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... a posté 5895 avis et 2258 séries (Note moyenne: 2.87)

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Nom série  Myrmidon  posté le 16/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD pour jeunes enfants est basée sur un concept assez proche de la série Petit Poilu qui a très bien marché pour le jeune lectorat. C'est le concept d'une histoire qui se déroule globalement toujours de la même manière du début à la fin de chaque album, avec ici le jeune héros qui découvre un nouveau déguisement, et une fois enfilé il va vivre une aventure imaginaire en rapport avec ce déguisement jusqu'à ce que finalement il enlève le déguisement et que la tranquille réalité retrouve sa place.
Les histoires muettes ainsi racontées sont très simples mais soutenues par un dessin très agréable et mignon. J'aime sa mise en page, son cadrage et le contraste de ses couleurs lumineuses face aux décors souvent uniformément blancs.
C'est agréable à lire, même si plutôt vite lu, mais grâce au joli dessin ça peut plaire autant aux parents qu'aux petits enfants.

Nom série  Petit le poisson  posté le 16/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD est clairement destinée à la petite jeunesse, 3 ans et plus.
Le dessin est très simple, très naïf, le type de dessin pour petits enfants dont quelqu'un qui ne verrait pas la maîtrise du trait derrière l'apparente simplicité serait tenté de dire "ma petite soeur dessine pareil". Le style est assez efficace, mais ça ne me motive pas à l'achat d'une BD.
L'histoire est simple également. C'est l'histoire d'un petit garçon qui pêche un petit poisson et le met dans un bocal, mais à chaque fois le poisson grandit jusqu'à remplir tout le bocal. Il faut donc le mettre dans un espace de plus en plus grand. Le récit pourra amuser un peu les enfants mais il se lit néanmoins trop vite à mon goût. Ceci dit, j'ai trouvé la chute finale assez amusante.

Nom série  Le Dernier Atlas  posté le 12/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Le Dernier Atlas est une BD étonnante, mêlant dans un cocktail très réussi de nombreux genres.

A la base, il s'agit d'une Uchronie. Les auteurs imaginent un monde où un ingénieur algérien, du temps de l'Algérie française, a permis la création au milieu du 20e siècle de robots géants fonctionnant avec une pile nucléaire, servant pour des grands projets de travaux publics et ayant permis un développement urbain amélioré de la France et de l'Algérie. Ce développement a retardé de 15 ans la guerre d'Indépendance algérienne mais au final ces robots ont pratiquement tous été démantelés suite à un accident nucléaire. Ces fameux robots sont la clé de voûte du récit. Il faut admettre qu'il sont fascinants dans leur taille, dans ce qu'ils dégagent et dans leur forme qui rappellera forcément celle du robot géant du dessin animé le Roi et l'oiseau, auquel une référence directe est faite dans les premières pages du récit.

A ce concept de science-fiction finalement assez discret s'ajoute un récit de polar très prononcé. Le héros principal est en effet un petit gangster Nantais, suffisamment doué dans ce qu'il fait pour attirer l'attention d'un vrai gros bonnet dangereux. Cela va l'amener à travailler à une échelle internationale, entre France, Algérie et Inde. L'ambiance mafieuse, avec hommes de main, guerres de territoires et règlements de compte, est ce qui compose l'essentiel de la structure du récit du premier tome actuellement paru.

Et finalement, à ce cocktail vient s'ajouter une touche de fantastique avec une menace mystérieuse et très originale qui prend forme en plein cœur du désert algérien. Et seule la difficile remise en état de l'un de ces fameux Atlas semble pouvoir être en mesure de l'arrêter, sans qu'on sache encore vraiment pourquoi ni comment.

C'est un récit dense, complexe et très prenant. Il fourmille de bonnes idées et de concepts originaux amplifiés par la façon dont les genres s'y mélangent. Il fonctionne à la manière d'un feuilleton qui tient le lecteur en haleine et implique peu à peu de plus en plus de protagonistes, chacun avec des personnalités marquées et intéressantes.
L'ambiance d'uchronie légère est très bien rendue, avec notamment une large mise en avant d'une Algérie légèrement différente de celle qu'on connait de nos jours, et surtout d'une indépendance acquise différemment. Et j'aime l'aura qui se dégage de ces robots titanesques au look assez désuet, très mécanique.
Le dessin de Hervé Tanquerelle est efficace. Il est soutenu par le design de Fred Blanchard qui a notamment contribué à l'aspect des fameux Atlas et j'imagine aussi à celui de l'étrange menace qui pèse sur le monde. Si la narration graphique est impeccable, le trait du dessin m'a tout de même paru légèrement hésitant. Pour une histoire d'une telle envergure, je lui aurais préféré un style plus net et précis.
Mais c'est un regret qui disparaît assez vite tant le récit est captivant et original. Arrivé en fin de premier tome, après plus de 200 pages qui ont coulé comme du bon vin, on demande vraiment à savoir la suite !

Nom série  Hyver 1709  posté le 12/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est en lisant une telle BD qu'on se rend compte qu'on ne connait finalement le règne de Louis XIV que dans les grandes largeurs et avec une vision trop souvent centrée sur les ors de Versailles. En racontant des événements se déroulant durant la période la plus dure de son règne, vers la fin de l'épuisante guerre de Succession d'Espagne, et surtout durant le terrible hiver de 1709 et la famine qu'il a causé, et en nous plaçant loin de Versailles, c'est tout un univers plus complexe et dangereux que j'ai découvert, un univers particulièrement adapté à un récit d'aventure comme il nous est compté ici. Il mélange en effet récit de pirates, combats de cape et d'épées, espionnage et guerres de religion. Un cocktail étonnant qui m'a tenu en haleine tout du long.

J'ai aimé cette plongée dans la France de l'époque et dans la terrible dureté de cet hiver. J'ai aimé ce récit prenant et bien mené du début à la fin tout en étant si crédible qu'on l'imagine facilement tiré de faits authentiques. Et j'ai aimé le dessin fin et précis de Philippe Xavier.
Très bonne série d'aventure et d'Histoire, soutenu dans la version intégrale par un dossier historique très complet en fin d'album.

Nom série  La Croisade des Innocents  posté le 12/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Croisade des Enfants, dans l'Histoire, est le nom donné à deux tentatives de croisade lancées par des miséreux essayant de rejoindre la Terre Sainte et Jérusalem, l'une partant d'Allemagne, l'autre de France. Le mot Enfants dans le cas présent signifiait Enfants de Dieu, dans le sens où il ne s'agissait pas vraiment d'enfants mais de simples et pauvres hommes du peuple, même si l'une de ces deux croisades fut effectivement initiée par l'action d'un jeune berger. Et d'ailleurs, neuf ans avant la présente BD de Chloé Cruchaudet, une autre série, La Croisade des enfants, se basait sur les mêmes faits historiques pour raconter une fiction autour de ce périple.

La Croisade des Innocents prend au mot l'appellation de ces cortèges historiques pour en faire une véritable expédition composée uniquement d'enfants ou de jeunes adolescents. Elle se base en grande partie sur la réalité du cortège parti d'Allemagne, la mélangeant ensuite au mythe de l'autre cortège parti de France.
C'est un récit réaliste et assez cruel. La dureté du moyen-âge de l'époque fait écho à la cruauté innocente des enfants. On se doute d'emblée que l'expédition est vouée à l'échec et au drame. En cela, l'intrigue est un petit peu décevante car il y a finalement peu de surprise mais plutôt un destin fatidique et inéluctable où au mieux on se demande si quelques-uns vont quand même en réchapper. Mais la narration tient le lecteur en haleine et on ne s'ennuie pas au long des plus de 150 pages de l'album.

Nom série  Gramercy Park  posté le 09/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après une entame un peu confuse où l'on se demande qui sont les protagonistes et quels sont leurs objectifs, les pièces du puzzle se mettent en place et on a droit à une histoire entre le roman graphique et le polar.

L'histoire met un peu longtemps à se mettre en place et sa conclusion m'a laissé un petit peu sur ma faim. Mais elle tient la route et présente une certaine dose d'originalité.

Mais c'est surtout l'ambiance de ce récit et de son graphisme qui m'ont séduit. J'ai aimé ces décors de bâtiments new-yorkais des années 50, ce contraste entre quartiers pauvres et appartements cossus, et aussi cette vision qu'on en a depuis les toits. Les quelques passages parisiens, plus précisément sur les toits (là encore) de l'Opéra Bastille, sont jolis également. Il se dégage de ce récit une belle atmosphère. Et le dessin le rend bien, offrant également une bien jolie héroïne.

Nom série  Dans les yeux de Lya  posté le 04/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans les yeux de Lya, c'est l'histoire d'une jeune femme de 17 ans devenue paraplégique suite à un accident de voiture survenue quatre ans plus tôt. Désormais étudiante en droit, elle intègre pour le temps d'un stage un grand cabinet d'avocats qu'elle a choisi spécifiquement car l'un d'entre eux a traité les suites de son accident à l'époque. Or Lya a découvert que ses parents lui ont caché avoir accepté un marché financier en échange de l'abandon des poursuites envers le coupable de son accident. Même si c'est ce marché qui a permis à Lya de faire ses études, elle veut absolument savoir qui est le lâche qui a fui ses responsabilités pénales en échange d'une simple somme d'argent.

Nous suivons donc Lya dans ce cabinet d'avocats, essayant de mener son enquête malgré son handicap physique, comptant pour cela sur l'aide de son meilleur ami qui l'héberge et craignant d'être découverte par les autres employées du cabinet et forcément par l'avocat qu'elle vise en particulier.

J'ai beaucoup aimé le dessin de Justine Cunha. C'est un dessin que j'aimerais rapprocher d'un cocktail entre le dessin vectoriel de Arthur de Pins (Zombillénium) et le dessin proche de l'animation d'Etienne Jung (Gargouilles). J'aime ce style net et assuré, rendu lumineux par la colorisation sobrement assistée par ordinateur. Cela offre des planches à la narration claire, avec des personnages très agréables visuellement, notamment l'héroïne elle-même qui est aussi mignonne que visiblement déterminée.

Le sujet du récit est plutôt original puisque nous y suivons une jeune détective amatrice qui enquête sur une affaire qui la concerne directement, agissant en agent infiltré. D'autant plus original que cette dernière est physiquement handicapée et doit surmonter les difficultés que cela implique pour mener son enquête. Et c'est d'ailleurs agréable de la voir pouvoir compter sur son proche entourage.
Pour le premier tome actuellement paru, l'action est pourtant peu présente et le contexte évolue très doucement. Ce côté lent pourrait lasser les amateurs de récits plus animés, mais j'ai envie de donner sa chance à la suite du récit car les bases sont bien posées et, notamment grâce au très agréable dessin, j'ai bien envie de savoir la suite.

Nom série  Avant  posté le 04/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Musaraigne est une petite fille plutôt débrouillarde dans une tribu préhistorique. Avec son petit frère, gentil mais pas très fin, ils sont les enfants de Smilodon, le chef du village. Ou du moins de l'une des nombreuses femmes de ce dernier. Car Smilodon est un beau grand couillon bien costaud, au sourire charmeur et dont la violence fait des merveilles dans son environnement aussi sauvage que dangereux. Mais ce n'est pas non plus une flèche. Et il a notamment bien du mal à gérer l'influence du shaman de la tribu et des superstitions qui l'accompagnent.

Le dessin de Lereculey est très sympathique, frais et coloré. Il donne une ambiance joyeuse à la lecture qui colle bien à l'ambiance du scénario.
Cette BD joue sur le mélange entre deux tons. Celui d'une préhistoire relativement crédible, avec ses morts faciles, sa loi du plus fort, et des humains assez ingénus, brutaux et guère subtils. Et celui d'un récit un peu irrévérencieux, avec un comique souvent politiquement incorrect à la Trolls de Troy.
Le scénario reste sage, jamais trop insolent. Il demeure accessible à tous publics ce qui peut le rendre un peu fade pour des lecteurs habitués à des séries plus percutantes, notamment certaines plus anciennes du même scénariste, Yann. Du coup, c'est une lecture plaisante, qui amène le sourire mais qui manque un peu de mordant pour être vraiment marquante.

Nom série  Malaterre  posté le 26/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'aime l'originalité et l'impact de cette lecture. Elle est dépaysante et met en scène des personnages forts, en particulier évidemment Gabriel, ce père de famille obnubilé par un rêve qui détruit tout sur son chemin. Tiens, en écrivant ça, ça me fait penser au film Mosquito Coast avec Harrison Ford où là aussi un père emmenait ses enfants dans la jungle pour un rêve utopique, même si le héros du film était bien plus sympathique que celui de Malaterre. Car ici, ce fameux Gabriel est difficilement attachant. Et pourtant, on finit par le comprendre un peu et presque l'excuser de son comportement. Il est égoïste, menteur, roublard et il cherche en permanence à imposer violemment sa vision des choses, mais il est en même totalement aveuglé et poussé par son rêve et son désir de le transmettre à ses enfants, même s'il le fait de la pire manière qui soit.

J'ai aimé cette plongée dans une vie africaine exotique et crédible. Ayant vécu dans la majorité des pays d'Afrique Noire des ex colonies françaises, je pense pouvoir affirmer sans crainte que celui mis en scène ici est totalement fictif, même s'il rappelle en grande partie le Gabon, le Cameroun ou le Congo. Mais d'expérience, je peux confirmer que la vie des adolescents vivant là-bas tel qu'il la décrit est réaliste même si un peu fantasmée. On y retrouve notamment cette vie entre blancs, presque comme dans un monde à part, occultant complètement ou presque la population noire pourtant bien présente en toile de fond. Il est clair que cela forge des souvenirs bien différents de ceux d'une jeunesse Européenne et la BD le retranscrit bien quand elle décrit l'état d'esprit des enfants de Gabriel.
En même temps, leur relation avec leur père est présentée de manière intéressante, ambiguë, avec une balance constante entre affection filiale et haine. C'est intéressant de la voir évoluer et de se demander jusqu'où ira ce père en grande partie indigne ou du moins extrêmement maladroit.
La mise en scène elle aussi est originale, avec un narrateur dont on ne sait jamais trop qui il est, et qui présente les choses à sa manière, dévoilant le futur sans vraiment le dévoiler. Et le dessin est lui aussi très agréable, avec sa palette de couleurs bien à lui.

Cette lecture est prenante, intéressante et elle nous sort des sentiers battus. Bel ouvrage !

Nom série  Air America  posté le 18/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des années 50 à la fin des années 70, Air America était le nom d'une compagnie aérienne américaine de fret et de transport de passagers derrière laquelle se cachaient les opérations secrètes de la CIA. La compagnie était en réalité la façade civile leur apportant le soutien logistique aérien dont les agents secrets avaient besoin pour entrer ou sortir discrètement de pays étrangers sans impliquer l'Air Force américaine.

Dans cette BD, nous suivons deux aviateurs à l'époque de la Guerre du Vietnam. L'un d'eux, choqué par la mort de nombreux civils qu'impliquent les bombardements aériens qu'il a menés sur ordre de l'armée, décide de démissionner et de retourner à la vie civile tout en restant vivre en Indochine. Il se fâche avec son ami qui, lui, reste sagement dans l'armée. Pour ne pas sombrer dans la déprime et l'alcoolisme, il finit par trouver un nouvel emploi dans une compagnie aérienne, mais il découvre bien vite qu'avec elle, il n'a pas réellement arrêté de servir plus ou moins indirectement les sombres desseins du gouvernement américain. D'autant que les opérations qu'il réalise désormais sont liées à une enquête que son ancien ami mène de son côté au sein de sa garnison où il se passe également des choses peu avouables.

Avec cette série, nous sommes dans une ambiance qui rappelle initialement celle d'un bon vieux Buck Danny, mais avec l'humour en moins. Entre opérations dans l'armée et opérations faussement civiles, on est en effet quelque part entre les Tigres Volants et Top Secret. Sauf que là où Buck et ses amis mettent en exergue une armée américaine saine de corps et d'esprit, Air America en montre les côtés sombres, la corruption et les opérations secrètes illégales.

Le graphisme de Julien Lepelletier est impeccable pour ce qui est des scènes aériennes et des avions bien évidemment. Réaliste et soigné, on sent le travail du passionné. Ses personnages sont par contre plus raides, et on y sent moins de maîtrise et d'aisance.
La narration elle aussi n'est pas parfaite. Un bon premier tiers de l'album est un peu confus tant qu'on n'a pas bien pris connaissance des personnages et qu'on n'a pas encore appris à les reconnaître et comprendre. On saute d'un lieu et d'une date à une autre sans trop s'y retrouver.
Mais quand finalement la mayonnaise finit par prendre, on se retrouve face à un scénario assez intelligent, tenant bien la route et qui donne envie de savoir la suite.

Nom série  Portrait d'un buveur  posté le 18/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album raconte l'histoire d'un homme, plus particulièrement d'un poivrot complet, un alcoolique sans aucune morale vivant aux alentours du 18e siècle. Commençant son récit comme un clochard aviné, jeté hors des bars car agressif, perturbateur et sans gêne aucune, il assassine crapuleusement un riche bourgeois et doit s'engager comme charpentier à bord d'un navire commercial pour échapper à la justice. Quand celui-ci se fait aborder par des pirates, le pochard, non sans avoir au préalable commis quelques méfaits supplémentaires, réussit à se faire intégrer dans l'équipage de coupe-jarrets.

On y suit un véritable anti-héros. Le gars est détestable : égoïste, assassin, voleur et amoral. On le suit avec une certaine fascination pour savoir si une quelconque Justice Divine va enfin éventuellement s'abattre sur lui. Ou s'il va finalement se repentir, faire quelque chose de bien, de valable de sa vie. Ou s'il va continuer à s'enfoncer dans sa médiocrité haïssable.

Olivier Schrauwen et le duo Ruppert et Mulot le mettent en scène dans une ambiance semi-onirique, avec les âmes des victimes du buveur qui continuent à l'observer et à commenter ses actes depuis les rideaux de la réalité. Ou bien encore quand ses hallucinations de délirium tremens en viennent à se mêler à la réalité.
Sur le plan graphique, c'est un surprenant mélange des styles des trois auteurs, car on a parfois l'impression de lire du pur Schrauwen et parfois du pur Ruppert et Mulot. Contrastant avec des mises en page travaillées, les planches semblent juste croquées, volontairement laissées sans finition, avec des personnages aux visages souvent vidés, n'offrant régulièrement rien d'autre qu'une bouche voire rien qui ne puisse leur donner une âme. Mais de ces choix graphiques et de couleurs des auteurs se dégage une esthétique poétique surprenante.
De même sur le plan de l'ambiance, nous sommes là encore dans un cocktail où l'on retrouve les univers des trois auteurs. Au réalisme poisseux et un peu halluciné du premier se mêlent le cynisme et l'acidité des deux autres.

C'est une lecture étrange, un peu dérangeante, où l'on suit un personnage malsain qu'on se prend rapidement à détester. C'est aussi une lecture tristement réaliste derrière son voile hallucinatoire, et une histoire à la conclusion pragmatiquement déprimante.

Nom série  Walter Appleduck  posté le 18/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Walter Appleduck, c'est du Western pour de rire. C'est l'histoire d'un cow-boy stagiaire qui débarque dans une ville du Far-West bien déjantée.

Dès les premières pages, j'ai pensé aux œuvres de Jacovitti, et notamment Coccobill qui fait elle aussi dans le western délirant. Comme Jacovitti, Fabrice Erre et Fabcaro entament chacun des chapitres de leur histoire par un grand dessin d'introduction empli de détails humoristiques intégrés dans le décor. Le rapprochement est d'autant plus amusant que tout comme ces deux auteurs ont produit une autre BD du même type sur Zorro, Z comme don Diego, Jacovitti en avait produit une lui aussi : Z comme Zorry Kid.
Mais Jacovitti, c'était un niveau au-dessus dans le délire, presque trop extravagant pour être facilement digeste.

Ce n'est pas le cas de Walter Appleduck qui en comparaison parait presque sage et offre des gags percutants, pleins d'absurde et de dérision, sans sombrer dans la folie totale.
L'album est scindé en petits chapitres de quelques pages qui abordent chacun une trame narrative différente. Car une fois le jeune héros débarqué à Dirtyoldtown, il va s'intégrer à la population et s'imprégner de leur délire et de leurs relations loufoques.
C'est amusant, agréablement dessiné et ça se lit comme un bonbon acidulé qui amène le sourire grâce à son récit léger et pas prise de tête.

Nom série  La Passion des Anabaptistes  posté le 17/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Située au début du 16e siècle en Allemagne , l'histoire raconte en grande partie la révolution sociale et religieuse qu'a représentée à l'époque l'oeuvre de Martin Luther et tout le bouleversement que lui et d'autres penseurs et hommes d'église de l'époque ont engendré en ces temps troublés où l'Eglise Catholique gardait le peuple enfoncé dans la misère tandis que ses prélats jouissaient parfois des pires vices. Et toute cette période complexe va amener à l'épisode des anabaptistes de Münster, tentative de créer une théocratie protestante dans cette ville allemande. Cette épisode, dont je ne savais rien, est assez saisissant car il donne l'impression d'une ville qui sombre dans la folie alors que le mouvement initial qui l'a engendré avait des raisons sensées.

L'histoire est intéressante sur le fond.
Mais la BD elle-même m'a déplu.
Le dessin fait preuve d'esthétisme mais il est très sombre, parfois difficile à déchiffrer, et en tout cas il rend obscur la compréhension de ce qu'il est sensé raconté.
La narration elle-même n'aide pas du tout.
Il n'y a pas véritable description narrative permettant de bien comprendre le contexte. Au lieu de ça, ce sont de grandes pages de textes, présentées comme des copies d'écrits de l'époque, qui sont sensés aider le lecteur à comprendre ce que raconte l'album. Dans mon cas, heureusement que j'avais lu il y a peu une biographie de Luther sans quoi j'aurais eu bien du mal à m'y retrouver. D'autant plus que ce texte présente l'agaçante utilisation à l'ancienne de f à la place de s, comme dans les textes médiévaux fi difficiles à déchiffrer fi vous ne connaiffez pas le principe. Au-delà de ces pages de textes, les passages dessinés sont entrecoupés de dialogues placés sous les dessins plutôt que dans des bulles, là encore comme dans les très vieilles BD ou les histoires illustrées. C'est là encore pénible car cela gâche complètement la fluidité de la lecture.

Pour tout dire, arrivé à un peu de la moitié de l'album, j'en ai eu ras-le-bol et j'ai rapidement survolé le reste jusqu'à la fin. C'est trop sombre, trop difficilement compréhensible, trop embrouillé dans la narration.

Nom série  Billy Wild  posté le 17/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série Western Fantastique qui détonne par le ton sombre et en même temps un peu léger de son histoire et par son graphisme très particulier.

Ce graphisme, en noir et blanc avec des aplats de noir intenses, est étonnant. Les personnages sont un peu déformés, un peu caricaturaux, avec des angles agressifs et des figures menaçantes. C'est un style très personnel, et j'apprécie cette originalité. Ceci étant dit, au-delà du fait qu'il sorte des sentiers battus, ce n'est quand même pas un dessin que j'apprécie énormément.

L'histoire, quant à elle, est aussi relativement originale. C'est celle d'un jeune homme devenu cow-boy et un véritable tueur désabusé depuis qu'un démon l'a rendu immortel. Mais il veut se libérer du joug de ce dernier et compte bien se venger de lui.
L'histoire est correcte et pas désagréable mais elle se lit un peu vite.

Nom série  L'Argent fou de la Françafrique  posté le 31/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Françafrique, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la manière déguisée dont l'Etat Français a gardé la main-mise sur la plupart de ses anciennes colonies africaines après leur Indépendance. Dans le fonctionnement, c'est une entente entre trois parties. Il y a d'abord les dirigeants Français, avec l'aide des services de renseignement et de l'armée, qui soutiennent des gouvernements Africains spécifiquement choisis, la plupart du temps pour la façon dont ils maintiennent l'ordre dans leur pays mais surtout pour la protection qu'ils amènent aux intérêts économiques français sur place. Il y a ensuite de grosses entreprises françaises mais surtout et essentiellement Elf qui exploitent très avantageusement les ressources de ces pays et paient de généreuses commissions aux chefs d'Etat africains en question, mais aussi aux partis politiques français qui les soutiennent. Et enfin il y a ces fameux chefs d'Etat africains qui récupèrent à leur profit la quasi totalité de l'argent versé par les sociétés françaises et en reversent eux aussi une bonne part pour mettre les hommes politiques français dans leur poche. Et comme ça, tout le monde en sort gagnant !... Sauf les populations des pays africains concernés qui vivent en majorité dans la misère alors que leurs dirigeants vivent des vies de monarques absolus dans une richesse écoeurante...

Etant membre d'une association qui essaie de combattre ces procédés, notamment en cherchant à faire confisquer les Biens mal acquis par ces dirigeants et leurs familles pour les rendre aux populations de leurs pays, le scénariste de cette BD sait de quoi il parle. Et il nous retranscrit dans cette BD le plus gros des informations et faits qu'il détient, pour dénoncer au grand jour et expliquer clairement cette structure mafieuse.
La Françafrique, je connais bien puisque j'ai vécu 16 ans en Afrique dont le plus gros dans ces fameuses anciennes colonies. Là-bas, à l'époque, elle n'avait rien d'un secret. Tout le monde savait que les présidents roulaient sur l'or et vivaient comme des rois en gardant le pouvoir souvent depuis des décennies uniquement grâce au soutien permanent des différents gouvernements français.
Et de nos jours, quand on parle du financement libyen de la campagne de Sarkozy, on semble omettre que ces types de financement et de corruption d'hommes politiques français est très loin de ne concerner que la Libye et que Sarkozy. Il serait facile de dire "tous pourris" mais c'est probablement proche d'être le cas car, comme cette BD le montre, les témoignages sont très nombreux pour indiquer que tous les hommes politiques un tant soit peu connus, de tous les partis, ont touché des sommes parfois extravagantes.
Bref, écœurant, c'est ce qui ressort de cette BD. Écœurement auquel s'ajoutera la frustration de se dire que si le système a à peu près servi jusqu'à présent les intérêts de la France ou en tout cas de ses multinationales, l'attaquer pour de bon en justice maintenant est probablement trop tard puisque la Chine entre autres a déjà largement commencé à prendre la relève en Afrique.

Voilà pour ce qu'il en est du contenu de cet album.
Sur la forme, le dessin de Julien Solé est très bon. Mais cette BD se base bien davantage sur son texte que sur le dessin. Ce dernier ne vient qu'essayer de rendre un peu plus digeste un récit très bavard et très détaillé. Cela marche plus ou moins car à plusieurs moments j'ai trouvé la lecture un peu indigeste, trop documentaire. Beaucoup d'informations, beaucoup de témoignages, c'est un peu fastidieux et parfois aussi un peu redondant. Ce n'est pas le genre d'album à lire le soir trop tard sous peine d'être un peu assommé par sa densité et son sérieux.

Concrètement, cette BD est intéressante, bien documentée, convaincante et soutenue par un agréable dessin. Mais il faut pour cela faire l'effort de la lire et de ne pas décrocher sous peine d'être noyé par le côté didactique et journalistique de son contenu.

Nom série  Vogue la valise  posté le 29/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A moins de m'être fait berner, Vogue la valise est un récit autobiographique, celui de la jeunesse franchement peu engageante de l'auteur. Cela commence avec le récit relativement rapide (presque une centaine de pages quand même) du parcours du père du héros, de sa rencontre avec sa mère, et surtout de son alcoolisme qui va détruire inévitablement chaque portion de sa vie familiale et professionnelle. Et quand le point de non-retour sera franchi, ce sera le récit de la vie de ses enfants, dont le héros principal, alter ego de l'auteur, quand ils vont être confiés à différentes familles d'accueil. Et en ce qui concerne ce dernier, la famille dans laquelle il sera finalement amené à passer la plus grande partie de sa jeunesse ne sera vraiment pas pour lui une partie de plaisir, au point qu'il aurait pu en être détruit.

L'histoire se déroule au Canada, en majorité au Québec. Tous les dialogues sont donc écrits en Québécois avec beaucoup de mots et tournures de phrase du parler local. Pour qui y est habitué, ce n'est pas compliqué mais ça peut déstabiliser les lecteurs franco-français qui ne connaissent pas.

Le dessin est un peu basique, avec un petit côté underground américain, d'inspiration fanzine amateur. Je n'en raffole pas et ce n'est pas lui qui pourrait me donner envie de lire l'album.

Quant à l'histoire, non seulement elle n'est pas drôle, mais en plus elle est racontée de manière un peu décousue d'une part et aussi très dense d'autre part. L'intégrale est épaisse, 350 pages, et elle m'a ennuyé régulièrement. En outre, j'en venais assez rapidement à être agacé par la dérive alcoolique récurrente du père et par le caractère plaintif du jeune héros : "Pourquoi moé ? C'po juste..." C'est vrai que sa jeunesse a l'air d'avoir été un vrai calvaire et que la famille d'accueil où il a finalement échoué était vraiment pourrie. Mais ce n'est que sur la toute fin, l'épilogue plusieurs années après, que j'ai enfin ressenti une certaine empathie envers le héros et narrateur. Avant cela, je suis resté en retrait de son récit, entre ennui et léger agacement.

Je salue la retranscription autobiographique sincère et la façon dont elle plonge le lecteur dans un Québec des années 60 et 70 parfois peu reluisant. Et j'imagine que produire cette oeuvre intime où il dévoile les côtés sombres de sa famille et de sa jeunesse, fut une sorte d'exorcisme pour son auteur. Mais sa lecture ne fut pas pour moi un plaisir.

Nom série  Tamara de Lempicka  posté le 28/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A ma grande honte, j'avoue que je ne connaissais pas la peintre Tamara de Lempicka. Je n'associais vaguement ce nom de famille qu'à la marque de parfum quasiment homonyme.
C'est grâce à cette BD que j'ai découvert qu'il s'agissait d'une peintre ayant connu son heure de gloire dans le Paris des Années Folles. Exilée de Russie avec son mari comte et leur fille, c'est elle qui fait vivre le couple grâce à la vente de ses peintures et portraits. Elle mène une vie très délurée, voire scandaleuse, affichant notamment ouvertement sa bisexualité. Elle fait partie des femmes de caractère de ces années là, prônant une égalité et une même liberté pour les hommes et les femmes, trouvant l'inspiration pour son art dans les rencontres d'un soir ou les rares à plus longue échéance, tandis que forcément d'un autre côté son couple bat de l'aile.

Sur le plan du contenu, ce fut une lecture instructive puisque je ne connaissais rien d'elle. On a également droit à quelques représentations de ses œuvres majeures ce qui m'a permis de les découvrir.
Sur la forme, le dessin est doté d'une personnalité intéressante quoique les personnages offrent des poses assez figées. Le nez très prononcé d'une majorité de visages féminins et leur mâchoires carrées sont aussi un peu déroutants, mais sans doute est-ce là une manière d'appuyer sur leur force de caractère. En tout cas, j'aime l'ambiance des couleurs jouant sur un minimum de couleurs contrastées, presque à la limite de la bichromie dans l'esprit. Je trouve cela très élégant.

Maintenant, cette BD n'est qu'une biographie, une parmi beaucoup. Même si le personnage raconté est intéressant, rien ne se dégage vraiment de la narration ni du récit. C'est un peu plat et si l'on ressort plus instruit, on n'en ressort pas forcément touché.

Nom série  Bolchoi arena  posté le 27/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un récit d'anticipation se déroulant vers le milieu du 21e siècle, à une époque où les jeux en réseau sont devenus suffisamment évolués pour y plonger totalement les joueurs à la manière d'une réalité virtuelle avancée à la Ready Player One où chaque joueur y a son avatar personnalisé au gré de son imagination. LE jeu à ce moment là se nomme Bolchoi. C'est en fait un univers, notre univers pour être plus précis puisqu'il utilise les lois de la physique pour simuler le système solaire tout entier et les systèmes alentours et permettre aux joueurs de s'y promener et de s'y affronter, au combat ou dans les affaires, tout en leur permettant de tester des avancées technologiques comme par exemple la tentative de terraformation de Mars.
Au début de ce récit, l'héroïne, jeune thésarde en astrophysique, vient de découvrir le jeu et son monde spatial et va se passionner pour lui. Et elle va rapidement y faire preuve de compétences supérieures à la normale.

Sur le plan des idées, on est dans une vision au goût du jour de concepts déjà utilisés. Je parlais déjà du film Ready Player One. Le jeu Bolchoi en lui-même rappelle une vision fantasmée des jeux en réseau existants Star Citizen ou Elite Dangerous. Et ce concept de BD autour des jeux virtuels en réseau a déjà été utilisé, parfois depuis pas mal d'années, notamment dans les séries Convoi ou Horde pour citer celles datant d'il y a plus de 20 ans, et ensuite dans pas mal d'autres dont beaucoup de mangas.
Mais j'aime l'ambition et l'envergure du récit de Boulet. On sent un beau potentiel dans l'univers virtuel qu'il imagine, et il y a un quelque chose de cohérent et de réaliste dans son imaginaire et son intrigue qui donne l'impression de davantage de concret et de possibilités que certains récits plus anciens.

Le dessin est très bon. J'aime beaucoup celui de Boulet mais j'imagine qu'il ne pouvait pas produire des planches de cette qualité en telle quantité dans un temps suffisamment réduit pour permettre la publication des tomes de la série dans les temps. Du coup, il a passé la main à Aseyn. Ce dernier nous offre un style différent de celui de ses albums complets précédents, un style ici plus typé manga dans la veine de Katsuhiro Otomo (Akira) avec parfois une épure d'influence Moebusienne, style dont il avait fait preuve seulement dans quelques histoires courtes comme celle publié dans le recueil We are the 90's. J'aime beaucoup et cela donne une grande fluidité à la narration.

J'ai aussi bien apprécié les quelques clins d'oeil aux jeux vidéos des années 80/début 90 avec les posters accrochés chez les héroïnes : Beyond the Ice Palace, Obliterator, Bitmap Brothers... C'est ma jeunesse ça, ma bonne dame. Je réalise là que Boulet et moi sommes de la même génération. Et j'imagine que c'est aussi le cas de Aseyn puisque c'est lui qui avait déjà publié un album nommé Le Palais de glace sur le thème des jeux vidéos également. Ça ne nous rajeunit pas !
Et en même temps, cela contraste fortement avec le côté très moderne et actuel du monde virtuel mis en scène dans Bolchoi Arena.

Tout ça pour dire que ce premier tome actuellement paru est très chouette. Un bon divertissement, prenant, et doté de pas mal de bonnes idées et surtout d'un potentiel qui donne envie de lire la suite.

Nom série  Supers  posté le 22/02/2018 (dernière MAJ le 26/01/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Supers, c'est l'histoire de 2 frères et une soeur dotés de super-pouvoirs. En effet on apprend très vite que ce sont des enfants extraterrestres naufragés sur Terre après que leurs parents aient été arrêtés par la police galactique. Ils vivent donc seuls et essaient de s'intégrer discrètement parmi les enfants humains de leur âge, allant à l'école comme tout le monde et cachant autant que possible leurs pouvoirs. Mais ce n'est pas évident du tout quand on est aussi jeunes, notamment comme le plus petit d'entre eux qui n'a pas la maturité nécessaire pour rester vraiment discret et ne pas profiter de ses capacités.

C'est une série sympa mais j'ai eu un peu de mal à cerner le public visé. La tranche d'âge 10-13 ans parait la plus appropriée globalement mais il y a certains aspects un peu faciles comme "ouais on va devenir des super-héros" qui s'adressent à un lectorat plutôt jeune et en même temps le ton du récit et certains éléments des intrigues sont nettement plus mûrs et s'adressent à des adolescents voire parlent même à des adultes. La situation du plus jeunes des frères dans le tome 4 notamment est franchement sombre, et on se demande comment ça va tourner s'il continue sur cette voie. Et la relation amoureuse entre le plus grand des frères et son amie collégienne est notamment assez compliquée, loin d'une petite romance banale. En outre le rythme narratif est également un peu lent, avec relativement peu d'action.
Mais en même temps la situation des personnages évolue au fil des tomes, et arrivé en fin de tome 4, le dernier paru à ce jour, on a très envie de savoir la suite. Quant au dessin, il est plutôt mignon (ce qui là encore semble s'adresser plutôt à un jeune lectorat) mais tout à fait plaisant et efficace pour tous publics.

C'est dans l'ensemble une plutôt chouette série, avec juste un peu de lenteur dans son déroulé qui pourrait empêcher de tomber totalement sous le charme, mais hormis cela elle a beaucoup de qualités.

Nom série  L'Ours-Lune  posté le 24/01/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si le premier tome de ce diptyque pose bien son ambiance, il se lit un peu trop vite pour se suffire à lui-même. Mais à l'inverse, le second tome m'a moins enthousiasmé car j'ai trouvé son récit plus basique, moins prenant.

J'ai bien apprécié l'ambiance de ce fort coupé du monde, sous la neige et dans le froid. Et le mystère autour de ce capitaine devenant soudainement berzerk et des indiens à sa poursuite donnait une bonne accroche.
Mais dans le second tome, le récit tourne trop à l'action, avec surtout beaucoup trop de morts à mon goût. Non pas que je sois réticent aux récits violents avec beaucoup de cadavres, mais encore faut-il que l'intrigue le justifie vraiment. Là, on a des indiens qui se jettent en sacrifice pour tuer encore plus de tuniques bleues, et tout le monde se massacre à qui mieux mieux.
Sans parler du méchant particulièrement manichéen (je ne parle pas ici du shaman indien) qui ajoute encore à la violence et aux morts gratuites, pour des objectifs mesquins et sans envergure.

J'ai vu dans ce récit un simple divertissement qui commence bien mais dont la conclusion ne me convainc qu'à moitié. Et surtout c'est une intrigue qui ne sort pas tellement des sentiers battus du récit d'action et fantastique donc elle ne marquera pas vraiment les mémoires.

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