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... a posté 1103 avis et 280 séries (Note moyenne: 3.18)

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Nom série  Motor Girl  posté le 19/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Terry Moore que j'avais découvert avec l'excellente série Strangers in Paradise nous revient avec ce petit OVNI en noir et blanc.

OVNI oui, car difficile de faire rentrer cette album dans les cases tant il s’écartèle entre le dramatique et le n'importe nawak !
L'histoire s'ouvre sur le personnage de Samantha, ex- Marine multi traumatisée après trois missions au Moyen Orient dont elle est revenue brisée. Elle s'occupe aujourd'hui d'une casse automobile en plein désert que la bonne et vieille Libby lui a confié plus par compassion que pour le chiffre d'affaire. Tout va "pour le mieux" pour Samantha et son ami imaginaire de 2.20m jusqu'au jour où débarquent des agents du gouvernement prêts à payer une fortune à Libby pour lui acheter son bout de terrain paumé dans le désert... Forcément, ça va pas le faire... S'en prendre à un ancien Marine aguerrie en envoyant des branques, ça finit toujours mal. Ajoutez là dessus l'arrivée impromptue d'extraterrestres pour pimenter le tout et décor est campé, reste plus qu'à sortir le pop corn !

Autant Strangers in Paradise avait pris son temps pour me plaire voire même m'envouter, là je partais presque conquis et c'est finalement mitigé que je ressort de ma lecture. Je ne suis pas sûr que le doux mélange imaginé par Terry Moore soit aussi pertinent. J'ai adoré le personnage de Samantha et de don gorille imaginaire, adoré Libby, vieille bique revêche mais le coeur sur la main. Par contre, moi qui suis très SF, j'ai pas vraiment aimé le parti pris donné à nos extra terrestre qui contraste trop à mon goût avec le réalisme du reste de la BD. Je ne les ai pas trouvé crédibles du tout, du coup ça casse un peu l'accroche narrative ; dur de se raccrocher au récit quand on commence à tiquer sur une partie du récit.

Sorti de ça le graphisme de Terry Moore est toujours aussi agréable. Son noir et blanc est tout en finesse et retranspose de manière impressionnante les expressions et ressentis de ses personnages leur conférant un aspect très vivant. Surtout que quelques scènes surréalistes (mention spéciale à la partie de tennis de Libby !) m'ont vraiment fait marrer, à cause de cette expressivité et des dialogues bien sentis qui fusent.

Une curiosité à découvrir, mais pas à la hauteur à mon goût de la série qui aura fait sa renommée.

Nom série  Pan ! T'es mort !  posté le 19/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Court, bête et méchant, "Pan ! T'es mort !" nous replonge avec ces quelques 100 pages sur la mort dans l'humour noir comme je l'aime ! Pas besoin de chercher midi à quatorze heures, avec ces strips variant d'une à quatre pages maximum, avec quatre cases max également pour cet album "carré" au format réduit (15x17 cm), Guillaume Guerse et Terreur Graphique vont à l'essentiel !

C'est méchamment drôle ; la mort y passe sous toutes ses coutures : maladie, vieillesse, suicide, accident, attentat, pompes funèbres et j'en passe, nos deux auteurs se sont fait plaisir et nous le rendent très bien en partageant ces petits moments de rire irrévérencieux. Le dessin caricatural de Guillaume Guerse est juste parfait pour ce genre d'humour décalé qui n'est pas là pour donner dans le réalisme mais dans le couperet.

Alors oui, comme dans tout exercice du genre, certains sont un peu plus convenus et d'autres sortent du lot, mais j'avoue avoir pris un malin plaisir à rire de certains des gags que propose cette BD ! Cette nouvelle collection Pataquès commence plutôt très bien !

Nom série  Pepe Carvalho  posté le 19/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hernan Migoya (scénario) et Bartolomé Segui (dessin) s'attaquent à l'adaptation d'un des classiques du polar espagnol : Pepe Carvalho. Ce personnage haut en couleur et fort en gueule (voire au coup de poing) de l'écrivain Manuel Vazquez Montalban est en effet LA figure du privé hispanique des années 70/80'; on y découvre les bas fonds d'une Barcelone populaire et ses laissé pour compte dans lesquels évolue Pepe Carvalho comme un poisson dans l'eau.

L'adaptation est plutôt réussie. Si par moment la verve et l'écriture de Montalban nous rappellent qu'on est bien dans l'adaptation d'un roman, le tout reste plutôt fluide grâce à une narration efficace. Et puis, c'est quelque chose ce personnage de Pepe ! Archétype latin du mâle des années 70/80', fan de bonne bouffe et de sexe, on ne la lui fait pas ! Marrant de voir comment nos sociétés ont évolué à ce niveau, notamment pour les femmes. Car tout au fil de son enquête, si elles sont omniprésentes de Barcelone à Amsterdam, elles ont rarement le beau rôle.

Pour ce qui est du dessin, j'ai trouvé que la patte de Bartolomé Segui se prêtait plutôt bien au genre et au personnage. Trait flottant et semi réaliste rehaussé de dégradés charbonneux et d'une colorisation un peu terne, tout cela est parfait pour les ambiances un peu glauques et les bas quartiers qui font le quotidien de Pepe.

Malgré cette bonne ambiance générale il manque malgré tout un petit je ne sais quoi d'énergie ou de peps pour parfaire cette adaptation. C'est bien, ça se lit tout seul, mais je n'ai pas non plus été scotché à l'album page après page comme avec certains thriller. A découvrir quand même pour l'ambiance et le personnage de l'époque.

(3.5/5)

Nom série  Poussière  posté le 13/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Voilà longtemps que je n’étais pas tombé sur un tel OVNI ! Quelle surprises mes amis, et ça fait du bien de se faire bousculer, tant par l’histoire qu’on nous propose que par le parti pris graphique.

Geoffroy Monde nous catapulte dans le sien sans prendre de pincettes ! Nous débarquons sur la planète Alta sans vraiment en connaître les règles la régissant, ses habitants et les menaces existantes. Poussière est une combattante ; elle se bat contre les cyclopes, des espèces de monstres gigantesques liés aux éléments de la nature (eau, terre, feu, etc.) et à l’équilibre écologique de la planète. Une fois tués, les Augures procèdent aux « effluences » pour les renvoyer dans « l’essence » afin de maintenir l’équilibre.
Tout cela paraît au début un peu abscons mais on se fait finalement assez vite au fonctionnement de ce petit monde bien pensé et dangereux. Surtout qu’on est rapidement pris par la narration et le rythme soutenu des événements.

C’est prenant, surprenant, et pour moi la magie a rapidement opérée, captivé par l’histoire proposée et cette liberté graphique inspirée et audacieuse. Vivement la suite !

Nom série  Le Peuple des Brumes  posté le 13/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier tome d’une trilogie érotico-fantastique « Les Peuple des Brumes » est ma fois fort sympathique dans son genre. Tout d’abord le dessin de Styloïde agrémenté de la mise en couleurs de Marina Duclos donne toute sa féérie à l’univers et les diverses créatures qui y évoluent ; ce petit côté dessin animé semi-réaliste est efficace et sensuel.

Car dans la forêt du Rocher du Dragon, nos belles et innocentes petites fées vivent pour leur simple plaisir tout en perpétuant le cycle des saisons en devant aller chercher des pierres de Cornaline qui permettront à leurs ailes de pousser pour ainsi butiner plus haut et féconder la forêt. Mais la jeune Ailina n’a que faire des traditions et préfère continuer à butiner les lutins et se fabriquer ses propres ailes mécaniques… Sauf que forcément l’ordre des choses et le cycle de la forêt va s’en trouver bouleversé ainsi que la quiétude de notre petite communauté.

Ce premier tome est plutôt bien conduit et agréable. Peut-être pourra-t-il sembler un peu court tant on avale rapidement l’album, mais il en ressort un charme non négligeable. J’attends donc la suite avec curiosité.

(3.5/5)

Nom série  La Cathédrale des Abymes  posté le 13/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En voilà une bonne surprise ! Voilà longtemps qu’un album de fantasy ne m’avait pas autant enthousiasmé. Car ce premier tome scénarisé par Jean-Luc Istin et dessiné par Sébastien Grenier est plus que prometteur pour la suite de la série.

Tout d’abord, mention spéciale au dessin qui m’a fait penser à un doux mélange entre Civiello et Gimenez. Un coup de patte très réaliste mais aussi très pictural qui donne toute sa patine à l’album et colle parfaitement au récit proposé. Ajoutez des couleurs très contrastées marquant parfaitement les différentes ambiances des décors variés que nos protagonistes vont traverser et nous sommes bons pour en prendre plein les yeux ! Chaque casse fourmille de détails, que ce soit dans l’architecture, les paysages ou encore les costumes, nous immergeant rapidement dans cet univers particulier. On a envie de voir les originaux pour en apprécier vraiment le travail et les textures.

Car si ce premier tome n’est qu’introductif, nous en apprenons déjà beaucoup sur ce monde coupé en deux par cette faille gigantesque. Certains rêvent de réunifier les deux empires qui la bordent, mais leurs motivations divergent, même s’il est forcément question de pouvoir… Et c’est au milieu de cet écheveau que vont évoluer tant bien que mal nos deux personnages principaux. D’un côté Lorien, jeune orpheline devenue Templier (pourtant un ordre guerrier réservé aux hommes) et Pier de la Vita, le maître d’œuvre de la grande cathédrale censée permettre la réunification des deux royaumes. Bien évidemment, pour eux rien ne se passera comme prévu…

Un très bon début de série que les amateurs de fantasy ne pourront qu’apprécier !

Nom série  Gudesonn  posté le 22/03/2017 (dernière MAJ le 07/09/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un peu désarçonné par mon immersion dans cet univers, j'ai fini au fil des pages par comprendre dans quel monde je venais d'échoir. Moi et ma sacro sainte manie de ne pas vouloir lire les 4e de couverture pour me laisser surprendre par ce que je lis !

Car en effet, au premier abord c'est dans une Scandinavie tout à fait contemporaine que l'historie débute, au moment de la grande fête de Walpurgis que célèbre la population. Pas trop au fait des fêtes nationales du nord de l'Europe, tout en ayant quelques notions des croyances vikings, j'étais encore loin du compte pour ce qui est du monde dans lequel évoluent nos personnages.
Nous sommes en fait en pleine uchronie religieuse, et toutes les anciennes croyances continuent de régir le monde, tout en ayant évolué avec les tenants et aboutissants de la modernité. Pas une seule religion monothéiste n'a vu le jour. Et c'est justement en voulant se protéger d'une prophétie annonçant la naissance d'une sorte de messie menant à l'émergence d'une religion monothéiste que la trame du récit va se construire.

Passé cet effet de surprise histoire d'apprivoiser l'univers qu'on nous propose, le côté thriller de cette série est assez attrayant et a réussi à piquer ma curiosité. C'est surtout les différents empires qui se partagent le monde et qui mènent la danse des intrigues que l'on va suivre qui donnent le change. Les personnages principaux que l'ont suit s'ils n'ont rien d'extraordinaire, conservent une petite part d'ombre intéressante qui donne envie d'en savoir plus.

C'est donc avec curiosité que j'attends la suite de ce thriller uchronique.

*** Tome 2 ***

Et bien la suite de cette série est tout aussi captivante que sa mise en place !

Le mystère de la tuerie de masse du premier tome ayant trouvé une explication, la machination d'une toute autre envergure qui avançait masquée derrière prend le pas sur l'intrigue.
On en apprend donc beaucoup plus sur le passé de nos protagonistes et la chasse à l'homme concernant nos fugitifs prend de l'ampleur. La Guilde veut absolument éviter l’avènement d'une religion monothéiste et pour se faire va tout mettre en œuvre pour tuer l'unique enfant survivant du carnage et qui serait le messie annoncé.
C'est rythmé, plein de rebondissements et la fin de ce second tome nous laisse sur un cliff hanger pas piqué des hannetons qui donne furieusement envie de savoir comment tout cela va se terminer !

Côté dessin, on reste sur un dessin qui fait un peu suranné, sans doute aussi à une colorisation un peu terne mais qui colle parfaitement à l'ambiance que dégage la série.

Vivement la suite !

Je monte ma note à 4

Nom série  Unholy  posté le 07/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Unholy" nous envoie sur le chemin de l'éternelle lutte du bien contre le mal, version chaud sous la ceinture... Composé d'un récit principal illustré par Raulo Caceres et de cinq autres courtes histoires nous retraçant des aventures antérieures de nos plantureuses protagonistes.

Mais revenons à l'histoire principale. L'humanité est menacée, l'Enfer est sur le point de réussir à vaincre et il ne reste du côté des forces du Paradis que Yaël, une guerrière angélique, pour se mettre en travers de leur chemin. Pour parvenir à vaincre, elle va devoir recruter une équipe composée de femmes toutes plus dangereuses et vicieuses qui soit : les Unholy (les impies).

Si j'ai apprécié le trait singulier de notre espagnol, les cinq autres sont bien moins intéressantes à mon goût. D'une part le manque de développement imposé par les 10 pages que constituent ces historiettes et le style graphique beaucoup plus passe partout (on ne rigole pas !) explique cette appréciation. Quant au "cahier graphique" de 70 pages (!!!) sur les 240 que compte l'album, je trouve que c'est une nouvelle fois un peu d'une inutilité vaine plutôt qu'autre chose ; mettre plusieurs fois la même couv dans des versions différentes où nos héroïnes sont justes plus ou moins habillées ou "occupées", bof, bof, bof... A part du remplissage, je vois pas l'intérêt.

Bref, si vous aimez le fantastique mâtiné d'érotisme poussé, le premier récit est fait pour vous le reste est beaucoup moins engageant.

Nom série  America (Graph Zeppelin)  posté le 07/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Herocorp est une organisation au service de l'Etat qui recrute des super héros en fonction de leurs pouvoirs. America, jolie brin de fille indestructible et assez revêche, voire rebelle, bosse pour cette structure jusqu'au jour où elle perd ce pouvoir... Qu'à cela ne tienne, elle décide de poursuivre son job, malgré la douleur (et oui, tomber du 2e étage ou se prendre un mur ou un high kick ça fait mal !!!) et le fait qu'à partir de ce jour elle est susceptible d'y rester, comme tout un chacun !

Graph Zeppelin nous propose donc dans ce tome la réédition en français des 4 premiers épisodes parus aux USA en 2016, avec Jason Pearson au dessin des 2 premiers et Alé Garza pour les deux suivants, Jon Hugues assurant le scénario de l'ensemble.
J'ai franchement trouvé de bonnes idées dans cette trame narrative que propose le scénario ; j'aime cette idée de recrutement, le côté organisé des "refusés", le côté rebelle d'America, et surtout la perte de son pouvoir et la confrontation avec une réalité douloureuse. Et c'est qu'elle va y prendre goût à cette douleur...
Côté dessin, c'est un peu juste et surtout très inégal. Autant j'ai apprécié l'encrage sombre de Jason Pearson et son trait, qui malgré quelques maladresses a au moins de la personnalité, autant le dessin d'Alé Garza est quelconque et maladroit.

La question d'une suite reste également en suspens quand on sait que rien n'est sortit aux USA depuis 2 ans...

Bref, par curiosité les deux premiers épisodes valent le coup d'oeil, le reste beaucoup moins.

(2.5/5)

Nom série  Simone Veil  posté le 05/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l'occasion de l'entrée au Panthéon de Simon Veil, les éditions Marabout publient cet album qui retrace de façon assez didactique sa vie et son principal combat : la loi permettant aux femmes d'avorter qui sera votée fin novembre 1974.

Ceux qui sortis de cette loi portant son nom ne connaissent que peu de choses de son histoire personnelle apprendront certainement des choses. Pour ma part, tout en sachant que cette loi cruciale fut un âpre combat politique dans une France encore bien réactionnaire malgré le passage de mai 68 quelques années plus tôt, je n'imaginais pas ce que cette femme a du affronter et subir pour parvenir à ses fins.
L'histoire du vote de cette loi est construit autour du passé dramatique de Simone Veil et de sa famille qui furent déportés en Allemagne dans des camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale en alternant les flashbacks.

Si tout cela est fort important et même déterminant pour bien comprendre la force de cette femme et l'importance qu'elle a eu encore jusqu'à aujourd'hui, j'ai trouvé le récit un peu terne et sans surprises. Vous me direz, on est dans une biographie et pas dans un James Bond, et on est bien d'accord. Mais tout de même ; l'angle de présentation aurait pu être plus original. Là tout est quand même assez convenu.

L'album reste malgré tout efficace pour ceux qui voudront découvrir cette femme, aidé par le dessin et la colorisation très sobre d'Hervé Duphot qui vont à l'essentiel.

Nom série  Density  posté le 21/10/2017 (dernière MAJ le 05/09/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens !? Du comics à la française avec au scénario notre cher Lewis Trondheim que je n'attendais pas vraiment sur ce registre. Quoi que... la récente série Infinity 8 me donne déjà tort :p Et c'est avec le duo Stan & Vince au dessin que cette nouvelle série prend son essor pour nous proposer un premier volume plutôt réussi, plein d'humour et de fraîcheur.

Le pitch de départ ? Une bande de copains/copines payent à l'un des leurs un voyage aux States pour participer à un congrès sur les OVNI, dont il est convaincu de l'existence. C'est en voulant lui faire une blague à cette occasion que dans le désert ils vont réellement tomber sur un extraterrestre qui va transmettre par erreur un super pouvoir à Chloé à la place de Gilles (son frère, notre mordu d'OVNI)... S'enchaîne alors toute une série de péripéties pour réaliser et apprivoiser ce nouveau pouvoir qui lui permet de changer la densité de son corps. D'autant que celui-ci ne lui est pas échu pour rien : il va lui falloir tout simplement sauver la race humaine...

C'est plutôt bien amené, souvent drôle, grâce aux situations et aux dialogues bien sentis. Tout cela est plutôt frais et contemporain grâce au dessin de Stan & Vince qui nous immerge rapidement dans ces aventures. Et même si j'ai un peu tiqué sur la représentation de notre extraterrestre, je me suis quand même laissé prendre par la trame générale et je suis curieux de voir où tout cela nous mènera.


*** Tome 2 ***

Et c'est reparti ! Dans ce tome Chloé commence à prendre conscience du potentiel de son pouvoir et s'exerce à sa maîtrise. Car le plan de l'invasion de la Terre va prendre un peu d'avance sur le calendrier et elle va devoir être opérationnelle plus tôt que prévu !
Mais avant de se frotter à ces aliens, note équipée fantastique échafaude un plan pour braquer un casino afin de financer son armement. Le plan va forcément se révéler foireux et les retournements de situation vont s'enchaîner dard dard. Nos loulous vont même finir par conclure une alliance improbable face à la menace extérieure qui se précise...

C'est toujours aussi dynamique, l'humour est lui aussi toujours de la partie et le rythme imposé au récit nous fait dévorer l'album en moins de deux. Nos deux dessinateurs restent sur la même ligne efficace avec une mise en couleur de Walter très peps qui posent le ton et l'ambiance appropriée à cette histoire.
Y'a plus qu'à attendre la suite !

3.5/5

Nom série  Brocéliande, Forêt du Petit Peuple  posté le 05/08/2017 (dernière MAJ le 31/08/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La famille "Soleil Celtic" est heureuse de vous faire part de la naissance d'une nouvelle branche fraichement poussée : "Brocéliande, Forêt du Petit Peuple" ! Le concept est simple, à partir de sept sites emblématiques de cette forêt légendaire, sept albums vont voir le jour pour nous conter les aventures du Petit Peuple.

Le premier tome à ouvrir le bal est donc "La Fontaine de Barenton". Cet album s'ouvre sur les difficultés que rencontre Orignace, le Teuz de cette forêt (sorte de lutin protéiforme que les bas-Bretons craignaient autrefois) pour inventer un récit dans lequel deux korrigans sont censés (pour une fois) avoir le beau rôle car ces deux drôles ont réussi à trouver un moyen de faire chanter Orignace. C'est en cherchant de quoi nourrir et composer son récit qu'il va assister à la rencontre de Merlin et Viviane...

Olivier Péru a su trouver un angle d'attaque intéressant pour mettre en valeur cette Fontaine de Barenton. D'autant que ces éléments introductifs et les personnages secondaires qui interviennent vont tous trouver une place judicieuse pour parfaire la cohérence du récit. Ajoutez à cela une bonne touche d'humour qui sied parfaitement à ce monde du Petit Peuple et vous obtenez une histoire qui se laisse lire plus que tranquillement.
Bertrand Benoit nous gratifie d'un dessin des plus agréable, surtout pour rendre la majesté de la somptueuse Brocéliande. J'ai adoré ses cases et ses planches où la nature domine, surtout que la mise en couleur d'Elodie Jacquemoire est très réussie. On est ici loin des albums aux couleurs flashiflash informatisées qui nous agressent parfois la rétine dans certains albums du même genre.

Ce premier album inaugurant cette nouvelle collection est donc plutôt une réussite, et c'est avec curiosité que j'attends le prochain sur le Château de Comper.

*** Tome 2 ***

Voici donc venir le 2e opus de ce cycle consacré à Brocéliande avec cette fois-ci le Château de Comper en trame de fond. Ce sont cette fois Stéphane Betbeder au scénario et Paul Frichet au dessin qui s'y collent.

Et c'est ma foi de nouveau une agréable surprise. Ce petit côté "Songe d'une nuit d'été" du petit monde de Brocéliande m'a beaucoup séduit. L'album retranscrit bien dans le temps cette volonté de l'homme et du christianisme de faire place nette en (im)posant ses pions et ses édifices pour réduire les croyances populaires au néant et s'imposer face à cette forêt.
L'histoire concoctée par Stéphane Betbeder est intelligente et bien menée ; j'ai beaucoup apprécié ce récit construit sur la longueur et plusieurs générations, que ce soit du côté du Petit Peuple ou chez les humains.
Le dessin de Paul Frichet sert quant à lui parfaitement l'histoire et la colorisation est également très réussie.

Un deuxième tome très concluant qui nous permet d'espérer toute une série de grande qualité.

*** Tome 4 ***

Ce quatrième opus qui s'intéresse au tombeau des géants est réalisé par le duo Stéphane Betbeder au scénario et Paul Frichet au scénario.
Seltipius, créature du petit peuple s'évertue à répertorier toutes les créatures appartenant aux êtres de légende de Brocéliande. A cette fin, il demande à faire ouvrir le fameux tombeau des géants pour pouvoir prouver leur existence. Un gnome s'oppose à cette profanation ; un défi est alors lancé pour les départager. Si ce dernier convainc Saltipius de leur existence par son récit ses écrits et seront brûlés, sinon le tombeau sera ouvert et les ouvrages savants prendront une place centrale dans l'éducation du petit peuple.

Cette introduction est plutôt bien vue car elle correspond à la période de perte de vitesse et de pouvoir du petit peuple du côté imaginaire mais surtout de l'avancée romaine en Gaule d'un point de vue historique. La conjonction de ces deux points donne une base intéressante au scénario concocté par Stéphane Betbeder et lui permet d'imaginer la place que ces créatures gigantesques auraient eu au sein du petit peuple.

C'est plutôt bien mené, et le dessin semi réaliste de Paul Frichet assure le boulot. Malgré cela, cela reste jusqu'ici l'album que j'aurais le moins préféré de cette saga sur Brocéliande. Il m'aura manqué un peu plus de surprises et de magie pour me laisser ensorceler.

*** Tome 5 ***

C'est cette fois-ci l'histoire du miroir aux fées que va nous conter ce cinquième tome de cette série consacré à Brocéliande ; ce sont Sylvain Cordurié pour le scénario et François Gomes au dessin qui officient.

J'avoue avoir beaucoup apprécié le ton du récit et sa trame générale, assez sombre. Sylvain Cordurié nous propose en effet une histoire d'amour impossible entre une fée et un jeune humain qui va forcément virer au drame, pour ne pas dire au carnage... Et un malheur ne venant jamais seul, ce tragique épisode va avoir des conséquences encore plus dramatique pour la forêt entière, poussant les différentes espèces du petit peuple à s'allier pour faire face à cette terrible menace. Le Roi des Korrigans finit par faire appel à Saltupott, un de ses cousins avec qui il est toujours difficile de traiter. Aider de son apprenti, nos deux korrigans vont petit à petit remonter la piste et lever le mystère sur cette terrible chose qui menace Brocéliande.
C'est plutôt bien mené, les personnages sont bien trouvés et tenus (mention spéciale pour Saltupott) et Brocéliande est une nouvelle fois magnifiquement mise en valeur par le dessin de François Gomes. C'est juste pour ce qui est des personnages que je suis moins fan de son trait ; autant la nature et les animaux qu'il couche sur ses planches sont tout simplement magnifiques, autant les créatures m'ont moins emballées.

Encore un bel album dans cette série, peut-être un peu plus sombre, mais ce petit côté fut loin de me déplaire.

Nom série  Meto  posté le 28/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Glénat nous propose une nouvelle série SF "young adult" (me font marrer avec leur catégorisation...) prévue en trois tomes qui semble prometteuse ! Adaptée de la série de romans pour ado éponyme d'Yves Grevet, ce sont les auteurs Lylian (scénarisation) et Nesmo (dessin) avec Christian Lerolle à la couleur qui s'y collent.

L'histoire est plutôt prenante, grâce notamment aux nombreux mystères qui régissent cette maison où sont "enfermés" et "éduqués" 64 garçons. Dans ce pensionnat ils doivent apprendre à obéir et surtout ne pas grandir trop vite...

C'est petit à petit qu'on se familiarise avec cet environnement, comme les nouveaux arrivants. Les règles sont strictes, les sanctions sans pitié, mais pourtant un jeune garçon va tenter de forcer ce destin pour percer les mystères qui entourent ce pensionnat. Car Meto a grandi depuis qu'il est rentré dans la Maison, et son temps est maintenant compté avant de disparaître comme tous ceux qui atteignent l'âge limite...

Voilà un premier tome qui donne envie de lire la suite. D'une part on est vite captivé par l'histoire, et puis c'est plutôt bien réalisé. Le dessin de Nesmo est efficace et la colorisation de Lerolle renforce l'ambiance oppressante qu'impose ce huis clos. J'attends la suite impatiemment !

Nom série  Diver  posté le 28/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Petite série annoncée en deux tomes, "Diver" nous immerge dans le dernier service spécialisé créé pour lutter contre la criminalité au Japon : les Divers. Cette section singulière fonctionne en infiltrant les gangs et les hautes sphères mafieuses grâce à des agents sans scrupules et aux méthodes radicales, tant que le résultat est au rendez-vous. Car Tokyo sera la prochaine ville à accueillir les jeux olympiques, et l'image du pays est en jeu.

Et bien j'avoue être sorti de cette lecture assez déçu. J'ai trouvé tout cela un brin trop artificiel. Pffff...Ces effets de manche psychologiques à deux balles où Hyogo Kurosawa (le meilleur des divers) se la pète en révélant son identité aux malfrats qu'il vient de piéger (gnarc gnarc, yé souis lé plou follt, yé soui machiavélique !!!) m'ont profondément énervé. Quant aux deux enquêtes que propose ce tome introductif, j'avoue qu'on aurait pu trouver plus crédible et palpitant. La première nous envoie sur les traces d'une bande de malfrats en col blanc issus des grandes écoles de commerce qui à défaut de trouver du boulot ont été recrutés pour arnaquer par téléphone et virement bancaire les p'tits vieux de la ville, et la seconde concerne une secte... Fin de l'enquête dans le tome suivant...

Bref, rien de très palpitant à mon goût ; je lirais le tome de fin plus par curiosité que par conviction.

Nom série  Our summer love  posté le 28/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album m'a d'emblée fait penser à un autre manga Our Summer Holiday de Kaori Ozaki : Shonen en one shot traitant d'une relation singulière pendant ce moment si particulier que sont les vacances d'été. Surtout que dans les deux mangas la mort de quelqu'un de proche joue un rôle central dans l'histoire.

Celle-ci se déroule sur l’île de Tanegoshima au sud du Japon ; Naoto revient sur l'île de son enfance sept ans après le drame qui aura vu mourir son amour de jeunesse. Devenu écrivain entre temps, il prétexte chercher l'inspiration pour retourner sur Tanegoshima et va retomber sur la petite sœur de celle qu'il aimait. Les souvenirs de ce tragique été vont alors refaire surface.

C'est assez bien pensé et réalisé dans l'ensemble. Le seul défaut à mon sens qui m'a gêné dans la narration c'est la forme des bulles sans "queues". Je me suis retrouvé plusieurs fois à ne pas savoir qui parlait, le truc un peu pénible quand plusieurs personnages sont représentés dans une case et qu'il faut parfois chercher qui dit quoi. Sorti de ça, les ambiances voulues sont plutôt bien restituées, entre cette nostalgie d'un amour perdu et cette romance renaissante tout en retenue ; moi qui ne suis pas spécialement fan du genre, j'ai su me laisser bercer par cette histoire très juste dans la psychologie de ses personnages.
Pour ce qui est du dessin, cela reste très académique mais bien réalisé.

Nom série  Janski Beeeats  posté le 28/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Étrange album que voici... J'ai découvert Jansky Beeeats en clôture d'un festival musique il y a 2 ou 3 ans et j'en avais pris plein les yeux et les oreilles (bon faut aimer la techno qui envoie du lourd ^^ ), et là je le retrouve aux manettes d'une BD où il réalise tout. Môssieur est du genre touche à tout !

A la première impression on se dit que c'est une BD jeunesse aux multiples influences et références tant graphiquement que dans le scenario (j'ai fait l'erreur de laisser mon gars de 10 ans la lire...) mais quand c'est moi qui m'y suis collé je me suis posé la question du public ciblé. Car si le graphisme avant tout et une partie de l'histoire semblent effectivement cibler un lectorat ado, le vocabulaire et certaines scènes le sont beaucoup moins (genre notre star du rap, et animateur de l'espèce de star academy de l'histoire qui se fait généreusement pomper par la starlette en vogue, bof...).

Du coup, on se retrouve un peu le cul entre deux chaises avec d'un côté des aspects qui plairont à un jeune public mais pas à des adultes et vice versa... Ça m'a un peu donné l'impression qu'il s’était vraiment fait plaisir en réalisant son album mais que du coup il avait voulu mettre trop d'idées dedans. Entre sa passion pour la musique, la dénonciation des réseaux sociaux et de la télé-réalité, des abus du pouvoir et des collusions entre celui-ci et les médias ou encore le rejet de l'étranger, ça commence à faire beaucoup pour un album.

Mais bon, malgré tout ça, l'album se lit plutôt bien, c'est graphiquement abouti et réussi quand même, reste que je suis quand même dubitatif sur le public ciblé.

(2.5/5)

Nom série  Joe Golem  posté le 28/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mike Mignola nous revient accompagné de l'écrivain Christopher Golden pour signer le scénario d'une nouvelle série fantastique qui n'appartient pas à son si débordant et fantastique univers de Hellboy. C'est Patric Reynolds (un inconnu pour moi) qui se colle au dessin pour accompagner notre duo de scénaristes. Mais si Hellboy n'est pas de mise cette fois-ci, le fantastique est quant à lui toujours au rendez-vous.

"Joe Golem" s'inscrit donc bien dans le genre fantastique, avec une forte inspiration des pulps des années 1930. Une grande catastrophe a submergé tout le bas de Manhattan vers 1915 laissant cette partie du cœur de New York sous une dizaine de mètres d'eau ; nous sommes 40 ans plus tard et des événements étranges commencent à advenir... des enfants disparaissent et des noyés resurgissent de ces eaux sombres. Joe Golem commence alors à enquêter sur ces mystérieux événements.

Composé de deux récits, le premier album de cette série est plutôt réussi, et le grand amateur de fantastique que je suis a été comblé par l'ambiance rétro qui transpire de ces pages. J'ai toujours été fan de ces histoires fantastiques sur fond d'enquête. Si trop souvent ces histoires sont loin d'être à la hauteur de mes espérances, ici notre trio s'en sort haut la main. On sent que nos auteurs ont bien intégré leurs classiques et savent poser une ambiance et des personnages. Là l'équilibre est subtil, entre le dessin et la colorisation parfaitement raccord avec l'atmosphère des histoires qu'on nous propose. On se laisse tranquillement embarquer dans cet univers sombre, humide qu'est devenu ce Manhattan noyé.

Un bon début de série qui j'espère sera aussi efficace dans les tomes à venir.

(3.5/5)

Nom série  Les Lames d'Âpretagne  posté le 17/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec "Les Lames d'Âpretagne", ne cherchez pas l'originalité, mais plutôt le divertissement facile. En effet, comme l'ont judicieusement fait remarquer plusieurs aviseurs, on est très proche d'un Lanfeust dans lequel on aurait mélangé moult ingrédients relativement classiques.

Alors oui, ça fonctionne plutôt pas mal, ça se laisse lire tout seul et quelques idées originales pointent quand même le bout de leur nez (j'ai bien aimé le temple construit en grimoires et autres vieux bouquins dans le tome 2 ) mais j'avoue ne pas être fan des jeux de mots à deux balles pour les noms de personnages ou de lieux de la série (Maitre Padbra de Patchacola, Faust d'Ortograf... ) ; ça fait un peu blagues carambar et pour le coup ça ne cadre pas trop avec l'ambiance ado/adulte que les dialogues plutôt crus voire vulgaires par moment et les scènes de nus/sexe suggèrent.
Pour ce qui est du dessin, c'est au diapason. Plutôt bien réalisé, très dynamique, mais cela reste assez classique dans le genre.

Il n'empêche que pour un bon petit moment de lecture pas prise de tête, cette série passe très bien pour peu qu'on fasse abstraction de cet humour de cour de récré et c'est avec plaisir que je lirai je pense le dernier tome de cette trilogie

Nom série  Les Nouvelles Aventures de Lapinot  posté le 14/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans avoir été un fan inconditionnel des aventures de Lapinot, j'avoue avoir passé quelques très bons moments de lecture avec certaines de ses aventures.

Ce fut donc une agréable surprise à Angoulême de tomber un peu par hasard le dimanche matin sur Lewis Trondheim un peu esseulé (3 péquins courant la dédicace) avec son dernier Lapinot. Ni une, ni deux, me voilà reparti avec ledit album le sourire aux lèvres !

Mais si ce fut un plaisir de retrouver la loufoque compagnie de Lapinot, Richard et leur équipe de choc, j'avoue avoir été un brin déçu. Sans doute en attendais-je un peu trop, surtout aux vues des dithyrambiques avis aperçus de-ci de-là. Alors oui le regard acéré sur les travers de nos contemporains est toujours bien là et intelligemment digéré et agrégé, mais il m'a manqué un brin de je ne sais quoi.
L'album reste agréable et rythmé, le dessin simple et efficace, les piques acerbes et les dialogues bien sentis, mais, mais, mais... je ne sais pas, j'arrive pas à trouver ce qui m'a manqué

Alors à vous de voir. Les aficionados s'y retrouveront surement, moi pas plus que ça.

Nom série  Akkinen - Zone toxique  posté le 14/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est en trainant mes guêtres du côté du stand de Sarbacane que je suis tombé sur cet album à la couverture intrigante. Le temps de le feuilleter, d'échanger quelques mots avec l'auteur Iwan Lépingle et zou! me voilà conquis !

"Akkinen" nous entraine dans le quotidien du Grand Nord où débarquent Gaspar et sa fille Tessie. Pas facile de se faire accepter dans ces rudes contrées même si pourtant c'est le frère de Gaspar qui gère LA grosse entreprise locale qui emploie la majorité des actifs du coin. Pendant que son père va travailler pour son frère comme chauffeur de camion, Tessie dont la rentrée scolaire n'est prévue que pour dans 15 jours, va faire la connaissance d'Aslak, artiste un peu simple d'esprit qui passe le clair de son temps à réaliser des sculptures avec les restes métalliques des chantiers, usines et carcasses qui trainent, et de Pekko, un ancien qui cherche à prouver que Géotrupe est responsable de la mort de sa femme à cause de la pollution de l'eau due aux rejets toxiques de l'usine.

On sent d'emblée que la relation entre les deux frères est loin d'être sereine et la disparition de Pekko va exacerber les tensions locales et familiales jusqu'au dénouement de l'album. Si la couverture pourrait laisser penser que le fantastique pouvait être de la partie, on est plutôt dans un polar socio-écologique qui prend son temps pour imposer ses personnages et une ambiance. Et côté ambiance, Iwan Lépingle sait y faire grâce à un dessin simple mais très efficace rehaussé uniquement d'un rouge symbolisant le poison que distille Géotrube. On se laisse doucement bercer et anesthésier à l'image de la population locale dépendante du groupe industriel qui fait vivre la communauté et l'intrigue monte tranquillement mais surement en intensité jusqu'à la fin.

Un album subtil et intelligemment mené qui donne envie de découvrir le reste du travail d'Iwan Lépingle.

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