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Nom série  Il était 2 fois Arthur  posté le 18/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Idée originale que de présenter deux biographies en une.
La première partie de cet album raconte le destin de Jack Johnson, boxeur noir qui se bat pour se faire une place dans le monde raciste de la boxe américaine et atteindre le titre de véritable Champion du Monde et non pas seulement celui de sa "race". Très fort, il a une confiance méritée dans son grand talent et aime aussi à provoquer le public et tout le monde autour de lui, comme un enragé décidé à montrer qu'il peut tout faire comme un blanc, les belles choses comme les plus méprisables.
Nous suivrons ainsi son apogée puis la descente de sa carrière jusqu'à ce match un peu fantoche et plutôt orienté vers le spectacle qu'il mènera contre Arthur Cravan.
Et c'est à ce moment là, à la moitié de l'album, que nous allons changer de sujet de biographie et relater ce qu'il va advenir ensuite de ce fameux poète-boxeur ayant fui la France et l'enrôlement dans l'armée au début de la première guerre mondiale. Celui-ci est encore pire provocateur que ne l'était Jack Johnson et passera une vie d'artiste échevelée en Europe puis en Amérique, séduisant les uns par ses idées et son audace autant qu'il se fera détester par les autres par son comportement séditieux et offensant.

Ayant lu il y a un peu plus d'un an la BD Arthur Cravan, je connaissais déjà bien le personnage. A l'inverse, je ne connaissais pas du tout Jack Johnson. J'ai plutôt apprécié la première moitié de l'album qui raconte la vie de celui-ci car elle est claire et instructive. Son combat pour trouver sa place de Champion du Monde et combattre par la provocation et son talent brut de boxeur le racisme ambiant à l'époque est bien mis en scène et assez prenant.
A l'inverse, la seconde moitié sur Cravan m'a paru trop embrouillée. Déjà que je n'apprécie pas le personnage en lui-même, de le suivre dans une narration confuse et peu engageante m'a été un peu pénible et m'a ennuyé. Je ne me suis vraiment pas attaché à ce récit et à son sujet.
A cela s'ajoute un dessin que je n'aime pas du tout. C'est un noir et blanc au trait très brouillon, avec nombre de visages franchement laids et des planches aux allures bâclées. C'est probablement un choix esthétique car Grégoire Carlé était capable d'un dessin bien plus agréable dans Baku notamment, mais c'est un choix qui ne me plait vraiment pas et me rend réticent à la lecture.

Nom série  Geronimo (Matz/Jef)  posté le 18/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il n'y a pas si longtemps, j'avais lu Géronimo - Mémoires d'un résistant apache qui offrait une biographie très complète et détaillée de la vie du célèbre guerrier apache. En comparaison, cet album de Matz et Jef présente d'une part un dessin plus attrayant et plus travaillé, et d'autre part une biographie plus concise, se concentrant davantage sur les moments clés plutôt que d'être exhaustive. Les deux ont leurs avantages, la première étant plus instructive et complète, tandis que la seconde se lit plus agréablement et facilement.

Je trouve le dessin très bon dans l'ensemble et j'aime sa colorisation et son ambiance. Je regrette juste des visages que je trouve un peu hésitants et parfois changeants.
L'histoire se lit très bien, mais je trouve que le fait de connaitre les détails de la biographie de Geronimo grâce à mon autre lecture me permet de mieux comprendre des passages qui autrement m'auraient peut-être paru trop vagues, trop superficiellement expliqués dans cet album là. Et dans cette version là de sa biographie, je me suis senti un peu moins proche du personnage qui donne ici l'impression de s'enfermer obstinément dans une vengeance sauvage à tout prix, alors que le fait d'avoir présenté sa vie familiale d'avant le drame qui entame ce récit m'avait permis de ressentir bien plus fortement sa peine et sa tristesse dans son autre biographie.
Bref, du plus et du moins dans cet album là que je n'ai pas pu m'empêcher de comparer avec un autre, mais cela reste une très bonne biographie, très lisible et bien dessinée.

Nom série  Empress  posté le 16/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série joue dans la cour des récits de Space Opera et de Space Fantasy avec de fortes influences de Star Wars, des récits Marvel, mais aussi quelques accointances avec la série Saga pour cet univers galactique assez hétéroclite et échevelé. Mais en comparaison avec ces références là, Empress se révèle sans saveur ni odeur. C'est du divertissement très basique, sans aucune surprise, et qui s'oublie sitôt terminé.

C'est donc l'histoire de l'épouse d'un empereur galactique aussi tyrannique que brutal qui s'enfuit avec ses enfants pour échapper à sa violence. Elle est accompagnée pour cela d'un fidèle capitaine de sa garde qui va leur servir de super garde du corps dans les péripéties qu'ils vont affronter dans leur fuite. Quant à ses enfants, il y a le jeune garçon intello et capable de construire un vaisseau spatial à partir de déchets, et l'adolescente en pleine crise qui n'est pas heureuse de voir sa mère chercher à l'éloigner de son père et la soupçonne de vouloir coucher avec leur garde du corps. Et tout le récit se borne à raconter leur fuite en avant, d'une planète à une autre, jusqu'à une confrontation finale qui révèle tout de même enfin un petit retournement de situation mais celui-ci se révèle assez ridicule et sans crédibilité.

Heureusement que le dessin est correct et qu'il permet de lire l'ensemble sans s'ennuyer. Mais il ne suffit pas à faire de cet ouvrage un bon comics.

Nom série  Il se passe des choses  posté le 16/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Quand j'ai entamé cette série, j'ai cru que j'allais faire un rejet complet. Car les premières planches sont complètement abstraites, de la poésie artistique où le lecteur doit ressentir et comprendre les intentions de l'auteur, le message secret qu'il tente de passer par son art. C'est une suite de saynètes sans queue ni tête, de récits symboliques et de planches en majorité muettes où l'auteur semble se laisser aller à ses envies de dessiner comme ça lui vient.

Car le dessin est ici très particulier, très minimaliste. Guillaume Chauchat esquisse ses personnages et ses rares décors en quelques courbes et circonvolutions qui forment des gens, des objets et des bulles de dialogues. C'est un style épuré et personnel dont je ne suis vraiment pas friand.

Mais contrairement à ce que je craignais au départ, une histoire se met tout de même en place. Elle reste très abstraite, d'inspiration poétique moderne, mais effectivement, comme le titre l'indique, il finit par se passer des choses qui peuvent tenir vaguement l'intérêt d'un lecteur qui n'aurait pas été touché par la poésie artistique des autres planches plus absconses. Mais elle est racontée avec un tel détachement, un tel soucis de la mise en scène artistique au détriment de la narration elle-même, qu'il est bien difficile de s'y attacher et d'être intéressé pour de bon.
Pour faire simple, pour quelqu'un comme moi qui n'a pas su être touché par sa fibre artistique, cette BD m'a ennuyé.

Nom série  La Fille dans l'écran  posté le 11/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai apprécié dans cet ouvrage la manière avec laquelle les deux auteures ont réalisé ce travail à 4 mains. Sur la majorité de l'album, elles ont dessiné une planche sur deux, mettant à chaque fois en scène leur propre personnage vivant sa vie de son côté et répondant aux messages de l'autre. Et sur certaines planches, quand les héroïnes se rencontrent enfin, elles mélangent leurs styles dans des planches communes. J'ai aussi apprécié l'idée qu'elles ont chacune apporté leurs idées au fur et à mesure du déroulé de l'histoire, rendant ainsi plus vivant et personnel l'ensemble.

Cette histoire, ceci étant dit, m'a seulement à moitié convaincu. J'ai bien aimé sa part d'originalité, la légère candeur qui s'en dégage, et quelques moments assez touchants vers la fin. Mais j'ai trouvé également que l'attachement des deux héroïnes était très précipité et qu'elles se jetaient très vite dans une relation très forte entre chacune dès les premiers échanges de mail puis de messagerie. Dès le début, elles donnent l'impression d'être toutes les deux fascinées et accro à l'autre. J'ai trouvé que ça sonnait un peu faux, même si cela reste relativement envisageable. Disons qu'il m'a manqué cette montée en tension et cette accroche des sentiments qui aurait fait que moi aussi je me serais laissé emporté par cette relation qui s'est créée entre elles.

Mais outre ce regret, j'ai quand même trouvé la lecture plaisante et l'exercice à quatre mains bien mené pour un rendu qui sort plutôt du lot et vaut le coup d'oeil.

Nom série  Habana 2150  posté le 10/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En lisant cette BD, j'ai cru retrouver l'esprit des séries d'aventure, d'action et d'humour de la fin des années 90 aux début des années 2000, quand les éditions Soleil se tiraient la bourre avec les éditions Delcourt pour capter le marché des lecteurs adolescents et jeunes adultes. Et c'est vrai que les éditions Vents d'Ouest n'étaient pas loin derrière dans cette course là.
Habana 2150 c'est du divertissement qui ne se prend pas la tête, avec beaucoup de rythme, de cascades, de bagarres et d'explosions, et des héros qui jouent davantage la carte humoristique que de l'aventure sérieuse.

Cela se déroule à Cuba dans la seconde moitié du 22e siècle. Mais soyons objectif, à part quelques jolies voitures dans les décors, et quelques répliques en espagnol faisant référence à Castro ou à la Révolution cubaine, ça aurait pu se passer n'importe où ailleurs, dans une ville futuriste imaginaire sur Terre ou ailleurs ; cela n'aurait pas changé grand chose à l'intrigue. Tout ce dont les auteurs ont eu besoin pour le scénario du premier tome, c'est de quelques gangs mafieux prêts à se tirer dessus, d'un ou deux extra-terrestres pour donner du piquant, et d'une histoire de jeune héritière arrogante. Et aussi donc d'une paire de héros casse-cous, un peu couillons et dragueurs, prêts à foncer dans le tas sans réfléchir, comptant sur leur sourire et leur bagou pour s'en sortir vivants. Et comme le scénariste est gentil avec eux, ça marche.
Tiens d'ailleurs, maintenant que j'y pense et puisqu'on parlait d'anciennes séries, ces deux là me font fortement penser à une version à peine plus âgée de Fred et Bob, une autre paire de dragueurs un peu couillons imaginés par Thierry Cailleteau à l'époque.

J'ai apprécié le cadre et la manière dont Héloret le mettait en image. Le gars nous offre des planches soignées et détaillées, avec une agréable luminosité et un sens du dynamisme qui convient très bien à ce genre de récit musclé et léger. Il se révèle doué aussi bien pour les persos que les décors et la mise en scène.
C'est cette qualité du dessin qui a maintenu mon intérêt pour cette série.
Car côté scénario, même si on est dans le divertissement pur, j'avoue ne pas avoir été enthousiasmé. Trop de péripéties déjà-vues, des héros un peu pénibles et surjoués, des rebondissements trop cousus de fil blanc, et donc un cadre cubain qui semble totalement inutile et inutilisé. Ça se lit et ça s'oublie beaucoup trop vite.

Nom série  American Gods  posté le 09/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu le roman American Gods de Neil Gaiman il y a quelques ans et j'en garde un souvenir confus. Par bien des aspects, il rappelle l'univers de Sandman du même auteur, avec notamment l'implication de divinités anciennes et de créatures mythologiques dans l'Amérique moderne, ainsi que par sa part de poésie gothique et de noirceur réaliste. Mais le scénario du roman n'avait pas réussi à s'imprégner pour de bon dans ma mémoire la faute à une intrigue qui prend beaucoup de temps à se mettre en place, part en nombreuses digressions et ne semble aboutir nulle part de réellement concret.
Ce comics en est l'adaptation assez fidèle, même si l'éditeur la présente plutôt comme l'adaptation de la série télévisée elle-même tirée du roman, probablement pour davantage attirer le grand public. Il en présente du coup les mêmes qualités mais aussi les mêmes défauts, ces derniers à même de rebuter notamment les amateurs d'action et de récits rythmés.

Le dessin est de Paul Craig Russell, excellent dessinateur ayant déjà collaboré avec Neil Gaiman sur Coraline et Le Premier Meurtre et ayant aussi participé à la série Fables, et de Scott Hampton, qui a réalisé quelques Batman ainsi que D-day, le jour du désastre. Le premier, participant aussi au scénario, se contente la plupart du temps de réaliser le story-board à partir duquel le second va achever le dessin et réaliser l'encrage et les couleurs. Le résultat est tout à fait appréciable, permet une lecture agréable et offre par-ci par-là quelques très jolies planches pleines de symbolisme et d'une esthétique un peu onirique.

Le scénario est de l'urban fantasy intéressante et plutôt originale, en tout cas pour qui ne connait pas déjà l'imaginaire de Neil Gaiman. Il met en scène Ombre, un homme qui sort de prison pour découvrir que sa femme a été tuée dans un accident de voiture et qu'il a tout perdu, qui se fait offrir un rôle de garde du corps par un étonnant personnage qui se révélera plus tard être en réalité la version parfaitement intégrée dans le monde moderne d'Odin, le dieu nordique. Avec lui, il va découvrir que les anciens dieux de toutes les religions et croyances des peuples ayant un jour vécu sur les terres américaines essaient de survivre contre l'omniprésence des nouveaux dieux américains que sont la Technologie, les Médias et autres Autoroutes de l'Information.
Si le sujet est ingénieux et donne envie d'en savoir plus, la mise en scène est un peu laborieuse car l'intrigue met longtemps à se mettre en place. Le héros se retrouve ballotté à droite à gauche, la majorité du temps comme un simple spectateur ou une victime. Il rencontre des gens qui se révèlent être des divinités vivant parmi les hommes, passe quelques temps avec eux, subit les bienfaits et méfaits de leurs capacités surnaturelles parfois très abstraites, et attend qu'on le pousse vers l'étape suivante de son lent parcours.
Du coup, c'est bien fait mais moyennement passionnant. Et je comprendrais facilement qu'on puisse lâcher l'affaire dès la fin du premier tome.
Personnellement, je vais m'accrocher car j'aime l'univers de Neil Gaiman et j'apprécie la façon dont ce roman assez complexe a été mis en image.

Nom série  Goblin Slayer  posté le 08/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a depuis quelques ans une tendance dans les mangas d'heroic-fantasy à se mettre dans un cadre rappelant fortement celui des jeux de rôles, de leurs classes de personnages, de leurs guildes et de leurs niveaux d'expérience. C'était flagrant dans Gloutons & Dragons ou dans Moi, quand je me réincarne en Slime, ça l'est aussi dans Goblin Slayer. Sauf qu'au lieu de chercher à affronter des ennemis de plus en plus puissants, le héros éponyme, pourtant très expérimenté et bien équipé, n'a qu'une unique obsession : tuer des gobelins. Plus précisément, il a un désir ardent de les tuer TOUS, d'éliminer la race s'il le peut, même s'il sait que c'est désespéré.

Autant les raisons de cet obsession de la part du héros sont sombres et sérieuses, aussi sombres que la manière dont des personnages bons se font massacrer ou violer par les affreux gobelins, autant ce manga présente une dose d'humour pour équilibrer la balance de la noirceur C'est le cas notamment quand les héros de très haut classement se retrouvent désemparés face au comportement mono-obsessionnel du héros et réalisent qu'il est aussi bon voire meilleur qu'eux au combat. C'est le cas aussi quand ils doivent réagir à son côté extrêmement taciturne et mutique, vu qu'il répond toujours avec le strict minimum de mots, et se comporte très souvent comme un autiste incapable de se comporter en société et de comprendre les émotions des gens qui l'entourent.

On peut reprocher (ou apprécier c'est selon) le côté fan service de certaines scènes, notamment celles de viol puisque les fameux gobelins cherchent à se reproduire en utilisant pour cela des femmes humaines. C'est parfois assez gratuit, même si très bien dessiné. Mais ce qui était très présent dans les premiers chapitres se fait plus rare au fil des tomes.
Et au fur et à mesure, on s'attache de plus en plus au héros et aux autres compagnons qu'il finit par se faire malgré son caractère extrêmement renfermé et solitaire.
On s'intéresse aussi beaucoup à l'aspect stratégique de la manière dont il prépare ses combats, ou devrait-on dire ses exterminations de vermines, ou dont il réagit à des dangers nouveaux.

C'est une série que je suis maintenant régulièrement, guettant chaque nouvelle sortie, car je la trouve bien faite, agréable et prenante.

Nom série  Vince Taylor - L'Ange noir  posté le 06/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est en lisant cet album que je réalise que je ne connaissais vraiment pas la scène rock Européenne des années 60. Et je ne connaissais même ce fameux Vince Taylor qui pourtant semblait à l'époque presque aussi connu que Johnny Hallyday et cherchait à jouer dans la même cour qu'Elvis Presley ou Jerry Lee Lewis. Et comme du coup, j'ai écouté certaines de ses musiques pour voir à quoi elles ressemblaient, effectivement je les trouve pas mal.
Mais cet album m'a rendu ce personnage finalement bien antipathique.

D'emblée, je n'ai pas apprécié le graphisme. Je n'aime pas cette manière de dessiner avec un encrage en noir profond mais rendu rugueux car manquant des pleins et des déliés qui pourraient lui donner du charme. Je n'aime pas les poses figées et surjouées des personnages. Et je n'aime pas l'inconstance de leurs visages selon qu'on les regarde de face, de profil ou d'autres angles.

Je n'ai pas apprécié non plus la manière de raconter la vie de ce rockeur. Comme trop de biographies, elles abuse des flash-back et des sauts dans le temps, en avant et en arrière, pour un résultat décousu. Cela reste acceptable sur la première partie de l'album mais quand viennent s'y ajouter les crises de folie et les délires du héros vers la fin du récit, cela devient pénible.
Car ce fameux Vince Taylor y est dès les premières pages présenté comme un névrosé, traumatisé durant sa jeunesse par les bombardements de la seconde guerre mondiale à Londres. Et peu à peu, de simple névrosé, il tourne de plus en plus psychopathe au point de devenir détestable dans son comportement.

Si je salue le fait de m'avoir permis de découvrir ce rockeur à la musique intéressante dans une époque musicale que finalement je connaissais mal, je n'ai pas pris plaisir à la lecture de cette BD et le personnage m'a finalement vraiment rebuté.

Nom série  Sur la trace des grands singes  posté le 05/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais déjà lu une ou deux biographies de Dian Fossey, celle du fameux film Gorilles dans la brume, avec Sigourney Weaver. Mais je ne savais pas qu'elle ne formait en fait qu'un tiers du trio des Trimates, trois femmes que le primatologue Louis Leakey a recruté dans les années 1960 et 1970. La première d'entre elles, Jane Goodall, jeune femme qui ne rêvait que de vie aux côtés des animaux, a attiré l'intérêt de Leakey qui lui a donné la charge d'étudier une communauté de chimpanzés en Tanzanie. Devant le succès de cette opération, il va répéter l'opération avec Dian Fossey qu'il envoie étudier les gorilles en Afrique centrale, et enfin avec Biruté Galdikas qui va s'occuper des orangs-outans en Indonésie. Ces trois femmes vont consacrer leur vie aux primates qu'elles vont côtoyer durant des années, vivant parfois quasiment seules dans des campements en pleine nature. Et elles vont amener le grand public à découvrir ces animaux sociaux aux comportements parfois si proches des nôtres.

Cet album présente leurs biographies sous un angle relativement original. En réalité, les trois femmes vont narrer elles-mêmes au lecteur leur parcours de manière très naturelle, sur le ton de la discussion, avec l'intervention intermédiaire du professeur Leakey également. Sur la forme de trois chapitres, nous allons ainsi suivre successivement le récit de Jane, de Dian puis de Biruté, avec comme transitions entre chacun le moment où elles vont elles-mêmes se rencontrer, et avant un ensemble d'épilogues racontant ce qu'elles deviendront toutes dans les années qui suivirent.
C'est instructif et raconté de manière très fluide et plaisante. On est loin d'un documentaire fastidieux et ennuyeux, et on s'attache facilement aux trois héroïnes et narratrices. Le dessin tout en simplicité et en rondeur aide aussi au côté agréable et léger de cette lecture.

Le côté un peu superficiel de la partie documentaire m'a toutefois parfois un peu frustré. Certains moments et certaines explications sont éludés ou racontés si vite que, pour qui n'a pas lu une biographie plus détaillée de ces trois femmes, il peut être difficile de bien comprendre ce qu'il s'est passé. Pour donner un exemple, je n'ai toujours pas compris sur quoi s'était assise Biruté et qui l'a rendue plusieurs fois... malade ? Blessée ? Je ne sais pas.

Mais en tout cas, j'ai apprécié de découvrir le parcours de ces femmes et surtout de voir qu'elles étaient trois à être ainsi animées d'une telle passion similaire, chacune dans des lieux différents et avec des primates de races différentes, mais chacune bien consciente de l'existence des deux autres.

Nom série  Mes voisins les esprits  posté le 04/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mes voisins les esprits, c'est l'histoire de la jeune Yachiho qui emménage dans la maison d'une experte en surnaturel et en légendes folkloriques qui a disparu depuis des années. La jeune fille elle aussi est capable de voir les esprits et elle y fait la rencontre de l'un d'entre eux, le vieux Moro, qui va l'aider dans sa quête des Notes sur le royaume des morts, livre qui lui permettrait d'en savoir plus sur la mort de sa mère. Avec elle, nous allons croiser la route de très nombreux esprits japonais, kamis et autres yokai, ainsi que celle du mystérieux Kamô, un humain lui aussi en mesure de voir le surnaturel mais qui le traite avec bien plus de systématisme et d'autorité.

C'est un manga qui joue beaucoup sur l'ambiance, celle du Japon folklorique où des créatures surnaturelles invisibles côtoient en permanence les humains et agissent avec un naturel ni forcément bienveillant ni forcément malveillant, se contentant de réagir aux actions, aux offrandes et aux prières des humains pour influer sur les événements.

Le dessin est de très belle qualité. J'apprécie notamment beaucoup les couvertures très colorées et fourmillant de détails, reflétant l'esprit léger de la série. Décors et personnages sont très bien rendus. Je regrette un peu cependant la façon dont les créatures sont présentées, trop souvent en gros plan ce qui rend difficile de bien discerner à quoi elles ressemblent et l'identité de ce que l'on voit. C'est le personnage de Moro en particulier que j'ai parfois du mal à déchiffrer visuellement, et par extension quelques scènes l'impliquant, lui ou d'autres yokai, ne sont pas très claires.

L'histoire est agréable et permet de plonger dans l'univers folklorique japonais avec une vision néanmoins plutôt moderne puisque les créatures sont présentées dans un cadre très actuel quoique campagnard. L'héroïne est assez attachante et ses relations avec les autres protagonistes et les esprits sont plutôt intelligentes.
On peut cependant reprocher à la série un manque d'accroche pour ce qui concerne les 2 seuls tomes actuellement parus. Même s'il y a le fil rouge de la recherche des fameuses Notes sur le royaume des morts et le mystère autour des intentions de Moro d'un côté et de Kamô de l'autre, l'enquête progresse très lentement et chaque chapitre part plutôt en digression vers la rencontre et la découverte de nouvelles créatures à chaque fois. J'attends donc la suite pour voir si une intrigue plus prenante se met pour de bon en place.

Nom série  Retour sur Aldébaran  posté le 03/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela fait longtemps que je ne suis plus les séries de l'univers d'Aldébaran que de loin, les survolant quand je les croise en médiathèque mais sans m'y intéresser davantage que par légère curiosité. Celle-ci, à priori, semble constituer la conclusion possible de celles-ci car non seulement elle ramène l'héroïne principale, Kim Keller, sur sa planète natale, celle du début de cet univers imaginé par Léo, mais en plus elle l'amène aussi à y retrouver les héros de la série parallèle "les survivants".

Après une mise en place qui remplit les deux tiers du premier album, Léo nous ramène dans le sujet qui a fait sa célébrité : la planet-fantasy, la découverte d'une planète mystérieuse par le groupe de héros. Cette fois cependant, aussi préparés soient-ils, les héros ne savent pas où ils débarquent ni quand. Et évidemment l'auteur va jouer sur la curiosité des lecteurs en distillant peu à peu de nouvelles énigmes et en levant tout doucement le voile tout en apportant de nouvelles questions.
Sa recette habituelle, quoi... Avec comme toujours des relations "trop" humaines entre les personnages, avec le côté intime qui prend trop souvent le pas sur le côté aventure.
Et aussi des ficelles scénaristiques stéréotypées et un peu agaçantes comme la population humaine qui réagit stupidement, des extrémistes idiots, violents et prêts à tout, et des problèmes politiques qui mettent des bâtons dans les roues des héros et du déroulé de l'aventure.
Associé à cela le dessin toujours aussi raide de Léo, cela fait que je ne m'approfondirais pas plus passionnément dans cette série là que dans les précédentes.
Mais j'en lirai quand même les albums suivants s'ils me tombent sous la main pour attiser ma curiosité.

Nom série  Klaus  posté le 03/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a quelques ans, j'avais lu la série Santa Claus qui racontait avec beaucoup de magie et de merveilleux l'histoire des origines du Père Noël et de sa légende. Ici, point de merveilleux, point de gentillesse, mais un récit bourré de testostérone où un Santa Klaus aux allures de super-héros ou de guerrier d'heroic-fantasy musclé s'attaque à la tyrannie d'un noir seigneur décidé à faire disparaître la joie dans le cœur des habitants de sa ville.
Si on lit cela comme un simple récit de fantasy et d'action, l'intrigue tient la route malgré le côté un peu gnangnan des jouets que le puissant héros distribue aux enfants pour combattre le méchant tyran. Mais si on le lit comme les véritables origines du Père Noël, le côté kistch voire assez ridicule d'un Santa Klaus digne d'un Conan le Barbare ou d'un Wolverine tout en muscles et en poings aura du mal à ne pas dresser un sourire un peu moqueur, surtout que la mise en scène des auteurs insiste bien sur ce côté super-héroïque.

Concrètement, les planches de ce comics sont belles. Je ne connaissais pas Dan Mora mais il a du talent, et il donne un véritable soin aux planches de cet album pour lesquelles on sent qu'il s'est donné à fond. Tant pour les personnages, les décors, les scènes d'action ou la colorisation de l'ensemble, c'est impeccable, beau à regarder et agréable à lire.

L'histoire quant à elle n'est pas mauvaise mais un peu convenue pour un récit de fantasy. En résumé, c'est un héros solitaire qui débarque dans une ville qu'il a quittée depuis des années, qui constate que la population vit sous le joug d'un dictateur et qui va mener à lui tout seul la rébellion et le combat pour redonner la liberté et le sourire au peuple. Va s'y ajouter une trame autour de la folie du seigneur qu'il transmet à sa famille et sur un démon, la fameux Krampus de la légende du Père Noël, qui les manipule dans l'ombre.
Sur ce simple plan de l'aventure et de l'action, c'est un récit correct qui vaut surtout parce qu'il est si bien dessiné.
Mais comme dit plus haut, le fait que ce soit une tentative de transposer dans un cadre heroic-fantasy les origines du Père Noël rend l'ensemble un peu risible par moment.

A noter que le premier album est nommé tome 1 mais c'est une histoire vraiment complète et je suis même surpris qu'il puisse y avoir une suite.

Nom série  Lazarus  posté le 02/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A la lecture du seul premier tome, je n'étais pas enthousiasmé. Ça ressemblait une histoire dans une Amérique quasiment post-apocalyptique, une dystopie où un petit nombre de familles gouvernent un monde à moitié dévasté comme une affreuse seigneurie féodale où les plus chanceux des habitants sont des serfs et où le reste de la population ne sont que des déchets. Ces familles disposent de Lazares, des sortes de champions guerriers, certains étant des genres de cyborgs tandis que d'autres, comme l'héroïne de ce récit, sont des humains génétiquement améliorés. Et ces super-soldats, un unique par famille, sont irrémédiablement à leurs ordres, sachant que même s'ils peuvent devenir amis ou plus, ils devront s'entre-tuer sans hésiter si on leur en donne l'ordre. Outre ce monde dévasté et cette dystopie un peu caricaturale, je m'imaginais un peu trop vite la suite : l'héroïne qui va prendre conscience de sa situation, se rebeller ou chercher vainement à améliorer un monde pourri à la base. Un peu trop déjà vu pour moi...
En outre, le dessin ne m'enthousiasmait pas. Il était trop réaliste et sombre à mon goût.
Mais les tomes suivants m'ont plus ou moins donné tort car la série se révèle bien plus complexe et subtile que je l'imaginais. Et arrivé au bout de 6 tomes, sachant que le sixième contient des histoires courtes un peu indépendantes, je suis maintenant vraiment bien accroché au scénario et j'ai envie de savoir la suite.

Car les auteurs ont su mettre en scène leur monde avec intelligence. C'est une Terre qui fait frissonner, où le capitalisme a été poussé à son ultime extrémité et où le pouvoir s'est finalement concentré dans les mains d'une grande cinquantaine de personnes au maximum, réunies en une douzaine de familles, chacune ayant souveraineté sur une région du Monde et se faisant la guerre à coups d'alliances, de manigances et de conflits ouverts, usant pour cela des autres êtres humains comme chair à canon.
Rien ou presque n'y est blanc, mais tout n'y est pas vraiment noir. Les pires personnages se révèlent y avoir leurs raisons d'agir comme ils le font. Et l'héroïne, les rares fois où elle a la chance de pouvoir prendre une décision par elle-même, se retrouve souvent à devoir choisir le moindre mal.
L'intrigue ne se repose pas sur ses lauriers. A partir du troisième tome, la donne change fortement puisqu'une guerre réelle se met en place soudainement. Et on assiste alors au ballet des alliances et aux décisions stratégiques pleines de conséquences. Et en parallèle, l'héroïne en découvre de plus en plus sur ce qu'elle est réellement, mais sa situation est bien trop complexe pour imaginer une rébellion classique d'adolescente qui va soudain tout casser. Au contraire, elle se retrouve en plein conflit intérieur et à devoir peser le pour et le contre de tous ses actes.
C'est bien fait et cela finit par devenir très prenant.

Nom série  Concerto pour main gauche  posté le 02/09/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La biographie semi-fictive d'un pianiste autrichien ayant perdu son bras droit durant la première guerre mondiale mais ayant réussi malgré tout à poursuivre sa carrière avec sa seule main gauche et des partitions spécialement adaptées à son handicap. On le suit depuis sa jeunesse dans une famille bourgeoise visiblement compliquée puisque l'ambiance y était tellement plombée que trois de ses frères se sont plus ou moins suicidés et que lui-même passera toute sa vie et sa carrière artistique à exprimer son mal-être et sa rage enfouie. Puis on le verra gagner en célébrité, se demandant en permanence si cela vient de son talent musical ou si les gens sont simplement curieux de le voir jouer avec une seule main. Et enfin on le verra subir les événements du nazisme et fuir en Amérique.

Le graphisme est dans une veine rappelant les noir et blanc stylisées de David B. (L'Ascension du Haut Mal) et autres Marjane Satrapi (Persepolis). Personnages dans un trait plutôt naïf, grands aplats de noir, et beaucoup de dessins stylisés et métaphoriques en arrière-plan. Je ne suis qu'à moitié fan, aimant bien ce côté illustratif mais nettement moins la représentation des personnages.

Je n'ai que moyennement apprécié la lecture elle-même. Car si le sujet de la vie de ce pianiste est intéressant, l'homme lui-même ne m'a pas séduit. Je l'ai trouvé peu attachant et je n'ai pas pris plaisir à le suivre.
Ce fut donc pour moi une lecture pas mauvaise mais je n'en conseillerais pas l'achat.

Nom série  Platinum end  posté le 30/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu ce manga sans réaliser qu'il était des mêmes auteurs que Death Note. Et pourtant effectivement, j'y ai retrouvé pas mal de points communs et j'étais prêt à comparer les deux séries. Là où Death Note mettait en scène un démon donnant le pouvoir de mort à un humain, ici ce sont des anges qui donnent des pouvoirs de vol, d'amour et aussi de mort à plusieurs humains. Et là où le premier était un mind game complexe où les actions des héros étaient ultra-réfléchies, ici nous avons aussi ce jeu de réflexion où le héros et ceux qui vont l'accompagner doivent peser le pour et le contre de toutes leurs actions et réfléchir au moyen de combattre leur principal ennemi grâce à leur intelligence et l'utilisation logique des possibilités offertes par leurs pouvoirs.
Mais il y a davantage d'action dans Platinum end qui laisse moins la priorité aux combats de logique. Et il y a aussi davantage de sentiments puisque d'une part le héros est bien décidé à ne jamais tuer et est horrifié par les actes de leur ennemi, d'autre part parce qu'il est sincèrement amoureux d'une autre protagoniste, et enfin parce que contrairement à Light et L qui étaient plus ou moins seuls l'un contre l'autre dans Death Note, ici le héros se retrouve en compagnie d'autres protagonistes et doit faire avec eux.

Le dessin est du même niveau d'excellence que dans Death Note ou dans les autres séries de Takeshi Obata. Personnages et décors sont très propres et très soignés. Et les looks des différents anges sont également très bons.

Je n'ai que moyennement accroché à cette série car ses fondements manquent trop de crédibilité à mon goût. Je trouve assez niaise cette histoire d'anges cherchant parmi des suicidaires le successeur de Dieu. Et j'ai bien rigolé quand ils en sont venus à expliquer pourquoi les 13 candidats possibles étaient tous Japonais. De même, les motivations si variées et si profondément excessives de beaucoup des candidats, en priorité celle du principal antagoniste, m'ont paru trop exagérées pour être réalistes.

Ceci explique pourquoi je n'ai pas été totalement captivé par ma lecture. Néanmoins je la trouve tout de même assez prenante et suffisamment bien menée pour capter l'attention et donner envie de lire la suite. Cela reste donc une bonne série, mais pas du niveau d'un Death Note.

Nom série  Voro  posté le 30/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voro est une sympathique série d'aventure pour la jeunesse. Le monde dans lequel elle se déroule m'a un peu rappelé celui du jeu Skyrim, avec son cadre médiéval nordique, sa magie, ses statues et autres reliques. Et l'héroïne y serait membre de la guilde des voleurs, embarquée dans une intrigue qui la dépasse.
S'il y a quelques éléments un peu convenus, en particulier le pêché d'orgueil de l'héroïne qui, pour prouver sa valeur, va se jeter dans le pétrin, c'est un scénario plutôt agréable qui retient bien le lecteur même s'il ne passionne pas outre mesure.
Le dessin est lui aussi plaisant, simple et joliment colorisé.
C'est un gentil divertissement de type fantasy, avec de l'action et du spectacle, qui plaira aux jeunes adolescents et peut-être aussi aux lecteurs plus âgés.

Nom série  Les Brûlures  posté le 30/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

Cet album mélange de manière étonnante deux thématiques. L'une est purement policière, avec des enquêtes sur la mort de prostituées. L'autre est purement du roman graphique avec un homme qui drague une femme à la piscine, et cette dernière qui cache un lourd secret sous ses vêtements de nage. L'homme en question est le même enquêteur que dans la première thématique mais ces deux histoires paraissent très décorrelées même si, sur la fin, le scénario fait un certain rapprochement entre les deux.

La narration est très décousue, sautant d'une thématique à l'autre, avec aussi quelques sauts chronologiques pas toujours évident. On s'y retrouve mais cela ressemble quand même trop à mon goût à des effets de style, une recherche artistique dans la manière de raconter l'histoire qui ne me parle pas.

Le dessin ne m'a pas plu non plus. La couleur et la peinture de certains décors sont plutôt jolis, mais le dessin des personnages et leur encrage n'est pas enthousiasmant du tout. Je n'aime pas ce trait encré qui donne parfois l'impression de baver ou d'être charbonneux et embrouillé. On a même souvent du mal à bien saisir ce que l'on voit, comme les fameuses brûlures notamment, ou les expressions de certains visages.

Quant à l'histoire dans son ensemble, si elle est correcte, ce n'est pas ma tasse de thé et je ne me suis pas du tout attaché aux personnages.

Nom série  Chaque jour Dracula  posté le 28/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré son titre qui laisse penser à une histoire de vampires, cette BD est en réalité une BD jeunesse destinée à parler du sujet du harcèlement à l'école.

Le petit Dracula est ici un enfant, avec un père vampire végétarien, vivant dans notre monde contemporain et allant à l'école comme tous les enfants. De ses pouvoirs de vampires, il n'a en réalité qu'une force qu'il ne peut pas utiliser, une immortalité inutile et une sensibilité à la lumière du soleil qui l'empêche de participer aux cours de gym avec le reste de sa classe. Et comme en plus il est doué en cours, il a été rapidement catalogué comme intello-albinos par un petit groupe de morveux bien décidé à le prendre comme tête de turc. Pendant des semaines ou des mois, il subit leurs brimades en silence jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus et cherche l'appui de son père. Mais ce dernier est bien trop civilisé et gentil pour intervenir directement, alors il va plutôt tenter d'expliquer à son fils comment se sortir lui-même de sa situation.

Comme vous le constatez, le fait que le héros soit un vampire et se nomme Dracula est ici un prétexte à attirer le jeune lecteur vers cet album et à lui montrer que même un futur prince de la nuit comme le fameux Dracula pourrait bien avoir été le souffre-douleur de méchants harceleurs quand il était à l'école primaire. Si sur le fond c'est plutôt astucieux, on peut quand même être un peu frustré de voir un tel personnage réduit au rang de gamin maigrichon, un peu pleurnichard et surtout sans réel pouvoir. On peut en venir à se dire qu'il aurait peut-être mieux valu que ce soit un enfant lambda plutôt que théoriquement le fameux Dracula.
Du coup, je n'ai été qu'à moitié convaincu par le scénario. Déjà par le côté un peu frustrant d'un héros vampire si fragile et incapable de réels pouvoirs, mais aussi parce que sa solution pour finalement se sortir de son pétrin tient justement un peu trop à sa réputation de vampire et ne peut que trop difficilement s'appliquer à un autre enfant lecteur désireux de savoir comment lui-même échapper au harcèlement.

Ceci étant dit, le dessin, lui, est très sympathique. Si le trait est relativement simple, les décors sont plutôt fouillés et surtout les couleur sont très jolies. Cela nous offre quelques belles planches et rend la lecture bien agréable.
Entre cette beauté du dessin et le côté louable de prendre le harcèlement scolaire comme sujet d'intrigue, je garde une opinion favorable sur cet album, mais je me dis qu'il y avait peut-être moyen de tirer davantage d'un tel thème et d'un tel héros.

Nom série  La Cathédrale des Abymes  posté le 27/08/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La Cathédrale des Abymes, c'est une fresque de Dark Fantasy dans un univers imaginaire plutôt original. Celui-ci rappelle par ses régions la Terre, avec des lieux ressemblant à l'Ecosse ou à l'Europe avec des constructions de type cathédrale gothiques, d'autres au Moyen-Orient avec ses minarets. Mais ce qui caractérise ce monde, c'est qu'il a été coupé en deux par une action divine ayant créé un gouffre quasi infranchissable entre le Sud et le Nord pour empêcher la guerre entre les deux contrées. Désormais, seuls de fragiles ponts de liane réussissent à traverser le ravin et donc aucune armée ne peut envahir l'autre rive. Et il est dit que le jour où un pont-cathédrale recouvrira le gouffre et reliera les deux contrées, alors la paix et l'harmonie régneront définitivement.
C'est là la légende en arrière-plan de l'intrigue de cette série, mais la situation des personnages et des forces en présence est bien plus complexe que cela. Pendant un long moment, nous y suivons deux personnages en parallèle. D'un côté une femme templier et assassin extrêmement douée en quête d'un codex sensé dicter la parole divine. De l'autre un simple architecte aux prises avec la vengeance d'un sorcier qui a préféré détruire sa vie et celle de sa famille plutôt que de lui payer l'argent qu'il lui devait.

C'est un récit assez rude, avec des viols et des morts violentes, montrant tristement la faiblesse des humbles face aux puissants, qu'ils soient mages ou guerriers. C'est aussi un récit épique avec des paysages grandioses et des destinées de grande envergure. Les personnages sont bons, crédibles et parfois assez profonds.Et l'intrigue ne se laisse jamais deviner car elle présente beaucoup d'originalité et d'imprévus, même pour un lecteur blasé !
Le dessin de Sébastien Grenier, qui m'avait déjà beaucoup plu sur la série Arawn est ici encore formidable. Ce sont régulièrement de grandes fresques, des peintures détaillées de décors à couper le souffle, de personnages imposants et de scènes d'action pleine de puissance. C'est très beau.
Et cela sert la force du récit qui happe le lecteur et le plonge dans ce monde dépaysant et dur. Vivement la suite !

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