chute, au gag final.

Alors, c’est sûr, ce n’est pas la série que j’achèterais en entier (je ne possède que le premier tome), mais c’est une lecture globalement amusante et recommandable.

Nom série  Comanche  posté le 06/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette série est devenue un grand classique du western en BD, alors même qu’au départ – en partie pour se démarquer d’autres séries (Blueberry en tête) –, Greg a pris le parti d’ancrer son univers certes dans l’Ouest profond (le Wyoming), mais de le centrer sur la vie d’un ranch et de ceux qui y vivent.

Autre particularité, la mise en avant de Comanche, héroïne féminine qui donne son nom à la série. Mais en fait le vrai héros est bien Red Dust, qui intègre son équipe au début du premier tome. C’est bien lui que nous suivons (parfois loin du ranch 666 d’ailleurs), et lorsque je lisais les albums, je me demandais quand lui et Comanche allaient s’avouer leur amour. Mais tout reste dans le non-dit (et donc le non consommé), c’est d’ailleurs en partie cette frustration qui fait partir Red Dust un moment (mais aussi le fait que lui, contrairement à Comanche, ne cherche pas à s’adapter à la modernité, aux nouvelles mentalités qui se développent dans la région en même temps que se développe la ville voisine du ranch, Greenstone Falls.

Autre curiosités, la constitution de l’équipe autour de Comanche. Outre Red Dust, nous avons un Cheyenne, un Noir, un vieux (mais ce vieux sage chaperonnant la jeunette est un grand classique). Improbable, mais la mayonnaise prend – même si parfois Greg frôle la mièvrerie (sans l’atteindre). Comme Blueberry, Red Dust et donc souvent accompagné de personnages typés. Et comtesse, la tenancière de saloon qui n’a pas froid aux yeux, est un pendant de Guffie dans Blueberry. Je trouve juste que Charlier réussit mieux ses « méchants » que Greg.

Les 4/5 premiers tomes sont les meilleurs, les scénarios de Greg étant bien réussis, la suite étant plus inégale (le dernier tome avec Hermann étant moins bon, les autres avec Rouge m’intéressant moins).

J’ai évoqué Hermann, mais il aurait presque fallu commencer par là. En effet, c’est je crois la première série où son talent éclate, mais alors vraiment ! Quel coup de crayon. Personnages, paysages, mouvements, tout est réussi, avec des cadrages très cinématographiques (plusieurs vues en contre-plongée de villes sont très chouette).
Et avec Comanche, il prouve surtout qu’il est capable de dessiner joliment une femme – même si je trouve que vers les derniers albums qu’il dessine, les traits, féminins en particuliers, commencent à tendre vers ce qu’il fera plus tard (et que je n’aime pas).
A propos de dessin et d’Hermann, on a vraiment l’impression que cette série lui pesait, et qu’il avait hâte d’en finir, car je trouve le dessin déclinant un peu sur le dernier tome (dans lequel en plus Hermann se permet de placer d’énormes anachronismes – comme ce touriste japonais !, sans je pense en avoir référé à Greg).

Voilà donc une série agréable à lire (que je place quand même bien en dessous de Blueberry), mais qui a quand même son charme), et que tout amateur de western se doit de connaître.

Nom série  Vanille ou chocolat ?  posté le 06/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y avait déjà eu des livres (des BD ?) qui se présentaient comme « le livre dont vous êtes le héros ». Jason Shiga nous livre un album dont le lecteur est le scénariste. Et qui s’inscrit dans une démarche de construction scientifique, finalement assez proche de certains travaux de l’oubapo.

Jason Shiga a réussi un véritable tour de force avec ce petit album ! Et je conçois qu’il a dû y passer du temps, pour que tout s’imbrique, pour que le lecteur ne soit jamais frustré par une faiblesse, une erreur dans cette mécanique vraiment bien huilée.

Le point de départ, qui donne son titre à l’album, est relativement anodin, et « l’histoire » elle-même pourrait le paraître aussi. Oui, mais voilà, Shiga, en la déconstruisant, en l’éparpillant dans tous les sens, la dynamise, en attisant la curiosité du lecteur.

C’est d’ailleurs ça le plus difficile, dans cette lecture : ne pas céder à la tentation de « tricher », et rester concentré sur ces petits traits qui nous mènent vers la suite de l’histoire, quelques pages après ou avant ce que nous venons de lire. C’est techniquement rudement bien fait, et du coup l’intrigue devient captivante. Surtout que c’est le lecteur lui-même qui doit faire des choix lors de bifurcations, Shiga le faisant ainsi participer à l’élaboration de l’intrigue. J’avoue n’avoir pas encore totalement épuisé les possibilités offertes ici par Shiga !

C’est un exercice de style, ludique et amusant, que je vous recommande.

Nom série  Les Chemins de Malefosse  posté le 06/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est clairement une des séries phare de la collection Vécu, chez Glénat, et elle est en tout point représentative de ce genre et de la « grande » époque de cette collection.

Tout d’abord le dessin de François Dermaut, que j’ai trouvé un peu brouillon sur le premier album (la colorisation ne l’arrangeait pas), mais qui rapidement s’améliore, pour atteindre un style léché, très bon techniquement (pour les décors et les personnages), même s’il est parfois froid – mais là c’est qu’il fait bien son âge sur les premiers albums. Il y a en tout cas un souci de réussir une belle reconstitution (gros boulot de recherche de documentation j’imagine) de la France du dernier quart du XVIème siècle.

C’est la même ambition qui semble avoir guidé Daniel Bardet pour développer son scénario, bien ancré dans les dernières années des guerres de religion, avec un Henri de Navarre tentant de revenir à Paris (le souvenir de la Saint Barthélémy en tête) pour être réellement et pleinement roi de France, malgré le combat acharné des Ligueurs et autres catholiques extrémistes.

Au milieu de ce décor sanglant, Bardet a placé ses personnages, en premier lieu Günther, mercenaire allemand embarqué dans divers complots.

Cela se laisse lire, mais j’ai assez rapidement arrêté de suivre cette série, qui m’a lassé. Si je loue les efforts de reconstitution (et le gros travail de documentation) de Bardet pour les dialogues, avec une langue tout à fait crédible, j’ai trouvé l’ensemble trop verbeux – mais c’est souvent le cas dans cette collection je trouve. Trop verbeux, et rapidement des longueurs pointent. Il aurait sans doute fallu élaguer.

En tout cas, je ne suis pas allé au bout de cette série fleuve, fleuron d’une collection qui n’a pas toujours bien vieilli. A emprunter éventuellement en bibliothèque.

Nom série  Kosmo  posté le 10/10/2015 (dernière MAJ le 05/08/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album apparemment peu connu, et qui mérite nettement mieux que le relatif anonymat où il semble confiné. Des défauts, certes, mais de réelles qualités font de ce « Kosmo » une lecture plus que recommandable.

Commençons par les défauts. D’abord, vu que plus de dix ans ont passé et que, malgré mes recherches, aucun second tome n’est paru, il semble bien que cette série soit abandonnée : c’est bien dommage, mais ne doit pas vous empêcher d’acheter et de lire cet album, qui peut – malgré l’ouverture de fin d’album, se lire comme un one shot.
Autre défaut – qui me gêne beaucoup car je suis pointilleux dans ce domaine –, ce sont les trop nombreuses fautes d’orthographe (une bonne dizaine au moins) qui ponctuent les dialogues : cela nuit à la lecture et discrédite (un petit peu) le travail éditorial.

Pour le reste, je n’ai trouvé que des points positifs à cet album. Le dessin, très moderne (proche de Blain je trouve, que ce soit pour le trait, l’utilisation de « ratures » pour le remplissage de certains corps ou décors, la colorisation aussi parfois) est plutôt agréable.

L’histoire en elle-même est assez captivante. Les Etats-Unis (en prenant les devants sur des expéditions européennes et chinoises) envoient quatre couples d’astronautes dans une fusée à l’autre bout de la galaxie pour en savoir plus sur une météorite aux propriétés intéressantes venu s’écraser au Nouveau Mexique : la quasi-totalité de l’album se déroule dans la fusée, et narre les relations entre ces couples.

L’histoire est bien menée d’abord, avec une introduction intrigante, et une présentation du huis-clos bien faite, avec une montée en tension qu’on pressent, mais qui va crescendo jusqu’à l’explosion finale (on est alors dans une atmosphère policière, presque proche des « Dix petits nègres »). L’arrière-plan d’aventure, de Science-Fiction s’accommode très bien de ce côté dramatique.

Enfin les deux dernières pages, qui font le lien avec les premières (l’ensemble de l’album est donc une sorte de flash-back) sont surprenantes, quasi humoristiques (l’humour était déjà présent dans certains dialogues ou situations durant le voyage, qui a quand même duré 18 ans !), et appellent clairement une suite. Même si cet album peut se suffire, j’aurais volontiers continué l’aventure avec les personnages de Witko, surtout que le ton semblait être encore plus au délire et au second degré.
Et qu’on pouvait aussi attendre des « rebondissements » avec l’arrivée des expéditions européennes et chinoises…

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MAJ après lecture de la seconde version:

J’avais été quelque peu frustré, après ma lecture de l’album « Kosmo » - qui m’avait bien plu –, car j’avais l’impression que la fin manquait, que l’histoire avait été abandonnée en plan, assez brutalement, en laissant trop de questions de côté.

Et voilà que je tombe sur un nouvel album, publié trois ans plus tard chez le même éditeur, et reprenant l’ancien, en le complétant de « bonus ». Car c’est bien de cela qu’il s’agit, plus que d’un second tome complétant une « intégrale ». En effet, après l’histoire originelle, ce sont de petites histoires courtes (d’une à une dizaine de pages) qui ont été ajoutées par Witko, complétant des pans de l’histoire, en amont et en aval de celle publiée précédemment.

Cela comble certains trous, répond à certaines questions – mais pas à toutes (hélas ?). C’est aussi plus inégal que la première longue histoire. Certains nouveaux passages sont réussis, amusants, d’autres le sont moins.

Je reste sur ma note précédente, mais avec un peu plus de regret quand même, ces « bonus » n’étant pas toujours à la hauteur de ce qui les avait précédés (qui peut de toute façon se lire indépendamment).

Nom série  Salch !  posté le 05/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album reprend visiblement le travail de l’auteur sur son blog. Je pense d’ailleurs (comme souvent dans ce genre d’entreprise) que cela devait mieux passer à petite dose, lu d’un jour à l’autre.

Ici, même si j’ai trouvé certains passages marrants, et si la façon dont Salch se met en scène peut être amusante et intéressante – il se fait passer pour un gros naze – j’en ai eu un peu marre avant la fin de l’album.

D’abord, c’est dur à lire, les pages sont souvent saturées d’images, de bulles, c’est fatiguant. Comme peut l’être la logorrhée de l’auteur, qui passe ici l’essentiel de son temps à emmerder sa collègue, à gueuler insultes et gros mots. Avec une prédilection pour les instants scatos. En fait, c’est comme si quelqu’un nous livrait son journal, sa biographie, en ne conservant que ce que les autres omettent généralement, à savoir les moments scabreux, les petites vicissitudes du quotidien.

Salch semble s’être fait une spécialité de ce genre scato/crado/insultes etc. S’il se réclame de Reiser ou de Vuillemin, par exemple, je trouve qu’il me lasse bien plus vite que ces deux auteurs. Et qu’il ne se renouvelle pas suffisamment pour que j’accroche.

Nom série  La Piste des Ombres  posté le 05/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« La piste des ombres » est une série vraiment intéressante, assez bien fichue. Je regrette d’autant plus qu’elle ait été abandonnée.

Le dessin d’Oger est vraiment très bon, et très beau. Quelques libertés sont prises avec la réalité parfois, mais en tout cas le rendu est plus que chouette !

Quant au scénario, il n’est pas forcément hyper original, mais l’intrigue nous emporte facilement à la suite de ce gamin, puis jeune homme, que la vie n’a pas gâté, et qui doit continuellement se battre, poursuivis (au sens propre comme au figuré) par tout un tas de « soucis ».

Si une bonne partie du western classique se retrouve dans ces albums, c’est le fantastique introduit par Oger qui est plus original – même si ce n’est pas forcément ce que j’apprécie le plus, généralement. Ici, ça passe – même si je ne sais pas, donc, comment Oger comptait retomber sur ses pattes. En fait, j’aurais sans doute davantage accroché sans cet aspect fantastique, qui n’est finalement pas nécessaire pour dynamiser l’intrigue (même si alors on pourrait taxer Oger de ne pas s’écarter des classiques : mais si c’est bien fait, pourquoi pas ?).

Même si je ne regrette pas mon achat, la série étant semble-t-il abandonnée (mais comme il a depuis publié, chez d’autres éditeurs, des westerns , je garde un petit espoir de voir enfin conclue cette intrigue), je ne vous recommande pas forcément d’en faire autant.

Nom série  99 exercices de style  posté le 05/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre de cet album renvoie bien sûr directement à Raymond Queneau (un gros clin d’œil lui est d’ailleurs fait, avec fausses publicités, dans l’un de ces « exercices de style »), qui avait réussi un joli livre de poésie.

Queneau étant un des premiers membres de l’oulipo, la boucle est bouclée. Car cet album se range ouvertement sous la bannière de l’oulipo (publié chez L’Association, dans sa « collection » oubapo). Matt Madden est d’ailleurs l’un des membres actifs de l’oubapo (il a déjà participé à plusieurs productions collectives – voir la « série » L'OuBaPo sur ce même site).

Pour ce qui est du « résumé » de cet album, je ne vais pas ajouter grand-chose, mon prédécesseur s’en étant très bien chargé. A partir une histoire simple sur une planche, Madden va « refaire » cette planche, en usant de divers moyens. Qui sont plus ou moins réussis et pertinents (mais certains « décalages » sont savoureux). Mais, comme souvent dans ce genre d’entreprise, c’est le tout qui justifie les parties, et c’est vraiment un exercice intéressant.

Mais il faut reconnaître que cet album s’adresse avant tout aux passionnés du médium en tant que tel, et quand même plus particulièrement aux férus d’oubapo et autres exercices à contraintes. C’est parfois un peu aride, et tout n’est pas réussi (d’où ma note finalement assez moyenne, pour un album qui est pourtant très riche – même si très vite lu).

En tout cas, c’est un album à lire – en complément des albums de l’oubapo (et du travail de Mc Cloud bien sûr).
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Commando Torquemada  posté le 04/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais acheté à sa sortie l’intégrale, et n’ai donc pas eu à souffrir du manque de considération de Fluide Glacial pour ses lecteurs/acheteurs. En effet, cette intégrale, outre un petit inédit en introduction, reprend les deux albums parus séparément, mais aussi un troisième album inédit (ce qui fait un joli bras d’honneur aux acheteurs des deux premiers : le même éditeur avait fait la même chose avec Colt Bingers l'insoumis !).

Bon, cette précision énervée faite. Arrivons à la série elle-même. Et je dois dire que je l’ai trouvée bien marrante, et très recommandable, pour tous les lecteurs adeptes d’humour un peu décalé, un peu noir (vaguement trash) – et en tout cas pas cathos extrémistes !

En effet, le commando en question est composé d’une bombasse cherchant comme le Christ à souffrir pour sa foi (elle se flagelle, embrasse les lépreux, etc.), d’un tueur irlandais citant les répliques de ses films cultes, et d’une sorte de gnome moinillon adepte de potions, drogues et autres poisons.

Très typés et atypiques, ces trois-là sont chargés des basses œuvres du Vatican, et sont le bras armés d’Albuferque, conseiller du pape (et qui se verrait bien à sa place). Le pape lui-même est bien déjanté, et en tout cas loin, très loin de l’image que veut donner de lui l’Eglise.

Le ton (et le dessin) est parfois proche de Larcenet, jouant sur la parodie, l’humour potache teinté de noir, et les bons mots. Les missions qui sont confiées au commando Torquemada sont déjà bien barrées, mais ils ont en plus une façon bien à eux de les mener à bien – à mal devrais-je dire ! – pour le bonheur de nos zygomatiques.

Les deux premiers albums (le deuxième est clairement mon préféré) sont vraiment bien fichus et drôles. J’ai trouvé le troisième un peu en deçà – même si quelques passages sont quand même assez poilants.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Moi, BouzarD  posté le 04/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette suite de petites histoires de Bouzard, dans lesquelles il se met en scène, avec pas mal d’autodérision, sont assez sympathiques.

Il y a un peu d’humour con – mais finalement pas trop, et nettement moins que dans la plupart de ses autres productions – et aussi un humour un peu plus fin : les deux fonctionnent la plupart du temps.

On découvre donc un auteur de BD un peu flemmard et velléitaire (et que ses voisins ruraux ne prennent pas au sérieux !), mais aussi un bonhomme ordinaire soumis aux petites emmerdes du quotidien.

Sans être hilarant, c’est un album amusant, et une lecture recommandable.

Nom série  Y'a plus d'saison  posté le 04/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fred est un auteur que j’aime vraiment beaucoup, et que je place assez haut. Il sait créer un univers, jouer sur la poésie et l’humour, dans un style qui lui est propre.

Un style que l’on retrouve ici, en particulier le dessin, reconnaissable entre tous. Même si un certain nombre de planches ne sont que des détournements de gravures du XXème siècle (dans lesquelles Fred glisse quelques bulles, et à côté desquelles une histoire, des commentaires en font un usage très éloigné de ce pourquoi elles avaient été réalisées).

Pour le reste, si j’ai quand même apprécié cette lecture (ai-je déjà été réellement déçu par cet auteur ?), j’ai trouvé cet album inégal. Ce n’est pas celui que je préfère (la première histoire, jouant sur le terme con, est rapidement lourde, et l’humour, l’irrévérence en est donc rapidement chassé : c’est la moins réussie de l’album je pense).

Mais cela reste quand même une lecture très sympathique !

Nom série  L'Homme au landau  posté le 03/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je voudrais pour commencer saluer le beau travail éditorial des éditions Cornélius (une fois de plus !), qui a réuni ici en les rééditant les publications de Lob auteur complet (là où il officiait à la fois au scénario et au dessin), lui qui fut un grand scénariste pour d’autres auteurs.
En plus des histoires complètes déjà publiées et d’une introduction intéressante, il y a, disséminée dans l’album, toute une série de gags (souvent réussis) ayant paru dans divers magazines.

« L’homme au landau » donc, première grande histoire, et celle qui donne son titre à l’ensemble, dans lequel apparaît – sous forme d’un petit homme moustachu vivant dans son landau – Lob lui-même (c’est ainsi qu’il se dessine, comme dans Lob de la jungle - qui avait été publiée dans l’album éponyme au milieu d’autres histoires dont Lob n’était que le scénariste – reprise aussi dans cet album).

C’est une histoire originale. L’homme au landau est une sorte de coucou, qui cherche à se faire « adopter », héberger par des femmes, chez qui il squatte éhontément, vivant à leurs crochets. L’une d’elles, Léa, ouvrière au grand cœur, tombe amoureuse de notre héros (qui, bien que malingre et vivant dans un landau, a un sacré succès auprès de la gente féminine !). Mais cet « homme au landau » est en fait un grand fétichiste, et il va en faire sa créature, développant avec elle des relations sado-masochistes, la forçant à ne se vêtir que de porte-jarretelles, hauts talons et corset, et à participer à des jeux scabreux.

Même si rien ici n’est pornographique ou proche du bondage, Lob développe une ambiance érotique étrange, entre cet « homme-enfant » ne quittant jamais son landau et cette femme soumise à ses caprices.

C’est clairement l’histoire la plus intéressante de cet album. En tout cas c’est la plus originale. Mais les strips sont aussi marrants, et les deux parodies de Tarzan (déjà vues dans l’album des Humanos Lob de la jungle) sont eux aussi pas mal.

En plus, deux autres œuvres de Lob sont reprises dans cette anthologie : Batmax et Roger Fringant (Les aventures de) (voir mes avis pour ces deux histoires).

Nom série  Roger Fringant (Les aventures de)  posté le 03/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette histoire a été reprise récemment dans le bel album des éditions Cornélius (L'Homme au landau) reprenant toutes les productions de Lob scénariste/dessinateur.

Elle diffère des autres œuvres qui l’accompagnent dans cet album, car c’est clairement de la Science-Fiction – genre qu’appréciait Lob. Mais c’est une SF un peu particulière.

D’abord parce que l’action est censée se dérouler en 1976 (année de sa publication réelle), et donc avoir été élaborée bien avant (l’histoire est censée commencer en 1926, et être écrite entre ces deux dates). En cela on pointe rapidement un clin d’œil aux séries américaines qui, des années 1930 aux années 1950, ont multiplié ce genre d’aventures spatiales (Flash Gordon par exemple). Mais Lob ajoute à ses sources une bonne pincée d’Hergé (ses deux albums autour de la Lune) et de Jacobs (Le Rayon U).

Avec le nom donné au héros, et le ton avec lequel Lob nous narre ces aventures (le héros, sa fiancé et le père de celle-ci, savant ayant mis au point un programme spatial se rendent sur la lune, où ils affrontent une expédition concurrente « asiatique » et d’étranges sélénites), on sent bien que Lob use des références citées pour en faire une douce parodie (rien d’hilarant ni d’exagéré toutefois).

Publié à l’origine par série de deux pages, qui se finissent par un cliffhanger, et qui commencent par un court résumé de l’épisode précédent, ce « feuilleton » est sans doute, en plus du côté parodique (c’est surtout vers la fin que le côté parodique et l’humour éclatent plus vivement), un hommage rendu par Lob à ses lectures d’enfance.

Reste que, malgré des qualités certaines, je ne me vois pas l’acheter séparément. Mais comme je possède l’ensemble Cornélius, je le relirai peut-être.

Nom série  Batmax  posté le 03/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amusante idée de Lob, qui développe ici un nouveau super héros, Batmax, en fait un gamin qui, dès qu’il enfile son costume de super héros (à tête de Mickey !), fait tout pour harceler, repousser les hommes qui tournent autour de sa mère célibataire (veuve ?).

Mais si l’idée de départ peut paraître amusante, cela peine trop rapidement à se renouveler. C’est bâti en une suite d’épisodes (Lob est friand de ce genre de construction « à l’ancienne »), et se finit par la découverte par la meilleure amie de sa mère de la réelle identité de Batmax. Cette amie compte profiter de sa découverte pour faire pression sur l’adolescent. De quelle manière nous ne le saurons pas, car tout s’arrête ici, un peu brutalement. Mais de toute façon, Lob n’avait visiblement pas assez d’idées pour relancer cette histoire, finalement décevante.

Lob ayant été élevé par sa seule mère, on peut se dire que le gamin/Batmax – à qui il attribue les traits qu’il utilise toujours pour se représenter, n’est autre que Lob lui-même, qui use ici de certains de ses fantasmes ? Enfin bon, j’arrête ma psycho de bazar…

Nom série  Le Syndrome de Warhol  posté le 02/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais déjà bien aimé Dérapage, des deux mêmes auteurs, et bien c’est encore là quelque chose qui m’a bien amusé.

Résumer l’histoire est à la fois simple et compliqué. Disons que c’est un total foutoir, un gros délire, les auteurs accentuant chaque détail, du scénario ou du dessin des personnages, pour vraiment donner dans le foutraque.

Si les amateurs d’Elvis Presley trouveront jouissif les nombreux clins d’œil au culte du rockeur, ceux qui, comme moi, se désintéressent du King y trouvent aussi leur compte.

A la fois road-movie, parodie de Frankenstein survitaminée, délire mafieux déjanté, cet album mérite le détour.

Nom série  Jim Audax (Les Aventures de)  posté le 29/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La principale – et seule – originalité de cette histoire, c’est que les personnages ont des têtes d’insectes (genre mouche ou moustique), sur des corps humanisés.

Pour le reste, c’est une histoire qui manque quand même singulièrement d’intérêt.
C’est déjà le cas de l’intrigue elle-même (deux hommes et une femme, sortes de détectives, tentent, à la demande de sa mère, d’arracher un homme à une secte, d’origine extra-terrestre !).

Même déception concernant les dialogues, certes dynamiques, mais qui manquent de fond (et l’humour tombe souvent à plat en plus, à part quelques apartés au troisième degré, parfois ). L’ambiance bon enfant de l’ensemble n’est pas suffisante à mon goût.

Les couleurs pétantes des personnages et des décors ne changent rien à l’affaire : « Dans les griffes de Pavillon divin » n’est pas une réussite

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