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Nom série  Warhammer 40,000  posté le 15/04/2008 (dernière MAJ le 18/03/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour l'Empereur ! Purifions la vermine hérétique !
Rah !
Hum...
Bon, OK, j'avoue, il y a quelques années, je suis assez amateur de Space Marines, Titan Legions et autres Warhammer 40K. J'ai d'ailleurs lu pas mal de bouquins plus ou moins bons sur cet univers de futur apocalyptique. J'ai donc bondi sur cette BD dès que j'ai eu l'occasion de la lire.
Le résultat me laisse une impression mitigée.

Les auteurs sont des connaisseurs manifestes de l'univers de Warhammer 40K (encore heureux). Ils ont su rendre avec justesse la dureté et l'opiniâtreté fanatique des Space Marines du Chapitre des Black Templars (pour le premier diptyque), la violence et l'idiotie amusante des Orks (pour le second diptyque) ou l'intransigeance d'un conflit entre Garde Impériale et Tau (pour le troisième diptyque). C'est un vrai plaisir de voir dialoguer les marines avec toute la vision binaire qui les caractérise : sois pur, aie une foi aveugle en l'Empereur ou sois détruit.

Le dessin est plus ou moins à la hauteur.
Pour le premier cycle, il est travaillé. Son trait est plutôt bon, à quelques personnages un peu trop carrés près, notamment les orks. Mais divers défauts laissent apparaître un léger amateurisme persistant. Cela se ressent dans l'encrage trop hésitant, les perspectives aplaties et dans la colorisation qui n'est pas toujours terrible. Du coup, les Space Marines sont plutôt bien dessinés mais certaines autres races, notamment les Eldars, ne sont vraiment pas terribles. En outre, d'affreuses incrustations informatiques d'onomatopées gâchent un bon nombre de planches.
Pour le second cycle, le trait est bon pour les personnages, les orks et quelques-uns des véhicules. Mais il devient nettement plus amateur dès qu'il s'agit de représenter les décors ou les grandes armées qui fourmillent dans cet album.
C'est d'autant plus rageant quand on voit la couverture et les illustrations de fin d'album qui, elles, sont superbes. Si seulement cela avait pu être l'auteur de ces illustrations qui avait dessiné toute la BD, mais ça aurait fait trop de boulot il faut croire.
Le troisième cycle, malgré des images de synthèse assez moches sur les vues spatiales de la page d'introduction, est par contre nettement mieux dessiné. Il est juste dommage que certains décors soient très basiques et que les visages des soldats se ressemblent un peu tous.

Maintenant, les récit en eux-même ne sont pas des plus passionnants.
Le premier cycle est assez confus. Les sauts narratifs sont trop fréquents, passant de personnages à d'autres sans qu'on sache trop si ce sont des flash-backs ou non. En gros, on suit alternativement les péripéties d'un néophyte, Raclaw, et d'un vieux dreadnought, Tankrouge, successivement confrontés à des Nécrons, des Taus, des Orks et pour finir des Eldars. Rien de bien captivant si ce n'est le plaisir, pour l'amateur de l'univers de Warhammer 40K, de voir cet imaginaire mis en images et en action.
Le second cycle est nettement plus linéaire et plus plaisant à la lecture. On y évolue au milieu d'une Waagh ork avec l'humour et la brutalité que cela implique. Beaucoup de violence mais des orks sympathiquement idiots et jouant bien leur rôle de bourrins. L'intrigue, maintenant, est relativement simple et pas très originale ni motivante. Mais elle se lit comme un divertissement plaisant pour l'amateur de l'univers de Warhammer 40K.
Le troisième cycle est celui qui me semble le plus réussi. Sans être exceptionnel et malgré quelques facilités scénaristiques, il présente un récit prenant et plutôt bien mené. Les personnages se ressemblent un peu tous mais ils sont suffisamment charismatiques pour donner envie de suivre leurs aventures et de les voir réussir. Leurs ennemis Taus sont en outre plutôt bien représentés même si on ne les voit que superficiellement.

Globalement, c'est donc une série que les fans de Warhammer 40K liront ou feuilletteront sans déplaisir, avec l'intérêt de voir en images et en action des créatures, décors et armées directement issues du jeu et de son univers. Mais même eux hésiteront à deux fois avant d'acheter ces albums purement commerciaux et ne dépassant parfois pas le stade de la fan-fiction.

Nom série  Kid Korrigan  posté le 18/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Intrigué par le couple de personnages originaux que représentent un tout petit korrigan et un grand dragon, j'ai été déçu de réaliser qu'il s'agissait finalement d'un simple prétexte à produire des gags en une page à la manière des comic strips philosophant. Kid Korrigan et son copain dragon papotent, parlent de la vie, de la recherche d'un métier, de la technologie, de tamagochis, d'une foule de choses qui n'ont strictement rien à voir avec leurs rôles de personnages de contes ou de fantasy.

Finalement, le seul intérêt de ce couple de héros est au niveau graphique, le contraste entre la grande masse noire de l'un comparé au petit bonhomme qu'est Kid Korrigan. Mais comme je n'accroche pas non plus au graphisme en question, je m'en fiche.

Pour le reste, je n'ai tout simplement pas trouvé ça drôle du tout. Je me suis ennuyé dès les premières pages. J'avais l'impression d'avoir déjà lu ce type de gags des centaines de fois dans de si nombreux strips américains. Et comme parmi ces derniers, ceux qui basent leur humour sur des dialogues un peu philo et beaucoup socio ne me font pas rire, ce n'est pas plus le cas ici.

Nom série  Le Goût du chlore  posté le 17/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans les avis positifs et le prix à Angoulême, je n'aurai pas été attiré vers cette BD. Je ne suis en effet pas amateur de récits "sensibles du quotidien".

Le dessin de Bastien Vives ne m'attire pas non plus.
Je lui reconnais cependant des qualités. Il se débrouille plutôt bien au niveau anatomies, et la fille dans l'histoire est mignonne. Il offre également des compositions et autres angles de vues originaux et réussis. Et sa narration, souvent muette, est très fluide et agréable, sauf sur la fin où j'avoue avoir un peu décroché. J'aime bien aussi ses couleurs originales qui donnent une teinte et une personnalité propre à cet album.
Mais malgré ces qualités, je n'accroche pas à son encrage ni aux visages de ses personnages, notamment le héros, que je trouve souvent laids. Je n'accroche pas non plus à l'épure qu'il semble rechercher aussi souvent que possible.

Quant au scénario... Il serait facile de le caricaturer, de dire qu'en 144 pages il ne s'y passe quasiment rien. Il faut vraiment être amateur de "sensibilité" et autres non-dits. Ce n'est pas mon cas.
Comme le héros, j'ai pourtant été amené à partager certains de ses petits bonheurs quand il retrouvait la jolie fille à la piscine et qu'elle était souriante et aimable avec lui. On sent l'attrait et les espoirs de l'amour fantasmé, presque adolescent.
Mais comme lui mais aussi en tant que lecteur, j'ai été désappointé par la disparition soudaine de l'élue de son coeur, sans explication.
Elle était là. Et les mercredis d'après sans prévenir elle ne vient plus. Le héros en est tout bouleversé, moi j'ai simplement trouvé ça morne.
A cela s'ajoute une chute que je n'ai pas franchement comprise. Mais en fait, je m'en foutais car je ne m'étais pas attaché au personnage principal.

Tant et si bien que malgré une assez belle réussite au niveau narratif, j'ai quand même terminé ma lecture sur une certaine indifférence et je me dis que payer 14 € pour un récit si vite lu et relativement creux à mon goût, ça me fait un peu mal.

Nom série  Une Aventure de Benjamin Jamet  posté le 17/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etonnant ce nom pour une série SF/action et pour un héros "humain d'origine extra-terrestre". Le décalage est amusant. La série l'est aussi, ou du moins est-elle divertissante.

Le dessin est plaisant. Son trait rappelle un peu celui de Frederick Peeters avec une touche de Chaland dans les décors. Je n'y regrette qu'une chose : ce sont les visages qui sont trop impassibles, arborant parfois des sourires figés hors-de-propos ou tout simplement sans expression.

La série est constituée d'une histoire par tome, histoires qui se suivent.
Le contexte est assez original puisque le tome 1 met en scène un couple d'humains, à première vue, venus de l'espace et qui atterrissent sur Terre. D'où viennent-ils, on n'en sait rien et eux non plus. Ce qu'on découvre rapidement, c'est que l'homme se révèle un véritable tueur en série. Mais il agirait en fait pour la survie de l'humanité confronté à une invasion d'autres extra-terrestres.
Le second tome, pour sa part, ramène les deux personnages sur leur planète d'origine qui est également en proie à l'invasion de ces aliens.
Le troisième tome aurait dû ramener les héros sur Terre mais paraitra-t-il un jour ?

Ce serait dommage car c'est une série très agréable qui se lit très bien. L'ambiance est à la SF/action et à l'aventure. Le ton est relativement léger. La narration est fluide. De nombreuses petites facilités scénaristiques lui donnent un côté un peu série B mais ça n'en reste pas moins agréable car on sent que l'auteur ne se prend pas trop au sérieux.
Une série divertissante pour amateurs d'aventure et de SF à l'ancienne.

Nom série  La Voie de la sagesse  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A lire par un bel après-midi de fin de printemps, cette BD est un petit plaisir assez envoutant.

C'est avant tout un bel objet. Format moyen, couverture cartonnée, papier épais, l'éditeur a fait le choix d'imprimer sur chaque page un motif qui leur donne un aspect de vieux papier légèrement gaufré. C'est joli.
Le graphisme, très délavé, est un peu surprenant mais on s'y fait très vite. Le trait est simple mais rehaussé par une colorisation aquarelle très originale. Les personnages sont assez rudimentaires mais efficacement rendus. Les paysages sont beaux et offrent une bouffée d'air frais qui s'accorde bien avec l'atmosphère zen du récit.

Car c'est bien de zen dont il est question ici, ou plutôt du Chan, l'origine chinoise de cet état d'esprit souvent assimilé au bouddhisme.
L'album se scinde en trois chapitres ayant tous pour décor un petit temple reculé au fond de la nature et pour héros un enfant, apprenti-moine, qui doit concilier tous les jours ses envies de petit garçon turbulent avec la doctrine Chan que son maître et les autres moines lui inculquent.
Les intrigues sont simples, sans fioriture, et c'est bien ainsi qu'elles ont été voulues. Elles permettent de mettre en scène de manière naturelle de notions de zen, de respect de la nature, de libération de son esprit, de recherche de la paix intérieure. C'est intelligemment raconté, sans jamais de violence, comme un vieux sage transmettant à son disciple des idées tellement polies par le temps qu'elles en deviennent évidentes de bon sens.
Et c'est un succès car c'est avec une vraie paix intérieure que j'ai lu cette bande dessinée, savourant la simplicité et la beauté des décors, des moments de flottement apaisé, des bouffées de bonheur tranquille.
Dommage qu'elle soit si vite lue.

Nom série  Les Serpents aveugles  posté le 15/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai mis du temps à cerner le récit de cette BD et, une fois terminée, je reste encore circonspect sur un ou deux aspects.

Cela s'entame comme un polar noir. Décor new-yorkais des années 30, un homme louche en cherche un autre, ce dernier se cache et semble avoir un autre compte à régler de son côté. On s'attend à des magouilles maffieuses.
A cela s'ajoute bien vite un contexte historique, les prémices de la seconde guerre mondiale, les militants communistes aux USA dans les années 30, la guerre d'Espagne.

Le dessin est assez personnel et de jolie qualité. Les planches sont peintes de belles couleurs. Le tout manque un peu de précision mais est plutôt beau à mon goût, même si je n'ai pas totalement accroché.

La narration en chapitres bien distincts avec de nombreux flash-back ne m'a pas vraiment aidé à m'y retrouver, à comprendre les motivations des personnages et ce qui avait amené à cette double enquête.
J'ai été satisfait par la petite surprise fantastique qui apparait à la fin de l'album. Elle correspond davantage à ce que j'apprécie car je ne suis pas fan de simples polars.
Néanmoins, même avec cette révélation qui explique pas mal de choses, je ne comprends toujours pas le comportement du personnage de Curtis et c'est bien le souci puisque c'est justement lui qui définit la trame principale du scénario.

En définitive, malgré une bonne qualité d'ensemble et une originalité certaine, je n'ai pas accroché à ce récit car je me suis rapidement lassé des complexités des relations entre personnages et de leurs idées politiques parfois incompréhensibles, surtout concernant le personnage de Curtis.

Nom série  Chronique de la maison Le Quéant  posté le 14/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime les récits historiques et j'étais d'autant plus intéressé par cette série qu'elle présente une période de l'Histoire de France que je connais très mal, des prémices de la révolution de 1848 jusqu'à l'approche de la guerre Franco-Prussienne de 1871 en passant par la colonisation de l'Algérie.
Mais je n'ai clairement pas réussi à apprécier cette BD.

Le dessin du premier tome m'a clairement rebuté. Les personnages sont laids et les décors réduits à des façades avec du vide derrière. Seules les couleurs sont potables.
Mais on voit la technique du dessinateur s'améliorer de tome en tome. Dès le second, le trait est nettement plus sympathique quoique toujours emprunt de quelques défauts. A partir du 4e tome, aux couleurs près, il y a un petit quelque chose de Bourgeon dans le style de Jusseaume. Il devient par contre un petit peu trop épuré sur le 6e tome.
Quant au 7e et dernier album, c'est un autre dessinateur qui s'en est chargé, Puchulu, et son style complètement différent associé au décalage de presque 20 ans entre son récit et celui du tome précédent, m'ont donné l'impression de lire une autre série qui ne m'a guère plus convaincu.

Comme dit plus haut, l'idée même de ce récit historique avait tout pour me plaire. Le premier tome explique les premiers soubresauts campagnards de la révolution de 1848 contre le roi Louis-Philippe. Le second tome nous montrer la révolution en elle-même au milieu des barricades de Paris. Les tomes 3 à 5 nous emmènent dans l'Algérie où les colons français commencent à arriver en masse. Le tome 6 nous ramène en France en 1851 tandis que le futur empereur Napoléon III se prépare à s'emparer complètement du pouvoir. Le tome 7, à part, nous emmène pour sa part en 1868, dans un contexte qui augure de la future guerre franco-prussienne.
Tout cela est donc fort intéressant... mais fort mal raconté, hélas.
La narration est décousue, pénible. Le récit manque de clarté. Les personnages n'ont aucun charisme. Les intrigues sont brouillonnes et sans intérêt.
J'ai peiné à lire ces albums et j'ai fini par craquer à partir du tome 4, n'arrivant plus à lire pour de bon et préférant feuilleter les pages.
Dommage car l'ambition de ce récit historique était très louable...

Nom série  Ils étaient Dix  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décor enneigé de la retraite de Russie. Cette bande dessinée s'entame à Moscou, quelques jours après le départ de la Grande Armée de Napoléon, tandis que seuls demeurent sur place les pillards et les survivants. Parmi eux, Jean-Baptiste Grassien, médecin militaire qui est resté quelques temps sur place auprès de blessés graves. Mais tous doivent fuir car les russes reviennent sur les lieux. En quelques temps, c'est une petite équipée de 9 français et une russe qui parcourent les routes et les forêts glaciales à la poursuite de l'armée impériale. Mais parmi ceux qu'ils ont rencontrés en chemin, il y en a 3 qui sont particulièrement louches et qui se révèleront plus dangereux que les cosaques, le froid ou un dépiautage en règle par les loups (sort dont l'un des personnages sera d'ailleurs la malheureuse victime).

Le dessin de Stalner est très sympathique. Son encrage m'a ici étrangement rappelé celui de Matthieu Bonhomme (Messire Guillaume) ce qui n'est pas pour me déplaire. Les décors sont soignés et les personnages réalistes mais dynamiques. Les couleurs sont un peu ternes mais c'est le paysage qui veut ça. Je regrette juste un léger manque de profondeur, de consistance, dans ce dessin.

L'intrigue est crédible et bien menée. Elle nous plonge avec aisance dans l'ambiance de la retraite de Russie vue par les retardataires. Elle nous intrigue aussi par le mystère que cachent les personnages malfaisants de ce récit. Et le tout se lit avec une grande fluidité, comme une bonne aventure historique.

Nom série  Sybil, la fée cartable  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est dotée d'un excellent dessin, au niveau technique du moins. Les auteurs sont indéniablement adeptes de l'école Italienne moderne, celle inspirée des animations Disney et dont les chefs de file étaient Barbucci et Canepa (Sky-Doll). Razzi et Dalena maîtrisent parfaitement leur graphisme. Même si ce dernier manque singulièrement de personnalité, on sent les artisans soigneux qui nous offrent des planches très réussies et joliment colorisées. C'est beau et vivant.

Il faut dire qu'ils font également partie des dessinateurs de Monster Allergy. Et pour qui connait cette série, il trouvera des ressemblances flagrantes entre les scénarios de cette dernière et Sybil, la fée cartable. Là encore, nous avons une écolière qui se découvre soudainement des compagnons surnaturels, ici une fée et un petit monstre gentil et gourmand, et qui se découvre en même temps des ennemis magiques dangereux. Le tout est pris avec beaucoup de légèreté, hélas un peu trop de légèreté pour intéresser un lectorat adulte. C'est plutôt dense et très mouvementé mais le scénario est cousu de fil blanc et les rebondissements pas très captivants.

A réserver aux fans de Monster Allergy ou aux jeunes filles qui préfèrent que le héros de leur BD soit une fille, la créature surnaturelle une fée et la couverture de leur BD toute rose.

Nom série  Saint-Germain  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai mis un moment à lire cette BD car je me méfie grandement des publications Glénat. Mais du fait de sa forte ressemblance avec ce qui est publié d'ordinaire chez Delcourt et poussé par les nombreux avis positifs, je l'ai lue malgré tout et je n'ai pas été déçu. C'est une très bonne BD. Et si la suite est du même acabit, ce sera un vrai plaisir.

Le scénario mêle habilement différents éléments : l'Histoire de France et d'Europe à l'époque de Louis XV, un personnage de dandy un peu échevelé amenant un peu de charme et d'humour, une intrigue à base de complots secrets, une trame largement fantastique et une légèreté manifeste du récit qui n'oublie jamais sa part humoristique tout en menant un véritable rythme aventuresque. Au côté alchimique près, ce Saint Germain n'a rien à voir avec le fameux comte qu'Umberto Eco m'avait fait découvrir à l'époque. Bien plus souriant, dragueur et super-entrainé, ce Saint Germain là a des petits côtés super-héros. Les personnages lunaires ajoutés à cette ambiance de bons mots et d'aventure ne manqueront pas de rappeler De Cape et de Crocs et ce n'est clairement pas pour me déplaire. D'autant que Saint-Germain sait par ailleurs nettement se distinguer et mener sa voie personnelle.

C'est du bon !
Qui plus est, sa structure en diptyque permet d'avance de se réjouir de ne pas sombrer dans la série à rallonge.

Nom série  Correspondante de guerre  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui aurait bien eu sa place dans la collection Contre-coeur de La Boite à Bulles. A la manière de Passage Afghan ou encore Gaza, il mélange en effet les médias, pour fournir un document qui est en grande partie un reportage à base de textes, photos, croquis et bandes dessinées.

Le sujet : Anne Nivat, reporter de guerre en activité et ayant exercé notamment en Tchétchénie, en Asie Centrale ou encore en Irak. Rendue célèbre essentiellement par la parution de son livre, "Chienne de Guerre" en 2000, je dois avouer que... je ne la connaissais strictement pas. Je ne suis donc objectivement pas le mieux placé pour estimer cet album. En effet, sa dessinatrice prend le parti, semble-t-il, de considérer dès le départ le personnage d'Anne Nivat comme étant connu par les lecteurs et va s'attacher à tenter de cerner un peu sa personnalité, son esprit de femme, son rapport à sa vie et à son métier.
Voilà qui pourrait être intéressant, et pour autant je n'ai pas accroché.

Le dessin est bon. L'agencement de photos, dessins, croquis et textes est joliment réalisé et pas désagréable du tout à lire. C'est un beau bouquin.

Mais première remarque que je me suis faite, tandis que je me demandais encore qui était cette Anne Nivat, je voyais que la dessinatrice parlait beaucoup d'elle-même en introduction. Sa propre vie, ses états d'âme, des anecdotes sur comment elle a vécu les prémices de ses entretiens avec Anne Nivat et quelques détails dont j'ai eu le sentiment qu'ils n'avaient pas grand chose à voir. Je me suis involontairement dit qu'elle avait envie de parler d'elle au moins tout autant que du sujet de son livre. Probablement que c'était un moyen de comparer leurs deux vies, de comparer leurs états d'esprit de femmes, un moyen pour Daphné Collignon d'essayer de se rapprocher psychologiquement d'Anne Nivat pour tenter de mieux la comprendre, même si elle admet n'y avoir pas vraiment réussi en fin d'album. Mais j'en suis venu à confondre un peu les vies de ces deux femmes au cours de ma lecture, ce qui ne m'a pas arrangé pour découvrir le personnage d'Anne Nivat.

Ma deuxième remarque a été que, contrairement aux reportages sur le terrain des romans graphiques que j'ai davantage appréciés, nous n'avons ici finalement que la mise en image d'entretiens avec Anne Nivat, de discussions dans un café ou dans un canapé où Anne parle d'elle et de ce qu'elle a vécu et ressenti, mais ce ne sont pas ses reportages en eux-mêmes que nous voyons. Certes, ces entretiens sont entrecoupés d'intéressantes (et belles) photos et de courts extraits mis en bande dessinée de ses livres, mais le véritable sujet de cet album, c'est Anne Nivat, elle-même, en tant que femme, en tant que reporter qui parle d'elle et de son métier.
C'est un choix, je le respecte, mais j'avoue que cela ne m'a finalement pas tellement intéressé. Je n'ai pas vraiment su y apprendre comment on devient correspondant de guerre, juste l'entrapercevoir. Je n'ai pas réussi non plus à capter comment Anne Nivat vivait vraiment ses passages sur le terrain, comme elle se débrouillait, rencontrait les gens, tous ces points très pratiques mais qui me parlent davantage dans les albums de Ted Rall par exemple.
Tout n'est que ressenti, description après coup de comment la femme Anne Nivat vit sa vie de femme et sa vie professionnelle, comment elle ressent son rapport aux médias, au monde occidental quand elle revient en France ou qu'elle est interviewée, un peu de sa vie amoureuse, son état d'esprit au moment où elle parle à une jeune dessinatrice de BD dans un café ou chez elle. Une approche très sensible et féminine, si je puis dire.
Mais ça ne m'a pas intéressé et je me suis un peu ennuyé. J'espérais apprendre autre chose en lisant cette BD, quelque chose de plus précis soit sur le métier de correspondant de guerre soit sur les conflits qu'avait couverts Anne Nivat.

Nom série  Clues  posté le 12/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Clues est une BD qui ne sort pas vraiment du lot mais qui est de bonne qualité.

J'aime les récits ayant pour décor le Londres de l'ère Victorienne. Le héros est ici une sorte de Sherlock Holmes, en un peu moins génial mais plus réaliste et inspecteur de police. Mais il n'est pas seul puisqu'il y a aussi une héroïne, jeune femme intelligente et débrouillarde qui travaille à ses côtés et enquête discrètement sur les meurtriers de sa mère, cette dernière ayant visiblement été membre d'un puissant gang avant sa mort. La relation entre les deux, la jeune un peu ingénue mais secrète et le vieux solitaire acariâtre, misogyne mais très respecté, est assez intéressante et plaisamment menée.

Le dessin est de bon niveau. Malheureusement, à cause de lui, j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire et dans l'ambiance. En effet, son style rappelant les dessins animés Disney récents fait un peu trop "jeune" à mon goût pour raconter une intrigue Victorienne réaliste et finalement assez noire. Je suis plus amateur d'un dessin ouvragé à la manière de celui de Holmes ou d'un style plus personnel à la manière de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Même si techniquement il n'y a rien à redire, je trouve que le cocktail entre le dessin de Mara et son scénario est ici un peu... décalé. J'ai fini par m'y faire mais je suis persuadé qu'avec un autre dessin, ce même récit m'aurait davantage accroché.

Quoiqu'il en soit, c'est une bonne BD. Le scénario est bien construit, prenant et divertissant. Il ne marque pas plus que cela l'esprit car il manque un peu d'originalité et de force, mais c'est une agréable lecture. Je lirais la suite avec plaisir.

Nom série  Ulysse (EP Editions)  posté le 11/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai pris plaisir à redécouvrir l'Odyssée par le biais de cette bande dessinée. Sébastien Ferran reprend en effet les bases du récit d'Homère pour nous les retranscrire aussi près de l'oeuvre d'origine que possible, tout en apportant ses propres modifications pour rendre certains passages plus clairs, plus fluides et plus compréhensibles. A force d'en voir le récit adapté de nombreuses manières, je croyais connaitre le voyage d'Ulysse mais le voir intelligemment retracé du début à la fin m'a bien plu. Redécouvrir que les sirènes d'origine n'ont rien de femmes-poissons, ce qu'étaient Charybde et Scylla, qui étaient Circé, Calypso, Nausicaä, etc... Mine de rien, Homère avait mis en scène de sacrés personnages et Sebastien Ferrand a su leur redonner joliment vie.
Il a en outre intégré quelques éléments issus de l'Iliade qui permettent de mieux comprendre le contexte, pourquoi Poséidon en veut tellement à Ulysse et pourquoi Athéna le protège.

Tout serait donc pour le mieux si le graphisme était à la hauteur, mais ce n'est hélas pas le cas du tout. Le trait tient régulièrement de l'amateurisme, les personnages sont médiocrement dessinés, les visages naïfs, les perspectives ratées. A cela s'ajoutent des couleurs qui ne sont pas terribles, surtout dans le premier tome.
Le tout donne un aspect cheap, amateur, à cette BD, ce qui en réduit nettement la qualité d'ensemble.

C'est bien dommage car l'adaptation de l'Odyssée y est bonne et bien menée. Mais ce dessin m'empêche d'en conseiller davantage que la simple lecture si vous en avez l'occasion.

Nom série  Sous le signe du verso  posté le 10/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais également reçu l'un de ces albums en cadeau. Etant lecteur de Fluide Glacial, je connaissais déjà beaucoup des gags inclus dans ces recueils.
Certains, les plus connus pour la plupart, sont très bons. Ceux de Gotlib, Edika, Goossens, Binet... les stars de Fluide Glacial.
D'autres hélas sont nettement plus basiques. Sans être nuls, il y en a une poignée qui ne m'ont pas fait rire du tout.
C'est donc très inégal. Digne d'une oeuvre promotionnelle qui ne cherche pas particulièrement la qualité...

Nom série  Célestin Gobe-la-lune  posté le 10/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai mis longtemps avant de lire cette BD car son dessin ne m'attirait pas du tout.
Et je confirme après lecture, je suis vraiment allergique à l'encrage de son auteur. Trop épais, trop uniforme, sans pleins ni déliés, il grossit et enlaidit le trait pourtant tout à fait correct. Il est en outre accompagné de nombreuses hachures et autres zones d'ombre qui assombrissent très lourdement les planches. A côté de cela, la colorisation est de qualité et parfois même très jolie, mais elle s'accorde très mal avec cet encrage qui ne me semble définitivement pas convenir à la couleur.

Du fait de ce rejet du graphisme, j'ai mis un moment à m'imprégner du récit. Finalement, la qualité des dialogues m'a séduit. Ils ne sont pas particulièrement excellents ou drôles à mon goût, mais ils sont bien écrits et parfois assez amusants.
L'histoire quant à elle est sympathique sans être vraiment marquante non plus à mon goût. Quelques personnages sont bien attachants comme le roi et Célestin lui-même quoiqu'il ne soit pas tellement du genre que j'affectionne totalement.
J'ai lu cette BD comme un agréable divertissement, sans plus.

Nom série  Le Fils de l'Ogre  posté le 10/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'attendais un peu trop de cet album et du coup j'en suis déçu. Je m'attendais à un scénario original et sombre, un conte un peu cruel qui saurait faire preuve d'innovation et saurait me marquer. Au lieu de ça, j'ai eu une histoire médiévale un peu sombre mais qui m'a laissé complètement froid.

Le dessin est sympathique. Mais là aussi, au vu de la couverture, je m'attendais à un graphisme plus élaboré.

Quant au scénario, avec un tel titre, je m'imaginais plein de choses sur la parenté entre le bourreau et le héros de l'histoire, j'essayais d'imaginer une révélation qui pourrait m'étonner et me faire voir toute l'intrigue sous un jour neuf.
Au lieu de ça, j'ai suivi l'histoire sombre d'un personnage peu attachant. Un drame dans sa jeunesse qui ne m'a pas touché, suivi par une quête de combats et de sang qui n'est pas très passionnante, puis un final qui se veut tragique mais qui m'a laissé indifférent. La révélation finale m'a déçu, je m'en suis complètement foutu en fait.

Je suis donc déçu mais ça n'en reste pas moins une lecture divertissante et agréable à lire. Il ne faut juste pas s'atteindre à quelque chose d'excellent comme je m'y attendais.

Nom série  Les Enigmes de Ludo  posté le 09/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mes lectures de jeunesse m'ont grandement habitué aux nombreux jeux d'énigmes en BD existants.
A ma connaissance, la mode date des années 60, avec les énigmes radiodiffusées de Jean-Paul Rouland et Claude Olivier et les premières énigmes mêlant texte et BD, telles que publiées dans Pilote et scénarisées par Pierre Bellemare. Ces énigmes sont celles de l'inspecteur Robillard, dessinées par Claude Moallic.
Avec son passage chez Vaillant, Claude Moallic crée une nouvelle série dont le héros sera le détective privé Ludovic, bientôt nommé Ludo. La place est davantage laissée au dessin avec des textes plus courts pour lesquels Henri Crespi viendra assister Moallic. Et voilà les fameuses "énigmes de Ludo" qui attiseront la perspicacité des jeunes lecteurs de Vaillant puis de Pif Gadget.
C'est ce même Ludo qui inspirera ensuite les énigmes de Tim de Dirick, et probablement les Mickey Enigme et de nombreuses autres séries similaires. On retrouve en effet souvent les mêmes indices clichés d'une enquête à la suivante. Le lecteur habitué cherchera aussitôt la clé manquante, le robinet qui fuit, le bris de glace du mauvais côté de la fenêtre, le numéro lu à l'envers, le calendrier révélateur, etc etc...

Alors certes, le vétéran du genre se lassera bien vite de ces énigmes qu'il connait déjà ou dont il connait du moins la majorité des "trucs". Mais pour un néophyte ou un jeune lecteur de nos jours, Les Enigmes de Ludo ont plusieurs avantages. Tout d'abord, il y a le fait que c'est quasiment la première série du genre, une sorte de petit monument qui en a inspiré beaucoup d'autres après. Ensuite, le dessin de Moallic ne manque pas d'une certaine élégance par son aspect épuré et sympathique. Et pour finir, les énigmes, quoique simples, ont de quoi remuer les méninges des jeunes lecteurs tout en n'ayant pas le côté frustrant d'autres séries du genre où les solutions sont parfois tirées par les cheveux, trop évidentes ou encore trop ambigües et pas convaincantes.

Alors j'en conseille la lecture aux nostalgiques de leurs jeunes années ou à ceux désireux de faire découvrir la série à leurs enfants, mais j'avoue trouver le prix des albums un peu chers. A réserver plutôt aux collectionneurs.

Nom série  Ecole bleue  posté le 09/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les histoires de ces recueils sont très différentes les unes des autres. A vrai dire, elles n'ont aucun point commun, que ce soit dans les personnages, le décor, l'époque ou le type de récit. L'éditeur annonce comme raison de les regrouper le fait qu'elles "touchent à l'expression des sentiments"... Voilà qui est assez ouvert comme définition.
Non, leur unique point commun est leur auteure, auteure qui a pour seule particularité d'apprécier visiblement les récits façon shojo et de produire un dessin de qualité mais sans personnalité. Pour le reste, ce sont parfois des petites romances, parfois des tranches de vie, parfois des petites incursions du fantastique dans le réel, ou encore des petites épopées médiévales. Et jamais rien qui ne sorte vraiment du lot.
Autant dire que je n'ai pas été convaincu.

Les histoires ne sont pas très originales, assez romantiques mais mornes dans leur développement. Les tentatives d'humour tombent à plat. La narration n'est pas toujours claire. Le dessin est plutôt bon mais les récits m'ont si peu captivé que j'en suis facilement venu à confondre certains visages. Cela manque vraiment de consistance et de personnalité.
Et la longue histoire aventure-médiévale qui occupe près de la moitié du second tome est d'une banalité et d'une prévisibilité assez effarante.

Je me suis franchement ennuyé à la lecture de ces histoires courtes qui n'ont pas su me toucher ni m'intéresser.

Nom série  L'Aventure d'une BD  posté le 08/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La comparaison avec L'Art Invisible est inévitable et elle est hélas largement au détriment de l'Aventure d'une BD à mes yeux. En fait, j'ai bien l'impression que Sergio Garcia est tombé dans tous les travers que Scott McCloud annonce vouloir soigneusement éviter. Une narration trop fouillis, qui s'attarde sur nombre de détails inutiles, des limitations à des domaines trop précis sans aborder les choses de manière suffisamment globale et une accumulation de termes techniques aussi futiles que trop érudits.

L'album se compose de doubles pages qui abordent successivement différents points précis de la création d'une BD : sa mise en page, son style de dessin, sa couleur, l'outil utilisé pour la créer ou encore le structure même d'une maison d'édition de bonne taille. Ses thèmes sont abordés les uns après les autres, comme un inventaire à la Prévert, sans véritable lien logique. L'aspect pédagogique si soigneusement réfléchi par Scott McCloud dans son oeuvre est ici totalement raté. J'ai eu le sentiment que Sergio Garcia étalait au fur et à mesure tout ce qui lui passait par la tête sur son art, sur son métier, ce qu'il en connait, des mots techniques qu'il utilise, etc... Mais le transfert d'informations entre lui et le lecteur se fait très mal à mon goût.
La narration est en outre alourdie par une structure narrative labyrinthique où le lecteur est amené à lire les pages dans tous les sens, avec souvent plusieurs lignes de lecture possible et autant de possibilités de se perdre dans des explications fouillis et verbeuses.

Je vois en cet album une louable tentative de résumer L'Art Invisible et ses successeurs en un unique album plus dense. Mais l'aspect pédagogique m'y semble complètement raté et le tout parait superficiel et morne. Et les seules véritables informations que j'ai bien su capter m'étaient déjà largement inculquées par Scott McCloud de manière nettement plus claire et intelligente.

Nom série  Max et Lili (Ainsi va la vie)  posté le 08/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a un nombre incroyable de BD de cette série qui sont parues depuis 1992, et cela continue encore de nos jours à un rythme de 5 tomes par an environ. Ce sont des petits albums destinés aux enfants de 6 à 12 ans, je dirais. Ils se composent d'une bande-dessinée relativement courte d'un peu moins de trente pages suivie de quelques questions pour amener le jeune lecteur à s'interroger sur le sujet abordé. Le dessin y est simple et fonctionnel.

En 87 albums parus à ce jour, les auteurs ont pu aborder des thèmes vraiment très divers, concernant tous les enfants, comment il se sent vis-à-vis de lui, de sa famille et des gens qui l'entourent. Certains de ces sujets sont très généraux et concerneront à peu près tous les jeunes, tandis que d'autres sont plus spécifiques et ne parleront qu'à ceux qui sont concernés ou dont des proches sont concernés. Je n'ai évidemment pas eu l'occasion de lire tous les albums parus mais ceux que j'ai lus m'ont tous fait bonne impression.

Le ton est très adapté aux enfants. Il reste léger et ne va jamais chercher la difficulté. Les auteurs trouvent toujours des situations ou des mots justes pour mettre en scène les sentiments ou les petites complexités de la vie. Malgré un côté pédagogique évident et de bons sentiments qui ne plairont pas à tous les parents, j'ai trouvé ces récits très réussis et atteignant parfaitement leur cible. Les questions en fin d'album permettent en outre d'ouvrir de belle manière le dialogue avec les enfants et de leur faire réaliser avec justesse quelques explications du pourquoi et du comment.

Quoiqu'il ne s'agisse évidemment pas d'une série de divertissement qu'on lit pour le simple plaisir, ces petites bandes-dessinées bon marché sont bien foutues et très bonnes au niveau pédagogique.

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