Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 1183 avis et 327 séries (Note moyenne: 3.19)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Poussière  posté le 13/09/2018 (dernière MAJ le 20/05/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Voilà longtemps que je n’étais pas tombé sur un tel OVNI ! Quelle surprises mes amis, et ça fait du bien de se faire bousculer, tant par l’histoire qu’on nous propose que par le parti pris graphique.

Geoffroy Monde nous catapulte dans le sien sans prendre de pincettes ! Nous débarquons sur la planète Alta sans vraiment en connaître les règles la régissant, ses habitants et les menaces existantes. Poussière est une combattante ; elle se bat contre les cyclopes, des espèces de monstres gigantesques liés aux éléments de la nature (eau, terre, feu, etc.) et à l’équilibre écologique de la planète. Une fois tués, les Augures procèdent aux « effluences » pour les renvoyer dans « l’essence » afin de maintenir l’équilibre.
Tout cela paraît au début un peu abscons mais on se fait finalement assez vite au fonctionnement de ce petit monde bien pensé et dangereux. Surtout qu’on est rapidement pris par la narration et le rythme soutenu des événements.

C’est prenant, surprenant, et pour moi la magie a rapidement opérée, captivé par l’histoire proposée et cette liberté graphique inspirée et audacieuse. Vivement la suite !

*** tome 2 ***

Yes ! Essai transformé pour ce qui me concerne, car ce tome deux est tout aussi réussi que le premier, voire monte encore la barre d'un cran. Geoffroy Monde passe à la vitesse supérieure et on en redemande !
En effet, les péripéties et les révélations vont bon train dans ce second opus où on commence à y voir plus clair et comprendre ce qui est en train de se jouer. C'est rondement mené, tout aussi bien exécuté en conservant cette patte si singulière qui à mon sens fait tout le charme de cette série.
Espérons que la conclusion soit à l'aune de ces deux premiers tomes pour parfaire ce qui pour l'instant reste pour moi une des meilleure série du genre de cette année pour son originalité.

Nom série  I hate fairyland  posté le 06/05/2017 (dernière MAJ le 20/05/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Huhuuuhuuhuuh !!! Le voilà l'album LSD de ce début d'année ! "I hate fairyland" nous sort l'artillerie lourde pour taper juste et fort !

Si le jeu du contraste entre un univers "flashypopguimauve" et un personnage principal hors cadre, bourrin et grossier n'est pas nouveau, quand c'est fait de si belle manière, on ne peut que saluer cette réussite. Car notre jeune Gertrude catapultée dans ce Fairyland du haut de ses 6 ans est aussi peu douée pour retrouver la clé qui lui permettrait de retrouver son monde qu'elle excelle à coller des coups de hache. Faut dire qu'au bout de 27 ans à rester coincée dans son corps de 6, on comprend qu'elle puisse jurer la "poupinette" ! Ce qui est d'ailleurs un des ressorts comique de la série, puisque tous les jurons sont édulcorés façon pâtisserie ou sucrerie, "petit monde féérique" oblige
J'ai également beaucoup apprécié son "ange gardien", une espèce de mouche défoncée qui lui sert de Jimini Cricket ; un excellent faire valoir du personnage principal à l'humour décapant qui permettent à l'auteur de nous gratifier de dialogues assez hallucinants !

Côté dessin Skottie Young accorde son trait et sa palette à cet univers à la Alice où "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil... ou presque !". Couleurs flashies, trait marqué voire caricatural, tout est fait pour accentuer les contrastes nécessaires au ressort de son récit et c'est très réussi !

Alors si l'envie de passer un gros moment de détente dans un univers déglingué avec des personnages pas piqués des hannetons, "I hate fairyland" est fait pour vous ! Il y a longtemps que je m'étais pas autant marré avec une série BD ! Hâte de lire la suite !

*** tomes 2 à 4 ***

Passé la surprise totale du premier tome et les bon mots et gags en cascade, Skottie Young poursuit sa série sur la même verve mais avec il faut le dire une perte d'efficacité au fil des tomes. Le tome 4 est même assez décevant comparé au plaisir jubilatoire que m'avait procuré le premier.
Mais bon, tout n'est pas a jeter, loin de là et je maintiens ma note de 4/5 même si tout cet ensemble foutraque sent quand même l'improvisation au long cours traversé par quelques éclairs de génie
Bref, une série improbable qui aura eu le mérite d'avoir une conclusion (ce qui n'était pas gagné je pense ^^) avec laquelle on dépose le cerveau pour quelques bonnes tranches (bien saignantes) de rigolade !

Nom série  Les Métamorphoses 1858  posté le 05/02/2019 (dernière MAJ le 09/05/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En voilà une bonne surprise ! Mené par deux auteurs inconnus, Delcourt nous sert ici un album qui fait son petit effet !

Tout d'abord, mention spéciale à la couverture que je trouve très réussie, et la suite est tout aussi appréciable tant au niveau du récit que des planches. Alexie Durand nous emmène dans le Paris étouffant du milieu du XIXe pour suivre l'enquête de deux jeunes amis d'enfance. Stanislas Andrzej est détective amateur et faute de contrat va commencer à enquêter sur la disparition d'une jeune couturière qui n'inquiète pas grand monde. Mais cette enquête qui parait sans grande envergure va se révéler plus complexe et tordue qu'il n'y parait de prime abord et nos deux compères vont se retrouver embrigadés dans une aventure qui va rapidement les dépasser...

Ce qui m'a d'abord frappé dans cet album c'est le soin qui semble avoir été apporté à chaque planche. Cadrages, composition, effets de couleurs, on sent que Sylvain Ferret y a vraiment mis du sien dans ce premier album. Et ça paye ! Certaines pages sont tout simplement sublimes ! Les ambiances sont bien posées et ce Paris du XIXe est criant de vérité. Pour chercher la petite bête je pourrais juste dire que ce sont les visages de ses personnages qui sont un chouilla en dessous du reste de son travail, mais cela n'enlève rien à la qualité de l'ensemble qui page après page prend de la consistance pour nous donner un thriller original de toute beauté !

Voilà un duo d'auteurs qu'il va falloir suivre de près et j'attends la suite avec impatience !

*** Tome 2 ***

Et bien malgré tout le soin et la qualité graphique qui font la marque de fabrique de cette série, j'avoue avoir été déçu par ce deuxième opus un brin trop alambiqué scénaristiquement. Je suis pourtant plutôt fan du steampunk, même quand, comme ici, ça vire par moment à l'horrifique, mais j'ai ici l'impression qu'à trop vouloir attacher d'importance aux détails visuels, la narration prend du plomb dans l'aile.
Qu'il s'agisse du découpage très chiadé, de la mise en page ou de la colorisation, rien à redire tout est pensé pour le plaisir de l'oeil. Mais voilà, il faut aussi s'y retrouver narrativement et là... on finit par s'y perdre. Ok, le sens global reste intelligible, mais y'a des moments où j'ai du relire ma page, faire attention aux détails pour recoller au fil de l'histoire.

Alors, ne désespérons pas et espérons que la suite sera plus fluide tout en gardant ces qualités graphiques, mais en attendant je descends ma note à 3/5

Nom série  Séverin Blaireau  posté le 09/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec cette histoire tout en douceur, saveur et frénésie, Chandre nous offre un premier album jeunesse des plus réussi !

Séverin Blaireau, son personnage principal découvre dans son voisinage un étrange bateau bloqué près d'une écluse. En menant son enquête il finit par découvrir une jeune fille capitaine pirate dont la mémoire capricieuse explique cette mise à quais. Séverin va donc devoir déployer des trésors de patiente et d'ingéniosité pour "apprivoiser" notre jeune pirate et lui faire recouvrer la raison pour lui permettre de poursuivre son périple.
C'est beau, c'est doux, c'est fin et plein d'humour ! Tout est ici bien pensé et construit pour proposer à nos marmots (et aux plus grands aussi hein !) un album aux relents automnales où il fait bon sentir ce petit vent frais de l'aventure frayer à travers les couleurs chaudes de cette saison transitoire.

Dis, c'est pour quand la suite ???

Nom série  Catamount  posté le 09/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pas plus que ça aficionado du western, j'avoue avoir été agréablement surpris par cette trilogie rondement menée adaptée d'un roman d'Albert Bonneau.

Si le premier tome est à mon goût le plus archétypal de ce qu'on peut attendre du western, les deux suivants sont plus travaillés et moins manichéens. On garde la vengeance comme fil rouge, mais les personnages prennent de l'épaisseur et la plupart des personnages principaux finissent par dévoiler une certaine part d'ombre ou certains secrets. Non pas que l'humanité de tout personnage se doit d'avoir cette part de noirceur... mais cela devient beaucoup plus crédible, surtout dans ce farwest de la fin XIXe, lieu idéal par excellence pour commencer une nouvelle et/ou enterrer son passé.

Pour ce qui est du dessin, j'avoue avoir beaucoup apprécié le trait nerveux et charbonneux de Benjamin Blasco-Martinez, qui dès le second tome s'affirme encore davantage et devient plus juste et appuyé. Ses ambiances de montagnes ou de forêts sont tout bonnement envoutantes par exemple, et les expressions de ses personnages sont très bien rendues.

Alors, fan de western ou non, voilà une trilogie rondement menée et efficace, où paysages du Grand Ouest américain et personnages haut en couleur vous feront gouter amèrement le gout de la vengeance, mais de très belle manière !

Nom série  Créatures Sacrées  posté le 10/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Et bien quand deux superstars du comics américains s'unissent pour créer leur propre série, c'est pas toujours jackpot !

"Créatures Sacrées" nous propose de faire connaissance avec des créatures surnaturelles aux pouvoirs étranges et qui s'amusent à manipuler notre petit monde pour parvenir à leurs fins. Je vous laisse le soin de découvrir de quoi il retourne exactement pour ne pas vous gâcher le plaisir.
C'est le malheureux Josh qui va en faire les frais ; jeune homme ordinaire dont la copine est sur le point d'accoucher, il va se retrouver au centre d'une conspiration le dépassant largement. C'est au fil d'une construction narrative pas si intuitive à coup de flashbacks que le puzzle de ce premier tome s'assemble petit à petit pour reconstituer l'acte 1 d'une pièce qui démarre sur les chapeaux de roue. Si l'action est au rendez-vous, ce problème d'évidence narrative joue sur l'appréciation du scénario.
Et côté dessin, si certaines cases sont très belles, j'ai par contre beaucoup plus de mal avec cette technique de photographies retouchées ou passées aux philtres photoshop pour les décors. D'une part, ça fait un peu feignasse sur les bords et en plus je suis très loin d'être convaincu par le rendu.

Je ferais donc certainement mon curieux pour suivre la suite de cette série et laisser une chance de remonter ma note à cette série, mais je reste moyennement convaincu pour le moment.

Nom série  Crossroads  posté le 10/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avais eu un gros faible pour un de ses récent albums La Maison, j'étais donc très curieux de découvrir le dernier album de Paco Roca. Surtout que sur le papier le pitch avait tout pour me plaire : faire le parallèle entre la création musicale et la BD et comparer leur histoire et leur marché.

Amateur de BD et musicien à mes heures, cette idée de confronter les points de vue et la façon de voir comment la créativité de ces deux formes d'art pouvaient ou non se rejoindre en travaillant sur un projet commun m'enthousiasmait. Paco Roca a en effet pendant 4 ans travaillé sur cette BD tandis que José Manuel Casan, le chanteur de Seguridad Social, a composé un album autour de ce projet.

Malheureusement si l'idée est bonne, la formalisation du projet se révèle assez aride et malgré quelques trouvailles pour illustrer cette confrontation et les dialogues issus de leurs nombreuses rencontres, l'ensemble manque un peu d'élan et de dynamisme. De même, l'idée d'entrecouper cette restitution de chansons illustrées avec des styles graphiques différents et en y insérant le texte de celles-ci en français ne m'a pas convaincu.

Au final, une réelle déception tant j'aime cet auteur et vu l'idée prometteuse que Paco Roca nous proposait.

Nom série  La Vie Moderne  posté le 10/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pffffffffffff... Qu'est-ce que ça me soule ce genre d'album de parigos branchouilles autocentrés !!!

Nan mais les gars va falloir arrêter à un moment ! Moi j'ai rien contre ce que ces pauvres ères font ou pas à Paname en 2018, mais coucher ça sur le papier au fil de 222 pages je vois pas l'intérêt... C'est une psychanalyse ??? Une énième chronique sociale ???
Le trait de Livio Bernardo est pourtant intéressant et bien senti, son noir et blanc juste rehaussé de quelques touches de couleurs bien vues, mais pour ce qui est du fond, aucun intérêt pour moi. Je suis pourtant péniblement allé jusqu'au bout de ma lecture, mais je ne suis pas sûr qu'on m'y reprendra...

Nom série  Sergio Aragones explose Star Wars  posté le 10/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais mouais mouais... Et bien comment dire... Voilà une lecture vite faite et que j'ai tout aussi rapidement oublié.

Sergio Aragonés dont je ne connais que la renommée à travers sa participation au mythique magazine MAD aidé de Marc Evanier au scénario nous proposent 3 courtes histoires autour de Star Wars sur le ton humoristique qui semble être leur marque de fabrique.
Sauf que là, pour moi c'est tout sauf drôle et que je me suis fermement ennuyé à la lecture de cet album... Côté dessin, Aragonés a un style qui me fait penser à un autre Sergio auteur de la série Nathalie ou encore Philippe Bercovici. C'est pas spécialement ma tasse de thé non plus.

Bref, un album que je vais rapidement oublier, en espérant découvrir le talent de Sergio Aragonés avec quelque chose de plus convainquant.

Nom série  Nymphéas noirs  posté le 06/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L’impressionnisme étant sans doute l'une de mes périodes picturales préférées, cette adaptation du polar de Michel Bussi avait toutes les chances de me plaire. Surtout que le trait de Didier Cassegrain et sa mise en couleur prennent ici toute leur ampleur pour nous proposer un album d'une très grande qualité.

Il faut dire que l'adaptation du scénario de Michel Bussi réalisée par Fred Duval est parfaite. Autant certaines adaptations sont parfois ratées à cause de coupes trop sévères, ou au contraires de bavardages trop présents pour essayer de coller au texte d'origine, autant là j'ai trouvé que le découpage et la narration semblaient laisser au récit toute sa saveur alambiquée pour trouver le juste équilibre.

Ajoutez à cela le trait et la mise en couleur de Didier Cassegrain qui sont de toute beauté et parfaitement raccord avec le sujet (quelle lumière dans ses cases !!!), et vous obtenez un album dans lequel on plonge et on se laisse mener par le bout du nez. Je trouve que Didier Cassegrain vient avec cet album de faire un grand pas par rapport à ce que je connaissais de son travail. C'est beau, expressif, judicieux, bref, j'ai adoré !

Nom série  Peau de Mille Bêtes  posté le 03/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Wow ! La voilà la surprise de ce début de printemps côté roman graphique ! Cette adaptation de "Peau de Mille Bêtes" des frères Grimm qui inspirera ensuite le conte Peau d'Âne est une parfaite réussite !

Belle est une jeune femme magnifique que tous les hommes du village courtisent et aimeraient bien épouser. Mais lassée de cette situation, Belle s'enfuie dans la forêt où elle sera recueillie par le roi Lucane ; ils y vivront une idylle parfaite qui donnera naissance à une fille : Ronce. Tout se passe merveilleusement bien jusqu'à ce que Belle meure et que le roi sombre dans une dépression profonde pendant de longues années jusqu'à ce que la jeune Ronce devienne à son tour une belle jeune femme, ce que ne va pas manquer de finir par remarquer le roi...

La force des contes réside dans l'universalité des messages qu'ils délivrent même à travers le temps. Si certains vieillissent mieux que d'autres, la force de cet album tient à la réussite de son adaptation qui a su intégrer le questionnement actuel de la place des femmes dans nos sociétés. J'ai même poussé le vice à retrouver le texte original des frères Grimm pour comparer, et c'est là qu'on réalise toute la qualité du travail de Stéphane Fert. Rien ne manque au conte original ; il pose tranquillement ses pions pour nous proposer une version des plus actuelle de ce "Peau de Mille Bêtes" avec en prime un graphisme des plus somptueux. Certaines planches sont tout bonnement magnifiques ! Entre l'absence d'encrage sur beaucoup de cases et une palette de couleurs des plus réussie j'avoue sortir de cette lecture complètement conquis !

A découvrir, je recommande chaudement !

Nom série  Nocturno  posté le 03/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah que j'aime cette ambiance si singulière qui transpire du graphisme et de l'imagination de Tony Sandoval !

C'est avec l'édition intégrale dégotée à Angoulême que je me suis plongée dans cette série. Entre réalisme amer et un fantastique sombre frôlant le gothique, Tony Sandoval nous propose de suivre l'évolution d'une relation amoureuse un peu tortueuse entre Karen, une jeune fille réservée et Seck le leader d'un groupe de métal. C'est à partir de cette trame qu'il nous embarque sur une frêle esquive qui va être ballotée entre réalité et fantastique jouant avec différents graphismes en fonction des événements et des ambiances qu'il nous impose.

C'est majestueusement beau, original et bien mené. J'ai adoré ces ambiances liées au récit supportées par des parti pris graphiques différents au fil de l'album. Tony Sandoval a décidément un univers romantico-gothique très personnel qui me plait énormément !

Nom série  Mes héros ont toujours été des junkies  posté le 03/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne connais pas la série Criminal, mais j'avoue avoir été séduit par ce hors série fort sympathique.

Déjà, ce sont les deux auteurs de ce titre que j'ai beaucoup apprécié dans Fondu au noir ou plus récemment dans Kill or be killed qui ont attirés mon attention sur ce titre. Ajoutez à cela une colorisation de Jacob Philipps originale en applats de tons pastels ou sombres suivant les ambiances, et je me suis laissé tenté.

Ellie a perdu sa mère d'une overdose 10 ans auparavant. Depuis elle trouve aux camés un certain romantisme qu'elle associe à des âmes en peine ou a des parcours plus ou moins artistiques. La retour à une certaine réalité n'en sera que plus brutal quand elle se retrouvera en cure de désintoxication.. C'est pourtant là qu'elle va faire la connaissance de Skip et qu'une idylle un peu singulière va commencer. Car tous les deux vont se faire la malle dans un road trip où alcool et dope vont couler à flots ! Mais les motivations réelles de nos deux tourtereaux ne sont pas si transparentes que ça et la fin de ce périple nous réserve une sacrez surprise !

Bref, cet album rondement mené est magnifiquement construit et nous mène bien par le bout du nez jusqu'à sa conclusion. Une bonne surprise ! Quant au dessin de Sean Philipps, il est toujours aussi efficace et j'ai franchement apprécié la colorisation singulière de Jacobs Philipps qui donne à l'ensemble des ambiances très réussies.

Nom série  Les Chroniques de Corum  posté le 01/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Hey ! Un p'tit voyage dans notre jeunesse quand nous découvrions la richesse de la fantasy, ça vous dit ??? Voilà que Delcourt édite une adaptation de Mickael Moorcock réalisée par Mike Baron et le tout jeune Mike Mignola ! Alors oui la version américaine à déjà 30 ans, mais ça a plutôt bien vieilli, donnant à l'ensemble un petit côté vintage pas désagréable, surtout quand on aime l'univers de Moorcock et le comics des années 80'.

Le Prince Corum Jjhalen surnommé le Prince à la Robe Ecarlate voit son royaume et son peuple anéanti par les terribles Mabden, horde sauvage qui rase tout sur son passage. Corum sauvera sa peau mais y laissera un oeil et une main. Mu par la vengeance il fera alliance avec un demi dieu qui, en échange d'un "petit service" lui octroiera une nouvelle main et un nouvel oeil magiques ou maléfiques... A cette occasion il tombera aussi amoureux de la belle Rhalina qu'il promettra de revenir chercher quand il aura accompli sa mission.

Nous sommes donc bien là sur le bon vieux terreau de la fantasy qu'affectionne Moorcock, avec toute l'ambivalence de ses personnages et des différents plans régissants l'univers où ils évoluent. Ce premier tome s'il surprend au premier abord par ce côté un peu suranné se laisse mine de rien rapidement apprivoisé et c'est avec délice que j'ai retrouvé ces arcanes de la fantasy sous le trait d'un Mignola qui n'a pas encore le trait si typé qu'on lui connait aujourd'hui mais déjà un talent remarquable.

C'est donc avec curiosité et enthousiasme que je lirais la suite de cette série prévue en 4 tomes.

Nom série  Extremity  posté le 01/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Étrange album que celui-ci, qui réussit un savant mélange de SF et de fantasy où des batailles épiques vont réussir à réunir vieilles machines de guerres et créatures fantastiques, avec pour principal fil conducteur un sentiment profond : la vengeance.

Théa, la fille du chef de clan de Roto, est une jeune fille qui a pour principal talent de savoir merveilleusement dessiner, jusqu'au jour où lors d'une bataille contre les Paznina (leurs principaux ennemis), elle perd sa main droite... et ses idéaux. Ceux qui lui avaient déjà pris sa mère viennent de renforcer durablement son sentiment de vengeance déjà largement nourri par son père.
C'est donc cette inexorable spirale de violence entre les Roto et les Paznina dans un monde post apocalyptique que nous propose Daniel Warren Johnson, mais heureusement pas que...
Car Théo et son frère Rollo vont commencer à douter de cette voie si douloureuse et pas spécialement salvatrice que trace à grand coup de pelle tranchante leur père. C'est en se perdant dans les Ténèbre Ancestrale qu'une nouvelle option va se présenter...

Daniel Warren Johnson nous propose donc un univers sombre où ce qui reste de l'espèce humaine n'a plus grand chose de son humanité, mis à part sa haine et sa soif de vengeance. Les décors sont assez grandioses et les créatures fantastiques et autres machines ressuscitées d'un lointain passé révolu donnent à l'ensemble une singularité plaisante. Au niveau formel, le dessin est agréable, la narration tendue tout au long des quelques 280 pages de l'album grâce à des cadrages et un découpage très cinématographiques, par contre je suis moins fan de la colorisation de Mike Spicer, un peu trop flashy à mon goût par moment.

Bref, au final "Extremity" se révèle être un album plaisant mais auquel il manque pourtant un petit quelque pour être qualifiée de "Vraiment bien", surtout vu son prix de 29.95€...

(3.5/5)

Nom série  Les Fleurs de Grand frère  posté le 01/04/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Gaëlle Geniller signe avec cette BD son premier album en assurant le dessin et le scénario. Et pour une première, c'est plutôt une réussite !

Voilà en effet un album jeunesse plein de fraicheur qui aborde le thème de la différence de façon subtile et très poétique. Deux jeunes garçons vivent normalement avec leur parents jusqu'au jour où l'aîné se réveille étrangement un matin avec des fleurs qui lui poussent sur la tête. Paniqué au début, puis rassuré par les membres de sa famille, il va petit à petit apprivoiser ce nouvel ornement et même réussir à communiquer avec elles pour son plus grand bonheur. Reste que le regard des autres ne va pas être aussi évident à digérer et faire accepter cette différence ne se fera pas sans mal.

C'est presque un conte tinté d'une petite touche de fantastique que nous livre Gaëlle Geniller pour traiter d'un sujet aussi univers que la différence. C'est fait de façon intelligente, tout en douceur tant dans la narration que dans son trait et sa palette. Différence, acceptation de soi, regard des autres et communication, voilà quatre petits fils conducteurs qui tissent une bien belle histoire dans un écrin graphique au diapason.

Une auteure à suivre et à découvrir !

Nom série  The Promised Neverland  posté le 30/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
The Promised Neverland sous ses airs de série un peu convenue se révèle au fil des pages une série pleine de surprises !

On part effectivement d'une situation et de personnages un peu convenus jusqu'à LA révélation qui tombe rapidement sur les réelles motivations de cet étrange orphelinat et de sa directrice. Petit à petit les personnages vont prendre de l'épaisseur et le côté un peu trop manichéen du début de série va laisser place à une réelle richesse. Les "gentils" ne le sont peut-être pas tant que ça et les motivations des "méchants" finissent par s'expliquer sans pour autant s'excuser grâce à des flashbacks judicieux.

Mais au delà de la richesse et de la profondeur accordée aux personnages c'est surtout l'intensité du scénario qui nous accroche très rapidement et nous rend accroc ! Dans cette série personne n'est éternel et chaque page que l'on tourne peut se révéler fatale pour chacun des personnages auquel on aurait pu s'attacher. C'est aussi tout le jeu stratégique entre les enfants et leurs ennemis qui est rudement intéressant. Véritable partie d'échec, chacun y va de ses coups cachés et muris longtemps à l'avance avec plus ou moins d'efficacité pour parvenir à ses fins.

En tout cas, au bout de cinq tomes qu'on avale avidement, une chose est sûre, la suite se fait attendre avec impatience !

Nom série  Toutes les mers  posté le 26/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attiré par une couverture que je trouve très belle, c'est à Angoulême que je me suis laissé tenté par cet album.

Michèle Standjofski, l'auteure, nous entraine dans l'écheveau familial dont elle est issue. Car sa famille est en effet originaire des quatre coins du monde : Italie, Grèce, France, Russie, Turquie pour aller s'installer... à Beyrouth au Liban. Avec une telle famille, il est effectivement normal d'essayer de mettre tout cela à plat pour s'y retrouver et de coucher sur le papier toutes les ficelles et les strates identitaires qui l'ont construite. Après, l'exercice devient plus périlleux pour le lecteur qui ne connait pas cette famille.
En effet, j'ai trouvé la première partie de l'album un peu fastidieuse. Pour nous faire comprendre sa situation actuelle, l'auteure déroule donc son arbre généalogique sous forme de courts chapitres. Si je me suis laissé prendre au jeu au début, j'ai rapidement perdu le fil de qui était qui jusqu'à ce qu'on arrive à sa propre jeunesse. Toute cette seconde partie est beaucoup intéressante et structurée. On y sent la volonté de réfléchir sur cette notion de "vivre ensemble" qu'a réussi à incarner le Liban avant de sombrer dans la guerre civile.

Dommage donc que la première partir de l'album soit un peu confuse, car le reste est plutôt plaisant, surtout servi par un graphisme tout en rondeur et douceur du essentiellement à la colorisation.

Nom série  Ultralazer  posté le 26/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais mouais mouais, ba non moi j'ai pas réussi à rentrer dans le truc...
Oui l'univers semble très riche et pensé dans une certaine globalité, oui les influences (Miyazaki surtout) sont là, oui certaines planches sont magnifiques, mais globalement je n'ai pas adhéré au récit.

Topoï est une planète qui vivait tranquillement dans un ordre et un équilibre maintenu grâce au Roi des Bêtes et son gardien Horb. Un jour surgissent de l'espace des buzards qui ravagent tout sur leur passage en quête d'un fabuleux pouvoir : l'Ultralazer. Horb et son compagnon Bouko doivent s'enfuir avec le Roi des Bêtes pour lui éviter la capture...
Alors oui certaines planches sont magnifiques quand il s'agit de paysages, mais désolé moi j'ai vraiment du mal avec la tête des personnages qui font vraiment trop dessin d'enfant pour moi. Et puis cette histoire de cristaux qui donnent tel ou tel pouvoir si on fait ça avec celui là et ça avec l'autre, ça m'a trop fait penser aux pokemon ou un truc du genre, et là je décroche. Je me dis que cet album n'est pas fait pour moi.
Ajoutez à cela une narration pas toujours évidente à suivre, des flashcodes à droite à gauche pour proposer de la réalité augmentée, et là basta, moi je lâche définitivement.

A proposer à de jeunes enfants peut-être, moi en tout cas je n'y ai trouvé aucun réel plaisir sorti de quelques planches magnifiques.

Nom série  Tout va bien (Delcourt)  posté le 25/03/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A vingt ans, Ellie vit dans une famille où tout est un peu compliqué au niveau relationnel. Un frère en pleine crise d'adolescence, des parents qui au delà de leur couple ont aussi du mal à gérer leurs 3 enfants et une soeur trisomique... Pas facile dans ce contexte de passer le cap de l'âge adulte et surtout d'y trouver son compte dans une relation amoureuse. Car c'est cela qui rend Ellie malheureuse. Elle vient de fêter ses vingt ans mais n'a jamais connu l'amour...

Tout va bien est un récit autobiographique qui met le doigt là où ça fait mal à un âge charnière et le fait de façon très juste et intelligente. C'est typiquement le genre d'album à mettre d'urgence entre les mains de grands ados ou de jeunes adultes qui se cherchent (et pas que). Charlie Genmor décortique au travers de son parcours personnel toutes les questions qu'on se pose sur les relations amoureuses et sexuelles à cet âge là. Et c'est fait de manière simple, non didactique, juste en nous faisant partager son expérience et en montrant l'importance de la parole et de l'échange. On a tous le droit à nos expériences, de se tromper, de faire des erreurs, le tout étant de ne pas s'enfermer dans ses doutes et d'avancer pour parvenir à un certain épanouissement.

C'est tout cela et bien plus encore que nous propose cet album au fil de ses quelques 230 pages dans un dessin au trait fin, tout en délicatesse, juste rehaussé d'un camaïeu de bleu des plus chouette qui donne à cet album toute la sensibilité nécessaire.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque