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Nom série  Beauté noire et le groupe Prospéro  posté le 15/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un contexte historique intéressant pour cette histoire d'aventuriers espions dans l'Europe antisémite de l'époque de l'affaire Dreyfus. Tout comme il est original de voir à l'époque une héroïne noire parmi ce groupe de justiciers. Ceux-ci combattent toute forme de racisme, de fascisme et de haine de l'autre, à commencer par la haine des Juifs qui bat son plein en cette fin de siècle.

C'est une BD d'aventure et d'action avec un cadre historique plutôt réaliste et fouillé. Le dessin d'Olivier Balez y est joli, dynamique et plutôt moderne dans sa forme. C'est agréable à lire et à regarder. Le récit est prenant, comme un plutôt bon divertissement.
Pour le moment, le seul premier tome ne me suffit pas complètement car il y manque une vraie intrigue autre qu'un simple combat des gentils contre les méchants et le scénario manque encore un peu d'envergure malgré quelques bons personnages. J'attends la suite pour mieux me forger mon opinion.

Nom série  S.O.S. Bonheur (Saison 2)  posté le 13/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série SOS Bonheur avait marqué les lecteurs de BD par les idées dystopiques qu'elle mettait en scène et par sa conclusion où elle remettait tout en question dans un retournement de situation aussi inattendu qu'amer. Mais ça, c'était il y a près de 30 ans puisque le premier tome était paru en 1988.
Aujourd'hui, Stephen Desberg reprend le flambeau de Jean Van Hamme pour réaliser une nouvelle saison de cette série à succès, avec toujours Griffo au dessin. Mais était-ce vraiment une bonne idée ?

Cette saison 2 ressemble énormément, voire probablement trop, à la première.
Le dessin de Griffo y semble dater à nouveau des années 80. Son trait est différent d'à l'époque, un peu plus lisse et moderne, mais il parait pourtant désuet, démodé, à l'image des couleurs qui les accompagnent, ternes et sans saveur. Est-ce un choix volontaire que de vieillir son style ? De l'enlaidir presque, dirais-je ? Est-ce pour donner l'impression que les planches ont été dessinées à la même époque que la série originale ? Soyons clair, ce n'est pas laid, et la mise en page est réussie et efficace. Mais ce même Griffo qui avait su me séduire complètement avec son dessin dans Monsieur Noir ou La Pension du docteur Eon ou même plus récemment dans le premier tome de Abymes, me déçoit ici fortement.

Le premier volume comprend 6 histoires courtes mettant en scène autant de groupes de personnages différents. Comme pour la série originale, chacune aborde un thème en particulier et dénonce une injustice. Et comme pour la série originale, même si ce n'est pas évident en première lecture, toutes se déroulent dans le même monde, la même France dystopique. Il s'agit d'une France tombée sous la coupe d'un gouvernement d'extrême-droite, ouvertement xénophobe, autoritaire, se fondant sur une morale chrétienne réactionnaire, cachant tous ses défauts derrière un masque d'hypocrisie et sous-traitant tous les services autrefois publics à des sociétés privées corrompues.

Chaque histoire parvient à ses buts en matière de dénonciation et de démonstration de l'injustice et de l'horreur de cette société fictive. On regrettera cependant le côté assez basique et stéréotypé de cette dystopie presque caricaturale, comme on en a vu déjà énormément dans nombre de publications de science-fiction et d'anticipation. De même, le comportement souvent trop naïf des différents héros, qui semblent tomber de la dernière pluie alors qu'ils vivent dans ce monde depuis des années, amènent à des situations trop attendues et trop téléphonées.

En définitive, même si elles sont toutes correctes et bien racontées, j'ai ressenti un peu trop de déjà-vu dans ces différentes histoires, ce qui s'ajoute au graphisme désuet et à l'ambiance qui parait être d'une autre époque. Cela ressemble plus à une redite à peine mise au goût du jour du SOS Bonheur initial qu'à une véritable nouveauté sensée innover un peu ou apporter sa touche personnelle. Mais comme la série originale était surtout marquante par la force de sa conclusion, peut-être que celle-ci saura aussi trouver de quoi étonner le lecteur et remonter mon opinion à son sujet. A voir puisqu'il va falloir attendre encore 2 tomes.

Nom série  Serena  posté le 13/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD présente deux qualités à mes yeux. La première est de mettre en scène un personnage féminin vraiment fort et assez original. La seconde est de le mettre en scène dans le cadre d'une exploitation forestière de Caroline du Nord durant la Grande Dépression de 1930, décor et époque charnière qui ont des allures de Far-West alors que la modernité et l'influence du gouvernement fédéral américain se font ressentir dans un cocktail qui change des sentiers battus des récits habituels.

Mais revenons sur ce personnage féminin, Séréna. Très forte femme, elle commence par fasciner avant de finalement faire vraiment peur. Car Ron Rash, l'auteur du roman qui a été ici adapté, voulait créer un personnage de vilain(e), de véritable méchant. Avec elle, on regarde avec curiosité comment, par des actes d'abord durs mais acceptables, puis de plus en plus illégaux et violents, elle va, avec son mari, gravir les échelons de son ambition. Et on imagine bien que les grands caïds et magnats bien implantés qu'on voit jouer le rôle du méchant dans nombre de récits, films et autres BD, ont probablement suivi un parcours similaire, à la fois fascinant d'audace et méprisable de vilenie. Et comme il s'agit ici en plus d'une femme plutôt qu'un homme, c'est d'autant plus troublant.

Le dessin est appréciable sans être totalement ma tasse de thé. Il manque parfois trop de finesse et de soucis du détail. Du coup, les expressions des personnages passent relativement peu à mon goût.

L'intrigue est bien menée et prenante.
J'ai été tout de même un petit peu déçu par les derniers chapitres et notamment par le fait que l'héroïne sombre trop dans la folie. L'une de ses motivations profondes ("rien que nous deux") disparaît d'un coup et ce brusque changement et cette plongée définitive vers la psychose peinent à trouver une explication suffisante dans l'information qu'elle a reçue à ce moment là. J'aurais préféré davantage de conflit intérieur pour un résultat plus crédible et moins artificiel.
Mais pour le reste, c'est une bonne lecture, intéressante et bien racontée, et surtout avec un personnage féminin vraiment marquant.

Nom série  La Bobine d'Alfred  posté le 12/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

La Bobine d'Alfred nous plonge dans les années 60, d'abord très brièvement à Paris puis ensuite à Los Angeles et plus précisément à Hollywood puisque c'est dans l'univers du cinéma que le récit nous emmène. C'est l'histoire d'un adolescent français qui va avoir la chance, grâce à son père cuisinier et passionné de cinéma, de côtoyer de grandes stars du cinéma et notamment d'être témoin du tournage d'un film secret d'Alfred Hitchcock. S'ensuivra un petite aventure où il devra se démener pour conserver le dit secret.

J'ai bien aimé cette plongée dans la Californie ensoleillée de l'époque et son univers cinématographique. L'ambiance n'est pas mal et on sent le côté dépaysant d'une époque plus ou moins révolue.
Le dessin est assez moyen cependant. Si j'aime bien les couleurs, simples mais lumineuses et agréables, le trait manque de maîtrise. Les personnages ont pour beaucoup des airs de ressemblance qui m'ont fait m'embrouiller un peu, et certaines perspectives sont véritablement ratées. Sans parler des scènes d'action où l'on a parfois l'impression de voir des mannequins raides être jetés du haut d'une falaise.
A noter aussi plusieurs fois où des bulles de textes n'étaient pas placées de manière instinctive ce qui faisait lire certains dialogues dans le mauvais ordre.
Quant à l'intrigue, si elle m'a plutôt bien plu sur sa première moitié, elle devient un peu plus basique lorsque l'action se met vraiment en branle, et la fin m'a déçu. Je trouve qu'elle cloche. Elle se veut forte et émotionnelle mais ça ne passe pas du tout. Je n'y crois pas, ça sent trop l'artificiel.

En définitive, j'ai bien aimé le petit voyage dépaysant vers la Californie et Hollywood dans les années 60, mais le dessin et l'intrigue en eux-mêmes ne cassent pas trois pattes à un canard, je trouve.

Nom série  The Promised Neverland  posté le 12/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le premier arc narratif de ce manga se termine au milieu du tome 5 qui vient de paraître en France et force est de constater que c'est une série de très bon niveau.

Pourtant, au départ, je n'ai pas été très convaincu. L'idée de base et le cadre du récit paraissaient trop artificiels. Cela ressemblait à un pitch donné par un jeune mangaka à son éditeur : et si on imaginait cette situation, les héros seraient comme ça et comme ça, et ils devraient faire ça, ça et ça ! Ça en jette non ? C'est vendeur, hein ?
Oui, c'est un orphelinat mystérieux où tout semble aller très bien si ce n'est les étranges tests intellectuels que les enfants passent régulièrement. Et oh, en fait, cela cache un secret monstrueux. Comment les enfants vont-ils s'en sortir ?
Rien de bien passionnant dit comme ça, ça ressemble à pas mal de déjà vu.
Mais en fait, c'est très bien fait, et la qualité va croissante plus le récit progresse.

Déjà il y a le très bon dessin de Posuka Demizu. Il est impeccable, les personnages sont bien reconnaissables et expressifs, les scènes d'action bien compréhensibles, la mise en scène très lisible. Seuls les décors un peu simples et vides pourraient éventuellement décevoir, mais ce n'est qu'un reproche mineur et pas dérangeant du tout.

Mais surtout, c'est le scénario qui est très intelligent. Passé les révélations un peu basiques du début, c'est un véritable jeu d'esprit qui se met en place entre les enfants surdoués et ceux qui les entourent, en réalité presque aussi intelligents voire plus rusés qu'eux. Et tandis que l'histoire dévoile peu à peu les clés des différents mystères, ce sont surtout les rebondissements et péripéties qui ont la force de l'intrigue. Car comme les héros le disent à un moment donné, autant ils sont doués dans leur partie de jeu d'échecs, autant leur adversaire les connait si bien qu'il a toujours au moins un coup d'avance sur eux et par extension sur le lecteur. Et pour ne rien arranger, les auteurs n'hésitent pas à mettre en scène des événements marquants qui viennent bouleverser la donne et briser le compromis. Un peu à la manière d'un Game of Thrones, rien ne permet de garantir qu'un héros aussi attachant soit-il restera en vie au chapitre suivant. Et ceux (ou celles) qu'on pourrait croire lisses et méchants révèlent parfois des origines et motivations détruisant la vision manichéenne qu'on pouvait s'en être fait.
Bref, une lecture qu'on lit avec une réelle curiosité et l'envie de savoir ce qu'il va se passer ensuite.

Maintenant que le second arc narratif s'entame, son contexte étant différent, j'espère qu'il sera aussi bien. J'ai quelques craintes pour le moment, mais n'en avais-je pas en entament le premier tome après tout ?

Nom série  Martha & Alan  posté le 12/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Au travers de La Guerre d'Alan, de "L'Enfance d'Alan" et ici de "Martha & Alan", Emmanuel Guibert s'attache à retranscrire la vie et les souvenirs de son ami américain Alan Ingram Cope, mort en 1999.

Contrairement à La Guerre d'Alan qui était une pure BD, nous sommes avec "Martha & Alan" à l'a limite de l'exercice. L'album comporte en effet une majorité de grands dessins en une ou deux planches, accompagnés de texte narratif ou plus rarement de quelques bulles de dialogues. Et même si la narration séquentielle reste le plus souvent indéniable d'un dessin au suivant, rares sont les planches dans cet album qui sont proches de la BD au sens le plus classique du terme, avec plusieurs images se suivant directement. Il y a donc un petit côté livre illustré à cet album, comme c'était le cas dans "L'Enfance d'Alan" je crois.
Mais les planches en question sont de vraies peintures. Emmanuel Guibert y fait preuve de sa maîtrise technique et les amateurs seront ravis. Je trouve cependant ces planches là moins enthousiasmantes que d'autres réalisations de l'auteur, car trop austères et souvent trop sombres à mon goût.

Quant à l'histoire, le début m'a plutôt intéressé puisqu'il raconte les moments de bonheur de deux enfants heureux de jouer ensemble et de bien s'entendre, le tout dans un décor de Californie des années 30 assez bien retranscrit. Mais la suite ne m'a pas convaincu. On comprend que c'est une grande amitié, peut-être même un amour de jeunesse, qui se retrouve brisé par les circonstances, et que chacun va vivre sa vie de son côté, avant de se retrouver de nombreuses années plus tard. Mais l'émotion n'est pas passée. Je n'ai pas ressenti d'attachement intense dans la relation entre les deux enfants, notamment au vu de la manière dont leur séparation se fait presque comme par dépit, sans déchirement autre qu'un sentiment de "dommage mais tant pis". Et puis les retrouvailles épistolaires des années plus tard ne sont pas plus marquantes. OK, ils ont compté l'un pour l'autre. Très bien. Et c'est tout ?
En définitive, j'ai trouvé ce récit vain et un peu ennuyeux au final. Soit il n'y avait pas matière à mes yeux à en faire un album, soit c'est parce que l'émotion n'est pas correctement passée que cela ne m'a pas touché.

Nom série  Fairy Tail - Zero  posté le 10/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Même si elle emprunte beaucoup à d'autres séries à succès, j'ai de l'affection pour la série Fairy tail que je trouve de très belle facture et divertissante. Ce spin-of, lui, raconte les origines de la guilde du même nom. Rien qui attisait véritablement ma curiosité à priori. Mais en réalité, c'est une histoire en un tome très bien faite, prenante et dotée de quelques bonnes idées. Elle se lit donc très bien comme un one-shot, même sans connaitre la série d'origine.

L'album est de Hiro Mashima lui-même, l'auteur de Fairy tail. On a donc droit à son dessin très maîtrisé et appréciable. La mise en page et la narration sont impeccables. Je note en outre qu'avec les années, il s'est éloigné de l'influence flagrante du style de One Piece qui marquait les premiers chapitres de sa série et qu'il a su trouver son propre style.

Le scénario est relativement simple mais il capte tout à fait bien le lecteur. J'ai aimé les solutions stratégiques intelligentes de la jeune héroïne. Toute la première moitié de l'album m'a vraiment enthousiasmé. J'ai un peu moins apprécié le combat dans la cité vers les deux tiers du récit. Mais j'ai par contre beaucoup apprécié le retournement de situation et la révélation à laquelle on a droit vers la fin de l'album. D'autant plus que c'est quelque chose dont on aurait pu se douter si on avait suivi les indices pourtant clairement affichés par l'auteur. Ce passage dégage en outre une assez jolie émotion.
Bref, voilà une lecture bien agréable, qui reste du pur divertissement mais de qualité.

Nom série  Communardes !  posté le 07/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Communardes plonge le lecteur en plein dans la Commune de Paris de 1871 aux côtés de fortes femmes qui auront marqué les événements de leur empreinte, que ce soit sur les barricades, en arrière-plan ou à l'avant-plan politique et organisationnel. Chaque tome offre une histoire indépendante, avec pour seuls points communs la Commune elle-même et le fait de mettre en avant le parcours de femmes exceptionnelles, même si certains lieux, certaines références et certains protagonistes se croisent brièvement au détour d'une planche ou d'une autre.

Des trois albums qui forment cette série, c'est le premier qui m'a le plus enthousiasmé. Attrait de la découverte d'une part, mais aussi histoire davantage captivante et aboutie. Il a la spécificité également d'avoir pour héroïne un personnage réel, contrairement aux deux autres.
Le dessin d'Anthony Jean est très bon, très soigné et détaillé. Il donne vraiment vie au Paris de cette époque.
Et c'est par son biais et celui du récit que j'ai découvert une situation différente de celle cataclysmique et d'une ville à l'état de ruine en ébullition que d'autres lectures sur le sujet m'avait fait imaginer. Je ne pensais en effet pas que derrière la ligne de front et les barricades, le reste de la ville continuait à vivre de manière presque si naturelle, avec même des anti-communards continuant à côtoyer des communards dans la capitale assiégée. Et j'ai découvert aussi le parcours incroyable de cette fameuse Elisabeth Dmitrieff qui est vraiment impressionnant.

Le second tome se base sur une anecdote réelle, concernant les éléphants, mais sa jeune héroïne est cette fois fictive.
Le dessin de Lucy Mazel y est toujours de bon niveau, mais il m'a un peu moins plu car je le trouve plus raide et les couleurs un peu trop froides.
L'histoire est assez originale, avec cette idée d'impliquer les éléphants du zoo dans le conflit à la manière d'Hannibal Barca, et elle permet de découvrir une autre facette, moins adulte et politisée, du conflit entre la Commune et les Versaillais. La fin m'est paru un petit peu abrupte néanmoins, me laissant légèrement sur ma faim.

Le troisième tome semble tout d'abord prendre pour héroïne une jeune fille de bonne famille, avant de finalement s'attacher à la bonne et néanmoins amie de cette dernière. Suite à un drame causé en grande partie par le comportement rétrograde et hautain de la famille de la première, la seconde se retrouve à éprouver une haine intense de la bourgeoisie hypocrite.
Le dessin de Xavier Fourquemin est là encore très bon, donnant lui aussi une belle vie aux personnages et décors de l'époque et rendant la lecture d'autant plus agréable.
L'histoire m'a beaucoup plu sur les deux tiers de l'album mais m'a un peu moins enthousiasmé sur le dernier tiers consistant globalement en un procès qui est l'occasion pour l'auteur de montrer le côté effroyable et réactionnaire du discours anti-socialiste des Versaillais de l'époque. Ces dernières pages se révèlent du coup un peu bavardes, limite indigestes. Même si du coup, le scénario m'a un peu captivé, je le trouve tout de même plaisant et instructif.

Nom série  L'Affaire des Sœurs Papin  posté le 07/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sur le fond, cette BD est instructive et pas trop mal racontée, mais sur la forme je trouve que ça fait trop amateur.

L'Affaire des Sœurs Papin est un sujet complexe car il s'agit d'un double meurtre très violent et pourtant réalisa à priori sans réel mobile. D'où la question qui se pose de savoir s'il y a un secret caché derrière cela, ou s'il s'agit d'une folie subite et incompréhensible. Ce côté énigmatique fait tout l'intérêt de ce faits-divers et du procès qui s'ensuivit qui nous sont racontés ici dans les faits.

Le dessin de Christopher est ici très décevant. Assez moche, hésitant, avec des couleurs tristes, cela donne un album visuellement peu engageant et peu plaisant à la lecture.
Le côté amateur se retrouve aussi dans les textes qui présentent des fautes d'orthographe et de conjugaison qui n'auraient jamais dû passer à la relecture.
Quant au contenu final, il a le mérite de présenter clairement les faits, même si forcément le doute plane encore sur la fin sur les véritables motivations des meurtrières. Mais il n'est pas plus passionnant que ça.

Nom série  No pasarán - Le Jeu  posté le 06/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

C'est l'histoire de 3 ados qui, suite à un voyage à Londres et à la visite d'une mystérieuse boutique, se retrouvent en possession d'un jeu vidéo fantastique les emmenant sur d’innombrables champs de bataille de l'Histoire humaine. L'objectif du vieux vendeur qui leur a donné ce jeu : leur ouvrir les yeux sur les horreurs de la guerre. Et notamment à l'un d'entre eux, le plus rebelle, attiré par les idées néo-nazis sous l'influence de son père fasciste.

Le graphisme est sympathique. Le trait d'Antoine Carrion est lâché, moderne, et il me fait penser à celui si particulier de Nemiri (Je suis morte). J'aime bien sa colorisation aussi.
La mise en page et la narration graphique par contre sont parfois un peu confuses. Je ne suis pas fan de l'insertion régulière entre deux cases d'une case racontant autre chose, pour poser une ambiance ou... montrer un événement sensé se passer en même temps. Ce procédé m'embrouille plus qu'autre chose.
A noter également une certaine dégradation du graphisme entre le premier tome initialement paru chez Casterman et sa suite qu'on trouve uniquement dans l'intégrale parue chez Rue de Sèvres. Le changement d'éditeur semble avoir eu un impact, soit démotivant le dessinateur, soit l'obligeant à dessiner un peu trop vite.

L'histoire ne m'a convaincu qu'à moitié.
J'aime bien l'idée de base d'adolescents modernes découvrant un jeu vidéo surnaturel aux capacités quasi illimités. En effet, difficile d'imaginer qu'un jeu tenant sur une disquette (support déjà complètement périmé en 2012, date de parution de la BD : dès qu'on parle d'informatique, les récits vieillissent très difficilement) soit capable d'offrir des plongées dans un jeu digne de réalités virtuelles futuristes, des cadres historiques et géographiques radicalement différents allant de la Rome Antique au monde moderne, et des style de jeu ultra variés et s'adaptant à leur utilisateur, allant de la gestion-stratégie au pur First Person Shooter d'action. Le jeu vidéo idéal et rêvé.
Mais l'idée de fond, en plongeant ainsi les 3 héros dans ces conflits si réalistes, est justement de leur montrer les horreurs de la guerre et de leur ouvrir les yeux. Sauf qu'au début, cela ne se voit pas, puisque le jeu exacerbe le plaisir de jouer des ados, en offrant à l'un le passionnant défi de diriger ses troupes avec succès, et à l'autre l’exutoire de ses instincts guerriers et violents. Ce n'est qu'ensuite que l'horreur leur est plaquée sur les yeux. Et je trouve que cela manque nettement de finesse. Le message est bon mais je ne suis pas convaincu par la méthode, ni par la manière dont le récit est raconté. Je reste un peu perplexe en fin de lecture.

Nom série  Renée Stone (Une aventure de)  posté le 06/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Renee Stone, romancière aventurière et enquêteuse.
Cela commence un peu comme le film Out of Africa, avec la jeune femme dans le train en route vers le cœur d'un pays Africain. Nous sommes ici dans les années 30. Et le pays en question est l'Ethiopie. Renee Stone s'y rend pour assister au couronnement de l'Empereur Haïlé Sélassié.
Rapidement, l'ambiance se rapproche ensuite des enquêtes d'Agatha Christie. Riches européens, décors exotiques mais cossus, galerie de personnages avec leurs mystères... Le clin d'oeil est poussé jusqu'à donner les traits de Peter Ustinov (l'acteur ayant joué Hercule Poirot) à l'un des protagonistes principaux. Sans parler du titre du premier tome...
Puis le récit laisse la place à davantage d'action avec une conclusion qui a même un petit parfum d'Indiana Jones.

Le dessin est plaisant. Les décors africains ainsi que les costumes et véhicules d'époque sont bien représentés. Les personnages sont également corrects quoiqu'un peu raides. Par contre, je ne suis pas particulièrement fan de la technique choisie pour réaliser les ombrages.

J'ai cru que j'allais fortement accrocher à cette BD grâce à ce mélange d'atmosphères dans les premières pages. J'aime en effet beaucoup les enquêtes d'Agatha Christie et leur ambiance si spécifique, et j'aime aussi les décors exotiques et notamment africains. D'autant plus quand ils se placent dans un cadre géo-historique plutôt original et intéressant.
Cependant, même si j'ai trouvé la lecture divertissante, je n'ai finalement pas été aussi captivé que je l'espérais. Je ne suis pas attaché à l'héroïne et aux personnages qui l'entourent. Je trouve qu'ils manquent de charisme et d'intérêt. Mais surtout, c'est le rythme qui ne m'a pas plu. Il est un peu chaotique, avec des motivations des protagonistes qu'on ne suit pas toujours bien, et globalement l'intrigue et son dénouement ne m'ont pas convaincu.
J'en garde tout de même le sentiment d'un agréable divertissement dans une ambiance et des décors dépaysants.

Nom série  Didier, la 5e roue du tracteur  posté le 06/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite chronique sociale dans une ferme bretonne où vivent un frère et sa sœur, ainsi qu'un fermier voisin tout juste recueilli suite à la faillite de son exploitation. Ce dernier était suicidaire mais retrouve le goût de vivre dans cette petite famille d'accueil. Le frère, lui, est un gros mollasson qui n'a jamais connu l'amour. Sa sœur aimerait bien le caser et en même temps, elle n'est pas insensible au passage à l'attrait de la nouveauté apporté par ce fermier qu'ils ont accueilli.
Ambiance campagnarde de la France d'en bas et une dose indubitable d'humour pince-sans-rire : la touche typique des scénarios de Rabaté.

Histoires comme dessins sont très agréables.
Le trait de François Ravard est doux et appréciable, rehaussé par des couleurs légèrement pastels.
Le récit amène d'abord le sourire par son côté humoristique puis plus tard par sa conclusion optimiste et pleine d'un bonheur simple.
C'est une lecture un peu rapide mais très plaisante et divertissante.

Nom série  Le Bourreau  posté le 03/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Une série qui augure du très bon avec le premier tome, embrouille le lecteur avec le second, et finit par décevoir avec un troisième qui achève de plonger dans la confusion.

Cela commence en effet comme une originale transposition du thème du super-héros dans un moyen-âge plutôt sordide et dur. Le héros tient le rôle du Bourreau, un homme mystérieux doté d'un don surnaturel lui permettant de tuer les assassins au lieu et à l'heure qu'il souhaite, à partir du moment où il connait leur nom et possède un objet de leur victime. Ce don lui permet en outre d'être totalement invincible. Mais on apprendra ensuite qu'il y a des règles à ce don. Pour commencer, le Bourreau n'est pas libre de ses actes, il obéit à l'autorité de la ville de Paris et doit se confesser auprès d'un moine énigmatique. Mais surtout, il perd tout pouvoir face à quelqu'un qui connait son visage et son nom.
Le sujet est intéressant car il permet de mettre en scène une sorte de semi-super-héros. Super-héros car il en a les pouvoirs et le côté justicier masqué effrayant ses proies à la manière d'un Batman. Mais semi seulement, car son rôle est bien sombre pour commencer, et ensuite il n'est pas exempt de faiblesses, qu'il s'agisse des limitations indiquées ci-dessus ou de ses propres faiblesses intellectuelles, car avant d'être le Bourreau, il n'était qu'un enfant paysan sans éducation.
Et ensuite, le fait de mettre en scène ce type de scénario dans un Paris médiéval relativement réaliste est plutôt original. Cela change des métropoles modernes et de leurs riches méchants en costume-cravate.

Cependant, après un premier tome plutôt clair et linéaire, le second devient plus confus, avec d'une part une bonne dose de flash-back pour expliquer les origines du héros et sa formation, et d'autre part l'apparition de plus en plus d'autres personnages dotés de dons. Au point qu'on s'y perd un peu. Est-il donc si simple d'avoir ce don ? S'il suffit que les gens ne sachent pas votre nom mais que vous puissiez quand même révéler votre identité à certains, ou vous balader à visage découvert, sous prétexte que ce n'est pas grave du moment que vous ne dites pas qui vous êtes, alors j'imagine qu'il y aurait effectivement des centaines de personnes se retrouvant dotés de tels super-pouvoirs.
Et les choses s'embrouillent encore davantage dans le troisième tome. Cette fois, c'est dans les motivations des protagonistes qu'on se perd. Les changements de camps et les objectifs de chacun se mélangent au point qu'on ne s'y retrouve plus et qu'on décroche de l'intrigue et de l'action qui est pourtant très présente, presque trop. Le récit perd en consistance et en accroche.

C'est dommage car le dessin est plutôt bon, notamment au niveau des personnages et de la mise en scène, et parce que l'idée et le cadre du récit sont bien trouvés et prenants au départ. Ca ressemble un peu à une bonne idée gâchée.

Nom série  Seule  posté le 03/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Seule, c'est l'histoire d'une petite fille vivant avec ses grands-parents dans un petit village Catalan durant la guerre civile espagnole. Elle y a été envoyée là par ses parents car son père est parti à la guerre et sa mère n'a pas les moyens de nourrir sa plus grande fille alors qu'elle vient d'avoir un autre bébé. La petite souffre donc de solitude dans ce village, se demandant quand elle pourra revoir ses parents, et subissant en même temps avec ses yeux d'enfants les affres de la guerre, ou plutôt de la déroute des républicains face aux nationalistes.

C'est un récit plutôt joli et intéressant.
J'ai aimé le dessin de Ricard Efa qui m'a rappelé le style coloré et au trait épais de Ruben Pellejero (Un peu de fumée bleue...). Ses planches en couleurs directes sont belles et pleines d'ambiance.
Le scénario est basé sur une histoire vraie ce qui ajoute à son côté instructif et à sa crédibilité. Et de la crédibilité, il en faut quand on voit les décisions et actions de cette toute petite fille qui a grandi trop vite.
C'est assez touchant.

Nom série  Les Incrustacés  posté le 01/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Récit loufoque mettant en scène deux amis s'occupant oisivement sur une plage avant qu'ils décident de partir en voyage sur un bateau de pêche.

Nous sommes dans un cadre mêlant absurde, onirisme et une grosse part de folie. Les deux héros rappellent en effet les protagonistes d'une histoire de fous, à la manière de la blague où un fou repeint son plafond. Mais le monde qui les entoure est à peu près aussi aberrant qu'eux, avec des personnages aux comportements absurdes ou parfaitement irréalistes, et des créatures étranges ou complètement imaginaires.

Le graphisme est beau et c'est ce qui fait la force de cet album. Avec ses hachures et son soucis du détail, il rappelle les gravures à l'ancienne. Chaque planche comporte assez peu d'images l'album étant assez proche de la limite avec l'album illustré. Même s'il y a clairement une narration séquentielle, le texte narratif est très présent. La lecture est donc un peu longue, voire fastidieuse au vu des plus de 150 pages de l'album.

Je dis fastidieuse car je n'ai pas accroché. J'étais assez surpris et curieux en début de lecture. J'aime bien une certaine dose de loufoquerie et d'imaginaire débridé. Mais je ne me suis pas du tout attaché aux personnages et leurs aventures sont trop décousues et sans queue ni tête. J'ai rapidement fini par m'ennuyer.

Nom série  Chroniques du Léopard  posté le 30/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les Chroniques du Léopard, c'est l'histoire de deux lycéens sur l'île de la Réunion en pleine seconde guerre mondiale. Là-bas, le conflit est bien lointain et ressenti uniquement par le biais du pouvoir en place, fidèle au régime de Vichy. Les deux héros sont pensionnaires dans un lycée assez élitiste et strict. Entre la rébellion face à l'autorité lycéenne et le désir de résistance contre la collaboration, c'est le terreau idéal pour ces deux adolescents romantiques et désireux de s'engager.

Il y a de tout dans cet album : aventures lycéennes, guerre et résistance en toile de fond, décor et culture exotique, amourettes adolescentes, et poésie aussi. C'est un récit beau, très rapidement prenant et offrant un cadre original et très intéressant.
Le dessin m'a également beaucoup plu. Ayant lu l'album sans regarder les auteurs au préalable, je n'ai pas su reconnaître son style, croyant y voir un trait parfois proche de celui de Feroumont (Le Royaume) et parfois proche de celui de Zep dans sa veine plus réaliste, et notamment dans les choix de colorisation également. On est assez éloigné du style d'ordinaire humoristique de Tehem.

J'ai accroché à cette lecture du début à la fin.
J'y ai découvert la mixité des peuples et des décors de la Réunion.
J'y ai découvert la situation politique et sociale complexe dans cette époque de guerre lointaine et alors que l'île était à quelques ans de passer du statut de colonie à celui de département.
J'y ai découvert le quotidien des lycéens réunionnais dans un établissement où ils ont côtoyé de futurs noms célèbres tels que Jacques Vergés et Raymond Barre.
J'y ai découvert un soupçon de l'ambiance du Cercle des Poètes Disparus.
Et j'y ai découvert enfin l'amitié entre les deux héros, leur désir d'aventure et leurs quelques folles escapades culminant par les péripéties nettement plus sérieuses du dernier chapitre de l'album.

Un très chouette album que je conseille sans hésiter !

Nom série  La Guerre des autres  posté le 30/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis Persepolis, elles sont plusieurs les BD autobiographiques racontant la vie au quotidien des auteurs et de leurs familles aux alentours des années 70 ou 80 au Proche et Moyen-Orient. Je citerais par exemple L'Arabe du futur ou Mourir Partir Revenir, le Jeu des Hirondelles parmi d'autres. Il est vrai que le public français en général n'a qu'une vision superficielle des événements qui se sont déroulés dans cette région du monde à l'époque, n'en ayant que les échos des informations télévisées et des journaux. Ces BD, quant à elles, ont l'avantage de nous montrer la vie des habitants de l'intérieur, de permettre de comprendre l'ambiance de tous les jours là-bas à l'époque et de voir comment ce qui fera ensuite les unes des journaux de 20h s'est immiscé doucement autour d'eux. Ce ne sont plus des étrangers que l'on suit, mais des gens qui auraient pu être aussi bien notre famille.

Avec La Guerre des autres, ce sont les mois qui ont précédé le début de la guerre civile Libanaise qui nous sont racontés, de 1974 à mi 1975. On y suit le quotidien de la petite famille de l'auteur, des chrétiens égyptiens exilés à Beyrouth depuis plusieurs années. Père libraire, mère amatrice de théâtre, enfants ouverts d'esprit et au style de vie occidental moderne à la mode des années 70. Avec eux on découvre une vie agréable dans un beau pays pourtant gangrené par la tension entre les communautés musulmanes et chrétiennes, cette dernière étant accentuée par la situation internationale et notamment les réfugiés palestiniens. Le contraste est marquant entre cette atmosphère de tension et le plaisir simple et les discussions entre amis des protagonistes presque insouciants, ne croyant pas que la situation puisse véritablement finir par dégénérer pour de bon.
C'est instructif de se rendre compte de comment tout peut basculer d'un coup, alors même qu'on ne l'imagine pas quelques temps auparavant.

C'est une lecture rendue agréable par un dessin appréciable et une narration très claire et qui aident le lecteur à s’investir rapidement dans l'histoire. L'ambiance d'époque est bien rendue et participe au côté instructif du récit. On est à la limite entre le récit intimiste familial et le récit historique sur des faits graves.
Je regrette néanmoins une légère fadeur. On parle ici d'un récit du quotidien, un quotidien certes particulier puisque à la veille d'une catastrophe civile et militaire, mais il ressort relativement peu de choses marquantes de l'intrigue. Une certaine émotion s'en dégage mais là non plus rien de véritablement touchant. C'est le témoignage d'une famille comme cela aurait pu être celui d'une autre. Il n'y a rien de particulier la concernant qui changerait la donne.
On ne s'ennuie pas pour autant et on passe un moment plaisant et intéressant. Mais globalement, ce n'est pas un récit que je qualifierais d'indispensable.

Nom série  Les Archéologues de l'Interdit  posté le 28/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Archéologues de l'Interdit est une série d'aventure moderne reprenant un thème classique : celui du héros aventurier archéologue à la Indiana Jones.

D'Indiana Jones, on retrouvera d'ailleurs pas mal d'influences et de clins d’œil dans les intrigues, les personnages et les décors. Mais il y a également d'autres sources d'inspiration dans ces aventures et le cocktail est sympathique.
Les personnages ne manquent pas d'intérêt, notamment grâce à la présence au premier plan d'une jeune femme archéologue, Alexandra, dynamique et attachante. Son compagnon de route, Richard, est lui un peu plus convenu dans son rôle d'élément musclé du groupe. A noter d'ailleurs que je n'ai pas bien compris d'où il sortait au début du premier tome, donnant l'impression de sortir du chapeau aux côtés de l'héroïne alors qu'on n'avait pas entendu parler de lui dans les pages précédentes.

Le graphisme parait simple au premier coup d’œil, mais je lui ai trouvé une vraie personnalité bien agréable. Il manque parfois de précision et certaines scènes demandent un peu d'attention pour les comprendre parfaitement, mais dans l'ensemble j'aime bien ce style. Associé à son choix de colorisation parfois un peu monochromatique, il me fait d'ailleurs parfois un peu penser à la patte artistique de Brüno (Tyler Cross) avec un trait cependant plus lâché.

Chaque album forme une histoire en un tome. Ces histoires sont de la pure aventure, avec terroristes et bandits à combattre dans des décors désertiques et exotiques, tout en restant sur un ton plutôt léger et divertissant. Indiana Jones, je vous dis.
Et c'est sympa.

Nom série  Les Cent Nuits de Héro  posté le 27/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Inspirée des mille et une nuits, cette série met en scène un monde imaginaire où deux femmes doivent raconter des histoires pour sauver leurs vies.
Ces contes ont en majorité pour thème l’oppression de la femme par l'homme dans une société patriarcale, qu'il s'agisse de jeunes femmes sachant lire alors que c'est interdit par la loi des hommes, d'un groupe de conteuses libérant la parole grâce aux récits qu'elles diffusent ou encore de jeunes filles enfermées par leur père et cherchant la liberté en secret par la danse. Et encadrant ces contes, il y a non seulement l'histoire de deux femmes qui s'aiment et doivent se protéger pour vivre leur amour en secret, mais également la mythologie de ce monde créé par une déesse mais où le père de cette dernière a récupéré le pouvoir divin.
Bref, beaucoup d'histoires qui se mélange en une.

J'ai aimé la narration claire de ces histoires où les narrateurs s'adressent directement au lecteur. On rentre très vite dans chacun des récits.
J'ai un peu moins aimé le graphisme, légèrement naïf, peu détaillé mais surtout encré dans un style un peu brouillon que je n'apprécie pas.
Les contes de cet album sont bien mais j'avoue m'être légèrement lassé au fil d'entre eux. Et puis la connerie rétrograde de la majorité des personnages masculins de cette BD est assez agaçante, rendant la grande majorité d'entre eux détestable.
J'ai par contre trouvé la fin assez forte avec une jolie touche d'émotion.

Nom série  Rampokan  posté le 26/11/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Initialement publié en France en deux tomes chez Vertige Graphic, Rampokan vient d'être réédité en album intégrale dans la collection Aire Libre de chez Dupuis. Outre le nouveau format, cette réédition a surtout la particularité d'offrir une colorisation complète à cette bande dessinée qui n'était juste là parue qu'en bichromie sépia.

Et quand on voit la qualité de cette colorisation, on ne peut que regretter que la série ait pu être publiée sans elle à l'époque. Ce sont des couleurs élégantes et harmonieuses qui ajoutent une réelle profondeur à l'ambiance exotique de l'Indonésie des années 40 qu'elles dépeignent.
Elles s'allient parfaitement au trait Ligne Claire de Van Dongen. Ce dessin à l'ancienne est plein de classe et nombre de cases voire de planches entières sont superbes. Là encore j'ai aimé cette vision vivante et détaillée de l'Indonésie d'époque.

Le héros de cette histoire, Johan Knevel est né à Célèbes avant de quitter l'île pour faire ses études en Hollande. C'est en 1946, après la seconde guerre mondiale et le départ de l'occupant Japonais, qu'il revient en Indonésie en tant que soldat colonial hollandais pour retrouver les traces de son passé dans un pays en plein conflit d'indépendance. Mais le pays est dans un tel chaos qu'il sera rapidement embarqué dans une suite d’événements qu'il aura bien du mal à maîtriser.

L'intrigue permet de découvrir la situation du pays dans ces années là, juste avant que l'Indonésie acquiert son indépendance. C'est une situation complexe qui se rapproche de celle à la même époque en Indochine ou en Algérie Française, avec de nombreux partis en présence, beaucoup de suspicion et de violence. A cela s'ajoute la culture spécifique Indonésienne, mélange d'islamisme, de folklore local, de mode de vie insulaire et d'influence hollandaise.

Sur le plan de la découverte du pays, mis en image par le beau dessin de Van Dongen, cette BD est une réussite. Cependant, la narration est un peu difficile, avec beaucoup de passages manquant de clarté et quelques sauts chronologiques pas toujours évidents à suivre. D'autant plus que l'intrigue en elle-même est compliquée, avec de nombreux personnages et des motivations pas toujours évidentes, si bien qu'il est parfois nécessaire que le lecteur s'accroche pour bien s'y retrouver. Ce manque de fluidité dans la lecture risque d'en refroidir quelques-uns et c'est dommage.

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