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... a posté 48 avis et 8 séries (Note moyenne: 3.29)

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Nom série  Amères saisons  posté le 04/08/2008 (dernière MAJ le 27/07/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amères saisons ou le témoignage sur l'un des derniers tabous populaires de nos sociétés : l'alcoolisme.

Cette introspection froide (conjonction entre la pudeur qui se dégage du récit et la violence de celui-ci appuyée par la description quasi clinique des évènements) prend ici la forme d'un road movie chaotique...

Cette "autobiographie graphique" d’une déchéance sociale apparaît comme un exutoire salutaire pour son auteur.

Le rythme du récit est irrégulier, certains passages sont redondants, mais ils illustrent parfaitement les contradictions de l'alcoolique et l'encéphalogramme de son combat.

Alors... pourquoi 3 étoiles me direz-vous ? Eh bien simplement parce que je n’ai pris aucun plaisir à lire cette BD et que la pudeur du biographe m’a finalement parue déplacée... Comme si ce tabou demeurait et que l’auteur s’était contenté de taper un rapport administratif sur les évènements (déformation professionnelle ?) saupoudré de quelques réflexions de fond...

Sur le même sujet, lisez plutôt "Le dernier stade de la soif" de Frederick Exley publié récemment chez Monsieur Toussaint Louverture

Nom série  En cuisine avec Alain Passard  posté le 30/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La seule bd que je connaisse ayant des qualités organoleptiques !

Certes, tout le monde ne connaît pas Alain Passard et sa passion pour les légumes, tout le monde ne s'intéresse pas à la cuisine non plus mais tout à chacun apprécie de manger…

Christophe Blain a de réelles qualités de conteur (à ce titre, je suis tombé sous le charme de cet auteur depuis Quai d'Orsay). Il réussit ici le tour de force de nous aguicher avec les recettes originales de ce chef étoilé (la recette type livre de cuisine / le déroulé en bd) sans que cela soit trop rébarbatif puisque il alterne intelligemment ces recettes illustrées par des scènes concernant l’environnement du chef (présentation des seconds, de l’organisation de la cuisine, de son potager en Normandie et de son jardinier hédoniste, etc.) tout en évitant le documentaire à la seule gloire d’Alain Passard (le chef transpire l’amour pour son métier mais se dévoile peu et s’efface humblement devant ses réalisations conjuguant épure et générosité).

A déguster sans modération (;€

Nom série  Les larmes de l'assassin  posté le 05/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adaptation d'un roman pour adolescent, ce roman graphique n'en est pas tout à fait un... Thierry Murat illustre respectueusement l'histoire de d'Anne-Laure Bondoux sans se l'approprier totalement... sans en faire sa propre interprétation ou y mettre du mouvement.

Ne remettant pas en cause les qualités d'illustrateur de Murat (tant pour le dessin que pour la colorisation), je reste dubitatif quant à l'utilité de cette adaptation... Préférez donc lire le roman plutôt que ces extraits illustrés (;€

Nom série  Polina  posté le 05/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Histoire d'un apprentissage tout en pudeur qui tient davantage du roman que du fantasme tant le parcours de cette jeune fille paraît crédible aux yeux d'un néophyte de l'univers d'une danseuse (séparation familiale, pression des examens, douleurs physiques, humiliations et chantage affectif, respect des professeurs et des institutions de danse moscovite, confrérie des danseurs, plaisir de la danse, espoirs et désillusions propres à chaque tranche d’âge, réalisation personnelle/quête de sens et noblesse de l’artiste/artisan).

Le dessin épuré de Bastien Vives accompagne élégamment cette tranche de vie. Les émotions des personnages (particulièrement la relation entre la jeune danseuse et son professeur comme père de substitution) et les mouvements gracieux des danseuses sont ainsi subtilement retranscrits.

Une histoire bien équilibrée et remarquablement illustrée que je vous invite à feuilleter (;€

Nom série  Quai d'Orsay  posté le 11/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Premier contact avec Blain (et oui, ma culture BD est très limitée)...

Un traitement original des arcanes du cabinet ministériel des Affaires étrangères françaises sous l'ère Villepin, des dialogues plein d'ironie et de cynisme (sans verser dans le sarcasme), un chef de cabinet pour lequel tout lecteur éprouvera de l'empathie et un antiheros sans expérience prêt à se compromettre pour réussir qui facilite grandement cette projection historique !

Le politique apparait comme un animal versatile soumis aux contingences liées à ses fonctions et aux avis contradictoires de son entourage (qu'ils soient conseillers, technocrates, romanciers au philosophes !)... Ouvrage qui ne nous réconciliera pas avec ces politiques me direz-vous ? Au contraire, cette BD semble montrer (ce n'est que le premier tome) qu'en coulisse ces hommes ne manquent pas de courage pour imposer leurs vues et que ce sont les différentes contraintes mentionnées plus haut qui édulcorent leurs ambitions... Bref, une raison de plus de les rendre responsables de leurs actes comme de leurs discours !

Par contre, n'étant pas juriste de formation, je comprends mal cette volonté de modifier certains noms (personnage comme lieu), puisqu'il est aisé d'identifier les protagonistes comme les évènements...

En revanche, je ne m'attarderai pas sur le dessin qui n'est pas vraiment de mon goût et qui est faussement simpliste puisque les expressions du visage comme la gestuelle des personnages sont bien retranscrites.

Nom série  Sutures  posté le 11/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est d'abord l'histoire d'une rencontre entre un lecteur et son libraire : avec le temps, la confrontation des avis/critiques conduit à la confiance puis les conseils de lecture deviennent de plus en plus pertinents...

Préambule inutile me direz-vous ? Plus que nécessaire rebondirai-je pour la survie des libraires indépendants et passionnés qui réussissent à susciter la curiosité de leurs clients tout en défendant les quelques œuvres de qualité parmi les sorties médiocres de ce premier semestre (ou celui de l'année dernière) !

Pour en venir à "Sutures", il s'agit d'une autobiographie graphique d'un illustrateur réputé du New Yorker (www.newyorker.com)... Thérapeutique douloureuse et salvatrice, elle est avant tout le témoignage d'une époque et d'un milieu comme pouvait l'être Blankets - Manteau de neige (C.Thompson) ou Amères saisons (E.Schréder) dans d'autres registres...

La base : une famille américaine puritaine type de la "middle class" dans les années 50. Papa médecin-radiologue peu présent pour sa famille, Maman sans conviction met un couvercle sur ses frustrations (Desperate Housewives avant l'heure) et leurs 2 garçons (on oubliera volontiers le personnage sadique de la grand-mère qui donne un ton moins réaliste au paysage).

Le synopsis : David est le dernier né dans une famille qui partage/échange peu. Mutique par résonance, il se réfugie dans le dessin et développe une santé fragile avec des problèmes récurrents de sinus. Son père lui prescrit des séances intensives de rayons X pour le soigner tandis que sa mère s'inquiète du coût des soins... Quelques années plus tard, un kyste apparaît dans le cou de David. Kyste qui se révèle être une tumeur cancéreuse au moment de l'opération (bref, non découvert par le père malgré les avertissements de son entourage). David y perd sa glande thyroïde et une corde vocale (sa voix pendant quelques temps).

Des frustrations (que l'enrichissement matériel n'arrivera pas à éteindre), de la maladie et de la culpabilité autour de cet épisode naitront le mensonge, la révolte, puis l'introspection... Un récit qui sonne juste, illustré de façon originale (mise en page proche des BD de W.Eisner) et récompensé par The National Book Award

Nom série  Le Journal de mon père  posté le 19/11/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Contrairement à certains internautes, j'estime que cette BD ne souffre pas de la comparaison avec "Quartier lointain".

"Le Journal de mon Père" est une œuvre plus personnelle dont les silences sont emplis de sens... Outre le fait que la culture et la sensibilité japonaises me semblent particulièrement bien retranscrites au fil des planches, Taniguchi "ouvre son coeur" et offre à son lecteur cette douleur sourde aux "accents de vérité" (cf. ThePatrick).

Même si les circonstances de la prise de conscience de Yoichi sont singulières (décès du père), son parcours émotionnel est ordinaire... et par conséquent universel !

Plus généralement on considère que cet éveil intervient lorsque l’enfant "quitte le nid", se responsabilise (début de la vie en couple ou de la vie professionnelle) et plus assurément lorsqu’il devient parent à son tour...

Ici, la singularité du récit de Taniguchi vient du fait que cette prise de conscience intervient tardivement, presque trop tard (les enfants de Yoichi en bénéficieront) et est par conséquent douloureuse, saturée de frustration, de mélancolie et de culpabilité.

A lire pour les enfants que nous sommes et les parents en devenir...

Nom série  Mariée par correspondance  posté le 02/11/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du mariage d’intérêts au conflit d’intérêts...

Dans cette BD, Kalesniko nous fredonne une sérénade cynique aux multiples couplets (en excluant ceux cités plus bas): l’immatérialité des sentiments, les limites aux fantasmes et/ou les désillusions culturelles.

Immatérialité des sentiments... derrière cette banalité, j’entends le passage de Monty à l’âge adulte : cet "homme pré-pubère" s’était réfugié jusqu’alors dans sa passion de collectionneur, il se confronte enfin aux autres... mais sans aucun compromis (sa femme est un objet parmi d’autres au sein de sa collection)... Comme il l’affirme sans pudeur et sans honte, jusqu’à présent il privilégiait les relations qui ne le mettaient pas en défaut (enfants et 3ème âge)... De fait, il évitait tous contacts susceptibles de le mettre mal à l’aise (y compris sa propre famille). Organisant ses relations humaines comme ses collections, l’apprentissage de ce Canadien dans sa vie de couple s’effectuera dans la douleur...

Dans cette histoire, les fantasmes de Monty et les illusions culturelles réciproques se confrontent à la réalité. Le mythe vulgaire de la femme asiatique propagé dans l’ensemble de nos sociétés occidentales ne survivra pas à l’usage... de même que l’image d’une société occidentale riche et libertaire...

Par contre, je regrette le manque de perspective qui aurait pu être donnée au personnage de Kyung... Même si sa personnalité est bien exposée, le manque d’information concernant son passé nuit à la compréhension de ses motivations...

PS. En aparté et sans polémiquer ;-)... je serais curieux de connaître l'avis d'un Boilet sur les fantasmes de Monty...

Nom série  Agent secret X-9  posté le 09/07/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce très beau volume (tranche noire, format presque carré et couverture jaune très graphique, type art-déco) rassemble les quatre épisodes nés de la collaboration Raymond-Hammett, à raison d’une saynète par page, recréant le rythme de lecture d’origine.

Même si l’histoire est de facture classique, voir désuète, les dialogues de Hammett suffisent à l’intérêt de l’ensemble.

Honnêtement, le noir & blanc a favorisé le vieillissement de cette BD, contrairement à Flash Gordon (Guy l'éclair) du même dessinateur.

Nom série  Le der des ders  posté le 28/06/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore un excellent choix d’adaptation de Tardi...

Daeninckx et le dessinateur étaient faits pour se rencontrer : même antimilitarisme, même cynisme historique (un héros pétochard, gueules cassées et bourgeoisie dépravée, les cochonnards à Neuilly, les surplus ricains et le « commerce des veuves »...), une même attirance pour les histoires glauques... et les épitaphes réalistes !

Resteront gravés pour moi : le mariage d’une gueule cassée et le squat des anarchistes arrangé par des aristos dans leur propre demeure...

Nom série  Murena  posté le 01/06/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si cette histoire se veut authentique, le récit n’en n’est pas moins captivant.

Personnellement Néron m’apparaissait comme un César sanguinaire, faible d’esprit et capricieux, dégueulant des vers pathétiques au pauvre Pétrone, ayant perdu la raison sous l’influence de Poppée (Péplum US oblige... Quo Vadis avec Peter Ustinov).

Ce premier cycle permet d’effacer cette image d’Épinal. Néron apparaît ici comme un personnage complexe et sensible, habile homme de pouvoir et finalement maître de son destin (au fur et à mesure qu’il prend la mesure d’Agrippine).

Murena à une réelle valeur pédagogique : bien que le scénariste prend quelques libertés avec les faits (ex : mort prématurée de Lacuste), elles sont signalées et justifiées – ce qui lui vaut le cautionnement des historiens.

Par contre le dessin ne m’a pas particulièrement enchanté : trop classique... et les scènes privilégiées sont un peu trop marketing à mon goût (combats de gladiateurs et scènes de nues laissent peu de place aux conquêtes romaines, aux intrigues du Sénat, ainsi qu’aux rumeurs de la plèbe...).

Nom série  Blankets - Manteau de neige  posté le 13/04/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Désolé de nuancer l'élan d'enthousiasme autour de ce comic... Mais personnellement, j'estime que "trop de guimauve tue la guimauve"...

Bien que le contexte ou la toile de fond (mélange de puritanisme et d'éducation religieuse obsolète) crédibilise totalement les angoisses et les perceptions de Craig, j'ai eu l'impression d'être face à une caricature européenne des mœurs américaines... Bon, mais admettons (l'auteur est ricain)...

Cet ouvrage comporte des passages réellement émouvants (la scène du cagibi ou du rouleau pour exemples)... Cependant la nonchalance (ou la mélancolie selon l'interprétation) du personnage m'a un peu agacé : "je suis jeune, beau, maltraité par mes petits camarades et personne ne me comprend hormis..." Bref la mise en scène de la sensibilité d'un adolescent qui subit la vie plus qu'il ne s'y confronte... En comparaison, dans la Fureur de Vivre, un James Dean déployait tout autant de sensibilité, développait assurément plus de nuances et incarnait mieux les différentes facettes de l'adolescence... Mais admettons (c'est affaire de caractère)...

MAIS cette nonchalance associée à la multiplication des effets larmoyants (silhouette des "héros", culpabilité chrétienne, pudibonderie américaine, inertie dans les relations familiales, trisomie 21, peine de cœur, no future et j'en passe) ont fini par me gaver et rendre indigeste l'ensemble...

Nom série  L'Epinard de Yukiko  posté le 30/03/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir lu, dans un désordre chronologique manifeste, Mariko Parade puis Tokyo est mon jardin du même auteur... J'ai vraiment eu l'impression d'une redite en lisant l'Epinard de Yukiko...

Bien que le traitement graphique soit différent et intéressant à chaque ouvrage, que le mode de narration évolue, cela ne remplace pas le manque d'originalité dans la répétition de ces romances... Logiquement, je ne serai pas surpris de voir Boilet s'intéresser à de nouveaux supports média afin de mettre en scène sa future conquête (photos, court métrage, roman...).

Je vous recommande donc d'acquérir seulement l'un de ses 3 albums selon vos "aspirations graphiques". Pour ma part je choisirai Mariko Parade, qui me semble le plus abouti (et qui a l'avantage de mêler 2 styles de dessin).

Nom série  La Trilogie Nikopol  posté le 19/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Grande déception, après tant d'avis dithyrambiques…

N'ayant lu que deux albums du duo Christin / Bilal, je tentais ici d'approfondir ma culture BD, avec ce soit disant "incontournable" pour beaucoup d'amateurs...

Autant les planches de Bilal font preuve d'un réel esthétisme, autant son scénario m'est apparu comme un réel "fourre-tout". Effectivement, cette trilogie est très certainement fertile en sujets et en concepts intéressants, mais leur juxtaposition ou leur enchaînement me sont apparus indigestes. La lecture s'en ressent : difficile globalement et parfois désagréable.

L'auteur semble avoir construit sa trilogie sans ligne directrice claire (hormis l'idée de départ du 1er tome : un dieu paranoïaque qui s'incarne dans un humain pour satisfaire son ambition personnelle). Cet univers aurait peut-être mérité plus qu'une trilogie...

Nom série  Eva  posté le 19/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier contact avec Comès, et un avis plutôt mitigé sur cet album...

Les planches sont belles, sensuelles par moments, angoissantes à d'autres. Le dessin semble figé, le rythme est saccadé (cf. roman photo), ce qui favorise l'ambiguïté sur la nature des personnages (êtres vivants et/ou automates).

Par contre, je partage l'avis d'ArzaK sur le scénario. On est suffisamment proche du synopsis de "Psychose" pour en admettre la ressemblance, voire le plagiat… ou dans le doute, un hommage (l'univers des automates étant le vrai plus).

Nom série  Bouche du diable  posté le 29/12/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Plusieurs angles de lecture sont opportuns dans cet ouvrage, aussi intéressants et captivants les uns que les autres.

Que ce soit l'éducation d'un jeune homme qui se construit par opposition (critique acerbe de la société américaine du point de vue soviétique), la critique d'un système "Stalinien" déshumanisé, la prise de confiance progressive d'un adolescent soumis aux sarcasmes (bec de lièvre), ou l'ouverture au monde spirituel perçu comme une alternative / un échappatoire à la guerre froide (d'un ancien prêtre orthodoxe au "chaman indien")…

En outre, le doute et les souffrances des personnages sont idéalement retranscris par Boucq (malgré une colorisation qui ne m'a pas séduit).

Nom série  Tokyo est mon jardin  posté le 29/12/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Boilet est décidément un personnage atypique. Tant par son vécu et sa sensibilité que par son besoin de se démarquer des sentiers d'expression de la BD.

Cependant cette lecture m'a laissé plutôt perplexe. On ressent les tâtonnements d'un auteur qui cherche un nouveau "langage illustré" plus proche de la réalité, de son quotidien (nouvelle vague – cf. cinéma de Godard, Truffaut ou autre Lelouche)… sans réellement y parvenir (une partie romancée, des évènements superflus mais nécessaires au ressort dramatique).

Je suppose que L'Epinard de Yukiko (pas encore lu) ou Mariko Parade préfigurent cette nouvelle forme de narration avec plus de réussite.

Nom série  L'Autoroute du soleil  posté le 28/10/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le principe du "road movie" est parfaitement retranscrit ici... Le dessin/découpage de Baru et ses dialogues sont idéalement au service du mouvement et de son récit.

Les personnages sont attachants. Les caricatures et les stéréotypes sont viables et ne nuisent pas à l'histoire. Par moment, on est même proche d'une excellente satire sociale.

Nom série  Dômu - Rêves d'enfants  posté le 24/10/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un cadre urbain étonnamment bien retranscrit pour le claustrophobe que je suis...

Un combat à la fois convenu et paradoxal entre deux "télékinésistes/télépathes". Convenu parce qu'il oppose un homme et une "femme" mais aussi deux générations nippones (l'une ayant connu la guerre, l'abandon familiale et le développement de l'urbanisation, l'autre étant surprotégée et le fruit de cette urbanisation). Paradoxal parce que la nouvelle génération semble plus responsable/mature que l'ancienne...

Dommage qu'Otomo n'ait pas davantage développé l'épisode autour du chamanisme qui aurait pu accentuer et crédibiliser la dimension paranormale du scénario. Par contre, j'ai nettement préféré le premier et le dernier des affrontements au gigantisme du second (genèse d'Akira ?).

Ref. : "Scanners" de David Cronenberg, avec les excellents Patrick Mc Goohan et Michael Ironside

Nom série  Pleine lune  posté le 03/10/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Premier contact avec Chabouté (suite aux avis des posteurs et de mon libraire) :

Un noir et blanc incisif à la limite du caustique, collant parfaitement au scénario glauque et fantastique de cette "nouvelle"...

Par contre, le fonctionnaire qui personnifie toutes les tares et tous les défauts du citoyen, tient davantage de la brève de comptoir que de la caricature pertinente : raciste, misogyne, vulgaire, stéréotype du fonctionnaire feignant, bête et aigri, buveur de bière devant le foot à la téloch...

Ensuite, c'est une avalanche de mésaventures qui finit par "étouffer" notre fonctionnaire (sans apporter la quelconque remise ne question). Bref, un road movie digne de Francis Veber tout au plus...

Comme le posteur précédent, je ne conseillerais pas l'achat pour les mêmes raisons (prix élevé pour une lecture rapide). Plus singulièrement, j'ai été assez déçu par cette BD (le dessin m'avait captivé de prime abord) et ne comprends pas l'engouement autour de celle-ci... Chabouté serait-il à la mode ? suffit-il de traiter de sujets contemporains pour être couvert d'éloges ?

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