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... a posté 21 avis et 2 séries (Note moyenne: 3.86)

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Nom série  Amor, Amor !!  posté le 14/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Contrairement à ce que le titre peut laisser supposer, cette bande dessinée ne parle pas d'amour, mais bien d'un terrible manque de sentiment. C'est une BD sombre, cynique, acerbe. Suite de saynètes conjugales ou sexuelles, dans une atmosphère des années 80, Gimenez met en scène la trivialité des rapports humains liés au plaisir. Mais quel plaisir ?

Avec un style bien à lui, traits à la limite de la caricature, plaisants, presque comiques, Gimenez met en scène des histoires plutôt amusantes, qui semblent légères, paraissant à peine effleurer un sujet grave, sous couvert d'un humour bon enfant. Mais il suffit de lire attentivement, de s'imprégner de ces récits, pour s'apercevoir de la noirceur du propos.

Il ne faut pas oublier la très bonne BD Koolau Le lépreux, ou bien l'excellent Paracuellos pour savoir que Gimenez est un auteur important, profond, qui se sert de son Art pour émouvoir, bouleverser, secouer le lecteur face aux injustices. Que cet auteur porte aussi un regard critique très fort sur la société des hommes, sachant intelligemment pointer l'insupportable.

Peut-être son style léger donne l'impression d'un dessinateur à l'humour potache, alors qu'il souligne sans complaisance les défauts de notre soi-disant humanité. Et Amor, Amor est digne de figurer parmi les meilleures bandes dessinées réalisées sur la difficulté d'être face à l'autre, critiquant sans l'ombre d'un doute les relations sexuelles utilisées comme pis-aller pour combler l'immense vide qui enferme nos vies.

Amor, Amor est une bande dessinée à l'humour grinçant, qui vous fera passer un excellent moment, puis vous fera profondément réfléchir sur la vacuité de notre existence.

Nom série  RG  posté le 03/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vous voulez savoir ce qu'est un flic ? Pas un super flic, pas un flic "contredance" non plus, un simple flic des renseignements généraux ? C'est un type qui bouffe mal, qui s'engueule avec sa hiérarchie, qui ne dort pas ou si peu, qui sent mauvais à cause des heures de planque, qui est amer sans être cynique, qui est flic sans être con. Un type qui se colle sur une enquête comme une moule à son rocher. Et on comprend vite que c'est l'opiniâtreté du bonhomme plus que l'amour de son boulot qui fait qu'il le fait bien son job !

RG, ça se lit comme de l'Eugène Sue ("les mystères de Paris") mâtiné d'une touche de Toulouse Lautrec. Sous l'apparence d'une histoire à suspens, c'est bien d'un type dont on parle, de ses impressions, de ses interrogations, dans des milieux où le bon quidam n'aimerait pas traîner ses guêtres. La force de Pierre Dragon est de nous embarquer tranquillement là où ça schingle sévère. Des endroits où seuls les keufs osent se salir les paluches. Très loin d'un récit manichéen, il nous fait ressentir tout le paradoxe de ce métier pas très bien aimé de ses concitoyens. Tout le questionnement qui titille notre personnage principal, qui n'a pas que des bons côtés, mais qui se révèle parfois aussi fleur bleue que n'importe quel homme espérant un peu d'amour dans un monde d'ordures.

Le dessin est à la mesure de la surprenante promenade. Simple mais précis, tranché mais sensible, sachant jouer des saturations de couleurs, des changements de tonalité dans les cases pour exprimer une émotion. Du très bel ouvrage car intelligent et prenant.

Je finirais par souligner la formidable touche d'humour qui apparait dans le récit au moment adéquat, ne faisant pas de RG l'histoire glauque d'un documentaire fastidieux sur un métier dont bien peu se passionnent. Et c'est là toute la force de cette bande dessinée dont la lecture riche en rebondissements et en surprises ne vous lâche pas jusqu'à la dernière page.

J'attends avec impatience le troisième opus de ce duo à surveiller de très près. Une bande dessinée que je conseille fortement de ne pas rater !

Nom série  Les Vacances du Major  posté le 10/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, sûr que cette Bd ne mérite pas les superlatifs que d'autres bandes dessinées du génie. Mais voilà, tous les historiens de la BD soulignent que c'est bien le maître qui en bouleversé le cadre aseptisé et classique. Et dans ce recueil de petites histoires toutes plus tordues les unes que les autres, il y en a une dont il faut absolument parler, puisqu'elle fut à l'époque de son édition, la première dans son genre. La première bande dessinée qui permis aux auteurs de BD de créer la BD moderne, le tout permis.

Cette petite histoire, "La chasse au Français en vacances", était la première apparition du Major (que Moebius nommait Grubert). Le titre du recueil en fait d'ailleurs référence. Et il faut préciser que cette bande dessinée fut éditée pour la première fois en première page du quotidien français qui avait le plus grand tirage à l'époque : France Soir! Chaque semaine, tous les lundis, il y avait en première page du quotidien cette histoire totalement délirante.

Je crois sincèrement que sans cette petite bande dessinée, anodine aujourd'hui, notre BD moderne n'aurait jamais pu voir le jour ou, en tout cas, être aussi riche en auteurs, en imagination. Moebius avait fait la première révolution sans verser d'autre sang que son encre. Je ne sais pas comment "France soir" avait pu laisser Moebius s'exprimer avec cette totale liberté qui lui va si bien. Mais il est certain qu'il marqua alors à jamais l'histoire du 9e Art.

Le reste du recueil est très intéressant pour les fans du dessinateur. On voit déjà les prémisses de ses travaux futurs. L'interview barjo en fin de volume est tout simplement le premier volet de la série de livres "Inside Moebius". Griffes d'Ange est la suite logique de l'histoire "Les mystères de l'érotisme". "Le tueur à gage" est l'ébauche du style que Moebius développera dans "Cauchemar Blanc" ou bien La Déviation. On peut même remarquer les étranges similitudes entre la fin de l'histoire "Le tureur à gage" et la rencontre entre Stael et Atan du monde d'Edena, "Jeudi Noir" a le dessin dans une case qui servi comme couverture pour la première édition du volume "L'homme est-il bon?"

On peut savourer ce jeu de la devinette avec "Les vacances du Major", et pour un fan absolu de Moebius, c'est un plaisir savoureux.

Nom série  Simon Dark  posté le 09/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un mystérieux groupe d'individus cherche la vie éternelle en sacrifiant des innocents et en distillant le mal par l'intermédiaire de savonnettes pleines de petits démons avides de se repaître de l'âme des pauvres inconscients cherchant juste à se décrasser. Mais un étrange justicier apparaît, certainement bien naïf mais d'une force incroyable et impitoyable. Une jolie médecin légiste va croiser sa route à force de se pencher sur les cadavres qu'il laisse à la police.

Avec un dessin très réaliste, Scott Hampton (dessinateur entre autres de Gen 13 ou Batman), arrive à installer l'univers étrange de ce personnage hors du commun revenu de chez les morts. L'atmosphère pesante sied à cette sombre histoire. Et le corps gracile et tourmenté de cet enfant en "mort-sceaux" apparaît comme un morceau de poésie dans toute cette noirceur.

"Simon Dark" est en fait une vision moderne de Frankenstein qui se battrait contre les démons que peuvent engendrer les hommes. Un concept plutôt original dans la production US. Cela se lit plutôt facilement et agréablement. Maintenant, même si l'histoire est surprenante, j'attends la suite pour savoir vers où va nous mener le scénariste. En espérant que ce ne soit pas une impasse.

Nom série  Le Scorpion  posté le 08/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bon, c'est l'histoire d'un type, il est beauuuuu, il fait craquer toutes les meufs, il tire l'épée comme le meilleur des lascars de "Grand Thief auto", il cherche son papa, mais comme il est un peu beaucoup voleur, il s'intéresse également au trésor des templiers. Y'a un méchant vraiment méchant, cardinal à ses heures. Y'a plein de filles qui se dépoilent et se pââââment devant le bellâtre qu'est ni vraiment finaud, ni absolument crétin (bien que parfois, je me demande quand on voit arriver certaines embrouilles, et qu'il s'y jette dedans avec une absolue bêtise. Mais c'est le héros quoâaaa, et il joue de l'épée 'achement bien, et les balles, elles le loupent toujours à croire qu'elles en ont la frousse).

Bien qu'au début de la série, j'ai été attiré par le dessin de Marini, je me demande en fin de compte si cette BD de série Z ne s'adresse pas aux adolescents en pleine puberté, prêts à débourser quelques euros pour transpirer devant les jolies formes mises allégrement à nu (et de toujours belle façon, il faut bien dire) par Marini et son héros moustachu.

Mais est-ce que ça fait une bande dessinée tout ça ?

Desberg n'est pas Dufaux, il n'est pas très doué dans le simili historique, et à force de chercher absolument les rebondissements, il ne fait que de la mauvaise cuisine. Pas un instant on ne peut s'attacher à ce guignol d'opérette ressemblant à un descendant pur jus de Louis Mariano qu'aurait fauté avec Sophie Marceau dans "La fille de d'Artagnan".

Reste le dessin de Marini qui s'attache au cahier des charges mais ne nous emballe pas comme avec Rapaces. Bref, je déconseille fortement, même si vous n'avez rien à faire le week-end, relisez L'Etoile du Désert si vous voulez du Marini, ou bien découvrez "Freaks" qu'est vraiment plus marrant. Bon, si vous cherchez absolument les filles un peu vachement dénudées, il y a toujours Manara pour vous faire passer un bon moment.

Nom série  The Zumbies  posté le 04/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est du zombies qui tachent, de rouge bien entendu, du lourd comme du métal qui viendrait vous vriller la caboche après 18 'tites bières goulument avalée un soir de concert. Et ça déménage sévère chez les revenants. Et ils reviennent de loin les chiards. Car vivants, les gamins bien proprets faisaient dans la variet' genre "new wave" made in star Ac'. Il a fallu un producteur bien dégueu pour leur filer de sacrées piquouses concoctées par un toubib un peu tête en l'air, spécialisé dans le dopage cycliste pour qu'ils passent du statut de starlettes pour minettes au trépas. Mais miracle, sont reviendus de chez les morts avec les crocs les sales mômes, des crocs musicaux, et vachement affamés, avec beaucoup d'appétit pour leurs fans chéris...

Enfin de la BD sans euphuisme, à croire que les morts ont ça de bon, qu'ils aiment le Rock and Roll, celui qui entre dans le lard et s'en paye de sacrées tranches sanguinolentes. C'est de l'humour corrosif à la manière des "Innomables", mais avec un dessin plus barré, explosif. On sent le plaisir de l'auteur qui a bien du se poiler à dessiner sa drôle d'histoire. Et le plaisir est communicatif.

L'édition est somptueuse, plein d'ingéniosité et d'originalité. La couverture d'abord, genre peau de lézard plongé dans le pétrole et signé d'un "Z" qui veut dire (...heu, non! Pas Zorro!) mais "Zumbies"!!!!!! Et les pages intérieures sont bien denses, aussi épaisses que les litres de sangs qui giclent des têtes coupées, des bras arrachés, tronçonnés, avalés, des pauvres gus que croisent la troupes "des litres" (...de sang). Tout d'abord bi-chromiques, noir et vert, les couleurs s'enflamment vers le jaune, l'orange quand il se met à chauffer dans les cases. Un sacré beau travail de conception qui mérite d'être souligné, un support en total correspondance avec l'histoire qu'on nous raconte. Aussi joli qu'un tirage de tête au prix d'une BD basique. Et comme les têtes volent encore plus vite que les vannes, reste le tirage d'une BD qui dépote et fait passer un bon moment de rigolade.

À mourir de rire!

Nom série  Murena  posté le 30/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans le premier cycle des albums de Murena, le jeune patricien est empêtré dans les intrigues politiques les plus biscornues au bon temps de la Rome antique où on passe de vie à trépas aussi facilement qu'on s'avale un double cheese aujourd'hui. Un temps où les querelles de famille se finissaient généralement par un véritable massacre.

Faut croire qu'à cette époque, c'était plutôt difficile de s'assagir car les morts s'empilent le long des pages sans que l'on puisse espérer un armistice, car le père Dufaux y va de sa faux pour éradiquer sans vergogne les personnages que croisent le brave Murena. On ne s'étonne guère quand celui-ci se crispe méchamment après avoir vu sa dulcinée Acté se faire occire en Gaule, là où il se planquait de son vieux pote Néron devenu empereur et vachement revanchard, mais tout de même poète à ses heures.

Ce qui est frappant avec Dufaux (le scénariste de Murena, mais également de Rapaces, de Jessica Blandy, de Djinn, etc...), c'est qu'il fait dans la générosité quand il s'agit de faire place nette, car il n'a pas peur de flinguer à tour de bras sans qu'on se lasse de l'histoire qu'il nous raconte et qu'elle ne devienne redondante pour autant. Je crois que sa force est de nous camper une majorité de personnages qui évitent tout manichéisme, et qui restent attachants malgré leurs flagrante inclinaison à assassiner leurs prochains.

L'atmosphère mortifère du récit est allégée par la finesse du dessin de Delaby qui sait nous plonger dans l'époque avec maints détails croustillants et une précision du décor qui illustrent l'histoire avec flamboyance. Et le "cycle de l'épouse" est à la hauteur de celui du "cycle de la mère", où l'amour, de l'autre ou du pouvoir, est vite ensanglanté par le rouge de la haine.

Un péplum subtil et poignant, à lire absolument.

Nom série  La Ville qui n'existait pas  posté le 29/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bilal est un auteur de bande dessinée à part. Il s'est imposé comme l'un des artistes les plus importants du 9e Art alors que ses premières bandes dessinées sont bien datées, revival 70, avec un Christin au stylo qui défend les vieux principes d'une bande dessinée d'éthique politique, écrivant pour crier la rage des chevelus d'après 68 gerbant sur un monde capitaliste, aigri et égoïste. Donc un vieux machin de BD radotant sur des idées vieillotes et surannées idéalisant un monde de partage et de compréhension mutuelle.

Mais voilà, aujourd'hui, même si leurs bandes dessinée sentent le roussi, c'est le monde d'aujourd'hui qui hurle à l'incendie. Et il faut lire et relire cette bande dessinée qui déjà prévoyait le lamentable destin de notre monde à l'agonie. C'est en visionnaire qu'il faut comprendre "La ville qui n'existait pas". Il y a sans doute une certaine naïveté dans le récit, mais que peut on opposer maintenant à ces auteurs qui formulaient un cri d'alarme artistique qui devient l'écho de notre société en pleine dégénérescence.

Il est également très intéressant de voir le trait de Bilal à ses début, comprendre l'évolution d'un artiste qui en est aujourd'hui à sa pleine maturité. On peut lui reprocher une certaine naïveté dans le trait hachuré et gras qui campe des personnages un peu caricaturaux. Mais une bande dessinée, c'est aussi une atmosphère, un discours, et de ce point de vue, l'accord parfait de ces deux auteurs, Bilal et Christin, nous parle, nous interroge. Une bande dessinée, ce n'est pas obligatoirement s'oublier un instant devant un joli récit. "La ville qui n'existait pas" est sans doute le modèle d'une bande dessinée politique pas très moderne, mais tout de même assez importante pour la lire aujourd'hui, réfléchir à hier pour imaginer demain, et aujourd'hui, surtout aujourd'hui, nous en avons bien besoin.

Nom série  Ripple  posté le 24/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Qu'est ce que la fascination? Qu'est ce que le désir? Qu'est ce que l'amour?

Ce sont les questions que posent cette oeuvre très particulière, qui n'est certainement pas à mettre entre toutes les mains. Car l'auteur sonde les profondeurs de l'âme humaine avec une indécence propre aux grands artiste, sans avoir peur de mettre en scène le côté malsain et incompréhensible de nos désirs, avec un talent proche des plus grands écrivains comme Henry Miller, Charles Bukowski, Selby Junior côté USA ou bien notre sulfureuse Virginie Despente nationale.

Avec une plume qui effleure la page, lascive, mais aussi précise et incisive, Dave Cooper nous fait pénétrer dans l'intime de deux êtres au vide existentiel qui excellent dans la destruction de leurs relations. L'homme, le maître d'oeuvre de ce rapport amoureux si l'on peut dire, puisque Martin, son personnage principal est dessinateur, s'éprend de Tina, son modèle, une grosse fille pas très bien dans sa peau. Le rapport de maître à modèle est soudain inversé à cause de l'attirance de l'homme pour cette femme qui se laisse séduire avec une indolence bien méprisante. Mais l'oeuvre de cet artiste devient vite la relation impossible qu'il entretient avec cette dulcinée à la soumission extrêmement perverse.

Tous les codes amoureux sont bouleversés, avec parfois un humour bien corrosif et un brin provoquant, rejetant l'illusion de l'amour stéréotypé. Oui, on peut aimer une fille disgracieuse, oui un homme peut se trouver esclave de ses sentiments sans qu'il n'en comprenne la raison. Et la raison en amour est aussi futile qu'une équation mathématique en plein coït!

Cette bande dessinée sent la sueur, les mauvaises odeurs de l'amour, mais également la force de nos obsessions. Une bande dessinée forte, adulte et sans concession que je ne conseille pas à tous ceux et celles trop fleur bleue ou coeur d'artichaut.

Nom série  Rut  posté le 18/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bande dessinée étrange, dont le graphisme dégage une atmosphère forte et parfois dérangeante, suintante. L'auteur tient avec rigueur son propos à travers un récit visuel et sans parole, mais combien parlant, d'une vision assez désespérante sur le sexe et le désir qu'il mêle à un soupçon d'humour réjouissant.

Le graphisme du dessin, simple mais cohérent, donne un style très personnel à la bande dessinée qui correspond bien à l'histoire qu'on nous raconte. L'auteur nous fait découvrir un monde totalement imaginé et formidablement inventif. Les bestioles qui peuplent cet univers sont en phase avec la végétation dont le décor sert à merveille l'ambiance oppressante et en même temps sensuelle du récit.

Le rythme des cases, leurs découpages est très adroit et permet de suivre sans problème, la trajectoire de ces personnages muets sans pour autant se perdre dans des interrogations sans réponse à cause de l'absence de texte.

Bien entendu cette histoire quelque peu originale risque de perturber ceux et celles qui sont habitués à des histoires plus conventionnelles. Justement, il faut découvrir des auteurs comme Taillefer dont le travail atypique peut surprendre, et pourquoi pas séduire. Les influences de dessinateurs US est indéniable, il me fait penser à l'excellent Dave Cooper entre autres. Mais les qualités de cet auteur sont indéniables, et son travail mérite qu'on s'y attarde.

Nom série  La Nuit  posté le 17/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Certainement l'album le plus bouleversant de la bande dessinée contemporaine.

Je me demande comment vivent les gens, souvent. Philippe Druillet répond avec ses tripes, avec tout son Art, comment on peut mourir.

Cette bande dessinée est une symphonie, un cri à la nuit qui va nous ensevelir. La Nuit, c'est le combat hallucinant de la vie qui s'arrache d'un dernier souffle, c'est l'immense talent d'un artiste sans concession qui s'exprime à travers la perte de l'être qu'il aime, c'est la beauté infini de l'amour qui perd face à la terrible sentence de la mort.

"La Nuit" n'est pas une bande dessinée comme une autre. Elle a été écrite, dessinée, hurlée avec la force de celui qui ne peut plus rien. Mais Druillet, grandiose, ne s'avoue pas battu malgré la fin inéluctable. Il se lève, face à l'impossible, face à l'intolérable, et se lance dans une dernière bataille perdue d'avance avec la force de ses pinceaux, avec le coeur déchiré de l'amant hébété, pour nous emmener dans un maeström de souffrance, dans les profondeurs des âmes consumées par la douleur!

C'est certainement l'une des oeuvres qui donna à la bande dessinée ses lettres de noblesse. Jamais aucun artiste n'avait osé auparavant mettre autant de puissance poétique dans l'histoire, mettre autant d'intimité dans son récit. D'ailleurs combien l'ont fait ensuite?

C'est une bande dessinée épique qui nous parle de ce que l'on n'ose savoir, et l'immense artiste qu'est Druillet nous offre une ode à la vie sans chichi, sans minauderie, avec le talent d'un poète comme Villon, avec l'insupportable conviction que seul l'Art Majuscule peut être une réponse à l'innommable.

"Dis moi comment tu meurs, je te dirais comment tu as vécu".

Merci Monsieur Druillet, et chapeau bas.

Nom série  Deux tueurs  posté le 16/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le style! Qu'est ce qui différencie une bande dessinée d'une autre, sinon le style?

L'histoire des 2 tueurs est simple. Un contrat réunit deux types qui ont tout pour se haïr. Déjà l'âge. L'un est un vieux tonton flingueur, et l'autre, une nouvelle gâchette qui se place sur le marché des faiseurs de veuves. L'un a le goût de l'ancien, des valeurs sures, l'autre essaye d'être à la page. Et question voiture, y'a comme un fossé entre eux impossible à remblayer. Bref, les deux tueurs ne se supportent que le temps d'éliminer un pauvre couillon perdu au milieu du désert. Quelques vacheries plus tard, on s'aperçoit que la cible est tout de même bien protégée, et que nos deux Laurel et Hardy de la sulfateuse vont devoir se remuer les méninges pour arriver à leurs fins.

Faudrait ne pas connaître le cinoche pour ne pas voir l'influence de Tarantino. La verve, les costards et les bastos. Mais bon. Et alors ? L'histoire de l'Art n'a été qu'une histoire d'influence, de connaissance empirique.

La force de Pirus est de nous embarquer dans un récit dont l'ambiance, la relation entre les deux types sont aussi importants que le récit lui-même. Et tout l'Art de Mezzo est de mettre en scène une tension qui s'accroit de page en page. Si on parle cinéma, on peut souligner le travail admirable du dessinateur qui étonne par ses choix de cadres, toujours au service de cette ambiance suintante, poisseuse, haïssable. Les planches sentent la chaleur, la sueur. On suit, partagé entre le rire et l'horreur, la laborieuse trajectoire de ces deux tueurs qui, à force de se foutre sur la tronche, en deviennent sympathiques.

La grande idée de cette bande dessinée est qu'on se demande bien à chaque page si ces deux tueurs vont réussir à atteindre leur but malgré l'antipathie profonde qui les sépare. La lecture en devient jouissive, haletante. Et le bouquet final est à la hauteur de l'ambition des auteurs : mort de rire!!!

À lire et à relire !!!

Nom série  L'Autoroute du soleil  posté le 15/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'autoroute du soleil, c'est comme un film, on embarque et on se laisse aller.

C'est l'histoire de deux jeunes à la sortie de l'adolescence, Karim et Alexandre, qui vivent les derniers soubresauts économiques du bassin minier du Nord de la France, et qui vont devoir se carapater vite fait de leur province sous peine de se faire allumer par une sacrée tête de con et ses petits amis, un con très jaloux et très facho à la fois.

Baru campe ses personnages en deux traits de crayon très vifs, énergiques. Ce pourquoi ses bandes dessinées respirent la vie. Ses images ne se posent pas, elles s'enchainent au rythme de l'action. Une véritable caméra qui ne s'attarde pas sur le superflu. Le lecteur est tenu par la tension qui s'échappe de son crayon. Et lorsque la situation tombe dans un calme apparent, il se paye le luxe d'immenses cases qui prennent la page entière. Ses découpages sont d'une intelligence et d'une sensibilité vraiment remarquables. Et lorsque l'histoire s'accélère, le trait également.

L'autoroute du soleil, c'est avant tout une belle histoire sur l'amitié. Et contrairement au titre, l'amitié, c'est pas une autoroute, mais bien une route tordue, compliquée, où chacun apprend petit à petit le sens du mot "amitié". C'est également une bande dessinée qui nous parle des choix que l'on fait, et de leurs conséquences.

Bref, on peut lire cette bande dessinée en se délassant et en se laissant porter par le récit, mais aussi en réfléchissant à la valeur des liens qui nous unissent à certaines personnes.

Nom série  Alain Moreau  posté le 14/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alain Moreau, c'est l'histoire d'un détective privé qui, plongé dans des histoires irrationnelles, perd les pédales et nous entraîne dans un récit sombre, dévoilant les turpitudes de l'âme humaine, ses côtés noirs.

Au delà des récits qui sont des enquêtes, les auteurs nous montre ce qui peut se cacher de troublant et d'ignoble derrière la façade proprette de notre société. Et ce qui est intéressant, c'est que les histoires ne sont pas de plates aventures, mais des histoires qui dérangent justement, qui remuent assez le lecteur pour se poser des questions sur ce que nous sommes, sur ce qu'est un être humain. Et bien loin des poncifs sur le bien et le mal, Alain Moreau nous emmène là où nous refusons de voir, de savoir.

Avec Alain Moreau, nous savons enfin que la bande dessinée est un Art adulte, qui sait aborder les thèmes les plus dérangeant, avec liberté et intelligence.

Le dessin est classique, à la limite du trait naïf parfois, et les couleurs sont plutôt vives. Ce qui crée un décalage intéressant avec le propos nauséeux souvent. Cette dichotomie entre l'histoire et le dessin renforce le sujet traité. L'atmosphère devient tendue et ne lâche plus le lecteur qui se fait prendre par ce trait simple, pour mieux l'amener dans les bas-fonds de l'humanité.

Pour ceux qui apprécient ces récits, je conseille fortement de découvrir l'oeuvre de Hulet dont les bandes dessinées se rapprochent de ces atmosphères déroutantes, mais dont le dessin est autrement plus impressionnant (L'Etat morbide entre autre).

Quant aux prix des albums de Alain Moreau, il s'agit des éditions originales qui sont vendues assez chères. Vous pouvez trouver des rééditions à des prix dérisoires.

Je conseille ces albums à ceux qui n'ont pas peur de se remuer les tripes quand ils ouvrent une bande dessinée.

Nom série  Alef-Thau  posté le 10/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alef Thau, c'est tout d'abord le regard naïf de l'imaginaire qui s'oppose à la noirceur du monde réel. Tout est en apesanteur dans cette histoire. Si l'on a trop les pieds sur terre, la série risque vite de lasser. C'est étrange comme ce récit est captivant par ce qu'il ne dit pas. Accepter la réalité est aussi comprendre l'ailleurs, l'imagination, le passé.

Tout commence dans un village de gnomes assez idylique, presque enfantin. Le décor est joli, les couleurs vives, attrayantes, et le dessin minutieux. Et soudain tout bascule dans le cauchemar. Des monstres enlèvent tous les gentils habitants pour leur extirper leur essence vitale, et les faire vieillir en quelques secondes. La mère d'Alef Thau aura juste le temps d'accoucher avant que de mourir. Et Alef Thau, l'enfant tronc est né.

Bien sur, on peut lire cette histoire au pied et à la lettre. La quête d'Alef Thau pour récupérer ses 4 membres est assez bien construite et se laisse lire agréablement. Il y découvrira les sentiments, l'amour et ses dangers, la jalousie, la colère, jusqu'à devenir "complet".

Mais il faut prendre garde aux scénarios de Jodorowski. Ils ne sont pas aussi simples qu'ils n'y paraissent. Cette petite plongée dans l'héroïque fantasy est loin d'être seulement l'histoire d'Alef Thau. C'est bien de l'adolescence dont parlent les auteurs, du passage à l'âge adulte, avec une poésie presque naïve, mais combien réjouissante. Alef Thau est un conte, raconté comme un conte, avec cette fascinante simplicité qu'ont les conteurs, mais qui vous emmènent bien au delà de ce qu'on vous raconte.

Et ce n'est pas un hasard qu'Arno soit le dessinateur de cette histoire. Arno, éternelle adolescent perdu dans les affres de la dope, qui résista à sa manière à ses démons, en dessinant à outrance des personnages au trait épuré, toujours avec une sensibilité à fleur de peau, sans le fard et les nuances des ombres et des traits hachurés. La simplicité de son trait ne laisse pas imaginer le travail rigoureux auquel il s'est astreint pour composer ses planches. On peut souvent les analyser à travers des lignes de force qui posent l'ensemble des cases dans une construction parfaite. L'oeil suit le mouvement de l'action pour tomber précisément là où le dessinateur désirait nous conduire, soulignant ainsi une montée dramatique, ou bien le climax de la situation.

Alef Thau, c'est l'Art de la simplicité. Mais une simplicité qui vous rappelle les difficultés de la vie, avec le bonheur de suivre un récit riche en rebondissements. Cette bande dessinée peut être lu par les enfants, bien évidement, mais elle s'adresse aux adultes qui souhaitent réfléchir sur ce qu'ils sont devenus à travers la souffrance de l'adolescence, à travers le souvenir de ce qu'ils ont été.
Alef Thau, c'est une petite bande dessinée conduite par deux très grands auteurs.

Nom série  Bang Bang  posté le 10/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Parce que je suis pas hypocrite, faut bien mettre une étoile de plus que "vraiment pas aimé". Sûr que cette BD ne s'adresse exclusivement qu'aux mecs en mal de jolies filles. L'histoire est, il faut bien le dire, d'une effroyable simplicité. Sûr que ceux qui aiment les fesses rondes et les nichons, ils y trouveront leurs comptes et en auront pour leur argent. Sûr que c'est mieux que le porno de Canal + car au moins, y'a du texte (bon d'accord, hyper simpliste, mais quand même).

Après, l'histoire, c'est une meuf qui aime toutes les queues, qu'est vraiment pas raciste pour ça, ni bégueule. Elle est plutôt jolie et bien foutue la polissonne, et elle se tape du plus croulant au plus ventru.

Maintenant, c'est certain que les filles devraient gerber en lisant la BD, soit parce qu'elles sont jalouses (je rigole !), soit parce qu'elles ne peuvent se reconnaître dans l'attitude totalement stupide de l'héroïne qui ne trouve comme solution que d'ouvrir les cuisses pour résoudre tous ses emmerdes. Une vision de la femme quelque peu débile, pour pas dire misogyne !

Nom série  Baptism  posté le 08/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Cultissime !

Si vous voulez flipper à chaque page, y'a pas ! Faut lire ça !

C'est si rare d'être pris aux tripes par une bande dessinée. Et celle-là ne vous lâche plus à partir du moment où vous l'ouvrez. Vous voulez savoir jusqu'où peut aller l'horreur. Et quand je dis l'horreur, c'est de la pire horreur dont parle ce chef d'oeuvre. Et pour reprendre Antonin Artaud qui dit sur le théâtre ce que je pourrais dire sur cette BD : "Si le théâtre est essentiel comme la peste, ce n'est pas parce qu'il est contagieux, mais parce que comme la peste il est la révélation, la mise en avant, la poussée vers l'extérieur d'un fond de cruauté latente par lequel se localisent sur un individu ou sur un peuple, toutes les possibilités perverses de l'esprit".

L'histoire est celle d'une mère de famille qui, obsédée par la beauté et la jeunesse, obsédée par son passé d'actrice connue, finit par sacrifier sa fille pour satisfaire son obsédant désir de rester ce qu'elle était auparavant.

C'est difficile d'en dire plus sans dévoiler le noeud de l'histoire. Tout ce que je peux dire, c'est que ça saigne pas mal, mais que ce n'est pas dans ces moments là qu'on angoisse le plus ! Et de l'angoisse, y'a que ça.

Le trait est gras, l'ambiance est sombre. C'est tout juste si on entend pas le souffle lugubre du vent. En lisant cette BD, vous ne verrez plus jamais votre mère comme avant........ hé hé hé.

Nom série  Mauvaise Line  posté le 08/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Encore une BD culte !

Déjà le dessin. Un graphisme étonnant, percutant. Des couleurs tranchées. Des cases sans bulle, mais avec un texte collé en bas. Ce qui, étrangement, donne du son dans la case laissée libre "d'écouter" ce que l'imagination perçoit. Et c'est bien de perception dont il s'agit. Car tout dans cette bande dessinée est basée sur du sensitif, de l'émotif. Et côté émotion, il y en a des tonnes.

Côté scénario, c'est le coup de poing dans la tronche. On l'aime cette Line. Et on enrage de la voir ainsi bousculée par tant d'injustices. Une injustice banale, qui ne fera pas la première page des journaux. Non, elle vit en province et subit la violence du travail, la violence des garçons, la violence de sa famille. Rien de bien exceptionnel. Et pourtant, le scénario écrit par un réalisateur connu donne un ton mordant, qui ne lâche pas le lecteur, qui le tient en haleine. Bouhnik a écrit un scénario du genre "La Haine", mais à la campagne, un autre décor qu'il semble parfaitement connaitre, en évitant tous les clichés, et en nous embarquant dans une histoire haletante.

Ce n'est pas une bande dessinée classique. Elle est d'une modernité étonnante. Peut être même en avance sur son temps. Car quand on voit les 5000 BD qui sortent chaque année, combien d'artistes tentent une nouvelle écriture ? À part Thomas Ott, je ne vois pas beaucoup d'Artistes qui se sont permis une telle liberté que Thanneur et Bouhnik.

Un superbe boulot, à lire de toute urgence !

Nom série  Maus  posté le 08/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Justement.

Oui, justement parce que cette bande dessinée aborde l'innommable dans le récit du quotidien des victimes, dans un graphisme râpeux, aux traits presque grossiers, simplistes, qui est loin des critères traditionnels du beau qui sert à enjoliver et rendre acceptable le dessin, pour rendre acceptable ce que l'on ne peut accepter.

Il faut se rendre à l'évidence de l'immense intelligence de l'auteur qui a su nous offrir une œuvre au ton juste, sans utiliser d'artifice pour nous plonger dans cette période atroce de l'humanité. Ses personnages ne sont pas sympathiques, oui, ses personnages sont comme des souris que bouffent les chats, sans une once d'humanité, oui, et c'est justement ainsi que l'on se rend compte de l'horreur absolu de ce récit. Oui, les nazis ont éliminé des gens, pas parce qu'ils étaient particulièrement beaux, pas parce qu'ils étaient particulièrement forts, pas parce qu'ils étaient particulièrement intelligents, mais seulement parce qu'ils étaient juifs.

Une œuvre remarquable, immense. Juste !

Nom série  Griffes d'Ange  posté le 08/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Griffes d'Ange nous griffe au dessous du nombril, nous chahute le zizi. Moebius est à la hauteur de son génie, bouleversant les sens pour interroger notre intime.

Griffes d'Ange est une série de portraits que l'on peux suivre comme une histoire, ou prendre chaque page comme un tableau indépendant. Il est certain que la sexualité ainsi étalée peut faire fuir certains puritains, mais comme c'est dessiné avec tellement de talent, il ne s'agit plus seulement de sexe, mais de l'Art de l'intime.

Une bande dessinée qui secoue les valeurs établies, un véritable poème sur le corps et ses envies.

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