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Nom série  Petit Paul  posté le 21/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une certaine roublardise de l’auteur et de son éditeur peut-être. Une mauvaise foi et une grosse connerie des ligues de vertus (qui n’ont probablement jamais lu le livre et qui crient au scandale par principe dès qu’un sexe ou qu’un cul sort de la culotte – et qui du coup lui ont fait de la publicité, ce qui n’est que justice immanente !) plus sûrement. Voilà donc que cet opus a vu sa sortie gratifiée d’une forte exposition médiatique, a occupé certains forums ad nauseam. « Tout ça pour ça », serais-je tenté de dire après avoir fini ma lecture.

L’histoire est assez simple, voire simpliste. Découpée en chapitre (qu’une parodie de couverture des « Martine » introduit), le Petit Paul – et sa sœur Magalie (déjà héroïne de Les Melons de la colère) vivent des mésaventures plus ou moins gênantes.

Il faut dire que si Magalie a beaucoup de mal à cacher une poitrine à la Lolo Ferrari, Paul a lui un sexe surdimensionné lorsqu’il est en érection, et qu’alors il ne maîtrise plus grand-chose.

Il faut vraiment être hypocrite ou cul béni d’un autre siècle pour y voir une quelconque célébration de la pédophilie. On est là clairement dans une caricature : la taille des attributs sexuels, les situations grotesques (voir la leçon de judo ou surtout la scène entre Paul et sa maîtresse) ne laissent planer aucun doute. Quand bien même, la publication de Sade ou de certains Louys (« Trois filles de leur mère » par exemple) en livre de poche montre bien qu’une œuvre littéraire n’a pas à suivre les canons de la bienséance.

Ceci dit, je dois finir en disant que je n’ai pas forcément accroché à cet opus. Qui bénéficie pourtant d’un bon travail éditorial (couverture et papier épais), mais qui aurait tout aussi bien pu intégrer la collection « BD Cul » des Requins marteaux (moins prétentieuse et moins chères) dans laquelle Vivès a déjà commis deux albums.

De plus j’ai rapidement été lassé, et n’ai pas trouvé beaucoup de choses drôles, c’est inégal et souvent trop long.
Quant au dessin, je ne suis pas fan du tic de Vivès de ne pas représenter les traits du visage (ici en plus, les décors sont absents, et parfois seules certaines parties des corps sont dessinées).

Après les deux albums chez BD Cul, Le Chemisier plus récemment, Vivès semble vouloir nous présenter ses fantasmes (les gros seins visiblement), ses pulsions (qui apparaissaient aussi en filigrane dans Une Soeur). Pourquoi pas ? Mais ici je ressors déçu de ma lecture. Et le battage médiatique ne fait que le desservir au final.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  La Vie secrète  posté le 20/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si l’on devine relativement rapidement le secret dont est porteur le grand père, la construction de l’histoire – du moins dans le premier tome –, qui multiplie les flash-back, qui mélange les époques, les générations (grand-père, père [le héros de l’histoire] et fils) en entrecroisant leur histoire et les liens qui les unissent – ou les désunissent, bref, toutes ces circonvolutions m’ont parfois fait perdre le fil de l’intrigue. J’ai plusieurs fois dû faire des retours en arrière, pour comprendre qui parlait de qui, et ma lecture en a été un peu hachée…

Il faut vraiment faire l’effort de passer outre ce premier tome trop brouillon, cela se simplifie quelque peu dans le second, même si des allers-retours entre le présent et le passé (la participation du père du héros aux crimes des Waffen SS en Ukraine durant la Seconde guerre mondiale) hachent encore un peu la lecture.

Histoire de deuils, d’oubli, de mort et de renaissance, voyage cathartique du héros, ces sujets sont assez bien traités, malgré une construction un peu trop chaotique à mon goût.

Le dessin de Fredman (que je découvre avec ce diptyque) est bon, dynamique. C’est du franco-belge fluide (proche du trait de Bonhomme je trouve parfois), même si le Noir et Blanc qu’il utilise ici (jouant sur des dégradés de gris, et parfois proche d’un simple crayonné) n’est pas toujours très clair, et aurait peut-être supporté une colorisation.

Nom série  Une aventure de Pad Bowlman  posté le 19/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une colorisation classique – et pas ma tasse de thé, un bon dessin franco-belge (dessin efficace en tout cas), on retrouve ici le travail classique de Mo-CDM. On retrouve aussi l’univers Science-Fiction déconne développé dans d’autres de ses séries (Forbidden Zone, Nukle et Harwar (Les aventures de) ou encore Spoot & Nik).

Le point de départ relève d'un vaudeville on ne peut plus classique à la Feydeau, avec un amant forcé de quitter précipitamment le lit de sa maîtresse avec l’arrivée inopinée du mari cocu. Sauf que le mari est un E.T., et que d’ailleurs humains et espèces extra-terrestres cohabitent.

Le reste peut se résumer à une course poursuite entre le mari et l’amant, jusque sur une planète lointaine. Quelques passages sont drôles, d’autres le sont moins hélas, c’est inégal, comme souvent chez Mo-CDM. Et la fin m’a paru un chouia bâclée.

Comme d’habitude avec lui, le ton est à l’humour con, crétin, que ses fans apprécieront.

Nom série  L'Orphelin de Perdide  posté le 19/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Décidément, Stefan Wul est une source d’inspiration majeure depuis quelques temps pour certains auteurs ! Voilà donc une nouvelle fois l’un de ses romans adapté en bande Dessinée (le même que Moebius et Laloux avaient déjà utilisé pour Les Maîtres du temps [le film et la BD qui l’a suivi]).

La série est annoncée en deux tomes. Mais je ne ferais pas une priorité de lire la conclusion, car cet album m’a quand même déçu.

D’abord le dessin ne me convient pas. Cela lorgne un peu vers l’esthétique manga je trouve, esthétique que je n’apprécie pas. De plus, la colorisation, visiblement à l’informatique, donne un côté froid là aussi je ne m’y retrouve pas.

Ensuite l’histoire elle-même, menée de façon un peu trop linéaire, ne ménage pas assez de surprises – même si le cliffhanger un chouia surjoué de fin d’album contredit cette remarque. De plus, les personnalités des protagonistes sont trop peu développées à mon goût.

Alors, certes, ça se laisse lire, mais cet album reste en deçà de mes attentes.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Les Mondes de Luz  posté le 19/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai lu que le premier tome (le seul que j'aie eu sous la main), mais je n'ai de toute façon pas envie de rechercher le suivant, car cette lecture m'a franchement déçu.

Le côté graphique possède de réelles qualités, mais qui sont hélas gâchées par plusieurs défauts. En effet, si certaines planches sont riches en détails et si j'aime plutôt l'univers développé par Navarro, j'ai trouvé l'ensemble trop souvent imprécis (et la colorisation - ou l'encrage, je ne sais pas, n'embellissent pas le dessin). Cela donne parfois un aspect "mal fini", comme si l'encrage n'avait été qu'incomplet.

Quant au scénario, il part sur quelque chose de classique, en tout cas de déjà vu, à savoir une oligarchie dictatoriale dominant un monde sclérosé, pratiquant des expériences sur des habitants cobayes, avec une recherche d'immortalité de la part des dirigeants. La petite touche originale serait le côté sado-masochiste de certains tortionnaires.

Mais cette intrigue justement, j'en ai rapidement perdu le fil, complètement perdu dans ses méandres (et je n'ai absolument rien compris aux nombreuses citations d'Alice au pays des merveilles: que devait comprendre le lecteur ?).

Bref, des qualités graphiques, mais qu'un encrage terne et un trait un peu brouillon sabotent un peu, une histoire pas du tout claire dans son déroulé et manquant d'originalité dans ses grandes lignes, voilà un album raté, qui ne m'engage pas à aller voir la suite.

Nom série  L'Exécution  posté le 19/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dethorey réussit avec cet album un exercice d'équilibriste, mêlant de façon bien ficelée la grande et la petite histoire.

La grande histoire, qui sert de décor, de fil rouge et parfois d'accélérateur à l'intrigue, c'est la guerre contre les Prussiens, puis la Commune, l'ensemble de l'histoire se déroulant dans Paris assiégé.

La petite histoire est elle intéressante. Nous suivons un jeune homme, peintre en devenir, accueilli par un oncle, ponte de l'art officiel, et qui, peu à peu, va s'en détacher, que ce soit politiquement (il se rapproche des Communards) ou artistiquement (Il est clairement plus proche de Courbet, des Impressionnistes ou des "refusés" que de l'art académique qu'incarne, presque jusqu'à la caricature, son parent).

Le titre (et le dessin de couverture) prennent leur sens aux deux tiers de l'album, la tension monte (en cela la Commune, jusqu'à la Semaine sanglante est un bon métronome), jusqu'au dénouement, forcément triste et violent.
C'est un tout cas un album intéressant.

Nom série  Un peu de fumée bleue...  posté le 19/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un peu de fumée bleue, voilà un titre intrigant, mais tout à fait adapté à cette histoire, qui se développe de façon parfois nonchalante, sur un rythme lent, qui s'échappe même parfois, comme les volutes relâchées par une cigarette, de la petite histoire, pour rejoindre la grande.

Un beau poème de Tristan Corbière sert de fil rouge à l'histoire, qui se déroule dans un pays qui ne sera jamais nommé, même si on le situe facilement dans l'Europe centrale d'Après guerre. On peut même deviner - les indices sont nombreux - que la Tchécoslovaquie sert de modèle. Les méthodes de la dictature (torture, répression sanglante), sa fin, et le difficile retour à la démocratie - et les vengeances souhaitées par les victimes: l'inévitable débat autour de l'oubli, du pardon s'invite dans l'histoire.

Voilà pour la Grande histoire. Mais au creux de celle-ci se développe une histoire d'amour, née de l'enfer répressif, une jeune fille échappant à sa routine avec un ancien prisonnier politique qui échappe lui à la torture. C'est cette femme qui raconte leur histoire à une photographe de passage.

Le rythme lent que j'évoquais, laisse place au développement des sentiments, à l'imagination, se révèle approprié à cette intrigue, dans laquelle on entre par petits pas. J'aurais préféré une conclusion plus ouverte, plus en adéquation avec le reste de l'histoire, alors que Lapière a privilégié une fin positive, une sorte de happy end un chouia artificiel.

Le dessin de Pellejero, avec un trait très gras, n'est pas forcément de ceux que je préfère, mais il se laisse apprivoiser.

Note réelle 3,5/5.

Nom série  Charlotte Impératrice  posté le 17/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nury au scénario, et Bonhomme au dessin, a priori voilà de quoi attirer le lecteur que je suis, y compris ici, vers un sujet qui ne me passionnait pas de prime abord.
Après un départ un peu lent qui a failli me refroidir, je me suis laissé captiver par cette histoire, pour laquelle les deux auteurs ont réussi du bon travail.

Le parti-pris de Nury est de placer au centre Charlotte, qui, de victime naïve offerte en sacrifice (son mariage) va se révéler à elle-même et aux autres – avec l’aide à un moment de son frère – et finalement faire de son mari, Maximilien, sa marionnette (il est vrai que tout le monde semble vouloir l'utiliser ainsi !). Ce qui va les entrainer dans une situation ubuesque, lorsque ce dernier accepte de jouer le guignol au Mexique.

Je me fiche personnellement de savoir ce que Nury a modifié de la réalité ou de la personnalité des protagonistes, ce n’est pas une étude historique, et l’Histoire n’est ici qu’un prétexte je crois.

Quant au dessin de Bonhomme, il est comme toujours classique et bon, du franco-belge semi-réaliste qui aide clairement à fluidifier la lecture.

A voir ce que vont en faire les auteurs. Mais pour le moment, c’est un pari globalement réussi. Et je serai là pour la suite. Et réévaluerai sans doute ma note (3,5/5).

Nom série  Meder  posté le 17/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Réédité chez L’Association – dont il était un pilier, cet album avait connu une première édition chez Futuropolis en 1988. C’est d’ailleurs sans doute l’une des premières publications, si ce n'est la première de Jean-Christophe Menu.

Meder est le personnage principal, le héros d’histoires courtes (d’une page le plus souvent, de deux pages parfois). Les aventures ou mésaventures qu’il vit s’enchaînent, j’allais dire s’empilent, tant Menu semble ici donner dans une sorte de surenchère, confinant parfois au défouloir.

Le ton est à l’humour noir, avec pas mal de scato, de trash pour enrober le tout (après tout, Meder est bien l’anagramme de merde…). C’est un genre que j’apprécie d’habitude, et j’ai aimé quelques-unes de ces petites histoires. Mais la plupart d’entre elles m’ont laissé un peu froid – alors même que le dessin de Menu n’est pas de ceux qui me touchent.

C’est une petite curiosité, à réserver je pense aux fans de l’auteur.

Nom série  Coco, Facho and Co.  posté le 17/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Trois tomes ont semble-t-il été publiés en Espagnol (si j’en crois le quatrième de couverture), mais à ma connaissance (malgré la mention ici de premier tome), seul cet album a fait l’objet d’une publication en Français.

Il rassemble une grosse vingtaine d’histoires courtes (de deux pages chacune) qui dénoncent généralement par l’absurde et un humour souvent noir, le fascisme et les dictatures (Gimenez vise ici évidemment – mais pas seulement – le Franquisme), mais aussi la suffisance et la violence sociale imposées par certains patrons aux classes sociales « inférieures ».

On l’a compris, sous couvert de faire rire, l’auteur produit là un album engagé. Ou alors souhaite-t-il, sous couvert de ces marqueurs politiques, nous faire rire. Toujours est-il que c’est globalement réussi. Par forcément hilarant, mais le côté caustique de Gimenez (que l’on connait déjà dans d’autres séries, comme les Paracuellos) fait souvent mouche.

Et son dessin, jouant parfois sur la caricature, d’autres fois sur un classique franco-belge, est vraiment efficace et très bon (et dans un bon Noir et Blanc, contrairement à ce que la couverture pourrait laisser supposer).

Nom série  Les Droits de l'Homme  posté le 17/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après une introduction rappelant les articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, chacun des six auteurs (Palacios, Gimenez [Juan], Eisner, Manara, Goetzinger et Breccia) illustrent d’une histoire courte (une dizaine de pages généralement) l’un des articles emblématiques de cette Déclaration.

L’objectif – sensibiliser les lecteurs et plus largement les citoyens à ces droits et les pousser à les défendre – est très louable. Reste que cet album, si on ne l’évalue que pour ses qualités « BD » est plutôt décevant.

En effet, chaque auteur n’a que peu de place pour développer son idée. Et le télescopage des styles peut aussi perturber (entre Palacios, Manara ou Breccia par exemple, il y a quelques différences !).

C’est ainsi que la plupart de ces histoires sont décevantes : seule celle sur la torture m’a paru convaincante. L’histoire de Palacios est ultra courte (il illustre le droit d’avoir un procès par l’exemple du Christ et de Ponce Pilate), mais j’ai trouvé (comme souvent avec lui) son dessin très beau (c’est mon préféré dans ce domaine dans cet album hétéroclite).

Une curiosité à emprunter à l’occasion, mais qui ne satisfera sans doute que les afficionados des auteurs participants – ou les collectionneurs compulsifs de tout ce qui touche à la défense des droits de l’homme (cause évidemment éminemment défendable et sympathique).
Note réelle 2,5/5.

Nom série  De Profundis  posté le 15/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin de Michaud (que j’avais découvert sur Le Pays Miroir) est plutôt chouette, même s’il laisse l’impression d’avoir été insolé, comme si parfois l’encrage manquait.

L’intrigue démarre sur un postulat accrocheur : l’assèchement de la retenue d’un barrage, qui avait englouti un village et quelques secrets, fait revenir à la surface le passé, l’héroïne cherchant à en savoir plus sur son père – officiellement suicidé, mais… Rapidement l’histoire s’embarque dans un décorticage des mœurs politiques, une mise en lumière – et au pilori- de ce microcosme d’ambitieux.

Reste que le déroulement est trop lent à mon goût, cela manque singulièrement de rythme. De plus, je suis admiratif et surpris par la relative impassibilité de cette héroïne devant les événements qui accompagnent sa quête : les morts s’accumulent sans que cela ne la perturbe outre mesure. Et je suis au moins aussi surpris par la facilité avec laquelle les deux tueurs dézinguent à tour de bras sans être trop inquiétés – par la police par exemple…

Par ailleurs le texte en voix off, relativement abondant, gêne un peu la lecture en parallèle des dialogues (d’autant plus que ce texte use d’une police franchement minuscule !).

Comme pour Le Pays Miroir, du même duo, je trouve que l’histoire ne tient pas les promesses du début. Ici, assez rapidement, je me suis lassé, malgré quelques rebondissements, et j’ai fini l’histoire un peu à reculons.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Marijuana à Tijuana  posté le 12/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rand Holmes est un auteur de l'underground nord-américain intéressant et quelque peu original. En effet, son dessin est à la fois classique et relativement soigné, ce qui le distingue de la majorité de ses collègues.

Pour le reste, à part cet aspect là, nous sommes bien ici dans une ambiance underground, mais aussi datée. On retrouve dans cette histoire loufoque ce qui faisait le sel de la contre culture des années 1960-1970: le sexe décomplexé, la drogue, les voyages (y compris virtuels à l'aide de substances illicites). Holmes baigne dedans et fait de ses personnages des vecteurs de ce message: rien n'est tabou, et les règles sont là pour être transgressées.

Sinon, l'intrigue qui sert de fil rouge à ce petit défouloir gentiment trash est assez simpliste. Empêtré dans quelques mouises, le héros se retrouve embarqué dans un trafic de drogue. Tout n'est pas réaliste, loin s'en faut, et le second degré et l'humour font plus qu'affleurer. Mais la lecture est sympathique.

A noter que j'ai lu cette histoire dans l'album "anthologique" paru aux éditions du Triton quelques années plus tard (dans lequel elle est reprise avec d'autres, que je vous recommande), à savoir Chères Fraîches.
C'est une curiosité datée, mais qui a gardé sa fraicheur, et qui devrait contenter certains lecteurs curieux.

Nom série  Pan ! T'es mort !  posté le 12/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui intéressera les amateurs d’humour noir, puisque les strips en sont imprégnés. Tout tourne autour de la mort. Non pas en tant que personnage, mais plutôt dans la manière de la donner, de l’attendre, ou de la recevoir contre son gré.

On retrouve l’humour typique de Terreur Graphique, ici accompagné d’un dessin brut de décoffrage de Guerse. Pas de fioriture donc, que ce soit pour les mots et les images.

Comme souvent dans ce genre d’entreprise, c’est inégal, mais globalement c’est réussi, et j’ai bien aimé ma lecture, le sourire, voire plus aux lèvres.

Du bon humour noir (note réelle 3,5/5).

Nom série  The End  posté le 10/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Zep continue à sortir périodiquement de sa zone de confort chez Glénat (autour de Titeuf et autres séries plutôt dédiées à un jeune lectorat) pour publier – chez Rue de Sèvres entre autres, comme ici, des albums plus ambitieux et plus tournés vers un lectorat adulte.

Le titre de l’album renvoie à la fois à la passion d’un personnage pour les chansons des Doors (ce titre très beau est pour moi lié au générique d’ « Apocalypse Now ») et au déroulé de l’intrigue, qui fait mine de nous amener à une fin du monde.

C’est une sorte de fable écolo, mâtinée d’une sorte d’enquête quasi policière qui, comme toute bonne enquête, nous emporte sur de multiples fausses pistes. Ici sur un rythme assez lent, doux, planant – et l’habillage, avec cette colorisation usant d’une sorte de bichromie, accentue ce côté à la fois étrange, inquiétant et nébuleux de l’histoire.

Cela se laisse lire, assez rapidement malgré l’importante pagination, car le texte n’est pas abondant. Je regrette toutefois des personnages à la personnalité juste effleurée, et une fin un peu abrupte et manquant de vraisemblance (sans trop spoiler : pourquoi ce type survit, pourquoi ce point de rendez-vous des survivants, que tous rejoignent « instinctivement ?).

A emprunter à l’occasion.

Nom série  A la recherche de Peter Pan  posté le 10/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le démarrage est un peu lent, mais la suite de l’histoire – sans que le rythme ne s’accélère trop d’ailleurs – est assez captivante. Cosey a su bâtir une histoire intéressante, sur des faits presqu’anodins. Il n’y a pas d’esbroufe ici, c’est même assez bucolique, parfois. Presque une affaire d’ambiance, davantage qu’une intrigue.

Le personnage principal – double de l’auteur ? – observe la nature, les habitants de ce coin reculé des montagnes suisses, cherchant à objectiver, lier les détails qui sortent de l’ordinaire. Cela lui permet de retrouver son frère – du moins de mieux le connaître – et de faire connaissance avec ceux qui se cachent, et constituent en fait le vrai côté vivant de ces montagnes. Il découvre tous les secrets en même temps.

Les deux albums se laissent lire facilement, agréablement et rapidement, mais il faut être réceptif à cette aventure quasi contemplative. J'avoue avoir été un peu laissé sur le côté parfois par cette histoire nonchalante.

Le dessin de Cosey, à la fois classique et personnel, usant d’un trait efficace, gras, rend très bien les paysages – diurnes et nocturnes – de ces Alpes suisses.
Reste que je ne sais pas si j’y retournerais…

Nom série  Ikar  posté le 09/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, étrange série que celle-ci, avec une entame classique pour de l’héroïc fantasy, assez sanglante, pour présenter les différents peuples et les guerres qui les opposent. Mais avec aussi un ton qui se veut humoristique, second degré, l’ensemble hésitant souvent entre les deux (les noms des personnages, très longs et quasi imprononçables, et qui me font parfois penser à des termes médicaux, accentuent le côté « pas très sérieux »).

Cela se laisse lire, mais tourne trop souvent à la bataille rangée, à l’empilement de scènes où des barbares s’écharpent (c’est aussi le cas des époux qui dirigent le camp des « gentils », qui eux pimentent leurs relations amoureuses avec des échanges de coups).

Sans doute aurait-on pu aller vers quelque chose de plus varié, genre La Quête de l'Oiseau du Temps. Le bestiaire présent dans ce diptyque pouvait rapprocher les deux séries. Mais ce n’est hélas qu’un regret de ma part.

Quant au dessin, il est correct, voire bon sur certains passages. Mais les décors sont quasi absents, et le dessin lui-même, mais aussi et surtout la colorisation font très vieillot, terne – je ne sais si cet effet était recherché.

Au final, ces albums peuvent offrir une lecture plaisante, mais je ne me vois pas les acheter. Un emprunt m’a suffi.

Nom série  Haut de gamme  posté le 08/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Binet fait avec cette série une de ses rares infidélités à Fluide Glacial (Dargaud devait lui faire du pied depuis longtemps pour l’avoir à son catalogue je pense), sur un thème nouveau pour lui, à savoir la musique, en tout cas celle que souhaite jouer des amateurs (pas toujours éclairés !) et enseigner des passionnés déclassés (déprimés et au bord du renoncement).

Des décors quasi absents, un dessin en Noir et Blanc avec une sorte de lavis, des personnages rondouillards, assez statiques, mais avec des tronches souvent très expressives (jouant plus sur le renfrogné, le râleur, le dégoûté que sur la joie de vivre), on est bien là en terrain connu pour le lecteur de Binet.

C’est certes inégal, mais globalement j’ai bien aimé, et la majorité des historiettes, des gags m’ont au minimum fait sourire. En tout cas, même si ce n’est pas du niveau de sa série phare Les Bidochon, c’est quand même une lecture agréable.

Il faut dire que je n’ai que très rarement été déçu par Binet (l’ai-je déjà été d’ailleurs ?, moi qui aime beaucoup cet auteur).
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Tower  posté le 08/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà une série que j’ai découverte assez récemment, dans laquelle je me suis plongé assez facilement, mais que j’oublierai sans doute tout aussi aisément.

La trame générale de l’intrigue est des plus classiques, pour ne pas dire déjà vue – très souvent, au ciné ou en BD. A savoir un ancien membre d’une cellule terroriste de l’IRA, retiré des affaires, et que son passé rattrape. Il doit alors éclaircir certains vieux secrets, et solder certains comptes, pour rompre définitivement avec ce passé – et ses anciens camarades (ou adversaires) – qui le poursuivent.

Pas très original donc, et le traitement ne l’est pas beaucoup plus. En effet, les « rebondissements », s’ils entretiennent un peu l’action, ne renouvellent pas le genre et font ronronner cette série. Le troisième album est d’ailleurs le moins intéressant, avec une bagarre qui occupe presque cinq pages, assez révélatrice du peu de consistance de l’ensemble – et ce d’autant plus que les révélations principales ont déjà eu lieu.

Surtout, ce dernier album est clairement raté graphiquement. En effet, si dans les deux premiers le dessin classique et daté passait encore (et surtout pour les décors, car les visages sont souvent ratés, avec des changements de physionomie regrettables), ce troisième et dernier album montre un dessin bâclé, franchement moche, avec des personnages dont les traits diffèrent de ceux des albums précédents. Ce dessin raté accentue donc le manque d’intérêt engendré par l’histoire elle-même, et me fait arrondir à deux étoiles.

Ce qui aurait pu être une histoire de genre, bien menée mais sans âme, se révèle au final décevante et dispensable.

Nom série  Zélie nord-sud  posté le 08/10/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une sorte d’album de commande, avec tout ce que cela peut sous-entendre, c’est-à-dire que l’auteur est forcément bridé – même si visiblement le projet tenait à cœur à Cosey. En effet, cet album fait partie d’un projet humanitaire (incluant des kits d’information à destination de scolaires) et a pour but d’illustrer l’aide humanitaire apportée par un organisme officiel suisse à certaines régions d’Afrique, en l’occurrence ici au Burkina-Faso.

Nous suivons donc le retour d’une jeune Burkinabaise, Zélie donc, qui avait été adoptée par un couple suisse, qui revient dans son pays, et qui, avec l’aide d’un humanitaire suisse, traverse les régions déshéritées. C’est l’occasion de voir, l’une après l’autres, toutes les actions humanitaires mises en œuvre, qui ont toutes pour but de placer les habitants du pays au cœur des décisions, et cherchent à leur laisser une certaine autonomie.

L’action est évidemment louable, comme l’est l’histoire narrée par cet album. Mais hélas, les bons sentiments ne font pas forcément de grandes histoires. Et celle-ci, si elle se laisse lire, n’est pas très intéressante, captivante en elle-même. La trame est indigente, et l’ensemble ne vaut que pour l’énumération des actions humanitaires, et pour le rappel de la situation qu’affrontent certaines populations (Zélie elle-même devenant peu à peu un élément du décor, s’effaçant derrière les actions humanitaires visitées).

Le dessin de Cosey est de qualité, mais ne suffit pas pour rendre cet album plus intéressant qu’une belle brochure d’une ONG (j’exagère sans doute, mais c’est un peu le ressenti que j’ai eu).
Note réelle 2,5/5.

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