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Nom série  Obscurcia  posté le 19/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
[Petit aparté en préambule après modification de la notice de la série que j'ai passé en ados/adultes ; désolé Eric, mais cette série n'est vraiment pas destinée à un public jeunesse (j'entends - de 12 ans). Ados oui, jeunesse non]
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Avec "Obscurcia", Boriau (scénario) et Steven Dhondt (dessin) nous font repasser de l'autre côté du miroir. Mais retour non pas du côté féérique et merveilleux des rêves, mais plutôt dans sa version cauchemardesque.
L'album commence d'ailleurs très fort avec cette scène où Alex, notre jeune héros, hurle dans un désert chaotique et énigmatique en essayant de contenir le sang d'une grave blessure que Laecia a reçu en combattant un énorme monstre. Puis... brusque retour à la "réalité" 17h plus tôt pour faire connaissance avec nos protagonistes et découvrir le contexte qui les entoure. Alex et Nina vivent seuls avec leur père qui semble très occupé professionnellement. Un soir en ramenant ses enfants de l'école il écrase malencontreusement leur chat en arrivant à la maison, tout occupé à réprimander le comportement d'Alex à l'école. C'est la nuit venue que tout bascule quand tout à coup, leur chat "zombifié" réapparait et vient réveiller Alex. S'en suit une altercation entre les deux durant laquelle Alex trébuche, tombe contre le miroir de son armoire... et passe au travers. Là tout s’accélère, et avant qu'il ne comprenne où il a atterri, il va devoir affronter de terribles créatures aidé d'une jeune femme : Laecia. On découvre alors un univers cauchemardesque où tout n'est que détritus et monstres tous plus dangereux les uns que les autres. Puis vient la rencontre avec Bidibidou, personnage à part, à la tête d'une tripotée de créatures toutes aussi étranges, qui collectionne tout ce qui appartient aux humains. Alors avoir un VRAI humain sous la main, on sent bien que ça le fait défaillir ! sauf que celui-ci ne se révèle pas conforme à l'image qu'il s'était construite de cette espèce...

Bref, vous l'aurez saisi, ce premier tome nous embarque dans un univers plutôt noir s'inspirant des cauchemars d'enfant mais pas que. La narration est intensive, les scènes d'action ne manquent pas et l'univers dans lequel évoluent nos personnages très riche. Le dessin de Steven Dhondt est assez typé et dynamique, ce qui colle plutôt bien à l'univers qu'on nous propose. Il manque peut-être parfois un peu d'assurance ou de régularité, mais pour ce qui semble être un premier album c'est déjà très réussi, et les couleurs de Yoann Guillo valorisent très bien son découpage et son dessin épuré.

Voilà en tout cas un premier tome prometteur qui m'a donné envie de lire la suite. Les amateurs d'Alice au Pays des Merveilles devraient y trouver leur compte.

Nom série  Un gentil orc sauvage  posté le 18/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bien étrange album que celui-ci dans la collection Shampooing de chez Delcourt... J'avoue avoir eu du mal à cerner le propos de l'auteur. Car le mélange des genres et des idées qui transpirent de cette BD est assez flou tant ça part un peu dans tous les sens.

Après de très longues années de guerre civile le royaume des orcs a enfin retrouvé le chemin de la paix et la peuplade s'est civilisée ; mais certains nostalgiques de l'ancien temps et des traditions barbares remettent le pays à feu et à sang et Oscar, jeune orc "civilisé" doit fuir et essayer de trouver refuge chez les voisins gobelins plutôt du genre conservateurs...

Théo Grosjean qui assure le dessin et le scénario nous entraîne dans une aventure du genre fantasy où l'humour plutôt noir et absurde domine. Tout cela est traité façon roman graphique/BD indépendante avec un trait faussement naïf et laisse apparaître en filigrane notre cruauté envers les immigrés ou les migrants et l'obscurantisme de certains... Ça commence à faire beaucoup de choses en même temps !
On saisit bien toutes les références et ce que l'auteur cherche à dénoncer, mais je ne suis pas sûr que la transposition dans un univers fantasy doublé d'un humour absurde et noir soit des plus efficace pour traiter ce sujet. En tout cas, pour ma part j'ai quand même eu du mal à m'y retrouver, jusqu'à un final qui m'a laissé très dubitatif...

Nom série  Medley  posté le 18/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Autant Pan ! T'es mort ! de la même nouvelle collection m'avais enchanté par son humour noir et grinçant sur un sujet qu'on a un peu tendance à cacher sous le tapis, autant "Medley" m'a beaucoup moins séduit.
Non pas que le sujet ne soit pas intéressant, en tant que musicien, je suis le premier à railler ou à me moquer. Mais là, si quelques strips m'ont fait rire, l'ensemble m'a tout juste fait sourire voire parfois même pas du tout.

Composé d'une succession de strips de quatre cases majoritairement, raphaëlB passe tout ce qui a trait à la musique à la moulinette de son humour ; stars du showbiz, DJ, musiciens classiques, groupe de débutants, tout y passe de façon plus ou moins pertinente. Alors oui, on trouvera forcément quelques pages qui feront mouche et qu'en fonction de notre vie et de nos références on trouvera très drôles, mais j'ai trouvé l'ensemble trop inégal pour apprécier le tout. Surtout que le dessin minimaliste et caricatural qui sied très bien à ce genre d'exercice n'est pour l'occasion pas le contrepied sur lequel on pourra s'attarder et s'extasier.

Nom série  Brocéliande, Forêt du Petit Peuple  posté le 05/08/2017 (dernière MAJ le 18/10/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La famille "Soleil Celtic" est heureuse de vous faire part de la naissance d'une nouvelle branche fraichement poussée : "Brocéliande, Forêt du Petit Peuple" ! Le concept est simple, à partir de sept sites emblématiques de cette forêt légendaire, sept albums vont voir le jour pour nous conter les aventures du Petit Peuple.

Le premier tome à ouvrir le bal est donc "La Fontaine de Barenton". Cet album s'ouvre sur les difficultés que rencontre Orignace, le Teuz de cette forêt (sorte de lutin protéiforme que les bas-Bretons craignaient autrefois) pour inventer un récit dans lequel deux korrigans sont censés (pour une fois) avoir le beau rôle car ces deux drôles ont réussi à trouver un moyen de faire chanter Orignace. C'est en cherchant de quoi nourrir et composer son récit qu'il va assister à la rencontre de Merlin et Viviane...

Olivier Péru a su trouver un angle d'attaque intéressant pour mettre en valeur cette Fontaine de Barenton. D'autant que ces éléments introductifs et les personnages secondaires qui interviennent vont tous trouver une place judicieuse pour parfaire la cohérence du récit. Ajoutez à cela une bonne touche d'humour qui sied parfaitement à ce monde du Petit Peuple et vous obtenez une histoire qui se laisse lire plus que tranquillement.
Bertrand Benoit nous gratifie d'un dessin des plus agréable, surtout pour rendre la majesté de la somptueuse Brocéliande. J'ai adoré ses cases et ses planches où la nature domine, surtout que la mise en couleur d'Elodie Jacquemoire est très réussie. On est ici loin des albums aux couleurs flashiflash informatisées qui nous agressent parfois la rétine dans certains albums du même genre.

Ce premier album inaugurant cette nouvelle collection est donc plutôt une réussite, et c'est avec curiosité que j'attends le prochain sur le Château de Comper.

*** Tome 2 ***

Voici donc venir le 2e opus de ce cycle consacré à Brocéliande avec cette fois-ci le Château de Comper en trame de fond. Ce sont cette fois Stéphane Betbeder au scénario et Paul Frichet au dessin qui s'y collent.

Et c'est ma foi de nouveau une agréable surprise. Ce petit côté "Songe d'une nuit d'été" du petit monde de Brocéliande m'a beaucoup séduit. L'album retranscrit bien dans le temps cette volonté de l'homme et du christianisme de faire place nette en (im)posant ses pions et ses édifices pour réduire les croyances populaires au néant et s'imposer face à cette forêt.
L'histoire concoctée par Stéphane Betbeder est intelligente et bien menée ; j'ai beaucoup apprécié ce récit construit sur la longueur et plusieurs générations, que ce soit du côté du Petit Peuple ou chez les humains.
Le dessin de Paul Frichet sert quant à lui parfaitement l'histoire et la colorisation est également très réussie.

Un deuxième tome très concluant qui nous permet d'espérer toute une série de grande qualité.

*** Tome 4 ***

Ce quatrième opus qui s'intéresse au tombeau des géants est réalisé par le duo Stéphane Betbeder au scénario et Paul Frichet au scénario.
Seltipius, créature du petit peuple s'évertue à répertorier toutes les créatures appartenant aux êtres de légende de Brocéliande. A cette fin, il demande à faire ouvrir le fameux tombeau des géants pour pouvoir prouver leur existence. Un gnome s'oppose à cette profanation ; un défi est alors lancé pour les départager. Si ce dernier convainc Saltipius de leur existence par son récit ses écrits et seront brûlés, sinon le tombeau sera ouvert et les ouvrages savants prendront une place centrale dans l'éducation du petit peuple.

Cette introduction est plutôt bien vue car elle correspond à la période de perte de vitesse et de pouvoir du petit peuple du côté imaginaire mais surtout de l'avancée romaine en Gaule d'un point de vue historique. La conjonction de ces deux points donne une base intéressante au scénario concocté par Stéphane Betbeder et lui permet d'imaginer la place que ces créatures gigantesques auraient eu au sein du petit peuple.

C'est plutôt bien mené, et le dessin semi réaliste de Paul Frichet assure le boulot. Malgré cela, cela reste jusqu'ici l'album que j'aurais le moins préféré de cette saga sur Brocéliande. Il m'aura manqué un peu plus de surprises et de magie pour me laisser ensorceler.

*** Tome 5 ***

C'est cette fois-ci l'histoire du miroir aux fées que va nous conter ce cinquième tome de cette série consacrée à Brocéliande ; ce sont Sylvain Cordurié pour le scénario et François Gomes au dessin qui officient.

J'avoue avoir beaucoup apprécié le ton du récit et sa trame générale, assez sombre. Sylvain Cordurié nous propose en effet une histoire d'amour impossible entre une fée et un jeune humain qui va forcément virer au drame, pour ne pas dire au carnage... Et un malheur ne venant jamais seul, ce tragique épisode va avoir des conséquences encore plus dramatiques pour la forêt entière, poussant les différentes espèces du petit peuple à s'allier pour faire face à cette terrible menace. Le Roi des Korrigans finit par faire appel à Saltupott, un de ses cousins avec qui il est toujours difficile de traiter. Aidé de son apprenti, nos deux korrigans vont petit à petit remonter la piste et lever le mystère sur cette terrible chose qui menace Brocéliande.
C'est plutôt bien mené, les personnages sont bien trouvés et tenus (mention spéciale pour Saltupott) et Brocéliande est une nouvelle fois magnifiquement mise en valeur par le dessin de François Gomes. C'est juste pour ce qui est des personnages que je suis moins fan de son trait ; autant la nature et les animaux qu'il couche sur ses planches sont tout simplement magnifiques, autant les créatures m'ont moins emballé.

Encore un bel album dans cette série, peut-être un peu plus sombre, mais ce petit côté fut loin de me déplaire.

*** Tome 6 ***

Légère déception avec ce sixième tome qui sera sans doute celui qui m'a le moins convaincu jusqu'ici. Peut-être cela tient-il au fait que c'est celui où se manifestent le moins les gens du petit peuple que j'affectionne.

Pour ce tome consacré au Val sans retour, nous retrouvons le duo Stéphane Betbeder et Paul Frichet qui avait officié pour le second volet de cette série, "Le Château de Comper". Il est ici question d'une partie de soule (l'ancêtre du football) qui oppose les villages allant de Paimpont à Tréhorenteuc qui bordent Brocéliande. Pour mettre un terme à la série de victoires de Fanchin, devenu héros local, un jeune charpentier passe un pacte avec une sorcière et cela va forcément mal se passer. Car pour parvenir à ses fins il va entraîner toute la cohorte des participants dans le Val sans retour où sont enfermées des milliers d'âmes damnées, un lieu de passage entre le monde des morts et des vivants...

L'histoire en elle même, si elle fonctionne, ne m'a pas plus emballé que ça et je n'ai pas réussi à trouver une quelconque attache aux personnages qu'on découvre, hormis Onenna, la jeune fille qui fait le lien entre les humains et le petit peuple. J'ai déroulé ma lecture sans grande passion, et même la forêt qui fait pivot dans cette série est un peu mise à l'écart cette fois-ci. Alors oui, le Val sans retour a bien sa place importante mais j'avais apprécié dans les tomes précédents la place et le traitement graphique qui lui étaient accordés. Là, j'ai trouvé la mise en couleur un peu fade, un peu à l'image du récit qui nous est proposé.

Nom série  Kill or be killed  posté le 28/02/2018 (dernière MAJ le 17/10/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est avec Fondu au noir que j'ai récemment découvert la collaboration de ces deux auteurs. Si on reste du côté obscur, on quitte cette fois le polar noir hollywoodien pour un thriller fantastique contemporain percutant.

Dylan, étudiant de 28 ans a l'impression de passer à côté de sa vie. Il décide donc d'y mettre un terme en se jetant d'un toit d'immeuble. Mais rien ne se passe comme prévu et en réchappe "miraculeusement". C'est en fait grâce à l'intervention d'un démon qui va lui proposer un marché qu'il doit sa vie. Pour vivre, il doit assassiner un salopard par mois...

Dur réalité, surtout quand il faut passer à l'acte pour la première fois. Qui choisir ? Comment procéder ? La liste des interrogations s'allonge à n'en plus finir, avec pour ultime questionnement : tout ceci est-il bien réel ???

J'ai beaucoup apprécié ce premier tome qui démarre sur les chapeaux de roue. Nos auteurs n'ont pas fait dans la dentelle, ici on joue l'efficacité, et ça fonctionne très bien. Tout se tient, entre la psychologie des personnages et le trait réaliste de Sean Phillips. Et l'ambivalence de notre Dylan sur qui tout cela tombe est aussi très réussie.

Reste à voir comment tout cela va évoluer, mais ce premier opus est en attendant très prometteur !

*** Tome 2 ***

Et bien ce deuxième tome tient toutes ses promesses ! Si le premier tome était partie pleine balle, la suite que nos auteurs nous propose appuie plus sur la psychologie des personnages et nous montre que s'improviser tueur à gage n'est pas forcément à la portée de tout le monde.

Notre Dylan qui jusqu'ici avait tenu tranquillement son engagement envers le démon qu'il a rencontré de tuer une "mauvaise personne" par mois va commencer à rencontrer quelques difficultés. D'une part parce que le trop plein d'assurance qu'il a acquis au cours de ses premiers assassinats va lui jouer des tours, mais c'est surtout qu'on n'élimine pas impunément des gens peu recommandables comme il l'a fait. Police et mafia commencent à resserrer leur étau autour de notre apprenti assassin et la presse va prendre le relais ce qui ne va pas lui faciliter la tache...

Bref, un très bon second tome qui confire la très bonne impression que m'avait donné le début de cette série.

*** Tome 3 ***

Avec ce troisième et avant dernier tome de cette série, les choses se précisent et l'élastique continue de se tendre, de se tendre, de se teeeendre... Déjà que ça pète déjà pas mal dans tous les sens, le final qu'on nous fait miroiter et attendre a intérêt à être à la hauteur.

Dylan qui avait du mettre de l'eau dans vin histoire de continuer à passer à travers les mailles du gigantesque dispositif policier qui traquait le tueur masqué, élabore un plan pour se faire oublier et surtout écarter la mafia russe qui cherche à venger la mort d'un de ses responsables local. Pour le coup, il va forcément y avoir du grabuge, et pour le côté discrétion on repassera !

Ed Brubaker s'amuse de façon intéressante avec son scénario pour nous tenir en haleine, nous prenant même à parti sur les flashback qu'il utilise, ce que j'ai trouvé assez drôle. L'histoire, hormis les meurtres que Dylan se retrouve à commettre avance bien aussi au niveau psychologique et maintient le suspens en folie du personnage ou intrusion du fantastique. Le doute subsiste toujours et ce sera sans doute le dernier tome qui amènera la réponse à cette question centrale...

Un très bon troisième tome ! Il n'y a plus qu'à attendre en croisant les doigts pour que le dernier tome à venir soit du même cru et ainsi former une très très bonne série.

Nom série  Green Valley  posté le 15/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Beau pavé de 230 pages, "Green Valley" nous entraîne à la croisée de plusieurs genres, louvoyant entre la fantasy et la SF.

Sans en dévoiler la trame (la surprise faisant tout le charme de cette histoire), nous voici donc à suivre les valeureux Chevaliers de Kelodia qui arpentent leur contrée pour maintenir la paix et la justice. Ils sont beaux, ils sont forts, aimés dans tout le Royaume car leur renommée les précède partout. L'histoire commence donc par leur dernier exploit : repousser à eux quatre une horde de barbares venue envahir la contrée. Finger in ze nose ! Là on se dit, "bon ok, ça commence un peu fort de café..." et qu'on est parti pour un énième album de pif paf boum sauce fantasy. C'était sans compter sur la fin du premier chapitre qui rebat les cartes rapidement et relance l'intérêt et pique sévèrement notre curiosité...
L'histoire prend alors une toute autre tournure et une nouvelle dimension...

C'est plutôt bien vu et l'idée centrale a du mérite, mais quelques facilités et aspects graphiques ont fait pencher mon appréciation vers le "pas mal" plutôt que le "vraiment bien". A commencer par le dessin. Franchement, je n'aime pas du tout la couverture que je trouve trop criarde ; c'est aussi le reproche que je fais à la colorisation de Jean-François Beaulieu. Autant ça fonctionne sur certaines planches, notamment les paysages, autant c'est parfois trop tranché dans les couleurs utilisées. Dommage, car le trait des deux dessinateurs est plutôt bon et agréable (mention spéciale aux scène de combat que j'ai trouvé très réussies).

Au final, un comics sympa qui se laisse avaler tranquillement et qui fera certainement le bonheur des ados amateurs du genre.

Nom série  Dreams Factory  posté le 09/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La collection Métamorphose nous propose une nouvelle fois une album très esthétique qui fait plaisir à tenir en main. Plus tourné vers le "tout public", celui-ci pourra autant ravir les plus jeunes que les adultes.

Dans ce Londres fantasmé de la fin XIXe nous retrouvons une société industrielle exploitant les pauvres gens et surtout les enfants. Indira, une jeune fille qui travaille pour la Dreams Factory, essaye tant bien que mal de ramener un peu d'argent pour faire survivre son jeune frère Eliott et son père en descendant à la mine. Mais elle semble atteinte par la silicose, maladie pulmonaire répandue dans ce genre de travail. Malgré cela elle fait tout ce qu'elle peut pour continuer à faire survivre sa famille jusqu'au jour où son frère disparait un peu avant Noël... Elle part donc à sa recherche ; tout semble la conduire vers Cathleen Sachs, la patronne de la Dreams Factory. C'est donc dans cette usine qu'elle va mener sa recherche au mépris du danger pour retrouver Eliott...

Ce premier tome très inspiré de la littérature anglaise de la fin XIXe et des contes classiques commence plutôt bien et son graphisme très "animé" pourrait même nous rapprocher d'un Miyazaki de par sa facture. Entre les personnages et le parti pris du dessin, on a même parfois l'impression que cette BD est une adaptation de dessin animé.
On part d'une réalité douloureuse qui bascule doucement vers le fantastique de façon intéressante qui ménage tout son suspense.

Ce premier tome est en tout cas vite avalé "malgré" ses 58 pages et il ne nous reste plus qu'à attendre une suite qui je l'espère sera tout aussi prenante.

Cet album "tout public" (ce qui est loin d'être le cas dans cette collection) annonce une série qui ferait un merveilleux conte de noël, reste à savoir ce que sa suite nous réserve.

(3/5 en attendant de voir ce que la suite nous donnera)

Nom série  A la vie à la mort !  posté le 21/10/2017 (dernière MAJ le 06/10/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce premier tome de "A la vie à la mort" nous retrace la vie mouvementée de Pierre Loutrel, alias Pierrot le Fou, chef du gang de malfrats surnommé "Le Gang des tractions-avant" qui sévit au sortir de la seconde Guerre Mondiale. Dans une France à peine remise des outrages de la guerre, cette bande très organisée et efficace a semé la terreur et la mort au fil de ses forfaits.

Si l'album a le mérite de nous dépeindre un personnage sans foi ni loi, sanguin -môssieur a la gachette facile...- et pour qui tous les moyens sont bons pour soutirer des fortunes, j'ai trouvé le récit pratiquement aussi sec et froid que le personnage. Si on ne nous demande pas de prendre parti, il ne se dégage pas non plus grand chose à leur encontre, ni sympathie, empathie ou rejet vicéral. On est plus dans une succession de faits et de méfaits, qui, agrégés nous livrent petit à petit les moments importants et marquants de sa vie tumultueuse. Dommage, car si effectivement tout cela donne une matière riche pour construire un récit, je n'ai pas réussi à rentrer dans cette histoire oscillant trop entre fiction et documentaire.

Dommage encore car le dessin de Gaël Séjourné est plutôt agréable et efficace allié à la mise en couleurs de Jean Verney. Les ambiances sont là, les décors et les personnages tiennent la route, mais il manque un je ne sais quoi pour faire la différence et donner corps et entrain au récit.

*** Tome 2 ***

Après un premier tome qui m'avait plutôt laissé sur ma fin, j'attendais tout de même de lire la suite pour parfaire ma première impression.

Et bien pour tout dire, rien de changé ! Je trouve le récit toujours aussi décousu dans la narration. On a l'impression de suivre (subir ?) une succession d'anecdotes et d'actions impliquant Pierrot le Fou et ses sbires, mais sans y éprouver la moindre empathie ou sympathie pour ces protagonistes.
Ajoutez à cela dans ce deuxième tome un dessin parfois bâclé sur certaines planches (nan mais matez le corps de la baigneuse dès la première page, Ingres et son Odalisque sont dans la catégorie petit joueur !!!) et j'ai vite décroché.

Je lirais sans doute le 3e et dernier tome par curiosité, histoire de voir comment tout cela se termine, mais je n'en attend plus grand chose.

*** Tome 3 ***

Bon bon bon, et bien à la lecture de cet album clôturant cette trilogie sur la vie de Pierre Loutrel, pas grand chose à rajouter par rapport à ce que j'ai écris sur les deux premier. L'histoire de ce gang de malfrat reste très décousue, composant une espèce de patchwork d'anecdotes et de d'accrochages entre les membres de la bande, les gens qu'ils braquent et les forces de l'ordre qui leur courent après... La seule chose que j'ai apprécié dans ce troisième tome c'est le dessin que j'ai trouvé plus soigné et régulier et la colorisation très réussie qui l'accompagne.

Bref, une série passable qui ne restera pas autant dans les mémoires que le personnage qu'elle remet en lumière.

Nom série  Conquêtes  posté le 06/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le prolifique Jean-Luc Istin prend donc le commandement d'une nouvelle série concept comme il les affectionne, "Conquêtes". L'humanité toujours prompte à se tirer une balle dans le pied en est réduite à devoir trouver de nouveaux horizons aux confins de l'espace. Chaque tome qui pourra se lire de façon indépendante nous livre donc le récit d'une de ces nouvelles colonisation.

Dans ce premier tome, Islandia, nous découvrons une exoplanète au climat glaciaire où évolue une population d'hominidés qui semble peu avancée. Après 30 ans de cryogénisation l'équipage est sorti de sa léthargie programmée pour découvrir son nouvel "el dorado". C'est l'oberleutnant Kirsten Konig qui débarquera en première à la tête d'une formation réduite afin de ne pas effrayer les autochtones. Le premier contact sera plutôt bon, et la population locale se révèlera loin d'être hostile dans un premier temps...
Car il y aura forcément un hic qui déclenchera les foudres de l'amiral Ragnvald Hakarsson, qui n'attendait par ailleurs qu'un prétexte pour jouer les gros bras et les conquérants. Mais les choses ne vont forcément pas se passer comme prévu, et la population locale se révélera loin d'être aussi inoffensive qu'il y paraissait. L'histoire ne s'arrête heureusement pas à cette construction assez simpliste et une conspiration d'une autre envergure vient complexifier l'intrigue et donner tout son intérêt à l'album.

Et si dans un premier temps cette BD semble pétrie d'influences diverses et de travers un peu caricaturaux, elle se révèle assez vite plus complexe et réfléchie qu'il n'y semble. Ajoutez à cela le dessin très réussi de Zivorad Radivojevic que ce soit dans les décors, les vaisseaux, les paysages enneigés ou souterrains et les personnages, qu'on est vite immergé et plongé sur cette planète lointaine. La pagination assez conséquente (75 pages) permet aussi à nos auteurs de prendre le temps de bien camper tout cela et de développer certains aspects psychologiques importants et de nous proposer quelques doubles pleine pages de toute beauté.

Voilà donc le premier tome d'une nouvelle série alléchant qui je l'espère sera d'aussi bonne facture dans les suivants.

Nom série  A travers  posté le 04/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album qui ne laissera certainement pas indifférent ! Soit on rentre dedans et on adore, soit on passera certainement complètement à côté. Le minimalisme étudié de Tom Haugomat mettant en regard chaque planche de chaque page pourra ou faire rêver ou faire fuir. Pour ma part, je suis rentré dedans à pas feutrés pour finir conquis.

"A travers" nous propose de suivre toute la vie d'un homme depuis sa naissance jusqu'à sa mort. De son rêve d'enfant de devenir astronaute à sa concrétisation, en passant par son mariage, la naissance de son fils, son divorce, tout y passe de façon très subtile mais certaine. Car Tom Haugomat nous propose un album qui fait presque office de jeu de piste où chaque planche composée d'un dessin unique réalisé avec toujours les mêmes quatre couleurs, sans encrage, se prolonge dans la suivante. La page de gauche nous montre ce que vit le personnage, celle de droite ce qu'il voit, avec pour trait d'union un objet qui servira de prisme.

Ce graphisme minimal surprend dans un premier temps, mais une fois qu'on a compris son fonctionnement on se surprend à chercher les détails qui nous permettent de saisir les subtilités de l'histoire et de la construction des planches. C'est fin, poétique et magistralement réalisé pour qui rentrera dans cet univers singulier. L'objet en lui même est aussi très étudié et appréciable avec cette couverture découpée en vision "jumelle" qui nous annonce déjà toute l'intention de l'auteur. Une vraie réussite pour moi au final !

Nom série  M.O.R.I.A.R.T.Y  posté le 04/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En voilà une bonne surprise ! Fred Duval et Jean-Pierre Pécau réussissent le coup de force de faire des étincelles avec les cendres tièdes d'un des héros les plus resucés de la littérature : Sherlock Holmes. Et si le cocktail composé dans ce Londres de 1899 par notre duo de scénaristes m'a beaucoup plu, le trait sombre et l'encrage marqué de Stevan Subic s'accordent parfaitement au récit très steampunk proposé.

Et ce sont tous les petits détails, multiples références et clins d’œil qui fourmillent qui font la différence pour assurer l'équilibre autour de la pierre de voute que représente le personnage du Dr Jekyll. Ce sont en effet ses recherches qui intéressent fortement Moriarty et la jeune veuve asiatique d'Alfred Nobel...

Avec cet album nos trois auteurs nous proposent une brochette de personnages bien campés, une intrigue bien ficelée, lancés sur les rails d'une narration très dynamique qui ne nous donne qu'encore plus envie de lire le second et dernier tome de ce diptyque.

Amis du steampunk, de Sherlock et d'aventure, cette série est faite pour vous !

Nom série  Le Troisième Fils de Rome  posté le 19/02/2018 (dernière MAJ le 03/10/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si le genre historique n'est pas celui que je préfère, ma curiosité l'emporte souvent et je me laisse tenter par ce genre de récit qui parfois me permet de faire la découverte de petites perles. Mais là, ce fut loin d'être le cas.

Si le dessin de facture très classique est correct, c'est l'intrigue qui ne m'a pas passionné du tout. On part du postulat voulant que la mère de Romus et Romulus (les fondateurs de la ville de Rome selon la légende) aurait eu un troisième fils issu d'un viol. De cette naissance apparaîtra la secte du Troisième Fils de Rome dont les objectifs me sont restés assez abscons après ce premier tome.

Ce premier tome voit donc l'affrontement de Martius et d'Hannibal. Hannibal cherche à faire chuter Rome, Martius à maintenir la grandeur de l'empire Romain et la secte du Troisième Fils... à foutre le bordel entre tout ça faut-il comprendre... Vu que chaque tome mettra le focus sur des personnages principaux différents en ne gardant pour fil conducteur que cette secte il faut espérer que la suite apportera quelques clés ou des éclaircissements car pour l'instant tout cela est plutôt brouillon.

A suivre donc, en espérant que la suite soit plus efficace car pour l'instant je ne suis pas vraiment motivé pour attaquer la suite.

*** Tome 2 & 3 ***

Bon et bien je crois que je n'irais pas plus loin dans cette série ! Ce troisième opus aura définitivement forgé mon opinion sur celle-ci : ce n'est pas pour moi. Même si le rythme est plus soutenu que les autres j'avoue m'y être rapidement perdu entre les personnages et les factions romaines qui se foutent sur la gueule, sans vraiment bien comprendre pourquoi... Quelle idée de faire se battre des romains contre des romains... et pour clore le tout je n'ai toujours pas saisi ce que voulait cette satanée secte du troisième fils de Rome !

Bref, la suite se fera sans moi.

Nom série  Olympus Mons  posté le 21/02/2017 (dernière MAJ le 03/10/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors voilà donc le dernier Bec... Toujours curieux de voir ce que cela donne... et ma fois, ba c'est du Christophe Bec...

En effet, notre scénariste des grands mystères ne s'aventure pas bien loin des sentiers battus qu'il nous propose depuis maintenant pas mal de temps. On reprend des vestiges monumentaux et mystérieux, on compose avec un découpage de l'histoire à travers différentes périodes et différents lieux, on ajoute des journalistes curieux, des organismes ou des états jamais très loin pour cacher tout ça et ça nous donne un récit qui tient bien la route mais qui ne nous dépayse pas trop de ce que Christophe Bec nous sert depuis quelques temps.

Côté dessin, là non plus on ne change pas une équipe qui gagne et c'est de nouveau Stefano Raffaele qui s'y colle. Efficace, avec un trait se prêtant à merveille avec ce genre d'histoire, c'est une affaire qui roule.

Alors, ce premier tome introductif sent le savoir faire et donne très envie de lire la suite malgré un manque d'une certaine originalité. J'aurais aimé me faire davantage surprendre par ce duo qui repart sur des sentiers peut être un peu trop rebattus. Mais attendons de voir ce que la suite donnera avant de porter un jugement définitif.

*** Tome 2 ***

Après un premier tome introductif construit façon puzzle mystère, comme l'affectionne Chritophe Bec, restait donc à voir ce que cette suite allait apporter comme clés pour tisser les liens nécessaires entre cette myriade de lieux, de périodes et de personnages pour y voir plus clair...

Notre histoire avance bien et on en apprend donc un peu plus sur ces mystérieux artefacts géants disséminés entre Mars et la Terre, mais leur origine et leurs buts restent abscons ; la tension monte et les puissances mondiales ne sont pas loin de rentrer en conflit à cause de ceux-ci...

On appréciera la montée en puissance de cette dramaturgie. Ce deuxième album plutôt bien ficelé sait nous tenir en haleine, toujours soutenu par le dessin efficace de Stefano Raffaele.

Reste maintenant à voir comment tout cela va évoluer et se conclure...

J'attends donc la suite avec curiosité...

*** Tomes 3 & 4 ***

Après un troisième tome qui malgré ses 43 pages et quelques révélations n'avait pas fait avancer le schmilblick de grand chose, le 4e tome renoue un peu plus avec le fil présent du récit et relance l'intrigue principale concernant l'anomalie qui menace la planète au fond de l'océan. Ce recentrage m'a replongé dans l'intrigue car j'avoue que même si toutes ces digressions historiques chez les vikings, les Croisés ou la découverte de l'Amérique ont un sens, pour moi leur nombre nuit à la narration trop éclatée. Du coup, le plaisir de lecture remonte et j'espère que la suite continuera sur la même pente ascendante pour conclure cette série de la meilleure des façons possible.

Nom série  Tamba l'enfant soldat  posté le 03/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis sa série jeunesse Genz Gys Khan au début des années 2000, j'ai toujours eu un faible pour les albums de Yann Dégruel. Avec cet album réalisé avec Marion Achard qui connait bien le sujet pour avoir proposé des spectacles pendant plusieurs mois dans des camps de réfugiés en Afrique, on quitte les contes et les histoires bon enfant pour traiter d'un sujet grave : les enfants soldats.

Si plusieurs albums ont traité le sujet assez récemment mais de façons différentes (Le Ventre de la Hyène ou encore Doggybags - Teddy Bear), j'ai apprécié dans celui-ci l'importance accordée à l'après. En effet, pour les quelques enfants soldats qui ont réussi à survivre ou s'enfuir de leur embrigadement, c'est toute la question de la reconstruction et de la réinsertion dans un environnement "normal" qui est ici posée, ainsi que celle tout aussi importante de la réconciliation.

Et pour ce faire l'album s'ouvre sur une réunion publique où le jeune Tamba vient témoigner de son parcours et des atrocités auxquelles il a du se livrer devant une population qui tente de comprendre et d'arriver à une réconciliation pour se remettre de cette guerre civile. Le pays n'est volontairement pas nommé pour rester général et ne pas se focaliser sur un pays africain en particulier et rester généraliste. S'ensuivent ensuite toutes les étapes de son parcours d'enfant soldat, de son kidnapping, en passant par les crimes qu'il a commis, jusqu'à son évasion de son groupe armé.

Si la narration est assez basique, elle n'en reste pas moins fonctionnelle. La pagination étendue (un peu plus de 100 pages) permet aussi aux auteurs de poser tranquillement les bases de leur récit et d'en dérouler le fil explicitement pour que le lecteur prenne bien conscience du contexte et des enjeux de chaque partie. Quant au dessin de Yann Dégruel, on retrouve sa patte si singulière qui allie un trait simple à des couleurs souvent saturées, qui colle une nouvelle fois parfaitement à l'Afrique.

Un bon album qui permettra à ceux qui s'interrogent sur le sujet de l'appréhender de manière intelligente.

Nom série  Une vie comme un été  posté le 03/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album nous retrace la vie somme toute banale de Gerda Wendt. Nous faisons sa connaissance au crépuscule de sa vie alors qu'elle semble profondément s'ennuyer en maison de retraite. Les flash back vont alors s'enchaîner au fil d'une quinzaine de chapitres nous faisant doucement découvrir la vie de cette femme et sa passion pour les mathématiques et l'astronomie.

Au delà de l'anecdote, c'est toute la place de la femme dans notre société et encore plus spécifiquement dans les strates scientifiques de la recherche que Thomas von Steinaecker et Barbara Yelin nous proposent de suivre. Car Gerda, très douée pour les nombres va rapidement devoir faire des choix difficiles entre sa carrière et sa famille. Sauf que faire carrière dans la recherche pour une femme n'est pas une chose qui va de soit à l'époque.

L'album est plutôt bien construit avec cette narration en va et vient entre son présent dans sa maison de retraite et le fil de sa vie, mais malgré cela l'histoire ne m'a pas plus passionné que cela et je n'ai pas réussi à éprouver une sincère empathie pour Gerda. J'ai refermé cette BD en me disant "ok, sympa" mais rien de transcendant à mon goût.

Le dessin singulier de Barbara Yelin tout à l'aquarelle et son découpage réfléchi n'ont pas su davantage infléchir mon appréciation. C'est bien fait, mais la magie des étoiles qui faisaient briller les yeux de Gerda n'a pas opérée chez moi.

Nom série  Pour la peau  posté le 03/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
BAM ! Je ne connaissais pas la collection Erotix de chez Delcourt mais j'avoue que cet album a su attiser ma curiosité et j'irais certainement jeter un oeil aux autres titres. Car j'avoue qu'il y avait longtemps que je n'étais pas tombé sur une BD érotique (voire pornographique) aussi émoustillante depuis longtemps.

"Pour la peau" nous plonge dans une relation adultérine passionnée entre Mathilde et Gabriel. Tous deux travaillent dans le même immeuble pour des boîtes différentes et font connaissance lors d'une fête organisée dans la cour de celui-ci. L'attirance physique est immédiate et eux qui sont pourtant mariés vont ainsi sceller le début d'une relation passionnée basée sur le sexe. C'est cru, animal, très sensuel en même temps et dans cette frénésie débordante d'assouvir leurs désirs ils vont laisser parler leurs corps sans retenue aucune.
Avec un tel pitch on aurait vite fait de se dire que tout cela semble bien banal au final. Mais nos deux autrices ont justement intelligemment construit leur récit en alternant les points de vue de Mathilde et de Gabriel ce qui rajoute au piment de l'histoire. Et puis le dessin simple mais diablement efficace de Deloupy jouant dans un registre réaliste où viennent s'immiscer quelques quelques fantaisies graphiques sert parfaitement le scénario. Sa colorisation originale, tout en aplats dans un camaïeu de sépia, rehaussé d'un peu de rouge ou de bleu pétants par moments pour mieux mettre en valeur certaines scènes m'a aussi séduit.

Bref, une très bonne histoire de cul, mais pas que, et loin de là. Voilà un album très réussi et maîtrisé.

Nom série  Migrant  posté le 02/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Eoin Colfert, écrivain pour ados connu pour sa série phare Artemis Fowl nous propose ici un récit d'actualité sur les migrants. C'est tout le parcours d'Ebo parti sur les traces de sa sœur et de son frère vers l'Europe qu'il nous raconte. De sa traversée du Sahara jusqu'à la dangereuse Tripoli en Lybie puis la périlleuse traversée de la Méditerranée dans un canot de fortune, on est immergé dans cette quête d'une vie meilleure qui se fait au péril de sa vie.

Le récit est construit en aller-retours entre le début du voyage d'Ebo et le "présent" sur l'embarcation qui essaye de traverser la mer. Si la narration est assez classique elle n'en demeure pas moins efficace et permet au lecteur de bien appréhender ce que représentent ces parcours hallucinants pour rallier l'El Dorado espéré que représente l'Europe. Le dessin semi réaliste de Giovanni Rigano, tout en douceur tant dans le trait que dans la mise en couleur permet de jouer sur les contrastes des situations dramatiques traversées de façon intéressante.
Alors oui, pour tout adulte un peu au fait des événements et curieux de l'actualité cet album n'apportera peut-être pas de "révélation", mais je suis sûr que beaucoup d'ados prendront peut-être conscience de ce qu'immigration veut dire aujourd'hui et des conditions hallucinantes que demande une "simple" traversée de la Méditerranée où nous nous plaisons à barboter...

De toute façon, cet album qu'il soit pris comme témoignage ou reportage a le mérite de nous montrer ce que représente pour ces gens cette folle traversée d'une partie d'un continent et d'une mer dans l'espoir de recommencer une nouvelle vie.

(3.5/5)

Nom série  Motor Girl  posté le 19/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Terry Moore que j'avais découvert avec l'excellente série Strangers in Paradise nous revient avec ce petit OVNI en noir et blanc.

OVNI oui, car difficile de faire rentrer cette album dans les cases tant il s’écartèle entre le dramatique et le n'importe nawak !
L'histoire s'ouvre sur le personnage de Samantha, ex- Marine multi traumatisée après trois missions au Moyen Orient dont elle est revenue brisée. Elle s'occupe aujourd'hui d'une casse automobile en plein désert que la bonne et vieille Libby lui a confiée plus par compassion que pour le chiffre d'affaire. Tout va "pour le mieux" pour Samantha et son ami imaginaire de 2.20m jusqu'au jour où débarquent des agents du gouvernement prêts à payer une fortune à Libby pour lui acheter son bout de terrain paumé dans le désert... Forcément, ça va pas le faire... S'en prendre à un ancien Marine aguerri en envoyant des branques, ça finit toujours mal. Ajoutez là dessus l'arrivée impromptue d'extraterrestres pour pimenter le tout et décor est campé, reste plus qu'à sortir le pop corn !

Autant Strangers in Paradise avait pris son temps pour me plaire voire même m'envouter, là je partais presque conquis et c'est finalement mitigé que je ressors de ma lecture. Je ne suis pas sûr que le doux mélange imaginé par Terry Moore soit aussi pertinent. J'ai adoré le personnage de Samantha et de don gorille imaginaire, adoré Libby, vieille bique revêche mais le coeur sur la main. Par contre, moi qui suis très SF, j'ai pas vraiment aimé le parti pris donné à nos extraterrestres qui contraste trop à mon goût avec le réalisme du reste de la BD. Je ne les ai pas trouvé crédibles du tout, du coup ça casse un peu l'accroche narrative ; dur de se raccrocher au récit quand on commence à tiquer sur une partie du récit.

Sorti de ça le graphisme de Terry Moore est toujours aussi agréable. Son noir et blanc est tout en finesse et retranspose de manière impressionnante les expressions et ressentis de ses personnages leur conférant un aspect très vivant. Surtout que quelques scènes surréalistes (mention spéciale à la partie de tennis de Libby !) m'ont vraiment fait marrer, à cause de cette expressivité et des dialogues bien sentis qui fusent.

Une curiosité à découvrir, mais pas à la hauteur à mon goût de la série qui aura fait sa renommée.

Nom série  Pan ! T'es mort !  posté le 19/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Court, bête et méchant, "Pan ! T'es mort !" nous replonge avec ces quelques 100 pages sur la mort dans l'humour noir comme je l'aime ! Pas besoin de chercher midi à quatorze heures, avec ces strips variant d'une à quatre pages maximum, avec quatre cases max également pour cet album "carré" au format réduit (15x17 cm), Guillaume Guerse et Terreur Graphique vont à l'essentiel !

C'est méchamment drôle ; la mort y passe sous toutes ses coutures : maladie, vieillesse, suicide, accident, attentat, pompes funèbres et j'en passe, nos deux auteurs se sont fait plaisir et nous le rendent très bien en partageant ces petits moments de rire irrévérencieux. Le dessin caricatural de Guillaume Guerse est juste parfait pour ce genre d'humour décalé qui n'est pas là pour donner dans le réalisme mais dans le couperet.

Alors oui, comme dans tout exercice du genre, certains sont un peu plus convenus et d'autres sortent du lot, mais j'avoue avoir pris un malin plaisir à rire de certains des gags que propose cette BD ! Cette nouvelle collection Pataquès commence plutôt très bien !

Nom série  Pepe Carvalho  posté le 19/09/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hernan Migoya (scénario) et Bartolomé Segui (dessin) s'attaquent à l'adaptation d'un des classiques du polar espagnol : Pepe Carvalho. Ce personnage haut en couleur et fort en gueule (voire au coup de poing) de l'écrivain Manuel Vazquez Montalban est en effet LA figure du privé hispanique des années 70/80'; on y découvre les bas fonds d'une Barcelone populaire et ses laissé pour compte dans lesquels évolue Pepe Carvalho comme un poisson dans l'eau.

L'adaptation est plutôt réussie. Si par moment la verve et l'écriture de Montalban nous rappellent qu'on est bien dans l'adaptation d'un roman, le tout reste plutôt fluide grâce à une narration efficace. Et puis, c'est quelque chose ce personnage de Pepe ! Archétype latin du mâle des années 70/80', fan de bonne bouffe et de sexe, on ne la lui fait pas ! Marrant de voir comment nos sociétés ont évolué à ce niveau, notamment pour les femmes. Car tout au fil de son enquête, si elles sont omniprésentes de Barcelone à Amsterdam, elles ont rarement le beau rôle.

Pour ce qui est du dessin, j'ai trouvé que la patte de Bartolomé Segui se prêtait plutôt bien au genre et au personnage. Trait flottant et semi réaliste rehaussé de dégradés charbonneux et d'une colorisation un peu terne, tout cela est parfait pour les ambiances un peu glauques et les bas quartiers qui font le quotidien de Pepe.

Malgré cette bonne ambiance générale il manque malgré tout un petit je ne sais quoi d'énergie ou de peps pour parfaire cette adaptation. C'est bien, ça se lit tout seul, mais je n'ai pas non plus été scotché à l'album page après page comme avec certains thriller. A découvrir quand même pour l'ambiance et le personnage de l'époque.

(3.5/5)

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