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Nom série  La Croisière Fantastique  posté le 03/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je vais sans doute être à contre-courant dans cette pluie d'éloges, mais tant pis.

Cette série constituait sans doute une respiration pour Grzegorz Rosinski, en même temps qu'un petit challenge, lui qui avait construit sa réputation internationale et son succès sur Thorgal.

En effet son dessin ici est simplifié, perd en réalisme tout en gardant de l'efficacité. mais du coup je le trouve un peu "léger". j'ai senti qu'il se désintéressait des personnages, s'amusant nettement plus sur les décors et les designs, même s'il n'y a pas eu énormément de travail à ce niveau au long de cette dizaine d'histoires courtes.

Niveau scénario, il me semble qu'il s'agissait alors des débuts de celui qui se fera par la suite surnommer Mythic, et si on doit se montrer bienveillant envers un jeune scénariste, on peut quand même trouver ces histoires, surtout les premières, bien faiblardes. J'ai détesté très tôt le personnage de Mac Hinchouet, et la suite ne m'a pas vraiment réconcilié avec lui. Et hormis le capitaine Watt et lui, l'équipage semble fait d'anonymes interchangeables. Tout n'est pas mauvais cependant, et il reste tout de même quelques images et récits un peu marquants, comme celles où des îliens chevauchent des serpents maritimes énormes, ou cette île abritant un labyrinthe.

Même si l'ensemble n'est pas désagréable, il me semble loin d'être dispensable, même chez les inconditionnels de Rosinski.

Nom série  Démon  posté le 04/04/2012 (dernière MAJ le 03/03/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis le début du "Clan des Chimères", je suis de près le parcours de Michel Suro. Continuant son exploration de l'univers des Stryges, il se lance également dans cette série, avec un féru de paranormal, Richard D. Nolane.

Il est vrai que l'introduction, avec ces personnages qui posent les pieds sur ce qui semble être la légendaire Atlantide, est assez prometteuse, et disons-le, inattendue. Le récit fait ensuite un bond dans le temps et l'espace, et nous sommes dans le sud de la France, au sein d'un comté aux prises avec le Mal des damnés... Pas de lien apparent entre ces deux fils narratifs, et même si la fin de l'album laisse apparaître quelques éléments, elle laisse le lecteur un peu frustré. Bizarrement cette structure narrative -et les sujets abordés- m'ont fait penser à la série Nicolas Eymerich Inquisiteur. Cependant c'est plutôt bien construit, on sent que le personnage d'Alaric a du potentiel.

Au tome 2, qui est sorti plus de 5 ans après le premier, l'intérêt s'est un peu émoussé, même s'il se passe pas mal de choses, avec la résolution du Mal des Esprits et une alliance entre le Vatican et le Diable lui-même. Cela va vite, trop vite. On a la nette impression que Richard D. Nolane a dû boucler sa série en deux tomes plutôt qu'en trois, et du coup tout m'a semblé un peu artificiel... J'espère toutefois revoir Alaric de Rhedae revenir dans d'autres aventures...

Pour en revenir au dessin, je trouve que Michel Suro a encore franchi un cran. Son trait est beaucoup plus assuré, il a perdu quelques tics graphiques qu'il avait encore sur Le Siècle des Ombres, et cette progression fait de lui l'un des meilleurs dessinateurs de l'époque médiévale à l'heure actuelle. On sent qu'il s'éclate à dessiner des châteaux nimbés de brume, des costumes de chevaliers ou des culs-de-basse-fosse. Ca fait plaisir.

Nom série  Apocalypse sur Carson City  posté le 14/11/2010 (dernière MAJ le 03/03/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ca ressemble à un bon gros délire cette nouvelle série.
Visiblement Guillaume Griffon a voulu s'amuser avec tout un tas de références débiles des années 80, en termes de séries TV et de séries Z, pour construire son propre récit bien décalé. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les zombies ne sont pas très présents sur le premier tome, qui est une sorte d'introduction avec présentation des personnages. C'est vraiment très drôle, et je me suis surpris à sourire comme un niais à certaines références.

Au tome 5 je pensais atteindre la conclusion de la série, mais ce n'est pas le cas. Ca continue à être à la fois très drôle et délicieusement gore. les références à la pop culture des années 80-90 continuent, même si c'est parfois un peu fugace (Supercopter...) Je lirai donc la suite avec plaisir.

Griffon avait marqué le monde de la BD avec son Billy Wild, véritable révélation d'un maître du noir et blanc. Il récidive ici, en accentuant le côté parodique de ses personnages (notamment en surdimensionnant leurs têtes et raccourcissant leurs membres). Ce premier tome, m'a bien plu, vite la suite !

Nom série  Les Montagnes hallucinées (Tanabe)  posté le 18/10/2018 (dernière MAJ le 24/02/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une nouvelle adaptation du roman classique de HP Lovecraft, cette fois-ci à la sauce manga.

Ma lecture de l'original, et même de son adaptation par Culbard, remontant à quelques années, c'est avec un regard presque neuf que j'ai pu l'aborder... Et l'apprécier. Outre la couverture assez psychédélique de Tanabe, l'intérieur est vraiment bien foutu : l'auteur et adaptateur laisse le temps au récit de s'installer, pose les ambiances, joue sur le gigantisme des paysages et la sidération des personnages... Le contraste entre le noir et le blanc prend une nouvelle dimension ici, avec ces montagnes noires qui sont une menace sourde et terriblement oppressante...

Tanabe réussit à mon sens à bien saisir le sens de l'indicible si cher à Lovecraft, même si dans ce premier volet du diptyque on reste un peu sur notre faim, assommés par ces amas de corps, de débris et de glace enchevêtrés. Un seul petit défaut au niveau du graphisme, la totalité ou presque des personnages qui ont des yeux clairs, ce qui gêne un peu à la lecture...

Dans le tome 2 le récit se résume à 95% à l'incursion de Dyer et Danforth au sein de la cité inconnue se trouvant au-delà des montagnes noires. Là encore Tanabe prend tout son temps, jouant sur l'ambiance, les contrastes et les designs inquiétants. On va en apprendre nettement plus sur les Anciens, et comprendre un peu mieux les enjeux, même si à la fin du diptyque de nombreuses questions resteront sans réponse...

Un gros projet en deux volets, qui mérite au moins la lecture.

A noter ce petit plus apporté par Ki-oon, une couverture en imitation cuir, qui en fait un bel objet dans la bibliothèque, ce qui augmente fatalement le prix : 15 euros.

Nom série  King of Eden  posté le 02/03/2018 (dernière MAJ le 24/02/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le scénariste de Pluto, Billy Bat et Master Keaton est de retour.

Cette fois-ci avec une série assez intrigante, puisqu'elle parle d'un virus qui commence à faire des ravages en divers endroits du monde, poussant à d'abominables massacres commis par des personnes ayant visiblement changé de forme. Oui, on parle de zombies, de loups-garous ou de vampires, chacun de ces termes étant évoqués en attendant de connaître la véritable forme que revêt ledit virus. Le tome 2 va nettement faire progresser l'intrigue, la resserrant vers le nord de la Roumanie, près de la Moldavie et de l'Ukraine, une région où les légendes ont la peau dure, et où les civilisations se sont rencontrées, parfois de façon très violente... Dans les tomes 3 et 4 nous allons faire la connaissance du Roi-Loup, et comprendre un peu pourquoi Teze, mais pas seulement lui, est intimement lié à cette terrible épidémie.

Au tome 5 la trame se resserrre sur la Turquie, où se trouve la dépouille d'un personnage historique et mythologique célèbre, et où un groupe de personnes déterminées et élues se forme. Parallèlement les grands de ce monde se doivent de prendre position afin de mettre fin au virus, mais aussi aux séides du roi-Loup... Le tome 6, conclusif, propose une fin, et finalement non. Nous avons un épilogue qui s'étire sur la moitié du tome, et qui, si elle donne une interprétation audacieuse d'un épisode célèbre de la Bible, ne résout finalement pas grand-chose...

J'aime ce mélange de fantastique et d'Histoire, mais j'aurais aussi aimé avoir une véritable fin...

Si la trame est relativement classique, les différents éléments du scénario sont plutôt encourageants, même si le fait que l'archéologue que les autorités mettent sur la piste de Teze Yoo soit une ancienne camarade de classe.

Le dessin du Coréen Lee, alias Ignito, est racé, dynamique, et se place bien dans le découpage de Nagasaki. Il rappelle un peu, par moments, celui de Naoki Urasawa, excusez du peu, mais ce n'est certainement pas un hasard.

Nom série  Route End  posté le 17/08/2018 (dernière MAJ le 23/02/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bonne pioche en terme de thriller pour les Editions Ki-oon avec ce "Route End". L'intrigue fait un peu penser à certaines séries américaines qui ont pour héros ces nettoyeurs de cadavres, lesquels se prennent parfois au jeu de vouloir enquêter eux-mêmes sur des affaires auxquelles ils sont liés...

Mais c'est un métier aliénant, qui peut attirer des déséquilibrés, ou rendre fou, comme ce couple qui est excité par les scènes de crime et en profite pour faire des galipettes sur les lieux... Cela semble décalé dans le contexte morbide, mais c'est une pathologie qui existe. Je vous renvoie au dérangeant Crash de David Cronenberg, sur un sujet comparable. Bref ici on est dans un contexte un peu trash, mais relativement crédible, même si on notera un certain goût pour la théâtralité du fameux End. Il y a une histoire qui s'amorce avec une policière, mais je ne suis pas sûr que cela se transforme en idylle.

Le tome 2 s'attarde un peu sur les personnages secondaires, mais l'enquête progresse, de façon assez intéressante, avec un joli cliffhanger en fin de tome : je continue ma lecture.

Aux tomes 3 et 4 on continue à avoir un focus sur Yuka et Omi, et leur histoire va prendre un tournant décisif. Parallèlement l'enquête sur End progresse, tout doucement. Pour l'heure ça va encore, il se passe pas mal de choses, mais gare à l'étirement de l'intrigue principale.

A côté de cela le dessin de Kaiji Nakagawa est efficace, nerveux, même si je trouve qu'il manque de maturité sur certains visages, comme ceux des deux héros : c'est ce qui m'a fait baisser ma note à 3.

Nom série  Beastars  posté le 18/01/2019 (dernière MAJ le 23/02/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga émarge dans plusieurs genres ou plutôt traite de plusieurs sujets : on a une histoire de tueur dans une école fréquentée par des animaux qui se mélangent. un peu. La frontière et la défiance entre herbivores et carnivores sont fortes.

Mais au-delà de l'atmosphère de suspicion, voire de terreur induite par l'assassinat sauvage qui a endeuillé l'Institut Cherryton, c'est aussi une plongée dans la réalité des établissements scolaires de notre époque qui nous est proposée : harcèlement, sexualité, isolement, clubs fermés... Seule l'éducation n'est pas vraiment abordée...

Au bout de 3 tomes on sent que le sujet principal est la lutte des carnivores contre leur nature de prédateurs envers les herbivores, cristallisée par l'attirance difficile à définir qu'éprouve Legoshi envers Haru. celle-ci semble d'ailleurs cacher son jeu...

C'est plutôt agréable et intéressant à lire, surtout si l'on considère Beastars via le prisme de l'allégorie du milieu scolaire. On sent que l'autrice a pas mal de choses à raconter, reste à voir comment ça va se goupiller au-delà des deux premiers tomes, que Ki-oon a sorti simultanément. Ce n'est quand même pas la bombe annoncée.

Par contre, au niveau du dessin, je suis un peu moins positif. cela manque à mon goût de maîtrise, de sûreté dans le trait, certaines cases relèvent plus de l'esquisse, du crayonné, que d'un encrage à proprement parler. C'est une tendance pour certains mangas, mais cela me gêne. Je lirai cependant la suite avec intérêt.

Nom série  Histoires sans fin  posté le 20/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, voilà un sympathique nouveau manga ! réalisé par une illustratrice reconnue au Japon qui se lance dans l'art séquentiel, il est édité en premier lieu sous nos latitudes.

Cette histoire de voyage dans les dimensions ne brille pas par son authenticité, mais elle propose tout de même un récit loin d'être désagréable, enlevé, avec un concept tout simple : Marie doit résoudre toutes les histoires d'un magazine brutalement interrompu pour pouvoir sortir de cette zone étrange (les univers développées dans les histoire du magazine). C'est vraiment sympa, et l'énergie déployée par l'autrice donne envie de suivre les aventures de son héroïne...

Je suis plus réservé sur le dessin, que je trouve moins réussi, un peu trop proche de l'esquisse, avec ces détourages un poil grossiers... Mais j'imagine qu'on s'y habitue...

A suivre...

Nom série  Un Anglais dans mon arbre  posté le 20/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'anglais dans l'arbre d'Olivia Burton, c'est son grand-oncle, Richard Francis Burton, le célèbre explorateur. Enfin, c'est que prétend son père. A la mort de celui-ci, elle décide, presque sur un coup de tête, elle décide de partir sur les traces de cet ancêtre prestigieux. Elle part ainsi à Londres, en Inde, puis en Afrique subsaharienne, à la recherche, comme lui, des sources du Nil. Mais au fil de ses découvertes, elle se demande s'il est vraiment son ancêtre...


Assez vite je me suis demandé pourquoi Olivia Burton ne s'est pas plus documentée sur ce personnage particulier, sujet à pas mal de controverses, avant de s'engager sur ses traces... Car, il faut le dire, elle a plusieurs déconvenues en chemin, un peu imputable à sa crédulité... Il n'en reste pas moins que ce one-shot est très agréable à lire, que l'idée de mettre Burton sur l'épaule de son héritière présomptive pour commenter ou la guider dans son périple est une bonne idée. Et puis bon, dans les années 2010, voyager aussi loin n'est plus un problème, Olivia Burton a quand même des conditions assez confortables pour boucler son semi-tour du monde.


Mahi Grand, avec lequel elle avait déjà collaboré sur une bd autobiographique en 2015, complète bien ce récit, avec son style "semi-réaliste" qui oscille entre action assez dynamique et cabotinage de l'explorateur du XIXème siècle...


Un chouette album.

Nom série  C'est aujourd'hui que je vous aime.  posté le 20/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
François Morel a été révélé il y a plus de 20 ans le show humoristique les Deschiens. Depuis, c'est un acteur, humoriste radiophonique et écrivain à succès. Ce n'est seulement qu'à présent qu'il passe à la bande dessinée, en adaptant, avec l'aide de Pascal Rabaté, un roman autobiographique, qui conte l'éveil au sexe, ou plutôt aux premiers émois. Un récit plutôt sympathique, sans fard, où Morel regarde son moi d'adolescence avec pas mal de tendresse.

C'est Pascal Rabaté qui lui donne son crayon, et on voit qu'il y prend du plaisir, car le travail est de qualité, avec son style en ligne claire si caractéristique. On notera toutefois qu'un certain nombre de planches sont caractérisées par un certain dépouillement dans les décors, Rabaté se concentrant sur les personnages.

Au final un album sympathique, qui propose une chronique tendre des premiers émois, mais qui ne restera pas dans les annales.

Nom série  La Guillotine  posté le 20/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avais pu lire ce documentaire dans un numéro de la Revue dessinée, il y a quelques années. mais, jugeant certainement qu'il était dommage de le laisser mourir de sa petite mort, la maison d'édition Eidola a décidé de l'éditer en album.

Il faut dire que c'eût été bien dommage, car la genèse en est la thèse réalisée par Marie Gloris au sujet de la peine de mort, et un chapitre consacré à la guillotine. Fruit de plusieurs années de recherche, d'entretiens, de visionnages de nombreuses archives, ces ... pages forcent le respect, face à l'érudition mais aussi le souci de pédagogie (n'oublions pas que la scénariste fut longtemps enseignante). La guillotine est ainsi envisagée sous les angles historique, sociologique, et même technique, puisqu'on a des précisions chirurgicales sur l'engin... Glaçant autant que fascinant. On notera le souhait, réitéré par Marie Gloris, qui a présidé à sa création : rendre la sentence de mort moins barbare, moins douloureuse et plus rapide...

A l'illustration, Rica apporte son énergie, son trait impressionniste et clinique. Parfait.

Nom série  Horlà 2.0  posté le 15/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Oui, oui, oui !

Le Horlà fut une lecture un peu particulière pour moi, une première (ou de si peu) confrontation au fantastique, à l'angoisse, vie le récit de Maupassant. Celui-ci a été maintes fois adapté, mais toujours, ou presque, de manière académique. Serge Annequin a pris une trajectoire différente, à savoir inscrire son adaptation dans une sorte d'univers parallèle, où la folie du personnage principal l'amène à se retrouver dans une autre dimension...

Au-délà du raisonnement et de l'environnement fruste,e t daté, de Maupassant, il lie son histoire à la physique quantique, avec un petit passage par la théorie du chat de Schrödinger. C'est tellement évident ! Cette collision lui permet d'amener le Horlà sur d'autres rivages, troublants, angoissants, avec un album qui baigne dans une ambiance d'étrangeté permanente. Il faut dire qu'avec sa tête de lapin -métaphorique, je pense-, K. détonne dans le récit.

Le graphisme de l'auteur, très particulier, participe à cette ambiance. Un album fort réussit, qui réussit la prouesse de se baser sur le récit paranoïaque de Maupassant et l'enrichit par des éléments technologiques modernes.

Une belle réussite.

Nom série  City Hunter Rebirth  posté le 15/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah, quel plaisir de retrouver l'univers de City Hunter !

Oui, vous avez bien lu, des années après l'arrêt de la série mythique de Tsukasa Hôjô, en voici la suite, réalisée, et de belle manière, par un(e) autre auteurice !

Nous sommes dans une sorte de voyage spatio-temporel, avec apparition de Kaori, 40 ans et pucelle, dans l'univers fictionnel qui l'a aidée à supporter sa solitude... Mais, loin de jouer la carte de l'hommage béat, Sokura Nishiki a décidé de faire de sa fangirl un personnage proactif dans un épisode crucial de la série originale, sans toutefois en dénaturer le cheminement. Exercice difficile, mais elle y parvient, à l'instar de son double de papier Kaori. C'est frais, on a encore tout l'esprit de City Hunter, je me suis bien marré à lire cet hommage/parodie/suitemaispastoutàfait.

Sur le plan graphique c'est assez proche de ce que faisait Hôjô, avec un brin de modernité par-ci par-là, mais toujours ces décors inoubliables de Shibuya en toile de fond...

Bref, sans être béat d'admiration, j'applaudis des deux mains et du coucou ce "City Hunter Rebirth" !

Nom série  War is boring  posté le 14/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En voyant cet album, sa couverture, son titre, son sujet... On ne peut pas s'empêcher de penser à Joe Sacco.

En le lisant, ça continue. Car David Axe, ancien correspondant de guerre, y déroule de multiples tranches de vie, qui se résument bien souvent à des reportages sur les théâtres chauds du globe. Des dizaines, entre Europe, Afrique et Asie, en passant par le Proche et le Moyen-Orient. Cela fait beaucoup, bien sûr, mais du coup on perd un peu le fil, c'est décousu... Même si les anecdotes sont pour la plupart assez marquantes... Heureusement qu'il met une deuxième couche à ses anecdotes, à savoir le fait que la guerre, et le fait d'y assister pour en rendre compte, soit devenu pour lui une véritable drogue, une drogue qui marche aussi dans les deux sens, en cause l'addiction du public occidental à l'info en continu... Malheureusement Axe ne va pas assez loin dans son constat, il reste un peu à la surface de choses, c'est dommage.

Matt Bors met en images ces petits récits, de façon très policée, avec un graphisme qui rappelle -et ce n'est probablement pas un hasard- celui de Sacco. C'est clair, très lisible, très linéaire, trop peut-être. Du coup il n'y a pas que War qui soit boring, mais aussi cet album, par moments...

Nom série  Femme rebelle - L'histoire de Margaret Sanger  posté le 06/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, je ne connaissais pas cette figure très importante aux Etats-Unis (mais aussi ailleurs dans le monde) des droits des femmes, mais aussi et surtout du contrôle des naissances.

Curieusement c'est le caricaturiste Peter Bagge qui a choisi de parler d'elle. Et on comprend assez vite : son portrait est corrosif, sans concession : Margaret Sanger était prête à aller très loin, jusqu'à mourir, pour ses idées. Très intéressant. A lire.

Par contre j'ai du mal avec son graphisme, c'est un peu dommage.

A découvrir.

Nom série  Les Nouvelles Aventures de Lapinot  posté le 18/09/2017 (dernière MAJ le 03/02/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On l'attendait un peu, ce retour de Lapinot, malgré la fin si particulière de la série d'origine...

Trondheim avait sans doute pas mal de choses à dire, et sa série fétiche devait lui manquer. Fort d'un peu plus de bouteille, mais aussi par envie d emarquer la rupture, il revient chez l'un de ses éditeurs de jeunesse, l'Association, qui innove du coup en matière de format avec cette collection 48 CC.

Et ce retour est fort réussi, totalement dans le ton de la série-mère, avec ces petites choses d ela vie, ce don inouï pour les dialogues qui sans être m'as-tu-vu sont plutôt crédibles. Après, comme toujours ou presque dans un Lapinot, ça dérape, parfois très loin, mais on sent la maîtrise du récit chez Trondheim.

Dans le tome 2 Trondheim surprend encore son monde en réalisant un album muet, en couleurs, avec... un dessin par page, lequel a été publié sur son compte instagram chaque jour de l'année 2018. Pour une histoire très forte d'ailleurs;

Graphiquement c'est du T. pur jus, c'est très lisible surtout avec les couleurs de Brigitte Findakly.

Content de ce retour et hâte de lire la suite.

Nom série  Champignac  posté le 03/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
OUI, oui, OUI !!!

Depuis quelques année maintenant les Editions Dupuis ont décidé de décliner l'univers de Spirou, de l'ouvrir à d'autres auteurs que ceux de la série-mère, pour que toutes les bonnes idées créatrices puissent s'exprimer. Je mets bien sûr de côté le Marsupilami, qui vole de ses propres ailes de branche en branche en Palombie depuis longtemps. Mais après Zorglub, c'est son vieil ami et adversaire Champignac qui a les honneurs d'un one-shot, du moins pour l'heure, car si c'est un succès, j'imagine que l'essai sera reconduit.

Et je dois avouer qu'à mon avis tous les voyants sont au vert pour que cela continue. Champignac est un personnage fascinant, riche de possibilités, d'autant plus que son passé a été assez peu exploité jusqu'à présent par celles et ceux qui se sont emparés de Spirou... et en effet, en faire un héros discret de la seconde guerre mondiale est une superbe idée. Suivie d'effet, car je me suis retrouvé à dévorer un excellent album, qui respecte à la fois l'univers de référence (avec de nombreux clins d'oeil aussi cohérents que crédibles) mais aussi, de manière globale on va dire, les évènements qui ont fait l'Histoire. Et sabre de bois, c'est diaboliquement bon ! Le duo Béka tient admirablement sur ses pieds dans ce numéro d'équilibriste, je ne me suis pas amusé à vérifier si les explications données sur le système de fonctionnement d'Enigma étaient exactes, mais il y a eu suffisamment de littérature, au sens large, sur le sujet depuis 40 ans pour que ça le soit.

A côté de cela, on apprend que ce cher Pacôme a eu une vie sentimentale à cette époque, et on a hâte de savoir comment sa relation avec Miss Blair va évoluer...

Un seul bémol, qui est le même que celui relevé par Ro : nonobstant les ajouts bienvenus de Ian Fleming, j'ai trouvé que le trait était un peu trop appuyé sur la fin de son intervention. Mais pour le coup, c'est anecdotique, car l'ensemble est vraiment réussi.

Côté dessin David Etien se place dans la lignée de Tome & Janry, dont j'avais littéralement adoré le travail dans Spirou et Fantasio ; il est leur digne héritier en termes d'élégance, de dynamisme et de maîtrise graphique. Il est capable de tout dessiner, avec aisance. Je valide, je survalide !

Ah, ça fait du bien...

Nom série  Séverin Blaireau  posté le 01/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah, la voilà, la première série jeunesse réalisée par Chandre ! Il y a dans le trait de ce dessinateur une malice, une rondeur, qui le prédisposent à réaliser des récits pour les jeunes. Une clarté dans le trait, dans la gestion des couleurs, aussi.

Il le prouve donc de manière éclatante avec Séverin Blaireau, l'histoire de ce personnage débonnaire et intelligent qui rend service à son prochain. Ici il s'agit d'une jeune pirate, dont le galion s'est échoué dans la forêt, après qu'elle ait oublié le chemin pour repartir... Simple sur le papier, cette histoire est pourtant bien menée, sans temps mort, on ne lâche pas le livre jusqu'à sa conclusion.

Même s'il ne donne pas toute sa générosité, sa maturité dans ce récit jeunesse, le sens de la mise en scène de Chandre (la pleine page où l'on découvre le bateau !) permet d'en prendre plein les yeux. Les préados adorent.

A bientôt pour de nouvelles aventures avec Séverin Blaireau !

Nom série  L'Orphelin de Perdide  posté le 28/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bonne surprise que ce diptyque, le premier projet porté par Comix Büro depuis l'arrêt de sa collaboration éditoriale avec Ankama. Le rachat du label par Glénat n'y est peut-être pas étranger, mais qu'importe, la qualité est là.

Je l'avoue, à ma grande honte, je n'ai jamais vu le film de René Laloux, ni même l'album qui en a résulté. Et je n'ai pas lu le roman à l'origine de tout, c'est donc avec un regard totalement neuf que j'ai lu tout ça, sachant que certains récits de Wul ont déjà été magistralement adaptés, comme le Niourk de Vatine.

Le dessin d'Adriàn, auteur espagnol, m'a fortement séduit dès les premières planches : épuré, nerveux, léché, il permet cependant de placer le récit dans de belles ambiances, extrêmement lisibles. Je me suis vraiment régalé avec ce graphisme que je place entre Vatine et Munuera. Peut-être des choses à redire sur les regards des personnages, pas super expressifs, mais c'est vraiment pour chipoter. Alors bien sûr, c'est du numérique, de A à Z ou presque, mais franchement, c'est beau.

En ce qui concerne l'histoire, je dois dire que je me suis laissé facilement embarquer, et que je n'ai vu le pot-aux-roses qu'à la fin, lorsqu'il est dévoilé, même s'il y a une ou deux petites allusions en cours de route. Et du coup j'ai enfin compris le titre du film... Je ne comprends pas trop le grief de Noirdésir ; oui c'est linéaire, oui on se retrouve avec deux trames narratives menées en parallèle, mais peut-être a-t-il été trop influencé par le film de Laloux, où l'ambiguïté est probablement plus prégnante...

Bref, un excellent moment de lecture pour ma part.

Nom série  Barrage  posté le 08/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc une série se plaçant avant le succès My Hero Academia, dont la publication surfe ce succès.

Comme Gaston je suis étonné de l'appellation Space Opera qui lui est accolée, car pour l'essentiel il s'agit, dans le premier tome du moins, d'un banal récit de fantasy comme on en lit des tonnes - et pas seulement en manga. Banal mais pas forcément mauvais. En effet cette version fantasmée du Prince et le Pauvre (Mark Twain) tourne très vite au glauque, puisque le Prince, juste après avoir échangé son rôle (ou presque) avec le Pauvre, se fait dézinguer, on ne sait trop par qui...

Le personnage d'Astro est intéressant, car il est avant tout mû par le souhait de procurer une vie décente aux enfants des rues qu'il recueille, mais il est toutefois un peu caricatural dans son entêtement...

Après le dessin est franchement bon, déjà mature avant la série qui fera la célébrité et la fortune de son auteur. C'est agréable, je lirai le deuxième et second tome non sans déplaisir.

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