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Nom série  Horlà 2.0  posté le 15/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Oui, oui, oui !

Le Horlà fut une lecture un peu particulière pour moi, une première (ou de si peu) confrontation au fantastique, à l'angoisse, vie le récit de Maupassant. Celui-ci a été maintes fois adapté, mais toujours, ou presque, de manière académique. Serge Annequin a pris une trajectoire différente, à savoir inscrire son adaptation dans une sorte d'univers parallèle, où la folie du personnage principal l'amène à se retrouver dans une autre dimension...

Au-délà du raisonnement et de l'environnement fruste,e t daté, de Maupassant, il lie son histoire à la physique quantique, avec un petit passage par la théorie du chat de Schrödinger. C'est tellement évident ! Cette collision lui permet d'amener le Horlà sur d'autres rivages, troublants, angoissants, avec un album qui baigne dans une ambiance d'étrangeté permanente. Il faut dire qu'avec sa tête de lapin -métaphorique, je pense-, K. détonne dans le récit.

Le graphisme de l'auteur, très particulier, participe à cette ambiance. Un album fort réussit, qui réussit la prouesse de se baser sur le récit paranoïaque de Maupassant et l'enrichit par des éléments technologiques modernes.

Une belle réussite.

Nom série  City Hunter Rebirth  posté le 15/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah, quel plaisir de retrouver l'univers de City Hunter !

Oui, vous avez bien lu, des années après l'arrêt de la série mythique de Tsukasa Hôjô, en voici la suite, réalisée, et de belle manière, par un(e) autre auteurice !

Nous sommes dans une sorte de voyage spatio-temporel, avec apparition de Kaori, 40 ans et pucelle, dans l'univers fictionnel qui l'a aidée à supporter sa solitude... Mais, loin de jouer la carte de l'hommage béat, Sokura Nishiki a décidé de faire de sa fangirl un personnage proactif dans un épisode crucial de la série originale, sans toutefois en dénaturer le cheminement. Exercice difficile, mais elle y parvient, à l'instar de son double de papier Kaori. C'est frais, on a encore tout l'esprit de City Hunter, je me suis bien marré à lire cet hommage/parodie/suitemaispastoutàfait.

Sur le plan graphique c'est assez proche de ce que faisait Hôjô, avec un brin de modernité par-ci par-là, mais toujours ces décors inoubliables de Shibuya en toile de fond...

Bref, sans être béat d'admiration, j'applaudis des deux mains et du coucou ce "City Hunter Rebirth" !

Nom série  War is boring  posté le 14/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En voyant cet album, sa couverture, son titre, son sujet... On ne peut pas s'empêcher de penser à Joe Sacco.

En le lisant, ça continue. Car David Axe, ancien correspondant de guerre, y déroule de multiples tranches de vie, qui se résument bien souvent à des reportages sur les théâtres chauds du globe. Des dizaines, entre Europe, Afrique et Asie, en passant par le Proche et le Moyen-Orient. Cela fait beaucoup, bien sûr, mais du coup on perd un peu le fil, c'est décousu... Même si les anecdotes sont pour la plupart assez marquantes... Heureusement qu'il met une deuxième couche à ses anecdotes, à savoir le fait que la guerre, et le fait d'y assister pour en rendre compte, soit devenu pour lui une véritable drogue, une drogue qui marche aussi dans les deux sens, en cause l'addiction du public occidental à l'info en continu... Malheureusement Axe ne va pas assez loin dans son constat, il reste un peu à la surface de choses, c'est dommage.

Matt Bors met en images ces petits récits, de façon très policée, avec un graphisme qui rappelle -et ce n'est probablement pas un hasard- celui de Sacco. C'est clair, très lisible, très linéaire, trop peut-être. Du coup il n'y a pas que War qui soit boring, mais aussi cet album, par moments...

Nom série  Femme rebelle - L'histoire de Margaret Sanger  posté le 06/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, je ne connaissais pas cette figure très importante aux Etats-Unis (mais aussi ailleurs dans le monde) des droits des femmes, mais aussi et surtout du contrôle des naissances.

Curieusement c'est le caricaturiste Peter Bagge qui a choisi de parler d'elle. Et on comprend assez vite : son portrait est corrosif, sans concession : Margaret Sanger était prête à aller très loin, jusqu'à mourir, pour ses idées. Très intéressant. A lire.

Par contre j'ai du mal avec son graphisme, c'est un peu dommage.

A découvrir.

Nom série  Les Nouvelles Aventures de Lapinot  posté le 18/09/2017 (dernière MAJ le 03/02/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On l'attendait un peu, ce retour de Lapinot, malgré la fin si particulière de la série d'origine...

Trondheim avait sans doute pas mal de choses à dire, et sa série fétiche devait lui manquer. Fort d'un peu plus de bouteille, mais aussi par envie d emarquer la rupture, il revient chez l'un de ses éditeurs de jeunesse, l'Association, qui innove du coup en matière de format avec cette collection 48 CC.

Et ce retour est fort réussi, totalement dans le ton de la série-mère, avec ces petites choses d ela vie, ce don inouï pour les dialogues qui sans être m'as-tu-vu sont plutôt crédibles. Après, comme toujours ou presque dans un Lapinot, ça dérape, parfois très loin, mais on sent la maîtrise du récit chez Trondheim.

Dans le tome 2 Trondheim surprend encore son monde en réalisant un album muet, en couleurs, avec... un dessin par page, lequel a été publié sur son compte instagram chaque jour de l'année 2018. Pour une histoire très forte d'ailleurs;

Graphiquement c'est du T. pur jus, c'est très lisible surtout avec les couleurs de Brigitte Findakly.

Content de ce retour et hâte de lire la suite.

Nom série  Champignac  posté le 03/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
OUI, oui, OUI !!!

Depuis quelques année maintenant les Editions Dupuis ont décidé de décliner l'univers de Spirou, de l'ouvrir à d'autres auteurs que ceux de la série-mère, pour que toutes les bonnes idées créatrices puissent s'exprimer. Je mets bien sûr de côté le Marsupilami, qui vole de ses propres ailes de branche en branche en Palombie depuis longtemps. Mais après Zorglub, c'est son vieil ami et adversaire Champignac qui a les honneurs d'un one-shot, du moins pour l'heure, car si c'est un succès, j'imagine que l'essai sera reconduit.

Et je dois avouer qu'à mon avis tous les voyants sont au vert pour que cela continue. Champignac est un personnage fascinant, riche de possibilités, d'autant plus que son passé a été assez peu exploité jusqu'à présent par celles et ceux qui se sont emparés de Spirou... et en effet, en faire un héros discret de la seconde guerre mondiale est une superbe idée. Suivie d'effet, car je me suis retrouvé à dévorer un excellent album, qui respecte à la fois l'univers de référence (avec de nombreux clins d'oeil aussi cohérents que crédibles) mais aussi, de manière globale on va dire, les évènements qui ont fait l'Histoire. Et sabre de bois, c'est diaboliquement bon ! Le duo Béka tient admirablement sur ses pieds dans ce numéro d'équilibriste, je ne me suis pas amusé à vérifier si les explications données sur le système de fonctionnement d'Enigma étaient exactes, mais il y a eu suffisamment de littérature, au sens large, sur le sujet depuis 40 ans pour que ça le soit.

A côté de cela, on apprend que ce cher Pacôme a eu une vie sentimentale à cette époque, et on a hâte de savoir comment sa relation avec Miss Blair va évoluer...

Un seul bémol, qui est le même que celui relevé par Ro : nonobstant les ajouts bienvenus de Ian Fleming, j'ai trouvé que le trait était un peu trop appuyé sur la fin de son intervention. Mais pour le coup, c'est anecdotique, car l'ensemble est vraiment réussi.

Côté dessin David Etien se place dans la lignée de Tome & Janry, dont j'avais littéralement adoré le travail dans Spirou et Fantasio ; il est leur digne héritier en termes d'élégance, de dynamisme et de maîtrise graphique. Il est capable de tout dessiner, avec aisance. Je valide, je survalide !

Ah, ça fait du bien...

Nom série  Séverin Blaireau  posté le 01/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah, la voilà, la première série jeunesse réalisée par Chandre ! Il y a dans le trait de ce dessinateur une malice, une rondeur, qui le prédisposent à réaliser des récits pour les jeunes. Une clarté dans le trait, dans la gestion des couleurs, aussi.

Il le prouve donc de manière éclatante avec Séverin Blaireau, l'histoire de ce personnage débonnaire et intelligent qui rend service à son prochain. Ici il s'agit d'une jeune pirate, dont le galion s'est échoué dans la forêt, après qu'elle ait oublié le chemin pour repartir... Simple sur le papier, cette histoire est pourtant bien menée, sans temps mort, on ne lâche pas le livre jusqu'à sa conclusion.

Même s'il ne donne pas toute sa générosité, sa maturité dans ce récit jeunesse, le sens de la mise en scène de Chandre (la pleine page où l'on découvre le bateau !) permet d'en prendre plein les yeux. Les préados adorent.

A bientôt pour de nouvelles aventures avec Séverin Blaireau !

Nom série  L'Orphelin de Perdide  posté le 28/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bonne surprise que ce diptyque, le premier projet porté par Comix Büro depuis l'arrêt de sa collaboration éditoriale avec Ankama. Le rachat du label par Glénat n'y est peut-être pas étranger, mais qu'importe, la qualité est là.

Je l'avoue, à ma grande honte, je n'ai jamais vu le film de René Laloux, ni même l'album qui en a résulté. Et je n'ai pas lu le roman à l'origine de tout, c'est donc avec un regard totalement neuf que j'ai lu tout ça, sachant que certains récits de Wul ont déjà été magistralement adaptés, comme le Niourk de Vatine.

Le dessin d'Adriàn, auteur espagnol, m'a fortement séduit dès les premières planches : épuré, nerveux, léché, il permet cependant de placer le récit dans de belles ambiances, extrêmement lisibles. Je me suis vraiment régalé avec ce graphisme que je place entre Vatine et Munuera. Peut-être des choses à redire sur les regards des personnages, pas super expressifs, mais c'est vraiment pour chipoter. Alors bien sûr, c'est du numérique, de A à Z ou presque, mais franchement, c'est beau.

En ce qui concerne l'histoire, je dois dire que je me suis laissé facilement embarquer, et que je n'ai vu le pot-aux-roses qu'à la fin, lorsqu'il est dévoilé, même s'il y a une ou deux petites allusions en cours de route. Et du coup j'ai enfin compris le titre du film... Je ne comprends pas trop le grief de Noirdésir ; oui c'est linéaire, oui on se retrouve avec deux trames narratives menées en parallèle, mais peut-être a-t-il été trop influencé par le film de Laloux, où l'ambiguïté est probablement plus prégnante...

Bref, un excellent moment de lecture pour ma part.

Nom série  Beastars  posté le 18/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga émarge dans plusieurs genres ou plutôt traite de plusieurs sujets : on a une histoire de tueur dans une école fréquentée par des animaux qui se mélangent. un peu. La frontière et la défiance entre herbivores et carnivores sont fortes.

Mais au-delà de l'atmosphère de suspicion, voire de terreur induite par l'assassinat sauvage qui a endeuillé l'Institut Cherryton, c'est aussi une plongée dans la réalité des établissements scolaires de notre époque qui nous est proposée : harcèlement, sexualité, isolement, clubs fermés... Seule l'éducation n'est pas vraiment abordée...

C'est plutôt agréable et intéressant à lire, surtout si l'on considère Beastars via le prisme de l'allégorie du milieu scolaire. On sent que l'autrice a pas mal de choses à raconter, reste à voir comment ça va se goupiller au-delà des deux premiers tomes, que Ki-oon a sorti simultanément. Ce n'est quand même pas la bombe annoncée.

Par contre, au niveau du dessin, je suis un peu moins positif. cela manque à mon goût de maîtrise, de sûreté dans le trait, certaines cases relèvent plus de l'esquisse, du crayonné, que d'un encrage à proprement parler. C'est une tendance pour certains mangas, mais cela me gêne. Je lirai cependant la suite avec intérêt.

Nom série  Barrage  posté le 08/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc une série se plaçant avant le succès My Hero Academia, dont la publication surfe ce succès.

Comme Gaston je suis étonné de l'appellation Space Opera qui lui est accolée, car pour l'essentiel il s'agit, dans le premier tome du moins, d'un banal récit de fantasy comme on en lit des tonnes - et pas seulement en manga. Banal mais pas forcément mauvais. En effet cette version fantasmée du Prince et le Pauvre (Mark Twain) tourne très vite au glauque, puisque le Prince, juste après avoir échangé son rôle (ou presque) avec le Pauvre, se fait dézinguer, on ne sait trop par qui...

Le personnage d'Astro est intéressant, car il est avant tout mû par le souhait de procurer une vie décente aux enfants des rues qu'il recueille, mais il est toutefois un peu caricatural dans son entêtement...

Après le dessin est franchement bon, déjà mature avant la série qui fera la célébrité et la fortune de son auteur. C'est agréable, je lirai le deuxième et second tome non sans déplaisir.

Nom série  Salinger, avant l'Attrape-Coeurs  posté le 03/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Qu'est-ce que je me suis ennuyé...

J'ai voulu lire cet album, car je ne savais rien de JD Salinger, l'auteur énigmatique de l'Attrape-Coeurs, un roman qui reste -lui aussi- encore une énigme pour moi, ne l'ayant pas lu. Oui, j'avoue mon ignorance complète...

Et ce que j'en ai appris sur son auteur dans cet album ne m'a pas incité à vouloir l'ouvrir. C'est d'une intérêt très relatif, on voit les errances sentimentales d'un personnage somme toute très maussade, sur ses hésitations, ses interrogations existentielles en tant qu'écrivain en devenir, et... Bof.

On sent pourtant que le sujet a été très creusé par la scénariste, qu'elle a dû y passer beaucoup de temps, sans doute passionnée par le personnage. Elle n'a pas réussi à me transmettre cette passion.

Côté graphique, Eva Rossetti joue sur des ambiances bien agréables, réhaussant le dessin qui est loin d'être maladroit, même si je n'en suis pas très amateur.

Je ne dois pas faire partie des personnes sensibles à ce genre de personne... Mais je reconnais qu'il y a eu du boulot.

Nom série  Léviathan (Casterman)  posté le 04/03/2016 (dernière MAJ le 20/11/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après la "reprise" de Bob Morane, le duo Brunschwig/Ducoudray embraye sur un scénario original dans un autre registre. On est en effet dans du post-apocalyptique, un post-apocalyptique qui va peut-être se muer en survival.

Mais n'allons pas plus vite que la musique et savourons ce premier tome, dans lequel l'action est encore peu présente, puisque l'essentiel de la trame concerne des témoignages et des tranches de vie d'habitants de Marseille, laquelle vient de recevoir une énorme météorite dans l'un de ses quartiers.

Les deux co-scénaristes font doucement monter la pression, entre mystère entourant ce corps céleste, dimension sociale et enquête policière menée par deux personnages dont l'un au passé tourmenté. On peut discerner plusieurs couches dans ce récit, et malgré une pagination de 68 pages pour ce premier tome, c'est un poil confus. En effet, même si on comprend assez vite qu'il y a 4 ou 5 personnages principaux, exerçant des métiers peu exploités dans la BD, il se passe beaucoup de choses, et cela fait pas mal d'informations à digérer en une fois. Une relecture attentive permet de mieux dégager les enjeux et les personnages, et nul doute que la suite va encore permettre d'éclairer tout cela.

Nous avons donc un thriller post-apo aux relents de monster-movie. Une montée en puissance savamment orchestrée, mais avec des choses en plus. Ce qui me plaît dans le boulot commun des deux scénaristes, c'est cette place forte donnée à la dimension sociale. Laïcité, lutte des classes, histoire coloniale et même histoire d'amour sont présents en filigrane dans cette nouvelle série, lui conférant un ancrage fort dans notre société multiculturelle et pourtant sujette à tant de contradictions. C'est en celà qu'on peut mesurer une histoire réussie : son ancrage fort dans une société, quelle qu'elle soit.

Les deux compères se sont adjoints un nouveau collaborateur en la personne de Florent Bossard, connu pour ses travaux de coloriste, mais aussi pour avoir assuré le dessin de L'Ours-Lune. Il se montre sérieux, précis dans son cadrage et sa mise en scène. Je suis encore un peu réservé quant aux visages de ses personnages, qui me semblent manquer de maîtrise par moments. Mais il progresse au fil de l'album, et sa dernière séquence est, à défaut de puissance, dotée d'une belle énergie.

*Mise à jour après lecture du tome 2*

J'ai appris entre temps que la série était abandonnée. Une mauvaise nouvelle, car la lecture de ce deuxième opus m'a confirmé son ampleur potentielle. La narration était en effet en train de se déployer, toujours autour de plusieurs personnages-clés, avec des personnalités complexes. Tout cela dans un contexte post-apocalyptique, propice à de nombreuses péripéties oscillant entre le social et la terreur.

Le dessin de Florent Bossard avait lui aussi nettement progressé, lorgnant par moments du côté de ce que fait Christian Rossi, avec encore des hésitations en termes de visages ou de morphologies.

Dommage, vraiment dommage que l'éditeur ait mis fin à cette série. Je lui conserve cette bonne note car j'ai pris du plaisir à lire les deux tomes sortis. Les auteurs la méritent.

Nom série  Et si l'amour c'était aimer ?  posté le 18/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vue la moyenne des notes ci-alentour, nul besoin n'est de faire de l'explication de texte en ce qui concerne ce nouvel album de Fabcaro.

Après "Plus qu'hier, moins que demain", il creuse le sillon des relations de couple en se focalisant cette fois sur une histoire extra-conjugale, entre la femme d'un patron de start-up (tiens, bizarrement, elle n'a pas d'autre existence, il semblerait que Sandrine soit femme au foyer...) et un livreur de macédoine. Le ton est donné dès les premières cases, entre absurde et parodie de romans-photo des années 1970, des soap opéra ou d'autres comédies romantiques. On se marre très vite face aux dialogues surréalistes, aux discours à rallonge ou aux situations complètement décalées.

Et toujours avec des plans fixes, des personnages inexpressifs au possible, ce qui ajoute au comique de la situation.

Fabcaro, j'en veux, j'en redemande !

Nom série  Zéropédia  posté le 18/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ce Zéropédia, Fabcaro, sans changer de registre, sort un peu de sa zone de confort. En effet il nous propose de passer au scanner du rire certaines questions scientifiques quelques peu originales...

Rien de bien original, évidemment, mais ce qui en fait le sel, c'est la façon dont le scénariste répond à ces questions, qui sort des sentiers battus, nous vaut des situations plutôt rigolotes, voire totalement inattendues. L'efficacité de cet album repose également sur le boulot graphique de Julien Solé, qui après son album sur les requins, montre qu'il prend goût à l'illustration "scientifique", au sens large.

Bref, on se marre, on apprend des trucs, et c'est l'essentiel. c'est le genre d'album qu'on lit de façon perlée, aux toilettes lors d'une station prolongée.

Nom série  Moins qu'hier (plus que demain)  posté le 18/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fabcaro, après s'être moqué de lui-même, avoir montré son acuité à analyser et déformer les soap opera, s'attaque à un autre gros morceau : les couples.

Et comme d'habitude, c'est un bijou. Il utilise désormais le même running gag ou fil rouge dans plusieurs de ses albums, avec une situation apparemment anodine (ici un homme seul dans son lit, visiblement délaissé par sa compagne), et en fera la ponctuation de son album, constitué de saynètes, aussi absurdes que drôles. Et tout ça à base de plans fixes (mais pas photocopiés), sur lesquels mon humoriste préféré plaque ses dialogues savoureux. Je me suis esclaffé à plusieurs reprises.

Bref, c'était très sympa.

Nom série  O.S.E. - Overcome Survival Experience  posté le 18/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avoue, j'avais un a priori plutôt méfiant au sujet de ce manga français...

Je pensais qu'il s'agissait d'une espèce d'historiette mettant en scène une bande d'otakus se faisant piéger dans un jeu video nouvelle génération, un jeu qui permettrait de guérir des phobies... Phobique moi-même, je n'en attendais non pas une formule miracle, mais plutôt une réponse à ma curiosité...

Après une mise en place longue, vraiment longue (peut-être un péché de jeunesse de la part du scénariste ?), on a un renversement de posture qui, je l'avoue, m'a un peu désarçonné, et du coup, véritablement accroché. Quid de l'équipe de geeks désignée pour participer au jeu en avant-première ? Que va-t-il advenir de Sarah (ou Sarha ? les deux orthographes sont utilisées...) dans la suite ? Pas mal de questions se bousculent dans la tête du lecteur à l'issue de ce premier tome.

Graphiquement c'est vraiment pas mal du tout ; il faut dire que Shaos a débuté sur la série avortée Holy Wars il y a une dizaine d'années, et qu'il a bien progressé depuis. On remarquera son goût pour les formes langoureuses des héroïnes. On passe pas loin du fan service par moments, mais c'est plaisant à regarder, à défaut, peut-être, d'avoir un peu de caractère.

Bref, je suis curieux de lire la suite.

Nom série  Les Montagnes hallucinées (Tanabe)  posté le 18/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une nouvelle adaptation du roman classique de HP Lovecraft, cette fois-ci à la sauce manga.

Ma lecture de l'original, et même de son adaptation par Culbard, remontant à quelques années, c'est avec un regard presque neuf que j'ai pu l'aborder... Et l'apprécier. Outre la couverture assez psychédélique de Tanabe, l'intérieur est vraiment bien foutu : l'auteur et adaptateur laisse le temps au récit de s'installer, pose les ambiances, joue sur le gigantisme des paysages et la sidération des personnages... Le contraste entre le noir et le blanc prend une nouvelle dimension ici, avec ces montagnes noires qui sont une menace sourde et terriblement oppressante...

Tanabe réussit à mon sens à bien saisir le goût de l'indicible si cher à Lovecraft, même si dans ce premier volet du diptyque on reste un peu sur notre faim, assommés par ces amas de corps, de débris et de glace enchevêtrés. Un seul petit défaut au niveau du graphisme, la totalité ou presque des personnages qui ont des yeux clairs, ce qui gêne un peu à la lecture...

Mais ça sent bon pour la suite et fin...

A noter ce petit plus apporté par Ki-oon, une couverture en imitation cuir, qui en fait un bel objet dans la bibliothèque, ce qui augmente fatalement le prix : 15 euros.

Nom série  Easy Likers  posté le 18/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bon, une fois de plus je dois témoigner de mon manque d'ouverture en termes d'humour...

Je vois bien où veut en venir PIT, en poussant jusqu'à l'absurde des conversations, des situations vécues sur les réseaux sociaux, mais... Pour moi ça ne fonctionne pas. Peut-être parce que justement c'est un absurde qui me semble passer à côté du sujet. Je comprends les vannes, ce qu'il veut démontrer, mais ça tombe à plat.

Et le graphisme, très simple, n'est pas en cause, car dans l'humour ce qui m'intéresse le plus c'est l'impact des mots. Je ne dois pas être la bonne personne, désolé.

Nom série  Si je t'oublie Alexandrie  posté le 18/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Nous n'irons pas voir Auschwitz, Jérémie Dres repart donc sur les traces de sa famille, juive du Caire puis d'Alexandrie...

En compagnie de sa mère, qui apporte sa touche un peu fantaisiste mais n'entrave en rien l'enquête familiale, il nous propose donc un voyage dans le temps de l'Egypte de l'entre deux guerres puis l'après guerre, où les communautés religieuses vivaient en harmonie, avant que tout ne se dégrade... C'est très intéressant pour comprendre une partie du conflit latent au Proche-orient, les différentes mouvances juives (on s'y perd un peu quand même).

Jérémie Dres a un style relativement naïf, très ligne claire, mais qui ne gêne en rien la lecture de ce récit hybride.

Sympathique.

Nom série  Le Chant des souliers rouges  posté le 19/06/2017 (dernière MAJ le 14/10/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien aimé le début de cette série...

Elle conte comment deux adolescents, aux envies contrariées, échangent leurs chaussures, et leurs destins qui en sont chamboulés. C'est fin, délicat, les choses sont dites de façon allusive, dans une atmosphère un peu diaphane, un peu rêveuse, avec un soupçon d'humour... Aujourd'hui, après avoir lu les 3 premiers tomes, soit la moitié de la série, j'éprouve le besoin de faire une pause et d'en parler. Il faut dire aussi que je n'ai pas encore la série complète mais ce sera -je l'espère- vite réglé.

Ainsi ai-je été surpris par cette première moitié. Je m'attendais à voir une histoire un peu à la Billy Elliott, où un garçon décide, contre l'avis de son entourage et les moeurs en vigueur, d'assouvir sa passion pour la danse. Mais cela n'y ressemble pas du tout. Dans le sillage de Kimitaka, qui veut faire une sorte de challenge avec Takara, la gamine avec laquelle il a échangé ses chaussures quelques temps auparavant, il faut rajouter Tsubura, complexé par ses kilos en trop, et Hana, dont la voix soudainement muée a brisé net les ambitions de chorale. Tous des laissés-pour-compte, des gamins qui ont subi l'avanie de leur entourage et qui ont envie de s'en sortir. Et pourquoi pas en apprenant le flamenco. Une dimension sociale donc, plutôt intéressante.

Côté visuel, Mizu Sahara donne un aspect un brin pleurnichard à ses personnages désenchantés, un côté elfique aussi avec ces visages un peu particuliers, mais cela ne gêne pas la lecture...

Curieux de lire la suite, en espérant qu'elle ne tire pas sur la corde du sentimentalisme.

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