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Nom série  Barrage  posté le 08/01/2019 (dernière MAJ le 15/09/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc une série réalisée avant le succès My Hero Academia, dont la publication surfe sur ce succès.

Comme Gaston je suis étonné de l'appellation Space Opera qui lui est accolée, car pour l'essentiel il s'agit d'un banal récit de fantasy comme on en lit des tonnes - et pas seulement en manga. Banal mais pas forcément mauvais. En effet cette version fantasmée du Prince et le Pauvre (Mark Twain) tourne très vite au glauque, puisque le Prince, juste après avoir échangé son rôle (ou presque) avec le Pauvre, se fait dézinguer, on ne sait trop par qui...

Le personnage d'Astro est intéressant, car il est avant tout mû par le souhait de procurer une vie décente aux enfants des rues qu'il recueille, mais il est toutefois un peu caricatural dans son entêtement... Le deuxième tome continue sur des thèmes comparables, et une qualité correcte, même s'il commence à se faire sentir quelques menus défauts, assez normaux dans une oeuvre de jeunesse. On perd un petit peu le fil de l'histoire, dans un combat qui s'éternise, si toutefois il y en a eu un... ET à la fin on se rend compte qu'il n'y en a pas vraiment eu. Mais ça reste agréable à lire, je maintiens ma note de 3/5.

Après le dessin est franchement bon, déjà mature avant la série qui fera la célébrité et la fortune de son auteur.

Nom série  Rock n' Roll comics  posté le 10/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique ce recueil.

Réalisé entièrement par un journaliste très connu dans le milieu du rock, il propose de retrouver de nombreuses anecdotes -parfois peu reluisantes- dans ce milieu très particulier... C'est un ensemble hétéroclite et irrégulier d'illustrations, d'articles et de strips mettant parfois en scène des stars, comme Gainsbourg, Motorhead, les Stray Cats... On en apprend beaucoup, même si c'est un peu décousu...

Au niveau du style, on voit que Blum a une formation classique en BD, mais qu'il s'est autorisé pas mal de liberté au fil du temps ; mais c'est globalement de la ligne claire, un peu naïve, ce qui n'empêche en rien sa lisibilité.

L'album est donc assez plaisant à lire. A réserver aux amateurs du sujet, cependant.

Nom série  La Pierre de Lune  posté le 10/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne connais pas l'oeuvre de Rémy Simard, mais c'est avec un grand plaisir que j'ai découvert son boulot.

Son héros Boris part ici en quête d'une pierre précieuse sur la Lune, afin de venir en aide à une petite fille de sa classe. Alors bien sûr, c'est simpliste, car destiné à des enfants de 7 ans et plus, et les évènements vont à cent à l'heure. Mais ce qui compte, c'est le fond de l'histoire. En effet nous avons deux enfants, de prime abord juste des galopins qui veulent faire une connerie, mais qui au final font quelque chose d'extrêmement touchant, envers une de leurs camarades laissé un peu au ban de la classe car tête en l'air, voire autiste. Il faut donc aller bien au-delà des apparences pour saisir l'intérêt de cette petite histoire fort sympathique.

Le dessin de Rémy Simard, qui n'aurait pas dépareillé dans des Spirou des années 1960, est très efficace, et bien colorisé.

J'aime beaucoup.

Nom série  Les Temps retrouvés  posté le 10/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comment faire du frais avec du vieux ? Les auteurs de Sous un ciel nouveau ont, une nouvelle fois, trouvé la solution : jouer sur la corde non pas sensible, mais sobre, se mettre à la place de ces deux septuagénaires qui retrouvent des envies d'aimer, de partager des moments, de discuter de choses et d'autres...

On n'est bien sûr pas dans un retour aux amours adolescentes, les choses se font de façon plus lentes, plus sereines quand on a 72 ans... Il y a des moments contemplatifs, bien sûr, mais les auteurs ont su trouver un bon équilibre entre émotion, humour (car il y en a un peu, surtout avec les copains d'Ippei) et dignité. De plus, ils ont le bon goût de faire un récit court, qui sera bouclé dans l'édition Ki-oon en deux tomes.

Vivement cette deuxième partie, qui sera sans doute un régal pour les yeux autant que pour le coeur.

Nom série  BL Métamorphose  posté le 17/06/2019 (dernière MAJ le 06/09/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ohhhhhhh mais c'est très sympa, ça !

L'idée est simple, une passion commune peut rapprocher deux personnes que tout le reste oppose, y compris l'âge. Cette fois-ci c'est le manga yaoi, lequel vante et conte les vertus de l'amour entre garçons, qui rapproche une mamie qui s'ennuie et une lycéenne. C'est inattendu, très frais, carrément pas prise de tête. Et on ne s'ennuie pas, malgré le rythme un peu indolent par moments.

Dans le deuxième tome on continue sur le même rythme, Yuki continue à découvrir le monde des mangas (yaoi en particulier), avec un passage dans une convention, à la rencontre de l'autrice de leur manga préféré. En parallèle on en voit un peu plus sur leurs vies respectives, la vieille dame accueillant de temps en temps sa fille, et la collégienne se posant des questions sur sa vie sentimentale, pour l'heure réduite à zéro.

Le trait de Kaoru Tsurutani n'est pas des plus académiques, mais son travail sur les expressions des personnages vaut le détour.

Franchement c'est très sympa, ça fait passer un bon moment et redonne le sourire.

Nom série  Danthrakon  posté le 03/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On ne peut que se dire, en voyant ce premier tome de la nouvelle série de Christophe Arleston, qu'on a déjà lu ça... Les point communs, déjà relevés par Ro, sont légion, tant au niveau des caractères, des décors ou de l'univers développé. On pourrait presque croire que cela se passe dans l'univers de Troy, tant ça correspond. Mais Arleston fermant progressivement cette page chez Soleil, on se dit que ça va se démarquer par la suite. Cependant cela reste très agréable à suivre, mieux maîtrisé qu'aux débuts de Lanfeust de Troy, avec moins de tics de scénario.

Côté dessin j'aime bien le style adopté par Boiscommun, même s'il est capable de faire mieux. Attention toutefois à ne pas trop faire de "Tarquin-like", ça risque de le suivre un moment...

Mais contrairement à Ro, je n'ai pas l'intention d'aller plus loin dans ma lecture ; pour moi c'est du réchauffé, j'aurais aimé qu'Arleston parte sur d'autres sujets en lançant sa nouvelle collection et sa nouvelle série chez Bamboo...

Nom série  Beastars  posté le 18/01/2019 (dernière MAJ le 03/09/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga émarge dans plusieurs genres ou plutôt traite de plusieurs sujets : on a une histoire de tueur en série dans une école fréquentée par des animaux qui se mélangent. Un peu. La frontière et la défiance entre herbivores et carnivores sont fortes.

Mais au-delà de l'atmosphère de suspicion, voire de terreur induite par l'assassinat sauvage qui a endeuillé l'Institut Cherryton, c'est aussi une plongée dans la réalité des établissements scolaires de notre époque qui nous est proposée : harcèlement, sexualité, isolement, clubs fermés... Seule l'éducation n'est pas vraiment abordée...

Au bout de 3 tomes on sent que le sujet principal est la lutte des carnivores contre leur nature de prédateurs envers les herbivores, cristallisée par l'attirance difficile à définir qu'éprouve Legoshi envers Haru. Celle-ci semble d'ailleurs cacher son jeu... Et puis il y a le personnage de Louis, trouble, au passé difficile, qui a déjà une relation particulière avec la lapine...

C'est plutôt agréable et intéressant à lire, surtout si l'on considère Beastars via le prisme de l'allégorie du milieu scolaire. On sent que l'autrice a pas mal de choses à raconter. La fin du tome 4 nous laisse avec un gros cliffhanger...

Après le tome 6, certaines choses semblent installées entre Legoshi et Haru, même si rien, ou presque, n'a eu lieu. Louis est carrément passé à autre chose. je ne sais toujours pas quoi penser de ce manga, et je ne suis pas sûr de vouloir poursuivre sa lecture...

Par contre, au niveau du dessin, je suis un peu moins positif. Cela manque à mon goût de maîtrise, de sûreté dans le trait, certaines cases relèvent plus de l'esquisse, du crayonné, que d'un encrage à proprement parler. C'est une tendance pour certains mangas, mais cela me gêne.

Nom série  #Nouveaucontact  posté le 30/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Revoilà Bruno Duhamel, à mon avis l'un de nos meilleurs observateurs de notre société et de ses travers, versant cynique.

Cette fois-ci il s'attaque aux réseaux sociaux, non de manière frontale, mais en démontrant la résultante de leur interaction. Et surtout de la dépendance où nous sommes, celles et ceux qui l'utilisent au quotidien, que ce soit pour des raison professionnelles ou pour des raisons personnelles.

Cet album raconte comment, de reclus et inconnu, un photographe du fin fond de l'Ecosse devient une star surexposée et provoque une dégradation majeure de l'environnement dans lequel il s'était auparavant reclus. Les différentes factions qui interviennent alors se caractérisent par leurs stéréotypes et leurs travers, dans une confrontation dont l'absurdité amène la lectrice ou le lecteur à rire jaune, très jaune, car il ou elle ne pourra manquer de se reconnaître dans tel ou tel "type". Et de se rendre compte du mal qu'il peut faire à l'humain, et à son environnement. Et la fin,inéluctable mais finement amenée, nous donne une idée de l'ampleur des dégâts.

Pour ma part je pense que c'est l'humour qui nous sauve de la folie et du désastre. Duhamel en use, finement, mais c'est de l'humour très cynique.

Sur le plan du dessin, c'est d'une grande élégance, avec un souci du détail qui procure (encore plus) de respect envers l'auteur.

Nom série  Voltaire amoureux  posté le 17/10/2017 (dernière MAJ le 30/08/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sacré projet que celui dans lequel s'est lancé Clément Oubrerie, son premier en tant qu'auteur complet il me semble.

Car Voltaire a eu une vie amoureuse dense, presque aussi dense que sa vie littéraire. Clément Oubrerie prend donc son temps, nous montrant comment les deux sont intimement liés, comment il est devenu Voltaire (pour info ou rappel, il a voulu partir de son nom "Arouet le Jeune", et prendre un pseudonyme : AROVET LI --> VOLTAIRE), comment, petit à petit, il est entré dans les salons littéraires malgré ses propos tendancieux (selon les canons de l'époque), comment il a renié celui qui fut son professeur, JJ Rousseau, comment il a échappé à la peste, comment, en bref, il est devenu cette figure centrale des Lumières.

Dans le tome 2, c'est un Voltaire d'homme mûr qui, croyant ne plus être vraiment concerné, tombe absolument fou de la jeune et belle Emilie du Châtelet. Comme un adolescent, alors que celle-là le titille pendant quelques temps avant de succomber, elle fait tourner ses hormones en ébullition. Ça reste très frais, guilleret, sans complexe, bref, toujours aussi plaisant à lire.

Le dessin d'Oubrerie, un peu typé "nouvelle BD", est très agréable à l'oeil, avec des ambiances parfois un peu sombres.

A suivre, donc.

Nom série  Gigant  posté le 09/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'auteur de Last Hero Inuyashiki nous embarque dans un nouveau manga, tout aussi déjanté. Cette fois-ci avec un personnage qui peut changer de taille. Ce qui n'est pas nouveau dans les contes, les BD et mangas, sauf que cette fois il s'agit d'une actrice porno, et que la seule personne qui peut l'aider se trouve être un adolescent boutonneux qui a vu tous ses films... Situation un brin ubuesque, qui peut retomber comme un soufflé, mais je suis curieux de voir ce qu'Oku va faire de ce pitch. D'autant plus que son histoire prend dès le premier tome des chemins de traverse.

En plus de ce pitch, qui génère des situations surprenantes et grotesques, l'auteur réussit à parler, en creux, de l'industrie du porno, mais aussi des violences conjugales ; en bref, de la place de la femme dans la société japonaise... C'est cette deuxième couche qui m'a le plus intéressé, j'espère qu'Oku va creuser le sillon par la suite...

Son dessin est efficace, nerveux, il permet de bien suivre l'histoire. par contre deux petits regrets concernant le personnage de Papico, au niveau visuel. Le fait qu'elle fasse du bonnet J ne devrait pas l'empêcher d'avoir une cage thoracique avec toutes les côtes, et j'aimerais que son expression faciale soit plus appuyée. J'ai un peu l'impression de voir un robot, ce qu'elle n'est absolument pas.

A suivre, donc.

Nom série  Tsugumi Project  posté le 09/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le pitch de départ avait de quoi m'intéresser : un pauvre soldat, seul, dans une zone totalement déshérité à l'insu de son plein gré, à la recherche de quelqu'un ou quelque chose qui le sauvera...

Ça rappelle un peu New York 1997, non ? Sauf que ça lorgne nettement et très vite du côté d'Akira, mâtiné de personnes mutantes... Et ce qui faisait un peu l'intérêt du truc, à savoir la nature de Tsugumi, est trop vite éventé. Du coup on se retrouve dans un survival un peu bas de plafond.

Alors certes, Ippatu fait preuve d'une belle inventivité en termes de monstres et de décors, il pose des scènes d'action nerveuses, un peu trop parfois, mais ça ne suffit pas à faire de ce récit quelque chose de véritablement palpitant.

Ce n'est pas franchement mauvais, simplement... banal.

Nom série  Les Divisions de Fer  posté le 05/10/2014 (dernière MAJ le 28/07/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi j'étais curieux de voir ce que la rencontre de deux princes de la BD de divertissement allait donner. Sur une série-concept, sur un genre déjà arpenté par Toulhoat, à savoir l'uchronie rattachée à la seconde guerre mondiale. Des chemins déjà balisés donc.

Mais les deux compères s'en donnent à coeur joie. Le dessinateur me semble progresser à chaque album, et ici il me semble proche de la maturité, tout en gardant un trait caractéristique, fait de nervosité et de dynamisme. Son travail sur les couleurs est aussi très intéressant, nettement plus nuancé que dans Block 109. Dommage qu'il ne travaille pas sur les autres albums de la trilogie, mais il en assurera les couvertures, procurant une unité à l'ensemble.

Jean-Luc Sala, lui, continue dans cette veine légère qui a fait son succès et son identité. Certes, ce premier tome n'est pas d'une complexité hallucinante, mais il permet de poser les bases d'un univers au minimum excitant. Et puis il y a aussi la volonté de s'ancrer dans la réalité, avec le personnage d'Eisenstein, par exemple.

Le second tome me semble plus dense que le premier, curieusement, peut-être parce que Sala n'a pas besoin d'installer son univers cette fois-ci, et qu'on entre de plain-pied dans l'action. Une histoire relativement classique, mais plutôt bien menée, j'avoue avoir été un peu chagriné que l'heure du sommeil vienne scinder en deux ma lecture. Et j'avoue que la dernière planche m'a beaucoup plu, avec cette ellipse narrative de premier ordre. Le travail d'Afif Khaled est de grande qualité, seuls les visages des personnages japonais (si on peut parler de personnages...) m'ont semblé moins léché. La mise en scène, le dessin, le traitement des couleurs, les designs des mekas, tout est bon.

Le tome 3 vient donc boucler l'histoire, avec le retour de Tania dans un affrontement entre mékas en Pologne. Et l'effacement ou presque du tome 2, qui a l'air de pouvoir se lire totalement indépendamment du reste. Bref, cette fois-ci c'est l'italien Martino qui est au dessin, et je suis beaucoup moins convaincu par son dessin que par celui des deux autres. C'est très statique, trop immature à mon goût pour que le plaisir de lecture soit optimal. Et c'est dommage, car le renversement de situation final vaut son pesant de cacahuètes pour son côté politiquement incorrect.

Du pur divertissement. Du fun, qui faiblit sur le dernier tronçon de l'histoire.

Nom série  Taonga  posté le 17/06/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jolie nouvelle série jeunesse chez Miss Jungle, Taonga nous conte les aventures d'une adolescente d'aujourd'hui, aux prises entre ses envies d'indépendance, de prince charmant et les traditions maories...

Tout cela forme le cadre d'une série d'aventures très distrayantes, qui devrait plaire à nombre de jeunes lectrices (et lecteurs aussi, n'ayons pas peur), qui pourront ainsi s'initier aux mythes de l'Océan Pacifique... C'est assez prenant, on ne s'ennuie pas, même si l'introduction mythologique m'a un peu dérouté.

Côté dessin, c'est une découverte : Simona Fabrizio se montre assez vistuose dans cet univers coloré et chatoyant.

J'en redemande.

Nom série  Ossi - une vie pour le football  posté le 17/06/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a des gens dont le destin d'exception fut contrarié par les horreurs de la guerre...

Ainsi en fut-il d'Oskar Rohr, surnommé "Ossi", qui intégra le Bayern à 18 ans et dut partir très tôt pour fuir le régime nazi... Il y revint contraint et forcé quelques années plus tard, de l'autre côté de la barrière (puisque devenu français entre-temps), et fut fait prisonnier puis déporté... Après la guerre Rohr fut peu à peu oublié de celles et ceux qui l'ont encensé.

Une carrière brisée en plein élan, sans parler de sa vie tout court, marquée au fer rouge par ces années de plomb... Le scénariste, né en Allemagne de parents colombiens, propose une histoire sans affectation, directe, qui ne juge pas mais permet de constater. Du coup c'est un peu rêche, aride, mais en même temps nous sommes dans le réel des années 1930-1940.

Le dessin exécuté par Marcin Podolec est à l'avenant, d'une efficacité redoutable.

Un album très intéressant, qui comporte une préface de Gernot Rohr, ancien joueur et entraîneur, et petit-neveu d'Ossi ; l'opus se clôt sur un carnet documentaire comportant des photos exceptionnelles, et des notes biographiques sur quelques personnages rencontrés par Rohr au cours de sa carrière et de sa vie. précieux.

Nom série  Deux frères à Hollywood  posté le 17/06/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Celles et ceux qui s'intéressent un peu à l'envers du décor d'Hollywood savent que l'empire Disney ne s'est pas construit que sur des contes de fées et des chamallows.

Alex Nikolavitch propose cependant une biographie un peu plus respectueuse de la vérité, en associant également le frère aîné Roy au destin du tout-puissant Walt. On a ainsi un aperçu de ce qu'a pu être la lente et difficile ascension d'un homme qui voulait réaliser ses rêves et celui des enfants, malheureusement en méprisant souvent ses collaborateurs. très vite d'ailleurs Disney ne faisait plus grand-chose, si ce n'est superviser les animateurs et casser les pieds de son frère, qui se chargeait de faire tourner la boutique... Plus d'une fois l'empire a failli vaciller, mais n'est jamais tombé. Walt est parti avant la véritable conquête de l'entertainment de sa firme, mais n'aurait certainement pas vu d'un mauvais oeil cette stratégie...

Alex Nikolavitch a donc réalisé un bon boulot de synthèse, choisissant plusieurs moments-clés de cette histoire mouvementée, jusqu'au départ de Walt et la poursuite des projets par son frère...

Côté dessin l'Espagnol Felix Ruiz a un style cartoon qui colle bien avec l'ambiance, c'est forcément lisible, par toutes les générations.

Fort sympathique.

Nom série  Route End  posté le 17/08/2018 (dernière MAJ le 07/06/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bonne pioche en terme de thriller pour les Editions Ki-oon avec ce "Route End". L'intrigue fait un peu penser à certaines séries américaines qui ont pour héros ces nettoyeurs de cadavres, lesquels se prennent parfois au jeu de vouloir enquêter eux-mêmes sur des affaires auxquelles ils sont liés...

Mais c'est un métier aliénant, qui peut attirer des déséquilibrés, ou rendre fou, comme ce couple qui est excité par les scènes de crime et en profite pour faire des galipettes sur les lieux... Cela semble décalé dans le contexte morbide, mais c'est une pathologie qui existe. Je vous renvoie au dérangeant Crash de David Cronenberg, sur un sujet comparable. Bref ici on est dans un contexte un peu trash, mais relativement crédible, même si on notera un certain goût pour la théâtralité du fameux End. Il y a une histoire qui s'amorce avec une policière, mais je ne suis pas sûr que cela se transforme en idylle.

Le tome 2 s'attarde un peu sur les personnages secondaires, mais l'enquête progresse, de façon assez intéressante, avec un joli cliffhanger en fin de tome : je continue ma lecture.

Aux tomes 3 et 4 on continue à avoir un focus sur Yuka et Omi, et leur histoire va prendre un tournant décisif. Parallèlement l'enquête sur End progresse, tout doucement. Pour l'heure ça va encore, il se passe pas mal de choses, mais gare à l'étirement de l'intrigue principale.

Cela se confirme au tome 5, dans lequel il ne se passe pas grand-chose, même si on a le droit à un grand chassé-croisé de tous les personnages, et une bizarre scène de sexe entre le frère de Taji et sa femme. Mais la fin du tome propose un petit cliffhanger...

A côté de cela le dessin de Kaiji Nakagawa est efficace, nerveux, même si je trouve qu'il manque de maturité sur certains visages, comme ceux des deux héros : c'est ce qui m'a fait baisser ma note à 3.

Nom série  Un été sans maman  posté le 25/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh bien, en refermant l'album, je me suis senti un peu désemparé.

J'ai eu l'impression de lire quelque chose de rare, d'original, d'un peu abstrus également. Enfin, "lire" est un grand mot, car 95% de l'album est muet.

J'avais bien aimé Un océan d'amour, lui aussi entièrement ou presque muet, lui aussi se déroulant en partie dans le milieu maritime, lui aussi parlant de disparition. On retrouve donc certains éléments récurrents chez Panaccione dans ce nouvel album, qui doit se lire posément, et peut-être d'une traite, ce que je n'ai pu faire.

J'ai aimé -mais il s'agit de mes goûts personnels- l'intrusion du fantastique dans ce séjour pas facile de Lucie dans une famille qu'elle semble ne pas connaître (ce qui me semble quelque peu étrange et imprudent de la part de sa mère ; mais je me trompe peut-être, ou bien je n'ai pas à la juger). Le choix de faire un récit muet me semble assez judicieux, car la fillette semble ne pas parler ni comprendre un seul mot d'italien ; par ailleurs l'universalité du langage ne passe pas que par la parole, et heureusement, car on voit que Lucie finit par s'habituer à cette nouvelle vie, en grande partie grâce à la gentillesse de ses... oncle et tantes ? et l'amitié d'un garçon rencontré sur la plage.

Alors bien sûr le fantastique s'installe peu à peu, la fillette y est de plus en plus confrontée, et le récit nous permet de comprendre un peu ce qu'il s'est passé en 1947 à proximité de Gallinaria, mais aussi le lien -ténu- qu'elle entretient avec ce drame. Il y a quand même des petites choses un peu capillotractées dans ce cheminement, dans ces liens. Il faut aussi prendre certaines séquences comme de la métaphore ou de l'onirisme, sinon on risque de décrocher. Mais j'ai bien aimé ces séquences un peu décalées, un peu bizarroïdes, même si elles ne me semblent pas toutes répondre à la logique interne du lien qu'elle entretient avec les personnages... L'album est un poil trop long également, je pense que deux ou trois séquences sont redondantes.

Son trait est assez surprenant ; on dirait parfois des croquis assez poussés, un style hésitant entre de la ligne claire et de l'école Spirou (à l'instar de Clarke). C'est loin d'être désagréable, même si je pense que l'auteur tâtonne encore un peu pour stabiliser son style.


Mais à la réflexion, je pense que j'ai bien aimé.

Nom série  13e Avenue  posté le 22/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Assez surprenante cette histoire... Le début du récit, son ton, son ambiance, font penser à une sorte d'auto-fiction ou de fiction sur un garçon débarquant de sa Province natale dans la grande ville de Montréal, si différente, un récit comme l'industrie graphique nord-américaine peut en produire des dizaines, et de qualité.

Mais il y a cet élément étrange, en la personne d'Ernest. Ernest, le jeune voisin un peu bizarre, qui disparaît dès qu'une tierce personne parle à Alexis. Ernest qui vit dans un appartement délabré... On sent un peu venir le pot-aux-roses, mais c'est tout de même bien amené, surtout si on se met à la place d'Alexis, un adolescent qui essaie de se construire après le décès de son père et un déménagement à Montréal...

François Vigneault illustre d'assez jolie façon cette histoire troublante et sensible, mettant en scène l'histoire imaginée par Geneviève Pettersen.


A suivre.

Nom série  L'Epée sacrée  posté le 22/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nous voilà donc en présence de la première oeuvre, en tant qu'auteur (presque) complet, de Gabriel Rodriguez, qui a déjà à son actif une série réussie comme Locke & Key. Ici l'univers est radicalement différent, puisque son histoire prend pied sur une planète non identifiée, et qu'elle met aux prises différentes races intelligentes.

La jeune Avalon, apparemment "tombée" des étoiles, prend fait et cause pour l'une des parties, et ses capacités surnaturelles vont lui permettre d'une part de récupérer une arme particulière, mais aussi d'avoir un rôle déterminant dans la bataille à venir.

Si visuellement le boulot de Rodriguez est remarquable, il n'atteint pas un niveau époustouflant. Il manque encore cette âme qui en ferait l'égal d'un Moebius (oui, j'ose, car le Monsieur a tout de même fait un travail de grande beauté). Mais ne boudons pas notre plaisir, et saluons donc ces pages très dynamiques, souffrant seulement de quelques erreurs de physionomie ou de perspective. Le travail sur les couleurs réalisé par Lovern Kindzierski est lui aussi de grande qualité, et on a des pages qui sont de véritables bonbons pour les yeux.

Au niveau de l'histoire, je suis moins enthousiaste. On a une longue, très longue, mise en place, on a du mal à comprendre ce qu'il se passe vraiment, où les protagonistes veulent en venir. Avalon quitte son clan de gros matous, se retrouve en compagnie de trois autres personnages dans une quête dont on ne sait rien avant qu'elle n'aboutisse, puis elle participe à une bataille façon Gouffre de Helm (dans le Seigneur des Anneaux) qui n'a ni queue ni tête. Et lorsque la bataille se termine... Eh bien c'est la fin de l'histoire, il semblerait, car Delcourt ne donne aucune information sur une éventuelle suite... Du coup, si le sort des survivants et les enjeux sous-tendant la bataille avaient pu instiller de l'intérêt chez le lecteur et si on aurait voulu en savoir plus les origines d'Avalon, par exemple, cette fin abrupte le dissipe un peu brutalement.


Dommage. Je donne la moyenne pour le dessin, appétissant.

Nom série  Echoes  posté le 22/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien le boulot de Kei Sanbe ; tout ce que j'ai pu lire de lui émargeait dans le genre du thriller, que j'apprécie particulièrement, et je suis curieux de lire sa production.


Ici ses héros sont encore des adolescents, dont un est à la recherche du meurtrier de ses parents et surtout de son frère jumeau, 13 ans plus tôt... Ce que j'aime, c'est que son héros Senri n'est pas un gamin propre sur lui, mais plutôt une sorte de petite frappe, avec un bon fond malgré un passé très lourd. Sanbe ne nous fait pas mariner et entre dans l'action très vite, ce premier tome s'achevant d'ailleurs sur un cliffhanger plutôt efficace. On sent que l'intrigue est dense, complexe, et on espère simplement que ça ne va pas durer plus de 5 tomes...

Graphiquement, toujours ces tics qui donnent une patte particulière, un air un brin grognon à ses personnages.

C'est nerveux, efficace, j'adhère.

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