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Nom série  Colin-Maillard  posté le 30/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album que j'ai lu (le premier) regroupe une série d’histoires courtes, à peu près toutes sur le même thème.

A savoir, dans les années 1950, une sorte de déniaisement d’un enfant/ado (ce ne sont pas toujours les mêmes personnages, mais les situations se ressemblent quand même pas mal), souvent voyeur, qui se retrouve témoin (ou parfois acteur) de situations émoustillantes.

Cela se laisse lire, les historiettes contenant suffisamment de fraicheur pour attirer le lecteur. Mais cela manque aussi d’originalité, de dynamisme.

Une lecture pas désagréable, mais sans forcément donner envie d’y retourner – d’où les réserves concernant l’achat.

Nom série  Le Rail  posté le 30/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Seconde collaboration de ces deux auteurs que je lis, et une nouvelle fois j'en ressors déçu, alors même qu’il y a d’indéniables qualités.

Les qualités résident ici essentiellement dans le dessin, vraiment très bon. Techniquement d’abord, bien sûr, mais aussi avec cette colorisation terne, aux couleurs comme passées, insolées. D’ailleurs, au passage, certains dessins (le véhicule du personnage principal, mais aussi le trait) m’ont fait penser au dessin de Vincent Hardy, en particulier dans sa série déjantée La véritable histoire de Ashe Barrett.

Pour ce qui en est de l’histoire, elle se laisse lire, de manière nonchalante, mais cela manque quand même d’originalité, de dynamisme et de fond. Et je n’ai pas trop compris le lien entre la partie en Noir et Blanc et l’intrigue principale qui l’encadre.

Quelques bonnes idées, un côté graphique plutôt réussi, mais une histoire qui reste quand même décevante, hélas.

Nom série  Aux médianes de Cymbiola  posté le 30/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etonnant album que celui-ci, très attrayant, mais aussi très frustrant dans sa conclusion.

En fait cela donne l’impression de lire une ébauche, les feuillets épars d’un scénario, et des propositions d’illustration du dessinateur.

En effet, l’essentiel des dessins – en Noir et Blanc – ont l’aspect de crayonné, de croquis, de « premier jet ». J’ai même parfois eu l’impression de découvrir des lignes pour y insérer du texte, des traits à effacer. Toujours est-il que malgré cela, j’ai trouvé ce dessin très bon.

L’intrigue elle-même est surprenante, et donne l’impression de n’être pas « finie ». C’est le cas globalement (où le scénario, si scénario il y a eu, voulait-il ou devait-il nous emmener ?), mais aussi pour le lien entre l’essentiel de l’album, les quelques planches en couleur, et l’épilogue. Intriguant, mais aussi décevant, je reste un peu sur ma faim après avoir refermé cet album.

Nom série  Sandokan  posté le 29/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Sandokan », voilà qui me rappelle (mais plus le nom que les détails de péripéties finalement) une vague série télé dont j’ai dû voir quelques épisodes au tout début des années 1980 je pense.

Le nom m’a donc attiré, mais aussi la présence au casting de Pratt, un auteur qui m’intéresse. Et d’ailleurs, c’est un peu lui qui sauve la note, et l’équilibre à la moyenne : j’aime bien le dessin de Pratt, qui fait du Tigre de Malaisie un être à la fois inquiétant et séducteur, quasi félin dans son aspect, « habitant » son surnom.

Pour le reste, l’histoire en elle-même se laisse lire, mais manque de fond, de surprise, et carrément de fin, puisque l’aventure s’est arrêtée brusquement (Pratt n’avait fait qu’une partie, l’ensemble n’ayant initialement pas été publié : ce sont donc des sortes de « fonds de tiroir » qui sont ici publiés).

A lire à l’occasion, mais l’investissement ne devrait concerner que les fans irréductible du grand Pratt.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  La Traversée du Louvre  posté le 29/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette collection concept, mais surtout publicitaire (pour le-dit musée) est très inégale, et j’ai même assez rarement été convaincu par les auteurs, qui peinent souvent à s’emparer du sujet pour en faire quelque chose d’original et intéressant (MAM étant l'un des rares à s'en sortir honorablement).

Je ressors encore déçu de ma lecture avec cet opus du sieur Prudhomme. Il faut dire qu’il a choisi une petite solution de facilité, se contentant de « traverser le Louvre », comme son titre l’indique, en résumant de manière lapidaire l’album. En effet, Prudhomme se contente de nous présenter sa « traversée », sa petite touche scénaristique consistant juste à se présenter comme l’auteur, en train de cogiter devant les œuvres, et cherchant sa nana dans le musée.

Du coup, sa peut se laisser lire, mais c’est quand même bien faible comme intérêt. Cet album n’apporte finalement pas grand-chose. Comme si Prudhomme s’était baladé dans le musée, avait filmé ou photographié des œuvres et le public, puis avait transféré tout cela sous forme de dessins.

Bof bof quoi…

Nom série  Fluide Glacial des étoiles - La Farce cachée de la Force  posté le 29/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les publications de chez Fluide Glacial ne sont pas toutes dignes de celles de la « grande époque » récemment. Cet album collectif reste lui dans une honnête moyenne – sans plus ?

Comme le titre l’indique, une bonne partie des auteurs maisons ont compilé leurs délires autour de la saga de Georges Lucas.

L’ensemble est très inégal, une bonne partie n’allant pas forcément au-delà du déjà vu ou n'étant pas suffisamment percutant (il faut dire que comme tout classique, cette saga a déjà sacrément été parodiée, et qu’il est de plus en plus difficile de le faire de façon originale).

Parmi ce qui ressort du lot, à noter l’histoire de Dutreix (qui fait un résumé assez amusant des épisodes), certaines fausses affiches de Mo/CDM (meilleures que leurs histoires d'ailleurs), quelques passages marrants de la – très – longue histoire de Maëster. Certaines fausses pubs et montages photo/magazine de Léandri et Reuzé sont aussi savoureux.
A noter qu’un vieil édito de Gotlib sur ce thème, datant d’octobre 1980, fait participer ce maître de la déconne parodique à cet album – même si je ne suis pas fan de ces réutilisations posthumes et hors contexte…

Bref, les fans de la série et autres geek apprécieront peut-être, les autres peuvent se laisser tenter par la lecture, mais l’achat ne me paraît pas forcément nécessaire.

Nom série  En attendant que le vent tourne  posté le 29/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un petit album (par le format) qui se laisse lire facilement, sans être non plus des plus originaux.

C’est une histoire relativement classique de gamins, de leurs approximations, de leurs jeux, de leurs bravades, avec quelques petits airs de « Guerre des boutons », puisqu’une petite guéguerre oppose les 3 garçons qui sont les personnages principaux à deux jumeaux de leur âge du village voisin (une fillette complète le casting).

Au milieu de leurs mésaventures, les gamins sont confrontés à des choix (déclarer sa flamme, mentir pour conserver une amitié ou se dénoncé au risque de perdre ses copains). Cette partie aurait pu être plus dynamique, cela traine un peu en longueur, et la valse-hésitation ralentit un peu le rythme (alors que certains retournements sont un peu brutaux en fin d’album).

Le dessin est assez simple, dynamique, agréable en tout cas, et raccord avec cette histoire.
Le conseil d’achat vaut surtout pour vos enfants, c’est plutôt adapté à un lectorat jeune. En tout cas c’est mon ressenti, même si je peux concevoir que des adultes y trouvent leur compte.

Nom série  Ombres et Désirs  posté le 29/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange album que celui-ci, qui se déroule dans l’Allemagne des années 1930, au moment de l’accès au pouvoir des Nazis.
Dans cette ambiance délétère, nous suivons les relations d’amour/haine de deux hommes et une femme, un triolisme hautement dangereux et peu commun à l’époque – surtout que l’un des hommes et Juif – quand l’autre n’est pas éloigné des idées nazies ! Il est vrai qu’une partie de ces relations est empreinte de sado-masochisme.

Si l’aspect sexuel semble dominer au début, il s’estompe quelque peu et l’intrigue rejoint alors des chemins plus communs. Mais sans que je m’y sois attaché. Il est vrai que tout, personnages et histoire elle-même semble manquer de profondeur. Une sorte de fatalisme imprègne l’ensemble, et chacun n’est finalement plus perçu que comme un pantin jouant un rôle.

Le dessin léché mais très froid (au point que certains décors semblent stylisés, trop géométriques) de Marc-Rénier concourt lui aussi à détacher quelque peu le lecteur de cette histoire.

Pas de réels défauts, mais hélas pas non plus d’accroche suffisante pour faire de cet album autre chose qu’une lecture rapide, qui ne laisse pas de souvenir.
A emprunter éventuellement.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Irish Melody (Lester Cockney Jeunesse)  posté le 29/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une chouette balade irlandaise que nous a concocté Franz. Le diptyque se laisse lire agréablement, pour une histoire se déroulant au milieu du XIXème siècle, dans cette Irlande colonisée et martyrisée par les Anglais.

Personnages et décors sont franchement réussis. Même si j’avoue avoir quand même préféré le dessin de Franz sur Wyoming doll, qui date de la même époque je crois (il y est plus lumineux, détaillé). Toujours est-il que l’aspect graphique de ces deux albums est quand même plus que pas mal.

Si l’histoire se laisse lire, je ne lui ai toutefois pas trouvé suffisamment d’aspérités, d’originalité, pour aller au-delà en matière de notation. C’est qu’on reste un peu dans les sentiers battus – que ce soit pour les relations anglo-irlandaises, ou pour les personnalités des personnages principaux.

Reste que ces albums sont quand même sympas (je ne connais pas l’autre facette de la série Lester Cockney).

Nom série  Gazul Club  posté le 28/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant d’être le cinéaste à succès que tout le monde connaît, Patrice Leconte (qui signait ses bandes Leconte) avait contacté Goscinny et Gotlib (ce dernier se fend ici d’une introduction) et publié dans Pilote, au début des années 1970, une série d’histoires courtes. Cet album en regroupe 11 (7 d’entre elles avaient été publiées en 1979 par Fluide Glacial, sous le titre « Gazul et Cie »), dont plusieurs avec un personnage (différent à chaque fois) répondant au patronyme de Gazul, ce qui donne son titre à l’ensemble.

Leconte développe là un univers particulier, original, que l’on peut toutefois rapprocher de ceux de Fred ou de Gébé, par le dessin un peu naïf et stylisé – mais aussi par les côtés poétiques, désuets et quasi intemporels des histoires.

Un peu d’humour (mais ne vous attendez pas à une franche rigolage), de fantastique ou de Science-Fiction (pour une histoire), on est dans la plupart des cas dans une distorsion du quotidien, qu’un peu d’absurde ou de loufoque transcende.

J’aurais été curieux de voir ce que Leconte aurait pu produire, s’il avait continué dans le 9ème art, mais c’est dans le 7ème qu’il s’est ensuite épanoui.
Un album à redécouvrir, pour les curieux, et tous ceux qui ont apprécié les auteurs cités plus haut.

Nom série  Jamais deux sans trois  posté le 28/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais, je ne suis pas convaincu par cet album, qui se lit très vite, car peu de dialogues, une histoire squelettique, et finalement peu d’intérêt. Rien qui me le rendra inoubliable en tout cas.

Sur une trame ultra classique (une femme, son mari et son amant, les deux bonhommes jouant entre eux et se partageant presque la donzelle), Fromental a bâti un scénario sans réelle surprise, ni originalité. C’est souvent creux, vain, et le manque de rebondissement, d’originalité, voire d’érotisme (qui aurait pu facilement être lié au sujet) m’a franchement déçu.

Ce triangle amoureux classique donc est situé dans le cadre de la grande bourgeoisie, et Fromental a semble-t-il cherché à donner un aspect « littéraire », upper class ou péchu à cette histoire. Malheureusement les dialogues – assez rares en plus – ne sont pas à la hauteur, et sont le plus souvent superficiels et sans intérêt.

Reste le dessin de Floc’h, une sorte de ligne claire assez grasse, presque outrancière et rétro. Pas forcément mon truc, mais c’est en tout cas bien fait. Les nanas en petite tenue ont avec lui presque un air de photo de magazine ou de gravure de mode, mais sans que ne s’en dégage l’érotisme évoqué qui aurait peut-être pu pimenter cette pauvre intrigue.

Bref, un album quelconque et sans doute dispensable.

Nom série  Paulette  posté le 28/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mais quel délire !

Wolinski et Pichard on produit là une série (dont je n’ai lu que les deux premiers tomes) qui se résume difficilement, et qui s’appréhende tout aussi difficilement.

Graphiquement d’abord, c’est un gros délire aussi, avec des couleurs pétantes, très années 70, certaines cases carrément psychédéliques. Techniquement, le dessin de Pichard n’est pas toujours parfait, et il fait quand même daté, mais c’est surtout l’habillage (la colorisation entre autre) que je retiens.

Mais que dire du scénario de Wolinski ? Hein, qu’en dire ? Ben déjà qu’il n’y en a pas forcément. Que Wolinski semble naviguer à vue, improviser pas mal, dans une intrigue qui part en vrille et dans tous les sens (on passe de l’Europe aux jungles vietnamiennes en deux cases, pour revenir ensuite dans une station-service européenne, etc.).

Paulette, bombasse hautement exhibitionniste, peu farouche (les quelques bouts de tissu qui l’habillent parfois ne cachent pas grand-chose de son anatomie) et riche héritière, avance elle-aussi au jugé dans la vie, ne s’étonnant de rien (et pourtant, que ce soit les réunions sado-maso de ses parents, la taupe magicienne ou son vieillard d’ami Joseph, qui se transforme en nana, lui aussi en bombasse, il y aurait de quoi secouer un esprit cartésien !).

C’est donc une suite de péripéties parfois franchement absurdes, vaguement érotiques (aujourd’hui plus ressenties comme de la provoc que comme du porno, que ce n’est pas), au milieu desquelles l’actualité s’invite (guerre du Vietnam, conflits sociaux, etc : on retrouve là pas mal de la critique sociale plus ou moins anarchiste que Wolinski place dans ses autres albums, généralement de manière moins intéressante qu’ici) pour surcharger le décor, déjà hautement improbable.

C’est clairement daté, très surprenant et original, mais aussi très dur à suivre ! Je ne vous conseille pas d’en lire trop d’un coup. Les aventures de cette héroïne farfelue (sorte de BB mâtinée de Barbarella ou d’Angélique Marquise des anges) sont rapidement lassantes, on a, au bout d’un moment, vraiment du mal à s’attacher à son sort.

Un gros délire donc, marqué par une époque de révolte, de liberté (politique, sexuelle), et par une Bande Dessinée adulte qui prenait ses libertés et son envol. Une curiosité donc, à consommer à petite dose.

Note réelle : 2,5/5.

Nom série  Le Goulag  posté le 28/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que le premier tome de cette série. Je lirai peut-être d’autres tomes, à l’occasion, mais celui-ci m’a un peu barbé, et pas forcément convaincu d’aller poursuivre la découverte de l’univers développé ici par Dimitri.

Si l’idée de faire une série humoristique dans l’univers concentrationnaire soviétique pouvait paraître surprenante et, pourquoi pas, intéressante, c’est son traitement qui m’a déçu.

En effet, j’ai été saoulé, eu bout d’un moment, par tous ses borborygmes, à quoi finissaient par ressembler les dialogues singeant le russe, entre les détenus et leurs geôliers, ou quelques habitants des alentours. Usant, et aussi rendant difficile la lecture de cette histoire, parfois un peu pénible à suivre.

Quelques moments amusants quand même, d’où ma note correcte. Mais en l’état, je n’ai pas accroché au délire de Dimitri.

Nom série  Bullwhite  posté le 27/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vraiment bizarre cet album, qui part un peu dans tous les sens, sans aller au bout de quoi que ce soit, et qui nous lâche en rase campagne sans trop d'explication.

Je pensais au départ avoir droit à un polar noir et social, avec une entame montrant un boxeur de la fin des années 30, victorieux, mais abandonnant ce sport après avoir tué un adversaire.
Mais rapidement Lapière rend le scénario plus complexe, en l’immergeant dans la période noire du Maccarthysme (l’essentiel de l’intrigue se déroule dans les années 1950).

Ce dernier aspect aurait pu être central et plus ou mieux développé, mais ce n’est pas forcément le cas, cela reste très flou (au point que je me demande si Lapière maîtrisait réellement cette période – voir sa façon très naïve de présenter les négociations entre le personnage principal, réalisateur de cinéma, aux prises avec le FBI). Et, surtout, l’histoire elle-même manque de liant, de crédibilité.
Et la fin est pour le moins facile, improbable, et pour tout dire bâclée.

Quant au dessin de Stassen, il est surprenant pour qui connaît son style plus tardif. C’est ici une ligne claire presque rétro – et pas forcément folichonne.
Bref, voilà un album qui n’est pas inoubliable, et donc la lecture ne me paraît pas indispensable.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Les Aventures de Toi et Moi  posté le 27/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce sont des albums petit format, dans la même veine que La Bite à Urbain ou Sacré Jésus, du même auteur. On y retrouve là aussi le même type de dessin. A savoir du minimalisme moche, avec des personnages toujours à poil, ventripotents. Les décors (pas forcément omniprésents) sont eux plus réalistes.

Mais, si l’on fait fi de ce dessin, je trouve que l’humour de Tronchet fonctionne plutôt bien ici. En effet, les échanges entre cette femme et son homme sont assez drôles. Entre déclarations d’amour ratées voire franchement contreproductives, « jeu de la vérité » ridicule et accablant, poésie de comptoir ou méfaits de la routine, les dialogues nous montrent un couple parfois pathétique, se raccrochant à n’importe quoi pour faire « comme si ».

Tronchet aime bien – il le fait d’ailleurs encore mieux dans d’autres séries – jouer sur ce pathétique des losers. Si tout n’est pas drôle, c’est sûr, je trouve que la majorité des gags sont réussis, et que cette série sans prétention remplit assez bien son rôle, qui est de nous faire sourire, voire rire.

Nom série  A tes souhaits  posté le 27/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme beaucoup d’albums de cette collection X de chez Futuropolis, c’est assez vite lu. D’autant plus qu’ici chaque dessin occupe deux pages ! C’est bien dommage, et cela donne quelques regrets, un peu un sentiment de « trop peu » en fin de lecture.

Parce que sinon, le dessin est sympa, dynamique. Et l’histoire – basique et pas très développée au demeurant – se laisse lire agréablement. Tito retombe sur ses pattes en fin d’album : je ne savais pas trop où il voulait en venir, avec son type haineux, adepte de la violence (par arme à feu surtout), qui dézinguait à tour de bras meubles et personnages aperçus à la télé (télé devant laquelle il passe d'ailleurs l’essentiel de son temps, ruminant contre ce et ceux qu’il regarde en permanence).

Quelque chose qui aurait pu être davantage développé donc, mais qui donne tout de même une petite lecture sympa et recommandable.

Nom série  Et voilà le travail !  posté le 26/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album regroupe une série d’histoires courtes/gags ayant globalement pour thème le travail (même si parfois c’est au chausse-pied qu’Hubuc les fait tous rentrer dans ce « thème »).

Le dessin d’Hubuc, du classique franco-belge à gros nez est bon, dynamique, et ne s’embarrasse pas trop de décors : tout est misé sur les personnages, et sur la chute des gags.

Ces gags justement, sont assez inégaux. Mais c’est globalement bon, amenant la plupart du temps le sourire. Plusieurs sont même très bons, et m’ont bien fait marrer (comme celui du soldat émissaire, ou celui présentant la torture comme un jeu : les chutes sont ici excellentes).

Bref, sans être exceptionnel, cet album, qui ne joue pas dans le trash ou l’humour très noir, peut néanmoins convenir à ceux qui cherchent une petite lecture sympa et amusante.

Nom série  Contes d'à-côté  posté le 26/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un des premiers albums publiés par Thiriet, dans la foulée d’ Histoires peu crédibles. Les deux albums sont d’ailleurs assez proches dans l’esprit, avec des titres qui disent bien que l’on a affaire ici à des histoires « décalées », improbables.

Le dessin de Thiriet est encore fébrile, hésitant, et globalement pas des plus emballants. Il développe ici un humour doux dingue, jouant sur le loufoque, l’absurde des situations, n’hésitant pas à rendre vivants, à « humaniser » objets et plantes (comme dans cette histoire où un type promène sa forêt domestique comme on le ferait d’un chien).

C’est assez inégal, un peu en deçà d’ « histoires peu crédibles », mais ça se laisse lire quand même. Rien d’hilarant ni de délirant comme ce qui pouvait se publier dans Fluide à la même époque, mais plutôt un humour poétique, jouant sur un absurde « retenu », prenant le contre-pied de la « normalité », et jouant de ce décalage pour agiter nos zygomatiques.

Nom série  Histoires peu crédibles  posté le 26/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre est finalement ce qu’il y a de plus réaliste dans cet album, qui regroupe treize histoires, effectivement peu crédibles !

C’est probablement le premier album publié par Thiriet, et cela se voit au niveau du dessin, encore hésitant – et globalement assez moyen. Mais ce n’est pas forcément le plus important ici. C’est aussi hésitant au niveau des styles, qui diffèrent un peu (quelques influences d’une ligne claire classique encore sur certaines planches), du Noir et Banc utilisé.

Pour ce qui est des histoires – il y en a 13 ici, donc elles sont souvent très courtes ! – si l’absurde qui domine généralement chez Thiriet est bien présent, on est plus ici dans du loufoque, une sorte de n’importe quoi assumé. Mais qui ne va pas forcément assez dans le délire je trouve.

Toutes les histoires se laissent lire (à part la dernière, avec un type angoissé par tout, que j’ai trouvé très quelconque), mais il manque encore de la percussion dans les gags. Thiriet fera mieux ensuite.

Achat de l’album à réserver aux fans je pense.

Nom série  Combien de marins ?...  posté le 24/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le titre de l’album est assez énigmatique et, en tout état de cause, n’a que très peu à voir avec son contenu. Mais, à tout prendre, il est en accord avec l’esprit de l’album.

En effet, les histoires développées par Thiriet jouent sur le loufoque, la poésie, mais surtout sur un absurde omniprésent, plus ou moins humoristique.
Les onze histoires de l’album sont inégales, mais aucune n’est réellement ratée. Certaines sont par contre franchement réussies, comme celle du type qui, se croyant perdu, enregistre son testament sur caméscope (humour délirant à la clé). C’est sans doute ma préférée (avec celle des deux types de l’aéropostale faisant tout pour livrer une partie du courrier, malgré l’absurdité de la situation dans laquelle ils se trouvent), mais la majorité de ces histoires m’ont réellement plu.

On est parfois dans le n’importe quoi absolu, l’absurde poussé jusqu’au bout, avec clairement un scénario improvisé, comme dans la biographie déjantée de Jean-Pierre H.

Bref, les amateurs d’absurde trouveront sans doute leur bonheur dans ces histoires courtes, assez variées sur la forme et le ton. Le dessin de Baron Brumaire use d’un bon Noir et Blanc et rend la lecture fluide.
Note réelle 3,5/5.

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