Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 1154 avis et 310 séries (Note moyenne: 3.19)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Conquêtes  posté le 06/10/2018 (dernière MAJ le 12/02/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le prolifique Jean-Luc Istin prend donc le commandement d'une nouvelle série concept comme il les affectionne, "Conquêtes". L'humanité toujours prompte à se tirer une balle dans le pied en est réduite à devoir trouver de nouveaux horizons aux confins de l'espace. Chaque tome qui pourra se lire de façon indépendante nous livre donc le récit d'une de ces nouvelles colonisation.

Dans ce premier tome, Islandia, nous découvrons une exoplanète au climat glaciaire où évolue une population d'hominidés qui semble peu avancée. Après 30 ans de cryogénisation l'équipage est sorti de sa léthargie programmée pour découvrir son nouvel "el dorado". C'est l'oberleutnant Kirsten Konig qui débarquera en première à la tête d'une formation réduite afin de ne pas effrayer les autochtones. Le premier contact sera plutôt bon, et la population locale se révèlera loin d'être hostile dans un premier temps...
Car il y aura forcément un hic qui déclenchera les foudres de l'amiral Ragnvald Hakarsson, qui n'attendait par ailleurs qu'un prétexte pour jouer les gros bras et les conquérants. Mais les choses ne vont forcément pas se passer comme prévu, et la population locale se révélera loin d'être aussi inoffensive qu'il y paraissait. L'histoire ne s'arrête heureusement pas à cette construction assez simpliste et une conspiration d'une autre envergure vient complexifier l'intrigue et donner tout son intérêt à l'album.

Et si dans un premier temps cette BD semble pétrie d'influences diverses et de travers un peu caricaturaux, elle se révèle assez vite plus complexe et réfléchie qu'il n'y semble. Ajoutez à cela le dessin très réussi de Zivorad Radivojevic que ce soit dans les décors, les vaisseaux, les paysages enneigés ou souterrains et les personnages, qu'on est vite immergé et plongé sur cette planète lointaine. La pagination assez conséquente (75 pages) permet aussi à nos auteurs de prendre le temps de bien camper tout cela et de développer certains aspects psychologiques importants et de nous proposer quelques doubles pleine pages de toute beauté.

Voilà donc le premier tome d'une nouvelle série alléchante qui je l'espère sera d'aussi bonne facture dans les suivants.

(4/5)

*** Tome 2 ***

Voilà donc le second opus de cette série "Conquêtes" avec Nicolas Jarry au scénario et Bertrand Benoît au dessin. Cette fois, nous voici en présence d'une flotte à bout de souffle dont les vaisseaux n'ont plus trop le choix et doivent impérativement arriver à destination sous les plus brefs délais. Les machines et les hommes sont à bout de souffle et d'emblée on sent les tensions existantes. Surtout que notre personnage principal, Idris, chargé de réparer et d'intervenir sur tout ce qui part en sucette, n'est pas franchement doué pour la diplomatie mais parle plutôt facilement avec ses poings. Il n'aura d'ailleurs pas l'occasion de débarquer librement sur cette nouvelle planète, car son tempérament lui aura laissé le loisir de plonger un de ses supérieurs dans le coma, et que c'est uniquement parce qu'ils ont besoin de son savoir faire qu'il va atterrir.
Voici donc nos survivants implantés sur une nouvelle planète vivable pour l'homme, mais où n'émergent que de rares îlots et atolls où vont s'implanter les colonies. Ils vont rapidement découvrir la trace d'une ancienne civilisation et l'existence de créatures titanesques qui ressemblent à des calamars. Forcément, la cohabitation de deux espèces "intelligentes" ne va pas être possible...

J'ai trouvé cet album un peu moins subtil que le premier, sans doute à cause de son personnage principal. Élevé à la testostérone, notre Idris ne donne pas dans la dentelle, tant dans ses actes que dans ses paroles, et heureusement que la pagination conséquente de l'album permet d'affiner sa psychologie car sinon on serait vite tombé dans la caricature. Et puis côté scénario j'ai quand même trouvé qu'il y avait certaines facilités ; l'établissement de la communication entre les humains et les "krakens" grâce au fils d'Idris, c'est un peu "finger in ze noze"...

Côté dessin par contre rien à redire, Bertrand Benoit nous gratifie d'ambiances, de paysages et de créatures très bien réalisées donnant une vraie cohérence à tout cela, d'autant que la colorisation d'Olivier Heban est très réussie.

Bref, un bon moment de lecture, divertissant, mais un cran en dessous du premier à mon goût.

(3/5)

Nom série  Lectures macabres  posté le 12/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est avec Fulù que j'avais découvert tout le talent du duo argentin Eduardo Risso et Carlos Trillo.
Si l'histoire n'était pas des plus gaies, j'avais apprécié son âpreté mêlée de sensualité.

Ici, on est plus dans le domaine de ce qu'on pourrait appeler des nouvelles format BD ; Risso et Trillo nous proposent sept courtes histoires qui s'enchaînent sans titres et sans prévenir. Construction surprenante au début, on se demande même si on n'a pas raté quelque chose la première fois, mais en fait, une fois assimilé, on ne s'en rend même plus compte. Et moi qui suis rarement satisfait dans ce genre d'exercice, soit frustré par la brièveté des histoires, soit à cause d'une trop grande inégalité de leur qualité, là je me suis régalé de bout en bout !

D'une part le dessin d'Eduardo est toujours aussi somptueux dans sa maîtrise du noir et blanc, tout en aplats, d'autre part le cynisme et l'humour noir qui suintent de ces récits rondement menés sont assez jubilatoires pour qui aime ces genres. Voilà le genre de récits courts que j'aimerais lire beaucoup plus souvent en BD !

Nom série  Androïdes  posté le 15/07/2016 (dernière MAJ le 12/02/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien en voilà de la bonne SF comme je les aime !

Jean-Luc Istin lâche un peu l'univers fantasy qu'il développe en ce moment avec ses séries comme Nains ou Les Maîtres Inquisiteurs (pour ne citer qu'eux) et s'attaque à une nouvelle série concept (ça, il aime ) avec un duo d'auteurs par tome. Et on peut dire que ça démarre sur les chapeaux de roue !

"Androïdes" nous plonge dans un univers très marqué par les lois de la robotique développées par Asimov et s'inspire des ambiances de Philip K. Dick pour nous lancer sur une enquête qui mènera nos protagonistes bien au delà du simple meurtre qui sert d'ouverture au récit.
C'est prenant, grisant, beau et adroitement mené grâce à une narration percutante et un dessin des plus réussi (chapeau à la colorisation au passage ! ). Le duo Istin/Hervás Millán s'ajuste parfaitement pour nous servir un album franchement très réussi qui met la barre assez haut et nous promet une série à suivre avec attention si la suite relève le défi de maintenir le niveau.

Un très bon moment de lecture alliant un scénario bien ficelé et un dessin magnifique dont je ne peux que fortement conseiller la lecture pour tous les amateurs de SF !

*** Tome 2 ***

Après le démarrage sur les chapeaux de roue proposé par cette série, j'étais curieux de voir ce que le second opus allait donner, surtout que celui-ci, tout en référence à Ulysse, ne pouvait que titiller ma curiosité... Verdict ? Un bon album, mais un ton en dessous du premier.

En effet, le dessin de Geyser est bon, surtout dans ses décors et ses mises en scènes, que ce soit dans l'espace ou sur Terre. J'ai adoré toute la première partie qui se déroule à bord du vaisseau. Par contre j'ai un peu plus de mal avec ses personnages que je trouve un peu trop "dessin animé" dans le style à mon goût.
C'est du côté du scénario que l'album pêche légèrement. Tout se tient, les idées de base qui constituent la trame sont bons et fonctionnent, c'est juste que j'ai trouvé l'ensemble un peu trop linéaire. Trop peu de surprises pour l'amateur d'ovni en papier que je suis.

L'ensemble donne tout de même un album agréable à lire, mais qui à mon sens reste un brin en dessous du premier qui avait mis la barre très haut.

*** Tome 3 ***

Après un second tome qui avait mitigé mon engouement pour cette série partie sur les chapeaux de roue, ce troisième opus m'a plutôt séduit.

D'une part parce que j'ai largement apprécié le dessin d'Emmanuel Nhieu qui donne au scénario de Sylvain Cordurié un visuel tout à fait raccord avec ce récit, que ce soit dans les décors post apocalyptiques, ou les extraterrestres contre lesquels vont lutter nos protagonistes. D'autre part, parce que le récit qui nous est proposé et la révélation finale tiennent plutôt très bien la route. Si le personnage principal et son côté vanneur vu le contexte pourront en énerver certains, moi j'ai bien aimé ce caractère un peu revêche et "casse-couille" qui compose un caractère particulier à notre "héros malgré lui".

Ce nouvel épisode sonne en tout cas très juste dans cette série dédiée aux androïdes. Un bon moment de lecture qui me fait remonter ma note globale à 4.

*** Tome 4 ***

Avec ce quatrième tome d’Androïdes, l’accent est fortement porté sur la question de l’humanité. Vaste question me direz-vous… et pas novatrice de surcroit. Mais si elle n’est pas nouvelle, elle a le mérite d’être assez finement traitée au travers d’un scénario tirant sur le polar.

Kielko est un androïde domestique au sein de la famille Morgan en charge d’à peu près tout, y compris de leur fils Kylian. Tout semble aller pour le mieux dans cette famille aisée jusqu’à ce que le père se retrouve compromis dans une affaire de chantage. Kielko témoin oublié de beaucoup de choses va petit à petit mettre son grain de sable dans cette affaire en outrepassant ses droits élémentaires d’androïde.

Car c’est là tout le fond de cette histoire où l’intelligence artificielle de notre androïde, témoin d’actes délictueux, va d’une part lui aussi passer certains interdits fondamentaux pour, d’autre part, essayer de comprendre ce qui fait notre spécificité, ce qui fait de nous des humains.
C’est cette réflexion et la façon dont elle est traitée que j’ai trouvé réussie et que j’ai apprécié. Surtout que le dessin réaliste de Viska concoure parfaitement à nous embarquer dans cette histoire. Je suis par contre un peu moins fan de la colorisation qui tire un peu trop à mon goût vers le comics américain, mais bon, l’ensemble est quand même très efficace.

Voilà donc un quatrième épisode réussit qui ne fait que confirmer la très bonne tenue d’ensemble de la série.


*** Saison 2 ***

On pensait cette série terminée ? Que nenni ! Voici venir la saison 2 !

*** Tome 5 ***

Malgré une couverture que je trouve personnellement très moche, cet album m'a beaucoup plu dans sa façon d'aborder le sujet des intelligences artificielles et des androïdes.

C'est surtout l'angle par lequel l'auteur Louis aborde le sujet des lois liés à la robotique héritées de la littérature d'Isaac Asimov que je trouve intelligent. La troisième loi stipulant qu'un robot doit protéger son existence et ne pas entrer en contradiction avec les deux premières qui l'empêchent de porter atteinte à un être humain, la mort reste une des rares chose à laquelle un androïde ne peut prétendre et comprendre. D'autant plus quand les avancées technologiques les ont conduit à une forme d'immortalité quand l'espèce humaine s'est elle éteinte.
Synn, notre protagoniste androïde en fait une obsession. Après un crash avec son vaisseau sur une planète habitée par une population humanoïde primitive, elle va tenter de percer ce mystère, de l'approcher, en contournant de façon astucieuse ces trois lois basiques...

C'est plutôt bien conduit narrativement et assez finement scénarisé pour nous faire accepter ce cheminement qui va plutôt à l'inverse de ce qu'on lit souvent sur le sujet. Et c'est là tout ce que j'aime dans la SF, nous faire réfléchir en faisant un pas de côté sur des thématiques philosophiques liées à notre évolution.
Surtout que le dessin de Louis (qui assure dessin et scénario) est agréable même si je trouve sa ligne un peu épaisse. C'est fluide, dynamique et d'une grande expressivité.

Voilà donc une nouvelle saison qui commence plutôt bien avec ce 5e tome.

Nom série  Orcs et gobelins  posté le 17/11/2017 (dernière MAJ le 12/02/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
*** Tome 1 Turuk ***

Après les séries « Nains » et « Elfes » le monde des Terres d’Arran s’étoffe et prend des couleurs virant sur le vert : voici venir « Orcs & Gobelins » dont le premier tome va nous trainer sur les pas de Turuk. Jean-Luc Istin continue d’assurer le scénario de cette nouvelle série avec cette fois-ci pour comparse Diogo Saito que je ne connais pas. Moi qui appréhendais un peu ce nouvel arc ajouté à cet univers, je sors plutôt conquis par ma lecture : job done !

Turuk, orc de son état se réveille complètement sonné dans les ruelles d’une ville, sans trop se rappeler ce qui lui est arrivé la veille. Cette cité semble abandonnée, et comble de tout celui-ci va rapidement devenir la cible d’un archer « invisible ». La mémoire va lui revenir petit à petit, mais ce n’est pas ce qui va le rassurer et lui permettre de s’échapper du bourbier dans lequel il s’est fourré...

La première bonne surprise tient d’abord au coup de crayon de Diogo Saito. Que ce soit, les personnages, les créatures fantastiques ou les décors, ça claque plutôt bien ! Et en fantasy ça compte pour moi si je veux me laisser surprendre et pleinement immerger dans l’univers dans lequel on m’entraîne. La seconde, c’est le rythme haletant de ce tome. Pas le temps de reprendre son souffle !!! De déconvenues en péripéties, de bastons en rencontres inattendues, Istin sait captiver son lecteur ! Alors, oui, la grande partie des ingrédients ne sont pas nouveaux, mais savamment dosés et agencés. Et moi, pour ce genre de lecture, je n’en demande pas plus. Car quand ces deux éléments fonctionnent aussi bien de concert, je passe un très bon moment de lecture.

Alors, avis aux amateurs du genre, ce nouveau cycle s’annonce pour le moment des plus prometteur !

*** Tome 2 Myth ***

Avec ce 2e opus réalisé par Sylvain Cordurié et Giovanni Larusso, nous voici largués dans les pattes griffues d'un gobelin dénommé Myth. Et le moins qu'on puisse dire c'est que l’énergumène rassemble à lui seul les caractéristiques innés de cette engeance : une belle saloperie prête à tout tant qu'on peut s'en mettre plein les fouilles et coller quelques coups de rapière au passage !

Embauché par une riche épouse de la cité, Myth doit de nouveau fuir une équipe de mercenaire lâchés à ses trousses. Mais cette cavale n'est en fait qu'un "vulgaire" entretien d'embauche pour une mission beaucoup plus redoutable : dérober un cristal dans la cité des Elfes Noirs, autant dire mission impossible.

C'est donc le récit de ce "casse du siècle" que nous proposent nos deux auteurs, le tout mené tambours de guerre battants, avec l'humour et le sanguinolent qui va avec. Comme dans le premier tome de cette série le scénario est aussi fluide qu'une lame d'elfe noir et percutant qu'une baffe d'orc bien sentie. C'est du grand divertissement à coup de torgnoles, trahisons et autres surprises du chef fatales dans un univers fantasy bien campé relevé à coup de dialogues cinglants. Bref, du bon boulot !

Voilà donc un second tome qui assoie un premier opus déjà très réussi.

*** Tome 3 Gri'im ***

Avec ce troisième tome indépendant de la série, nous voici repartis tâter de la fantasy !

C'est le personnage de Gri'im que nous allons cette fois-ci découvrir. Après avoir croupi trente ans en prison et subi les pires tortures, cet ancien seigneur de guerre Orc a enfin réussi à s'échapper. Pour survivre il va devoir se mêler à une caravane d'humains en route pour le fort d'Aspen. Mais pas simple d'imposer un climat de confiance quand on est un Orc redoutable et qu'on doit faire copain/copain avec des humains. Les événements vont pourtant les obliger à faire des concessions et trouver des arrangements pour pouvoir survivre, car Aspen n'est pas le fort déserté qu'ils escomptaient et la mort semble y avoir installé ses quartiers...

C'est Stéphane Créty dont j'apprécie déjà beaucoup le coup de crayon qui se colle au dessin pour mettre en page le scénario de Nicolas Jarry. On retrouve son coup de patte et son talent pour les cadrages et les découpages dynamiques qui insufflent toute l'énergie nécessaire à la narration. Les personnages sont biens vus et loin des belles gueules qu'on a trop souvent l'habitude de voir dans ce genre et notre Gri'im en impose comme personnage !

Bref, un troisième tome de cette saga Orcs et Gobelins qui confirme tout le bien que je pense de cette série et qui prouve que la fantasy a encore de beaux jours devant elle !


*** Tome 4 Sa'ar ***

Sa'ar est un gobelin des marais. Sa vie se déroule tranquillement jusqu'au jour où un des gobelins chassé de leur clan revient accompagné d'une horde d'orcs esclavagiste qui va décimer son clan et réduire les survivants en esclavage. Dans le nouveau monde que Sa'ar découvre, seuls les forts survivent... A partir de là, sa vie sera vouée à se sortir de se bourbier et prendre la place du maître de la cité.
Ce petit côté "Iznogoud des marais" version sanguinolente et sans pitié m'a vraiment bien plu. La trame scénaristique s'installe tranquillement pour monter progressivement en puissance et se terminer par un twist assez bien vu qui conclue l'album de façon originale ; Nicolas Jarry a de la ressource et son scénario est plutôt bien construit. Les personnages sont bons, la progression et la montée en tension aussi, avec cette petite facétie finale qui m'a beaucoup plu en prime.
Ajoutez à cela le dessin de Bojan Vukic et Paolo Deplano qui sait se fondre dans le genre et assurer le taff juste ce qu'il faut pour passer un bon moment de lecture.

Voilà un quatrième tome réussi qui a toute sa place dans cette collection qui jusqu'ici tient plutôt ses promesses.

*** Tome 5 La Poisse ***

Avec La Poisse, Olivier Peru et Stefano Martino nous entrainent dans un opus assez noir par le biais d'un personnage singulier, mi orc mi gobelin, dont la particularité de génération en génération est d'avoir une malchance défiant toute concurrence, et c'est peu dire !
Embauché avec sa troupe de mercenaires pour assurer la garde d'une baronne se rendant dans un forteresse reculée à l'invitation du seigneur Draek, le contrat va tourné court. La troupe est empoisonnée et achevée lors du repas de Bienvenue et la baronne séquestrée pour permettre au seigneur Draek de mener à bien ses expériences... Car une seule chose l'intéresse : obtenir l'immortalité.

Le scénario d'Olivier Peru est plutôt bien vu et bien conduit, et c'en est même drôle de voir comment autant de morts peuvent tenir debout dans cet album quand la finalité de la quête est la vie éternelle... ou plutôt l'immortalité, nuance. J'ai apprécié le personnage principal de La Poisse, même si son côté super héros increvable fait parfois un peu sourire ; et le fantôme de son grand-père qui l'accompagne façon Gimini Cricket est plutôt bien trouvée. Côté dessin, Stefano Martino s'est fait plaisir à imaginer des fantômes bien dégueux : on est pas loin du bon vieux film d'horreur bien gore ! Et c'est plutôt réussi. L'ambiance pesante est là, les protagonistes bien trouvés, les dialogues à l'humour mordant aussi et l'intrigue tient la route.

Encore un très bon divertissement dans cet univers de fantasy !

Nom série  Spider  posté le 08/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est sur la base d'une idée de scénario de Giles Daoust que le duo Christophe Bec - Stefano Raffaele vient se greffer pour nous proposer un thriller contemporain prenant pour cadre Detroit. Une nouvelle drogue aux effets ravageurs fait son apparition, le spider ; une jeune recrue de la police locale se voit affectée avec un vieux de la vieille sur cette enquête. Leurs débuts vont très mal commencer car lors d'une intervention, John Brandt (le "vétéran") va se faire sauvagement agresser et se retrouver à l'hôpital. Charlie Dubowski (la "novice") va alors tenter d'infiltrer le milieu pour en savoir plus sur cette terrible drogue...

On ne va pas se le cacher, tout ça semble terriblement classique ! Entre les personnages très tranchés et un brin caricaturaux et la trame scénaristique qui pour l'instant ne semble pas très originale, on se dit qu'on risque de s'ennuyer ferme... Pourtant, il faut avouer que sous le trait de Stefano Raffaele, tout cela prend corps de façon intéressante, et la narration qu'on nous propose nous conduit même à une lecture d'une traite de l'album.
Ça c'est aussi l'autre point qui me titille... J'espère que Christophe Bec ne va pas nous entraîner dans une énième série à rallonge où l'histoire se dilue au fil des tomes et l'intrigue avance au compte-gouttes.

Rien d'extraordinaire pour le moment, mais un bon moment de lecture qui appelle à faire le curieux pour les tomes à venir, en espérant que cette histoire ne s'enlise pas au fil de tomes trop nombreux.

Nom série  In One's Last Moment  posté le 08/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un one shot qui, s'il aborde un thème loin d'être novateur, s'en sort plutôt pas mal.

Depuis un passage sur le billard dans sa tendre jeunesse, le jeune Mamoru Kaname (16 ans) peut au simple contact de quelqu'un voir comment celui-ci mourra... Don ou malédiction, en tout cas la vie de Mamoru en est bouleversée. Ce pouvoir l'oblige à éviter tout contact avec les autres pour s'assurer un semblant de vie normale. Jusqu'au jour où il rencontre la belle Kana Shiraishi dont il va tomber amoureux et essayer d'empêcher que n'advienne l'inéluctable. Car lors d'un cours de sport au collège il lui touche la main et vois sa mort imminente... Sauf que changer le destin se paie au prix fort...

Amour et Mort, voilà un couple séculaire qui aura fait couler beaucoup d'encre, mais aussi de sang. Ce manga qui oscille entre romance et horreur (soft quand même hein ^^ ) nous propose une histoire assez simple mais efficace sur la destinée et sur les choix à assumer. La narration est plutôt fluide, le dessin est soigné même s'il manque un peu de détails à mon goût dans les décors. Et si l'histoire, hormis quelques rebondissements, est assez convenue, on passe un agréable moment de lecture.

Nom série  Olympus Mons  posté le 21/02/2017 (dernière MAJ le 08/02/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors voilà donc le dernier Bec... Toujours curieux de voir ce que cela donne... et ma fois, ba c'est du Christophe Bec...

En effet, notre scénariste des grands mystères ne s'aventure pas bien loin des sentiers battus qu'il nous propose depuis maintenant pas mal de temps. On reprend des vestiges monumentaux et mystérieux, on compose avec un découpage de l'histoire à travers différentes périodes et différents lieux, on ajoute des journalistes curieux, des organismes ou des états jamais très loin pour cacher tout ça et ça nous donne un récit qui tient bien la route mais qui ne nous dépayse pas trop de ce que Christophe Bec nous sert depuis quelques temps.

Côté dessin, là non plus on ne change pas une équipe qui gagne et c'est de nouveau Stefano Raffaele qui s'y colle. Efficace, avec un trait se prêtant à merveille avec ce genre d'histoire, c'est une affaire qui roule.

Alors, ce premier tome introductif sent le savoir faire et donne très envie de lire la suite malgré un manque d'une certaine originalité. J'aurais aimé me faire davantage surprendre par ce duo qui repart sur des sentiers peut être un peu trop rebattus. Mais attendons de voir ce que la suite donnera avant de porter un jugement définitif.

*** Tome 2 ***

Après un premier tome introductif construit façon puzzle mystère, comme l'affectionne Chritophe Bec, restait donc à voir ce que cette suite allait apporter comme clés pour tisser les liens nécessaires entre cette myriade de lieux, de périodes et de personnages pour y voir plus clair...

Notre histoire avance bien et on en apprend donc un peu plus sur ces mystérieux artefacts géants disséminés entre Mars et la Terre, mais leur origine et leurs buts restent abscons ; la tension monte et les puissances mondiales ne sont pas loin de rentrer en conflit à cause de ceux-ci...

On appréciera la montée en puissance de cette dramaturgie. Ce deuxième album plutôt bien ficelé sait nous tenir en haleine, toujours soutenu par le dessin efficace de Stefano Raffaele.

Reste maintenant à voir comment tout cela va évoluer et se conclure...

J'attends donc la suite avec curiosité...

*** Tomes 3 & 4 ***

Après un troisième tome qui malgré ses 43 pages et quelques révélations n'avait pas fait avancer le schmilblick de grand chose, le 4e tome renoue un peu plus avec le fil présent du récit et relance l'intrigue principale concernant l'anomalie qui menace la planète au fond de l'océan. Ce recentrage m'a replongé dans l'intrigue car j'avoue que même si toutes ces digressions historiques chez les vikings, les Croisés ou la découverte de l'Amérique ont un sens, pour moi leur nombre nuit à la narration trop éclatée. Du coup, le plaisir de lecture remonte et j'espère que la suite continuera sur la même pente ascendante pour conclure cette série de la meilleure des façons possible.

*** Tomes 5 ***

Rien de bien neuf côté dessin pour ce 5e opus, Stefano Raffaele maintient le cap avec son style efficace et quelques belles planches, mais côté scénario l'histoire continue à reprendre un peu de poil de la bête, comme je l'avais déjà fait remarquer pour le 4e.
L'intrigue dévoile enfin quelques faits nouveaux et la tension monte en tête d'épingle, il ne faudrait pas que la sauce soit trop délayée pour garder un peu de sa saveur.
Alors Mr Bec, j'espère que le 6e et prochain tome sera le dernier et qu'il conclura en beauté cette histoire !

Nom série  Les Métamorphoses 1858  posté le 05/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
En voilà une bonne surprise ! Mené par deux auteurs inconnus, Delcourt nous sert ici un album qui fait son petit effet !

Tout d'abord, mention spéciale à la couverture que je trouve très réussie, et la suite est tout aussi appréciable tant au niveau du récit que des planches. Alexie Durand nous emmène dans le Paris étouffant du milieu du XIXe pour suivre l'enquête de deux jeunes amis d'enfance. Stanislas Andrzej est détective amateur et faute de contrat va commencer à enquêter sur la disparition d'une jeune couturière qui n'inquiète pas grand monde. Mais cette enquête qui parait sans grande envergure va se révéler plus complexe et tordue qu'il n'y parait de prime abord et nos deux compères vont se retrouver embrigadés dans une aventure qui va rapidement les dépasser...

Ce qui m'a d'abord frappé dans cet album c'est le soin qui semble avoir été apporté à chaque planche. Cadrages, composition, effets de couleurs, on sent que Sylvain Ferret y a vraiment mis du sien dans ce premier album. Et ça paye ! Certaines pages sont tout simplement sublimes ! Les ambiances sont bien posées et ce Paris du XIXe est criant de vérité. Pour chercher la petite bête je pourrais juste dire que ce sont les visages de ses personnages qui sont un chouilla en dessous du reste de son travail, mais cela n'enlève rien à la qualité de l'ensemble qui page après page prend de la consistance pour nous donner un thriller original de toute beauté !

Voilà un duo d'auteurs qu'il va falloir suivre de près et j'attends la suite avec impatience !

Nom série  Paris 2119  posté le 05/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Zep nous propose de nous immerger dans un Paris rétro-futuriste en 2119. La capitale française a gardé quelques reliques de son histoire, mais aujourd'hui dominent drones, clones et autres hologrammes. Nos rêves d'enfants sont devenus réalité. Et le plus fort dans tout ça : la téléportation pour tous ! Le rêve ! Peut-être pas tant que ça...

C'est ce que va découvrir Tristan Keys, un jeune homme un peu nostalgique de la vie d'antan et qui reste comme une poignée d'irréductibles assez allergique à tout cela et surtout à cette téléportation. Surtout que certains événements troublants vont commencer à lui faire douter sérieusement de son bien fondé...

Zep nous propose donc un pitch assez alléchant, mais qui malheureusement tel un soufflé un peu trop cuit retombe assez vite. J'ai tout d'abord été assez refroidi par les premières planches de Bertail. Autant j'avais beaucoup apprécié son coup de crayon dans Ghost money, autant j'ai trouvé le début d'album trop figé à mon goût. Le dessin est bon, rien à redire, mais le parti pris de la colorisation très froid et le dessin donnent un côté trop statique à l'ensemble. Heureusement ça s'arrange au fil de l'album.
C'est ensuite l'histoire en elle même qui ne m'a pas plus emballé que cela. Si les idées pour représenter ce Paris futuriste sont bonnes, la trame principale de l'histoire n'a pour moi pas grand chose de novateur, surtout quand on est un grand consommateur du genre. Du coup, l'histoire se tient, ok, mais n'a au final pas grand chose d'original. Dommage.

(2.5/5)

Nom série  La Plus Belle Femme du Monde - The Incredible Life of Hedy Lamarr  posté le 05/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans un contexte actuel où la place et le rôle des femmes est à nouveau mis sur le devant de la scène, cet album illustre à merveille toute la bêtise historique de la phallocratie.

Hedy Lamarr, jeune femme d'origine juive remarquée par sa beauté, va percer en Autriche grâce à un film qui fit grand scandale à l'époque. Montrer à l'écran un orgasme féminin : shocking ! Mais loin de n'être qu'une simple pin up, Hedy a aussi été élevée dans un giron familial d'exception ; avec son père elle passe sa jeunesse à fourbir tout un tas d'inventions. L'arrivée d'Hitler au pouvoir va précipiter sa fuite vers les États Unis pour fuir d'une part un pays devenu trop dangereux pour elle, mais aussi un riche mari qui ne voyait en elle qu'un objet de plus à exhiber pour assoir sa réussite.
C'est donc en Amérique qu'elle va percer et devenir une des plus grande vedette de son temps.
Mais ce n'est pas pour autant qu'elle en oubliera de garder son caractère indépendant qui la conduira à se marier six fois, et de poursuivre ses inventions. Et c'est en rencontrant George Autheil qu'elle finira par mettre au point un système de cryptage militaire. Système qu'elle réussira à présenter devant l'état major américain... qui lui demandera gentiment d'aller jouer les belles pour récolter des fonds pour l'effort de guerre... Il faudra attendre la fin de sa vie pour que ses recherches soient enfin reconnues quand elles seront utilisées pour l'invention du wifi !

Voilà donc un album qui jette un coup de projecteur intelligent sur une femme d'exception et sans doute trop en avance pour son temps. Le dessin de Sylvain Dorange lui rend parfaitement hommage, dans un style singulier mais très agréable.

Nom série  Virus (Delcourt)  posté le 05/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec Virus Sylvain Ricard et Rica jouent sur une des cordes sensible des grandes peurs du moment : la pandémie. Ajoutez à cela un huis-clos grand format sur un paquebot de croisière, et nous avons là tous les ingrédients idéals pour nous tenir en haleine.

Guillaume Roblès est un scientifique travaillant pour les services secrets français sur un virus qu'ils modifient génétiquement. Celui-ci disparait du jour au lendemain sans prévenir personne, même pas sa compagne. On le retrouve à bord d'un de ces immenses paquebot de croisière où il cherche à se faire oublier... Voilà donc le pitch d'une série qui s'annonce plutôt prometteuse et qui sait accrocher son lectorat. D'une part, on est rapidement intrigué par ce personnage central pour qui rien ne semble plus avoir d'importance et qui va rapidement partir en live avec une jeune femme qui cherche à profiter pleinement de cette croisière pour s'éclater ; d'autre part le dessin tout en nuances de gris de Rica nous immerge complètement dans cette aventure. Son trait fin et détaillé fourmillant de détails est des plus efficace ; il fait des merveilles quant aux expressions des personnages et pour nous restituer la tension qui monte au fil des pages

Voilà donc un premier tome très réussi qui ne demande qu'un suite toute aussi convaincante pour parfaire cette série !

Nom série  Moi ce que j'aime, c'est les monstres  posté le 01/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Voilà sans doute le plus bel OVNI qui nous soit tombé dessus depuis quelques temps ! Et pour du lourd on prend du lourd ! Car hormis ces quelques 400 pages et des poussières, Emil Ferris nous plonge subrepticement dans un univers décalé qu'il va falloir apprivoiser au fil des pages, tant graphiquement que narrativement.

Son histoire prend place dans un Chicago des années 60 à travers les yeux de Karen Reyes, jeune fille de dix ans, qui voit des monstres un peu partout et se prend elle même pour un loup garou. Le suicide d'une de ses voisines auquel elle ne croit pas va la conduire à mener l'enquête dans son entourage...
Voilà un pitch bien singulier qui n'est pourtant que l'arbre qui cache la forêt d'une imagination débridée mais maîtrisée. Car malgré l'impression de touffeur qui pourrait sembler prendre le dessus au simple feuilletage de l'album (je vous mets au défi de trouver un espace suffisant pour une dédicace !), on est vite subjugué par l'histoire de cette jeune fille et le graphisme qu'impose Emil Ferris. Composé sur une trame de feuillets perforés avec des lignes, ses planches dessinées tout au crayon bic sont d'une rare beauté ! Que ce soit ses nuances de noir ou ses mélanges de couleurs audacieux, certaines de ses planches m'ont littéralement scotché !

Ce n'est certainement pas un hasard que cet album ait déjà été primé à maintes reprises au fil de cette année, tant il ne peut laisser indifférent. Après, c'est typiquement le genre d'album dans le quel on rentre ou on ne rentre pas, il n'y a pas d'entre deux. Alors avant de vous lancer dans son achat, jetez-y un œil pour vous en faire une idée, mais cela reste pour moi un de albums les plus audacieux et envoutant de l'année !

Nom série  Ira Dei  posté le 15/05/2018 (dernière MAJ le 19/01/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Toujours aussi fan du travail de notre duo d'auteurs que j'avais découvert avec Le Roy des Ribauds, c'est de nouveau une très bonne surprise que cette nouvelle série qui commence.

Nous voilà partis pour une nouvelle saga qui prend pied en plein XIe siècle, période charnière de notre histoire que j'affectionne beaucoup. Tancrède (notre héros) et sa bande de mercenaires normands débarquent en Sicile pour rejoindre Harald, chef de la puissante garde Varangienne pour reprendre la ville de Taormine aux mains des musulmans. Voilà pour la version officielle...
Car notre Tancrède a un lourd passé et le combat qu'il dit mener dissimule un toute autre objectif beaucoup plus personnel.

C'est par touche de flashback réguliers que nous apprenons petit à petit au fil de l'album l'histoire de cet homme et que le voile se lève avec parcimonie sur ses réelles motivations. Et entre tout ça : ACTION ! Car pas le temps de s'ennuyer avec ce tome introductif ! Nos sbires ne vont pas y aller de main morte pour faire leur place au sein de cette troupe qui commençait à s'encrouter face à la résistance passive de la cité de Taormine. Les scènes de batailles sont assez époustouflantes et le rythme soutenu de bout en bout de l'album ne faiblit pas un instant soutenu par le dessin toujours plus affirmé et maitrisé de Ronan Toulhoat.
J'ai aussi beaucoup apprécié la colorisation très lumineuse de cette nouvelle série. Le Roy des Ribauds avait beaucoup joué sur une ambiance très sombre propre au récit ; là, c'est la chaleur et l'éclat du soleil méditerranéen qui transpire des pages.

Bref, un album au souffle épique comme je les aime et qui devrait nous réserver encore bien des surprises au vu de ce que les auteurs annoncent pour cette saga.

*** tome 2 ***

Tout aussi haut en couleur et en péripéties, le deuxième volet de ce premier cycle se conclue en toute beauté, même si Robert, notre personnage principal, paye au prix fort le fruit de ses tergiversations.

Organisé autour de la bataille de Troina en Sicile, menée par le Strategos Maniakes, Robert et son ami viking Harald vont avoir fort à faire pour s'en sortir à moindre frais (c'est à dire vivant...). Car entre les embuscades maures, les batailles rangées et les traitrises de ses alliés du moment, dormir sur ses deux oreilles est un luxe qui peut se révéler fatal...

Si l'aventure est loin d'être finie pour Robert, Brugeas et Toulhoat maitrisent à merveille leur narration avec un sens du rythme et de l'épique digne des classiques de capes et d'épées. Les amateurs d'Histoire et d'aventure ne pourront qu'y trouver leur compte !

Nom série  Hel'Blar  posté le 27/07/2017 (dernière MAJ le 19/01/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ouhhh la trèèèès bonne surprise que voilà !!!

C'est intrigué par l'avis du Grand A que j'avais noté cet album dans un petit coin de ma tête, et "Oh joie !" que je suis tombé récemment lors d'un festival sur cette BD !!! J'ai pas hésité longtemps et je suis loin de le regretter ! Sandawe nous réserve parfois de très grosses surprises, reste plus qu'à attendre le début de l'an prochain pour lire le deuxième volet de cette magnifique série.

Alex et Sergio A. Sierra, deux frères espagnols, nous sortent en effet le grand jeu pour tout amateur de fantasy et de mythologie nordique. C'est dans le meilleur du genre qu'ils sont allés piocher, jouant sans ambages avec les références des grands classiques, mais en sachant subtilement et savamment doser chaque ingrédient pour nous proposer un récit haut en couleurs qui vous tient en haleine du début à la fin.

Et tout est bon dans le Hel'Blar ! Qu'il s'agisse des personnages, des décors, des créatures et des ambiances imbriquées dans une narration au cordeau, on n'a pas le temps de souffler !
Quant au dessin de Alex A. Sierra, il n'a rien à envier aux plus grands ! Son sens de la composition permet à son style semi réaliste de nous immerger complètement dans le récit qu'on nous sert tout en nous régalant de planches sublimes !

Amis de la fantasy, cet album est fait pour vous et j'attends pour ma part le deuxième opus avec impatience !!!

*** tome 2 ***

Après un premier tome des plus réussi et prometteur, j'attendais le second volet de ce diptyque avec impatience. Mais ça valait la peine, car c'est une franche réussite.

Toujours aussi dynamique, le récit concocté par nos deux frères enfonce le clou pour nous scotcher jusqu'au bout de l'histoire à un rythme d'enfer ! La magie nordique et ses forces obscures prennent leur essor d'une façon magistrale et impressionnante tant dans le récit que visuellement. La traque lancée par notre petite troupe pour récupérer ses enfants va connaître véritablement le goût et le prix du sang...

En tout cas, pour une première série nos deux auteurs réalisent un petit coup de maître tant par la maîtrise d'un récit à la narration explosive que par un dessin et une composition qui n'ont rien à envier aux vieux briscard de la BD. Voilà deux auteurs qu'il va faloir suivre avec attention !!!

Nom série  SHI  posté le 07/08/2017 (dernière MAJ le 19/01/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quand deux auteurs de talents du moment se retrouvent pour la première fois pour une nouvelle série, forcément, ça laisse rêveur... Restait à savoir ce que le duo Zidrou/Homs allait nous concocter.

SHI nous entraîne dans un récit où la vengeance et les femmes mènent la danse. L'histoire qui nous est présentée se situe à deux périodes distinctes ; on commence par un attentat chez un fabricant d'armes aujourd'hui, pour revenir en plein milieu du XIXe siècle, toujours en Angleterre, au moment de la grande Exposition Universelle de Londres de 1851, période phare du grand Empire Britannique. Là, suite à un événement tragique au cours de la visite de l'exposition, deux jeunes femmes que tout oppose vont nouer des liens et construire un destin commun qui fera le lien entre les deux périodes de cet album.
Le récit est juste haletant, prenant, on n'a pas le temps de souffler, et cette Angleterre coloniale que Zidrou nous fait redécouvrir est captivante, malgré les horreurs qui en découlent.

D'autant que le dessin de Homs fait aussi des merveilles. Il n'a pas son pareil pour nous rendre les ambiances des bas fonds du Londres de cette période ou par contraste les ors de la noblesse et bourgeoisie qui mènent cet empire. Finesse et justesse des détails dans ces décors variés, que ce soit l'architecture ou les costumes, tout concourt à nous immerger dans cette histoire.

Ce premier tome introductif est donc une vrai réussite qui laisse encore pour l'instant beaucoup de questions en suspens... Il ne nous reste donc qu'à prendre notre mal en patience pour connaître la suite du destin de ces deux jeunes femmes...

*** tome 2 ***

Voilà un deuxième tome comme je les aime : le soufflé ne retombe pas, loin de là, le rythme est toujours aussi soutenu, l'intrigue avance bien, et le dessin est toujours aussi magnifique.

Zidrou enfonce le clou et nous dévoile de nouveaux pans de son intrigue et des machinations qui s'installent au plus haut niveau dans ce Londres de la fin du XIXe. On comprend également mieux l'origine de ce mouvement, le SHI, que nos deux jeunes protagonistes vont créer et qui va perdurer jusqu'à aujourd'hui. Car c'est le deuxième point important dans cet album, la partie contemporaine du récit occupe plus de place...
Quant au dessin de José Homs, il reste toujours un régal pour les yeux, tant dans l'expressivité de ses personnages, des décors qu'il plante ou de tous les détails qui y fourmillent. Certaines planches sont tout bonnement magiques !

Vivement la suite !

*** tome 3 ***

Aprés deux tomes magnifiques menés tambours battants, j'avais hâte de retrouver nos deux jeunes femmes en lutte contre une partie de l'inteligentia britanique ! Tour à tour proies et traqueuses, ce petit jeu du chat et de la souris dans ce Londres de la fin XIXe continue de monter en puissance. C'est une tension constante qui monte crescendo au fil des pages et des tomes. Construite autour de personnages remarquables, on ne peut qu'être happé par ce récit envoutant, surtout quand il est couché sur le papier de si belle manière. Homsa un talent fou pour nous retranscrire ces tensions et ces ambiances victoriennes si singulières !
Il ne nous reste plus maintenant qu'à attendre le quatrième tome qui concluera ce premier cycle... Quelle frustration !!!

Nom série  Chroniques de l'île perdue  posté le 13/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après l'excellent Chaussette, Loïc Clément et Anne Montel nous reviennent avec un nouvel album pour la jeunesse, toujours très tourné vers la psychologie infantile et les tourments qui peuvent affliger les enfants.

Mais si j'avais vraiment apprécié la fausse simplicité de Chaussette pour parler de la mort avec les plus jeunes, j'ai trouvé cet album un peu plus alambiqué et moins fluide pour aborder les différentes peurs que nos chères têtes blondes vont affronter au fil de leurs jeunes années.

Sacha, l'aîné et son jeune frère Charlie partent en croisière avec leur parents. Le navire fait naufrage et Sacha se retrouve séparé du reste de sa famille pour se réveiller sur une étrange ile déserte quand Sacha est pour sa part plongé dans un univers beaucoup plus sombre et inquiétant où loups et monstres en tout genre pullulent. Heureusement, il va être pris sous la coupe de Rose, une jeune fille étrange mais bienveillante à son égard qui va tenter de lui faire retrouver son grand frère.
L'univers est riche, foisonnant (peut-être trop ?) et j'en suis arrivé à me demander qui allait vraiment s'y retrouver dans cet album. La forme très "jeunesse" du graphisme d'Anne Montel ferait pencher la balance du côté album jeunesse, mais le fond, la narration et certaines scènes m'orienteraient davantage vers une BD ados... Du coup ce déséquilibre et le trop plein de questions ou de sujets abordés laissent un peu l'album le cul entre deux chaises, ce que j'ai toujours un peu de mal à apprécier...

Mon indécision se retrouve donc dans mon appréciation finale : 2.5/5

Nom série  Le Jardin de Minuit  posté le 11/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà quelques temps que je voyais cet album me passer devant le nez sans que je trouve le temps de le lire... c'est maintenant chose faite, et ce fût une belle surprise.

"Le jardin de minuit" c'est comme une petite douceur qu'on se garde pour le dessert. C'est doux, tout en rondeur, plein de malice et de poésie avec juste un zeste de fantastique. Cette adaptation du roman de Philippa Pearce par Edith est vraiment une réussite. On en oublie même qu'il s'agit d'une adaptation de roman ; point de passages verbeux ou de voix off palliant à une transposition négligée, tout ici concoure à une narration fluide et délicate pour nous restituer cette belle histoire de la meilleure des façons et pour notre plus grand plaisir.

Le coup de crayon faussement enfantin de Edith rehaussé d'une colorisation maîtrisée en fonction des moments et des ambiances finit de charpenter cet album fort réussi dont je conseille fortement la lecture, et pas seulement pour nos petites têtes blondes.

A (re)découvrir !

(3.5/5)

Nom série  Les Ogres-Dieux  posté le 07/11/2016 (dernière MAJ le 10/12/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Se lancer dans la lecture des "Ogres-Dieux" c'est retrouver le plaisir ambigu des contes cruels de notre enfance. Et quel plaisir ici, tant l'univers proposé est riche, tant dans le contenu que dans la forme !

En effet, la collection "Métamorphose" de chez Soleil cultive l'art du bel objet, et cette série ne fait pas exception à la règle. Il n'est qu'à voir le format de ces albums ! Rien ne semble assez grand pour faire rentrer ces ogres-dieux dans les cases. Ensuite, le trait remarquable de Bertrand Gatignol et sa somptueuse gestion des noirs donne à cette série toute la force et la noirceur nécessaire pour parfaire ces sombres histoires. Enfin, le découpage narratif en chapitres entrecoupés de courts récits écrits nous relatant l'histoire ancienne de personnages ayant eu un rôle important dans cet univers apporte encore un plus à cette série en étoffant de manière originale l'histoire de ces ogres tout puissants.

A ce jour deux tomes constituent cette saga dantesque. "Petit", le premier tome, piochait allègrement du côté du Petit Poucet avec l'histoire de ce fils d'ogre qui nait "tout petit" et dont le père veut se débarrasser. Tous les ingrédients sont déjà là, du graphisme soigné aux décors majestueux où s'égayent ces ogres-dieux consanguins tous plus ou moins dégénérés à la cruauté sans pareil. Après un tel premier tome, la suite se faisait forcément attendre au tournant, et "Demi-sang" relève allègrement le pari de faire encore plus fort que "Petit". En effet, on retrouve ces décors démesurés alliant baroque et gothique qui confère à cet univers toute la noirceur et la grandeur, tout en attachant encore plus d'importance à la psychologie des personnages que l'on découvre ici, notamment celle de Yori, le personnage principal. Si le scénario est à mon sens encore plus affuté que le premier, le dessin n'est pas en reste et gagne lui aussi en puissance.

Tout cela conjugué nous donne au final une série d’une rare richesse et puissance graphique comme on en lit trop peu souvent à mon goût. Un "must have" qui frise à mes yeux la perfection ; si la suite prévue est du même tenant, cette série basculera sans aucun doute dans mon petit panthéon des séries cultes.

*** tome 3 ***

Et bien voilà ! L'attente fût longue mais en valait vraiment la peine ! Quelle claque encore mes amis ! Avec ce troisième tome "Le Grand Homme", Hubert et Gatignol confortent pour ma part l'immense talent qui est le leur.

Construit sur le même principe que les deux tomes précédents en alternant des chapitres de planches introduits par quelques pages de texte à la façon d'un conte, ils nous emmènent cette fois sur traces de Lours, un personnage qui n'a pas été sans me rappeler sans trop savoir pourquoi le Grands-Pas du Seigneur des Anneaux. Coutelier itinérant à la tête d'un groupe de résistants, il s'impose par son abnégation et son sens de la stratégie. La chute de la dynastie des Ogres va bouleverser tout ce petit univers et obliger Lours à faire face aux démons de son passé et soumettre sa résilience à rude épreuve.

J'ai littéralement été happé par cet album qui monte progressivement en puissance. A chaque chapitre l'intrigue révèle un nouveau pan de l'histoire qui prend une profondeur impressionnante et d'une rare richesse. Wow !!! Quel background ! Quelle claque !
Bertrand Gatignol est quant à lui au dessin de plus en plus à l'aise avec cet univers et nous régale de planches toujours aussi sublimes dans un noir et blanc d'une rare élégance. Voilà un duo qui maîtrise parfaitement son sujet et nous régale d'un troisième album des plus aboutit !

Une cinquième étoile des plus méritée ! Bravo messieurs ! (Et vivement la suite !!!)

Nom série  Le Troisième Fils de Rome  posté le 19/02/2018 (dernière MAJ le 10/12/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si le genre historique n'est pas celui que je préfère, ma curiosité l'emporte souvent et je me laisse tenter par ce genre de récit qui parfois me permet de faire la découverte de petites perles. Mais là, ce fut loin d'être le cas.

Si le dessin de facture très classique est correct, c'est l'intrigue qui ne m'a pas passionné du tout. On part du postulat voulant que la mère de Romus et Romulus (les fondateurs de la ville de Rome selon la légende) aurait eu un troisième fils issu d'un viol. De cette naissance apparaîtra la secte du Troisième Fils de Rome dont les objectifs me sont restés assez abscons après ce premier tome.

Ce premier tome voit donc l'affrontement de Martius et d'Hannibal. Hannibal cherche à faire chuter Rome, Martius à maintenir la grandeur de l'empire Romain et la secte du Troisième Fils... à foutre le bordel entre tout ça faut-il comprendre... Vu que chaque tome mettra le focus sur des personnages principaux différents en ne gardant pour fil conducteur que cette secte il faut espérer que la suite apportera quelques clés ou des éclaircissements car pour l'instant tout cela est plutôt brouillon.

A suivre donc, en espérant que la suite soit plus efficace car pour l'instant je ne suis pas vraiment motivé pour attaquer la suite.

*** Tome 2 & 3 ***

Bon et bien je crois que je n'irais pas plus loin dans cette série ! Ce troisième opus aura définitivement forgé mon opinion sur celle-ci : ce n'est pas pour moi. Même si le rythme est plus soutenu que les autres j'avoue m'y être rapidement perdu entre les personnages et les factions romaines qui se foutent sur la gueule, sans vraiment bien comprendre pourquoi... Quelle idée de faire se battre des romains contre des romains... et pour clore le tout je n'ai toujours pas saisi ce que voulait cette satanée secte du troisième fils de Rome !

Bref, la suite se fera sans moi.

*** Tome 4 ***

Bon ba reçu le tome 4 alors je l'ai lu. Ma curiosité me perdra des fois...
Rien de neuf sous le soleil de romain si ce n'est que ce quatrième opus va essentiellement se dérouler en Gaule. On est donc loin de Rome et c'est Vercingétorix, personnage emblématique de l'histoire de France que nous allons suivre, ou comment une fois de plus raccrocher les événements historiques existant à cette triste secte des Troisième fils de Rome. Si le côté stratégique et les déchirements des gaulois me sont apparus intéressants, j'ai pas vraiment compris le rapport à la secte, qui mis à part tirer la couverture à soi dans cet élément historique véridique m'a paru très tiré par les cheveux et sans réel intérêt...

Bref, je reste sur ma piètre appréciation de cette série.

Nom série  Les Damnés de la Commune  posté le 07/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un moment que cet album avait tendance à redescendre régulièrement en bas de ma pile de bouquins à lire à cause du côté un peu aride de son illustration à base de gravures. Non pas que je n'aime pas ces dernières, bien au contraire, mais bon, on a parfois tendance à me laisser porter par la facilité. Prenant mon "courage" à deux mains je me suis enfin lancé dans sa lecture cette semaine et grand bien me fit !

Car d'une, la Commune de Paris est une de mes périodes historiques préférées, ensuite parce que son traitement tellement original par Raphaël Meyssan est une vraie réussite. Car il fallait oser et surtout réussir à composer quelque chose de vivant narrativement parlant et de cohérent en n'utilisant que des gravures d'époque. Ce fut également très instructif, (d'autant plus en cette période un peu insurrectionnelle chez nous) et moi qui pensais avoir une vision assez large de la Commune je me suis surpris à découvrir beaucoup de choses et d'en apprendre des vertes et des pas mûres sur nos chers dirigeants, toujours si prompts à vendre et trahir tant qu'ils peuvent en tirer profit ou sauver leur peau. Rien que ce cher Jules Ferry adulé pour avoir instauré l'éducation gratuite et obligatoire fut en réalité une belle ordure. Maire de Paris à ce moment tragique de l'histoire de notre capitale assiégée par les prussiens, il fit tirer sur la foule !

Voilà donc un premier tome des plus réussis et très documenté qui devrait ravir les amateurs d'Histoire, de gravures mais également les curieux de notre histoire souvent édulcorée que nous renvoient ces chers manuels scolaires... Ce sont bien les vainqueurs qui écrivent l'histoire, soulever le voile sur quelques vérités est parfois salutaire.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 58 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque