Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 2296 avis et 392 séries (Note moyenne: 3.06)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Alix Origines  posté le 19/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série est semble-t-il prévue en 2 tomes. Eh bien je crois que je vais m’arrêter à ce tome introductif, qui ne m’a pas plu, à plusieurs titres.

Alix, la série de Jacques Martin père est, à divers titres – et malgré ses nombreux défauts (voir mon avis à son propos) – une série patrimoniale, un des fleurons du journal Tintin. Elle lui a survécu, sans trop d’intérêt je trouve autre que mercantile.

Si la nouvelle vision donnée par Valérie Mangin et Thierry Démarez, sans être forcément à mon goût, possède certaines qualités scénaristiques et graphiques, je dois dire hélas que cet « Alix Origines » pèche dans ces deux domaines.

Le dessin d’abord, très loin du trait des deux séries évoquées plus haut, certes, mais surtout que je n’aime pas, passe partout, pas léché du tout (le père d’Alix ressemble à Fred de Scoubidou, avec une sorte de brushing surprenant. Bref, dessin et colorisation ne sont pas ma tasse de thé.

Quant à l’histoire, elle est menée sur un rythme très lent (le début en particulier), et n’est de toute façon pas transcendante. Tout est assez téléphoné, et Alix ressemble ici à n’importe quel héros de série jeunesse – c’est sans doute le « segment » visé ? Mais en tout cas cela dessert plutôt la série mère.

En fin d’album, un petit dossier présente le monde gaulois de l’époque (il n’est pas trop mal fichu), mais les quelques dessins d’époque de Martin pour comparer certains points avec cette reprise ne sont évidemment pas à l’avantage de Laurent Libessart.

Bon, vous l’avez compris, je n’ai pas accroché, et ne vais pas vous donner l’envie d’acheter – et même de lire – cette nouvelle série, sorte de « préquel » d’ Alix, franchement décevante.

Nom série  Nelson et Trafalgar  posté le 19/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une série bâtie autour de deux clampins pas finauds, qui visitent les bas-fonds – les décors sont généralement glauques.

Série sans prétention, mais qui se révèle jouissive, plutôt drôle, en tout cas qui procure d’agréables moments de lecture. Les histoires sont amusantes. Pas forcément dans l’intrigue elle-même, mais plutôt dans les situations, les dialogues, la foultitude jeux de mots. En effet, les bons – ou mauvais mots fusent, autant que les mauvais coups d’ailleurs.

Et il faut dire que le dessin de Prugne – encore très éloigné de son fabuleux travail à l’aquarelle des séries qu’il produira une vingtaine d’années plus tard – est tout à fait raccord avec les textes. En effet, il est très dynamique, et les cases sont souvent remplies de petits trucs rigolos (détails, bestioles se baladant avec des pancartes – comme dans La Jungle en folie mais en plus drôle ici).

Une bonne série détente.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Shrimpy et Paul  posté le 18/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis amateur d’absurde, de loufoque, de non-sens, et lis beaucoup les productions des éditeurs indépendants. Donc j’ai l’habitude – et le goût – des auteurs atypiques, qu’ils se rattachent à l’underground ou pas.

Je découvre avec cet album l’œuvre de cet auteur de l’underground canadien. L’album regroupe un grand nombre d’histoires plus ou moins longues (du strip de 3 cases aux histoires de près de 20 pages) de personnages minimalistes (les deux héros éponymes ressemblent à un haricot et à une saucisse auxquels on aurait greffé des membres), comme les intrigues d’ailleurs.

Dessin underground, parfois avec des détails emplissant les planches. Mais j’avoue n’avoir pas su entrer dans l’univers de Marc Bell, totalement aride, loufoque, voire abscons. Ni réellement trash, ni complètement anticonformiste, pas franchement drôle, l’ensemble est quand même difficilement cernable. Je ne sais pas où Bell veut en venir.

Une lecture décevante me concernant.

Nom série  L'Ascension sociale de Monsieur Lambert  posté le 18/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis tombé par hasard sur l’album « L’ascension sociale de monsieur Lambert », que je ne connaissais pas du tout. Mais c’est un album de Sempé, donc a priori ça peut m’intéresser. Donc le voilà lu.
Sempé a dédié cet album en première page à pas mal d’auteurs, dont Cavanna, Wolinski, Goscinny (et d’autres que je ne connais pas). Assez éclectique et a priori assez éloigné de l’univers « habituel » de cet auteur.

Cet album à l’italienne d’une centaine de pages allie – comme souvent chez Sempé – un dessin simple, parfois en simples esquisses crayonnées, des dialogues entre personnages (une sorte de bande dessinée sans gaufrier ni cases) et un texte éclairant ou commentant, de façon parfois distancié, « l’action » se déroulant au-dessus.

C’est un quasi huis-clos, dans un café/brasserie, Le Picard, où nous suivons les dialogues – souvent style « débats de comptoir » entre une vingtaine d’habitués, la plupart travaillant dans une boîte quelconque, la SAMEMU. Ragots d’entreprise (et en particulier autour de la promotion interne et du petit succès médiatique vécu un temps par monsieur Lambert donc), commentaires plus ou moins inspirés sur le foot ou analyses politiques à deux balles emplissent les phylactères.

On pourrait sous-titrer cet album « coup de microscope sur le microcosme », tant Sempé, comme à son habitude, nourrit son histoire de petites mises au point, de prises sur le vif.

Mais voilà, si c’est assez léger, comme toujours, et la plupart du temps bien vu – avec un humour léger qui se met en place, autour de certains fiers à bras, de certaines déclarations à l’emporte-pièce, je n’ai pas accroché ici autant que j’ai pu le faire avec d’autres séries de Sempé. C’est qu’il y manque la poésie qui souvent embellit l’anodin. Ici, certains passages sont un peu longs, parfois indigestes.

Reste que c’est un album empli d’une ambiance années 1970 (normal me direz-vous, hein ?). Les débats (creux) entre habitués du café, l’aménagement du quartier (sa modernisation), fleurent bon les années Giscard.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Les Garçons naissent dans les choux et autres mensonges à raconter à nos enfants  posté le 17/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis totalement fan d'humour noir et/ou absurde, de non sens british, et donc Andy Riley est quelqu'un qui m'intéresse, depuis que j'ai découvert ses lapins suicidaires (franchement hilarants !).

Mais je dois dire que depuis, je n'ai pas retrouvé depuis le même humour corrosif, la même régularité dans les gags, lorsque j'ai lu ses autres séries.

Et cet album ne change rien à l'affaire, car il se situe dans une toute petite moyenne (note réelle 2,5/5). Certes, plusieurs gags m'ont quand même au moins fait sourire. Mais l'ensemble n'est pas extraordinaire.

Même s'il peut être marrant de s'imaginer raconter ces absurdités à des gamins (pour le plaisir de dire n'importe quoi, ou de leur faire faire des conneries ou faire répéter des inepties). A feuilleter à l'occasion, mais n'attendez pas la même réussite que pour Le Coup du lapin !

Nom série  Editnalta  posté le 17/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série (du moins le premier tome) est dédiée à E.P. Jacobs. A son « Enigme de l’Atlantide » sûrement, étant donné le titre. Mais on retrouve aussi dans certaines planches un dessin (essentiellement pour les décors), voire un déroulé, qui s’inspirent clairement du pilier du Journal de Tintin. Les deux partagent aussi un texte abondant – parfois trop.

La série a été abandonnée (un troisième titre était annoncé en fin de second volume). Mais ce n’est pas très grave. D’une part parce que chaque album peut se lire comme un one shot (même si le second fait quelques allusion au premier). Ensuite parce cette série, pour laquelle Convard officie seul, se révèle décevante, malgré quelques qualités.

L’univers développé se révèle être un gros mélange d'univers a priori très différents. Les héros viennent d’un monastère dont les dirigeants ont des airs de bonzes tibétains, alors que cela se situe dans un monde désertique – au milieu duquel une sorte de Cité-Etat gigantesque étant ses tentacules, sous forme de tuyaux omniprésents, symboles des déchets qu’elle peine à éliminer. Je note au passage que le thème de la pollution, omniprésent en début de premier album, est ensuite escamoté pour ne plus être un problème, alors que c’était présenté comme un poison amenant à court terme la fin de la vie dans la région. Le Tibet, les bédouins du désert et autres origines se côtoient donc.

Idem pour la localisation temporelle, jamais définie. L’archaïque (accoutrements, armements) côtoie un univers de Science-Fiction (armes des gardiens du nefer dans le premier tome, vaisseaux dans le second tome).
Bref, un joyeux bric-à-brac pas désagréable, mais manquant un peu de personnalité.

Ce sont surtout les intrigues que j’ai trouvé décevantes. Toutes deux bâties sur la même trame (le monastère des Hommes-Lune est prévenu d’un grand danger, il envoie Ocre, une jeune femme et son compagnon Chiffe transmettre un message secret à la reine d’Editnalta, les deux déjouant les manigances des méchants).
C’est assez simpliste, et surtout les « affaires » sont résolues trop facilement, avec à chaque fois une fin un peu bâclée, trop « facile », et qui laisse en plus des questions en suspens (qu'en est-il des maladies, de la pollution ? Quid du passé de cette cité ? Quelles sont les clés de cette mythologie ?).

Quelques bonnes idées donc, mais des albums qui sont au final décevants. A emprunter, à l’occasion, mais sans en attendre trop.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Zombillénium  posté le 17/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série relativement originale, qui possède de réelles qualités, mais qui ne m’a pas emballé plus que ça.

La faute en grande partie à un dessin entièrement informatique et une colorisation qui ne sont pas du tout ma tasse de thé. Je ne suis pas fan non plus du style arrondi de certains visages. Bref, l’aspect visuel est en grande partie responsable des réserves ressenties lors de ma lecture (les trois premiers tomes de la série).

Pour le reste, il y a quand même quelques côtés originaux et amusants, autour de ce parc d’attractions qui n’emploie que de véritables « monstres » (loups-garous, vampires, sorcières, etc.). Quelques vacheries pour relever la sauce d’une pincée d’humour noir. Mais pas assez à mon goût.

Cela se laisse lire, mais ce n’est pas assez transcendant pour me faire oublier ce dessin qui ne me plait pas.

Nom série  La Croisade des Innocents  posté le 17/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chloé Cruchaudet (que j’avais découvert, plutôt avec plaisir, avec son album précédent, Mauvais genre), s’inspire ici d’événements médiévaux, qu’elle adapte à sa sauce, pour presque en tirer une histoire intemporelle. En effet, le décor, qu’il soit tout proche, au sens premier, mais aussi celui plus lointain, tout est comme effacé, en retrait, comme si on ne faisait que zoomer sur la longue cohorte des gamins, voire sur quelques-uns de leurs meneurs.

On suit donc la constitution, un peu au hasard, de cette croisade de mioches, emportés dans un délire eschatologique, ces pauvres gamins illuminés – ou aveuglés, c’est selon, par une foi prête à leur faire oublier la réalité.

Je dois juste regretter quelques longueurs dans ce pèlerinage désespéré, longueurs qui auraient sans doute pu être évitées en élaguant l’histoire – dont on devine la chute – dans tous le sens du terme.

J’ai bien aimé le dessin, simple et efficace, sans fioriture, jouant sur les nuances de gris pour colorer d’une triste nuit une histoire qui se révèle au final d’une grande noirceur.

Nom série  Fille d'Oedipe  posté le 16/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Marie Gloris Bardiaux-Vaiente a fait le choix ici de rester très fidèle aux textes grecs à l’origine de cette histoire très connue, autour d’Antigone (elle fournit une bibliographie complète en fin de volume – comprenant, outre les sources grecques antiques, des textes plus contemporains – Camus est cité dans l’album, au milieu des textes antiques).

Ce choix, que l’on peut comprendre et soutenir, aboutit à un texte sans doute un peu aride, sans fioriture, très ancré dans la dramaturgie et la mythologie grecques. Et le dessin de Gabriel Delmas accentue je trouve la sécheresse de l’ensemble, avec une quasi absence de décors, des corps parfois en partie esquissés, statiques, comme pourraient l’être des acteurs jouant à l’antique (les visages donnent l’impression d’acteurs portant des masques). Pas de fioriture non plus dans la colorisation, puisque seul un Noir et Blanc tranché habille cette tragédie.

Si l’auteure a choisi de rester très fidèle aux textes, elle a tout de même accentué, par ses choix, le côté « féministe » d’Antigone (« femme libre » comme elle se revendique devant Créon qui la condamne).

C’est clairement un album qui, par sa sécheresse, s’adresse essentiellement aux amateurs de tragédie antique – et de l’histoire thébaine en particulier –, plus qu’aux purs lecteurs de Bande Dessinée.

Nom série  Ballade pour un bébé robot  posté le 16/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais.
Voilà un album que j’ai emprunté, davantage pour Baudoin que pour Villani (qui m’a toujours fait l’effet d’un précieux mondain, faussement décalé, et créature médiatique de l’actuel président).

Hélas, la lecture de cet album n’a pas démenti les préventions que je pouvais avoir, et je l’ai lu sans enthousiasme, et souvent avec ennui – surtout qu’il est plutôt épais, et que ça fait un peu long lorsque l’on n’accroche pas à l’histoire (peut-être n’est-ce qu’affaire de goût ?).

Déformation professionnelle sans doute, Villani a truffé les textes (en off ou certains dialogues) de termes techniques ou « scientifiques » qui, sans forcément être les plus obscurs, n’en rendent pas moins la lecture assez sèche, malgré quelques réflexions intéressantes – liberté individuelle contre froide efficacité collective par exemple (et un détour par la chanson française…), ce que le dessin de Baudoin n’a pas suffi à combattre efficacement (malgré quelques planches assez poétiques).

Les deux auteurs avaient déjà collaborés, sur un projet davantage axé sur un documentaire biographique autour de scientifiques, qui convenait sans doute mieux à Villani (je ne l’ai pas lu – et n’ai pas forcément envie de le faire, du coup). Ici, sur une histoire originale, une sorte de roman graphique de science-fiction, je trouve le résultat franchement décevant, en tout cas éloigné de mes attentes.

Nom série  Congo 1905 : Le Rapport Brazza  posté le 16/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Même remarque que montane. Cet album traite plutôt du énième scandale de la colonisation, plutôt que du « premier secret d’Etat de la Françafrique », période qui recouvre plutôt la période post-coloniale – même si les scandales, l’hypocrisie, le racisme et autres joyeusetés du foutage de gueule s’y retrouvent en quantité égale (mais plus d’hypocrisie et de « mauvaise conscience » dans la seconde période). Voir pour cela l’excellente série Petite histoire des colonies françaises.

Mais ne chipotons pas, le sujet traité dans cet album – inspiré d’un ouvrage historique récent – est effectivement une sorte de « secret d’Etat », un scandale, une horreur. Et se dire que les comportements observés ici perdurent probablement, fut-ce sous d’autres noms, ne peut qu’écœurer. Sans parler de ceux qui osent encore parler des bienfaits de la colonisation !

Nous suivons donc la mission de Brazza dans les colonies françaises en 1905, qui éclaire l’exploitation par des compagnies privées des populations noires, la complicité de l’administration, et l’ultime scandale constitué par le sort du rapport, qui finit dans une poubelle, après un beau travail d’obstruction des administrateurs locaux (mais cela n’a pas changé, hélas). Quelques lampistes sont inquiétés, et « l’affaire » se laisse oublier. En 1928, le très grand journaliste Albert Londres viendra hélas confirmer que rien n’a changé dans les rapports entre colonisateurs, compagnies privées et populations « indigènes » au Congo (le Français n’ayant du coup rien à envier au Congo belge dans ces domaines).

Sur un sujet passionnant (qui a des répercutions aujourd’hui sur les rapports entre Afrique et Europe, mais aussi entre « immigrés », leurs descendants et le reste de la population française), Tristan Thil a construit un récit fluide, bien fichu, sans pathos inutile.
Et le dessin de Vincent Bailly m’a aussi bien plu. Simple, presqu’en simples esquisses parfois (tout en étant très clair), il aère le propos, le rend plus facilement « digérable ».

C’est, vous l’avez compris, un album que je vous recommande, qu’on peut lire pour ses qualités intrinsèques, mais aussi pour le sujet qu’il développe (et qu’un court mais très bon dossier complète en fin d’ouvrage).

Nom série  Moi ce que j'aime, c'est les monstres  posté le 16/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Voilà donc l’album récompensé à Angoulême cette année ! Un gros pavé de plus de 400 pages, que je n’avais pas vu sur les rayonnages. Il faut dire que Monsieur Toussaint Louverture n’a pas forcément droit aux têtes de gondole. Et il faut dire aussi, que seuls des petits éditeurs prennent encore le risque de publier ce genre d’œuvres, franchement atypiques.

Après un petit temps d’adaptation – on ne rentre pas si facilement dans cet album je trouve –, j’ai été véritablement happé par l’histoire, qui se révèle au bout d’un moment bien plus classique qu’elle n’en a l’air au premier abord.

L’un des gros atouts de cette œuvre, c’est l’aspect graphique ! Et je ne parle pas seulement du dessin, mais aussi du parti pris d’en faire une sorte de carnet intime, avec les lignes, le trou pour les spirales, cahier dans lequel une jeune femme raconte sa vie, colle des documents (comme les couvertures de magazines populaires, d’horreur, photos, etc.).

Le dessin justement, que j’ai trouvé très beau. En Noir et Blanc le plus souvent, mais avec des touches de couleurs, et parfois même de pleines pages « colorées ». Différents styles, niveaux de crayonnés se succèdent (cela renforce le côté « carnet », « pris sur le vif »).
Ce qui est singulier, c’est que Ferris alterne un trait réaliste, très précis, avec des crobars en esquisse, et parfois un trait bien plus caricatural, qui doit beaucoup à une certaine esthétique underground, et à l’influence de Crumb je trouve, avec des corps plus en chair.
Styles et précision plus ou moins grande du trait cohabitent donc, sans que cela ne gêne la lecture, ni n’altère l’unité de l’ensemble.
A plusieurs reprises, surréalisme et expressionnisme font des incursions.

L’intrigue elle-même nous permet de mieux connaître la narratrice, Karen, une jeune fille laide, « qui aime les monstres » (et dont certains côtés m’ont fait penser à certains monstres présents dans l’album enfantin « Max et les Maximonstres », de Sendak).

Après nous avoir présenté son existence, plus ou moins rejetée – mis à part quelques rares camarades elles aussi « atypiques » et son frère Deeze – Karen se lance dans une sorte d’enquête, après la mort de la voisine du dessus, Anka (Karen est persuadée qu’elle a été assassinée). C’est ensuite la vie d’Anka qui va occuper une bonne partie de l’album, depuis son enfance dans l’Allemagne des années 30, au milieu d’autres « monstres », pédophiles, Nazis, etc. Puis elle revient aux Etats-Unis, pour les suites de « l’enquête », dans l’entourage de la défunte.

Par-delà l’intrigue elle-même, l’album est aussi – et avant tout ? – une très belle ode à la différence, défendant ceux qui « sont mis de côté » parce que « différents » (jeunes, Noirs, Indiens, femmes, Juifs, etc.). L’histoire est d’ailleurs sensée se passer aux Etats-Unis, dans les années 1960, en pleine révolte des « minorités ».

Comme je l’ai dit, l’album ne se laisse pas apprivoiser facilement, et sa lecture exige de la concentration et du temps ! (texte très abondant, placé parfois dans tous les sens – j’ai eu quelque fois du mal à savoir dans quel ordre il devait être lu. Les pages sont bien remplies, c’est le moins que l’on puisse dire !!!). Mais il vaut vraiment la peine de s’y consacrer, de s’y plonger.

Et pour le coup, je comprends pourquoi cette œuvre a pu décrocher tous ces prix : c’est ambitieux et beau, et bien plus accessible au « grand public » qu’on pourrait le croire – même si je vous recommande quand même un petit feuilletage avant de l’acheter.

Nom série  L'Araignée de Mashhad  posté le 14/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album qui traite d’un sujet original et dramatique, de manière fluide, avec une lecture rendue agréable par un dessin simple et chouette, parfois à la limite du crayonné (pour les décors par exemple).

L’album s’inspire d’un documentaire, réalisé sur le même sujet. A savoir un entretien avec un tueur en série iranien (suivi d’une petite enquête). Le sujet est assez original, mais déjà traité ailleurs (voir par exemple récemment Mon ami Dahmer). Mais ce qui fait la particularité de ce cas-là, c’est que ça se passe en Iran, et que le tueur en question revendique très clairement ses actes, qu’il n’agit pas comme un malade mental – et qu’une partie non négligeable de la société comprend et soutient presque ses actes !

Car cet homme dit agir au nom de sa vision rigoriste de la religion. Il vit dans une ville qui est un grand centre religieux de l’islam shiite, et pense par son action – ses douze victimes sont toutes des prostituées – « nettoyer » la société de « pécheresses ». On le voit, c’est du déjà vu ailleurs, en d’autres temps (croyions nous), lors de chasses aux sorcières.

L’interview est menée en prison par une femme – dont on devine qu’elle prend sur elle pour rester calme devant les dires du tueur, alors même que cette femme fait partie de celles qui s’écartent pas mal de l’idéal féminin défendu par les idéologues du régime (la personne qui a inspiré ce personnage a depuis fui hors d’Iran, comme le réalisateur du documentaire d’origine, et l’auteur de cet album).

Et ce sont les propos froids de cet homme, ange exterminateur bien frêle (c’est un homme sans histoire, « ordinaire », mari aimant, selon sa femme, soldat modèle durant la guerre Iran-Irak, mais aussi empli de frustrations depuis l’enfance), qui tentent d’expliquer l’absence d’empathie ressenti pour les femmes qu’il tue. C’est un homme qui correspond en fait aux canons des plus extrémistes du régime, même si, en s’arrogeant le droit de faire justice lui-même sans passer par celle officielle des Ayatollahs, il va se voir condamner à mort – sans regret, et presque sans émotion !

La lecture est comme je l’ai dit rapide et fluide, et éclaire, en plus de la personnalité d’un tueur en série hors norme, une facette de la société iranienne (les témoignages du tueur et de sa femme sont étouffants, l’individu s’étant totalement effacé au profit d’une « collectivité » obscure, voire obscurantiste).

Nom série  Le Singe jaune  posté le 13/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album intéressant, qui mêle relativement habilement une histoire originale (une journaliste belge part en RDC pour faire un reportage sur la découverte par un compatriote d’une nouvelle espèce de singe) à une réflexion sur la colonisation, ses séquelles – et en particulier le sort réservé aux métis, enfants d’un colon belge et d’une congolaise.

L’enquête journalistique, couplée d’une virée dans la jungle, proche d’un côté aventures à la Tarzan parfois, est peu à peu dominée par la lourdeur du passé qui revient à la surface. Le dossier final est simple et bien fichu, présentant les facettes noires du colonialisme (ici belge), voire du néo-colonialisme.

Reste que la personnalité des protagonistes aurait gagné à être étoffée. De plus, j’ai eu l’impression que l’intrigue, mais aussi le sujet des enfants métis étaient tous deux simplement effleurés (le dossier final permet de nuancer ma remarque pour le second point).

A noter que la journaliste d’investigation à forte personnalité, ici héroïne de l’album, sous le nom de Paulette Blackman, est probablement la transposition – quasi transparente il est vrai – de la grande journaliste belge Colette Braeckman (dont je lis toujours avec intérêt les articles publiés par Le Monde diplomatique).

Si l’album est aussi rapide et agréable à lire, c’est aussi grâce au dessin de Baruti, son style semi-réaliste et la colorisation chatoyante étant plutôt de bon goût.

Nom série  Colby  posté le 13/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais, bof bof bof.

Rien de déshonorant dans cette série (dont je n’ai lu que 2 des 3 albums parus), mais les scénarios de Greg, s’ils sont plutôt bien construits, ne sont pas non plus des plus originaux, ni des plus intéressants.

Les aventures de ces trois aviateurs, tout juste démobilisés après la fin de la guerre dans le Pacifique, et qui ouvrent une minable petite agence de détectives privés, fleurent bon les vieilles histoires (je trouve qu’elles font bien plus que leur âge !).

Sinon, rebondissements à souhait – c’est même dense à ce niveau-là, et des héros qui retournent in extremis les situations à leur avantage. Le premier tome est plus naïf, c’est un peu plus « élaboré » dans le suivant. Pour amateur donc, dont je ne suis pas forcément.

Quant au dessin de Blanc-Dumont, il est plutôt bon – plus mature dans le deuxième que dans le premier tome. Et ça change de le voir dessiner autre chose que des cow-boys et des Indiens. En tout cas le décor de l'Amérique de l'immédiat après-guerre est très bien reconstitué.

Note réelle 2,5/5.

Nom série  Compte à rebours  posté le 20/12/2018 (dernière MAJ le 12/02/2019) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà le tome introductif d’une série policière qui surfe sur l’actualité brûlante – dans tous les sens du terme d’ailleurs –, puisque décrivant la guerre menée entre les services du contre-espionnage, les différents services policiers et les juges anti-terroristes d’une part, et des terroristes liés à Daech d’autre part.

Le scénario est co-écrit par un ancien juge antiterroriste – bien connu et très médiatique ! – et cela se voit, puisque les actions sont très réalistes, précises, jusque dans les failles du système de surveillance des terroristes.

Reste que si l’histoire se laisse lire, elle ne dépasse pas selon moi le niveau d’une bonne série télé, ou d’un honnête thriller hollywoodien. Rien de réellement surprenant ?
Quant au dessin, bon techniquement, il est très impersonnel et froid.

A emprunter, à l’occasion.

*******************************
Maj après lecture du deuxième tome

Pas grand chose à ajouter après lecture du deuxième opus. Le dessin n'est toujours pas ma tasse de thé, comme la colorisation.

Quant à l'intrigue, elle suit l'action des terroristes, et l'enquête menée pour les arrêter, alors même que leurs objectifs deviennent de plus en plus spectaculaires (un aéroport, le Louvre).
La nouveauté, c'est la guerre que se livrent les services policiers et de contre-espionnage ( un des poncifs du genre - mais probablement aussi hélas une réalité), au risque de faire involontairement le jeu des terroristes.

Sinon, le juge médiatique à l'origine du scénario se donne ici le beau rôle, son personnage étant quasiment le seul à émettre quelques réserves d'ordre éthique ou moral, se questionnant.
Je n'ai par contre pas apprécié que seule la voie (et la voix) sécuritaire et "radicale" soit évoquée, alors même que les derniers renforcements de la législations, franchement liberticides posent question.

Note d'ensemble 2,5/5.

Nom série  Les Souliers rouges  posté le 12/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L’histoire se déroule en Bretagne, au printemps 1944, autour de la période du débarquement allié en Normandie. Le quotidien d’un petit village est bouleversé par l’arrivée d’un régiment allemand, qui traque les résistants, avec l’aide de miliciens aussi fanatiques que pervers.

Dans ces moments où l’occupant et les collaborateurs sentent venir la fin, tout se radicalise, et la violence de la répression nazie, celle des miliciens qui n’ont plus rien à perdre s’abat plus au moins au hasard sur les habitants, qui la pour la plupart n’attendaient que la fin de la guerre, vivotant tranquillement.

Au milieu de cela, le personnage principal – dont on découvre à la fin qu’il raconte en fait l’histoire dans un long flash-back – se lie d’amitié avec un jeune homme (enfant de Russes blancs et plutôt forte personnalité). Une amitié très rapidement solidifiée, mais soumise à l’épreuve de l’horreur nazie.

Une histoire simple, dans un cadre dramatique, qui se laisse lire facilement. Il faut dire que le dessin de Cuvillier, lui aussi plutôt agréable, aide à fluidifier la lecture.

A noter que j’ai lu l’histoire récemment republiée en un seul tome.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Grimion gant de cuir  posté le 12/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A la lecture des deux premiers tomes, j’ai trouvé pas mal de points communs avec l’univers développé par Comès dans pas mal de ses histoires, à savoir un univers rural vaguement arriéré et « à l’écart », et une prévalence d’un fantastique, voire d’un animisme anachronique.

Le troisième album m’a moins plu, décalé par rapport aux précédents (on est hors du village, Grimion, qui a grandi, se retrouve autour d’une intrigue tournant autour d’une quête ésotérique). Et le dessin a franchement brusquement changé, peut-être plus mature, mais l’ensemble avec une colorisation moyenne.

Le quatrième album fait la jointure, avec un retour sur le village d’origine, et aussi un dessin que j’ai trouvé très différent entre la première et la seconde moitié de l’album. L’histoire sombre un peu trop dans un fatras mystico n’importe quoi je trouve.

Au final, je ressors quelque peu déçu de cette série, et l’ai finie péniblement. Et je suis tout à fait d’accord avec Agecanonix, cette série relève essentiellement du fantastique.

Nom série  L'Hiver d'un monde  posté le 11/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après avoir découvert cet auteur avec Philibert (Les aventures de), je poursuis avec cette série. Et c’est encore une bonne pioche. Et cela révèle aussi l’éclectisme de Mazan, puisque l’univers développé est ici très différent, comme le dessin d’ailleurs, les personnages, le décor et la colorisation étant très éloignés (est-ce le même auteur ? peut-on même se demander).

J’ai eu du mal à accrocher au début, car le dessin et l’intrigue étaient un peu obscurs. Mais une fois embarqué, c’est vraiment une aventure très intéressante que nous présente Mazan.

C’est pas mal une histoire d’ambiance. Et l’univers développé, difficilement situable dans le temps ou l’espace – même si la France du début du XXème siècle pourrait convenir comme modèle (on parle ici de Francardie) – se révèle assez original, intriguant. Comme le sont les personnages.

J’ai préféré les deux premiers albums – même si le troisième se laisse aussi lire agréablement (ma remarque est valable pour l’histoire, mais aussi pour le dessin, qui évolue d’un album à l’autre, comme la colorisation : très sombre dans le premier, cuivré dans le suivant, un peu plus coloré dans le dernier). Ce qui est bizarre, c’est que chaque album est quasi indépendant des autres – en tout cas peut se lire sans que les autres l’aient été. Le seul lien, mais il est quand même tenu, c’est que les personnages principaux des albums précédents réapparaissent en toute fin d’album à chaque fois, dans une petite ville de bord de mer.

Mais du coup il reste quelques frustrations, puisqu’on ne saura jamais comment se finissent certaines intrigues. Et surtout certains pans d’histoire restent inexplorés (comme ce que sont les « aériens », la maladie qui ronge le pays dans le premier tome, la guerre absurde et loufoque dans le deuxième, le sens de l’échouage des baleines dans les deux premiers, etc.).

Toujours est-il que la lecture de ce triptyque est très recommandable.

Nom série  Philibert (Les aventures de)  posté le 11/02/2019 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n’ai eu que le premier tome sous la main pour le moment (mais ce n’est pas un problème, car il se lit comme un one-shot de toute façon).

Si au départ je me demandais où ça allait nous amener, j’ai peu à peu été conquis par cette histoire simple et chouette.

Philibert, médecin légiste de son état, vit des relations difficiles avec sa grosse logeuse et sa grosse amie – obnubilées par les courses et les bonnes affaires en supermarché. Parti se ressourcer en vacances, il fait la connaissance d’une jeune femme, avec qui il s’installe par la suite.

Elle se révèle anorexique, mais surtout ultra maniaque, atteinte d’une série de tocs dont il tente de s’accommoder, plus ou moins bien, avec plus ou moins d’humour.

L’album se lit vite, car peu de dialogues. Mais c’est plein de fraicheur et d’humour. Et l’aspect graphique et aussi chouette, avec des corps filiformes (Philibert et sa copine) au milieu d’autres souvent plus qu’obèse. Le dessin quasi caricatural et la colorisation – très album pour enfant – ajoutent une touche ma foi bien agréable à cette histoire sans prétention, mais qui est très plaisante à lire, emplie de poésie et d’humour.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 115 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque