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... a posté 2465 avis et 422 séries (Note moyenne: 3.07)

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Nom série  Les Sexties  posté le 21/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui n’est pas des plus connus de Lauzier, et que j’ai découvert récemment (je n’en avais jamais entendu parler).

C’est un album très hétéroclite, dans tous les sens du terme. En effet, il rassemble un grand nombre de strips (du simple dessin à deux ou trois), mais aussi des histoires courtes de plusieurs pages (qui ne sont pas trop réussies je trouve).

C’est aussi hétéroclite (et inégal d’ailleurs) pour ce qui concerne les thèmes et le ton adopté. Beaucoup de strips jouent sur un érotisme rigolo (ce qui justifie le jeu de mot du titre, et le dessin de couverture ?), d’autres sont plus divers (proche de Quino parfois).

Si les thèmes habituels de Lauzier (critique sociale) sont présents, je les trouve ici moins bien exploités qu’ailleurs.

C’est un album sympathique, sans plus, amusant mais pas suffisamment à mon goût. A emprunter à l’occasion.

Nom série  A l'ancienne  posté le 21/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais découvert cet éditeur avec 13 Devil Street, où Benoît Vieillard officiait seul (dans un projet très intéressant d’ailleurs). J’y retourne donc avec ce « A l’ancienne », intéressant, mais clairement moins original.
Cet album se lit assez vite, malgré la relative grande pagination (110 pages environ), et sa lecture se révèle agréable. Sans plus serais-je tenté de dire.

L’histoire est assez simple : nous suivons les suites d’un casse, réalisé par trois vieux potes. Qui peinent à remettre la main sur le magot – la faute à des trous de mémoires de l’un d’entre eux. Intrigue peu originale sur le fond donc.
Si cette histoire concoctée par Julien Monier se laisse lire, c’est que certains détails (outre le dessin agréable de Vieillard) la rendent plus intéressante.

D’abord les casseurs sont des papys – bien verts pour leur âge quand même ! Et leur périple dans Paris est ponctué de dialogues assez vifs. De plus de nombreux clins d’œil sont fait au cinéma populaire (policier ou western) : de nombreuses scènes parodient, voire « citent » Sergio Leone (et la couverture déjà a des airs de duel de western !). Je n’ai pas forcément accroché ni compris l’intérêt des émeutes dans Paris – qui sont évoquées régulièrement.

Enfin, c’est surtout par la construction de l’intrigue que se distingue cet album. En effet, le montage est fait « à l’envers ». En effet, nous remontons le temps, chaque chapitre se conclut donc là où a commencé le précédent.

Alors, certes, cela peut paraître artificiel comme procédé, mais cela a quand même le mérite de titiller la curiosité du lecteur. Pas au point de faire oublier le manque d’originalité de l’intrigue, mais en tout cas suffisamment pour pimenter un peu la lecture.

Nom série  Edmond  posté le 20/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai jamais lu ni vu « Cyrano de Bergerac », et n’ai pas davantage vu la pièce de Michalak ou son adaptation cinématographique. Comme beaucoup je pense, je ne connais de cette pièce (en plus de la trame générale – et encore, vaguement) que quelques répliques, dont la fameuse « tirade du nez ».
Je ne sais donc pas précisément ce que Michalak a pu modifier de la réalité, ce qu’il a pu romancer de la vie de Rostand à l’époque de la création de ce gros succès. Mais après tout on s’en fiche, car cet album peut tout à fait ses suffire à lui-même, et s’apprécier sans avoir en tête toutes ces informations.

Michalak et Chemineau ont pris le parti de rester fidèle à un certain style de théâtre de boulevard, en usant du vaudeville et de ses clichés, en faisant de leurs personnages des piles électriques, dont les gestes, les répliques tiennent en haleine le public/lecteur. De fait, c’est assez dynamique, tout en restant cantonné dans les clichés du genre. Les amateurs apprécieront, ils ne sortiront pas de leur zone de confort.

Quelques vues extérieures des grands boulevards, l’apparition de quelques grands noms de l'époque (Sarah Bernhardt, les frères Lumière, Feydeau, etc.) apportent une touche d’authenticité, mais aussi – avec quelques escapades du héros, chez lui ou à Issoudun, aèrent quelque peu ce quasi huis-clos (Rostand ruminant pour trouver des idées, puis, dirigeant les répétitions de sa pièce, bref, ne sortant pas du théâtre – dans tous les sens du terme d’ailleurs).

Pas trop de surprises donc, mais une lecture qui se révèle quand même agréable. D’autant plus que le dessin de Chemineau (que j’ai déjà apprécié ailleurs) est fluide, et parfaitement adapté au style un peu saccadé et théâtrale de l’histoire. A découvrir à l’occasion.

Nom série  Jeux de filles  posté le 19/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Juan José Ryp a un sacré coup de crayon ! Les trois albums de lui que j’ai lus n’ont fait que confirmer son talent. Et pour ce genre de BD, c’est évidemment un plus non négligeable. C’est ainsi que les femmes qu’il dessine, leurs ébats, sont très émoustillants. Il est sans doute meilleur pour les gros plans que pour les plans larges ou les décors, mais ce n'est pas vraiment grave ici.

Comme le titre l’indique, ce ne sont que des scènes lesbiennes, en fait une série de petites histoires ayant à chaque fois deux femmes comme protagonistes (quelques rares figurants complète le décor). La plus longue met d’ailleurs en scène Gladys et Monique, qui auront droit ensuite à un album, plutôt réussi, et lui en couleur (je l’ai d'ailleurs trouvé meilleur que cet album).

Le découpage en petite histoires indépendantes, et les quelques traits d’humour qui s’invitent dans certaines chutes empêchent la monotonie. Mais cela ne masque pas complètement la faiblesse des scénarios, très souvent de simple prétexte : les scènes de sexe s’enchainent.

Album sympathique, qui vaut essentiellement pour le dessin, et qui plaira sans doute aux amateurs du genre (amours lesbiens, légère tendance SM).

Nom série  Les Riches au tribunal  posté le 19/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai déjà lu pas mal de livres de ce duo de sociologues, qui travaillent quasi exclusivement sur la grande bourgeoisie, les « riches » et les passe-droits qu’ils se donnent. Avec la même rigueur et la même pugnacité que Pierre Bourdieu (dont ils se réclament), ils mettent à jour les mécanismes utilisés par les « classes dominantes » pour s’exonérer des obligations qui incombent à tous (phénomène bien évidemment occulté par les dirigeants politiques – qui les mettent en place et font partie pour la plupart de la même catégorie sociale, et par les médias – contrôlés par ceux-là même qui bénéficient de ces passe-droits).

Je ne pourrais que vous encourager à lire leurs livres, instructifs. Mais déjà cet album est une bonne introduction. Au travers du procès intenté à Cahuzac, les auteurs décryptent, de façon claire (même si, parfois, certains schémas peuvent paraître moins simple), comment cet homme (et sa femme), sans scrupules, ont bâti un système d’enrichissement, de vol. Mais aussi comment ils ne sont qu’un exemple parmi d’autres. Et que, jugé presque « par hasard », ils ne sont finalement sanctionnés qu’à la marge (voir le procès en appel, présenté par la presse comme dur pour Cahuzac, car aggravant la peine, alors même que le sursis fait que Cahuzac ne fera pas de prison).

Après lecture de cet album (qui ne m’a pas forcément appris grand-chose, mais qui est une petite piqûre de rappel), j’ai le même sentiment qu’après la lecture du Canard Enchaîné chaque semaine : on hésite entre rires et larmes. Mais la lecture de ce genre d’album, du Canard Enchaîné (ou du Monde diplomatique pour des analyses plus poussés et moins centrées sur le commentaire de l’actualité) devrait être obligatoire, pour que chaque « citoyen » sache décrypter les artifices mis en œuvre par une oligarchie (mêlant politique, médiatiques, industriels et rentiers – catégories il est vrai souvent interchangeables, tant certains passent de l’une à l’autre) pour s’exonérer des obligations qu’ils imposent au plus grand nombre.

Par ailleurs, le traitement (médiatique, mais aussi judiciaire) subi par les gilets jaunes, ou même n’importe quel petit délinquant – voire simple jeune de banlieue, subissant comparutions immédiates, gardes à vue et peines de prison pour avoir sur soi de quoi se protéger des lacrymogènes, avoir détérioré un abribus, ou même (c’est très tendance et si facile) pour « outrage », est à mettre en perspective avec le traitement subi par Cahuzac (ou Bettancourt, ou Fillon, ou Balkany, pour ne citer que quelques têtes de gondoles du genre), qui ont volé (oui, c’est bien notre argent qu’ils volent en fraudant !) des dizaines de millions d’euros (il est vrai sans violence physique), et qui, s’ils sont jugés (ce qui arrive rarement – et alors très très très longtemps après le déroulement de faits, sans humiliation publique ni comparution immédiate, garde à vue), ne sont condamné (là aussi très rarement) qu’à la marge, et ne font pas de prison. ECOEURANT !

Je suis aussi grand amateur de Lécroart (il est vrai d’habitude davantage dans des publications liées à l’oubapo), et j’ai retrouvé là avec plaisir ses personnages rondouillard, à peine caricaturaux, son style fluide et agréable.
Et, contrairement à Paco, je n’ai pas trouvé que les dessins, les gags – bref, l’emballage « humoristique » proposé par Lécroart n’affaiblissent le propos, bien au contraire. Comme le font souvent les dessins caricaturaux ou les jeux de mots à deux balles dans le Canard Enchaîné, cela « aère », sans nuire au fond.

Nom série  Terra Doloris  posté le 18/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais adoré Terra Australis des mêmes auteurs, et c’est donc conquis d’avance que je me suis jeté sur cet album. Qui est un peu moins épais (plus de 350 pages tout de même !), et lui aussi réussi, même si je l’ai trouvé un chouia moins envoûtant que le précédent.

C’est que l’Australie y est moins présente, mis à part un « monologue », sorte d’interlude central entre les deux histoires d’évasion qui occupent l’essentiel de l’album, et bien sûr par le fait que les deux personnages principaux, Mary Bryant (pauvre fille déportée pour une peccadille) et Thomas Muir (avocat nationaliste écossais, déporté politique), commencent leur périple par s’en évader.

Car l’album est centré sur ces deux personnages (dont l’histoire est traitée successivement – même si les deux sont contemporaines), qui servent d’aimant pour tous les personnages, événements de l’époque (fin du XVIIIème siècle surtout, mais aussi début du XIXème siècle). Bollée arrive ainsi très bien à dynamiser son récit en l’intégrant à la Révolution française, aux Lumières, mais aussi aux relations entre Français, Anglais et Espagnols. Les mutins de la Bounty, l’amiral Nelson, personnages historiques et/ou emblématiques sont aussi de la partie.

Comme il l’avait fait dans Terra Australis, L.F. Bollée fait ici un clin d’œil à l’expédition de La Pérouse et à son échouage sur les îles de Wanikoro (et comme pour le livre précédent, les marins anglais s’en détournent, les laissant à leur triste sort…).

De ce fait, ce pavé, à la fois dense, riche et « aéré » se lit très agréablement et relativement vite. C’est bien sûr aussi dû au beau dessin de Philippe Nicloux qui, comme pour le précédent album, use d’une sorte de lavis, d’un Noir et Blanc jouant sur les nuances de gris. Son trait simple mais efficace fluidifie clairement la lecture, que je vous recommande.

Nom série  Avel  posté le 17/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etrange série que celle-ci, qui mêle du polar, de l’espionnage, avec une intrigue qui réalise souvent l’exploit d’apparaître à la fois creuse et trop alambiquée !

En effet, j’avoue n’avoir pas trop saisi tous les tenants et aboutissants de la première histoire, dans laquelle les cadavres s’empilent, plusieurs groupes de tueurs s’éliminant autour d’Avel, sans que ne soient délivrées des explications (avec quelques scènes qui confinent parfois à l’absurde, avec un humour involontaire). Les explications (incomplètes), en fin du deuxième album, sont un peu brutales (avec un décor improbable). Aucun personnage ne fait preuve d’empathie, ils sont aussi froids que les décors et aussi inexpressifs que l’intrigue.

De plus, le rythme adopté, très nonchalant (comme certains romans noirs), m’a un peu perdu, au point que la lecture, manquant de rythme et de clarté, m’a un peu – beaucoup même parfois ! – ennuyé. Et le dessin de Christian Durieux, dans une ligne claire très froide, avec des décors et des corps un peu allongés, multipliant les extérieurs vides (plages, quais, etc.), accentue je trouve l’aspect creux – et donc ennuyeux – de l’ensemble.

Du coup, c’est quand même pas mal à reculons que j’ai entamé le second diptyque, après la déception du premier. S’il est un peu plus dynamique (avec l'intervention d'une sorte de mafia) – et peut-être plus facile à suivre – il ne m’a pas emballé outre mesure.
Le dessin est encore froid – et les lignes de l’architecture stalinienne des décors accentuent le côté géométrique, presque stylisé de la ligne claire, mais aussi cette froideur, cette « distanciation ». Bref, ces deux derniers albums ne m’ont pas réconcilié avec cette série, que j'ai trouvée globalement décevante.

Nom série  Gladys & Monique  posté le 17/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je découvre avec cet album le travail de Juan José Ryp. Et bien le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a un très chouette coup de crayon ! C’est évidemment cet aspect graphique qu’il faut mettre en avant, car il nous montre ici de très jolies formes !

Ses femmes sont très sexy, gainées de cuir ou de soie, juchées sur des talons aiguilles : on est dans du porno chic, mais bien fait. Contrairement à son précédent album (Jeux de filles), qui était en Noir et Blanc, c’est ici colorisé (très bien en plus).

C’est un enchaînement de petites histoires, prétextes à des scènes très érotiques, très hard, jouant souvent sur des thèmes sadomasochistes, de soumission. C’est bien fait (sans être gore ou trop extraordinaire). Surtout, Ryp parsème certaines histoires d’un peu d’humour (petites chutes rigolotes). Et sa narration est très économe de paroles (très rares), avec en plus la plupart des textes composés d’images à la place de mots dans les phylactères (Ryp avait déjà un peu utilisé ce truc dans Jeux de filles).

Le superbe trait de Ryp me fait arrondir à quatre étoiles (note réelle 3,5/5) pour cet album. Ce dessin émoustillant compense en partie les scénarios, pas forcément hyper-développés.

Nom série  Herzl une histoire européenne  posté le 16/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album épais (près de 350 pages), qui se lit agréablement, mais qui exige du lecteur du temps et de l’investissement. En effet, quelques passages sont un peu arides. Bien connaître les enjeux géographiques, politiques et culturels de la fin du XIXème et du début du XXème siècle aide quand même pas mal à comprendre certains faits (et rend sans doute aussi la lecture plus fluide). Le dossier final de quelques pages, qui présentent certains événements, et surtout certains personnages clés, est assez court, mais intéressant, plutôt bien fichu.

Sous couvert d’une biographie d’un personnage imaginaire (Ilia Brodsky), juif ayant fui gamin les pogroms russes, puis qui a traversé l’Europe au tournant du siècle, Camille de Toledo nous présente en fait cette période, cette partie orientale de l’Europe, dans laquelle la culture bouillonnait, mais qui va être détruite (un peu par la première guerre mondiale, mais surtout par la folie nazie, qui va anéantir l’intelligentsia de Vienne, et détruire la culture Yiddish populaire en Europe de l’Est). En cela le sous-titre est bien vu, l’Europe et ses troubles étant bien un personnage central de l’album.

Quant à Theodor Herzl, prétendument croisé par Brodsky, nous suivons aussi son cheminement intellectuel, qui l’amènera à développer le mouvement sioniste, et à envisager ce qui deviendra plus tard l’Etat juif d’Israël. Et progressivement, c’est bien cette biographie – autant celle d’Herzl que celle de l’idée d’un Etat juif – qui domine.
J’ai juste eu du mal, parfois, car les passages centrés sur Brodsky, sa vie quotidienne, s’entrecroisent avec ceux narrant la vie et l’évolution politique d’Herzl. Ces va-et-vient sont parfois déroutants.
C’est aussi un album traitant de l’exil, de l’errance (des idées, des hommes)

Mais globalement, c’est quand même un album ambitieux et réussi, avec un parti-pris esthétique usant d’une bichromie Noir/Jaune, et d’un dessin assez stylisé, dont le rendu est proche de certaines gravures.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Florida  posté le 16/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album est une véritable réussite, tant du point de vue esthétique que du point de vue de la narration (ou même du point de vue historique).

Bâti surtout sur des flash-back durant lesquels Jacques Le Moyne raconte son aventure lors d’une expédition huguenote en Floride, l'histoire se lit facilement et très agréablement.
Jean Dytar articule très bien les passages en Angleterre – où s’est réfugié Le Moyne avec sa famille protestante (avec les répercussions sur sa vie de couple des mauvais souvenirs rapportés de Floride) et les péripéties de l’expédition dans le Nouveau Monde.
Il parvient aussi à bien rendre les enjeux économiques et politiques qui sous-tendent ces expéditions (opposants Etats, mais aussi et surtout Protestants et Catholiques : nous sommes en plein dans les guerres de religions, qui ensanglantent l’Europe, mais aussi, comme nous le voyons dans cet album, les Amériques par contagion). On devine que les Anglais vont tirer les marrons du feu après les combats entre Français et Espagnols.

Esthétiquement, c’est aussi réussi. Les passages « américains », en flash-back, ont un beau rendu « vert transparent », et le dessin de Dytar est efficace, dans un style semi-réaliste que j’ai bien aimé.

A noter qu’en fin d’album, plusieurs planches de Le Moyne (ou inspirées de son travail) sont reproduites. De plus, un historien spécialiste de l’époque et la région fait une très belle présentation historique, à la fois complète et synthétique. Tout ceci accompagne l’album, et le rend encore plus intéressant et captivant. Une belle réussite en tout cas, dont je vous recommande chaudement la lecture !

Nom série  Exposition  posté le 15/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec comme fil rouge la visite de l’exposition des œuvres d’un vieillard paraplégique et muet (qui ne peint que des pin-up dans des poses surprenantes), Ignacio Noé réussit là un album original pour mettre en images des scènes de sexe endiablées.

Son trait est bon, avec un rendu « sucré », qui rend un hommage évident aux dessinateurs de pin-up des années 1950. En tout cas j’aime bien son dessin.

Quant au scénario, il est intelligent. Si la visite de l’exposition n’est qu’un prétexte, ce n’est pas que l’enchainement de scènes de cul. Car Noé glisse pas mal d’humour. En effet, plusieurs personnages (le peintre en songe, sa fille en racontant ses souvenirs à un homme qui l’accompagne) nous présentent leurs souvenirs, mais les images qui accompagnent ce texte sont souvent en décalage (à la fois bien plus hard, mais aussi plus ironiques et moins glorieuses que ce qui est raconté).

Et les deux fonctionnent, que ce soit l’humour bâti sur ces décalages, et les scènes de sexe, assez émoustillantes.
C’est donc un album – et un auteur – recommandables.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Fantasmes  posté le 15/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chaque album est relativement épais (près de 100 pages, pour une quinzaine d’histoires courtes), et globalement, c’est assez bon.

La particularité de toutes ces histoires, c’est qu’il y a presqu’à chaque fois une chute rigolote, un humour noir qui ressemble parfois aux chutes concoctées par Hitchcock dans sa série « Alfred Hitchcock présente » (toutes proportions gardées pour ce qui est de la comparaison !). C’est souvent ironique, et généralement réussi.

Pour le reste, nous avons bien là des histoires de cul, avec de nombreuses scènes de sexe – relativement classiques pour ce qui est des positions.

Le dessin de Stefano Mazzotti fait un peu daté, même s’il est bon. Les couleurs – souvent criardes je trouve – sont, elles, moins réussies, en tout cas moins à mon goût.

C’est en tout cas une série intéressante, qui bâtit de petits scénarios intelligents (pas forcément les plus originaux, mais réels et avec une chute souvent bien fichue).

Nom série  La Honte et l'Oubli  posté le 14/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après une petite introduction en Espagne, nous entrons de plain-pied dans l’action et découvrons les enjeux autour du contrôle des Philippines. Nous suivons pour cela le destin de deux frères, enrôlés tous les deux dans l’armée espagnole – mais qui ne se sont pas encore retrouvés dans ce premier album.

Les Espagnols doivent faire face à des révoltes indépendantistes (avec parfois des européens qui les aident) et aux ambitions américaines dans la région (nous suivons aussi la montée des tensions entre Européens – Allemands et Anglais entre autres).

Les tensions augmentent, jusqu’au déclenchement des hostilités – qui se passent très mal pour les Espagnols.
L’ambiance m’a un peu fait penser à la guerre de sécession, une sorte de western transposé en Asie de l’Est. Cela se laisse lire, mais sans trop d’originalité. Du pas mal, sans plus pour le moment.
Quant au dessin, je l’ai trouvé efficace.

La série est prévue en deux tomes, et sera donc rapidement conclue (ce qui est plutôt une bonne nouvelle). On y verra donc les Etats-Unis jouer un jeu trouble (puisqu’au lieu de jouer un rôle émancipateur et contre tout ce qu’ils avaient pu faire croire aux insurgés philippins, ils vont se contenter de prendre la place des Espagnols pour le contrôle de l’archipel).

Nom série  Sex in Italy  posté le 14/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que le premier tome de cette série. Et je dois dire qu'elle se situe dans une honnête moyenne du genre, sans plus.

Si Tarlazzi a un chouette coup de crayon, et sais bien mettre en valeur les formes de son héroïne, Selena – et ses nombreuses relations sexuelles – je n’ai pas du tout aimé la colorisation, délavée : un bon Noir et Blanc aurait été plus adapté à mon avis.

Ensuite, si les situations sont émoustillantes (rien d’extraordinaire, il n’y a là ni surenchère d’objets ou de sadomasochisme), le scénario est quand même bien faible, les scènes de cul s’enchainant sans beaucoup de construction entre elles (même s’il y a quand même quelques petits efforts dans ce domaine).

Nom série  La Route de Tibilissi  posté le 14/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une histoire qui se déroule de façon linéaire, où les dialogues sont peu nombreux, et qui pourtant réussit à captiver le lecteur.

D’abord parce que le dessin est plutôt bon, et réussit en particulier à bien rendre les étendues quasi désertes et enneigées dans lesquelles se déroule l’intrigue, mais aussi, par un trait un peu fouillis, la dureté de ces paysages, des visages.

Ensuite parce que cette histoire d’enfants (deux frères, orphelins) qui fuient la guerre, les massacres, poursuivis sans cesse par des soldats qu’on devine le plus souvent, que l’on voit rarement (pour quelques montées de tension brutales), est bien menée.
Et parce que, si l’intrigue est linéaire, elle ménage tout de même quelques surprises : alors que tout le début (et la quasi-totalité de l’histoire d’ailleurs) se déroule dans un environnement que l’on situerait volontiers dans un moyen-âge nordique, l’apparition d’un robot et d’une bestiole proche des univers fantasy intriguent, et donnent des touches SF qui restent longtemps sans réponse, mais pas sans intérêt. Enfin, la chute apporte elle aussi son lot de surprises, tout en « rationalisant » quelque peu l’ensemble.

Au final, c’est un album épais, que j’ai lu rapidement. La lecture est fluide et agréable (alors même que le sujet est quelque peu glauque et noir). C’est un album à découvrir en tout cas, Chauvel ayant bâti là une histoire sans esbroufe, mais plutôt réussie.

Nom série  Sophisticated Ladies  posté le 14/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album au petit format, à la couverture souple, qui m’a fait découvrir le travail de cette dame, ancienne actrice porno, dont le dessin est parfois hésitant, mais qui est en tout cas beau (j’aime bien en plus sont utilisation des nuances de gris).

Je ne sais pas ce que Paula Meadows a réellement mis d’autobiographique dans ces aventures (en tout cas l’héroïne a ses – jolis – traits, et une présentation sous-entend qu’elle s’est pas mal inspirée de sa vie), mais en tout cas on a là revisités pas mal de clichés sadomasochistes.

Erich von Götha se fend d’une longue préface, et l’on comprend pourquoi en lisant l’album. En effet, certaines de ses obsessions s’y retrouvent. Mais je dois dire qu’outre le fait que ce soit une femme qui les expriment, l’autre différence tient au fait qu’il y a sans doute moins d’outrances que chez von Götha, et que, malgré quelques facilités, cela reste quand même dans le domaine du « possible » (même si « extraordinaire » bien sûr).

L’histoire (qui n’est pas non plus des plus originales !) baigne franchement dans les influences de Sade, d’ « Histoire d’O », mais aussi de certains romans d’André Pieyre de Mandiargues (grand amateur de Sade de toute façon).

Dans la catégorie des BD ayant pour thème le sadomasochisme chic, cet album se situe en tout cas plutôt dans le haut du panier.

Nom série  Harkhanges  posté le 14/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai lu que le premier tome, seul à m’être tombé sous la main (mais de toute façon la série s’est visiblement interrompue avec le suivant, sans trouver de conclusion, et cet album m’aurait dissuadé de continuer l’aventure). Et presqu'à m'être tombé des mains, si j'osais un mauvais jeu de mots.

La seule chose que je trouve correcte, c’est le dessin, globalement bon. Rien à redire de ce côté-là. Si ce n’est, à plusieurs reprises, un texte minuscule dans les phylactères (texte quasi illisible parfois). Et un cadrage usant, abusant d’un découpage de grands cadres, bof bof…

Puisqu’on en est au texte, c’est bien sûr là que le bât blesse. L’histoire est à la fois peu captivante (et pas très originale avec ce groupe hétéroclite lancé dans une quête dangereuse), mais aussi mal menée, avec des dialogues moyens et des péripéties peu emballantes (les blagues nazes entre filles et garçons par exemple).

Aucun avis depuis plus de 15 ans, c'est assez symptomatique quand même! Aussi vite oublié que lu !

Nom série  Le Vent des Dieux  posté le 13/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je poste mon avis après la lecture du premier cycle de 5 tomes – et peu après avoir aussi lu une série au thème proche, Kogaratsu (même si située dans une période légèrement postérieure).

Le dessin d’Adamov est relativement bon (je déplore parfois quelques erreurs de proportion, avec des corps un peu trop allongés je trouve – surtout dans le premier tome). Mais l’ensemble est de qualité (et quasi sans défaut à partir du deuxième tome).

Sinon, Cothias a cherché (avec une bonne documentation je suppose) à bien rendre cette période, les liens unissant les samouraïs entre eux, les hiérarchies féodales, la culture japonaise médiévale, etc. En tout cas sa reconstitution est crédible.

Pour le rôle du grand seigneur local, Oshikaga, Cothias a planté un gros abruti. Dans tous les sens du terme, puisqu’il lui a donné un air de Jabba le Hutt, grosse masse de graisse – quasi disproportionnée (il me paraît avoir « rétréci » à partir du deuxième tome et revenir à des proportions crédibles) imbue de sa personne, passant son temps en plaisirs charnels, et vociférant contre tous ceux qui l’entourent (soldats, serviteurs et concubines, indifféremment traités comme des esclaves) : cruel et détestable personnage !

Et puis le héros, Tchen Qin, dont les traits et l’accoutrement semblent les plus simples, les plus purs et beaux, et son amoureuse, Pimiko, qui rapidement se trouve au cœur des aventures développées par Cothias, chacun de leur côté portés vers une quête (en fait on peut dire que tous les deux cherchent Tchen Qin !). Aventures qui se laissent lire, dans une ambiance pas trop policée : sexe et violence souvent crue parsèment ces pages. Je suis plus réservé concernant les passages usant du fantastique (comme lorsque Chen Quin, entre la vie et la mort, est sauvé par une jeune femme au début du deuxième tome).
En tout cas ce premier cycle est globalement réussi. C’est de la bonne aventure historique.

Nom série  Les 5 sens d'Eros  posté le 13/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album regroupe une dizaine d’histoires courtes. Illustrant les cinq sens pour les premières, puis plus diverses pour les autres.

Il y a des efforts pour ne pas faire qu’enchainer les scènes de sexe, et certains scénarios sont réussis, amusants (mais c’est inégal). Les femmes de Manunta ne sont pas non plus que des bombasses siliconées, et mon histoire préférée a même pour héroïne une femme quelque peu obèse.

Manunta possède un style graphique personnel, même si celui-ci n’est pas de ceux que je préfère. Un style semi-réaliste, qui fait un peu « crayonné » dans son rendu, avec une colorisation que je trouve assez moyenne.

Un album qui se situe dans une honnête moyenne du genre. A emprunter à l’occasion.

Nom série  L'Empereur de Paris  posté le 13/05/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album adapté d’un film (que je n’ai pas vu). De Vidocq, je ne connais pratiquement que le « vieux » feuilleton vu il y a très très longtemps à la télévision.

Cet album est visiblement fidèle au film (le scénariste est le même !) mais – limite de la pagination oblige, il m’a paru un peu léger, survolant les actions, n’étoffant pas suffisamment la personnalité des protagonistes, et c’est bien dommage.

Si l’on suit bien la trajectoire atypique de Vidocq, des geôles les plus glauques aux salons de Fouché, de la pègre à la Sûreté, j’aurais bien aimé voir davantage développée la description d’une sorte de Cour des miracles moderne, ainsi que les turpitudes qui entourent le pouvoir de Napoléon (panier de crabes autour de Fouché par exemple).

Au dessin, nous retrouvons Fiorentino, qui a déjà officié chez le même éditeur et pour la même période avec la trilogie sur Napoléon. Et je retrouve ici les mêmes réserves : le dessin est globalement bon, mais pas ma tasse de thé, et je n’aime pas trop la colorisation.

C’est une histoire qui se laisse lire, pas désagréable, mais sans plus. A emprunter éventuellement, à l’occasion.

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