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... a posté 2554 avis et 443 séries (Note moyenne: 3.07)

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Nom série  Agata  posté le 18/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Olivier Berlion a déjà publié pas mal de séries policières, c’est une sorte de spécialiste du genre. Ici, il mélange – plutôt bien je dois dire – des faits et des acteurs réels et des créatures de son cru.

L’intrigue a pour cadre le début des années 1930, aux Etats-Unis, lors de la grande dépression, alors que F. D. Roosevelt va accéder au pouvoir pour un certain temps. Nous naviguons pour le moment entre New-York et Chicago.

Nous suivons l’arrivée d’une – très belle – jeune femme, qui a fui la Pologne (l’Agata qui donne son titre à la série et qui est donc promise à un premier rôle), mais aussi l’accession au « pouvoir » au sommet du syndicat des familles mafieuses de la côte Est de Lucky Luciano, la fin de ce premier tome semblant mettre indirectement en relation ces deux personnages (déjà réunis sur la couverture).

C’est un tome d’exposition, plutôt bien fichu – même si c’est parfois un peu long (je ne sais pas en combien de tomes la série sera déclinée – je l’espère pas trop !). Rien d’extraordinaire ni de très original, mais les amateurs de cet univers mafieux des années 1930 y trouveront leur compte, c’est du bon travail. D’autant plus que le dessin d’olivier Berlion est plutôt bon (ce que confirme un carnet graphique placé en fin d'album).
A voir ce que cela donnera pour la suite.

Nom série  Le Dieu vagabond  posté le 17/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album dont le contenu s’avère très dense, très riche, mais qui se laisse lire très vite (malgré l’importante pagination) et en tout cas très agréablement.

L’histoire de ce Satyre, compagnon de Dionysos et qui erre dans notre monde sous les traits d’une sorte de SDF, d’un oracle moderne (qui se fait payer en bouteilles de vin !) est bien fichue et assez savoureuse. Pendant quelque temps, je me suis demandé si ce n’était pas un rêve du bonhomme…

Toujours est-il qu’on suit avec plaisir ses aventures, la mission qu’il a acceptée pour retrouver ses anciens compagnons de l’Olympe, mission pour laquelle il va s’entourer de compagnons assez éclectiques et improbables.

Si la lecture est fluide, elle le doit aussi au très beau dessin (parfois proche de l’illustration d’ailleurs – avec les inconvénients inhérents à une gestuelle et des visages un peu figés) et une colorisation elle aussi très belle.
Ajoutons que Sarbacane a donné un bel écrin à ce bel album (travail soigné – comme souvent pour ce « petit » éditeur, qui pourrait donner des leçons dans ce domaine à de plus gros que lui !).

Lecture sympa et belle découverte. Je vous encourage à en faire autant !
Note réelle 3,5/5.

Nom série  La Perle  posté le 17/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Steinbeck est un auteur intéressant – que j’ai pas mal lu il y a très longtemps. Mais je ne pense pas que « La Perle » soit parmi ses meilleures œuvres. Ce qui constitue déjà un handicap pour une éventuelle adaptation. Handicap de Cornette n’a pas surmonté je trouve.

En effet, si l’album se lit relativement agréablement, et très vite (il n’y a pas beaucoup de dialogues !), je l’ai traversé sans enthousiasme ni empathie. Je me suis laissé porter mollement par une intrigue mollassonne, sans vraiment m’intéresser aux malheurs de ce pauvre pêcheur de perle, que la découverte d’une très grosse perle va pousser vers le malheur, en attisant les convoitises autour de lui.

Le dessin de Cornette, moderne, passe bien, mais c’est un album que j’aurais rapidement oublié je pense.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Sueurs d'homme  posté le 15/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vuillemin a clairement oublié le bon goût en route, car il n’en reste aucune trace ici !

En effet, avec un dessin volontairement simpliste et cradingue (avec un trait gras), illustrant des histoires à l’humour noir et trash, on a là un recueil de ce que l’auteur publiait dans L’Echo des Savanes ou Hara-Kiri, dans une tendance à la provocation qui atteindra des sommets avec Hitler=SS.

Les femmes sont donc violées, les Noirs massacrés, dans des scènes et avec des mots on ne peut plus crus : âmes sensibles s’abstenir. Comme dans ses « Sales blagues », Vuillemin prend un malin plaisir à aller vers le choquant, en empruntant les chemins les plus scatos : le conseil d’achat ne s’entend que pour les amateurs du genre et de l’auteur, qui y retrouveront ce qu’ils aiment – et ce qui révulse sans doute les autres.

L’album sera en grande partie repris avec Frisson de bonheur sous le titre « Le meilleur de moi-même » en 1988.

Nom série  Frisson de bonheur  posté le 15/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme pour d’autres albums de Vuillemin, c’est assez clivant, et ne pourra sans doute satisfaire que ses inconditionnels (les autres n’envisageront sans doute même pas la lecture ?).

Il faut dire qu’on retrouve ici le pire (donc le meilleur) de cet auteur. A savoir un dessin minimaliste (quasi absence de décor, et ce qui en fait office, ainsi que les personnages, sont sciemment dessinés avec un trait gras, le tout donnant un aspect franchement crado.

Et on ne peut qu’admettre que c’est du coup raccord avec le contenu des histoires courtes qui composent cet album, puisqu’en plus d’un humour con et débile, c’est essentiellement un fort humour noir, à tendance clairement trash qui domine.

Certaines thématiques de l’époque (début des années 1980) comme les luttes révolutionnaires en Amérique latine sont ici complètement détournées.
Album en grande partie repris avec "Sueurs d’homme" en 1988 sous le titre « Le meilleur de moi-même ».

Nom série  Torpedo  posté le 15/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Abuli est un auteur assez prolifique, dont j’aime bien le style, le ton, souvent noir, et ici je trouve que c’est une de ses plus belles réussites.

Accompagné de Thot au départ (2 histoires je crois), il est ensuite en duo avec Bernet. Et ça tombe bien, car je préfère le dessin de ce dernier, parfaitement raccord avec les histoires concoctées par Abuli : son utilisation d’un Noir et Blanc tranché, relativement gras, ajoute de la noirceur à des récits qui n’en manquent pas.

Les histoires justement, tournent autour d’un tueur, Torpedo, totalement dénué de scrupules, voire de sentiments, qui exécute froidement ses contrats – en même temps que ceux qui sont désignés par ceux qui le payent. Il n’hésite ainsi pas à flinguer un vieil ami si c’est nécessaire à son business.

Parfois accompagné de son acolyte Rascal (qui est son premier défouloir en fait), souvent en solitaire, il accumule donc les meurtres, et les conquêtes féminines. Il faut dire qu’il fait tomber autant les femmes (qu’il traite souvent avec machisme, voire mépris) que les cadavres. Et, cerise sur le gâteau, les dialogues d’Abuli sont remplis de cynisme, de dérision, d’un humour noir (surtout dans les chutes des histoires, souvent amusantes), ce qui rend assez jouissives les saillies du bonhomme (c’est souvent Torpedo lui-même qui nous narre ses aventures, sur un ton faussement dépassionné, très « professionnel » et froid, lui qui manque totalement d’empathie, de morale).

Ce polar, se déroulant au milieu des malfrats des années 1930, est une des meilleures séries du genre (lecture fortement recommandée aux amateurs), et une nouvelle très bonne collaboration entre Abuli et Bernet, aussi auteurs du bon Snake et du très bon Sur Liste Noire entre autres.

Nom série  Les Damnés de la Commune  posté le 03/06/2018 (dernière MAJ le 15/07/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Raphaël Meyssan s’attaque ici à un beau sujet – injustement occulté par l’histoire officielle, quand il n’est pas travesti – à savoir la Commune de Paris. Il le fait de façon originale et très ambitieuse. En effet, il se lance dans ce premier tome à la poursuite d’un leader communard, qui aurait vécu dans son quartier.

Mais ce qui fait toute l’originalité de son travail, c’est qu’il ne dessine pas, il ne fait qu’utiliser des documents d’époque : journaux, livres, documents officiels (rapports de police par exemple). Au milieu des gravures d’époques, se glissent des encadrés (commentaires off) et des bulles pour faire dialoguer ces personnages de papier.

Le travail préparatoire, de recherche, a dû être énorme, ce que le dossier final confirme. Chaque illustration utilisée – gravure essentiellement – y est référencée.

Si le rendu peut paraître aride, moi qui aime bien la gravure – y compris dans les collages surréalistes (de Max Ernst ou d’autres), ça me convient très bien.

Reste le déroulé de l’intrigue qui, comme pour le titre de la collection dans laquelle il est publié chez Delcourt, mêle Histoire et histoires. Ce premier tome s’étend du début de l’année 1870 à la prise de pouvoir dans Paris de la Commune (après l’échec du gouvernement versaillais de s’emparer des canons parisiens).

On sent bien l’empathie de l’auteur pour les idées communardes, et plus encore pour ceux qui les ont incarnées, jusqu’au bout de la souffrance. En cela le personnage de Victorine, parisienne mêlée aux événements, à la tragédie surtout, est une sorte de relais pour l’auteur, rendant plus vivant ce récit, lui donnant chair et palpitations.

Et l’enquête menée par le narrateur pour retracer la trajectoire de ce communard presque voisin – à un siècle et demi d’intervalle, la vie de Victorine, tout cela est très bien lié aux événements parisiens, Raphaël Meyssan éclairant bien les tenants et aboutissants des décisions des Républicains, mais aussi des Bonapartistes, des monarchistes, et de Thiers et sa clique, prêts à tout pour éviter une révolution populaire, pourtant portée par les idéaux d’une République qu’il était censé diriger (il est vrai élu après une parodie d’élection, entouré d’élus absolument pas représentatifs de la population).

Le tome suivant (et dernier je pense ?) verra l’affrontement entre Communards et Versaillais, et je l’attends en tout cas avec impatience.


**************************
Maj après lecture du deuxième tome.

C'est toujours aussi réussi ! Je suis bluffé par la somme de travail qu'a nécessité cette série, puisque l'auteur n'use que de gravures d'époque pour illustrer ses albums (et en plus cela rend très bien pour "l'intrigue", qui n'est pas corsetée, mais aussi du simple point de vue esthétique, c'est superbe !).

On sent encore toute l'empathie de l'auteur pour la cause des Communards, ce qu'il montre au travers de Victorine, une femme que nous suivons dans les méandres de cette histoire à la fois belle et triste, mais aussi au travers des acteurs majeurs, que l'auteur fait parler avec des archives d'époque. Et le tout est toujours aussi fluide.

Son empathie pour la cause communarde est aussi visible avec les quelques clins d'œil à la période actuelle, certaines citations faisant allusion à Sarkozy, hollande, voire Macron, tenants actuels de l'ordre.

Ce deuxième tome montre la Commune se mettant en place, mettant en avant ses idéaux, au risque de passer pour idéaliste, voire naïve et inconsciente - ce dont va très bien se servir Adolphe Thiers (il est quand même des prénoms qui ne laissent que des trainées de sang dans l'histoire !).
C'est aussi le début de la fin pour la Commune, les combats désespérés pour contrer la supériorité versaillaise laissant augurer la curée de la Semaine sanglante (qui sera traitée dans le troisième et dernier tome, à venir - et très attendu !!!).

L'autre attrait de cet album est de traiter des Communes de Province, en particulier celle de Marseille (qui hélas ont subi le même sort que celle de Paris), ce qui est rarement le cas.

Voilà donc une série en tous points remarquable, et qui semble très injustement méconnue. Je vous encourage donc à réparer cette erreur en la lisant, le travail de Raphaël Meyssan méritant un coup d'œil, un coup de chapeau (et, en ce qui me concerne, un coup de cœur !).
Au passage, je lui attribue la dernière étoile manquante.

Nom série  Rhâ-Gnagna  posté le 13/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que dire de plus sur Gotlib qui n’ait déjà été écrit, par moi ou d’autres ?

Je vais commencer par dire – mais je pourrais tout aussi bien conclure par ça – que je suis un fan de ses délires, de son humour décapant.

« Rhâ-Gnagna » est dans la lignée des génialissimes Rubrique-à-Brac, c’est le même genre d’humour. Mais, publié un peu plus tard et par Fluide Glacial et non chez Dargaud, Gotlib se lâche sans doute un peu plus, on a là quelques gags plus « adultes ».

Pour le reste, c’est encore et toujours de l’humour intelligent. Car cela part très souvent de connaissances culturelles, qui ne sont pas nécessaires pour rigoler, mais qui le sont pour apprécier complètement cet humour ravageur. Ainsi Gotlib prend-il plaisir à détourner, à prendre le contre-pied des classiques de la littérature (« Alice au pays des merveilles » par exemple), des personnages historiques (hilarant pot-pourri avec Charlemagne, Napoléon, etc.), Dieu et le paradis, le Père Noël, etc.

Cela part dans tous les sens, que ce soit dans les textes (c’est très fourni !, les phylactères remplissent les cases jusqu’à déborder parfois) ou les délires des « intrigues » (qui doivent parfois pas mal à une certaine forme d’improvisation), Gotlib allant vraiment jusqu’au bout du bout d’une idée, fut-elle la plus loufoque.

Quant au dessin, c’est vraiment le top, comme d’habitude ! Son trait caricatural fait merveille, dans un style (mais les textes jouent aussi sur le même registre) très cartoon : il y a du Tex Avery, du Chuck Jones dans ces dessins. Et on sent aussi percer l’influence de certains auteurs de « Mad », comme Kurtzman ou Wood (voir Fées en Folie (Cons de Fée) par exemple).
On a parfois un exercice de style dans ce domaine (voir l’histoire parodiant certaines émissions radiophoniques, où des personnages se racontent des « blagues belges » : ces personnages ont des traits de plus en plus déjantés, jusqu’au feu d’artifices final).

Bref, vous l’avez compris, c’est très chaudement que je vous recommande ce condensé d’humour noir, déconne et parfois trash !

Nom série  Des morts et des vivants  posté le 13/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est du Jason typique, qui plaira sûrement à ses afficionados – et même probablement à un public plus large.

Comme toujours c’est relativement minimaliste : des personnages animaliers peu expressifs, des décors réduits à la portion congrue, quasiment pas de texte (aucun « dialogue », seuls quelques textes en hors case apparaissent – comme on le faisait pour des dialogues du cinéma muet), et une intrigue à la fois basique et intéressante.

Les petits désespoirs du quotidien, la recherche de l’amour, la lutte pour la survie, voilà les thèmes développés. Les deux personnages principaux, un homme et une femme déçus de la vie mais qui trouvent ensemble un amour à partager, luttent désespérément contre des morts-vivants, qui massacrent la population. Ils sont les derniers à résister, mais jusqu’à quand ? La chute montre jusqu’où amour et désespoir peuvent se rejoindre, mais aussi jusqu’où on peut aller par amour.

Lecture rapide mais agréable.

Nom série  Le Roi des Mouches  posté le 12/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Voilà une série où l’ambiance prend le pas sur l’intrigue elle-même. Après un – tout petit – temps d’adaptation, j’ai été véritablement happé par cette histoire.

Découpée en courts chapitres, présentant des personnages qui peu à peu prennent corps et âme, et surtout s’entrecroisent pour créer une histoire, cette série est, à bien des égards, une extraordinaire réussite. Clairement l’album de la maturité pour ces deux auteurs, bien en dessus de leurs précédentes collaborations (qui n’étaient pourtant pas des bouses).

Affaire d’ambiance ai-je dit, mais aussi d’univers. Il y a là du Lynch bien sûr, mais aussi une sorte d’hommage à une culture rock et psychédélique, une introspection de la société américaine (même si ça se passe « ailleurs »), de ses travers, de ses folies. Et une peur de vivre, un désespoir cachés ou alimentés par la consommation d’alcool, de drogues.
Mais surtout il y a une évidente parenté avec l’œuvre de Charles Burns. Graphiquement d’abord, avec des dessins figés, presque stylisés parfois, et une colorisation (que j’adore) où dominent le mauve, le noir, des tons sombres qui attirent le quotidien vers le fantastique, un étrange underground. Mais aussi pour certains thèmes abordés, comme le malaise de la sortie de l’adolescence, la difficulté d’aimer et d’être aimé par exemple. En tout cas les amateurs de l’auteur américain – et tous ceux qui apprécient ce genre d’onirisme noir et torturé – se retrouveront dans ces trois albums.

Les deux premiers albums sont vraiment superbes. La lecture est très agréable, même si la densité des textes nécessite un certain investissement (ils sont majoritairement au style indirect, comme si l’on – c’est-à-dire les auteurs comme les lecteurs – pratiquaient une sorte d’autopsie de la société, du moins des quelques personnages choisis pour la représenter ici).

Je distinguerai un peu le troisième et dernier tome. Le côté graphique est toujours aussi beau, mais j’ai été un peu moins convaincu, et ai été davantage perdu par la logorrhée des textes, parfois bruts (dans tous les sens du terme, puisque souvent simples notes, mots alignés), ce langage saccadé, accéléré comme pour accompagner un mauvais trip, pour prévenir l’overdose, contrastant avec la fin, peut-être moins planante qu’attendu (et du coup un chouia décevante ?). La construction de « l’intrigue » m’est aussi apparue un peu moins claire.

Mais cela reste quand même une très belle réussite, que je vous encourage à découvrir si ce n’est pas déjà fait. Une série culte, malgré les passages obscures, malgré les quelques rares petites baisses de régime.

Nom série  Chroniques Barbares  posté le 11/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les deux premiers tiers du premier album ne sont qu’une vague de violence sur laquelle surfe un semblant de scénario. Le début m’a rappelé celui de la série télé « Vikings », avec cette attaque d’un monastère, dont ne réchappe qu’un moinillon – ici Bartholomé, héros de la série, dont on apprend qu’il rédige ensuite cette histoire, vue comme un flash-back.

Echappant par miracle au massacre, Bartholomé est ensuite emporté par le flot des envahisseurs, ballotté par les évènements. S’ensuivent massacres, pillages, viols, le tout se concluant dans une scène orgiaque à Saint-Clair-sur-Epte, où nous assistons à une version haute en couleur et très improbable de la signature du traité éponyme, entre un Rollon présenté comme une sorte de bête hirsute et un Charles III efféminé et grotesque. Ce passage, aussi improbable soit-il, est le seul qui nous ancre dans la réalité : nous sommes donc en 911, entre terres vikings et Neustrie.

Pour le reste, Mitton s’écarte très souvent de toute vraisemblance.
D’abord Bartholomé. Suite à un quiproquo, il est pris pour le roi viking (personne ne le distingue, lui frêle moine, du guerrier dont il usurpe l’identité ! alors que seul un masque cache sa tête), et « apprend » ultra rapidement leur langue pour donner le change.
Ensuite, dans les trois premiers albums (les seuls que j’ai lus, et qui peuvent constituer un cycle), Bartholomé s’emploie à détourner la fureur des Vikings de la Francie, et mène les guerriers plein ouest, se retrouvant finalement en Amérique. Là aussi, quelques incohérences, les Amérindiens visibles ressemblant davantage à des Sioux du XIXème siècle qu’à des Algonquins du Xème !

Bref, cela se laisse lire, mais en faisant abstraction d’un scénario crédible. Mitton a clairement privilégié l’action, quitte à caricaturer les Vikings en sauvages orgiaques. De plus, les scènes de sexe s’enchaînent, sans que ce soit toujours justifié.

Le dessin de Mitton, très daté je trouve, est globalement bon, même si son trait un peu gras et la colorisation ne rendent pas toujours les cases très lisibles.

Au final, je dois dire que, quitte à prendre des libertés avec la réalité et une certaine vraisemblance, j’aurais préféré que Mitton développe une histoire d’aventures médiévales autour des Vikings, des luttes internes, ce qui n’est pas le cas.
Une lecture divertissante, mais sans plus.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Bonjour tristesse  posté le 11/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Allez savoir pourquoi, Françoise Sagan évoque pour moi une préfiguration des bobos, et je n’ai jamais fait l’effort de découvrir si ses romans étaient aussi chiants que ce que je craignais. Et de voir que c’est Frédéric Beigbeder (personnage détestable au plus haut point, mondain et superficiel) m’a un peu fait repousser cette lecture.
Mais, ayant ici l’occasion de découvrir ce roman célèbre – même si ce n’est qu’au travers de cette adaptation en Bande Dessinée – j’ai emprunté et finalement lu cet album.

Alors voilà, si l’histoire ici adaptée est fidèle au roman, et se laisse lire, elle ne m’a clairement pas donné envie de le lire. En effet, dans une villa sur la Côte d’azur, les personnages, bourgeois oisifs, désœuvrés et trompant leur ennui (et se trompant les uns les autres par la même occasion), étalent leur ennui au milieu d’un jeu de l’amour assez pauvre. Ecrasés par le soleil, leur manque de dynamisme, leur langueur ne m’a pas accroché. Mais mes reproches vont sans doute plus à Sagan qu’à Rébéra.

Le dessin de Frédéric Rébéna, faussement moderne, est globalement bon, mais le rendu est un peu froid – même s’il convient au ton de l’histoire. Il donne l’impression d’utiliser des crayonnés, à peine recouverts et complétés par une colorisation approximative. En tout cas, contrairement à ce qu’écrit Beigbeder en préface, il n’évoque pas du tout Guido Crépax !

Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Trône d'argile  posté le 10/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce qui par la suite a pris le nom de « Guerre de cent ans » - plus pour marquer une durée générique et longue que pour marquer une période précise – est une période foisonnante, et par beaucoup d’aspects charnière de l’histoire française, voire européenne. Par là même c’est un sujet qui est difficilement réductible à quelques albums, et l’on perdrait sans doute à le voir traité de façon exhaustive dans une série étalant à l’infini les tomes.

Les auteurs (Richemond et Jarry – ce dernier n’officiant que dans les premiers albums) ont choisi de centrer leur intrigue sur une période restreinte, allant de l’après Azincourt au sacre de Charles VII (période noire s’il en est, le parti anglais n’ayant jamais été aussi près, avec un roi Charles VI fou et au milieu de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, d’atteindre son but d’unir les deux couronnes). C’est documenté, et n’interviennent que des personnages « historiques », même si j’aurais bien vu une biographie en fin de volume pour que ceux qui le souhaitent puissent compléter leurs connaissances.

Si les interactions entre les personnages sont bien présentées – et globalement conformes à ce que l’on sait, je suis quand même un peu moins convaincu par tout ce qui tourne autour de Jeanne d’Arc. C’est en effet cette partie de l’Histoire qui est le plus sujette à caution, les très nombreuses zones d’ombre ayant été « remplies » par une hagiographie posthume et orientée, de l’Eglise et, à un moindre degré, de la monarchie française. Or les auteurs ont trop délayé la « jeunesse » de la pucelle (et le rôle joué par Yolande d’Anjou me paraît ici franchement douteux). C’est cette partie qui me parait la plus faible de la série, d’autant plus que Jeanne devient carrément personnage central dans les tomes 5 et 6 (jusqu’où va aller le scénario ? Le sacre de Reims est-il l’objectif final de la série ?).

Reste que cela se lit très bien, agréablement (les albums sont de plus en plus épais). D’autant plus que le dessin de Théo est bon – malgré quelques facilités dans les derniers tomes parfois. Les décors – en particulier les villes, les sièges et les combats – sont franchement réussis : en cela le siège d’Orléans dans le tome 6 contrebalance les regrets pointés plus haut, c’est vraiment du bel ouvrage.

On a donc là sans doute ce qui se fait de mieux en matière de série historique médiévale, et les amateurs se doivent d’y jeter un coup d’œil, ils y trouveront forcément leur bonheur.

Nom série  Le Plus mauvais groupe du monde  posté le 10/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série relativement atypique, mais qui puise dans pas mal de sources : Kafka ou Borgès, les Monthy Python ou certaines idées ou ambiance de Jeunet (Delicatessen ou Amélie Poulain), l’univers de fonctionnalité froide et absurde de Julius Corentin Acquefacques. En effet, c’est rempli d’absurde, d’une poésie et d’une folie tout aussi douces l’une que l’autre. Probablement l’une des rares séries de BD chroniquée – et de façon très laudative ! – par Le Monde des livres (il est vrai sous la plume toujours très inspirée d’Eric Chevillard : c’est son texte sur le bandeau de la récente édition intégrale qui m’a fait sauter le pas et acheter cette série dont je n’avais je crois jamais entendu parler).

Formellement, c’est une longue suite de petite histoires (de deux pages chacune), mettant en scène quelques personnages, un quartier improbable d’une ville qui l’est tout autant. Personnages aux occupations, aux goûts, voire aux tics souvent très loufoques. Personnages plus ou moins récurrents, qui se croisent, pour former au bout du compte un univers vaguement cohérent – si tant est que ce terme soit ici approprié.

Rien qui paraisse « construit » pourtant, car l’architecture d’ensemble s’efface derrière les fulgurances d’humour pince sans rire, les sommités d’absurde abscond, l’improvisation inaboutie, etc. C’est au final vous l’avez compris davantage une affaire d’ambiance, à laquelle il faut être réceptif, c’est certain.

J’avais acheté l’intégrale donc, et l’ai lue d’une traite. Mais je dois dire que ce n’est pas forcément une bonne idée, car cela entraine de la lassitude, émousse un peu la côté surprenant des historiettes, et provoque presque une indigestion.
Voilà pourquoi, si je vous recommande achat et lecture de l’ensemble, je vous conseille aussi de déguster ces petites choses à petite dose, en plusieurs fois. Mais les plus curieux et les amoureux des univers évoqués en début d’avis y trouveront leur compte.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Mozart à Paris  posté le 10/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je vais être un chouia moins sévère que mes camarades, même si, comme eux, j’ai été déçu par cet album.
C’est en fait le dessin de Duchazeau qui me fait arrondir aux trois étoiles. Moderne et dynamique, jouant sur un Mozart primesautier, gesticulant et râlant, j’ai bien aimé cet aspect.

Pour le reste, si j’ai lu cet album sans trop de réticence, il ne m’a pas vraiment accroché. J’ai finalement eu l’impression qu’il n’y avait pas matière ici à créer quelque chose de captivant. Je ne sais pas si c’est le sujet, ou alors son traitement, mais j’ai trouvé l’ensemble un peu ennuyeux au bout du compte.

Cette tranche de vie du petit génie autrichien, durant laquelle il « court le cachet », allant de déceptions en humiliations à Paris, à la fin des années 1770 n’est clairement pas assez accrocheuse.

Note réelle 2,5/5.

Nom série  Algérie - Une guerre française  posté le 10/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est annoncée en cinq tomes. C’est dire si les auteurs ont décidé de prendre leur temps pour développer l’intrigue, et la personnalité des protagonistes. C’est plutôt une bonne nouvelle.
Et, d’ailleurs, la guerre d’Algérie qu’ils vont nous présenter est ici à prendre au sens large car, sans remonter à la colonisation des années 1830, ils font commencer leur histoire dans les années 1940.

Ceci leur permet de planter le décor. D’abord les personnages principaux, ceux dont on devine qu’ils vont s’aimer, s’entre déchirer, appartenir à des camps devenus ennemis mortels : on les prend au cœur de leur jeunesse, et les liens qui les unissent – avant probablement de les désunir – sont ici bien visibles.

Ensuite parce que les racines de cette « guerre » sont évidemment bien plus profondes et plus anciennes que ce que la France a bien voulu dire en 1954. Certaines idées du début m’ont fait penser au film « Les centurions ».

Les auteurs ont d’emblée voulu mêler la grande et la petite histoire, illustrer la guerre d’Algérie au travers quelques personnages. Il y a là une volonté d’éclairer louable. Mais parfois le rythme est trop lent, et certaines parties trop didactiques (on sent que quelques dialogues ne sont là que pour préciser qui est qui – Messali Hadj par exemple).

Quant au dessin, il est bon, mais je n’aime pas le rendu, la colorisation, les contours des personnages : c’est trop froid et figé à mon goût.

J’attends de voir la suite. Pour le moment, nous avons une série un peu poussive je trouve, mais qui aussi se révèle engagée et intéressante pour éclairer les causes et l’évolution de cette « guerre », dans laquelle la France a perdu une partie de son âme, et renié ses valeurs (alors même qu’une partie de ceux qu’elle va réprimer ont participé à la libération du territoire national face aux Nazis – au nom de la liberté qu’on leur refusera : voir les massacres de Sétif !).

Nom série  De véritables contes de fées  posté le 07/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les deux albums sont globalement de qualité égale, même si, bien sûr, seuls les lecteurs adeptes d'un humour franchement gras, très noir, et à prendre au énième degré, devraient y trouver leur compte. Pas de contes de fées on s'en doute ici, mais plutôt un ensemble d'histoires souvent glauques.

C'est un genre d'humour que j'affectionne particulièrement. Ici, on se situe dans une honnête moyenne du genre, avec quelques petits passages légèrement trash. L'humour aurait sans doute pu être davantage corrosif sur certains passages, mais c'est quand même amusant.

Le dessin de Besseron est sans fioriture: peu ou pas de détails (visages peu expressifs par exemple), ni de décors, une colorisation terne, tout est clairement misé sur l'humour décalé qui imprègne les histoires courtes regroupées dans ces deux tomes au petit format (publiées dans des revues, comme Psikopat, pour une bonne partie).

Deux petits albums sans prétention, à emprunter à l'occasion, voire à acheter si vous êtes amateurs de ce type d'humour con et noir.

Nom série  Les Grands Espaces  posté le 05/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album dans lequel on retrouve les habituelles considérations littéraire, culturelle de Catherine Meurisse. Et qui en donne les sources, ou plutôt qui explique d'où lui vient cette vitalité, sa résilience.

Bâti sur des souvenirs d'enfance (avec un ton, et parfois un dessin qui m'a fait penser au Sattouf de L'Arabe du futur), Catherine Meurisse développe ces souvenirs autour de ses parents, néoruraux avant l'heure, et de sa sœur lectrice boulimique.

Surtout, elle adopte un ton bucolique, parfois faussement ingénu, pour réconcilier ce qui souvent n'est présenté que comme antinomique, irréconciliable, à savoir la nature et la culture. Meurisse présente ainsi la dette qu'elle a contractée envers ses parents, qui lui ont donné sans doute une force, des fondations culturelles, tout ce qui lui a ensuite permis de se construire, mais aussi de dépasser la violence des attentats contre Charlie Hebdo.

Lecture intéressante, même si je ne pense pas forcément y retourner (d'où ma réticence à en conseiller l'achat: mais vous pouvez allègrement sauter le pas!).

Nom série  Milady ou Le Mystère des Mousquetaire  posté le 05/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je crois que je m'attendais à mieux avant de lire cet album, et c'est avec une petite déception que je l'ai fini. Mais il ne faut pas tout jeter: c'est un album intéressant.

D'abord, le long préambule, qui explique le parti-pris de Sylvain Venayre, qui part des sources probables du roman d'Alexandre Dumas, en démonte les incohérences, et imagine une "autre fin", centrant donc l'histoire de cet album autour de Milady, qui ne serait plus ou pas complètement la "méchante" que le casting manichéen de Dumas avait présentée.

Le dessin de Frédéric Bihel, dans un style aux effets de crayonné, donne un rendu proche de certaines gravures, avec des tons marrons/rougeâtres qui dominent. J'ai bien aimé cet aspect.
Mais j'ai trouvé que cette nouvelle version donnée à la fin des Mousquetaires manquait de souffle, et pour tout dire qu'elle n'était pas forcément nécessaire. Cela se laisse lire (à vous de voir pour l'achat), mais sans passion.

Nom série  Sarkozy-Kadhafi : Des billets et des bombes  posté le 03/07/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Écœurant. Edifiant et écœurant, voilà ce qui reste après la lecture de cet ouvrage à charge, mais très argumenté.

Les lecteurs du Canard enchaîné et/ou du Monde diplomatique ne découvriront sans doute aucun scoop, mais cet ouvrage a le mérité d’étayer les faits, de démonter au grand jour la machine qui permet à certains de faire fi des lois et de la morale, au nom de l’intérêt général qu’ils bafouent.

Au cœur du sujet ici traité, Nicolas Sarkozy. Où l’on se rend compte que non seulement l’intérêt général a bon dos, et s’efface très rapidement devant les intérêts particuliers et bassement matériels du bonhomme (et de sa clique – il n’a d’ailleurs pas inventé ce genre de système, qui perdure depuis son retrait du devant de la scène), mais aussi que ces types, censés incarner les « valeurs » de la République, se comportent ni plus ni moins que comme des mafieux.

Qui n’hésitent pas à traficoter avec des dictateurs (à leur profit comme à ceux d’industriels amis – merci Dassault et consorts), à éliminer physiquement les témoins gênants, mais aussi à déclencher une guerre (tuant des milliers de personnes, et ayant aujourd’hui encore des répercutions, sur l’insécurité dans l’Afrique du Nord, sur la « crise des migrants », etc.).

Reste que, malgré les efforts de Sarkozy et de ses séides pour faire disparaître preuves et témoins, il y a plus que des faisceaux de présomption pour l’accuser (voir ses nombreuses mises en examen). Mais on peut aussi hélas faire confiance à la justice (et aux ministres de l’Intérieur, quels qu’ils soient) pour faire trainer et enterrer ce genre d’affaire (et là on peut faire le lien avec les travaux de Pinçon-Charlot – voir, pour rester dans la BD, leur récent Les Riches au tribunal).

Après avoir refermé cet ouvrage, on a l’impression d’avoir vu un film comme le cinéma des années 1970 en tournait. Mais c’est hélas la réalité. Et l’on se demande à la fin quel est le plus pourri, de Sarkozy ou Kadhafi. Au moins ce dernier ne se revendiquait pas trop des droits de l’homme et de la démocratie !

Récit très clair, circonstancié (avec pas mal de documents reproduits en annexe), cet album est d’une triste nécessité.

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