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... a posté 193 avis et 7 séries (Note moyenne: 3.18)

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Nom série  Batman - The Dark Knight returns  posté le 30/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Allez je me lance et je balance le culte, ou tout du moins presque culte. Pour moi cet album n'en mérite pas moins. Pourtant je suis loin d'être un fan de Batman capable de vous retranscrire la chronologie des sorties comme des fous se sont amusés à le faire sur le forum BD. Non c'est tout simplement que ce comics possède une profondeur inouïe et que l'on retrouve rarement dans des ouvrages grand public.

A travers cette aventure de Batman, Miller va transcender le Dark Knight au sens propre du terme pour l'élever au rang de symbole. Égérie de la morale, de la justice, et non serviteur surpuissant au service la Loi, il incarne au contraire les sévices des lois. Miller brosse le portrait d'une Amérique décadente, pervertie, dont les vices sont trop nombreux pour être résumés ici. La Loi, censée protéger les hommes, montre son côté obscur, pervers. Elle dresse en réalité les hommes contre leurs semblables, toujours plus sans que personne ne bronche. Alors, sous couvert de protéger la morale puritaine et hypocrite, hommes de loi et politiques, détenteurs d’un quelconque pouvoir, opposent massivement à ce véritable défenseur de l’Homme des discours pernicieux et complexes, une logique spécieuse qui n’a d’autre but que de les rassurer eux-mêmes et de convaincre leurs bons citoyens.

Après tout, le seul crime de Batman n'est-il pas de sortir de la norme et des carcans de la société ? Lui reproche-t-on seulement ses actes ou le symbole qu'il incarne, celui de la justice à l'état le plus pur ? Mais loin de souscrire à un discours univoque et trop pédant, loin d’affirmer sa foi en le sens inné et aigu de la justice en l’Homme, Miller nous montre clairement que la voie de la justice n’est ni aisée, ni évidente. Son Gang des Mutants en témoigne, de grands principes sans réflexion ne sont rien, pire ils sont même dénaturés. Alors quand la catastrophe surgit et que Gotham s'embrase, que l'esprit humain perd son chemin, Batman, dépositaire d'une réflexion mature et méditée, intervient et dompte le chaos.

On pourrait dire bien d’autres choses de Dark Knight Returns. On pourrait critiquer le dessin parfois imprécis de Miller, qui contraste nettement avec ces planches qui mettent superbement en valeur Batman au détour d’une page ; on pourrait détailler plus longuement cette réflexion sur le vieillissement des super-héros jusque-là éternellement jeunes. Mais il y a tellement à dire, et surtout à voir, que le mieux reste de lire ce chef d’œuvre où le Dark Knight n’a jamais si bien et si mal porté son nom, à la fois part obscur de l’Homme nécessaire à l’accomplissement de la justice transcendante, et chevalier blanc de Gotham et de l’Humanité.

Nom série  Gulliveriana  posté le 28/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hop premier contact avec Manara et ses somptueuses créatures. La renommée de Manara en tant que dessinateur excitant follement mes oreilles (et seulement mes oreilles), je voulais découvrir un peu à quoi pouvait donc ressembler les filles qui semblaient s'agiter sensuellement sous son encre sympathique.

Ma foi c'est plutôt réussi. La suggestion est globalement réussie grâce aux poses langoureuses qu'adoptent les naïades, même s'il manque un brin de sensualité pour arriver à quelque chose de vraiment érotique. Le scénario, comme tout le monde a pu le dire, n'est qu'une banale excuse pour mettre en scène une jeune fille très naïve qui ne va cesser tout du long de se retrouver à moitié à poil. A la décharge de Manara, il faut tout de même avouer qu'une femme finement vêtue est plus aguicheuse qu'une femme intégralement vêtue de peau de yack. Tout de même, l'histoire est très limite. Brinqueballée entre le pays des minimoys et des géants, Gulliveriana jouera de malchance et se retrouvera rarement dans des situations lui permettant de s'exhiber, si ce n'est par l'opération arithmétique du saint-esprit qui se veut bien retors avec cette jeune fille. Autant dire que le même scénario avec un bon gros barbu aurait eu le même dénouement.

Bref, ne vous attendez pas à un scénario qui déchire (c'est réservé aux vêtements). L'intérêt principal réside dans le dessin de Manara. Quant à moi, c'est ma première BD érotique, et j'ai plutôt apprécié, certainement parce que j'étais un peu fatigué pour juger de l'incidence du scénario.

Nom série  La Vengeance du Comte Skarbek  posté le 28/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme vous le suggère ma note, je ne suis pas entièrement convaincu par la collaboration de Sente et Rosinsky père. Il est clair que cette BD est bien enrobée sous le dessin attrayant du talentueux dessinateur, mais qui devient amère quand on goutte au scénario.

Le postulat est pourtant intéressant. Un peintre qui a du fuir la capitale quelques années auparavant revient pour se venger. Certes la vengeance n'est pas en soi un élément nouveau, mais la tournure qu'elle prend ici se fera au contraire à la lumière de la justice. En effet, le coup du tribunal est bien pensé; mais bien que l'idée soit audacieuse, la réalisation est à la traine. Comme le dit Altaïr, la narration nuit considérablement au dynamisme de l'ensemble. La multiplication des voies off enferme cette BD dans un rythme assez lent. Certes les flashbacks sont nombreux et l'histoire reposent sur ce procédé, mais c'est très maladroit dans l'ensemble.

Passons aussi sur les ficelles inutiles, comme le fait d'introduire Chopin dans cette histoire (j'étais déjà à moitié certain de l'identité du fameux cousin bien avant la fin du premier tome), ou encore des insinuations très lourdingues sur la prétendue paternité du fameux roman de Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, auquel ce diptyque se veut être un hommage flamboyant. Je ne jugerai pas du plagiat possible puisque mes souvenirs du roman remontent un âge peu avancé, à cet âge où le roman susdit n'est pas d'un attrait farouche. Quant aux ficelles de l'histoire, elles sont bien trop visibles, et l'on anticipe bien trop souvent les futures dires de l'accusateur.

Je terminerai par un mot sur le dessin de Rosinsky. Bien différent de ses réalisations sur Thorgal, il est dans un premier temps très agréable à contempler. Pourtant, avec le temps, et je ne saurais dire réellement pourquoi, il m'est apparu fade et sans saveur. Moi qui pensais en ouvrant le premier tome me régaler avec le graphisme, j'ai été déçu. Les faciès manquent d'expression, et le tout, sans donner l'impression d'être figé, manque de dynamisme.

Au final, c'est une lecture décevante. Pas catastrophique, mais pas non plus suffisamment intéressant ni surprenant pour m'encourager à lire les pages suivantes. Ca se laisse lire mais le plaisir n'est pas là.

Note finale: 2.5

Nom série  Batman - Année 100  posté le 24/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Particulier est le premier mot qui me vient à l'esprit pour qualifier ce Batman. Non pas que ce Batman dénote des autres productions du Dark Knight, je ne saurais d'ailleurs pas en juger pour le moment, mais parce que l'on s'attend à autre chose, même pour le novice.

Comme l'a dit Alix, ce Batman est avant tout porté sur l'action. L'intrigue passe finalement au second plan pour nous offrir des scènes d'actions d'une grande intensité. Il se dégage de l'album une ambiance oppressante, étouffante par moment. La traque perpétuelle de Batman par les soldats du F.T.C n'est pas étrangère à ce sentiment puisque la majeure partie de l'histoire s'articule autour du mystère Batman. Malgré tout, l'histoire est tout à fait cohérente. Et si le côté bourrin est très présent, les personnages ne sont pas pour autant négligés. Ils bénéficient tous d'une personnalité bien établie qui, entre deux phases d'action, permet de comprendre les motivations de chaque protagoniste.

Quant au dessin de Pope, s'il apparait sale à première vue, il ne faut pas croire que c'est dû à une quelconque inexpérience technique. C'est au contraire un parti pris assumé qui permet à l'ensemble de l'album de suinter d'une ambiance malsaine et crasse. On sent bien que tout est sale, perverti. Mais il faut aussi reconnaitre son dynamisme impressionnant. A certains moments j'ai presque eu l'impression que Batman allait s'animer de lui-même.

En somme, c'est un bon divertissement que l'on tient là. Plus réussi par son ambiance que par son histoire, Batman - Année 100 nous tient en haleine jusqu'à la dernière page grâce au talent narratif et graphique de Pope.

Nom série  Batman et le Moine Fou  posté le 24/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je découvre peu à peu les Batman, et cette histoire est une des premières que j'ai découvertes. Après une relecture, je peux enfin dire si ça m'a plu.

Effectivement, cette aventure de Batman est très sympathique. Le rythme est suffisamment soutenu pour ne pas s'embarrasser de temps morts, et l'histoire est agréable à suivre. Cependant, cette pseudo suite de Batman et les Monstres souffre de ce statut, et nous mêle une histoire qu'il n'est pas difficile de comprendre pour quelqu'un qui n'aurait pas lu la première mini-série de Matt Wagner, mais qui ne m'a pas convaincu plus que ça.

Comparé à d'autres Batman que j'ai pu lire, je trouve que les personnages manquent un peu de personnalité pour les rendre vraiment intéressants. Non pas qu'ils soient fades, loin de là; mais il y avait matière à faire un peu mieux dans ce domaine, et développer la question que Batman se pose deux fois dans l'histoire. Non s'il faut chercher un réel intérêt, c'est du côté de l'aventure uniquement. Et ce n'est pas forcément un reproche puisque l'histoire se laisse suivre agréablement, sans prise de tête, avec une narration très fluide. Bref c'est honnête.

Quant au dessin de Wagner, j'aime bien. Pas grand chose de plus à dire, sinon que j'apprécie son style. Lecture recommandée donc.

Nom série  Minik  posté le 21/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pas mal ? Franchement bien ? Finalement c'était plutôt chouette ce roman graphique. Nous suivons les aventures véridiques de Minik, jeune eskimo déraciné pour des besoins scientifiques et qui se retrouve bien vite seul dans une ville occidentale totalement étrangère (la grande pomme), avec des mentalités entièrement nouvelles.

Cet eskimo à New-York n'aura certainement pas le même succès qu'Un Indien dans la ville mais je l'ai trouvé de très bonne facture, à l'inverse de la majorité des avis. J'ai beaucoup aimé voir les clivages entre personnes soi-disant civilisées et personnes soi-disant rustiques. Bien que le discours ne soit pas nouveau, il est traité avec suffisamment de finesse pour toucher la corde sensible et provoquer une légère révolte devant le pédantisme affiché des bienfaits de la civilisation.

La solitude et la mélancolie de Manik, seul rescapé de son voyage forcé, sont très bien retranscrites, et là où je me lasse habituellement des états d'âme d'un personnage j'ai au contraire été ému par le sort du jeune eskimo abandonné subitement par ses proches, dont le décès, lié à la maladie, met aussi en relief le manque de coeur des occidentaux face aux problèmes des peuples "rustres". Ce racisme affiché est similaire à celui que les indiens eurent à affronter lors de la colonisation de l'Amérique.

Et si j'ai été touché par le sort de cet émigré malgré lui, c'est surtout parce que le ton sonne juste. Tant dans les paroles que dans la gestuelle, les personnages sont criants de vérité. Du capitaine d'expédition soucieux de sa réputation au scientifique sans scrupule, en passant par le père de famille attentionné et le jeune frère aimant, Mazarano ratisse large pour nous brosser un portrait de la société qui fait mouche tant dans la dénonciation que dans l'émotion.

Le dessin d'Hippolyte n'est pas non plus étranger à ce succès. Il sait créer l'ambiance juste, au diapason du discours ou des sentiments voulus, pour preuve la sixième planche de l'album qui présente un port en liesse. Quel sens de la mise en scène! Quel plan d'ensemble! Mais à côté de cette prouesse visuelle, il me faut cependant sanctionner quelques petits accrocs dans le dessin. Les gros plans ne sont pas toujours de mon goût. Le style des visages, qui donnent une impression de strict minimum, ne m'a jamais convaincu. De même pour ces traits qui viennent la plupart du temps obscurcir des zones trop foncés. Mais tous ces défauts sont presque gommés par une colorisation de haute volée.

Finalement, c'est un bien joli one-shot que voici. J'ai beaucoup aimé la critique jamais redondante de la civilisation, la retranscription des sentiments de Minik et le graphisme d'Hippolyte qui se met au diapason de la scène. Du grand art.

Nom série  Galathéa  posté le 21/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En ouvrant les deux premiers tomes, je m'attendais à tomber sur un discours sur la notion de pouvoir et de ses limites. Ceci m'a été dit par la personne qui m'a conseillé cette série. Après lecture, je dois dire que je suis un peu déçu, tant sur le plan intellectuel que sur celui du divertissement.

L'intrigue n'innove pas spécialement. Nous sommes confrontés, dans une cité où les femmes sont relayées aux seconds rôles, au dérangement que suscite la fille du roi. Lui qui espérait un garçon pour lui succéder, ben c'est loupé. Sa fille, Galathéa, rompt fortement avec les traditions préétablies, et dérange fortement l'opinion. Mais les prêtres (ou assimilés) sont aussi les garants de la tradition, et l'attitude 'rebelle' de Galathea les irrite eux aussi. Il y aura donc quelques palabres sur la notion de pouvoir, de la manipulation tant au niveau de l'histoire que des actes, mais rien de bien innovant et de très profond.

Au fond, nous aurons seulement droit à une intrigue politique dans un cadre un peu dépaysant, car nous serons ici perchés sur les cimes de quelque montagne imaginaire. Malheureusement, le scénario n'est pas très folichon, et dès le départ on sait ce qu'il adviendra de Galathea. Ca se laisse facilement lire, mais ce n'est pas pour autant accrocheur.

Il faut également noter le joli travail de Stéphanie Hans qui brille plus par son graphisme que par son talent de scénariste. Le dessin, mais surtout les couleurs sont très poétiques, et retranscrivent à merveille l'idée de la suprématie du Vent (en fait c'est un culte dédié au Dieu du Vent). Bien que j'ai parfois eu du mal à différencier quelques protagonistes, les visages sont la majeure partie du temps très réussis et expressifs, notamment en regard du soin apporté aux yeux.

Au final, deux tomes assez décevants qui auraient mérité un peu plus de profondeur à tout point de vue. Seul le dessin s'en tire avec les honneurs.

Note finale: 2.5

Nom série  I kill giants (Je tue des géants)  posté le 21/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh bien! le moins que l'on puisse dire est que c'est bien barré tout ça. Trimballés entre fantastique et thriller psychologique, on a bien du mal à démêler le vrai du faux.

On suivra la vie de Barbara, jeune écolière de CM2 qui tue, comme l'indique le titre, des géants. Elle est également accro à Donjons & Dragons. J'ai donc supposé sur les premières pages que l'on suivrait ses pérégrinations dans un monde imaginaire. Eh bien non. Tout ça sera certainement plus profond. J'en parle au futur, car à l'heure actuelle, et bien que certains éléments de la fin du premier opus nous orientent dans une direction précise (je ne veux pas trop spoiler), rien n'est encore certain quant au secret que dissimulent les géants.

Barbara est une gamine vraiment attachante. Loufoque et sûre d'elle, elle fait preuve d'un cynisme très agressif. Forcément, ce cynisme n'est pas apprécié de tous, et surtout par l'autorité de l'école. Les rencontres avec le proviseur sont alors légion. Pour autant, Barbara ne se laisse pas démonter, et ce n'est pas la violence des autres élèves qui pourrait l'effrayer. Eh oui tout n'est pas rose à l'école primaire. La violence se manifeste déjà par le biais de grosses brutes, lesquelles sont paradoxalement uniquement du "sexe faible". On notera d'ailleurs que les personnages féminins prédominent largement, mais au vu de la qualité de ce premier opus ce n'est pas dérangeant.

Mais bien que Barbara soit isolée du fait de son étrangeté, elle nouera tout de même amitié avec une voisine fraichement débarquée. L'occasion pour elle d'expérimenter une nouvelle forme de contact humain, autrement différent de ses répliques cyniques et agressives pourtant bien jouissives. Mais Barbara c'est aussi un symbole. C'est aussi une manière pour Joe Kelly d'évoquer les difficultés en milieu scolaire pour les enfants marginaux. Trimballée de proviseur en psychologue, on s'apercevra que personne ne semble véritablement capable de la comprendre, et cela le lecteur peut tout à fait le comprendre puisque lui-même ne comprend qu'à moitié ce qu'il se passe, et ce n'est pas le monde imaginaire créé par cette enfant décidément bien étrange qui l'aidera à y voir plus clair.

Mais avant de terminer cet avis, il me faut évoquer le graphisme bien particulier de JM Ken Nimura qui donne à cette BD un cachet bien particulier. On sent clairement l'influence du manga, qui se manifeste par la remarquable expressivité des faciès. Sans pour autant tomber dans l'exagération que l'on retrouve dans les mangas "populaires" tels que Naruto, Dragon Ball, etc, les tronches font preuve d'une relative retenue qui permettent ces expressions si réussies tout en les confinant à des dimensions "respectables". Puis en vrac, le dynamisme du dessin, les magnifiques teintes de gris (puisque c'est du noir & blanc), et les créations imaginaires directement issues du cerveau de Barbara qui ajoutent une touche de plus à la bizarrerie ambiante.

Au final, ce premier tome est très déroutant. Bien qu'on se place dans un milieu d'enfants, le ton de l'histoire est très mature, et l'histoire en elle-même est déconcertante. On sera d'ailleurs troublé pendant un moment avant de différencier le réel de l'imaginaire. Quant à prédire la tournure des événements, je ne m'y hasarderais pas trop, bien que la fin nous donne quelques pistes tangibles. En tous cas de sérieuses attentes pèsent sur le second et dernier album.

Nom série  Quand souffle le vent  posté le 21/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le thème des gitans n'est pas un thème très abordé en BD. Ils font pourtant partie des clichés indécrottables tels que la lecture de l'avenir. Et ici on n'y échappe pas.

Eh oui, cette BD manque singulièrement d'originalité. Le scénariste, Galandon, aurait pu profiter de cet album pour nous faire découvrir un peu plus profondément la vie des tzignaes, leurs croyances et leur mode de vie. Hélas il n'en est rien, et bien que ce one-shot soit dédié à son grand-père qui fut mineur, on ne peut s'empêcher de regretter l'accumulation de clichés sur ces gens. Bref, doublement cliché, si l'on excepte le patron salaud de la mine.

On peut également regretter des personnages peu attachants. Bien qu'il y ait un effort de fait, les protagonistes sont trop lisses pour susciter l'attachement. Malgré tous ces défauts, l'histoire n'est pas difficile à suivre, bien qu'elle soit dénuée de complexité, car la narration est très fluide.

Quant au dessin de Bonin, je le trouve plutôt joli. Son trait est précis, et a le souci du détail et des perspectives. Les protagonistes sont vraiment réussis, leurs expressions sont en général bien rendues. En revanche, il manque un peu de punch au niveau des couleurs, trop ocres à mon goût.

En résumé, une histoire qui reprend nombre de clichés mais qui se laisse lire plus ou moins agréablement. Un petit "pas mal".

Nom série  L'Incident de Sakai et autres récits guerriers  posté le 19/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A ma plus grande joie, et sans que cela soit prémédité, j'ai découvert que ce recueil comportait une part historique assez conséquente. Il faut dire que ça faisait un petit moment que j'avais ce gekiga dans le collimateur.

Comme nous l'apprenons à la postface, les quatre premières histoires sont parues dans le magazine Custom Comics qui proposait aux mangakas de l'époque de publier des histoires courtes et personnelles au lieu des traditionnelles histoires en feuilleton. Et c'est entre quelques épisodes de Satsuma, l'honneur de ses Samouraïs que naquirent sous le trait de Hiroshi Hirata plus de la moitié des histoires présentes. Je ne vous cacherai pas que la qualité globale des anecdotes est, comme dans nombre de recueils, inégale, mais dans l'ensemble elles forment une fresque bien sympathique.

Ces sept histoires nous font voyager à travers le temps, sans suive de chronologie bien précise puisque l'on va et vient dans les époques. Ce changement perpétuel d'époque et de lieu amènera la plupart du temps à une introduction poussive, peu accrocheuse, car Hirata met un point d'honneur à nous décrire la localisation géographique, la période et le contexte, ce dernier ne disant pas grand chose au lecteur peu cultivé en Histoire japonaise (matière dans laquelle je ne demande qu'à progresser). Du coup, on se surprend parfois à revenir en arrière pour comparer les noms des protagonistes et la relation avec l'exposé historique introductif. Puis ça passe généralement bien, et l'histoire se met finalement en place.

Arrivé là, le plus dur est passé, et l'on peut alors profiter pleinement des différents thèmes que nous expose Hirata. Bien que le titre de ce recueil contienne la mention "et autres récits guerriers", il ne sera pas uniquement question de batailles sanglantes et honneur mal placé. Les thèmes relatifs à l'honneur et a seppuku seront évoqués, surtout lors des premières histoires, mais le traitement s'éloigne des clichés pour nous proposer une vision plus profonde de l'acte.

Il sera également question de politique, et bien entendu de manœuvres tordues afin de conquérir sans guerroyer un territoire. Quant à la dernière histoire, je ne vous en dirai pas davantage qu'un léger commentaire flamboyant et respirant le lyrisme hérité des poètes romantiques: "c'est ma préférée".

Il y a donc une palette thématique assez conséquente. Malgré cette variété très appréciable, j'ai quelques reproches qui apparaitront désuets face à tant de qualités. En premier lieu, et je le souligne une fois de plus, les introductions, de par leur longueur, hachent le rythme. Second reproche, il m'aura parfois (rarement) été dans l'obligation de revenir en arrière pour saisir totalement l'histoire. Donc une narration pas toujours fluide. Et le dernier reproche ira quelquefois de pair avec le précédent, les personnages se ressemblent parfois trop.

En effet, j'ai eu du mal à distinguer les différents protagonistes, non pas à cause de visages calqués, mais parce qu'il m'a semblé que les personnages n'avaient pas toujours la même tête! Mais surmonté ce détail, car les personnages sont suffisamment nommés pour que l'on suive correctement l'action, on pourra profiter du talent graphique d'Hirata. Une fois accoutumé à son encrage bien épais, on pourra tranquillement profiter du dynamisme du dessin et du soin du détail. On pourra ainsi, lors d'un cadrage éloigné, apprécier la finesse d'un trait qui sait se faire discret pour nous présenter de jolis arrières plans détaillés.

Ainsi, Hirata nous embarque pour un voyage à travers le Japon médiéval globalement réussi. La diversité des thèmes évite une redondance malvenue ; et lorsque le rythme vient à baisser, le trait dynamique vient prendre le relai. En conséquence de quoi j'arrondis ma note au supérieur.

Nom série  De mal en pis  posté le 18/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ca faisait un moment que je lorgnais sur cette BD. Il faut dire que les multiples avis enthousiastes incitaient beaucoup à découvrir ce roman graphique conséquent.

Dommage pour moi, je semble être passé totalement à côté de l'essence même de ce bon pavé. Par honnêteté, il me faut signaler que je n'ai pas pu dépasser la page 446. En effet, arrivé là, j'hésitais entre 2 et 3 étoiles. La raison pour laquelle j'ai décidé d'arrêter ici est toute bête. En reprenant ma lecture à ce point, je me suis aperçu bien plus qu'avant que je ne m'intéressais pas tellement aux protagonistes. L'épisode qui nous relate la fracture entre son père et sa mère aurait dû me toucher, or comme il n'en était rien et qu'il m'aurait coûté de m'investir sur un personnage que j'avais suivi déjà 440 pages durant, je me suis dit que si je n'éprouvais pas de l'empathie maintenant je n'en éprouverais pas plus après.

Pourtant je ne peux opposer qu'Alex Robinson ne fait rien pour rendre ses personnages attachants, il nous relate au contraire les petits détails de la vie, ceux qui pourraient paraître insignifiants, et qui rendent tellement humains ses personnages. Mais je n'ai pas été pris dans le jeu. Et malgré l'humour disséminé de parts et d'autres, je n'ai pas adhéré plus que ça. Il faut dire que si l'on ne s'attache pas aux protagonistes la lecture est biaisée puisque l'histoire tourne uniquement autour de leur personne. Et bien que j'apprécie fortement la série Friends (un autre aviseur faisait l'analogie avec cette série) je n'ai pas retrouvé ici la même bonne ambiance.

Mais Alex Robinson ne se contente pas de nous faire vivre les aventures quotidiennes de ces gens ordinaires. Arrivé vers le milieu de la BD, il évoque le monde des comics et de son système de droits d'auteur pratiquement inexistant. Peut-être un peu trop manichéen à mon goût. Le personnage de Dorothy m'a déçu sur un point puisque j'espérais y trouver une sa*ope qui plongerait Sherman au coeur de la tourmente et donnerait un autre tour à l'histoire. Malgré cela, Dorothy possède une personnalité intéressante qui m'aurait vraiment plu dans un autre contexte.

Au fond, ce que je reproche à ce gros one-shot, c'est de s'ancrer dans le quotidien et de proposer une histoire très peu dépaysante. Les sujets abordés m'ont dans l'ensemble peu touché. Dans des circonstances plus exotiques, j'aurais certainement apprécié la galerie de personnages. Il me semble aussi possible que je manque de recul et d'expérience (n'ayant connu ni vie en colocation ni vie en couple pour le moment). Je vous conseille tout de même la lecture puisque les avis précédents sont pratiquement tous unanimes ; quant à l'achat, 30€ les 600 pages me parait extrêmement bon marché, sans le conseiller toutefois puisque je n'y ai pas trouvé mon compte.

Nom série  Dieu qui pue, Dieu qui pète  posté le 16/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec son titre énigmatique, et plutôt provocateur dans notre monde bien pensant, Dieu qui pue, Dieu qui pète semble pourtant être passé relativement inaperçu. Manque d'envergure de ce recueil ou autre cause, finalement peut importe puisque l'on n'est pas là pour ça.

Pour le lecteur qui arrive des Cinq Conteurs de Bagdad, j'ai remarqué en premier lieu que le trait de Duchazeau n'était pas si différent entre les deux albums. Peut-être un trait moins présent que l'œuvre susdite, mais rien de bien grave; quant à la comparaison avec La Nuit de l'Inca, j'ai trouvé que le dessin était plus soigné ici. Quoi qu'il en soit, le dessin de Duchazeau n'appartient véritablement qu'à lui.

Passons maintenant aux historiettes qui se comptent au nombre de neuf dans ce recueil. Inspirées ou tirées de fables africaines, elles s'étalent généralement sur 4-5 pages et sont toutes porteuses d'une morale assenée de façon suffisamment subtile. De ce fait, on pourrait aisément les comparer aux célébrissimes Fables de la Fontaine, à la différence près que l'on trouve moins d'animaux dans l'album ci-présent. Les morales n'empêchent cependant pas les auteurs d'introduire quelques éléments qui rompent parfois le ton, tels un peu d'humour ou de poésie.

Bref, c'est très sympathique et rafraichissant.

Note finale: 3.5

Nom série  Banquise  posté le 10/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens en empruntant cette BD je ne m'étais pas aperçu que ça venait de chez Soleil. Si j'y avais regardé à deux fois, je serais certainement passé à côté. Malgré mes préjugés envers cet éditeur, ce one-shot est singulièrement différent de ce à quoi je m'attendais.

Le scénario est en effet loin de la classique Heroic Fantasy qui compose le gros du catalogue de l'éditeur. On évolue ici dans un registre foncièrement différent, et l'on s'intéresse au sort d'un groupe de six hommes débarqués de force sur la banquise. L'introduction sommairement expédiée, on fait connaissance avec ces anti-héros et la malchance qui viendra les hanter durant leur périple, qui se bornera en réalité à suivre leur disparition les uns après les autres, la cause du décès étant imputée à la chaman locale.

Dans l'ensemble, je trouve que les auteurs n'ont pas fait un grand effort d'imagination. L'histoire n'est pas vraiment prenante - bien qu'elle se laisse lire - puisque le thème du "survivor" est un classique maintes fois exploité. Le fait d'ancrer son récit dans la banquise apporte certes un dépaysement bienvenu, notamment au niveau des lieux visités. L'exploration de la banquise se traduit donc par des paysages d'une blancheur caractérisée, de quelques yourtes et cabanes isolées qui seront la proie de nos bandits de grand chemin.

Sur les personnages non plus, tout n'est pas rose. Le constat serait même noir au niveau de leur conscience puisque tous trainent derrière eux un passé peu glorieux. Composé majoritairement d'hommes virils, ripailleurs et peu courtois, le groupe se révèle être peu intéressant à suivre. Le manque de personnalité et d'interaction entre les personnages rend l'aventure moins plaisante à suivre. Se démarquera uniquement le grand méchant de l'histoire, un mercenaire cruel et fourbe, mais sans pour cela être attachant. Bref, les personnages sont vraiment loupés selon moi.

Quant au dessin, on navigue entre le bon et le moins bon. Le trait de Christophe Gautier est parfois surchargé de coups de crayons, trop hachuré; à d'autres moments il est au contraire suffisamment dosé pour en mettre plein la vue. En revanche, je trouve que les jeux de lumière sont parfaitement réussis, ce qui assure une bonne lisibilité malgré une surabondance de traits.

Somme toute, c'est une BD qui manque d'originalité et de punch. Malgré son nombre conséquent de pages si on le compare à la moyenne (80), il ne se passe au final pas grand chose, et le groupe d'hommes sur lequel on s'attarde n'est pas attachant du tout.
Divertissant mais sans plus.

Note finale: 2.5

Nom série  Berceuse assassine  posté le 10/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quelle meilleure thérapie de couple que le meurtre de l'être désormais haï? Bon entre nous, ce n'est pas tout à fait la solution universelle. Mais c'est pourtant la voie qu'a choisi de suivre Tome avec cette trilogie ma foi bien sympathique.

Le concept des deux premiers tomes est plutôt intéressant. Sur une histoire développée dans le premier volume et suivie du point de vue de Jo, le second viendra apporter quelques éclaircissements d'après la version de son épouse sur une histoire que l'on aurait pu penser claire comme de l'eau de roche. Quant à l'ultime tome de la trilogie, rien ne le justifie scénaristiquement parlant. Et même si le rapport est plutôt entre ce dernier et les deux premiers opus, j'ai apprécié suivre la vie de cet indien, jusqu'à une fin plutôt plate.

Mais l'important n'est pas tant la fin que le reste de la saga. Berceuse assassine, forte de son concept dans l'ensemble réussi, s'appuie également sur une ambiance assez noire. Normal lorsque l'on projette d'assassiner froidement son compagnon. Les personnages sont d'ailleurs assez froids, calculateurs et peu enclins à l'empathie. Peut-être le reflet de cette ville de New-York qui les abrite?

On notera également le dessin de Meyer, qui compte pour beaucoup dans l'ambiance crasse qui domine ce polar. Les teintes à consonance marron foncé priment sur toute couleur, à l'exception du jaune, seule couleur à venir contrebalancer l'hégémonie des nuances glauques de la ville.

Au final, c'est une série assez prenante que l'on tient. Bien que le premier tome fasse office pour moi de bonne introduction, c'est à partir du second que j'ai vraiment pu apprécier le style de Tome. Quant au dernier volume, il m'a également bien plu malgré son détachement des deux tomes précédents.

Nom série  Les Terres creuses (Carapaces)  posté le 10/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En parcourant vite fait les autres avis, je me suis rendu compte que j'ai dû passer à côté de quelque chose. Je me suis focalisé sur le premier degré sans chercher à voir autre chose que l'histoire primaire. Mais les frères Schuiten ne facilitent pas énormément la tâche au lecteur puisque le texte n'a pas une part conséquente dans la réflexion (et je préfère nettement les bavards aux muets).

Dans les deux premières histoires, j'ai eu l'impression, comme le dit Erik, de vivre un rêve éveillé. Cet effet est sans nul doute imputable au splendide graphisme du frère François. Je pourrais rester un bon moment en admiration devant les planches des deux premières histoires.

Malheureusement, les deux autres histoires ne m'ont pas transporté. Vides de sens ; et surtout une déception sur la dernière qui semblait prometteuse. J'ai le sentiment que le seul but de ces histoires consiste à nous faire découvrir des univers aux concepts dépaysants. Mais s'il n'y a pas d'histoire derrière, je ne vois pas d'intérêt.

Nom série  30 jours de nuit  posté le 10/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avis portant sur le premier tome puisque je ne m'intéresserai pas à la suite:

Tiens c'est ma première histoire de zombie en BD. Déjà pas fan de films d'horreur, c'est avec l'oeil du novice que j'ai découvert 30 jours de nuit sans même savoir de ce qu'il en relevait. Eh bien pas grand chose en réalité.

L'horreur avec cet album, c'est que le scénario n'est pas très travaillé. Beaucoup trop linaire à mon goût. Le plan fomenté par les morts-vivants est assez facile à deviner dès le départ, ce qui évite malgré tout les pitoyables scènes d'appel à l'aide. Quant aux personnages, le seul qui revêt une légère importance à mes yeux est le grand chef des mort-vivants. Après son éclat de colère vers les 2/3 de l'histoire, j'ai cru que l'histoire allait enfin décoller, mais ce n'est au final qu'un soubresaut sans conséquence.
A noter également la fin cucul la praline assez prévisible.

Quant au dessin, il ne laissera personne indifférent. Il sort en effet des schémas classiques et tente avec plus ou moins de succès de nous plonger dans l'horreur. Concernant l'immersion c'est loupé puisque je me suis ennuyé, mais la prouesse technique est réussie. Malgré un départ catastrophique sur les visages des deux policiers, le dessin prend tout son essor et parvient à retranscrire assez bien le sentiment de crasse d'une ville en proie aux morts-vivants.

Bref, à part le dessin, pas grand chose à sauver de ce premier album.

Nom série  Trois artistes à Paris  posté le 07/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Encore une déception dans la collection Aire Libre. Quoique celle ci semble être généralisée.

Le postulat de départ est assez simple. Trois artistes sont nominés pour une bourse, et se rendent ainsi à Paris pour recevoir leur récompense. Une journaliste les approchera et ce sera alors le moyen de revenir sur le passé des trois artistes. On passera beaucoup plus de temps dans le passé que dans le présent, à explorer les "blessures secrètes" de ces trois artistes reconnus.

D'emblée, le dessin m'a plu. De la peinture assez simple avec un ajout de nuances pour éviter soigneusement les aplats, ça m'a paru sympathique et très lisible. Puis au fil de l'album, cette simplicité devient un peu monotone, et le dessin m'est paru moins esthétique qu'au départ.

Quant à l'histoire, on ne peut pas dire que ce soit très glorieux. En fait il ne se passe rien. C'est plat, vide, et malgré la quantité de texte et de pages, l'intrigue se borne à interviewer les trois artistes à tour de rôle. Le scénario se subdivise en réalité en trois branches qui correspondent au passé des artistes. Si les anecdotes étaient intéressantes ça aurait pu passer, mais l'auteur a voulu montrer dans cet album sa vision de l'Art. Inintéressant au possible puisque le message est, à mon sens, au ras des pâquerettes. Dans le présent, la journaliste ira de part et d'autre dans l'hôtel à seule fin de réaliser son reportage. Passionnant. Quant à la fin de l'histoire, c'est d'une naïveté incroyable. On pourrait même dire qu'il y a tromperie sur la marchandise au vu de tout le foin que nous fait l'auteur pour nous tenir en haleine sur la seule "scène d'action".

Pour revenir sur les personnages, il faut dire qu'ils manquent cruellement de consistance. En tant que points de focalisation du récit, ils sont très chiants. On pourrait même affirmer, avec un irrespect certain, qu'ils disent de la merde. Tout comme les personnages lambda que l'on croise et dont les bulles de pensée n'ont aucun sens excepté hacher le récit.

Bref, à l'instar de Ro, j'ai eu l'impression de lire une BD destinée aux "élites". Bavarde pour rien, personnages faussement intéressants, je n'attendais peut-être rien de cet album mais je n'y ai pas trouvé une once de satisfaction.

Nom série  Secrets bancaires  posté le 07/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me suis lancé à la lecture du premier diptyque suite à l'avis de Mac Arthur. Ça fait un moment que ma soeur les possède, et au vu de tout le bien qu'elle en pense je n'avais aucune raison de m'y lancer à mon tour. Et malgré un apriori assez négatif j'ai fini par sauter le pas.

Secrets bancaires est une série qui tente d'appâter le chaland avec un titre assez explicite. On se dit qu'on va découvrir les arcanes de la finance, être confronté à des magouilles astucieuses à la manière d'un I.R.$., et qu'il y aura même un peu d'action. Eh bien non. On est trompé sur la marchandise. C'est mou du genou. On est confronté à des personnages inintéressants au possible. Certaines scènes sont aussi fades que les personnages eux-mêmes. Par exemple, je ne vois pas l'intérêt de développer des personnages qui n'ont qu'un rôle mineur dans l'histoire. Je pense au retraité. Rien à faire de son loto. La multiplication de ces passages inutiles casse complètement un rythme déjà proche de l'arrêt cardiaque.

Donc c'est long, très long. J'ai eu l'impression que ces scènes n'avaient pour seule utilité que de meubler une intrigue très peu développée. Mon impression se confirme presque tant je vois de clichés et de ficelles scénaristiques bien mal exploitées. Tout cela dénote un manque d'inspiration flagrant.

Quant à l'intrigue financière en elle-même, on est loin de la richesse d'un I.R.$., bien que celui-ci pêche sur d'autres points. On sent que l'auteur n'a qu'une connaissance limitée du monde de la finance, parce que j'ai entendu de grandes phrases certes, mais de plan élaboré non. J'attendais un thriller financier, je me suis retrouvé avec une histoire très pauvre qui essaie d'introduire quelques éléments du roman graphique (la vie de famille par exemple) de façon très maladroite avec un auteur qui ne maîtrise pas son sujet.

Un dernier mot sur le dessin. Les deux dessinateurs qui se sont mis à l'ouvrage n'ont pas un style fondamentalement différent. Bien que je ne lui trouve pas une réelle personnalité le dessin convient à ce genre d'histoire.

Je ne lirai pas la seconde histoire que j'ai en ma possession, car d'après ma source, elle ne serait guère plus fameuse que la première. Je risquerais le cas échéant de baisser ma note.

Nom série  Dieu en personne  posté le 05/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Imaginez un instant que Dieu se matérialise sur Terre, prenne apparence humaine et soit confronté aux hommes. Dans un premier temps la stupeur domine, mais lorsque le choc est passé l'humanité demande des comptes. Et quel meilleur moyen d'obtenir justice que de faire le procès de Dieu?

Ne serait-ce qu'avec cette idée, MAM démontre une fois de plus qu'il n'est pas novice dans l'absurde - sans péjoration aucune. Cette mise en scène n'est qu'un prétexte pour parler de métaphysique. En effet, MAM préfère inviter à la barre des personnes "sans rapport" avec Dieu plutôt que des défenseurs acharnés de la foi et détenteurs d'une religion. De ce fait on peut ainsi parler de métaphysique pure. Ces personnages débattront ainsi, de la nature de Dieu bien évidemment mais également des conséquences de l'existence de Dieu.

Il faut également souligner la démarche de l'auteur. MAM ne prend pas réellement parti dans ce débat philosophique. Il se "contente" de poser des questions auxquelles il répond le plus souvent par l'absurde. Mais si j'ai un reproche à faire à ce niveau, c'est le manque de profondeur. J'ai l'impression qu'il y avait matière à développer un peu plus, quitte à rentrer un peu plus dans des considérations abstraites ou à rallonger le propos. Certaines assertions, par exemple sur le libre arbitre, me laissent un peu pantois sur la nature de la démonstration éclatante. D'autres sont au contraire complexifiées pour pas grand chose (je pense surtout au grain de poussière) qui noieront certains sous un flot de termes abscons (vive le dico portatif du bachelier).

Loin d'être absconses cependant, certaines répliques bien tournées viendront périodiquement nous rappeler que l'on parle tout de même de religion. S'inscrivant subtilement dans le propos, ces répliques sont assez savoureuses puisqu'elles sont l'occasion pour MAM de nous sortir quelques bons jeux de mots. On aura aussi droit à la vision très cynique de l'auteur sur notre époque. Il semble s'amuser à mettre en avant la suprématie de l'argent face à la spiritualité. L'occasion de découvrir l'exploitation de la venue de Dieu par des entreprises sans aucun scrupule.

Donc un album bien sympathique, parfois inutilement abscons dans son propos, mais qui pouvait explorer d'autres pistes. Car finalement, c'est plus l'impression d'avoir assisté à la dénonciation de la frustration des hommes qu'un véritable débat métaphysique qui prédomine. Malgré tout, ça reste très instructif. Et pour les curieux, l'interview de MAM par l'éditeur.

Note finale: 3.5

Nom série  L'Aigle sans orteils  posté le 05/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà c'est fait. Je viens de lire cet immanquable du site. Une légère déception mais un moment relativement agréable. Cette relative déception vient surtout du genre en lui-même, qui la plupart du temps tente de mettre en avant des moments assez touchants de la vie des protagonistes.

Je suis en général assez peu sensible à cette "banalité" car la plupart du temps elle n'arrive pas à introduire une psychologie assez poussée selon moi, et les dialogues sont souvent trop près de la réalité à laquelle nous sommes confrontés pour que j'y trouve un exotisme suffisant. Peut-être suis-je aussi un sans coeur, ça expliquerait tout. Quoi qu'il en soit, j'ai souvent du mal à ressentir de l'empathie envers des personnages "ordinaires", et le genre en regorge énormément. Ou peut-être est-ce lié aux relations peu croustillantes, qui donnent souvent lieu à des histoires peu dépaysantes. *

Bon je crois que vous avez compris, les histoires qui mettent en scène des personnages peu exotiques m'attirent rarement, peut-être également à cause de leurs histoires peu extraordinaires. C'est un peu le cas de L'Aigle sans orteils. Sans avoir trop de mal à rentrer dans l'histoire, j'ai trouvé la majeure partie de l'album assez plate, trop linéaire. Le titre de l'album, certes poétique, a pour inconvénient de nous révéler dès le départ le tournant que va prendre le scénario. Je n'ai donc pas été frappé de stupeur au moment fatidique, ni même vraiment pris d'empathie envers ce jeune homme qui fait preuve d'une abnégation incroyable pour concrétiser son rêve.

Par la suite, on retrouve à peu près les mêmes ingrédients. L'histoire ne décolle pas vraiment mais reste agréable à lire. Ce n'est que dans les vingt dernières pages que j'ai vraiment tremblé et été enthousiasmé par l'histoire qui dépasse alors le simple cadre du cyclisme.

Quant au dessin, je le trouve très agréable. Sa simplicité convient tout à fait au genre, et sa subtilité toute en nuances rend magnifiques les paysages. Les montagnes enneigées sont un vrai régal pour l'oeil.

Bilan de la course : une échappée à la moitié de la course qui n'arrivera pas à distancer les poursuivants. Le finish au sprint est cependant très enragé, laissant peu de répit aux concurrents.

Note finale: 3.5

* Cet avis n'engage bien sûr que moi

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