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Nom série  Irena  posté le 20/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais pas du tout Irena Sendlerowa, née Krzyżanowska, et cette série me l'a fait découvrir de manière plaisante et instructive.
C'était donc une polonaise très engagée sur le plan humanitaire qui venait en aide aux juifs enfermés dans la Ghetto de Varsovie durant la seconde guerre mondiale et qui a contribué directement et indirectement à sauver 2500 enfants au nez et à la barbe des nazis en leur permettant de fuir le ghetto et d'être accueillis et protégés par des familles d'accueil et des orphelinats.

Ce que j'ai aimé dans cette série, c'est sa narration simple et claire, et son dessin frais, dans un style plus communément adressé à la jeunesse. il faut dire que la série était publiée dans le magazine Tchô! destiné aux adolescents et pré-adolescents. Ce choix graphique permet d'adoucir un récit qui autrement aurait pu être très sombre et sinistre. Car la situation des juifs du ghetto y est décrite dans toute son horreur et les gestes héroïques d'Irena vont lui attirer de bien graves ennuis.
Du coup, on se retrouve avec un récit biographique et historique aussi intéressant qu'agréable à la lecture, qui se lit presque comme un récit d'aventure.

Nom série  Les Enquêtes du docteur Enigmus  posté le 19/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien les BD Énigmes. Suivant les séries et l'âge du public auquel elles s'adressent, elles sont souvent très faciles, surtout quand on connait les astuces récurrentes auxquelles elles font appel pour disséminer leurs indices, mais ça m'amuse de vérifier que je trouve bien les solutions ou parfois de pester quand j'ai manqué quelque chose d'évident ou de bien dissimulé.
De leur côté, les Enquêtes du docteur Enigmus s'adressent certes à un public jeune, mais leurs résolutions sont loin d'être aussi évidentes que certaines énigmes peuvent l'être. Chaque récit comporte quatre pages durant lesquelles les indices et suspects sont présentés, puis une page où la solution est dévoilée. Il faut le plus souvent recouper jusqu'à au moins trois faisceaux d'indices, faire quelques petits calculs et procéder par élimination. L'exercice intellectuel est donc plaisant et oblige le lecteur à s'impliquer. J'aime bien.

Et pourtant j'ai été un peu frustré par ma lecture.
Certaines énigmes fonctionnent bien et on est satisfait après sa petite réflexion de trouver le bon coupable.
Mais pour commencer, c'est un peu gênant de fonctionner par élimination comme le font une majorité des enquêtes de la série. Prouver que 3 suspects ne peuvent pas être coupables ne prouve pas pour autant que le 4e l'est. OK, pour une série jeunesse, c'est pinailler de dire ça, mais heureusement que les coupables avouent dès qu'on les pointe du doigt car sinon bonne chance pour prouver leurs torts.
Mais surtout, j'ai été un peu agacé par plusieurs énigmes car je trouvais leur logique sujette à interprétation ou alors qu'il me manquait des informations pour vraiment valider les déclarations du docteur Enigmus. Plusieurs fois, je me suis dit : "Mais pourquoi affirme-t-il ça comme une évidence ? Ce n'est pas vrai, ça aurait pu aussi se passer autrement et donc ce qu'il dit ne prouve rien."

Du coup, je n'ai pris qu'un plaisir mitigé à la lecture de cette série. Mais comme elle amène le lecteur à réfléchir et présente quelques bonnes idées, je ne la déconseillerais pas à de jeunes lecteurs.

Nom série  Gloutons & Dragons  posté le 18/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une drôle d'idée de la part d'un auteur de manga : mélanger récit d'heroïc-fantasy dans la droite lignée des jeux de rôles Donjons & Dragons avec des recettes culinaires à base de... morceaux des monstres tués par les héros.

Nous y suivons une petite équipe d'aventuriers : un guerrier-paladin à leur tête, une elfe prêtresse-guérisseuse et un hobbit voleur pour crocheter les serrures et désamorcer les pièges. Un groupe ultra-classique donc si ce n'est que leurs autres compagnons les ont abandonnés car ils n'avaient même plus de quoi acheter à manger. Et pourtant ils doivent absolument redescendre au fond du donjon qu'ils viennent de quitter car leur magicienne s'y est fait engloutir par un dragon et il faut qu'ils récupèrent son corps d'urgence pour la ressusciter avant qu'elle ne soit digérée. Mais sans provisions pour le trajet, ils doivent se décider à tenter de se sustenter en mangeant les restes des monstres qu'ils vont combattre. Et ça tombe doublement bien. D'une part parce que le guerrier attendait depuis longtemps l'occasion de goûter ces mets si particuliers. Et d'autre part parce qu'ils vont croiser la route d'un nain qui se révèle être un expert en recettes de cuisine pour accommoder les monstres en de délicieux plats.

Le mélange est un peu bizarre.
D'un côté on a une aventure au ton assez léger et très inspirée des jeux de rôles, avec groupes d'aventuriers avec chacun sa spécialité, ligues et autres donjons avec niveaux de puissance en fonction de la profondeur.
Et de l'autre, chaque combat contre de nouveaux ennemis se termine par une récupération de tout ce qui est comestible sur leurs cadavres, et d'une séance de cuisine puis de dégustation par les héros, avec en cadeau pour les lecteurs la recette et les qualités de nutritives des plats imaginaires concernés.

Passée la surprise initiale, on peut se lasser de voir chaque chapitre présenter le même schéma répétitif d'un nouveau lieu, nouvelle rencontre, nouveau combat puis nouvelle recette de cuisine. Même si les héros ont un objectif, on a peur de s'ennuyer à simplement les voir descendre un niveau après l'autre vers le fond du donjon et enchaîner les rencontres/dégustations comme autant de récits presque indépendants sans qu'une vraie histoire se mette en place.
Mais heureusement l'ambiance jeu de rôles est sympathique et on s'attache assez facilement aux protagonistes et à l'humour discret mais bien présent.
Puis surtout à partir du troisième tome, le schéma répétitif commence à devenir un peu plus varié. Et au quatrième tome, on entre pour de bon dans le cœur du sujet puisque l'objectif initial des héros est atteint et qu'à la place une autre intrigue se met en place, permettant un récit un peu plus suivi et prenant.
Quant au dessin, il est très plaisant, légèrement désuet, comme un bon vieux jeux de rôles à l'ancienne.

Globalement, c'est une série qu'on entame par curiosité pour découvrir l'aspect étonnant de son mélange entre cuisine et heroïc-fantasy, à laquelle on s'attache grâce à son bonne ambiance et son humour léger, puis qui finit par accrocher avec l'intrigue qui se met en place au bout de quelques tomes.

Nom série  L’Atelier des Sorciers  posté le 13/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très joli manga et très agréable à la lecture.

Le contexte est un peu banal, celui d'une petite fille qui devient apprentie-sorcière. Elle se retrouve non seulement confrontée aux difficultés d'apprentissage de la magie, même si elle présente des dispositions spéciales mais très favorables, mais aussi à une machination plus complexe d'une étrange confrérie interdite de sorciers qui comptent l'utiliser pour leurs fins mystérieuses.
Le ton est globalement orienté vers la légèreté et le merveilleux. La magie de ce monde est dans l'ensemble très bénéfique et les proches de l'héroïne se révèlent tous ayant un bon fond. Les difficultés et oppositions rencontrées sont parfois un peu plus sombres mais globalement il y a peu de noirceur dans ce manga. On est même parfois proche de la limite de la guimauve, mais une guimauve très douce, pas trop sucrée et qui donne envie d'en reprendre sans se lasser.

Car la narration est très bonne. L'action progresse à son rythme, parfois tranquillement, mais sans aucun temps mort. L'intrigue possède son lot de mystère qui donne envie de savoir la suite, et comme dans bien des mangas on a aussi fortement envie de voir la jeune héroïne gagner en compétence et montrer ce dont elle est capable. On se doute bien qu'elle a un énorme potentiel malgré son parcours atypique.

Et puis surtout, le dessin est superbe ! Chaque planche est soigneusement ouvragée. Clair et sans détails inutiles, le trait est parfaitement équilibré, offrant des planches élégantes, proches de belles illustrations dans la mise en page et en même temps très fluides et servant admirablement la narration. C'est vraiment très beau et rien que ça, ça motive tout à fait à lire la série.

Nom série  Cigalon  posté le 12/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adaptation d'un film puis pièce de théâtre de Marcel Pagnol, Cigalon raconte l'histoire d'un cuisinier qui possède un restaurant dans un petit village de Provence mais qui est tellement passionné et fier de son art qu'il refuse de servir le moindre client. Jusqu’au jour où un autre restaurant ouvre dans le village et où, sa fierté piquée au vif, il va défier la cuisinière rivale.

Comme souvent avec Pagnol, tout est dans la truculence des textes et dans l'impétuosité toute provençale des personnages, Cigalon en tête. Ce dernier est outrancier au point d'en devenir caricatural ce qui nuit à la crédibilité du personnage. Mais nul doute que c'est sa personnalité extravagante qui porte le récit.

Eric Hübsch est en charge du dessin. Il fait preuve du même style que pour Topaze, autre adaptation des mêmes auteurs. C'est un trait frais, agréable et permettant de bien faire ressortir la lumière et la gaieté des couleurs. Il permet à la lecture de couler avec fluidité et plaisir.

L'histoire est plaisante mais j'ai mis un peu de temps à tomber sous son charme. La première partie de l'album ne m'a pas autant fait rire qu'elle le devrait, je le crains. Je pense que c'est le côté un peu artificiel du caractère du personnage de Cigalon qui a empêché l'humour de me toucher pour de bon. C'est comme une pièce un peu surjouée, qui amène le sourire mais où le rire est plus difficile à atteindre. Ce n'est que vers la toute fin, quand le contexte devient encore plus rocambolesque que ce fameux caractère, et que Cigalon se retrouve à devoir réagir à une situation qui lui échappe totalement que j'ai trouvé les enchaînements plus percutants et plus amusants.
Mais même si j'ai moins ri que je l'espérais, il n'en demeure pas moins une belle escapade dans l'ambiance provençale chère à Pagnol. Une bouffée de soleil et de bonne humeur.

Nom série  Les Cavaliers de l'Apocadispe  posté le 06/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un zeste d'absurde, un soupçon d'humour noir, une touche d'incorrection et une bonne dose de débilité, voilà un cocktail fait pour me plaire. Surtout quand c'est Libon (Jacques le petit lézard géant, Tralaland...) qui est à la manœuvre car sa mise en scène et son style graphique me font souvent éclater de rire.

Les Cavaliers de l'Apocadispe met en scène 3 gamins dans des histoires courtes de 5 à 6 pages : un binoclard rebelle et très sûr de lui, un autre écolier tout aussi turbulent et casse-cou, et un troisième bien plus timoré et malchanceux mais qui suit quand même les deux autres dans leurs bêtises (pour ne pas être plus grossier). Ensemble ils vont vivre des aventures autour de l'école ou pendant leurs loisirs débridés, et ça vous toujours tourner au n'importe quoi et à l'extravagant, avec le plus souvent de grosses gamelles à la clé.

C'est drôle, c'est varié, et c'est suffisamment imprévisible pour ne jamais ennuyer histoire après histoire. Le tout est soutenu par le dessin de Libon qui donne toujours des bouilles excellentes à ses personnages, accentuant l'humour de ses cases.
J'aurais pu adorer et pourtant je suis légèrement frustré. A la lecture de l'album entier, il y a eu quelques éclats de rire, beaucoup de sourires et d'envie de lire l'histoire suivante sans lâcher l'album. Mais la mayonnaise n'a jamais totalement pris. Les récits sont un peu inégaux, leurs chutes parfois bonnes parfois plus plates. J'espérais davantage d'hilarité. Peut-être en attendais-je trop ? Ou peut-être simplement que l'album s’adresse mieux à des lecteurs plus jeunes, pré-adolescents sans doute, qu'à des adultes...

Nom série  Les Lumières de l'Amalou  posté le 01/10/2003 (dernière MAJ le 11/08/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Belle série au scénario complexe et original.

Le dessin de Claire Wendling évolue de manière significative du tome 1 au tome 5. Déjà bon au départ, il gagne encore au fur et à mesure en assurance, en beauté, en maîtrise et en technique (sur la fin, elle s'essaie même à certains types de colorisations et autres qui sont bien réussies). L'évolution est telle que certains personnages changent radicalement entre le premier et le dernier tome. L'héroïne, Orane, ainsi que son mentor Théo n'ont quasiment plus rien à voir dans leur présence physique et leur aspect globale. Ce changement surprend un peu et donne l'impression que l'auteure ne savait pas où elle allait quand elle a entamé la série.
Mais ses expériences graphiques et la prouesse esthétique qui va crescendo au long de ces albums va véritablement le coup d'oeil.

Le scénario n'est pas simple et l'intrigue évolue à chaque tome : il est impossible au tome 1 ou 2 de deviner ce qui va se passer ensuite. Là encore, cela donne une forte impression que l'auteure développait son idée au fur et à mesure, quitte à l'emplir de pas mal d'incohérences sur la longueur. La mise en scène et la narration s'en révèle parfois confuse. Les enchaînements d'une scène à la suivante manquent de cohésion et les comportements des protagonistes changent parfois radicalement.

Ce qui prime dans cette série, c'est la beauté graphique et l'originalité du scénario. Mais l'esthétique et l'inspiration poétique et artistique prennent parfois trop le dessus sur la cohérence et la consistance du scénario et des personnages, quitte à risquer de faire décrocher le lecteur.

Nom série  Toute la socio en BD  posté le 10/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Parue en même temps que son homologue Toute l'éco en BD des mêmes auteures, cette série a la louable ambition d'offrir une vulgarisation moderne en bande dessinée du programme de sociologie de la classe de Première SES (Sciences économiques et sociales). Ces auteures sont Claire Fumat d'une part, formatrice en droit, économie et analyse financière et autrice de manuels de formation, et Maud Hopsie d'autre part, graphiste et dessinatrice en agence de communication. Ce sont donc deux professionnelles dans le domaine de la formation et de la communication visuelle documentaire.

J'avais bien aimé cette autre série, Toute l'éco en BD, car je l'avais trouvée claire, didactique, agréable à la lecture, et rendue plaisante et amusante par un dessin joli et plein d'humour.
Dans Toute la socio en BD, on retrouve le même dessin, toujours aussi sympathique et coloré, et ses touches d'humour bienvenues. Il est donc très bien pour alléger la complexité du contenu.
Par contre, au niveau de la mise en scène et de la transmission du message documentaire, je suis bien moins convaincu par cette série que par celle sur l'économie.

Dans celle sur l'économie, il y avait une sorte de petite histoire mise en scène, un dialogue entre le narrateur et le lecteur avec un suivi logique et clair des informations transmises. Ici, par contre, on ressent bien plus l'impression d'un cours de lycée mis en image. On a droit à une succession de notions, point par point, et de définitions alignées les unes après les autres, avec peu de liant entre chacune. Il manque notamment une mise en scène introductive pour mieux permettre aux lecteurs d'appréhender chaque sujet et de l'impliquer davantage.
Du coup, les images permettent d' assimiler un peu plus facilement les notions décrites que s'il s'agissait d'un simple cours écrit, mais elles ne racontent plus une petite histoire. Ce ne sont plus que des illustrations d'accompagnement qui rebondissent sur les concepts expliqués avec des petits gags explicatifs en une case.

Bref, pour un lecteur lambda, cette BD est plutôt instructive mais elle n'est pas passionnante. Par contre, pour un lycéen désireux d'avoir une vision plus agréable à lire et un peu plus parlante que son propre cours, ça peut être un bon achat pour mieux assimiler ses leçons de sociologie.

Nom série  Toute l'éco en BD  posté le 10/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Louable initiative que cette vulgarisation moderne en bande dessinée du programme d'économie de la classe de Première SES (Sciences économiques et sociales), qui parait en même temps que son équivalent pour le programme de sociologie par les mêmes auteurs.
Ces auteurs sont Claire Fumat d'une part, formatrice en droit, économie et analyse financière et autrice de manuels de formation, et Maud Hopsie d'autre part, graphiste et dessinatrice en agence de communication. Ce sont donc deux professionnelles dans le domaine de la formation en économie et de la communication visuelle documentaire.

Quand je lis un ouvrage sur l'économie, je ne peux pas m'empêcher de le comparer à Economix qui est pour moi la référence en la matière : incroyablement didactique, clair, complet et passionnant. Eh bien la comparaison avec cette nouvelle série n'est pas si mal même si l'ambition est un peu moins étendue et le sujet un peu plus académique.

Le travail de vulgarisation est bien fait, avec une mise en scène et une narration claire. Le texte est suffisamment allégé pour ne pas devenir indigeste et les images qui l'accompagnent sont pleines d'humour et de légèreté pour compenser une complexité du sujet qui va croissante au fil des pages. Car comme pour Economix, le documentaire commence par les bases (ici le troc et l'intérêt de la monnaie pour le cas du début du premier tome) avant de peu à peu se complexifier et d'aborder des sujets plus ardus et spécifiques (comme le marché inter-bancaire et les taux de la BCE pour la fin de ce premier tome). C'est parfois un petit peu moins fluide et facile à suivre, parfois un peu moins captivant aussi, mais le ton des images restant gai et amusant, on réussit à ne jamais s'ennuyer et à avoir envie de lire la suite.

C'est une BD éducative et documentaire que je conseillerais volontiers, et sans hésiter en particulier aux parents dont les enfants vont suivre des cours d'économie car cela permettra de leur clarifier les idées avec le sourire.

Nom série  Black Panther - L'intégrale  posté le 07/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avant les films Marvel de ces dernières années, je ne connaissais quasiment pas le super-héros Black Panther. Cette intégrale était une bonne occasion de découvrir à quoi ressemblait sa version papier.
Eh bien, bof !...

Le premier tome de cette intégrale comprend comme introduction un épisode des Fantastic Four, première apparition d'un Black Panther encore totalement mystérieux et qui se comporte ici comme un ennemi, en fait pas vraiment mauvais, des quatre héros. Datant de 1961, c'est une histoire très basique et très désuète de nos jours, d'un combat entre les gentils pris par surprise et ce mystérieux adversaire qui leur tend pièges sur pièges sans motivation vraiment crédible. Rien de passionnant.

Puis le reste de l'album est composé de 12 épisodes du périodique Jungle Action ayant Black Panther pour véritable héros. Ceux-ci ont été publiés 11 ans après l'épisode des Fantastic Four cité ci-dessus et ne lui font donc pas du tout suite. Entre les deux périodes, il semble que Black Panther a vécu d'autres aventures, notamment aux côtés des Avengers, mais on n'en saura rien pour le moment, ce qui est bien dommage pour ce qui est sensé être un intégrale.
Quoiqu'il en soit, ces 12 épisodes forment une longue histoire ayant pour principal adversaire du héros le fameux Killmonger, celui qu'on a pu découvrir dans une version bien différente dans le récent film du Marvel Universe. Mais comme l'indique le nom du périodique, Jungle Action, nous sommes dans un cadre qui ressemble énormément aux vieux récits de Tarzan emplis d'action, de corps athlétiques prenant la pose, de tribus indigènes menaçantes, de combats contre des fauves, de dangers de la jungle, mais aussi de magie noire et au fil des pages de plus en plus d'éléments de science-fiction. Mais on est clairement dans un scénario de type pulp, où l'action et l'emphase narrative priment avant tout.
Et j'ai trouvé ça ennuyeux, beaucoup trop creux, et en même temps trop bavard au niveau de la narration. Je n'ai pas accroché du tout.

Ça ne me donne pas envie de lire les tomes suivants.

Nom série  La Terre des fils  posté le 06/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Terre des fils est un récit post-apocalyptique qui n'apporte pas grand chose de neuf au genre. Petits communautés isolées survivant comme elles peuvent, décor marécageux avec quelques restes de l'ancienne civilisation, groupes de brutes fanatisées qui font régner leur loi par la violence... Tant de choses qu'on a déjà vu dans Simon du fleuve, Jeremiah et tellement d'autres séries des années 70 et 80 sur le même thème.

La seule particularité de cet album c'est qu'il prend pour héros deux jeunes frères qui ont reçu une éducation à la dure et très fragmentaire de la part de leur père, ce qui implique qu'ils sont farouches et facilement violents, qu'ils ne savent pas parler correctement et qu'ils ne savent rien de l'ancienne civilisation. L'idée n'est pas mauvaise pour montrer comment, d'une génération à la suivante, le souvenir du passé peut disparaître et former une nouvelle population post-apocalyptique plus rude et moins civilisée. Mais j'avoue n'avoir pas compris et avoir été frustré par le choix de ce père d'avoir aussi mal éduqué ses enfants et de ne rien leur avoir transmis, ni amour ni culture, alors qu'il avait la possibilité de le faire.

Pour le reste, le récit se laisse lire. Il est bien mis en scène et relativement crédible malgré quelques clichés comme notamment cette secte fanatique et idiote. Le comportement des personnages tient la route.
Mais je ne suis pas captivé. Le dessin de Gipi ne me charme pas, à part ses scènes pluvieuses que j'ai trouvées jolies. Comme dit plus haut, le choix éducatif de ce père m'a agacé. Et au final, je ressors assez indifférent de cette lecture qui contient trop de déjà-vus pour moi qui ai lu beaucoup de récit post-apocalyptiques et trop peu de nouveautés et d'intérêt.

Nom série  Zoé Super  posté le 03/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans la famille de Zoé, tout le monde est un super-héros. Maman qui peut voler, Papa qui est super fort, son frère qui peut se transformer en ce qu'il veut, et même Pépé et Mémé même s'ils sont à la retraite. Seule Zoé n'a pas (ou pas encore) de super-pouvoirs. Mais qu'à cela ne tienne, elle fera sans pour arranger toutes les affaires domestiques de ses parents et les aider du mieux qu'elle peut avec sa bonne humeur et son éternel sourire.

Zoé Super, c'est le genre de série jeunesse qui convient à des enfants de moins de 10 ans mais qui sera nettement moins appropriée pour des lecteurs plus âgés. Les albums sont composés d'histoires courtes de 5 ou 6 pages, chacun racontant une petite péripétie ou un petit gag. C'est gentil, mignon, mais pour un adulte l'humour ne décrochera probablement guère plus qu'un petit sourire, les histoires en elles-mêmes n'ont rien de bien passionnant et ça dégouline de bons sentiments sirupeux.
Pour un plus jeune lecteur par contre, le dessin est sympathique et coloré, l'ambiance est légère et divertissante et c'est une lecture agréable qui fait passer le temps.

Nom série  Marie Curie, la scientifique aux deux Prix Nobel  posté le 03/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a quelques ans, j'avais lu l'album Marie Curie, la fée du radium, biographie de la scientifique en bande dessinée que j'avais trouvée froide, imparfaite et ennuyeuse. A l'inverse, Marie Curie, la scientifique aux deux Prix Nobel évite cet écueil et offre une biographie à la fois très complète, agréable à lire, et donnant vraiment vie à ses personnages. On a l'impression de suivre la vie de Marie Curie comme si on était à ses côtés et non pas comme un documentaire distancié et académique.

La narration se fait légère, avec une ou deux phrases maximum par page, et une mise en scène légère et bien agencée permettant de suivre de manière fluide toutes les étapes de la biographie de cette femme exceptionnelle. Et le fait qu'elle soit exceptionnelle, on s'en rend vraiment compte à la lecture de cet album. Même si on a déjà beaucoup entendu parler d'elle, de ses deux prix Nobel et de sa découverte du Radium, c'est avec cette BD que j'ai découvert à quel point il s'agissait d'une femme admirable, s'intéressant à toutes les sciences mais aussi aux Hommes grâce à son implication dans le domaine du médical durant la première guerre mondiale notamment. On y découvre aussi son entourage et sa famille, et on se rend compte de la vigueur du milieu scientifique à l'époque, époque qui a vu se côtoyer tous les grands noms tels que Becquerel, Lippmann, Rutherford, Planck, Einstein (souvenez-vous de ces fameuses photos du congrès Solvay de 1911 et 1927 en particulier) puis ensuite la fille même de Marie, Irène Joliot-Curie.
Une vie et une carrière incroyables pour laquelle il fallait bien les 96 pages de cet album, quitte à devenir un petit peu indigeste sur la longueur et nécessiter éventuellement une lecture en deux temps.

Seul regret, le dessin qui manque clairement de maîtrise. Très épuré, avec des décors souvent vides, son trait est hésitant et peu engageant. On croirait voir un ouvrage plus ou moins amateur. A noter aussi quelques erreurs documentaires, comme notamment un passage qui m'a sauté aux yeux quand des rameurs rament dans le mauvais sens ou encore le gréement complètement approximatif d'un bateau. Cela manque de sérieux.

C'est dommage car cela gâche une biographie en BD qui sans cela aurait été excellente.

Nom série  Walter le loup  posté le 02/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les deux premiers tomes de cette série sont très cartoon (le second étant même un gros clin d'oeil aux dessins animés de Bip-bip et le Coyote) tandis que le dernier est sur un autre registre puisque c'est une parodie du Seigneur des Anneaux.
Il mettent en scène Walter, un loup anthropomorphe, débonnaire, muet et bien brave. S'il a un peu le rôle de la victime dans le premier tome, il est au contraire insolemment chanceux dans le second (au détriment de Fairbanks le renard) et s'en sort bien dans le troisième. Autant dire qu'hormis le personnage et le dessin, la série est donc assez hétéroclite et les albums ont peu à voir les uns avec les autres.

Côté dessin, c'est du Munuera pur et dur. Il offre de belles planches aérées et colorées, avec des personnages très expressifs et dynamiques, dans un style d'influence cartoon.

C'est donc joli et orienté vers l'humour... mais je me suis ennuyé car l'humour ne m'a pas fait rire du tout. Il est très prévisible, souvent facile voire téléphoné. Cela tient probablement à la mise en scène car finalement quand on compare les péripéties du second tome et ceux d'un Bip-bip et Coyote, ce sont les mêmes mécanismes... mais la façon de les mettre en scène dans le dessin animé me fait rire et surprend le lecteur, tandis qu'ici ça tombe à plat. Ou bien est-ce parce que l'animation et les bruitages propres au dessin animé manquent cruellement à la BD pour lui donner l'impact humoristique qui faudrait ?
Quant au troisième tome, qui est moins orienté cartoon, il est un peu trop verbeux. Et finalement, des parodies du Seigneur des Anneaux, je pense qu'on en a déjà trop vues.

Nom série  Le Photographe de Mauthausen  posté le 01/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire vraie d'un photographe espagnol emprisonné dans un camp d'extermination nazi qui réussira à en faire sortir des photos prouvant les exactions de ces derniers.

Les deux premiers tiers de la BD racontent ce séjour en camp. Dès le début de la seconde guerre mondiale, Mauthausen était un camp de niveau 3, c'est-à-dire un camp dont les prisonniers ne devaient jamais ressortir et où ils étaient destinés à être tués par épuisement au travail (dans une carrière de granit) ou par d'autres actions meurtrières diverses et variées des gardiens.
Pour qui a déjà lu ou vu de tels témoignages sur l'horreur des camps de concentration et d'extermination, il n'apprendra pas grand chose de neuf.
Là où le récit apporte une nouveauté, c'est que les prisonniers qu'on y suit sont des espagnols ayant fui la défaite républicaine lors de la Guerre Civile. Anarchistes ou communistes pour la plupart, on y apprend qu'ils étaient traités à peine mieux que les Juifs dont on parle le plus souvent et que des milliers d'entre eux furent ainsi massacrés.
On découvre ainsi comment le héros va accéder au laboratoire photo du camp et recueillir puis sauver des centaines de clichés pour servir de témoignages et dénoncer les actes des nazis que ceux-ci chercheront ensuite à dissimuler aux yeux du monde.

Le dernier tiers de l'album raconte la libération et les mois et années qui suivirent, mais surtout surprend par la façon dont furent traitées ces photos. On aurait pu s'attendre à ce que la presse ou les autorités Alliées s'en servent aussitôt pour faire éclater la vérité au grand jour. Il n'en sera finalement rien, du moins pas du vivant du héros.
Le récit dénonce aussi la situation des réfugiés espagnols à cette époque, incapables de rentrer dans leur pays car les Américains avaient renoncé à attaquer le régime fasciste de Franco.

L'album est en outre complété par un dossier explicatif intéressant d'une cinquantaine de pages, présentant plusieurs de ces fameuses photos dont on parle.

Le récit est instructif et le dessin est bon. Il n'est pas passionnant et ressemble plus à un témoignage historique qu'à un récit prenant et captivant, mais il est bien mené et on ne s'ennuie pas.

Nom série  Duke  posté le 31/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un western classique, trop classique.

Duke ne sort pas du lot en présentant un contexte déjà vu : une petite ville minière dominée par le patron de la mine et ses sbires tueurs pour le premier tome, puis un ancien marshall tiré de sa retraite pour affronter des pilleurs de diligence dans le second tome. Ce marshall, adjoint d'abord puis retraité, est le fameux Duke qui donne son nom à la série. C'est un personnage là encore stéréotypé. Très bon tireur, assez taisant, avec un vrai sens de l'honneur mais aussi beaucoup de désillusion, il est lisse et sans réel intérêt. Les intrigues de chaque tome, formant des histoires presque indépendantes, n'offrent pas davantage de surprise, avec leur lot de lieux communs.

Quant au graphisme, c'est du Hermann moderne sans fioriture. Il est plutôt bon pour les décors et personnages masculins. Par contre, pour les femmes, il est raté. Beaucoup se plaignent qu'Hermann ne sache pas dessiner les femmes et qu'on dirait toujours des hommes, mais ça m'a frappé davantage sur cette série que dans d'autres. Ici, on dirait vraiment toutes des travestis.

C'est une BD qui se lit pour passer le temps mais dont on sort indifférent, voire légèrement ennuyé.

Nom série  Saru  posté le 31/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Saru se démarque des mangas classiques par une narration rapide et le fait qu'il se passe énormément de choses en 448 pages, là où un shonen ou seinen aurait probablement dilué tout ça pour le faire tenir en au moins une dizaine de tomes.

Cela commence comme un mauvais scénario de Christophe Bec, avec une succession de courtes saynètes montrant des événements fantastiques ou de science-fiction pour attiser la curiosité du lecteur. Et comme chez Christophe Bec, il y en a trop d'un coup, cela ressemble à de l’esbroufe, le lecteur que je suis a bien du mal à recoller les morceaux et ce n'est que quand on s'attache enfin aux vrais protagonistes du récit que l'histoire devient plus linéaire et plus compréhensible.

Par contre, une fois lancé, j'ai trouvé l'intrigue plutôt prenante et basée sur une idée pas mauvaise. Cette intrication de récit du Roi des Singes, d'ésotérisme, de magie noire et de puissances immortelles telles qu'elles sont assimilables à des catastrophes naturelles est assez originale.
J'ai également trouvé original pour un manga de sortir du cadre trop classique du Japon pour être bien plus mondial : Asie Centrale, Afrique de l'Est mais surtout Europe, et aussi étonnant que ça paraisse, la ville d’Angoulême en particulier.
Quant au dessin, Daisuké Igarashi (Les Enfants de la Mer) a sa patte bien à lui. Ses planches sont soignées et rendent plutôt bien, permettant une lecture claire et fluide.

C'est sur le déroulement de l'intrigue que je suis moins convaincu. Il se passe plein de choses mais les héros en sont finalement assez spectateurs, étant baladés d'une crise à la suivante sans pouvoir y faire grand chose à part être témoins d’événements surnaturels. Ces événements s'imbriquent assez mal les uns avec les autres, comme un château de cartes branlant où l'on comprend mal les motivations des uns et des autres et où cela sonne parfois un peu faux. Et même si le dernier tiers de l'album tourne à la grande catastrophe planétaire débridée, cela manque de force et d'impact car il est difficile d'y croire pour de bon. D'ailleurs la toute fin est un peu en queue de poisson, le grand danger étant résolu sur un coup de tête donnant une légère impression de tout ça pour ça.

Nom série  La Naissance des Dieux  posté le 30/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le récit mythologique de la naissance du monde, et du combat des Olympiens contre les Titans : Gaïa, Ouranos, Cronos, les Cyclopes, les Hécatonchires puis Zeus et les autres dieux de l'Olympe...
C'est une bonne chose que de mettre en ordre et en image cette légende assez confuse des origines de la mythologie grecque. Rappeler la généalogie de ces divinités, montrer la différence entre Dieux et Titans (même si tel que c'est raconté ici, il semble s'agir finalement seulement d'une différence de génération, sans davantage de différence physiologique), et montrer les rivalités et alliances entre eux jusqu'à aboutir à la situation de l'Olympe telle qu'elle est connue dans les autres récits mythologiques.

Le graphisme est de bon niveau.
L'album s'entame par une poignée de pages d'introduction composées de grandes peintures évocatrices en une ou deux planches. De la belle ouvrage.
La suite comprend des planches plus classiques au dessin encré. L'arrivée de cet encrage crée un tel contraste avec les pages précédentes que je me suis demandé s'il n'y avait pas eu changement de dessinateur. Paysages et personnages rendent bien et la colorisation est tout à fait réussie. Je suis par contre bien moins convaincu par les visages quand ils sont vus de près. Outre la bouche de Zeus qui change d'une case à l'autre, perdant ou regagnant ses lèvres au gré du récit, je trouve surtout qu'il y a une surabondance de traits inutiles, notamment pour des ombrages mais aussi des traits d'expressions, qui alourdissent et enlaidissent les protagonistes. J'aurais préféré plus de simplicité et de constance.

L'histoire, quant à elle, manque d'impact. Il faut dire que c'est compliqué de retranscrire des récits originels parfois abstraits, avec la Terre et le Ciel qui engendrent des enfants, un père qui dévore ses enfants et peut les régurgiter adultes, des Titans et Cyclopes sensés être colossaux mais finalement pas plus grands que les Dieux de l'Olympe, un monde peuplé de créatures dont on ne sait pas d'où elles sont apparues et qui les a conçues... On s'y perd aussi entre les différentes entités et leur nature : Métis, une déesse qui peut se faire absorber par Zeus, Thémis, une femme titan dont Zeus peut absorber les dons en lui faisant l'amour, Cerbère, un chien à trois têtes engendré par des créatures qui sont elles-mêmes les enfants de Gaïa et d'un lieu des Enfers... C'est dur d'y trouver une véritable logique.

La mise en scène dans cet ouvrage manque de majesté, d'impact divin. J'ai un souvenir ému de la façon dont les dieux d'Asgard et les Géants (équivalents nordiques des Titans) étaient représentés dans la BD Siegfried. Leur présence en imposait, engendrait la crainte et le respect. Ici, nous n'avons droit qu'à des entités au physique d'humains un peu tous similaires, à l'exception des yeux des Cyclopes et des bras des Hécatonchires, et il est difficile d'y ressentir une puissance divine. En outre, même s'il est notoire que Zeus n'était pas un enfant de chœur et qu'il avait bien des défauts, il est ici rapidement rendu assez détestable dans ses actes égocentriques et arrogants, comme un gamin gâté à qui la chance aurait donné tous les dons pour asseoir un pouvoir qu'il ne mérite guère.

En définitive, même si je suis satisfait de voir ordonné et mis en image le récit de la naissance des Dieux et de leur conflit contre les Titans, je trouve cet album peu convaincant et j'en espérais davantage.

Nom série  Gatsby le magnifique  posté le 30/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu le roman Gatsby le Magnifique ni vu aucune de ses adaptations cinématographiques. Je ne connaissais donc l'histoire que vaguement, par son résumé, et je me disais que cette BD serait l'occasion de mieux la découvrir. Mais je n'ai pas été convaincu du tout.

Cette BD a l'originalité de transposer dans Shanghai de nos jours le roman qui se déroulait dans la ville de New York dans les années 20. L'idée n'est pas idiote puisque la base du concept était de mettre en scène une métropole en pleine expansion et ses riches habitants.
Cependant, comme les noms ne sont pas changés et ne conviennent pas du tout à ces protagonistes chinois et à leur cadre asiatique, j'ai été constamment expulsé du récit en me croyant à New York plutôt qu'à Shanghai. Au point d'en venir inconsciemment à ne parfois plus lire que le texte tant les images me paraissaient en décalage avec.

Au-delà de ça, le graphisme en lui-même est bien. En peinture directe, avec de belles couleurs, il est agréable même si pas toujours très clair.
Ce qui n'est pas clair en tout cas, c'est la narration. Le rythme est très décousu, avec des soubresauts chronologiques d'une case à la suivante qui font qu'on est souvent perdu à ne pas savoir combien de temps s'est écoulé entre deux images.
De manière générale, le déroulement du récit n'est pas toujours évident à suivre. Je n'ai pas compris notamment si le narrateur était homosexuel, ou s'il sortait vraiment avec la fille nommée Jordan, ou quelle était vraiment sa relation avec Gatsby. C'est trop confus.

En définitive, cet album m'a permis de découvrir un peu mieux le récit de Gatsby le Magnifique mais je ne l'ai pas savouré et il m'a déçu dans l'ensemble, et j'ai bien l'impression que cela vient de la mise en scène de la BD plutôt que de l'histoire elle-même.

Nom série  Le Mangeur d'Histoires  posté le 29/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit fantastique à l'ancienne avec une mise en abyme sur le thème de l'écrivain et du personnage imaginaire qui prend vie.

J'ai aimé l'élégance de cette oeuvre. Élégance du récit d'une part, qui sait à la fois rester dans les sentiers battus tout en ayant suffisamment de personnalité pour ne pas ennuyer une seconde. Et élégance du graphisme avec un trait et une colorisation pleins de classe.

L'histoire m'a tenu en haleine et j'ai pris plaisir à la lire. J'ai juste été un peu déçu par la toute fin, la dernière page même en fait, car j'espérais vraiment un peu plus de développement plutôt que cette fin là que j'estime un peu convenue.

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