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Nom série  Intérieur (Interiorae)  posté le 18/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le cadre : un immeuble HLM banal dans une sombre banlieue.
Les protagonistes : les différents habitants de chaque appartement, chacun avec leurs vies différentes, leurs soucis et leurs rêves.
Le lien qui les relie : le narrateur, un lapin blanc antropomorphe et fantomatique passant d'un appartement à l'autre et aussi bien témoin de leurs vies que de leurs rêves une fois endormis. Son rôle ? Permettre à une créature étrange et liée à l'immeuble d'absorber ces rêves et de s'en nourrir, lui permettant aussi au passage de maintenir en vie le souvenir des aspirations de chacun des habitants, même après leurs morts, et de donner une certaine vie à l'immeuble lui-même.

C'est donc une histoire un peu abstraite, assez étrange. Elle est mise en image avec un dessin simple et légèrement naïf, colorisé au crayon semble-t-il, dans des tons plutôt sombres, en grande partie car la majorité de l'intrigue se déroule de nuit.

J'ai relativement bien accroché au départ car le lapin-fantôme parle directement au lecteur et est plutôt sympathique et clair dans ce qu'il nous raconte.
Les familles qu'il observe m'ont moins plu car je n'ai su m'attacher à aucune d'entre elles, et comme la narration est emplie de non-dits et que le dessin un trop naïf pour transmettre des informations complexes notamment sur l'état d'esprit des personnages qu'on observe, il y a certaines situations que je n'ai pas comprises ou pas su déchiffrer.
Il y a aussi la part d'abstrait des rêves qui m'a laissé indifférent.
Et surtout, au fil des pages et tandis que la fin de l'album approchait, j'en étais à me demander quand l'histoire allait décoller pour de bon et quand est-ce qu'il allait se passer enfin quelque chose. Mais au final, il ne se passe rien de captivant. Et on arrive sur une conclusion abrupte, sans explication, qu'il faut assimiler comme elle vient et qui m'a complètement laissé sur ma faim.
J'en reste assez perplexe et pas convaincu.

Nom série  Les Légendaires - Parodia  posté le 17/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même si j'avais trouvé la série Les Légendaires pas trop mal, je n'y avais pas suffisamment accroché pour la suivre assidûment et la connaitre sur le bout des doigts. Je n'étais donc pas le mieux placé pour apprécier ce spin-off parodique à sa juste valeur.

Il s'agit d'y mettre en scène les héros mais aussi quelques méchants de la série originelle dans une succession de gags assez divers, parfois proches de l'univers des Légendaires, parfois complètement anachroniques voire brisant le "quatrième mur" puisque les protagonistes s'y révèlent conscients d'être des personnages de BD.
Le dessin est sympathique, dans le style d'influence manga aux personnages "chibi" (petit corps mignons et grosses têtes rigolotes pour accentuer le côté humoristique). Son trait est maîtrisé et les couleurs sont bonnes. La mise en page et la narration graphique sont cependant plutôt embrouillées, avec des cases trop encombrées, notamment par du texte un peu partout, et un dessin qui se focalise trop sur les visages en cadre rapproché au point d'en devenir parfois claustrophobique.
Mais si la série ne m'a pas plu, c'est avant tout parce que je ne l'ai pas trouvée drôle du tout. L'humour s'adresse visiblement à un lectorat trop jeune pour moi car il est très prévisible, tombe à plat et manque de véritable âme.
Cela ressemble trop à un spin-off commercial sans personnalité et la lecture m'en a presque été ennuyeuse.

Nom série  La Guerre de Catherine  posté le 12/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la base, la Guerre de Catherine est un roman basé sur quelques souvenirs authentiques d'un proche de l'auteure pour raconter le parcours d'une jeune fille juive en France durant la seconde guerre mondiale. Contrairement à Un sac de billes qui mettait en scène des enfants, ici, l'héroïne est une assez grande adolescente devenant bientôt femme. Et contrairement au Journal d'Anne Frank, celle-ci dispose assez rapidement d'une fausse identité qui lui permet un peu plus de liberté et ne l'oblige pas à se terrer dans un abri sinistre. Notamment elle a une passion pour la photographie qui lui apportera la joie et la lumière qui lui manquent dans cette période obscure. Et cela lui permettra certaines rencontres qui lui feront parfois oublier la menace permanente des nazis et autres collabos.
Au final, malgré la dureté du thème, le récit se révèle relativement optimiste, voire gai par moments. C'est appréciable, et intéressant de voir ainsi à quoi ressemblait le semblant de vie que pouvaient avoir de jeunes fugitifs juifs durant cette période.

L'adaptation en BD est réussie. Le récit se lit très bien, sans jamais de lourdeur, d'ellipse brutale ou de lenteur. Le dessin est agréable et la lumière de ses couleurs fonctionne de paire avec l'optimisme du récit.
L'histoire est plaisante, pas toujours forcément passionnante, mais je ne m'y suis pas ennuyé et j'ai apprécié de voir en fin d'album le recueil dessiné des photos de l'héroïne.

Nom série  Les Voyages de Gulliver (Manga)  posté le 08/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Énième adaptation en bande dessinée des voyages de Gulliver, cette fois au format manga. Comme dans la plupart des adaptations, celle-ci ne raconte pas l'intégralité des 4 périples du fameux aventuriers mais seulement les 2 les plus connus : le voyage à Lilliput où Gulliver est un géant, et le voyage à Brobdingnag où il vit la situation inverse en vivant au milieu de géants.

Le résultat est sympathique. Le dessin est plutôt bon, soigné et détaillé. La narration est claire et le rythme bon.
Le contenu est largement épuré et les intrigues raccourcies pour permettre d'en faire tenir deux en un album, mais l'essentiel est là. Il y a quelques tics graphiques et de comportement des personnages qui sont typiquement japonais, mais ils ne sont pas trop marqués et le récit, les costumes et décors sont fidèles à l'oeuvre originale. Quoiqu'on pourra peut-être regretter l'absence d'une grande partie de ce qui faisait des ces fables fantastiques une satyre sociale : pas d'explication d'à quel point la source de la guerre entre Lilliput et Blefuscu est ridicule, pas de discussion politique entre Gulliver et le roi de Brobdingnag... L'auteur ne garde ici que le côté aventure fantastique, peut-être par crainte d'ennuyer les lecteurs.
De fait, cela se lit bien et cela permet à ceux qui ne connaissent pas déjà ces récits de les découvrir ou de les re-découvrir.

Nom série  Mères anonymes  posté le 06/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La maternité comme un traumatisme, que ce soit durant la période où la femme est enceinte ou ensuite une fois l'enfant né, qu'il soit petit bébé ou un peu plus âgé. Cette BD sort des sentiers battus de la maternité heureuse et merveilleuse pour en montrer les travers et les angoisses. Mais ce n'est pas une dénonciation, plutôt une suite de constats et de témoignages avec toujours une pointe d'humour bien présente.
C'est amusant, parfois intéressant sur des points auxquels je n'avais pas pensé à propos de ce sujet, mais pas toujours très passionnant ni vraiment hilarant. Et puis, même si je suis côté masculin de la chose, bien peu de ces récits ne m'ont vraiment parlé ni rappelé ma propre paternité ou de choses que ma femme aurait visiblement vécu. Il faut dire que les femmes dans cet album sont plutôt des mères célibataires ou divorcées donc la situation n'est pas vraiment la même.
Pour faire court, j'ai lu cet album avec un demi-sourire, sans ennui, mais il ne marquera pas ma mémoire.

Nom série  Le Linge sale  posté le 05/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rabaté aime à mettre en scène des gens de tous les jours, voire véritablement issues des couches les plus populaires. C'est le cas ici avec cette famille qu'il nous a imaginée, une famille campagnarde digne des Groseille de "La vie est un long fleuve tranquille". Parasites de la société, voleurs, incultes et malpropres, ils choquent le bourgeois moyen mais ils ont pourtant trouvé leur équilibre et forment une famille soudée et finalement plutôt heureuse. Mais il ne suffit pas de mettre en scène des personnages originaux et forts pour faire une bonne BD ; il faut avant tout une bonne histoire. Et l'auteur la trouve en confrontant cette famille à un ex-mari cocu psychologiquement instable et maladivement jaloux au point qu'il organise soigneusement sa vengeance et planifie la mort de tous les membres de la famille.
Le contraste entre l'esprit aiguisé et froid de ce psychopathe et le bordel immonde des membres de la famille qu'il cible fait toute la saveur du récit.

L'histoire est donc sympa, mais par contre le dessin est très moyen. Son trait est trop simple et peu engageant. Heureusement, la narration graphique est correcte donc la faiblesse du graphisme n'impacte pas vraiment la lecture.
Et puis j'ai été un petit peu déçu par le côté un peu trop rapide de la fin. Finalement, je me rends compte que j'avais, inconsciemment ou non, choisi mon camp dans ce conflit et j'espérais que l'intrigue se développe un peu plus dans son sens. Là, nous avons une fin douce-amère, avec un soupçon d'humour, qui me convient seulement à moitié et me laisse un peu sur ma faim.

Nom série  Nada  posté le 04/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Adapté du roman du même nom, Nada se déroule en 1972 et met en scène un petit groupe de gauchistes bien décidés à passer à l'acte contre la société capitaliste et le pouvoir en place. Leur objectif : kidnapper l'ambassadeur américain à Paris pour obtenir à la fois une rançon, faire publier leur manifeste politique mais aussi et surtout se révolter contre le monde qui les entoure.

Ce groupe est formé de 6 caractères forts et très différents : un vieil expert désabusé qui s'engage avec eux par désespoir, un ancien militant extrémiste et violent, un fils de famille poivrot, un prof de philo révolté et violent, un mari affligé par la folie de sa femme et enfin une femme fatale à la personnalité indéfinissable, se définissant elle-même comme une salope prostituée. Et dans le camp d'en face, une autre belle brochette de personnages tout aussi marqués, que ce soit l'ambassadeur dépravé mais intelligent, un ministre hautain et politicien, un secrétaire d'état sournois ou encore un commissaire adepte de barbouzeries et de la méthode forte.

Nada est une peinture réaliste et sombre de la société politique et extrémiste de la France des années 70, avec des personnages très crédibles et pittoresques qui donnent envie d'être suivis et à d'être vus interagir. Il ressort d'eux un réel désespoir, une fuite en avant vers la violence et la rébellion qui se présente comme une inéluctable fatalité et se révèle intéressante tant sur le plan sociologique que psychologique. Sur le fond, Manchette dresse dans ce récit autant la critique du pouvoir en place, du simple flic servile jusqu'au ministre pourri, que de ces groupuscules d'extrême-gauche aux motivations floues et aux méthodes très discutables.

L'adaptation est réussie. On ne sent pas la moindre lourdeur d'un livre transposé en BD. La densité du roman se reflète uniquement dans la taille de l'ouvrage qui fait pas loin de 200 pages.
Ce nombre est d'autant plus impressionnant que chaque planche est finement dessinée par un Cabanes qui maîtrise parfaitement son art et offre de superbes dessins. Son trait est excellent, ses personnages sont vivants et ses décors nous plongent immédiatement dans le Paris et sa banlieue de l'époque. Et les couleurs ne sont pas en reste puisque chaque page possède sa propre teinte chromatique harmonieuse et belle.
Très bel ouvrage.

Nom série  La Couleur de l'Air  posté le 03/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je m'y perds dans les parutions de Bilal de ces dix dernières années que je confonds un peu toutes, et ce n'est qu'à la lecture de cet album que j'ai découvert qu'il s'agissait de la suite de deux autres aux histoires pourtant à priori indépendantes, Animal'z et Julia & Roem. De ces deux là, je n'ai lu que le premier, qui ne m'a pas déplu sans plus. L'absence de lecture du second ne m'a pas plus dérangé que cela pour lire La Couleur de l'Air.

Nous y sommes placés sur une Terre en plein bouleversement post-apocalyptique, où la Nature semble devenue folle et modifie autant les sols que les êtres vivants dans une sorte de mise en place d'un nouvel ordre mondial dictée par une Gaïa aux pouvoirs divins. Nous suivons 4 groupes de personnes évoluant en parallèle, deux issus d'Animal'z, un issu de Julia & Roem et un dernier créé spécifiquement pour l'album. Tandis qu'ils sont ballottés par les événements et les forces de la Nature, on devine qu'ils se dirigent tous sans le vouloir vers un même point de rendez-vous mystérieux.

Le graphisme, pour la majorité de l'album, est le même que pour Animal'z, avec le trait si reconnaissable de Bilal mais sans les couleurs. Ce ton gris et terne est peu engageant et peut décevoir mais il s'avère que c'est un choix volontaire puisque la couleur refait son apparition vers la fin de la BD. Et il n'y a pas à dire, le dessin de Bilal avec les couleurs de Bilal, c'est toujours sacrément beau. Seul regret, à quel point les visages de ses personnages se ressemblent : il est trop facile de confondre ses protagonistes masculins et ses protagonistes féminines. S'il s'agit là aussi d'un choix, je ne l'apprécie pas.

L'histoire est plus claire et linéaire que les autres albums récents de Bilal. J'y ai donc davantage accroché. La fin, par contre, tourne au délire mystique de science-fiction, avec une sorte de Nouvel Eden peu crédible. Ça ressemble trop à un Deus ex Natura trop facile et un peu halluciné.
Moyennement convaincu donc, mais heureux de voir que Bilal est toujours aussi doué pour la couleur.

Nom série  Marc Jaguar  posté le 03/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Lac de l'Homme-Mort :

Après Félix mais avant Gil Jourdan, Maurice Tillieux aura créé un autre duo de héros semi-réalistes, entre enquêtes policières et humour : le photographe Marc Jaguar et son camarade détective privé. On retrouve dans cette paire le même concept que dans ses deux autres séries. Un héros sérieux et un peu trop parfait et un partenaire plus fantaisiste et dédié à la touche humoristique, qui fait à lui seul la synthèse des Cabarez et Allume-Gaz de Félix ou des Crouton et Libellule de Gil Jourdan.
Dans le concept et dans la forme, nous sommes donc en terrain connu. Le dessin est du même style que celui de Gil Jourdan, avec un soupçon de maîtrise et d'élégance en moins. L'ambiance et les décors sont également similaires, puisque nous sommes dans la France des années 50 et impliqués dans des polars de petits criminels véreux.
Mais Marc Jaguar est bien plus orienté vers l'action que Félix et Gil Jourdan. Comme eux et pour satisfaire la passion de Tillieux pour les voitures, il n'hésite pas à réaliser cascades et courses-poursuites en bagnole, mais il est aussi prompt au coups de poings et à la bagarre. En ce sens, je le trouve moins classe que les autres créations de Tillieux. Et cela s'en ressent sur le scénario qui est un peu plus basique, avec des méchants rapidement désignés et davantage d'action pour s'en défaire que de réflexion.
La lecture est sympathique et les amateurs de Tillieux retrouveront ses scénarios prenants et la touche qui fait son charme, mais Gil Jourdan reste son chef-d'oeuvre et Marc Jaguar n'en atteint pas le niveau.


Les Camions du Diable :

A sa mort, Tillieux avait laissé le second tome de Marc Jaguar inachevé, avec seulement 8 pages de dessinées et aucune indication sur la suite de son scénario puisque, comme à son habitude, il le développait au fur et à mesure de sa création. Quarante ans après sa mort, ce sont finalement Étienne Borgers, François Walthéry et Jean-Luc Delvaux qui se lancent pour achever cet album orphelin.
Pour ce faire, Walthéry va repartir de ce qu'il connaissait de son ami et mentor Tillieux pour deviner ce qu'il y avait dans la mystérieuse valise du début de l'histoire et le rapport avec son titre énigmatique, les Camions du Diable, et avec Etienne Borgers ils vont mettre en scène la suite de cette aventure.
De son côté, Jean-Luc Delvaux reprendra le dessin et pour cela, il reproduira quasiment à l'identique les 8 planches réalisées par Tillieux pour que la transition de style ne soit pas trop brutale avec les planches inédites qui suivront. Il est vrai que son trait est un peu différent de celui de Tillieux, avec un Marc Jaguar plus rond et moins raide. Mais, à l'exception de certains décors, on n'est pas dépaysé par rapport au style de Tillieux, notamment au niveau des véhicules qui sont presque aussi bien réalisés que lui savait le faire.
Malheureusement, c'est le scénario qui m'a ici clairement déçu. Comme pour le tome 1, on retrouve cette grande part d'action et de bagarre qui fait la différence entre un Marc Jaguar et un Gil Jourdan plus posé et réfléchi et par extension plus élégant à mes yeux. Mais ce ne serait pas un soucis si l'intrigue tenait la route. Hélas elle est ici étonnamment confuse et décousue. Passé les 8 planches scénarisées par Tillieux, le rythme devient trop rapide, haché, avec des ellipses et changements de contexte trop nombreux qui embrouillent le lecteur. J'ai fini par perdre le fil du récit, ne plus m'y retrouver et même carrément à m'ennuyer en attendant une fin d'album qui m'a donné l'impression d'être plusieurs fois inutilement repoussée.
Déception donc pour ce qui était pourtant une très belle intention, rendre hommage à Tillieux et faire revivre l'un de ses meilleurs personnages et lui offrant la fin méritée de son histoire inachevée.

Nom série  Androïdes  posté le 02/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Série de quatre tomes indépendants, très distincts sur la forme et le fond, et n'ayant comme unique rapport que leur contexte de science-fiction mettant en scène des androïdes et ayant pour thèmes récurrents le rapport entre l'artificiel et le naturel, l'intelligence robotique et la vie humaine.

Les scénaristes et dessinateurs de chaque tome étant différents, le rendu de chacun est très varié et il convient de les estimer séparément.

Le premier est une histoire dans un cadre futuriste un peu cyberpunk sur une Terre où les humains sont devenus stériles mais où la civilisation survit grâce à des pilules les rendant immortels. Sur la base d'une enquête pour meurtre, on va suivre un récit plein d'action et de rebondissements pour dévoiler ce qui semble être un complot à l'échelle planétaire. C'est un récit plutôt bien foutu et au rythme assez prenant. Je l'ai apprécié, sans plus, notamment parce que je suis moyennement amateur de thriller d'action, même dans un décor futuriste, et qu'il comportait un peu de déjà vu à mes yeux et aussi à cause du côté un peu trop fleur bleue de ses dernières pages. Quant au dessin, il est bon dans la forme mais je trouve que son choix de colorisation l'embrouille un peu car il manque d'harmonie.

Le tome 2 est celui qui m'a le plus plu. Là on est dans la pure science-fiction avec voyage spatial interstellaire et retour sur une Terre plus de 1000 ans après son départ. Le héros y est un androïde au comportement très humain et attachant, même s'il regrette de ne pas l'être totalement notamment car il ne sait pas apprécier l'humour. Le récit est plutôt intelligent, notamment en ce qui concerne les émotions qu'il transmet et la relation entre l'androïde et le personnage d'Ulysse. La seconde moitié du récit joue un peu la corde de la Machine à voyager dans le Temps de H.G. Wells, avec une civilisation humaine à rebâtir mais s'y ajoute une part d'action avec l'implication d'un autre robot cette fois plus dangereux que le héros. Et j'ai beaucoup aimé le dessin, fin et très clair.

Le tome 3, à l'inverse, est celui qui m'a le plus déçu. Graphiquement il et correct même si j'aime moyennement la façon dont sont dessinés les visages et si les scènes d'action sont un peu confuses, notamment à cause de l'aspect si particulier des créatures antagonistes. Mais l'histoire elle-même ne m'a pas convaincu du tout et j'ai trouvé le héros très antipathique, ce qui est ennuyeux quand on a le droit de lire ses pensées en quasi permanence. J'ai trouvé la révélation du mystère de l'intrigue très bancale et peu crédible. Et globalement, la fin m'a laissé franchement indifférent.

Pour le tome 4, on revient à un cadre plus classique d'un futur assez proche et d'un récit de robot à la Asimov. C'est en effet l'histoire d'un androïde serviteur qui s'intéresse de très près à la famille qu'il sert et qui s'interroge sur l'esprit humain, sur ses propres réactions, et sur les actes qu'il doit accomplir s'il veut vraiment suivre la logique voire les émotions qu'il ressent. Comme pour le tome 2, le dessin est là aussi très net, très clair et appréciable. Seul le côté un peu trop informatisé des couleurs m'a un peu refroidi.

Une série concept assez inégale donc, avec des tomes vraiment différents selon les auteurs. Dans l'ensemble, elle m'a bien plu, avec une préférence pour le tome 2 et une déception pour le tome 3.

Nom série  Le Petit Théâtre de Spirou  posté le 02/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une tranche de l'histoire de Spirou et des éditions Dupuis bien peu connue : en plein milieu de la Seconde Guerre Mondiale, la publication du journal de Spirou étant fortement réduite, le théâtre du Farfadet prend l'initiative de décliner le personnage et son univers des Amis de Spirou en spectacle de marionnettes. Jean Doisy écrit à cette fin des histoires courtes mettant en scène Spirou et Spip, mais aussi Tif et Tondu et surtout créera le personnage de Fantasio, un Fantasio un peu différent de celui que reprendra par la suite Jijé dans la BD.

Après avoir retrouvé ces fameux récits dans le cadre du travail anthologique sur la véritable histoire du journal Spirou, Dupuis a confié à Al Séverin le soin de les adapter en bande dessinée.
C'est l'occasion de publier un album délicieusement désuet dans la forme - grand format, dos rond toilé - et dans le contenu. Le trait incroyablement élégant et comme issu d'un autre âge d'Al s'y prête à merveille. Introduisant son récit par les scènes de ces enfants accourant pour assister au spectacle de marionnettes dans la Belgique de 1942 et accueilli sur scène par Spirou lui-même, il nous offre ensuite une poignée de ces saynètes où les marionnettes prennent vie pour nous transmettre la bonne humeur et la morale chrétienne des fameux Amis de Spirou.

Le dessin est très beau et l'ambiance d'époque ressort parfaitement de ces planches colorées, pleines de bons sentiments et d'un peu de malice.
Les histoires sont courtes, un peu démodées mais pleines de charme. C'est toute une atmosphère qui ressort de ces dernières, un humour et un esprit d'un autre temps qui, plutôt que de simplement vieillir, s'est affiné comme du bon vin.
Je n'y ai noté qu'une petite fausse note qui titillera les vieux lecteurs des éditions Dupuis puisque les noms des personnages de Tif et Tondu y sont malencontreusement inversés.

Tout ne vous y parlera pas forcément, des personnages ici évoqués comme Le Fureteur ou Georges Cel n'étant connu que des plus érudits, et l'humour de l'époque ne fonctionne plus nécessairement de nos jours, mais l'ouvrage est beau et charmant et ravira les amateurs d'histoire de la BD et de Spirou en particulier, et les admirateurs dont je fais partie de l'excellent dessin d'Al Séverin.

Nom série  Les Guerriers du Silence  posté le 02/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien que je la possède depuis des années, je n'ai jamais lu la trilogie de romans des Guerriers du Silence. C'est donc finalement par le biais de son adaptation que je la découvre, ou du moins que je découvre le premier des trois livres puisque la BD s'arrête là... pour le moment ou à jamais.

Les Guerriers du Silence, c'est donc une série de science-fiction empruntant largement à l'heroic-fantasy et à d'autres influences telles que les Jedi de Star Wars ou les conflits de pouvoirs de Dune. Fuyant l'avènement d'un nouvel empire soutenu par une caste mystérieuse de personnages dotés de pouvoirs psychiques, une jeune femme, protégée par un homme que rien ne destinait à cela au départ, va tenter de retrouver les derniers détenteurs d'une sagesse capable de contrer ces fameux pouvoirs. Pour cela, ils vont voyager de planètes en planètes comme des héros de fantasy le feraient de villes ou villes, ou de contrées exotiques en contrées exotiques, avec de nombreuses péripéties tandis que les différentes parties en présence tentent de s'emparer d'eux ou de les éliminer.

L'univers d'écrit est complexe et dotés de nombreux noms étranges que le lecteur met un certain temps à assimiler. En cela, le premier tome est un peu indigeste mais cela devient plus clair par la suite. L'adaptation d'un roman en BD se ressent en plusieurs passages qui sont soit un peu trop verbeux, soit comprenant des ellipses un peu brutales car tout ne tenait visiblement pas dans 4 albums seulement.
Mais dans l'ensemble, l'accent est mis sur l'action pour tenir le lecteur en haleine. De fait, cela se lit finalement plutôt bien, et j'ai notamment bien apprécié la surprise en fin de second tome qui attise la curiosité et donne bien envie de percer le secret des Scaythes. Cependant, rien dans l'intrigue n'est vraiment passionnant ni novateur. Cela sent un peu le déjà vu pour qui a lu beaucoup de récits de science-fiction et de fantasy.

Et puis je n'ai pas apprécié le dessin. Je le trouve beaucoup trop raide, anguleux et manquant de maîtrise. Et comme le fait remarquer un autre avis plus bas, l'utilisation d'onomatopées pour représenter les sons produits par telles ou telles choses est abusive et tourne parfois au ridicule. Les KRPT KRPT quand quelque chose brûle ou fume, les TAP TAP TAP dès que quelqu'un marche, etc... Sérieusement, la série s'appelle les Guerriers du Silence, ça aurait été mieux si le dessin pouvait aussi se laisser comprendre sans devoir ajouter du bruit intempestif.

Nom série  Jeanne Hébuterne  posté le 28/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Déjà que je connais très mal Modigliani, je ne connaissais pas du tout sa compagne, modèle et également artiste, Jeanne Hébuterne. Il faut dire que comme l'explique cette biographie, cette dernière s'est largement effacée devant l'art de l'homme qu'elle aimait.

Avec cet album, j'ai donc découvert la scène artistique française, et plus particulièrement parisienne sur la majorité du récit, de 1916 à 1920. J'ai d'ailleurs eu du mal à imaginer qu'alors que tant d'hommes se battaient dans les tranchées, le milieu artistique semblait à peine impacté et vivait sa vie de bohème d'une manière pas si différente d'avant guerre, voire de la période des impressionnistes.
La jeune Jeanne, étudiante en arts, y rencontre Modigliani et rapidement ils se mettent en couple et vivent ensemble. Mais l'un est un artiste aussi exalté qu'exigeant sur son art, et en même temps complètement accro à l'alcool. Et l'autre est une femme passionnément amoureuse au point de s'effacer derrière le génie de son amant et ne plus vivre que par lui et pour lui. Et en même temps elle est également assez torturée, s'interrogeant en permanence sur son amour, son art et son existence.

Le dessin m'a bien plu. Je craignais un noir et blanc un peu ennuyeux, mais le trait est maîtrisé et agréable. Les planches sont belles, souvent très élégantes, notamment grâce à de beaux aplats noirs.

Le récit, lui, m'a plutôt ennuyé sur la première moitié de l'album. Trop de citations poétiques, trop de monologues lyriques, trop d'esprit artistique et de prise de tête existentialiste.
La seconde moitié est mieux passée car ces défauts s'amenuisent et laissent la place à une histoire plus concrète.
Dans l'ensemble, ce n'est pas un album que j'achèterais. Mais le lire pour vous instruire sur la vie de deux artistes du début du 20e siècle tout en profitant du joli graphisme de l'album, pourquoi pas.

Nom série  Gaspard et la malédiction du Prince-Fantôme  posté le 25/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un récit fantastique pour la jeunesse ayant pour cadre le Louvre et la mythologie égyptienne. Un garçon, neveu d'un gardien du musée et donc s'y rendant régulièrement, y découvre un jour l'existence d'une fille fantôme venue de l'Egypte Antique. Cette rencontre incroyable va l'entraîner dans une aventure où il va devenir ami avec la fantôme, discuter avec les avatars de dieux égyptiens, rencontrer des chimères et affronter le spectre d'un dangereux prince-sorcier d'Egypte.
Ça ressemble au pitch d'un film Hollywoodien d'un film pour la jeunesse avec de l'action qui partirait dans tous les sens, mais en fait, c'est un récit bien structuré et très plaisant à lire.

Il est bourré d'intelligence, avec une belle mise en scène du musée du Louvre, de l'Antiquité Égyptienne et de sa mythologie. Les avatars de Bastet et de Thot y parlent de manière moderne, dans des échanges pleins d'humour. La fille fantôme est crédible et assez charmante. Le cadre du musée et les réactions du héros sont réalistes tout en restant légers dans leur ton. Et le méchant spectre sorcier est une menace assez réussie sans que l'intrigue insiste trop lourdement sur lui. Quant au dessin, directement peint à l'aquarelle, il est très agréable.

Bref, ce fut pour moi une bien sympathique lecture, certes plutôt destinée à de jeunes lecteurs, mais très bien menée, attrayante et pleine d'intelligence.

Nom série  L'été 63  posté le 25/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une agréable plongée dans l'ambiance de la France des années 60, à l'époque où les esprits des jeunes étaient plus focalisés sur le dernier concert de Johnny que sur la lointaine guerre du Vietnam. Et c'est justement celle-ci qui va s'inviter dans le cadre familial du jeune Jean quand son père lui annonce l'arrivée d'une demi-sœur Vietnamienne dont on lui a toujours caché l'existence et avec qui il va devoir passer un été dans son village natal Auvergnat.

Le graphisme est sympathique. Son trait, ses couleurs à l'aquarelle et la façon de dessiner les personnages et les décors rappellent un peu le style de Gibrat (Le Sursis). Il y a cependant un léger manque de maîtrise technique, notamment au niveau de l'intégration des personnages et des différents éléments de décor. Ils paraissent parfois un peu en décalage les uns par rapport au autres, ou pas exactement à la même échelle. Cela se ressent aussi un peu au niveau de la couleur qui manque quelquefois de naturel.

Au niveau de l'intrigue, j'ai trouvé l'idée intéressante et plaisante à suivre. J'ai aimé le contraste entre le cadre campagnard bien français et assez insouciant des années 60, et la situation bien plus terrible au Vietnam au même moment. J'ai par contre été un peu agacé par la réaction immature et agressive du jeune héros. Ça ne le rend vraiment pas attachant. En comparaison, la jeune Linh est presque trop mignonne et trop gentille pour être crédible.
L'histoire se lit bien, assez rapidement, et son déroulement est plutôt bon. J'ai juste été un peu déçu par la toute fin qui amène de manière un peu trop abrupte une bien amère nouvelle. S'il fallait conclure aussi vite le récit, j'aurais préféré que ce soit sur une note plus joyeuse.

Nom série  Peyi an nou  posté le 24/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une auteure antillaise vivant en métropole depuis sa naissance décide de s'informer sur le passé de sa famille et des français d'outre-mer en général pour comprendre leurs mouvements migratoires et leurs conditions dans la seconde moitié du 20e siècle. Elle mène ainsi l’enquête et nous fait partager les témoignages qu'elle recueille et ce qu'elle y apprend. Son sujet va plus particulièrement s'intéresser au Bumidom, bureau pour le développement des migrations dans les départements d'Outre-Mer, et à la manière dont le gouvernement français a organisé ce mouvement migratoire et sur les conditions d'accueil de ces immigrés français en Métropole.

C'est clairement un sujet dont je ne savais rien. C'est vrai que vu depuis la Métropole, on a le cliché du fonctionnaire antillais qu'on voit un peu partout, facteur ou postier, derrière les guichets de l'administration, à la SNCF ou encore policier. Qui ne se souvient pas de Mawie-Théwèse, caricature d'aide-soignante débonnaire du sketch des Inconnus ? Mais là où j'imaginais un choix de carrière fait par les travailleurs antillais, il s'avère que c'est en réalité une résultante de ce fameux Bumidom et des emplois qu'il leur réservait voire leur imposait.
J'ai donc appris des choses sur la situation économique et démographique des Dom-Tom à la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, sur l'organisation d'une migration organisée par l'Etat Français et sur le ressenti des principaux concernés à cette époque mais aussi de nos jours, leurs descendants se retrouvant à moitié déracinés et restant finalement plus facilement en Métropole que retournant dans les îles.

C'est instructif, mais pas passionnant. La mise en scène est un peu plate, les auteurs se contentant de mettre en scène leurs réunions successives avec différentes personnes et les discussions qu'ils ont avec elles tandis qu'elles prennent des notes. On apprend les choses au fur et à mesure, avec quelques répétitions dans les informations que chaque témoignage et autres enseignements d'experts nous apportent. Le dessin n'est pas désagréable mais finalement le format BD apporte peu de choses au récit, si ce n'est une meilleure facilité à la lecture, chose qui se confirme d'ailleurs sur les toutes dernières pages de l'album dont une poignée ne contiennent qu'une ou deux illustrations entourées de beaucoup de texte plus indigeste.

Et au final, même si on a appris des choses, même si on convient avec les auteurs qu'il y avait une égalité très relative entre les français des Dom-Tom et les métropolitains, qu'il y avait quelques réactions xénophobes de métropolitains ayant du mal à assimiler le fait que des noirs venus d'ailleurs puissent être en réalité aussi français qu'eux, la conclusion de l'album semble être au final assez tiède. A lire l'album, le ressenti que j'ai eu sur ces événements décrits dans leur ensemble est que tout n'était ni parfait ni terrible, que l'Etat Français a fait à l'époque des choix assez répréhensibles et a essayé maladroitement de les corriger par la suite, que certains ultra-marins n'ont pas supporté la chose et sont rentrés chez eux ou ont mal tourné, mais que d'autres se sont finalement bien intégrés à la Métropole et que leurs enfants, même s'ils sont fiers de leurs racines, s'y sentent désormais comme chez eux.
Donc un ressenti pas très marquant sur un album qui m'a intéressé sur le fond mais légèrement ennuyé sur la forme.

Nom série  Les Super Super  posté le 21/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Super Super, ce sont une fille et un garçon, amis pour la vie, qui n'hésitent pas à sortir à la nuit tombée, déguisés en super-héros, pour accomplir ou tenter d'accomplir de bonnes actions pour leur entourage.

A mes yeux, la série se scinde en deux époques.

J'ai bien aimé celle du début, jusqu’à la fin du 3e tome en gros. Le dessin de Lucie Durbiano y paraissait légèrement hésitant, avec un certain charme rappelant les séries jeunesse à l'ancienne telles que Tom-Tom et Nana. Ce sont des histoires en 6 pages avec ces deux enfants déterminés mais sans réels pouvoirs qui font ce qu'ils peuvent pour faire ce qu'ils pensent être le Bien. Même si à la base ils sont plutôt bien intentionnés, cela tourne parfois à la gaffe, ou alors à un succès inattendu car n'étant pas le résultat vraiment escompté au départ. Mais cela finit toujours à peu près bien et les efforts des deux héros sont récompensés même s'ils ont fait le choix de rester des héros anonymes. Et j'aime le côté relativement réaliste de ce qu'il leur arrive, loin justement des vraies histoires de super-héros où les pouvoirs ou la magie résolvent tout sans difficulté.

Puis pour la suite, à partir du 4e tome, le ton de la série change un peu, notamment à partir du moment où nos deux Super Super héritent de capes magiques qui leur permettent de vraiment voler. Malgré quelques précautions à prendre, ils ont cette fois le véritable équivalent d'un super-pouvoir, même s'ils ne restent que des enfants sans plus de force et d'impact que cela, et du coup les histoires deviennent plus fantasques, bien moins réalistes. Et puis elles ne sont plus qu'en 4 pages, ce qui empêche de développer suffisamment les récits qui se concluent trop rapidement pour être prenants. Quant au dessin, il devient plus formaté, certes plus maîtrisé mais avec moins de charme. Même si les héros restent bien intentionnés et que les idées qui structurent les scénarios sont sympathiques, j'ai nettement moins accroché à cette nouvelle ambiance de la série.

Nom série  Irena  posté le 20/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais pas du tout Irena Sendlerowa, née Krzyżanowska, et cette série me l'a fait découvrir de manière plaisante et instructive.
C'était donc une polonaise très engagée sur le plan humanitaire qui venait en aide aux juifs enfermés dans la Ghetto de Varsovie durant la seconde guerre mondiale et qui a contribué directement et indirectement à sauver 2500 enfants au nez et à la barbe des nazis en leur permettant de fuir le ghetto et d'être accueillis et protégés par des familles d'accueil et des orphelinats.

Ce que j'ai aimé dans cette série, c'est sa narration simple et claire, et son dessin frais, dans un style plus communément adressé à la jeunesse. il faut dire que la série était publiée dans le magazine Tchô! destiné aux adolescents et pré-adolescents. Ce choix graphique permet d'adoucir un récit qui autrement aurait pu être très sombre et sinistre. Car la situation des juifs du ghetto y est décrite dans toute son horreur et les gestes héroïques d'Irena vont lui attirer de bien graves ennuis.
Du coup, on se retrouve avec un récit biographique et historique aussi intéressant qu'agréable à la lecture, qui se lit presque comme un récit d'aventure.

Nom série  Les Enquêtes du docteur Enigmus  posté le 19/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien les BD Énigmes. Suivant les séries et l'âge du public auquel elles s'adressent, elles sont souvent très faciles, surtout quand on connait les astuces récurrentes auxquelles elles font appel pour disséminer leurs indices, mais ça m'amuse de vérifier que je trouve bien les solutions ou parfois de pester quand j'ai manqué quelque chose d'évident ou de bien dissimulé.
De leur côté, les Enquêtes du docteur Enigmus s'adressent certes à un public jeune, mais leurs résolutions sont loin d'être aussi évidentes que certaines énigmes peuvent l'être. Chaque récit comporte quatre pages durant lesquelles les indices et suspects sont présentés, puis une page où la solution est dévoilée. Il faut le plus souvent recouper jusqu'à au moins trois faisceaux d'indices, faire quelques petits calculs et procéder par élimination. L'exercice intellectuel est donc plaisant et oblige le lecteur à s'impliquer. J'aime bien.

Et pourtant j'ai été un peu frustré par ma lecture.
Certaines énigmes fonctionnent bien et on est satisfait après sa petite réflexion de trouver le bon coupable.
Mais pour commencer, c'est un peu gênant de fonctionner par élimination comme le font une majorité des enquêtes de la série. Prouver que 3 suspects ne peuvent pas être coupables ne prouve pas pour autant que le 4e l'est. OK, pour une série jeunesse, c'est pinailler de dire ça, mais heureusement que les coupables avouent dès qu'on les pointe du doigt car sinon bonne chance pour prouver leurs torts.
Mais surtout, j'ai été un peu agacé par plusieurs énigmes car je trouvais leur logique sujette à interprétation ou alors qu'il me manquait des informations pour vraiment valider les déclarations du docteur Enigmus. Plusieurs fois, je me suis dit : "Mais pourquoi affirme-t-il ça comme une évidence ? Ce n'est pas vrai, ça aurait pu aussi se passer autrement et donc ce qu'il dit ne prouve rien."

Du coup, je n'ai pris qu'un plaisir mitigé à la lecture de cette série. Mais comme elle amène le lecteur à réfléchir et présente quelques bonnes idées, je ne la déconseillerais pas à de jeunes lecteurs.

Nom série  Gloutons & Dragons  posté le 18/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une drôle d'idée de la part d'un auteur de manga : mélanger récit d'heroïc-fantasy dans la droite lignée des jeux de rôles Donjons & Dragons avec des recettes culinaires à base de... morceaux des monstres tués par les héros.

Nous y suivons une petite équipe d'aventuriers : un guerrier-paladin à leur tête, une elfe prêtresse-guérisseuse et un hobbit voleur pour crocheter les serrures et désamorcer les pièges. Un groupe ultra-classique donc si ce n'est que leurs autres compagnons les ont abandonnés car ils n'avaient même plus de quoi acheter à manger. Et pourtant ils doivent absolument redescendre au fond du donjon qu'ils viennent de quitter car leur magicienne s'y est fait engloutir par un dragon et il faut qu'ils récupèrent son corps d'urgence pour la ressusciter avant qu'elle ne soit digérée. Mais sans provisions pour le trajet, ils doivent se décider à tenter de se sustenter en mangeant les restes des monstres qu'ils vont combattre. Et ça tombe doublement bien. D'une part parce que le guerrier attendait depuis longtemps l'occasion de goûter ces mets si particuliers. Et d'autre part parce qu'ils vont croiser la route d'un nain qui se révèle être un expert en recettes de cuisine pour accommoder les monstres en de délicieux plats.

Le mélange est un peu bizarre.
D'un côté on a une aventure au ton assez léger et très inspirée des jeux de rôles, avec groupes d'aventuriers avec chacun sa spécialité, ligues et autres donjons avec niveaux de puissance en fonction de la profondeur.
Et de l'autre, chaque combat contre de nouveaux ennemis se termine par une récupération de tout ce qui est comestible sur leurs cadavres, et d'une séance de cuisine puis de dégustation par les héros, avec en cadeau pour les lecteurs la recette et les qualités de nutritives des plats imaginaires concernés.

Passée la surprise initiale, on peut se lasser de voir chaque chapitre présenter le même schéma répétitif d'un nouveau lieu, nouvelle rencontre, nouveau combat puis nouvelle recette de cuisine. Même si les héros ont un objectif, on a peur de s'ennuyer à simplement les voir descendre un niveau après l'autre vers le fond du donjon et enchaîner les rencontres/dégustations comme autant de récits presque indépendants sans qu'une vraie histoire se mette en place.
Mais heureusement l'ambiance jeu de rôles est sympathique et on s'attache assez facilement aux protagonistes et à l'humour discret mais bien présent.
Puis surtout à partir du troisième tome, le schéma répétitif commence à devenir un peu plus varié. Et au quatrième tome, on entre pour de bon dans le cœur du sujet puisque l'objectif initial des héros est atteint et qu'à la place une autre intrigue se met en place, permettant un récit un peu plus suivi et prenant.
Quant au dessin, il est très plaisant, légèrement désuet, comme un bon vieux jeux de rôles à l'ancienne.

Globalement, c'est une série qu'on entame par curiosité pour découvrir l'aspect étonnant de son mélange entre cuisine et heroïc-fantasy, à laquelle on s'attache grâce à son bonne ambiance et son humour léger, puis qui finit par accrocher avec l'intrigue qui se met en place au bout de quelques tomes.

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