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Nom série  Les Sentiers de la Perdition  posté le 20/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'avais pas vu le film et je n'avais même aucune idée de quoi parlait cette BD avant de l'entamer. Autant dire que je partais sans a priori ni éléments de comparaison, et j'ai beaucoup apprécié ma lecture.

Le dessin a été la première chose que j'ai remarquée.
Je me suis dit à quelques moments que j'appréciais moyennement certaines cases sur lesquelles il me fallait rester une ou deux secondes pour bien déchiffrer le contenu. Et de même, j'ai constaté avec un peu de regret le caractère changeant de certains visages, notamment celui de Michael O'Sullivan qui ressemble tour à tour à plusieurs acteurs de cinéma à mes yeux.
Mais de nombreuses fois, je me suis dit que j'aimais ce trait auquel je trouvais une certaine classe. Je lui trouve un vrai charme de même qu'une jolie esthétique grâce à sa technique changeante.
J'ai donc un avis mitigé sur le graphisme, mais globalement je le trouve pas mal.

Mais c'est surtout le scénario qui m'a captivé, et cela d'autant plus que je réalisais au fur et à mesure qu'il s'agissait d'une histoire basée sur des faits et personnages réels. Je l'ai trouvé assez fort, prenant et intéressant. J'avais vraiment envie de suivre cet irlandais, d'un côté tueur froid et extrêmement efficace, et d'un autre côté père attentif et affectueux. J'avais vraiment envie de le voir gagner sa "guerre" et mener à bien sa vengeance, la sienne ainsi que celle de son fils. Tant et si bien qu'alors que, fatigué, je comptais n'en lire que le premier chapitre hier soir, je n'ai pas pu lâcher l'album avant la fin.
Et même si les prouesses assassines de O'Sullivan me semblent fortement exagérées, j'ai été fasciné par l'aspect réaliste et crédible de tous les évènements, de cette plongée dans le monde de la maffia par un point de vue assez différent de ce qu'il se fait d'habitude.
Très bonne lecture.

Nom série  War and dreams  posté le 19/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour le moment, j'ai davantage été envouté par India Dreams que par cette nouvelle série mais c'est une bonne lecture tout de même. J'attends de voir la suite.

J'attends de voir la suite car je me demande quel est l'objectif de cette BD. Le premier tome, seul paru actuellement, donne l'impression de suivre le fil rouge de retrouvailles entre anciens combattants et les plages de la Côte d'Opale mais il porte finalement davantage sur des récits de la seconde guerre mondiale. Ce sont des récits originaux et variés, qui plongent joliment dans l'ambiance de l'époque, sous un aspect légèrement romantique d'ailleurs, mais je ne vois pas trop le rapport avec ces gens qui se retrouvent dans le Nord de la France de nos jours. Sans doute le récit éclairera-t-il cela au fil des tomes.

Pour le moment, j'ai lu avec cet album des témoignages intéressants sur des morceaux choisis de la seconde guerre mondiale, j'ai vu de belles images même si je trouve que J-F Charles réussit mieux ses décors africains que français et même si j'avais davantage apprécié l'esthétique globale d'India Dreams, j'ai passé un agréable moment de lecture, mais je n'ai pas vraiment été captivé et je reste un peu dans l'expectative.

Nom série  Crying freeman  posté le 27/12/2005 (dernière MAJ le 18/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas vu le film et le manga ne m'attirait pas : je ne l'ai lu que pour satisfaire ma culture personnelle et je pense que j'aurais facilement pu m'en passer.

Le dessin manga réaliste y est vieillot, à l'encrage un peu sale et gras. Les personnages ont des physiques de vieux films policiers de série B des années 70. Bof.
Ceci dit, j'étais plié de rire au la lecture de la double page où Emu se souvient avec nostalgie du beau corps nu et tatoué de Freeman, où on le voit courir nu, sauter nu, faire trois petits pas et tourner sur lui-même.

Quant à l'histoire, ça transpire le cliché. Freeman est un beau tueur ténébreux mais sensible (oh, il pleure à chaque fois qu'il tue quelqu'un ). Emu Hino (qu'est-ce que c'est que cette traduction Française en Emu O'hara (qui habiterait à Vancouver ?? Vancouver, ville emplie de Yakuzas comme chacun sait ! )), Emu Hino donc est une superbe jeune femme riche mais vierge (à 22 ans, la hoooonte ! ). Et bien sûr, en midinette romantique, elle va tomber folle amoureuse du beau gars qui vient de faire exploser la tête d'un homme devant elle (mais elle ne retiendra que son beau visage qui pleure). Et en bonne Japonaise soumise, elle va attendre sagement la venue de cet homme pour se livrer corps et âme à lui. Et naîtra alors un amour puissant et beau (eh oui, Freeman est lui aussi puceau, la hooooonte ! ) qui forcera les deux jeunes et beaux amants à fuir ensemble les représailles du méchant monde de la police et de la mafia qui veulent les empêcher de s'aimer et si possible les buter avec beaucoup de souffrance. Romantique à souhait, non ?

Malgré ces gros clichés bidons pour amateur d'émotion facile, la narration n'est pas trop mauvaise et le déroulement de l'histoire reste assez réaliste et pas désagréable à lire.
C'est juste très moyen, quoi.

Nom série  Zappa & Tika  posté le 17/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un sujet simple mais efficace, à même de séduire les jeunes lecteurs amateurs de SF humoristique et d'aventure débridée. Un dessin soigné, moderne et très dynamique. Voilà un cocktail qui aurait pu donner de grandes choses mais qui peine un peu à décoller.

Thierry Robin maîtrise son graphisme. Ce dernier a l'efficacité et le style de certains dessins animés récents. Rien de tel pour donner de la pêche et de la vie au récit.
Seul reproche, la composition et la mise en page manquent un peu de force évocatrice, donnant parfois des impressions de confusion là où il ne devrait pas y en avoir. Un tel dessin aurait mérité à mes yeux une composition plus riche, plus pensée, offrant plus d'espace pour mieux apprécier le talent de dessinateur de l'auteur.

Quant aux scénarios, ils sont plaisants sans être marquants. Les personnages sont sympathiques mais manquent de personnalité. Les intrigues sont divertissantes sans captiver pour de bon les lecteurs. Et l'humour apporte rarement davantage que quelques sourires.
C'est bien dommage car tout est de qualité mais la sauce n'arrive pas vraiment à prendre. Il manque le petit quelque chose qui va rendre les personnages attachants, le scénario captivant et l'humour hilarant. J'ai un peu eu le sentiment que l'auteur visait un peu trop un public jeunesse avec certains passages "faciles", des intrigues "gentilles" et personnages trop caricaturaux.
Pourtant certains sujets intelligents sont abordés, comme la réflexion dans le tome 2 sur le fait qu'il faille ou non sauver un terrible dictateur quand on est mis face à ses exactions alors même qu'on a pour mission d'empêcher sa mort. Et l'auteur s'offre même l'audace de faire mourir un personnage du groupe des gentils dans ce même tome. Mais l'émotion n'arrive hélas pas vraiment à passer et on regarde avec trop de distance le personnage mourir et les autres le pleurer.
Dommage donc même si cette BD reste plaisante, jolie et divertissante.

Nom série  Piero  posté le 15/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Enfin une BD de Baudoin qui a su me plaire, me captiver du début à la fin et me toucher.
Cet album aborde deux sujets : la jeunesse de Baudoin et l'amour qu'il porte à son frère d'une part, et d'autre part leur passion commune pour le dessin et comment celui-ci s'est développé pour Baudoin au fil du temps.

Avec ce récit, Baudoin m'a offert les clés de la compréhension d'une partie de son art, les clés pour comprendre son dessin, pourquoi il a fait le choix de cette esthétique qui, jusqu'à présent, me rebutait car je la trouvais trop brouillonne, avec un trait trop charbonneux. Et effectivement, en expliquant en quelques pages le schéma de pensée qui l'a amené à aborder son dessin de cette manière, j'ai pu suivre cette évolution et l'apprécier à sa juste valeur. Sans pour autant que cela soit vraiment mon goût personnel, je le comprends mieux et verrais probablement les planches de Baudoin sous un nouveau regard.

Mais ce n'est pas tout car l'essentiel du récit porte tout de même sur la relation entre Momon et Piero, les deux frères Baudoin. Cette relation fusionnelle est touchante, faites de rêves, d'imagination et de vie de tous les jours. On suit son évolution et ses changements avec intérêt et affection. Le récit est fluide et plaisant, sans fioritures et digression malheureuse. Il a su m'intéresser de bout en bout et me toucher à certains moments cruciaux.

Le dessin est dans le style de Baudoin mais son trait est ici plus fin, plus net que dans la majorité de ses autres oeuvres : je le préfère comme ça. Si bien que sans être totalement amateur de cette esthétique, j'ai trouvé cet album plutôt joli.

Bref, je suis heureux d'avoir eu l'occasion de lire cette BD au petit format de Baudoin et peut-être que, grâce à elle, je vais enfin voir mes futures lectures de cet auteur sous un oeil plus favorable que celui que je lui portais jusqu'à présent.

Nom série  Le Manoir des Murmures  posté le 15/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un début de série bien engageant !
Sur un thème qui, finalement, se révèle relativement classique, une histoire d'humains se transformant en monstres mi-garous mi-vampires et de conflits secrets par-delà les siècles, les auteurs arrivent à nous construire une histoire qui sort plutôt des sentiers battus et qui captive le lecteur dès le départ.

Le graphisme de Tirso est bon et intéressant. Son style est fluide et se prête bien à l'ambiance mystérieuse mais dynamique du récit.
Les couleurs informatiques ne sont pas mal du tout, créant une belle atmosphère. Seul soucis, elles aplatissent un peu les contrastes et, avec le papier légèrement brillant de cette édition, de nombreuses scènes sombres subissent des reflets parfois gênants quand on lit avec une lumière venant de derrière soi.

A lire le résumé, le récit me paraissait relativement cliché et prévisible : une grosse bâtisse mystérieuse, des orphelins à qui on cache une horrible vérité, et à la fin tout se bousculerait et peut-être la maison finirait dans les flammes. Mais le scénario se révèle nettement plus dense et novateur.
Je vous ferais sans doute une révélation en vous disant qu'il nous place dans le cadre d'un conflit séculaire entre deux entités immortelles qui n'est pas sans rappeler l'intrigue de Je suis légion dont le dernier tome est paru il y a quelques jours à peine. Mais il aborde ce type de récit devenu classique d'une manière originale. Le fait de choisir pour héros des enfants est une des premières originalités car ils abordent ce contexte dangereux et adulte avec leurs jeunes yeux et se défendent avec leurs moyens. Mais leurs moyens ne sont pas moindres car ils vont révéler d'étranges et puissants pouvoirs aussi variés que difficiles à maîtriser semble-t-il.

Les personnages sont bons. Leurs personnalités sont crédibles et diversifiées. Aucun manichéisme et d'ailleurs en fin de premier tome, on s'interroge vraiment pour savoir s'il y a des bons et des méchants et si oui, qui est qui ? Les dialogues sont réussis. La narration est fluide et très prenante. On pardonnera quelques petites facilités scénaristiques (une petite fille qui grimpe bien vite aux arbres pour mieux en tomber, des personnages qui apparaissent quand il faut où il faut, etc...) par le fait qu'on est ici dans un récit fantastique de divertissement, pas besoin de trop de réalisme. Et j'ai surtout apprécié la densité de ce premier tome que je craignais d'être trop léger à la lecture du résumé. Il y a une vraie bonne intrigue qui se forme et qui donne envie de savoir la suite.

A suivre de près, donc.

Nom série  Moto râleuses  posté le 14/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà une BD auto-éditée que je n'aurais sûrement jamais lue si je n'en avais pas entendu parler ici. Et franchement, je ne suis pas convaincu, et pas seulement parce que je ne suis pas motard et qu'à part quelques rares exceptions, je ne suis pas fan des BDs sur ce thème.

L'aspect d'ensemble est franchement trop amateur à mon goût. Je trouve le dessin quelconque et cherchant trop souvent la facilité : visages remplacés par de simples yeux cachés sous un casque, décors vides, un maximum de détails et d'éléments difficiles à dessiner évités pour pure omission. Les couleurs non plus ne sont pas terribles. Et le pire pour moi est le lettrage, informatique, moche et qui donne vraiment l'impression d'être étranger à l'ambiance visuelle du reste des planches.

Quant aux histoires, le bon point est qu'elles présentent la vision féminine du monde des motards. L'auteur est une femme et ça se ressent dans des histoires assez originales et qui sentent le vécu.
Le souci, c'est que j'ai franchement rarement trouvé ça drôle. J'irais même jusqu'à dire que j'ai souvent trouvé les gags mauvais. La narration souffre une fois de plus de l'amateurisme, le rythme est médiocre, les chutes des gags trop souvent présentés à la façon tarte à la crème (dans le sens où je m'attendais parfois presque à entendre les roulements de tambour de gags de cirque pour bien annoncer que c'est là qu'il faut rire), les dialogues sont assez intrusifs et un peu lourds (dans le sens où il y a certaines planches avec profusion de bulles de dialogues plus inutiles qu'amusantes). Bref, je n'ai pas ri et ça ne m'a pas plu.

A réserver à un public vraiment amateur de genre et probablement eux-mêmes motards et motardes.

Nom série  Même pas peeur...  posté le 14/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Difficile de ne pas faire immédiatement le rapprochement entre cette BD et Joe Bar Team : même thématique évidemment mais aussi même ambiance visuelle (couleurs) et contexte similaire de groupes d'amis motards qui aiment se tirer des bourres alors que les flics les attendent au coin du buisson. Et souvent dans ce genre de BD sur les motards, la copie n'atteint pas la cheville de l'original. Mais là, je dois dire qu'il y a quand même du bon dans cette série et quelques gags m'ont vraiment fait rigoler.

Le dessin me plait moyennement. Traits et couleurs sont classiques mais ne sont pas mauvais, ce n'est donc pas vraiment sur la technique que je puisse faire des reproches. Ce sont juste des personnages que je trouve trop fades et des angles de vue manquant singulièrement de diversité (toujours le même type de cadrage) qui m'ont ennuyé, graphiquement parlant. Par contre, je reconnais avec joie que le dessinateur n'est pas un paresseux : alors que dans beaucoup de BDs d'humour à la chaine, les traits sont bâclés et les décors inexistants, ici tout est bien travaillé et les décors ne sont pas oubliés. Une bonne volonté de l'auteur que je félicite.

Côté gags, comme dit plus haut, il y en a quelques-uns que j'ai trouvés assez originaux et drôles, ce qui est rare dans le domaine des BDs sur les motards après le passage de Joe Bar Team qui a raflé presque tous les gags.
Je déplore cependant la vulgarité qui se dégage de beaucoup de planches et d'une grosse partie des dialogues. C'est peut-être un état d'esprit "motard" que je ne partage pas, pas plus que je n'ai compris certaines private jokes et beaucoup de mots dans un argot qui m'était inconnu. Si bien qu'une bonne partie des gags m'ont quand même laissé franchement froid.

Une BD d'humour sur les motards, une de plus peut-être mais celle-ci est meilleure à mes yeux que beaucoup d'ersatz de Joe Bar Team. Elle s'adresse cependant peut-être à un public de motards trop ciblé si bien que j'ai été mis un peu sur la touche pour en apprécier la totalité. D'où un avis mitigé...

Nom série  L'Escouade des Ombres  posté le 13/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Escouade des Ombres fait penser à pas mal d'autres récits de guerres interstellaires, majoritairement Starship Troopers, mais aussi un peu Universal War One ou certains jeux Games Workshop. Au-delà de ces réminiscences, il faut admettre que la narration est bonne et que j'ai été facilement embarqué dans le récit. Sans surprise, certes, mais prenant.

Le dessin, lui, est moyen. Les personnages sont plutôt réussis même si, à partir du moment où les personnages mettent leurs casques au combat et où l'on ne voit plus leurs cheveux, il devient très difficile de les différencier. Les décors, par contre, sont très inégaux. Les vaisseaux spatiaux, quoique simples, sont plutôt réussis, mais d'autres décors plus urbains, eux, ne sont vraiment pas terribles.
Par contre, la narration graphique m'a semblé tout à fait bonne et fluide.

Un récit de guerre dans l'espace avec un parti politique humain raciste qui joue les dictateurs, des ennemis qui sont des mutants dont on apprendra probablement qu'ils sont loin de jouer le rôle des vrais méchants d'entre les deux camps, une intrigue sans grande nouveauté ni surprise mais un récit prenant et plaisant. Je ne conseillerais pas personnellement son achat mais sa lecture fait passer un moment assez sympathique pour ceux qui aiment ce genre d'histoire.

Nom série  Ushijima, l'usurier de l'ombre  posté le 11/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, voilà un manga à ne pas mettre entre toutes les mains !
C'est un seinen résolument adulte, sombre, très sombre, et aussi traumatisant qu'il est réaliste.

Son sujet ressemblerait presque à un reportage dans les bas-fonds de Tokyo. Nous parlons ici du domaine des yamikins, des prêteurs-sur-gages qui sont prêts à prêter de l'argent à des taux effarants à des personnes qui en ont absolument besoin. Ces yamikins sont surtout bien déterminés à récupérer, quoiqu'il en coûte pour l'emprunteur, leur argent, les intérêts et tous les à-côtés qu'ils peuvent y ajouter. Leurs cibles, les personnes fragiles qui sont trop insouciantes ou qui sont prêts à mettre leur vie en danger pour des sommes d'argent que souvent, eux seuls, jugent indispensables au maintien du semblant de vie qu'ils se sont construits. Accros aux jeux, aux drogues, à une vie sociale superficielle, acheteurs compulsifs, etc, quand ils mettent le doigt dans l'engrenage des emprunts aux yamikins, ces derniers ne les lâchent plus jusqu'à ce qu'ils remboursent des sommes folles ou détruisent leurs vies pour à peine rembourser les intérêts.

Le dessin est assez particulier. Dans le style manga réaliste, il affiche des personnages aux visages assez étranges, enlaidis et souvent déformés. Sincèrement, je doute que ce dessin plaise à tout le monde mais je lui pardonne ses défauts car il donne une vraie atmosphère au récit et que la laideur de ses personnages réflète bien souvent la laideur de leurs âmes.

Le ton est véritablement noir, presque choquant malgré la retenue dont il fait preuve.
Le personnage principal, Ushijima, est sans pitié. Les gens qui lui empruntent de l'argent, ses "esclaves", deviennent aussitôt pour lui des objets utilitaires qu'il presse jusqu'à l'âme, réduisant leurs vies en charpies, vendant leurs corps et détruisant leurs familles dans le seul but de les dépouiller de tout l'argent qu'il peut en soutirer. Mères de famille qu'il force à se prostituer dans des bouges glauques, jeunes employées de bureau modernes qu'il pousse à la déchéance totale sur tous les plans, des familles entières qu'il détruit et amène à payer pour les dettes de leur fils inconscient.
Pire, on a vraiment du mal à avoir de la pitié pour les victimes de ce prêteur-sur-gages. En effet, alors qu'elles affichent des positions sociales banales, elles révèlent des faiblesses psychologiques méprisables, incapables de se retenir de dépenser à tout va, accros à différentes activités couteuses, elles ont beau promettre à leurs familles et enfants qu'elles vont arrêter, elles se jettent à chaque fois encore plus dans la répétition de leurs erreurs. Tant et si bien qu'on en verrait presque avec horreur le travail d'Ushijima comme une sorte de sélection naturelle qui va détruire les vies des plus idiots de la société.

Les scènes sinistres et dérangeantes s'accumulent et déplairont sans doute aux lecteurs allergiques à tant de noirceur. Mais en même temps, on sent l'aspect réaliste, on devine que de telles horreurs ont sûrement véritablement lieu dans certaines extrémités et que des prêteurs sur gages comme Ushijima doivent probablement exister au Japon ou ailleurs (le sujet n'est d'ailleurs pas sans rappeler un peu le système des sub-primes américains dans son principe). En cela, j'ai été intéressé par ce récit car je l'ai trouvé instructif et parce que, de fait, sa violence physique et morale ne m'a pas paru gratuite. J'ai vraiment eu l'impression que ce manga fonctionnerait comme un reportage romancé dont Takada, le jeune qui débute avec Ushijima et qui apprend les ficelles du métier, serait le journaliste.

Même si chacune des histoires courtes du premier tome de cet album m'a intéressé et captivé, je me demande tout de même où nous mènera la série à la longue car 9 tomes sont déjà parus au Japon. Avec un peu de chances, cela pourrait impliquer qu'une histoire plus conséquente prendra forme au fur et à mesure. Si c'est le cas et vu le domaine très particulier et très dur de sa thématique, ce devrait être une intrigue assez originale.
A lire mais à réserver à un public averti.

Nom série  Je suis légion  posté le 21/08/2006 (dernière MAJ le 09/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD me fait penser à certains comics fantastiques actuels.
Ce n'est qu'après lecture que j'en ai eu confirmation au niveau du dessin puisque John Cassaday est aussi dessinateur de Planetary. Il nous offre donc ici un dessin réaliste, aux décors assez épurés, dans un style efficace et plutôt bon même si je ne suis pas 100% fan. Je n'apprécie notamment pas l'aspect figé des personnages, personnages qui se révèlent d'ailleurs parfois moches. Et même si les couleurs sont maîtrisées et masquent une partie des défauts du dessin, leur aspect informatique se révèlent tout de même régulièrement assez froid.

Le scénario est dans une trame assez classique de thriller fantastique moderne avec pour décor la seconde guerre mondiale en Europe, décor qui n'a rien d'original mais qui fonctionne souvent très bien. De même, voir des immortels s'opposer par nations interposées, scientifiques nazis contre espions alliés, ce n'est pas très original mais ça fonctionne bien. Mélanger espionnage et créatures fantastiques vampiriques, c'est un cocktail assez bon.
Seul véritable défaut à mes yeux, je trouve la mise en place de l'intrigue assez longue et manquant un peu de rythme. L'ensemble du tome 1 n'est qu'une longue introduction mettant en scène un petit peu trop de personnages, chose qui fonctionne mieux dans un roman que dans une BD, et ce n'est qu'au début du second tome qu'on rentre enfin vraiment dans le coeur du récit. Et jusqu'à la moitié du troisième et dernier tome, l'intrigue continue à être embrouillée, sautant d'un cadre à un autre au risque de perdre le lecteur et à devenir inutilement compliquée. Une narration un peu confuse donc, qui m'a empêché d'être vraiment scotché au récit.
Ca n'en reste pas moins une BD de bon niveau.

Nom série  Le petit monde de Père Noël  posté le 08/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Peut-être connaissez-vous déjà ce Petit Père Noël puisqu'il s'agit bien du même créé par Lewis Trondheim et Thierry Robin.
Avec le changement de collection a eu lieu également un changement de scénariste puisque c'est Alexandre Révérend qui prend la relève de Trondheim. Ce dernier provient, entre autres car il a eu un parcours diversifié, du monde de l'animation jeunesse où il est également scénariste. Cela se retrouve dans le dynamisme et l'efficacité échevelée de ce premier récit du "nouveau" Petite Père Noël.

Thierry Robin, lui aussi, a fait un passage dans le domaine du dessin animé. Son trait est donc tout aussi vivant et énergique que peut l'être le scénario de Révérend. Avec des couleurs chaudes et maîtrisées, il offre des planches d'où s'échappent une impression de dynamisme et de joie de vivre.

Le récit de cette BD totalement muette est assez simple et plutôt tourné vers l'action. Sans chercher véritablement l'humour, il est néanmoins assez plaisant et amène le sourire. Le ton est bon enfant, et pour cause puisque le public cible est ici les enfants à partir de 3 ans. Malgré quelques idées amusantes, je regrette peut-être un peu l'aspect légèrement déjà-vu du scénario qui ne m'a pas vraiment enthousiasmé par son originalité. Mais c'est un récit prenant qui plaira aux enfants même s'il ne marquera peut-être pas leurs esprits.

Nom série  Putain d'usine  posté le 07/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne sais trop comment se situer par rapport au contenu de cette BD.
Etant ingénieur, je suis sensé être plutôt classé parmi les cadres et donc voir ici l'aspect "de l'autre côté de la lutte des classes".
Mais en même temps, ce qui est dit dans cet album m'a vraiment touché et paru similaire à ma propre vie professionnelle par bien des aspects. Le ras-le-bol, l'ambiance qui devient délétère, l'envie de tout plaquer, les patrons qu'on se met à haïr par leur aspect si éloigné du terrain, cette flemme ou cette peur qui font que finalement vous restez dans le train-train même si ça ne vous plait pas. Tout cela, je le ressens régulièrement (et encore c'est pire dans ma boîte puisqu'on ne fait même plus les apéros maintenant que nos services ont été explosés à coup de réorganisations ).
A cela s'ajoutent les conditions vraiment particulières de cette putain d'usine qui est décrite ici : le véritable danger de mort rôdant à chaque instant, les anecdotes mettant en jeu la vie des employés, etc.
Bref, c'est une BD qui m'a vraiment intéressé et qui a su me toucher par bien des aspects. Elle aborde avec un véritable succès les aspects les plus sombres de la vie professionnelle d'une grande catégorie de personnes. Alors même que le scénariste est militant CGT, j'ai trouvé son récit très impartial, se bornant à raconter des faits et des anecdotes sans pousser au militantisme forcené qui a su m'agacer dans d'autres ouvrages du même genre.

Le dessin est bon, voire très bon. Son style a cependant parfois un peu de mal à se prêter à ce genre de récit, car il me fait plus penser à du style comique ce qui tranche avec l'ambiance. Il impose d'ailleurs à plusieurs moments aux personnages des expressions faciales que j'ai trouvées un peu trop soutenues.
Mais finalement, peut-être est-ce le contraste entre l'ambiance sombre du récit et ce style de dessin tout en rondeur et dynamisme qui font l'une des forces de cette BD, ou qui la font sortir d'un lot qui aurait pu être nettement plus morne graphiquement parlant.

Bref, une bonne lecture, touchante et très instructive.

Nom série  Aliens versus Predator versus The Terminator  posté le 06/11/2007 (dernière MAJ le 07/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 1.5/5

Autant les films sur les Aliens savent mélanger avec succès une part d'action avec une part de frissons, autant toutes les BDs que j'ai lues sur les Aliens ne sont vraiment que des gros prétextes à faire du bourrin à tout prix. Et cet album fait partie du haut de la pile en matière de bazar bourrin sans cervelle.

Commençons par une introduction pompée d'Alien : la Resurrection, avec la base spatiale et les expériences des scientifiques à la charge des militaires, et une bande de joyeux canardeurs qui déboulent là-dedans accompagnés de Ripley, avec son ADN d'alien, et foutent le boxon. Et voilà qu'ils tombent sur un Terminator (le classique T-800) qui a construit un autre Super-Terminator hybride du Terminator du 3e film et d'un Alien, parce que soit disant, comme ça, ça le rend encore plus fort. Voilà qu'un Predator débarque et boum boum, ça tire et ça explose dans tous les sens. Mais l'Hybride est super-trop-fort alors il échappe à l'explosion finale et va préparer la conquête de l'univers depuis une autre base militaro-scientifique ! Heureusement, la bande de gentils humains (+ l'androïde de la Résurrection) et toute une armée de Predators va foncer dans le tas pour éradiquer la menace ! Ah, mais en fait, les terminators sont toujours trop forts ! Ah alors, voilà la solution miracle : libérons des aliens et, parce que des aliens c'est trop cool, ils seront capables avec leurs petites papattes et leur petit acide de tuer une armée de Terminators invincibles et capables de se régénérer à volonté. Comment ? Ah bah parce qu'ils sont trop cools ! Et le Super-méchant-Hybride-de-la-mort ? Bah il a survécu à l'explosion d'une gigantesque base spatiale... alors pour le tuer, faisons le mourir dans l'explosion d'une petite navette, pas vrai ?

Bon... J'ai pas résisté, je vous ai raconté toute l'histoire. Mais cet édifiant résumé suffit à mes yeux à expliquer l'aspect bourrin et franchement bas-de-plafond de cette intrigue dont le seul but est de faire se confronter les super-méchants de 3 séries de films à succès.
Quand, à cela, s'ajoute un dessin pas terrible et une multitude de fautes d'orthographes colossales au fil des bulles de dialogues, disons que j'ai peu d'estime pour cet album. Seul son aspect purement divertissant et sa narration assez correcte pour permettre une lecture pas trop désagréable me font éviter la note minimale.

Nom série  Brigade fantôme  posté le 07/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà une BD jeunesse sympathique !

Le sujet : les fantômes d'un serpent amusant et de quatre enfants, issus de toutes les époques et de tous les continents, sont regroupés dans une joyeuse brigade dont les missions consistent à enquêter sur des phénomènes surnaturels, débusquer les spectres qui en sont à l'origine et régler le problème le cas échéant.

Le dessin est excellent, plein de vie et de personnalité. Ses couleurs s'accordent parfaitement à la fantaisie du trait et à l'ambiance du récit. Il nous offre en outre une mise en page assez fraiche, avec nombre d'éléments sortant des cases ou prenant véritablement leurs aises dans le cadre des planches. Une composition libérée et éclatée mais sans aucune lourdeur ni atteinte à la fluidité de la lecture.

Les personnages sont variés et très plaisants. Ils sont dotés de personnalités relativement originales à l'exemple de cet énorme garçon de Cro-Magnon qui se révèle être la tête pensante et sensible du groupe malgré son aspect farouche, ou encore à l'exemple du serpent, attachant animal zozoteur qui prend un peu le rôle du clown de service. C'est un groupe que l'on aime à aimer et que l'on suit avec plaisir.

Leurs aventures sont scindées en histoires courtes aux sujets diversifiés. Elles sont centrées sur des thèmes récurrents : la découverte d'un nouvel environnement, de nouveaux spectres à rencontrer et des réflexions sur comment résoudre les problèmes qu'ils créent la plupart du temps malgré eux.
Le ton est frais et dédié à l'aventure légère et à l'humour. Cet humour n'est pas vraiment hilarant pour un lecteur adulte mais il amène en tout cas le sourire et un véritable plaisir de lecture.

A lire pour les jeunes et les moins jeunes !

Nom série  Hibernation  posté le 17/03/2007 (dernière MAJ le 07/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Hibernation attire l'intérêt par son aspect visuel. Il s'agit en effet d'un manhua dont le graphisme est proche de certains comics noirs ou de récits noirs et blancs argentins.

Le dessin de Liu Wei présente de nombreux aplats noirs qui donnent une vraie ambiance à son récit. Ce dessin rappelle parfois le style de Mignola ce qui est pour moi un gage de qualité ou en tout cas de force visuelle.
Mais la maîtrise technique n'y est pas et cela se voit grandement lorsque les scènes sont plus illuminées et que les aplats noirs ne masquent plus les détails graphiques des personnages et décors.
Malgré cela, la narration graphique est fluide. Et couleurs et encrages donnent une vraie âme à ce dessin. J'apprécie cela et c'est grâce à ça que j'aurais pu être charmé par cette BD chinoise.

Hélas, le scénario, ou du moins la façon dont il est raconté, ne m'a vraiment pas convaincu.
Il part pourtant sur une idée assez originale.
Un homme, Shen Jun, a le souvenir d'avoir été un agent spécial de l'armée et d'être désormais agent de sécurité. Mais son comportement est assez erratique et il lui arrive de s'endormir tout net à n'importe quel moment. On découvre assez rapidement que cet homme n'est sans doute pas ce qu'il pense. Et il lui arrive d'agir sans se rendre compte qu'il sort complètement du cadre de la petite vie qu'il s'imagine vivre. Ce serait en réalité une sorte de cyborg tueur programmé à distance par des scientifiques pour le compte de l'armée. Et dans l'équipe chargée de le développer, une femme est jalouse de l'épouse de son amant. Sans trop savoir quel en sera le résultat, elle va faire en sorte que le robot humain tombe amoureux de cette rivale gênante. A cela s'ajoute à partir du tome 2, une intrigue autour d'une IA naissante qui prendrait le contrôle au fur et à mesure des évènements et du cyborg, menaçant la race humaine elle-même.
Il en ressort un récit assez sombre, où réalité et rêves programmés du cyborg vont se côtoyer sans qu'on sache jamais vraiment ce qui est vrai ou imaginaire. Le cyborg croit être humain et le trouble reste donc permanent. Il ressent en effet des sentiments et des émotions brusques, mais n'arrive pas à les contrôler ou à les comprendre.

Un tel scénario pourrait être bon, voire excellent, s'il était bien raconté. Cependant, la narration d'Hibernation, en tout cas pour les deux tomes actuellement parus, est confuse et assez peu attachante. Le lecteur est mené d'une scène à l'autre sans trop s'y retrouver. Il finit par en déduire quelques bribes de compréhension disséminées dans des scènes de dialogues ou d'action à la continuité ambiguë. Le rythme est très inégal avec d'innombrables sauts narratifs mal engagés et trop brusques, perdant rapidement le lecteur qui décroche.
Tant et si bien que la lecture en devient, si ce n'est pénible, du moins assez rébarbative.

Je demande encore à voir car 6 tomes sont prévus pour cette série et le scénario, intéressant dans son idée, pourrait se développer avec brio. Mais pour le moment, je ne suis pas convaincu.

Nom série  All In  posté le 05/11/2007 (dernière MAJ le 07/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un manga (à l'européenne) sur le poker, voilà qui va intéresser du monde sur BDtheque !
Mais qu'en est-il exactement ? Eh bien, nous avons là un archétype du shonen avec tous les clichés que cela comprend. C'est une oeuvre de bonne facture, sans surprise mais plaisante à lire.

Le dessin d'Irène Diaz, auteure espagnole, est sympathique. Complètement typé manga, il privilégie les personnages aux décors mais l'un et l'autre sont plutôt réussis. Les personnages sont maîtrisés et pleins de vie. L'encrage est bon et sûr. Et la narration graphique n'est pas mauvaise du tout, évitant l'écueil de nombreux débutants en dessin de manga qui privilégie la forme et l'esbroufe à une narration claire et agréable. Ici, un juste milieu est trouvé entre la légère euphorie d'un shonen qui ne se prend pas au sérieux et une lecture simple et plaisante.
A noter que les ados mâles apprécieront mais certaines femmes rechigneront devant le fait que toutes les femmes soient représentées comme des bombes en tenue sexy, mais bon...

Quant au scénario, il est très classique dans la veine du shonen. Jeune débutant dans un domaine qu'il ne maîtrise pas, le héros Thomas, qui se démarque par son caractère volubile et sa capacité à mentir, va découvrir le poker et très vite être amené à "combattre" des adversaires puissants et variés, rejoindre une équipe et s'engager dans les préliminaires d'un tournoi d'importance. La structure cliché du shonen "d'action", même si l'action, à la manière d'un Hikaru no Go, se présente ici assis à une table de poker.
Heureusement, ce n'est pas le tout. Car d'une part, ce manga est assez drôle. L'humour est assez ébourrifé, parfois un peu lourd et prévisible, mais il amène quand même le sourire et quelques rires. Et d'autre part, il m'a permis d'apprendre comment fonctionnait le hold'em poker (je suis de la vieille école, celle où chacun a 5 cartes directement entre ses mains), avec quelques subtilités et des règles techniques qui se complexifient au fil des pages.

Alors évidemment, la trame du scénario n'est pas toujours très fine. Evidemment, le héros est parfois assez agaçant. Et hélas, l'habileté et le "génie" des joueurs de poker semblent uniquement consister dans le premier tome de ce manga à faire "tapis" à tout bout de champ (oui, moi je dis "tapis", pas "all in", car je suis de la vieille école) et à compter sur la chance pour avoir un meilleur jeu que l'adversaire.
Mais c'est tout de même une lecture assez prenante et plaisante même si elle manque un peu de maturité. Les vrais amateurs de hold'em attendront peut-être les tomes suivants pour voir des confrontations plus élaborées techniquement parlant, entre des joueurs qui jouent vraiment avec leur cerveau plutôt qu'avec la chance. Mais pour ceux qui aiment bien les shonens ou qui veulent découvrir le monde du poker sans se prendre la tête, pourquoi pas ?

Nom série  Colibri  posté le 06/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Colibri est une oeuvre surprenante, qui étonne avant tout par son graphisme, par son ambiance absurde puis par sa narration. Cette dernière se laisse couler le long du récit, alternant les tableaux comme on croise de nouvelles personnes au cours d'une balade, partant en digressions silencieuses et sinuant le long des rues d'une mégalopole moderne.

Les planches sont peintes, encre ou aquarelle, et Guillaume Trouillard fait preuve d'une vraie maîtrise de son art. Le trait est osé, plein de vie et de personnalité. Sa technique n'est d'ailleurs pas unique puisque l'auteur s'en permet au moins une autre sur certaines planches. J'avoue avoir eu un peu de mal avec le choix très... varié de ses couleurs, mais cela fait aussi partie de son charme finalement. Et c'est par ses couleurs qu'il réussit à donner de la force et de la profondeur à ses courbes.

Le récit est étrange, un peu déroutant. Mais sa fluidité et son léger humour permettent de s'y accrocher avec intérêt dès les premières pages. Et on découvre ainsi une confrontation entre la folie de la société urbaine de consommation et la nature qu'elle détruit inexorablement. Certaines scènes sont drôles, d'autres sont plutôt cruelles, et toutes suintent d'une vraie absurdité comme celle de ce monde moderne qu'elles attaquent à l'acide.

Original, graphiquement réussi et souvent touchant, que ce soit par l'humour, la sensibilité ou la causticité de son contenu, c'est une lecture que je conseille même si je ne suis pas sûr que ce genre de récit incongru plaise à tous.

Nom série  Klebar le Chien  posté le 13/03/2004 (dernière MAJ le 05/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai franchement rigolé. Je ne m'attendais à rien du tout avec cet album d'humour. Je connaissais le dessinateur par ses parutions dans Fluide Glacial, mais son humour ou ses idées ne m'avaient jamais vraiment marquées ou plues. Mais dès les premiers gags de cette BD là, j'ai tout de suite accroché et rigolé.
D'abord, il y a le physique du chien que j'adore. Avec ses gros yeux ronds et ses pattes rabattues à la manière de quatre pieds humains, je le trouve fendard avant même qu'il agisse ou pense.
Car il pense. Oh, pas à la manière d'un Kador qui lit du Kant, ni à la manière d'un Bill futé et dynamique, encore moins à la manière d'un Milou intelligent et fidèle compagnon. Non, Klebar pense comme un chien : "Manger ! Dormir ! Pas le bain ! Jouer ! Manger ! Pas le bain !". Et aussi, fuir dès que le danger se présente.
Et je trouve que les idées de gags de cet album sont chacune (ou presque) originales, bien trouvées et vraiment marrantes. Je pensais qu'avec tous les personnages existants de chiens dans la BD, on avait déjà fait le tour du sujet, mais non, il en restait à dire et franchement du bon.
Une bonne surprise, pas prise de tête et vraiment drôle.

Après lecture des tomes 2 et 3, l'humour se tasse franchement. A vrai dire, un tome unique aurait été bien, les suivants deviennent assez répétitifs et la bonne surprise de ma première lecture est passée. Le sourire reste mais sans plus.

Nom série  La Dernière Reine  posté le 08/03/2007 (dernière MAJ le 05/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La dernière reine prend pour décor une période historiquement fascinante à mes yeux : l'arrivée au pouvoir de Cléopâtre et le débarquement des troupes romaines de César en Egypte.
L'Egypte sous la dynastie des Ptolémée était un vrai mystère pour moi. Saviez-vous que les pharaons régnaient alors depuis leur capitale d'Alexandrie et parlaient Grec, se coupant ainsi du reste de l'Egypte et des anciennes croyances dans les dieux Egyptiens ? Saviez-vous de quelle manière l'Empire Romain s'est immiscé dans la géopolitique Egyptienne ? Et Cléopâtre, quel type de reine était-ce ? Amateur d'Histoire, ce sont autant de questions qui attisaient fortement ma curiosité. Quelle joie de les voir abordées dans une nouvelle série BD.

Et pourtant, je dois dire avoir eu du mal à apprécier ma lecture. Il m'a bien fallu une dizaine de pages pour pénétrer dans le récit du premier tome de la dernière reine. La narration de l'introduction de cet album est en effet assez décousue. Elle saute de manière peu explicite d'une scène mythologique à une scène plus actuelle, puis de lieux en lieux et de personnages en personnages avant qu'on ait pu s'attacher à l'un d'entre eux.
Mais finalement, au bout de quelques temps, le récit devient plus linéaire et on entre dans le vif du sujet.

Le dessin me plait moyennement. Non pas que son trait ne soit pas maîtrisé mais il s'en dégage une impression légèrement brouillonne notamment du fait de la faible quantité de détails dans les visages et décors dès qu'ils sont un peu éloignés. L'encrage semble manquer de soin à mes yeux.
Le résultat est fluide et n'a rien de désagréable à lire mais il ne dégage pas un esthétisme qui se suffise à lui-même.

Le récit aborde l'Histoire par son côté humain. Le héros est un jeune Thèbain qui sera amené auprès de la cour d'Alexandrie pour y exercer ses conseils et pouvoirs de lecture de rêves. C'est ainsi qu'il va rencontrer Ptolémée XII et être témoin de son combat contre sa soeur bannie Cléopâtre puis de l'arrivée des troupes de Jules César et de la façon dont elles vont tout bouleverser.
Le scénariste joue également la carte du fantastique. Le héros étant croyant et partisan des anciennes religions Egyptiennes, il va être souvent aidé directement par les avatars des différents Dieux Egyptiens, Sobek, Horus et autres Bastet n'hésitant pas à prendre forme sur Terre pour le sauver d'un danger mortel ou pour arrêter ses ennemis. Ces scènes, un peu surprenantes, s'assimilent finalement plutôt bien dans l'ensemble du récit.

Cette BD se lit bien quoiqu'elle pêche par-ci par-là du fait de sa narration assez décousue et de son rythme très inégal.
Elle nous propose de plonger dans une Egypte Antique vivante et crédible, nous permettant de suivre de l'intérieur et de manière dynamique et moderne des évènements cruciaux et pourtant méconnus du Royaume Egyptien et de l'Empire Romain.


Après lecture du second tome, je mets à jour ma note à la baisse car je suis déçu.
J'avais déjà noté des défauts au premier tome, mais je les trouve encore accentué dans le second.
Le graphisme me donne toujours autant une impression de brouillon, d'imprécis. C'est comme si le format ne lui convenait pas, comme s'il l'affichait en trop gros mettant en avant ses défauts alors qu'ils passeraient mieux en petit format, plus réduit.
Le scénario, quant à lui, pourrait ne pas être mauvais, mais il est mal raconté. La narration est arythmique, inégale, de nombreux passages sont confus ou trop vite racontés. Et surtout, l'ambiance n'arrive strictement pas à s'instaurer : en tant que lecteur, j'ai suivi ce récit de très loin, ne parvenant jamais à entrer dedans tant la narration me repoussait.
Et au final, j'ai franchement été déçu et, si suite il y a, je doute de la lire un jour.

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