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Nom série  Le Chant des souliers rouges  posté le 19/06/2017 (dernière MAJ le 14/10/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien aimé le début de cette série...

Elle conte comment deux adolescents, aux envies contrariées, échangent leurs chaussures, et leurs destins qui en sont chamboulés. C'est fin, délicat, les choses sont dites de façon allusive, dans une atmosphère un peu diaphane, un peu rêveuse, avec un soupçon d'humour... Aujourd'hui, après avoir lu les 3 premiers tomes, soit la moitié de la série, j'éprouve le besoin de faire une pause et d'en parler. Il faut dire aussi que je n'ai pas encore la série complète mais ce sera -je l'espère- vite réglé.

Ainsi ai-je été surpris par cette première moitié. Je m'attendais à voir une histoire un peu à la Billy Elliott, où un garçon décide, contre l'avis de son entourage et les moeurs en vigueur, d'assouvir sa passion pour la danse. Mais cela n'y ressemble pas du tout. Dans le sillage de Kimitaka, qui veut faire une sorte de challenge avec Takara, la gamine avec laquelle il a échangé ses chaussures quelques temps auparavant, il faut rajouter Tsubura, complexé par ses kilos en trop, et Hana, dont la voix soudainement muée a brisé net les ambitions de chorale. Tous des laissés-pour-compte, des gamins qui ont subi l'avanie de leur entourage et qui ont envie de s'en sortir. Et pourquoi pas en apprenant le flamenco. Une dimension sociale donc, plutôt intéressante.

Côté visuel, Mizu Sahara donne un aspect un brin pleurnichard à ses personnages désenchantés, un côté elfique aussi avec ces visages un peu particuliers, mais cela ne gêne pas la lecture...

Curieux de lire la suite, en espérant qu'elle ne tire pas sur la corde du sentimentalisme.

Nom série  Les Croques  posté le 10/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série-là est bien sympa elle aussi. J'avais bien aimé Nora, réalisé par Léa Mazé, il semblerait que l'on parte sur quelque chose de très bon de la part de cette nouvelle venue dans la BD pour préadolescents et adolescents. ses personnages sont très crédibles, les situations, bien qu'un brin rocambolesques, sont pas mal amenées, et j'avoue qu'il y a ce petit supplément d'âme qui fait soupçonner que ce sera vraiment bien. Et l'avant-dernière page... Enorme ciffhanger.

Côté dessin, elle complète son travail au crayon par des retouches et des couleurs numériques. Dans le style, c'est moins radical que Nora, plus traditionnel.

Avec cette série, Supers et l'excellente Sixtine, on sent chez cet éditeur jeunesse la volnté de monter en puissance sur les projets pour les plus grands, tant au niveau de la maîtrise graphique qu'au niveau de l'ambition des séries. Et c'est tant mieux, les lecteurs de 11-14 ans ne sont pas forcément intéressés que par les chevaux et les super-héros (je caricature complètement).

Nom série  L'Empire : Une histoire politique du Christianisme  posté le 12/11/2015 (dernière MAJ le 10/10/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ambitieux, très ambitieux ce triptyque.

Initié par Olivier Bobineau, sociologue et spécialiste des religions et de la laïcité, il a publié plusieurs ouvrages sur la question.

Au long des 160 pages du premier tome, il propose donc un passage en revue des péripéties et turpitudes qui ont agité et construit l'Eglise catholique au travers de 20 siècles d'Histoire. Les relations tumultueuses avec le pouvoir temporel et séculier, les schismes entre Eglises d'Orient et d'Occident, l'arrivée du célibat dans l'ordre (oui parce que ça n'a pas toujours été officiellement le cas...), rapport à l'argent, tout tout tout, vous saurez tout sur le zizi des curés.

Dans le second tome nous naviguons du XXIIIème au XVIème siècle, et c'est toujours aussi dense, clairement trop par moments. On nous parle des deux, pardon des trois papes qu'il y eut à un moment, de l'égérie des Borgia, des guerres de religion, des croisades, des Jésuites et des ordres mendiants... L'Europe a quand connu un sacré bordel au Moyen-Âge...

L'entreprise est immense, mais Bobineau n'en a cure, et propose un documentaire (mais pas menteur) très très dense, un peu trop parfois, truffé par moments de termes un peu abstrus pour qui n'est pas très au fait de la question. Il y a tout de même un certain nombre de notes explicatives en bas de page et à la fin du volume, ce qui allège un peu la lourdeur de l'exercice.

Il a embarqué dans son entreprise Pascal Magnat, au style très adapté à la caricature, qui démontre une belle inventivité visuelle (super-héros, références visuelles modernes) pour illustrer le propos.

Intéressant, à défaut d'être prenant. c'est même trop verbeux par moments, il est facile de décrocher...

Nom série  Sixtine  posté le 10/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Ouh là là, mais c'est vachement bien, ça !

C'est suite à la sortie du tome 2 que je me suis décidé à m'y intéresser (j'avais loupé le tome 1 à l'époque). Du coup je me suis procuré les deux, et je ne regrette pas, la série fait partie de ma petite bibliothèque de classiques jeunesse désormais.

Imaginez une pré-adolescente qui vit -chichement- avec sa mère depuis le décès un brin mystérieux de son père. Imaginez cette enfant, plutôt débrouillarde mais pas forcément populaire au collège, qui se retrouve plus ou moins escortée par un trio croquignolet de fantômes de pirates. Imaginez cette gamine qui joue des tours pendables à son entourage, mais avec de bonnes intentions... Imaginez des personnages tapis dans l'ombre, qui semblent s'intéresser particulièrement à elle...

Sixtine c'est tout cela et plus encore. On ne vous dira pas tout, mais sachez qu'après Supers, qui est déjà une bien chouette BD, Frédéric Maupomé fait fort avec cette nouvelle série assez ambitieuse, qui nous propose des personnages hauts en couleurs, une histoire très bien ficelée avec plusieurs niveaux de lecture, et un long moment de lecture en perspective, puisque les deux premiers tomes comportent 78 pages chacun.

Sans oublier, bien sûr, le dessin énergique d'Aude Soleilhac, qui semble FAIT pour ce type d'histoire, entre aventure, fantastique et polar. Je me régale, même si j'ai 30 ans de trop.

Nom série  Commissaire Raffini  posté le 02/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que quelques albums de cette série, mais cela suffit, je pense, à donner un avis, même si je compte bien lire le reste.

Ce qui m'a attiré avant tout, c'est le nom de Rodolphe au scénario. J'ai rarement été déçu par son boulot, en dépit d'un académisme qui le met peut-être à part de la production BD actuelle. Et en lisant ces tomes, parmi les plus récents, j'ai été touché par ce personnage sensible, un brin suranné, qu'est l'Inspecteur Raffini. Dans le tome 13, d'ailleurs, Raffini remonte dans ses souvenirs, pour se replonger dans une partie assez émouvante de sa vie...

A côté des scénarios rondement menés par Rodolphe se trouve Christian Maucler, un solide artisan qui enquille les pages de façon assez efficace, tout juste oserai-je une critique sur les couleurs (traditionnelles ?), qui n'aident pas toujours à la lisibilité des cases...

Bref, si vous aimez le classicisme du polar en BD, cette série est faite pour vous.

Nom série  Errances d'Emanon  posté le 02/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On retrouve ce parfum si particulier qui a fait le succès du one-shot Souvenirs d’Emanon : une jeune femme sans tabou ou presque, qui traverse presque impassible les siècles...

Ce rythme apaisant, presque lénifiant, est de retour dans ce deuxième recueil au charme certain. Emanon est belle, intelligente, elle n'a peur de rien, même pas de retrouver son frère, qui ne sait pas sur quel pied danser avec cette étrange frangine...

C'est agréable à lire, contemplatif, un brin philosophique sur les bords, mais pas moralisateur. Le dessin de Tsuruta est assez léger, élégant, bref, de quoi passer un bon petit moment de lecture.

Nom série  Route End  posté le 17/08/2018 (dernière MAJ le 20/09/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bonne pioche en terme de thriller pour les Editions Ki-oon avec ce "Route End". L'intrigue fait un peu penser à certaines séries américaines qui ont pour héros ces nettoyeurs de cadavres, lesquels se prennent parfois au jeu de vouloir enquêter eux-mêmes sur des affaires auxquelles ils sont liés...

Mais c'est un métier aliénant, qui peut attirer des déséquilibrés, ou rendre fou, comme ce couple qui est excité par les scènes de crime et en profite pour faire des galipettes sur les lieux... Cela semble décalé dans le contexte morbide, mais c'est une pathologie qui existe. Je vous renvoie au dérangeant Crash de David Cronenberg, sur un sujet comparable. Bref ici on est dans un contexte un peu trash, mais relativement crédible, même si on notera un certain goût pour la théâtralité du fameux End. Il y a une histoire qui s'amorce avec une policière, mais je ne suis pas sûr que cela se transforme en idylle.

Le tome 2 s'attarde un peu sur les personnages secondaires, mais l'enquête progresse, de façon assez intéressante, avec un joli cliffhanger en fin de tome : je continue ma lecture.

A côté de cela le dessin de Kaiji Nakagawa est efficace, nerveux, même si je trouve qu'il manque de maturité sur certains visages, comme ceux des deux héros : c'est ce qui m'a fait baisser ma note à 3.

Nom série  Lost Children  posté le 09/05/2018 (dernière MAJ le 14/09/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette nouvelle série nous propose de suivre le parcours de deux enfants que tout oppose, Yuri et Ran, l'un né dans une caste privilégiée, l'autre traité par un moins que rien par les autres. deux enfants que le hasard va faire se rencontrer, devenir amis, avant de se séparer dans des circonstances non encore révélées dans le premier tome, pour devenir des hommes très différents, à nouveau pris dans les troubles de l'Histoire. L'autrice s'est inspirée de plusieurs sociétés asiatiques, principalement l'Inde mais pas seulement, pour construire le cadre de son histoire, ce qui donne des circonstances réalistes.

Le second tome se déroule entièrement pendant l'enfance des deux enfants, afin de nous faire comprendre pourquoi leur amitié était si forte. Bien vu, mais du coup on perd de vue le récit au "présent", et cela reste assez mièvre.

Son trait est élégant, très lisible, même s'il n'a rien de particulier. Je n'ai pas été accroché outre mesure par ce récit ; je ne saurais dire pourquoi, peut-être à cause, par moments d'une accumulation de clichés, de choses maladroites qu'il est difficile d'exprimer. Je préfère arrêter les frais après la lecture du tome 2.

Nom série  King of Eden  posté le 02/03/2018 (dernière MAJ le 13/09/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le scénariste de Pluto, Billy Bat et Master Keaton est de retour.

Cette fois-ci avec une série assez intrigante, puisqu'elle parle d'un virus qui commence à faire des ravages en divers endroits du monde, poussant à d'abominables massacres commis par des personnes ayant visiblement changé de forme. Oui, on parle de zombies, de loups-garous ou de vampires, chacun de ces termes étant évoqués en attendant de connaître la véritable forme que revêt ledit virus. Le tome 2 va nettement faire progresser l'intrigue, la resserrant vers le nord de la Roumanie, près de la Moldavie et de l'Ukraine, une région où les légendes ont la peau dure, et où les civilisations se sont rencontrées, parfois de façon très violente... Dans les tomes 3 et 4 nous allons faire la connaissance du Roi-Loup, et comprendre un peu pourquoi Teze, mais pas seulement lui, est intimement lié à cette terrible épidémie. J'aime ce mélange de fantastique et d'Histoire.

Si la trame est relativement classique, les différents éléments du scénario sont plutôt encourageants, même si le fait que l'archéologue que les autorités mettent sur la piste de Teze Yoo soit une ancienne camarade de classe.

Le dessin du Coréen Lee, alias Ignito, est racé, dynamique, et se place bien dans le découpage de Nagasaki. Il rappelle un peu, par moments, celui de Naoki Urasawa, excusez du peu, mais ce n'est certainement pas un hasard.

L'une de mes séries préférées du moment, je vais lire la suite.

Nom série  Isabella Bird, femme exploratrice  posté le 11/10/2017 (dernière MAJ le 13/09/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Isabella Bird est donc une exploratrice célèbre, qui à la fin du XIXème siècle, a sillonné différentes régions du globe, et en a fait des récits détaillés, lesquels ont constitué et constituent encore des documents précieux, voire uniques pour les historiens.

Taiga Sassa a choisi de se baser sur les récits de Bird relatant son voyage au Japon en 1878, au début de l'ère Meiji. Une époque où le pays du Soleil levant s'ouvrait tout juste à l'étranger. Il est intéressant de noter qu'au début du moins, l'exploratrice n'a pas rencontré beaucoup de difficultés administratives pour commencer son périple vers le nord, à la rencontre, entre autres, des Aïnous. Par contre, en sortant des sentiers battus, elle va découvrir ce que l'extrême dénuement veut dire. Les Aïnous n'apparaissent pas encore dans les quatre premiers tomes, mais j'avoue que je suis curieux de lire ce que réservent les suivants. On a aussi le choc entre deux mondes, avec par exemple l'Anglaise un rien pudibonde, et les Japonais qui partagent les bains à poil entre les deux sexes. de même ce voyage intervient à une époque-clé de l'histoire du Japon, qui commençait alors à s'ouvrir à l'Occident et à une certaine forme de modernité, sans se départir d'un certain archaïsme parfois désarmant, notamment dans les zones rurales...

Le voyage est agréable, en bonne compagnie, Isabelle et son guide-interprète, Itô, formant un duo à la fois drôle, surprenant et touchant. Les personnages se complexifient au fil des tomes, et l'apparition en périphérie d'un entomologiste européen ne va pas arranger le voyage...

Le dessin de Sassa est assez classique, il lorgne un peu trop vers le shônen ou le shôjô à mon goût par moments, mais il a le mérite d'être minutieux et bien posé.

A suivre.

Nom série  Golden Kamui  posté le 14/09/2016 (dernière MAJ le 09/09/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un manga plutôt atypique : en sus de l'espèce de chasse au trésor, dont la motivation est elle aussi surprenante, nous avons une sorte de guide de voyage dans l'espace et dans le temps, à la rencontre des Aïnous, cette peuplade ayant habité l'île d'Hokkaïdo et les autres îles septentrionales avant les Japonais...

La transmission de leurs traditions étant orale, on a peu de témoignages de leur histoire, tandis que les personnages en faisant partie sont difficilement comptabilisables. Une entrée en douceur dans cette culture animiste très particulière, plus ou moins oubliée au Japon et remise au goût du jour -ou simplement reconnue après des décennies d'étouffement culturel- depuis seulement quelques années. L'auteur se montre assez didactique et pédagogique, mais sait aussi faire respirer ses personnages et ses lecteurs, avec un peu d'humour (comme lors du recueil de l'ourson), finement dosé, tout cela...

Lors du tome 3 de nouveaux personnages prennent de l'importance, pas inintéressants, même si un peu caricaturaux. L'intérêt se prolonge, même si le 4 me semble marquer une certaine respiration. L'intrigue semble se resserrer autour d'un trio atypique, qui prend du plaisir ensemble. L'occasion d'avoir des passages frappés du sceau de l'humour, mais j'espère qu'on va revenir plus longuement au thème principal, cette chasse au trésor pas comme les autres...

Au cours du tome 5 on y revient petit à petit, même si la "respiration" continue, et qu'on en apprend encore un peu sur les moeurs et coutumes des Aïnous et que la nature est mise en avant dans son ingéniosité et sa dangerosité.

Le tome 6 est encore très différent, avec deux sous-intrigues distinctes ; d'abord notre trio d'aventuriers devient quatuor, avec l'ajout de Kiroranke, dont on ne sait pas grand-chose. Le petit groupe arrive dans un hôtel particulier, et le récit bascule dans un mélange de L'Auberge rouge et du Silence des Agneaux. Par la suite on reste dans la "galaxie" des tatouages, avec les deux papys flingueurs qui se retrouvent en plein règlement de comptes à OK Corral dans un port de pêche d'Hokkaido... Surprenant, presque déroutant...

Et le tome 7 est encore différent, avec une ambiance un peu dans le style d'Assault on precinct 13, ou d'autres films de zombies, par exemple. Vous l'aurez compris, nos héros se retrouvent piégés dans une maison, avec des assaillants quelque peu inattendus...

Dans le tome 8 on s'approche d'un élément de l'intrigue du Silence des Agneaux, avec ce détraqué qui... Mais je n'en dirai pas plus, sachez que cela fait avancer un peu l'intrigue principale, que l'on avait plus ou moins perdue de vue dans les descriptions de plats aïnous... Avec le 9 on avance encore un petit peu, malgré une large digression, ou plutôt plusieurs. Le tome s'achève sur un bon cliffhanger, qui relance quelque peu l'intérêt pour la suite.

Les tomes 10 et 11 repartent un peu dans les digressions ; on fait la connaissance d'un couple de criminels un peu à la Bonnie & Clyde, avec une vision de nu féminin presque intégral, aussi incongru que joli. Puis un dépravé qui aime tellement la nature qu'il fait des cochonneries avec. Et toujours Shiraishi pour la part comique du récit. Pas inintéressant de façon fragmentée, mais de façon globale, on s'éloigne pas mal de la trame principale...

Le manga de Noda est très prenant, avec la rencontre entre ce soldat japonais et cette préadolescente aïnoue. Au-delà de cette introduction à la civilisation indigène, nous avons aussi une aventure avec un grand A, avec des intrigues et des circonstances très différentes dans les immensités désertiques d'Hokkaïdo.

Le dessin est nerveux, dynamique et très agréable à l'oeil.

A suivre, même si l'intrigue de base se dilue au fil de digressions plus ou moins intéressantes...

Nom série  Spynest  posté le 08/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Celles et ceux qui ont un peu de curiosité et qui ont creusé le sujet savent qu'Ian Fleming, l'auteur de la série des James Bond, a lui-même eu une vie aventureuse en tant qu'espion de Sa Majesté.

Jean-Luc Sala, très concerné par ce genre de personnages et fan du decorum nazi (mais pas de l'idéologie) pour son inventivité, a décidé de raconter par le petit bout de la lorgnette sa vie, ou du moins une petite portion. Il lui a donc adjoint une espionne trans-Atlantique aux avantages plantureux et intrépide, de nous proposer un récit à la fois enlevé, savamment orchestré en termes de péripéties (comme dans un James Bond), plein de jeux de mots mais aussi de petites allusions loin d'être anodines (sur les peuples persécutés capables de résilience...), tout cela dans un contexte historique aussi troublé que passionnant.

Il restait à trouver le bon dessinateur pour accompagner ce projet qui mêle humour et Histoire, et je dois dire qu'après un premier tome hésitant, Christophe Alliel y trouve sa pleine mesure. Ce n'est pas tout à fait du dessin réaliste, mais son élégance permet de gommer quelques approximations, bien aidée par les couleurs de Facio.

Peut-être qu'un récit un peu plus clair aurait donné une note supérieure, cependant...

Nom série  Pénis de table  posté le 05/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah, voilà une BD qui sort (un peu) des sentiers battus. Cookie Kalkair, auteur québécois, a rassemblé quelques amis masculins aux sexualités diverses afin, justement, d'en parler. Sans tabou, sans filtre.

Le résultat est un album réjouissant, dans la façon dont il aborde ce sujet délicat, avec beaucoup de fraîcheur, d'enthousiasme. Bien sûr, on nous dit qu'il n'y a pas de jugement, mais les protagonistes réagissent quand même aux révélations, aux aveux et aux attitudes les uns des autres. C'est en cela aussi qu'il est intéressant : comment interagissent ces personnages aux appréhensions diverses de LA chose...

Ça parle de masturbation, d'orgasme, de fantasmes, de circoncision, d'éjaculation précoce, de soumission, de bisexualité, de prostate (eh oui), de taille du pénis, de polyamour... Et d'autres choses encore, et c'est bien.

Avec son style semi-réaliste très en vogue chez les indépendants, Cookie Kalkair rend justice à ces hommes heureux. Et c'est bien. Baisons tous avec des partenaires consentants, le monde n'en sera que meilleur.

Nom série  Guarani - les enfants soldats du Paraguay  posté le 05/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le duo d'auteurs argentins Agrimbau/Ippoliti s'est intéressé à uen guerre oubliée, un conflit qui a secoué l'Amérique du Sud il y a 150 ans, une bataille déchirante étant son point culminant : Acosta Ñu.

Au cours de celle-ci, 3 500 paraguayens pauvrement armés, principalement des enfants de 9 à 15 ans, des vieillards et des blessés, se retrouva face à la Triple Alliance, alimentée par les vétérans brésiliens, argentins et uruguayens (15 000 hommes). Une bataille sanglante, une véritable boucherie. Pour commémorer leur mémoire, le 16 août est devenu au Paraguay le Jour des Enfants, un jour férié.

Comme beaucoup d'auteurs désireux de rendre son récit accessible au plus grand nombre, Agrimbau a décidé de raconter la petite histoire pour nous montrer la grande Histoire. C'est plutôt efficace, le photographe français que l'on suit, même s'il est parfois dépassé par les évènements, permet d'en saisir globalement l'ampleur. Et l'horreur.

Le trait de Gabriel Ippoliti est fin bien que charbonneux, très expressif bien que fuyant parfois.

Un bien bel album.

Nom série  Fire Punch  posté le 03/08/2017 (dernière MAJ le 04/09/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un manga qui commence très très bien.

Le début est un peu difficile à supporter si l'on se met dans la peau du héros, lequel doit subir des souffrances inimaginables, mais aussi voir mourir ses proches. C'est noir, très noir, et violent. Et bien sûr, on enchaîne sur une histoire de vengeance relativement classique, mais l'auteur ne s'appesantit pas dessus, et le manga prend, dès ce premier tome, un virage narratif inattendu.

Et même plusieurs, si l'on tient compte de la rencontre avec celui qui est à l'origine de ses malheurs et de son tourment. Et encore plus avec les deux séquences et images finales...

Le tome 2 développe les suites de la rencontre de la fin du tome 1. Agni, en plus de subir des souffrances physiques inimaginables, va devoir faire avec la folie de celle qui l'oblige, quelque part, à collaborer avec elle. A côté de ça, on ne perd pas de vue Sun, qui s'était un temps accroché à notre (anti-)héros. Surprenant en permanence, ou presque.

Le tome 3 prend une autre direction, alors qu'Agni sort du scénario échafaudé par Togata, et semble marquer une sorte de fin de cycle, même s'il se termine sur un énorme cliffhanger, totalement inattendu. La suite propose de nouveaux développements, et la rencontre avec la sorcière des neiges va provoquer un virage assez inattendu dans l'histoire d'Agni...

Au tome 6 survient un total renversement de paradigme, nous partons visiblement sur un nouveau récit.

Le dessin est assez dynamique, même s'il a ce goût d'inachevé sur les visages qui ne me le rend pas super agréable.

Intrigant, très. A suivre, donc.

Nom série  Les Maîtres de Whiteplain  posté le 16/05/2017 (dernière MAJ le 22/08/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui ne brille pas trop par son originalité.

De par sa trame, une saga de propriétaires esclavagistes du Sud profond, avec des secrets, des trahisons, des coups de théâtre. Des drames intimes qui se mêlent à l'histoire tragique des années 1840 à 1870 dans le sud des Etats-Unis. Néanmoins Edouard Chevais Deighton a su placer au fil de son scénario de nombreuses énigmes, entre ce coup de feu qui retentit à la naissance de l'héritier et la disparition de Moïse, en passant par la relation qu'entretient avec lui la maîtresse de maison... Le tome 12 voit la conclusion, dramatique, très dramatique, de l'histoire. Impossible d'chapper à cette gravité, l'époqué était difficile. Mais j'avoue que les multiples points de vue m'ont un peu donné le tournis, à tel point que je ne savais plus trop qui faisait quoi ou ce qui arrivait... La conclusion, elle, est pas mal, même si pas vraiment originale.

Antoine Giner-Belmonte est un petit nouveau dans le monde de la BD. Et c'est curieux car il a un style déjà bien travaillé, fortement inspiré par Christian Rossi, et encore plus par le Jean Giraud de la grande époque de Blueberry, son mentor. Globalement c'est du très bon boulot, qui mériterait de progresser et maturer davantage sur les visages, notamment féminins, qui sont étrangement vides. Sur le dernier tiers du tome 2 on sent un relâchement, peut-être que Giner-Belmonte a été pris par le temps...

Attention toutefois à ne pas s'enfermer dans l'obsession graphique, j'espère que ce dessinateur saura s'en émanciper quelque peu dans le futur.

Un diptyque pas inintéressant bien qu'un peu brouillon, dont le dessin est remarquable.

Nom série  Remington  posté le 22/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un bel objet, un fascicule souple d'environ 30 pages.

Cette série s'inscrit dans l'univers du jeu video en ligne Wakfu, qu'une autre branche d'Ankama a développé et qui connaît un succès grandissant. Mais nul besoin de connaître ledit univers pour bien s'immerger dans "Remington", c'est un premier bon point.

Le second, c'est la qualité du dessin. Adrian, qui travaille déjà sur Wakfu, semble inspiré par plusieurs influences, européenne, asiatique et nord-américaine. Le résultat est plutôt intéressant, avec un dessin solide mais qui hésite parfois vers des mimiques un peu superflues. Le découpage est bon mais l'encrage un peu trop épais par moments à mon goût.

C'est Tot, spécialiste de Dofus/Wakfu, qui a imaginé cette histoire d'un voleur qui entre en possession, avec son frère, d'un lot d'armes intelligentes. Ce n'est pas exceptionnel, mais l'entame est tout de même intéressante, et la fin de ce premier épisode laisse entrevoir la personnalité complexe de Remington. Le fascicule est complété par une série de fiches sur l'univers, pratique pour bien se l'approprier.

Nom série  Team Blast  posté le 17/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tiens, j'ai été très agréablement surpris par cet album.

Non que je doute du talent de Mickaël Roux, qui oeuvre depuis quelques années déjà avec bonheur dans la BD jeunesse, mais c'est plutôt sur le sujet.

En effet Team Blast c'est le nom d'une équipe réunie par le destin, composée d'un frère, une soeur et... un zombie écolo. Oui oui. Et pourquoi pas après tout, vu qu'il se décompose ? Bref, les aventures rocambolesques de cette fine équipe sont l'occasion d'évoquer en passant beaucoup de problèmes dûs à la pollution, à l'empreinte de l'homme sur l'écosystème : marée noire, déforestation, disparition des espèces... C'est ma foi pas mal amené, et si les aventures des trois compères sont un poil trépidantes pour qu'on se pose sur ces différents soucis, ils ont le mérite d'être évoqués, en étant intriqués dans du divertissement presque pur.

Le trait de Mickaël Roux est toujours aussi efficace, même si là j'ai eu l'impression qu'il passait un peu "vite" sur ses cases, et la mise en couleurs de Mista Blatte s'allie bien à son style.

Bref, je recommande.

Nom série  Miss Pipelette  posté le 17/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, voilà une gentille nouvelle série à destination des préaolescentes.

C'est assez rigolo, plutôt frais car très ancré dans notre époque -Eléonore utilise un smartphone, le combo d'enfer pour une pipelette... C'est rigolo, donc, même si un peu répétitif.

Le trait d'Yllya est très agréable, très rond, on sent que la jeune dessinatrice a lu des tonnes de shôjôs et a rajouté sa touche européenne, avec des couleurs assez vives.

Je recommande pour les lectrices de 9 à 12 ans.

Nom série  Noise (Ki-oon)  posté le 17/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc la nouvelle série de Tetsuya Tsutsui, fort bien estimé auteur de thrillers graphiques japonais.

Cette fois-ci il nous propose un décor différent de la plupart de ses oeuvres précédentes, à savoir la campagne, où un jeune homme réussit à faire tourner, et de manière florissante, une petite entreprise qui vous veut du bien : un verger de figuiers... Mais la tranquillité du lieu est troublée par l'arrivée d'un étranger, dont le comportement pour le moins déplacé provoque la méfiance du jeune entrepreneur. Qui apprend assez vite qu'il s'agit d'un repris de justice, condamné pour meurtre et carrément investi de la plupart des vices...

Je l'avoue, cette entrée en matière m'a un peu surpris de la part de Tsutsui, qui se montrait jusqu'alors plus complexe, déroutant et manipulateur dans ses séries. Tant de clichés sur 120 pages, je me demandais ce qu'il préparait, prêt à lâcher l'affaire si cela se montrait aussi prévisible. Et c'est alors qu'au bout de ces 120 pages survient un évènement... Probablement inévitable, mais qui fait changer le paradigme de l'histoire. Et du coup, je suis ferré comme une truite. Et j'ai envie de lire la suite, de voir ce que Tsutsui va faire de cette impasse où se trouvent Keita et ses amis...

Le maître du thriller psychologique est toujours là.

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