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... a posté 2206 avis et 376 séries (Note moyenne: 3.07)

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Nom série  Aquarica  posté le 16/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, voilà une coopération surprenante, pour deux auteurs dont je n’avais pas deviné les affinités. Ma curiosité était donc piquée.

L’univers qu’ils développent s’inspire du « Moby Dick » de Melville, mais aussi de Jules Verne, même s’ils font aussi œuvre de création originale. L’histoire – telle que débutée dans ce tome (la série semble prévue en deux tomes) se laisse lire, même si le fantastique, le mystère insufflé dans les premières pages perd un peu de sa force au fur et à mesure que l’intrigue se développe, et que nous en apprenons plus sur le crabe géant et la jeune fille qui s’y trouvait.
Je ne sais pas comment ça va être relancé, mais il faudrait clairement un bon coup de fouet pour la suite.

Le dessin de Sokal est bon, même si les personnages sont un chouia trop statique (j’ai juste trouvés un peu bizarres les yeux – surtout au travers des lunettes). La colorisation est très réussie je trouve.

En résumé, du pas mal, mais je reste un peu sur ma faim, eu égard à mes attentes concernant ces deux auteurs.

Nom série  Sykes  posté le 16/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rien que du classique dans cet album.
Du classique, mais bien fait, voilà le ressenti après ma lecture de cet album, que j’ai abordé avec un peu de circonspection. C’est que je ne savais pas si Dubois allait y apporter une touche de merveilleux, de fantastique, comme c’est son habitude – je dois dire que je le craignais (pas forcément adapté au genre western), mais j’ai été rapidement rassuré.

J’ai d’ailleurs presque trouvé qu’il était trop respectueux des codes du genre. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, c’est une histoire que les amoureux de western apprécieront, à condition de ne pas à tout prix vouloir sortir de leur zone de confort.

On a donc un marshal – Sykes – peu causant, et son acolyte à la gâchette facile (accompagnés d’un pisteur indien), qui sillonnent l’ouest et traquent les desperados, les tueurs et autres braqueurs de banques. Cela se déroule sur un rythme très lent – sans tomber dans les distorsions du western spaghetti.

On avance lentement donc, sauf pour les dernières pages, où j’ai senti une rupture de rythme, plusieurs accélérations, qui m’ont un peu donné une impression de « bâclé », même si la fin est intéressante et globalement bien fichue.

Le dessin, comme le scénario, est bon et classique. Voilà donc un album sympa, qui ne révolutionne donc rien, mais qui apporte un bon moment de lecture/détente (il est assez épais quand même et ne se lit pas trop rapidement).

Nom série  Le Banni (Coucho)  posté le 16/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai lu que le premier tome (qui regroupe une petite dizaine d’histoires courtes), le seul qu’il m’ait été donné de lire, et je poste mon avis, n’ayant pas forcément envie de découvrir la suite.
Je serai toutefois un chouia moins dur que dans l’avis de Spooky.

Les histoires courtes (4/5 pages à chaque fois) s’enchaînent autour d’une sorte de boule de muscle sans trop de cerveau, dont on ne voit jamais le visage (c’est d’ailleurs expliqué dès le départ, et censé être un running gag). Ses aventures sont narrées sur un ton surjoué, volontairement lourd et redondant, absurde, de façon indirecte, par un commentaire omniprésent.

Coucho joue sur un humour décalé, con, voire débile, pour développer des aventures du pauvre sans grand intérêt en fait. Je ne mets pas la note minimum, car certains gags, certaines situations – et les dialogues débiles qui les accompagnent – sont assez réussis. Mais l’ensemble est franchement poussif, voire quelconque, et peine clairement à sortir du lot de la BD d’humour.

Le dessin est globalement bon (contrairement à Spooky je ne le trouve pas ressemblant à celui de Mandryka), même s’il n’est pas très développé (décors quasi absents). Mais je n’ai pas vraiment aimé la colorisation (les tons rouge pâle font un peu cheap quand même).

C’est à emprunter éventuellement, mais sans en attendre grand-chose quand même. L’humour parodique a produit des choses plus intéressantes. Ailleurs. En particulier, dans un genre très proche, j’avais clairement préféré Les Chroniques de Chair et d'Acier de Pixel Vengeur.

Nom série  Corb-Nez  posté le 16/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin de Civiello est très beau, mais, comme j’ai déjà pu le constater sur d’autres séries qu’il a dessinées, il n’est pas forcément bon, ou plutôt n'est pas vraiment efficace.

Car c’est une beauté qui en devient presque froide, figeant les personnages, avec un trait léché, en couleur directe, jouant souvent magnifiquement sur les éclairages, mais qui convient sans doute mieux à la peinture, à un art-book qu’à une bande dessinée.

Et qui, surtout n’est pas toujours très lisible, certains passages manquant singulièrement de clarté, la précision de certains personnages (au rendu proche de certaines icônes byzantines de l’époque traitée par cette histoire) allant de pair avec un aspect brouillon du décor (le traitement de Civiello est davantage adapté aux gros plans, aux plans resserrés). J’ai parfois eu l’impression de ne voir que certaines flammèches surnageant au milieu d’un épais brouillard. C’est beau, certes, mais cela nuit à la fluidité de ma lecture.

Si l’idée de glisser les commentaires en voix off dans de petites vignettes singeant les enluminures médiévales, avec des lettrines, est plutôt bien vu, c’est hélas là aussi dur à lire, souvent trop petit, avec une police jolie mais pas des plus lisibles.

L’intrigue de Charyn est un peu confuse et poussive à mon goût. Elle se déroule au temps de Charlemagne, avec un empire carolingien un peu revu et corrigé, une belle princesse, des Sarrasins, et donc Corb-Nez, combattant intrépide et rusé.

Mais je n’ai pas accroché outre mesure à cette histoire, que j’ai finalement lue, mais que j’ai aussi vite oubliée. Plusieurs jours plus tard, il ne m’en reste pas grand-chose en mémoire.

Nom série  La Cavale du Dr Destouches  posté le 15/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Céline est un personnage repoussant. Du moins m’avait-il repoussé longtemps, avant que je ne lise son « Voyage au bout de la nuit », que j’avais trouvé excellent. Mais je n’ai rien voulu lire d’autre de lui, toujours bridé par l’aspect répulsif d’un homme très clivant.

Je n’ai donc pas lu les livres dont s’est inspiré Malavoy pour bâtir son scénario. Mais dans cet album, je reconnais très bien le bonhomme, ses saillies, son aigreur, mais aussi son humour, parfois grand-guignolesque.

Et il faut dire que la débâcle nazie – et celle liée des nazillons français autour de Pétain, Laval et autres tristes sires, est un décor qui convient parfaitement à Céline, toujours border line lorsqu’il s’agit de traverser la fange.

Histoire amusante – du moins racontée sur un ton drôle et pathétique. Et le dessin des frères Brizzi est tout à fait adapté, raccord avec ce ton et cette histoire, en jouant sur des tons de gris, avec un rendu proche parfois d’esquisses, de crayonnés, tout en étant très bon et dynamique.

C’est un album recommandable, y compris pour ceux qui, comme moi, ne sont pas fans du personnage – voire même pour ceux qui ne le connaissent pas du tout.

Nom série  Didier, la 5e roue du tracteur  posté le 14/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une histoire qui ne casse pas forcément des briques, mais qui se laisse tout de même lire – et plutôt agréablement.

Sur un arrière-plan proche de l’ambiance de « L’amour est dans le pré » (du moins de ce que j’en connais, n’ayant jamais réellement regardé cette émission), Rabaté nous monte une petite comédie romantique, dans la France profonde et rurale, avec des personnages éloignés des canons de la mode, mais tellement « vrais », sincère – et donc finalement éloignés de toute beauferie.

Si finalement ce n’est pas le personnage visé qui trouve son âme sœur, cette quête de l’alter-ego, pour fuir la solitude et une certaine désespérance qui envahit les campagnes (en cela le début, avec la vente aux enchères des biens d’un fermier, asphyxié par les dettes, laissait prévoir quelque chose de plus noir, alors que l’intrigue reste sur les rails du romantisme décalé, de l’humour champêtre).

C’est une histoire agréable donc, et le dessin de Ravard qui la met en images est assez surprenant. Et d’abord chez Futuropolis, qui ne m’avait pas habitué à accueillir ce genre de traits – et de colorisation. Mais l’ensemble est bon, et tout à fait raccord, avec ses tons frais, avec ce que Rabaté nous propose.

Album sympathique et rafraichissant.

Nom série  Gueule d'amour  posté le 14/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément la première guerre mondiale a suscité de nombreuses publications ! En voilà donc une qui s’ajoute à la longue liste. Mais qui le fait via un sujet original, et sur un traitement qui lui aussi sort de l’ordinaire.

Comme le titre ne l’indique pas trop – ou alors de façon ironique, cette histoire nous parle des gueules cassées, ces soldats revenus des tranchées défigurés, rafistolés ensuite par une chirurgie qui expérimentait, et qui surtout avait à refaire le portrait de milliers de « patients ». Qui durent faire face au dégoût dans les yeux des autres, même si les honneurs leur étaient rendus – l’album commence d’ailleurs par le défilé du 14 juillet 1919.

Nous suivons donc quelques-unes de ces nouvelles bêtes de foire, avec leur souffrance, leurs désirs. L’histoire se laisse lire (j’ai bien aimé la relation tissée dans la deuxième partie de l'album entre l’un de ces bonhommes avec une autre authentique bête de foire, un colosse noir, ainsi que la vision parfois crue donnée de l’exploitation que certains ont fait de ces gueules cassées : fantasmes sexuels de certains, arnaques aux aides publiques, etc).

Le dessin est assez surprenant, et difficile d’accès, avec une utilisation de dégradés de gris, d’un crayonné un peu flou. Mais son côté naïf a du charme, et distille un peu de poésie dans cet univers très glauque.

L’abondant dossier de fin d’album sur les gueules cassées est bien fichu et apporte un plus.
Pas le plus réjouissant des sujets, mais les auteurs ont su trouver le ton juste pour le traiter de façon intéressante.

Nom série  L'Obsolescence programmée de nos sentiments  posté le 14/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui réussit très bien à traiter d'un sujet sensible – et souvent tabou, il faut le dire, à savoir les histoires d’amour vécues par les « séniors ». Et qui le fait sans tomber dans la mièvrerie ni dans certaines facilités scénaristiques.

Zidrou a su « créer » deux personnages touchants, à la fois forts et emplis de faiblesses, en tout cas qui ont une personnalité qu’il prend le temps de développer. Et qui ressemblent aux personnes que nous pouvons côtoyer.

Cette femme et cet homme, qui ont passé la soixantaine, redécouvrent l’amour après une rupture douloureuse (chômage pour l’un, mort de sa mère pour l’autre) qui les pousse à se questionner, à se projeter. Leur rencontre leur redonne à tous les deux un bon coup de fouet. Alors qu’ils semblaient si différents, ils se révèlent complémentaires. Je trouve juste que Zidrou a abusé du hasard avec les prénoms, le bonhomme, qui se prénomme Ulysse, tombe donc amoureux d’une Méditerranée ! (après avoir épousé une Pénélope !!). C’est un peu trop quand même, non ?

Le dessin de De Jongh est très fluide, réussi, dans un style semi réaliste parfait pour habiller cette histoire d’amour.

Si j’ai bien aimé ma lecture, et ne met que trois étoiles, c’est que le genre n’est pas forcément celui qui m’attire le plus. Mais je conçois que d’autres y trouvent davantage leur compte. C’est en tout cas une lecture très recommandable.

Nom série  Les Petites Victoires  posté le 12/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Yvon Roy, qui raconte ici son expérience personnelle (dans tous les sens du terme d’ailleurs) de parent d’enfant autiste, a réussi son pari. D’abord, à force d’innovation, de sacrifices et d’amour pour son fils, à lui faire dépasser son handicap, et à faire en sorte qu’il puisse trouver sa voie dans la vie et la société. Mais aussi en nous racontant cela sur un ton qui évite le pathos, la mièvrerie, mais aussi qui n’ « ennuie » pas le lecteur éloigné de ces préoccupations.

Le récit – mais le dessin, très simple et efficace y est aussi pour beaucoup – est très fluide, se lit agréablement. Et l’on est embarqué avec Yvon dans ce long combat, plutôt ces centaines de petites escarmouches – de petites victoires donc – qui permettent de construire son enfant. Il est aussi intéressant de voir que Roy et son ex (ils se sont séparés en partie à cause des conséquences de la découverte de l’autisme de leur fils) ont su garder une réelle complicité, et ont, chacun de leur côté, agi en complémentarité pour aider leur enfant.

C’est un récit plein d’espoir, qui met en lumière la force de l’amour et qui doit probablement (j’emploie le conditionnel, car ne connaissant pas assez l’autisme et pensant que tous les cas ne se ressemblent pas) redonner de l’espoir et du courage aux parents d’enfants touchés par ce handicap.

Nom série  Charogne  posté le 12/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’histoire se déroule il y a environ un siècle, dans une région montagneuse et très isolée du sud de la France. Le maire, qui fait le lien entre le village et l’extérieur – en n’hésitant pas à arpenter des heures les sentiers escarpés -, entre les différentes familles – que des rancœurs divisent irrémédiablement. Il est le bienfaiteur, celui qui est cité par tous en exemple. Mais il meurt, et son cadavre doit être descendu dans la vallée pour recevoir la bénédiction d’un curé.

L’album retrace essentiellement l’aller-retour des quelques habitants entre le village et le curé. Et peu à peu la personnalité du maire défunt s’éclaire de lumières noires, les secrets reviennent à la surface.

Album au petit format, mais avec plus de 160 pages, il se laisse lire facilement, il y a peu de paroles, et le dessin est fluide et agréable (même si je trouve certains visages un peu trop anguleux).

L’histoire est lente, il n’y a pas énormément de rebondissements, c’est un peu le reproche qu’on peut faire à cette histoire. Mais elle est quand même plutôt bien fichue. Certes pas un chef-d’œuvre, mais l’achat peut s’envisager.

Nom série  Eldorado  posté le 11/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai le même ressenti après ma lecture que Paco. Et c’est seulement parce que la qualité graphique m’a rendu plus indulgent que j’arrondis au point supérieur.

En effet, le dessin de Damien Cuvillier est vraiment beau, avec un travail à l’aquarelle semble-t-il, sur des tons grisâtres au début, puis avec un peu plus de couleurs lorsque l’action se transpose dans la forêt panaméenne – même s’il garde là aussi, contre toute attente, beaucoup de tons passés, ternes, alors que je m’attendais à davantage de profusion de verts.
Reste que ce dessin est un réel plus.

Mais qui peine hélas à équilibrer le bilan final. Car le scénario, concocté par Damien Cuvillier et Hélène Ferrarini, est lui très décevant. Comme engourdi par la moiteur de la jungle, il peine à dynamiser la lecture. C’est trop nonchalant, creux, vain, sans aspérité ni rythme.

Et je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Le héros, qui vit un amour brisé, projeté à l’autre bout du monde et mal relié par des lettres à sa bien-aimée, agitateur syndicaliste perdu dans un chantier pharaonique, ce type aurait pu être attachant, mais sa personnalité n’est pas creusée.
Quant à la femme de l’ingénieure dirigeant le chantier du canal, bourgeoise qui s’ennuie et qui s’enferme dans une relation virtuelle avec l’auteur des lettres d’amour qu’elle intercepte, eh bien là aussi rien de tangible, je m’ennuyais autant qu’elle.

De plus, je n’ai pas vraiment compris le sens à donner aux nombreuses cases dans lesquelles interviennent des Amérindiens ?

Beaucoup de vide donc, d’ennui. L’album est très épais, il se laisse lire rapidement (car peu de texte), mais plus regarder que lire finalement, puisque l’intrigue et ses personnages ne retiennent pas suffisamment l’attention.
Note réelle 2,5/5 (j'arrondis essentiellement pour le dessin donc).

Nom série  Vingt mille vieux sous la Terre  posté le 11/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon avis est peut-être à relativiser, tant je suis fan du travail de Foester – en particulier dans ses nombreux albums, publiés chez Fluide Glacial, dans lesquels il regroupe ses histoires fantastiques. Mais j’ai quand même encore bien aimé.

Même si la première histoire (très décevante je trouve) a failli me faire momentanément changer d’avis. Mais les huit autres m’ont confirmé dans mon appréciation globale de cet auteur. Qui semble raconter toujours le même genre d’histoire, certes, mais qui d’une part le fait très bien, et d’autre part y glisse à chaque fois une touche, un quelque chose de différent, de surprenant, qui fait qu’on ne se lasse pas de lire ces albums.

Les personnages sont toujours décalés, avec des noms alliant désuet et ridicule, dans des décors distordus (même si c’est moins le cas ici que dans d’autres albums). Les histoires, usant très bien d’un noir et blanc tranché, jouent sur une ambiance intrigante, dérangeante, insistant sur le fantastique bien sûr, mais n’hésitant pas à y ajouter une touche d’humour noir bienvenue.

C’est un album qui se situe dans la très bonne moyenne de ce genre, dans lequel Foerster excelle vraiment.

Nom série  Bob Tornade  posté le 10/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avis posté après lecture du tome en grand format de chez Psikopat « Bob Tornade agent spécial au FBI ».
Bob tornade est un super-héros, un vrai, avec un super costume et une super volonté de rétablir le bien, malgré les efforts du mal pour l’emmerder.

L’album compile un grand nombre d’histoires courtes (de deux à trois pages à chaque fois), dans lesquelles il lutte contre divers méchants et autres délinquants. Le ton est à l’humour second degré – mais qui est justement (et hélas !) moyennement drôle.

Quant au dessin en Noir et Blanc, il est aussi moyen techniquement, et pas assez poussé dans la caricature, comme le sujet pouvait pourtant l’y amener.

C’est une lecture décevante pour ce qui me concerne. J’ai vu que plusieurs petits formats de ce super héros étaient aussi parus chez Les Requins Marteaux (dont Katou est l’un des fondateurs), mais je ne chercherai pas à tout prix à les lire (de toute façon chaque album doit pouvoir se lire indépendamment des autres).

Nom série  Tramp  posté le 10/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis porte sur la lecture du premier cycle de quatre albums. Je l’ai lu sans déplaisir, mais aussi sans trop d’enthousiasme. Il faut dire que c’est un honnête travail, avec des qualités, mais cela peine trop à sortir de sentiers déjà bien battus du récit d’aventure.

Le ressors de l’intrigue, le nœud du suspens est dévoilé dès le départ, avec cette arnaque aux assurances, ce sabotage prévu du navire conduit pas le héros, Alec. Le compte à rebours est donc enclenché jusqu’à cet instant fatidique, retardé par quelques péripéties.

Les passages à terre, en Colombie, sont assez classiques (du sous XIII), ceux se déroulant sur mer, quoique classiques aussi, m’ont semblé plus intéressants.
Reste que le héros manque d’aspérité, de personnalité – c’est d’ailleurs récurrent dans la série, le manque de « profondeur » des personnages.

Je n’ai pas trop compris les très nombreuses citations de poètes – même si elles n’étaient pas désagréables.

Le dessin de Jusseaume est vraiment bon pour les décors – les bateaux en particulier (c’est très détaillé et documenté). C’est moins vrai pour les visages des personnages, souvent moins précis, et changeant parfois de traits d’une case ou d’un point de vue à l’autre : c’est trop irrégulier pour cet aspect.

Une série d’aventure à emprunter donc, pour les amateurs ne souhaitant pas trop sortir de leur zone de confort.

Nom série  Les Folies Bergère  posté le 09/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Enième série ayant pour cadre l’enfer des tranchées (la battage médiatique autour du « centenaire » n’a fait que renforcer un phénomène déjà existant), cet album est relativement original quant à son angle d’attaque.

En effet, il mise tout sur une sorte de délire, de folie ressentie, vécue et transcendée par des poilus, en introduisant quelques touches de fantastique (durant rêves et cauchemars, avec l’apparition de Dieu et du diable, mais aussi avec cet homme, « increvable », qui ne garde que de petits stigmates des balles qui le transpercent, et que l’état-major persiste à vouloir fusiller – dans un absurde et une folie confinant à l’humour noir).

Pour le reste, c’est à la fois « classique » et obscur. Classique car on a déjà vu pas mal de fois ces dialogues ironiques et désespérés entre des morts en sursis dans les tranchées (même si finalement les bombes, la mitraille ne saturent l’image que rarement ici). Et obscur car certaines planches le sont graphiquement (même si le dessin parfois expressionniste de Porcel a de réelles qualités, il n’est pas toujours très clair). Mais aussi parce que certaines parties de l’intrigue (le lien entre le curé et son frère, la femme enceinte laissée à l’arrière, l’increvable et sa fille, etc) sont ou sous-exploitées ou difficiles à comprendre.

Reste un album assez épais, qui se laisse lire. A emprunter éventuellement.

Nom série  Un monde en pièces  posté le 09/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
J’ai eu du mal au début à entrer dans cette histoire. La faute à un dessin, usant uniquement d’un Noir et Blanc très tranché, jouant sur les ombres, et imposant d’entrée une ambiance très froide à cette histoire. Qui elle aussi ne se laisse pas apprivoiser facilement, le départ m’a paru un chouia obscur.
Mais si vous avez le même ressenti que moi, je vous encourage vraiment à passer outre vos réticences, car cela en vaut la peine.

Un peu pour l’histoire. Mais celle-ci n’est pas forcément des plus originales, avec cette société sclérosée, parfois étouffante, dans laquelle les libertés sont menacées. Mais un grain de sable vient gripper la machine… Du déjà vu donc, mais le traitement fait plus que dynamiser le canevas de départ.

D’abord le dessin d’Ulysse Gry, dont j’avais dit qu’il pouvait dérouter. Il se révèle rapidement très beau et surtout idéal pour habiller cette histoire. Car Gaspard Gry a choisi de traiter son thriller uniquement au travers du jeu d’échecs. Ainsi les noms des personnages font références à des emplacements sur l’échiquier, des Grands Maîtres irriguent de leurs citations les aventures, de nombreux jeux de mots font des clins d’œil à ce jeu et tous les personnages sont des pièces du jeu d’échecs. Tous sauf les « dames », jouant le rôle d’immigrées (elles viennent d’un « autre plateau »), rejetées par la société, boucs émissaires (avec les pions, sacrifiés par le jeu politique des leaders).

Vous l’avez compris, le scénario fait de nombreux emprunts à l’actualité, aux questions de société, tout en gardant le tout centré sur les échecs.

Je précise qu’il n’est pas nécessaire d’être un GMI pour apprécier cette histoire ! Mais je reconnais tout de même que pour l’apprécier entièrement (à la fois comprendre certaines allusions, et aussi mesurer le tour de force du récit), c’est quand même préférable d’avoir quelques notions de ce jeu, de ses règles et de son vocabulaire.

On a en tous les cas ici une œuvre très originale, que je vous encourage à découvrir !

Nom série  Darnand le bourreau français  posté le 08/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
De Darnand, je ne connaissais que sa période collaborationniste, durant la Seconde guerre mondiale, le chef de la milice : une ordure donc. Cette série – du moins le premier tome, m’a fait découvrir son « passé » de héros de la Première guerre mondiale (et m’a aussi appris, même si c’est moins important, l’origine du mot sniper).

La suite, à partir du milieu du premier tome et dans le deuxième, usant parfois de flash-backs, nous embarque dans la seconde guerre mondiale, éclairant un personnage finalement emblématique d’une certaine partie des Français, jusque dans leurs ambigüités, à la fois patriotes et antiallemands, mais surtout anti communistes et antisémites : avec la cagoule comme catalyseur.

Cela se laisse lire, avec du rythme, un peu comme ce qu’avait fait Nury sur L'Or et le Sang (même si le scénario était plus riche – mais aussi moins bridé que pour ce « biopic »). Série déjà dessinée par Bedouel, dont le trait est dynamique, globalement bon (malgré certains visages un peu trop anguleux à mon goût), et fluidifie la lecture.

Le troisième tome est censé conclure cette série. Il traitera de la partie la plus noire de Darnand, sa montée vers la lumière se transformant en descente aux enfers. Une série à suivre en tout cas.

Nom série  Piscine Molitor  posté le 07/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album que j’avais déjà vu trainer, et que je n’avais alors pas même ouvert. La faute à une couverture qui ne m’avait pas franchement accroché – je n’y avais pas reconnu Boris Vian. Et ce n’est qu’une fois que je me suis décidé à l’emprunter et à le lire que je me suis rendu compte que c’était en fait une biographie de cet auteur, dont j’apprécie beaucoup de productions.

Alors, certes, les grandes étapes de la vie – artistique surtout – de Vian sont illustrées. Mais j’ai trouvé l’ensemble ronronnant, sans âme, sans dynamisme, ce qui est un comble pour parler de la vie de ce touche à tout hyper doué, de cet homme qui a brûlé la chandelle par les deux bouts, mort jeune, mais ayant davantage vécu qu’un nonagénaire. J’ai trouvé aussi inutiles certaines scènes, sans intérêt pour cette histoire, dans lesquelles apparaissent des « personnages » importants, juste pour les faire apparaître (comme le court passage de Serge Gainsbourg, ou celui d’Henri Salvador).

L’album se présente ainsi trop souvent comme une suite de saynètes, de vignettes (voir la soirée entre pataphysiciens : il aurait mieux valu développer cet aspect loufoque et hautement poétique de Boris Vian !). La faune intellectuelle du Saint-Germain-des-Prés d’après-guerre n’est elle aussi qu’à peine effleurée.

Enfin, le dessin de Cailleaux – dont je n’avais donc déjà pas aimé la couverture – n’a fait que renforcer le côté « plat » et figé de l’ensemble. Pas honteux, mais pas ma tasse de thé. Et je ne le trouve aussi pas adapté au ton qu’aurait dû employer Bourhis pour donner vie à cette vie.

Un album que je n’ai pas trouvé à la hauteur de l’homme auquel il était pourtant censé rendre hommage.
Note réelle 2,5.

Nom série  Les Zappeurs  posté le 05/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un concours de circonstances m’a permis d’avoir en main un album de cette série (le troisième tome de la série). Ayant autre chose à lire sur le moment, je n’aurais sans doute jamais ouvert cet album si je n’avais pas vu le nom de l’auteur, dont j’avais vraiment aimé ma précédente lecture, Clin d'oeil.

Eh bien quelle déception ! En effet, pour un album d’humour, c’est quand même dommage qu’il ne m’ait pas fait rire une seule fois (un ou deux pauvres sourires m’empêchent de lui donner la note minimale).

Niveau dessin, c’est le service minimum du franco-belge. Mais à la limite le dessin n’est pas forcément le plus important dans ce genre de BD d’humour. Le problème ce sont les gags, franchement pauvres, peinant terriblement à sortir du banal.

C’est franchement une série dispensable, comme il y en a hélas pas mal dans ce genre de séries d’humour !
Note réelle 1,5/5.

Nom série  Clivages  posté le 05/12/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’histoire se déroule dans une région et un pays imaginaires, mais qui font clairement écho à des lieux et événements contemporains – même si certaines situations sont intemporelles. On peut ainsi reconnaître une Europe du Sud-Est, et les événements ayant déchiré l’ex-Yougoslavie (mais la guerre civile syrienne peut aussi servir de modèle).

Une guerre civile ravage et divise une région, entre des « Patriotes » (résistants violents) et des forces loyalistes, qui investissent un village, plus ou moins épargné jusqu’ici par les combats. La guerre et ses horreurs, les choix qu’elle impose à ces civils (qui vont se déchirer), tout s’accélère, la violence s’installe brutalement.

L’action, malgré la montée d’adrénaline vers la fin de l’album, peine un peu à se mettre en place. Cela m’a semblé un peu trop linéaire, manichéen (en particulier avec les deux chefs de la petite armée installée dans le village) et, si ça se laisse lire sans problème, c’est aussi sans enthousiasme que j’ai parcouru cet album.

Il faudra que Runberg creuse davantage les personnalités des protagonistes, et dynamise l’intrigue – en jouant davantage sur quelque chose d’original et surprenant – pour que cette série décolle réellement.

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