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Nom série  Une vie avec Alexandra David-Néel  posté le 17/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce diptyque est placé sous l’égide du musée Guimet (qui, à Paris, propose une imposante collection d’objets et documents liés à l’Asie). Quoi de plus normal pour cette biographie d’Alexandra David-Néel, qui fut l’une des premières visiteuses de ce musée dans le dernier tiers du XIXème siècle, et qui a tant apporté à la connaissance de l’Asie et de certaines des spiritualités qui s’y sont développées ? A la fin de chaque volume, un dossier intéressant présente l’exploratrice, et le Tibet et le bouddhisme.

Cette biographie est basée sur un ouvrage de Marie-Madeleine Peyronnet, qui fut sa "bonne à tout faire", sa confidente et son amie durant les dix dernières années de sa longue vie (plus d’un siècle bien rempli !). C’est au travers des yeux et du témoignage de Marie-Madeleine – avec des flash-back en Noir et Blanc évoquant les grandes étapes des explorations, suites aux confidences de la grande dame, que Fred Campoy nous fait découvrir la vie, les idées et la personnalité d’Alexandra David-Néel.

Et quelle vie incroyable ! Enfant bercée sur les genoux de Victor Hugo, alors exilé en Belgique, ayant plus tard eu de longues discussions avec Elysée Reclus, ayant dès son plus jeune âge eu le goût de la liberté et des voyages (et des fugues !), on a là une personnalité à la fois atypique, extraordinaire, et d’une force qui, si elle n’a pas déplacé des montagnes, en a traversé, et pas n’importe lesquelles ! J'aurais aimé apprendre davantage de détails sur cette période de sa vie, son combat féministe, etc.

La construction de Campoy est bien fichue, et on entre dans la vie de l’exploratrice avec facilité et bonheur. Mais aussi dans les relations entre celle-ci et Marie-Madeleine, qui s’occupe d’elle, la seconde à la fin de sa vie, lorsqu’elle est devenue impotente. Et l’on découvre aussi le caractère quasi insupportable d’Alexandra, et l’obstination, le courage – mais aussi l’amour, voire l’abnégation dont a dû faire preuve celle qui nous « raconte » cette « histoire » pour la supporter (dans tous les sens du terme d’ailleurs).

Le dessin de Fred Campoy et de Mathieu Blanchot (je pense que l’un s’occupe des flash-back (la période jeunesse/exploratrice), l’autre des scènes des années 1950-60 (cohabitation entre Alexandra et Marie-Madeleine) – en tout cas leurs styles sont raccord), dans un style semi-réaliste, est très agréable, et rend la lecture fluide.

On a donc là une biographie intéressante, même pour ceux qui, comme moi, ne sont a priori pas passionnés par le sujet (à noter que je n’ai pas lu le troisième tome, traitant visiblement du combat de Marie-Madeleine pour faire reconnaître et diffuser l'œuvre d'Alexandra, le deuxième se finissant avec la mort d’Alexandra David-Néel).

Nom série  Negalyod  posté le 12/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album imposant (près de 200 pages quand même !), qui aurait tout aussi bien pu se décliner en série. Ce qui aurait sans doute permis de densifier la description du monde post-apocalyptique dans lequel se déroule l’intrigue, mais aussi les personnalités des personnages. Cette « légèreté », ce petit manque de profondeur sont parmi les rares reproches que je peux faire à cet album, par ailleurs intéressant.

L’aspect graphique est très riche. Certaines influences sautent aux yeux. A commencer par Moebius, puisque certains personnages ont des tuniques copiées sur celles de personnages moebiusiens (piquées dans Arzach, Arzak, etc.). C’est le cas aussi de certains véhicules volants. Par ailleurs, l’ambiance très « western SF/préhistorique » du début (et cela se retrouve ensuite) ne dépareillerait pas dans les albums de Moebius/Giraud !
Mais on peut aussi trouver que l’attaque de l’Etoile Noire par l’escadrille de Luke Skywalker a donné des idées à Vincent Perriot pour certaines scènes vers la fin… Mais la colorisation se distingue du génial Moebius et fait basculer l’ensemble vers quelque chose de plus sombre, comme si un orage menaçait en permanence. J’ai bien aimé cet aspect de l’album.

Bon, à part ça, Perriot s’émancipe quand même de ces influences (sorties de mon imagination ?), pour créer un univers intriguant. Les décors (physiques, mais aussi les contours de l’histoire) sont assez bien fichus. Cela manque sans doute de corps ensuite, comme je l’ai dit, mais l’histoire se laisse lire rapidement malgré l’imposante pagination. Il faut dire que beaucoup de planches sont muettes – avec de belles illustrations pleine page, et les dialogues finalement pas si abondants que ça.

L’autre bémol que je pourrais signaler concerne la fin, que j’ai trouvée un peu facile, bâclée (et le rôle joué par les ptérodactyles m’a paru un peu gentil comme passage) – même si Perriot semble avoir voulu la laisser un peu ouverte. C’est aussi ce qui me fait dire qu’un diptyque, ou un triptyque auraient permis de mieux développer certains aspects. Le ramage n’est pas toujours à la hauteur du plumage (qui lui me fait arrondir aux quatre étoiles), mais l’ensemble mérite le détour en tout cas.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Gramercy Park  posté le 12/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange album que celui-ci, pourtant assez épais (près d’une centaine de pages), mais que j’ai lu très rapidement (les pages sont très aérées, il y a peu de « cases », et les dialogues – le texte en général d’ailleurs – sont peu abondants).

Dessin et colorisation sont modernes, bien fichus et relativement originaux – même si je dois dire que ce n’est pas forcément ma tasse de thé. Il y a ici un petit peu de Jérémie Moreau dans le dessin de Christian Cailleaux.

Dynamisée par de nombreux flash-back, qui nous délivrent peu à peu (jusque au retournement final) des explications, l’histoire se déroule essentiellement à New-York, au début des années 1950.

Les textes font assez « littéraires », et je n’aurais pas été surpris – même si cela ne semble pas être le cas – que cet album soit l’adaptation d’un roman. Une histoire et des dialogues tout en finesse, en ellipses parfois, qui tissent une toile dans laquelle j’ai failli me perdre quelques fois – même si de Fombelle retombe sur ses pattes à la fin.

A mi-chemin entre un certain polar (la couverture pousse dans ce sens) et du roman graphique intimiste, l’histoire se laisse lire. Mais il ne faut pas attendre un polar survitaminé, l’action s’efface souvent devant la réflexion, l’évasion mentale : la « consolation » recherchée par l’héroïne est bien trop haut située pour qu’elle obtienne entièrement satisfaction.

A découvrir à l’occasion. Je pense que je ne suis pas forcément le cœur de cible de cet album, mais que vous pouvez y trouver davantage votre compte que moi.

Nom série  Clin d'oeil  posté le 11/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai découvert un peu sur le tard cet auteur via cette série, et c’est plutôt une bonne pioche. Je vous en recommande en tout cas la lecture.

Pas d’histoire ici, on est à la limite de la BD, puisque ce sont généralement des dessins pleine page (parfois plusieurs sur une page mais c’est plus rare), le plus souvent muets – même si parfois une bulle permet à l’un des protagonistes d’agrémenter l’humour de mots).

Les amateurs de Voutch, Quino ou Mordillo (surtout ce dernier pour les décors, un peu arrondis et quasi stylisés parfois) trouveront sûrement cette série à leur goût, même si l’humour développé ici par Ernst ne ressemble totalement à aucun d’entre eux.

Il y a un peu d’absurde, un chouia d’humour noir parfois, de la poésie, du dérisoire, Ernst joue souvent sur des petits riens du quotidien, et n’hésite pas à revenir sur un gag, pour exploiter toutes les idées qui lui sont venues à propos d’une scène, d’une image (voir la statue de la liberté par exemple).

Je n’ai jamais éclaté de rire. Mais aucun gag ne m’a réellement déçu, et ils m’ont quasiment tous fait sourire. On lit Ernst comme on respire la bonne humeur.
Alors, c’est sûr, il n’est pas nécessaire de tout acheter, mais un ou deux albums peuvent égayer la bibliothèque d’un amateur d’humour, car Ernst, sans être hyper original dans les thèmes abordés, développe un humour de qualité.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Le Big Bang  posté le 11/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album est visiblement l’adaptation d’un film du même auteur – dont je n’ai jamais entendu parler. Amateur d’humour, et friand de découvertes dans le genre, j’ai acheté l’album bradé, pour découvrir un auteur et une bande pas courante.

Au final, je reste clairement sur ma faim, et ne vais hélas pas faire beaucoup pour faire sortir de l’anonymat cet album, que j’ai trouvé décevant.

Le dessin tout d’abord, que je ne trouve pas folichon. Le trait est un peu gras, les détails ne sont pas soignés : cela donne parfois l’impression d’être bâclé.

Mais bon, cela pourrait passer si les textes et l’histoire étaient d’un bon niveau. Ce n’est pas vraiment le cas.
Dans un futur indéfini, Fred Héro, à la fois éboueur de l’espace et super héros de bac à sable (il porte un costume et une cape de super-héros, place le mot « super » à tout va) est envoyé par le chef de l’univers sur Terre, pour régler un conflit qui risque de dégénérer et détruire l’univers. A cette époque, après une troisième guerre mondiale, la Terre est divisée en deux camps, L’USARSS peuplée d’hommes et de personnages mutants, fantasmant sur les fesses (sic !), et de Vaginia, où se sont réfugiées les femmes.
Notre héros va découvrir ces deux mondes belliqueux, accompagné d’une blondasse, Liberty…

L’intrigue semble loufoque, mais c’est qu’elle l’est totalement. Parsemées de quelques traits d’humour (jeux de mots plus ou moins vaseux), d’une esthétique parfois érotique, ces aventures ne m’ont pas réellement captivé.

Ce n’est pas assez déjanté ou drôle à mon goût (le personnage de Fred Héro aurait ainsi aisément pu être davantage travaillé, pour dynamiter l’intrigue et son déroulement), et l’histoire en elle-même manque de fond, pêche parfois par naïveté. Il y a certes quelques passages intéressants, et tout n’est pas à jeter, mais c’est clairement insuffisant pour moi.

Nom série  Le Pays Miroir  posté le 11/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au fur et à mesure que les éléments fantastiques envahissent l’histoire au départ assez banale, on comprend le sens du titre, puisque cette série développe une intrigue gigogne, ou plutôt qui inverse les termes de la réalité et du rêve (en l’occurrence ici du cauchemar) : quelle partie de l’histoire est l’invention de l’autre ? Voilà un thème de départ très proche de certaines idées de Borgès ou de Cortazar.

Le premier album est le plus intéressant, le plus intriguant. C’est normal, puisque le mystère est encore entier pour une bonne partie. Et le passage d’un monde à l’autre encore rare. Les deux suivants poursuivent et creusent l’idée, mais on est moins surpris, et je trouve que c’est moins original (mais comment poursuivre sur la même voie sans rentrer dans une certaine normalité ?). le dernier tome, s’il conclut l’intrigue est du coup un peu décevant, car recelant moins de surprise – même si la chute (un peu prévisible) n’est pas mal.

Le dessin de Michaud m’a un peu rebuté au départ (et je ne me suis réconcilié qu’en partie avec lui par la suite). Si j’ai bien aimé les décors et les plans larges, je n’accroche pas aux personnages, à leur visage : je ne les trouve pas beau – et les proportions ne sont pas toujours respectées. Par contre l’idée de varier les styles et la colorisation lorsque l’on change de monde est intéressante, et surtout lorsque le personnage principal « visite » le monde parallèle, avec ses couleurs qui tranchent sur le fond terne de celui-ci.

Ces trois albums se laissent lire. A vous de voir pour l’achat (je me suis contenté d’un emprunt).

Nom série  Ego Transfert  posté le 11/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album assez étrange, qui mêle les genres (policier, érotique). Reste à savoir s’il peut contenter un public éclectique, ou alors décevoir ceux qui en attendaient quelque chose de plus « spécialisé », de plus poussé dans un genre spécifique.

C’est quasiment un huis-clos, puisque toute l’histoire se déroule dans un immeuble – et la plupart du temps dans la cage d’escalier. Un jeune homme vient de mourir, une balle dans la tête, et un inspecteur mène l’enquête, aidé par la concierge, femme gironde à la fois classique « tour de contrôle » de l’immeuble et amoureuse du défunt.

C’est donc une enquête policière relativement classique, avec quelques déductions dignes d’un Hercule Poirot du pauvre au départ. Mais rapidement, les confidences de la concierge sur le mort, et surtout sur la vie dissolue menée par sa sœur donnent une tournure fortement érotique à l’intrigue. Sans que ce soit du tout trash, on a là quelques scènes de sexe de groupe, avec du sadomasochisme (les tenues de la sœur, et le dessin en Noir et Blanc accentuent ce côté SM).

Le dessin de Gérard Leclaire est surprenant, et en tout cas original. En effet, jouant sur des dégradés de gris, on a parfois l’impression de lire un travail préparatoire, auquel une finition, ou une coloration manqueraient. Mais en fait ce sentiment de manque disparaît rapidement, et le trait à la fois gras et esquissé se révèle finalement agréable.

Une lecture rapide et agréable donc, mais à laquelle il manque du piment, de la densité (que ce soit pour la partie érotique, ou pour la partie policière – la solution de l’énigme, à savoir qui a tué le jeune homme, se laisse découvrir avant la fin).

Sans prétention, mais une petite curiosité à feuilleter à l’occasion.

Nom série  Sang d'Arménie  posté le 10/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A noter que cet album a initialement été publié dans la collection Pilote en 1979, en Noir et Blanc à l’époque, et sous un titre différent : "L’île aux chiens".

L’histoire se déroule dans l’Empire ottoman, à la fin du XIXème siècle. Au moment où les persécutions turques contre les Arméniens se font de plus en plus sentir.
Vidal nous montre bien à la fois l’horreur, basée sur le racisme et la mauvaise foi – mais aussi sur la cupidité – des décisions de quelques caciques ottomans (les « plus hautes autorités » n’ayant pas encore à l’époque clairement statué sur le sort des Arméniens), mais aussi la lâcheté des puissances européennes (on retrouvera cela lors des Accords de Muniche plus tard d’ailleurs.

Sur un fond historique sombre, opposant activistes arméniens, militaires turcs, Vidal greffe quelques personnages de son cru, comme ce photographe nord-américain, impliqué dans ces événements douloureux, qui prend fait et cause pour les victimes arméniennes.

Dans un dossier final (je ne sais pas s’il été présent dans la version originale, je n’ai lu que la seconde version de chez Dargaud), Vidal cite ses sources, et brosse un tableau général de la situation, en allant jusqu’au génocide dont seront victimes plus d’un million d’Arméniens en 1915-1916.

L’album traite d’un sujet intéressant, se laisse lire, mais sans plus. Je n’ai pas été captivé plus que ça par la narration de Vidal. Quant au dessin de Clavé, bon techniquement, je le trouve daté et un peu statique. Et je ne suis pas sûr que la colorisation apporte vraiment quelque plus à la version originale.

Disons que le sujet est intéressant, et certains faits traités ici aussi, mais que l’intrigue générale bâtie par Vidal pour les évoquer l’est moins. J’ai par contre bien aimé la chute finale, très noire et ironique.

A emprunter à l’occasion.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Keubla  posté le 10/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série s’inscrit dans un genre assez présent chez les Humanos à cette époque, à savoir des héros animaliers, mais aux comportements humains. Héros bien typés « banlieusards », ou blousons noirs, etc.

Les aventures africaines de Keubla (et de son pote Kebra dans le second tome) se laissent lire. Quelques clichés sur l’Afrique (mais cela ne tombe jamais dans une vision néocolonialiste ou du misérabilisme stupide), au milieu desquels nos héros se baladent, souvent prêts à bondir sur une occasion, toujours à l’affût d’une arnaque pour s’en sortir. Avoir de quoi glander en buvant et/ou fumant étant l'objectif visé.

C’est assez rythmé, quelques traits d’humour parsèment l’ensemble, qui se laisse lire, certes. Mais qui ne m’a pas suffisamment accroché pour que j’aie envie d’y revenir.

Je trouve que ça a un peu mal vieilli. Mais ce n’est peut-être qu’une affaire de goût, à vous de voir.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  L'Homme des Caraibes (Sven)  posté le 09/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, étonnant cet album, qui a parfois de faux airs de Corto Maltese, en tout cas déjà avec le look du personnage principal, Sven, qui, lui aussi, navigue – certes sur des étendues moins vastes que l’autre héros d’Hugo Pratt.

Mais cela s’écarte de Corto, car on a ici une petite aventure finalement relativement classique, qui se laisse lire, mais il n’y a pas ici le côté poétique, de rêverie, qu’on peut parfois trouver dans les Corto.

Le personnage de Sven est assez énigmatique. Vrai dur, un peu taiseux, un peu ours solitaire, il traverse ces aventures sans toujours s’incarner, comme un fantôme je trouve. Une sorte de héros malgré lui, mais qui a toutes les qualités du héros – même s’il n’est pas à cheval sur le respect des règles.

Le dessin de Pratt est classique (pour lui), mais je trouve que la colorisation n'apporte pas grand chose, et que le Noir et Blanc aurait été une meilleure option.

Un album à emprunter, à l’occasion.

Nom série  Main-Gauche  posté le 09/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série courte, peu connue qui, sans être très originale ni un chef d’œuvre, mérite quand même qu’on s’y intéresse.

Le dessin de Zimmermann d’abord, pour lequel j’ai un avis mitigé, partagé. En effet, un certain nombre de planches sont véritablement très belles, les décors naturels (montagnes ou sous-bois sont très bien rendus). Je suis un peu plus réservé sur certains points. En particulier si dessin et colorisation peuvent être très réussis, c’est parfois trop chargé, une sorte de gothique flamboyant – et je ne parle pas forcément des passages fantastiques (visions des Indiens). De plus, alors que l’auteur cherche à être très précis, certains visages en vue éloignée n’ont plus de traits (ce que je n’aime généralement pas).

Pour ce qui est de l’histoire, on retrouve les mêmes déséquilibres. A savoir un bon travail de recherche, qui donne une intrigue collant parfaitement aux faits historiques. Que ce soient les embrouilles autour de la construction du Chemin de fer, les magouilles autour des traités, mais aussi et surtout – puisque c’est autour d’eux que tourne cette histoire – les tribus indiennes, leurs mœurs (noms, habitudes, comportement sont bien rendus et fidèles à la réalité). C’est clairement de leur côté que le cœur et l’empathie de Zimmermann basculent.

Mais si le décor et bien planté – et captivant pour moi qui me suis passionné de longue date sur ses sujets – je reste moins convaincu par l’intrigue elle-même, qui manque, elle, d’un je ne sais quoi, d’une touche personnelle, ce petit plus qui m’aurait fait davantage apprécier cette série. Ce manque d’aspérité est un peu dommageable.

Reste que défauts et qualités s’équilibrent, et que les amateurs de western peuvent éventuellement trouver leur compte avec cette courte série.

Nom série  La Sueur du soleil  posté le 09/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, voilà une série de la collection Vécu qui n’est pas si courante que ça – et qui ne mérite pas vraiment de rester ignorée.

L’action se déroule durant le Siècle d’Or espagnol, le XVIème siècle donc, autour de conquistadors, dans le Nord de l’Amérique du Sud actuelle. A ces conquistadors s’ajoutent divers personnages (un esclave noir, une belle indigène, etc).

Le premier album commence vaguement dans une ambiance proche du film « Aguirre la colère de Dieu », et finit dans une ambiance proche d’ « Indiana Jones », avec ce temple rempli de richesses et de pièges mortels.

L’intrigue s’équilibre ensuite, développant une bonne histoire d’aventure, avec les rebondissements propres à la dynamiser.
Marquitos cherchant sa belle indienne Orocoway, les différents groupes de conquistadors cherchant l’Eldorado, et les luttes entre tribus indiennes permettent en effet à l’intrigue de ne pas trop ralentir.

Quant au dessin de Mata, si je l’ai trouvé un peu trop brouillon dans le premier album (j’avais même parfois l’impression que les visages étaient flous), cela s’améliore ensuite.

Bref, c’est une série qui se situe dans une honnête moyenne, dans cette collection Vécu, et qui mérite le détour.

Nom série  Ivoire  posté le 06/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai eu l’occasion de lire cet album, dans l’EO parue dans la collection Atomium de Magic Strip (je ne sais pas ce que La Pastèque à modifié pour sa réédition).

Sans être transcendante, l’histoire se laisse lire facilement, relativement agréablement. D’abord grâce au dessin de Bravo (dont c’était probablement l’une des premières apparitions dans le 9ème art). Celui-ci est un hommage assez explicite au style « old school », à la ligne claire, tout en allant quand même au-delà du simple copier-coller. Et la bichromie (le Noir et Blanc s’accompagnant d’un peu de rouge terne) renforce l’aspect faussement vieillot du dessin.

L’histoire concoctée par Regnaud joue elle aussi sur une imagerie vieillotte, pastichant gentiment les BD d’aventure des années 1960. Le fait que l’intrigue se déroule dans un univers colonial renforce cette idée.

Le personnage principal est tout sauf sympathique. En effet, il cumule tous les défauts du colon : raciste, méprisant avec les autochtones, mais il est aussi et avant tout un personnage infect, pétant plus haut que son cul, sans trop de morale : le cynisme avec lequel il massacre les éléphants pour s’enrichir, sa façon de draguer (d’acheter ?) la fille du gouverneur, ses rapports avec les autres en général en font une sorte de de Funès (hautain avec les faibles, mielleux avec les forts), mais bien moins sympathique, car sa méchanceté transparaît trop.
De plus, je trouve le personnage un peu trop caricatural, ce qui atténue quelque peu la critique du fait colonial qui innerve l’album.

Reste que ce fieffé imbécile, qui croit par ses magouilles mystifier tout le monde, est en réalité méprisé par les autres blancs, et roulé dans la farine par à peu près tout le monde. En cela la dernière planche le remet à sa place, humilié et « fini ».

Un petit album à découvrir.

Nom série  Flash Gordon  posté le 03/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mon avis porte sur le premier volume édité (très bien, comme toujours dans cette belle collection Copyright) par Futuropolis.

C’est une série dont j’avais évidemment beaucoup entendu parler avant de lire cet album, qui reprend les premiers épisodes d’Alex Raymond. Avant tout au travers des très nombreuses parodies auxquelles elle a donné lieu (ce qui est un signe au passage de sa notoriété, tout en la renforçant).

J’avais aussi lu, gamin, des épisodes beaucoup plus tardifs dans le Journal de Mickey (sous le nom de Guy L’Eclair), même si je n’ai pas gardé trop de souvenirs de ces lectures.
Je n’ai vu aucune des adaptations cinématographiques, mais ai encore en tête certains morceaux de Queen pour la BO de l’une d’elles.

Bref, j’ai voulu redécouvrir à sa source cette série. Et j’en suis sorti franchement déçu.
Le dessin d’Alex Raymond est, au début, peu réussi. Donnant souvent l’impression d’être bâclé, il n’est pas folichon. Mais cela s’améliore quand même au bout d’un certain temps.

L’histoire, par contre, ne m’a pas du tout emballé, et cela ne s’est pas amélioré au fil de ma lecture. En effet, dès le départ – et cela restera sur le même ton par la suite – c’est clairement trop naïf, Raymond multipliant les péripéties, avec des raccourcis improbables. Manichéen, naïf donc, avec une narration un peu ampoulée (le texte est parfois de trop – dans tous les sens du terme d’ailleurs – et redondant avec l’image).

Super-héros au sex-appeal incroyable et à la force, la chance et l’intelligence tout aussi incroyables et infaillibles, Flash traverse ces aventures sans trop de surprise ni d’aspérité. Affaire d’époque sans doute, mais cela passe mal aujourd’hui – en tout cas pour moi !

Reste que tout n’est pas à jeter. Car, au-delà de la construction de l’intrigue elle-même, Raymond a donné à sa série un petit plus. Certes, c’est un fourre-tout, mais on a là, imbriqués de façon surprenante parfois, des univers de Science-Fiction, une imagerie médiévale ou antique, voire préhistorique ! Au milieu de cette pagaille, l’ambiance générale insuffle un peu de merveilleux qui est le véritable – et le seul à mon goût – intérêt de cette série « patrimoniale ».

A découvrir éventuellement comme moi en bibliothèque.

Nom série  Colorado  posté le 30/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série que j’ai découverte sur le tard – et pourtant, je suis plutôt client de séries western ! Il faut dire qu’on ne la rencontre pas souvent dans les bacs des vendeurs. Pourtant, elle réunit deux vieux routiers de la BD, d’aventure en particulier (même si je connais davantage l’œuvre de Ramaïoli que celle de Mitton).

Le dessin de Ramaïoli justement, m’a un peu surpris. Si je l’ai trouvé très bon techniquement, le rendu m’a moins accroché que pour certaines autres séries de lui. La colorisation, en particulier, et le fini, le contour de certains corps (les visages surtout, marquant moins d’aspérité, trop « lisses »), m’a un peu gêné, parfois. Mais ça reste quand même de bonne facture.

Le scénario de Mitton, dans un genre quand même assez balisé, sort de l’originalité surtout par la composition du petit groupe de personnages principaux : un Indien (survivant d’un massacre), un métis mexicain, un Noir et un Chinois ! Plus une Blonde, davantage pour le décor que pour sa personnalité d’ailleurs. Les protagonistes « se présentent » sous forme de flash-back, ce qui accentue le dynamisme de l’intrigue.

Pour le reste, rien de franchement révolutionnaire dans ce western, qui utilise de façon relativement classique une bonne partie des clichés du genre (et les beaux décors de l’Amérique du Nord). Mais qui le fait plutôt bien. C’est en tout cas une série à réserver aux amateurs du genre qui ne s’attendent pas forcément à sortir de leur zone de confort. Mais j’y ai trouvé mon compte.

Nom série  Blondie  posté le 30/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu l’album publié par Futuropolis (qui reprend une sélection de strips parmi les premiers publiés, en 1931-1932), avec, comme d’habitude dans cette collection de qualité, un bon dossier de présentation en introduction.

Si je ne sais pas si j’y retournerais, et si certains gags m’ont quand même parus un peu surannés, je dois reconnaître que cette série ne fait pas forcément son – grand – âge. En effet, un certain nombre de strips sont amusants, le gag final n’étant pas trop « old school », en tout cas fonctionnant encore.

Blondie, jeune femme un peu nunuche et naïve, son soupirant Dagwood (riche héritier prêt à braver son père pour épouser celle qu’il aime), mais aussi la mère de Blondie et surtout les parents de Dagwood (qui acceptaient Blondie tant que ce n’était qu’un flirt, mais qui lui font la guerre lorsqu’elle devient un obstacle à un « beau » mariage de leur fils), voici les principaux protagonistes de cette série de strips qui se laisse lire.

Mais c’est à lire à petite dose, car cela se répète un peu au niveau des gags et des sujets. De plus – mais c’est là peut-être une affaire de goût, je trouve que l’humour aurait pu être plus incisif, noir (mais là je suis sans doute victime d’anachronisme, puisque les journaux américains des années 1930 n’ont les mêmes critères qu’aujourd’hui).

A noter que si Futuropolis ne publie que les premiers strips du début des années 1930, cette série a eu une longévité très importante, sur plusieurs dizaines d’années, ce qui implique des modifications (amélioration du dessin) et des développements (Blondie et Dagwood se marieront – ce dernier rompant les ponts avec ses parents). Mais je ne connais pas ce pan de la série (qui a en plus été adaptée à la radio et au cinéma).

Nom série  Paroles d'honneur  posté le 30/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis va rejoindre celui précédent de Ro.

En effet, comme lui, j’ai trouvé la première partie plus intéressante, dressant un portrait inquiétant (mais aussi empreint d’optimisme parfois) de la situation des femmes au Maroc – et du carcan hypocrite qui entoure tout ce qui touche de près ou de loin la sexualité, surtout féminine). En effet, voir ces hommes (et pas que dans les couches les plus populaires ou rurales) couchant avec autant de femmes qu’ils le veulent – mais alors les considérant comme des putes – alors même qu’ils n’envisagent pas d’épouser une femme qui ne serait pas vierge, prêterait presqu’à sourire, si cela ne brisait pas la vie de centaine de milliers de personnes.

La suite, empilement de faits divers liés au thème central, reste plus anecdotique et n’apporte pas grand-chose de plus au témoignage de la première partie.

C’est un album intéressant, militant, qui éclaire une situation dans laquelle une religion impose une utilisation hypocrite d’un texte sacré, et une vision rétrograde de la société et de la femme. Evidemment, hélas, ce constat est valable dans d’autres pays musulmans (voir les débats récents en Tunisie – pourtant censé être le pays le plus ouvert dans la région dans ce domaine).

Mais l’Eglise catholique et les plus rétrogrades de ses séides n’ont pas une vision très éloignée de la femme et de sa place dans la société, ni de l’homosexualité. Il n’y a qu’à voir les prises de paroles et agissements récents de La Manif pour tous en France (et la lutte qu’ils mènent pour remettre en cause certaines avancées, comme la loi Weil sur l’IVG).

Nom série  Martin l'apprenti pirate  posté le 28/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin de Dutreix (dont c’était probablement l’une des premières incursions dans la Bande Dessinée) est un peu brouillon, mais il fonctionne bien, et est raccord avec le ton de l’histoire.

L’histoire elle-même, sans doute plus adaptée à un lectorat jeune – mais qui passe quand même la barrière de l’âge – se laisse lire agréablement. Le début est un peu lent, mais dès que Martin devient – à son corps défendant – le maître d’un navire pirate, c’est plus dynamique et amusant.

Un humour simple, sans trop d’aspérités se développe au fur et à mesure que Martin essaye de sortir du pétrin dans lequel il s’est mis. J’aurais juste aimé voir le personnage de l’ecclésiastique être encore plus méchant, sournois, pour donner une touche d’humour noir, mais bon, c’est comme ça.

Cela reste quand même un album recommandable, pour tous les publics (même si, comme je l’ai dit, les plus jeunes y trouveront sans doute davantage leur compte).
Sinon, même s’il est annoncé comme un tome 1 et qu’une suite était tout à fait envisageable (et envisagée ?), cet album peut tout à fait se lire comme un one shot.

Nom série  Horace Cheval de l'Ouest  posté le 28/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Horace » ; c’est quand même de l’humour désuet, quasi moisi, rien d’hilarant, de trash ou de totalement surprenant. Et le dessin est assez minimaliste, les décors ne sont pas fouillés. Bref, voilà quelque chose qui n’emballera sans doute pas beaucoup de nouveaux lecteurs.

Oui, mais voilà, moi j’aime bien – à petite dose il est vrai – me replonger dans cet album. Les relations entre ce cow-boy hâbleur et pas franchement malin et ce cheval, qui l’est quand même beaucoup plus, ces relations où les rôles sont souvent inversés (l’homme porte le cheval, le cheval « mène la danse », etc.) sont assez amusantes (c’est beaucoup plus équilibré – ou alors déséquilibré en faveur du cheval – que le duo Lucky Luke – Jolly Jumper). Désuet, certes, mais pas inintéressant. Et pas si naïf ou niais qu’on pourrait le croire ! En effet, l’absurde, le côté cartoonesque qui affleurent souvent lui donnent charme et dynamisme. Je préfère par exemple « Horace » à La Tribu Terrible, pour rester dans le même genre.

Et le dessin de Poirier, proche de celui de Mordillo ou de Jacovitti, avec ses décors et personnages arrondis, ne développant aucun détail, eh bien là aussi j’accroche. Une sorte de madeleine de Proust, pour moi, un souvenir de mes lectures de Pif, mais ça passe encore.

Alors, certes, pour un lecteur plus jeune, n’ayant pas connu la série lors de sa publication en revue, le conseil d’achat est peut-être de trop ? Mais n’hésitez pas à jeter un coup d’œil (si vous rencontrez cet album, pas si courant que ça – en bon état en tout cas), c’est une lecture rafraichissante.

Nom série  Crazyman  posté le 27/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dès le départ, Baudoin nous montre un super-héros blasé (vaguement inspiré de Superman), peu sûr de lui et se posant des questions existentielles. L’angle d’attaque est intéressant.

La suite l’est tout autant. Il est amusant de voir comment Baudoin démystifie le super héros, lui rendant sa part d’humain. Crazyman a d’ailleurs du mal à quitter ses habits de héros.

Les divers épisodes se laissent lire agréablement (j’ai juste trouvé trop long celui se déroulant au Japon). Et j’aime vraiment beaucoup son dessin, très reconnaissable, avec un Noir et Blanc utilisant un trait gras, mêlant réalisme et onirisme, finesse de certains détails et flous pour d’autres aspects.

Voilà un petit album original, dont je vous recommande la lecture.
Note réelle 3,5/5.

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